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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 05:02


Eglise Saint-Melaine.  fin XV°  .

1463, Jean Jamin, peintre verrier à Morlaix, habille les vitres  et répare les verrières de cette église de 1464 à 1481.

Cette date ne semble pas correspondre avec l'inscription se trouvant au-dessus d'une porte et donnant1489 comme commencement des travaux de cet église.

1501 ( 1503), Yvon Le Blonsart décora d’une verrière coloriée où il fit placer son effigie, celle de sa femme et de ses enfants en la chapelle Saint-Isidore qu’on bâtissait dans l’église. BSAF 1909.p.138. on le voyait « armé, botté, espronné, avecq sa cotte d’armes portant son escu  qui est d’argent à une face échiquetée de sable avecq un besan en juveigneurie escartelé avec les alliances de sa mère (Gilette de Coëtquis) et de sa femme (Thiphaine le Borgne).BSAF 1902 ;p. 136 Factum de 1640.

1529, Philippe Bigot répare la maîtresse vitre.

1611, Yvon Prigent vitrier remet en plomb neuf la maîtresse vitre et refait plusieurs panneaux.

1630, P.V. de prééminences de Goesbriand.
BSAF. 1930-31.p.61.
Proche de la chapelle de Monsieur Saint-Jacques, seconde côté épître, il y a une vitre aux trois soufflets sont les armes de Keraudy en alliance avec Lanidy et Lesquifiou.
1640, procès des le Blonsart contre François de Kermabon au sujet des prééminences et le droit d’apposer son écusson au plus haut soufflet de la vitre  toujours dans la chapelle Saint-Isidore. Ce dernier revendiquait, comme représentant la branche aînée des Le Blonsart. BSAF 1909
1661, Kervé Bourriquen est signalé pour des travaux.
1663, ooLIVIEOlivier Martin répare la maîtresse vitr
1673,  le 5 septembre. Procès-verbal de prééminences
.
Dans la maîtresse vitre, six écussons aux armes de France et de Bretagne.
Le vitrail, chapelle Saint-Louis, écussons des Quintin, Calloët, mi-parti de le Dourguy, des Anges mi-parti de Coatquis, Le Blon.. et alliances. Au pignon de cette chapelle, vitrail aux armes des  Le Grand.

Chapelle Saint-Etienne et Saint-Laurent, vitrail aux armes des Salaün de Kertanguy, timbrées d’un casque aux lambrequins armoriés. Au-dessous, dans le vitrail on voyait Pierre Salaün  en armures de chevalier, agenouillé et présenté par Saint-Pierre et son épouse Christine Nouël, dame de Kerjean, vivant en 1503.

Plus bas, chapelle Saint-Isidore avec vitrail offert par Yves Le Blonsart et son épouse Tiphaine Le Borgne vivant en 1503.Ils se voyaient peints, lui en cotte d’armes et épée au côté, à genoux aux pieds de son saint patron ainsi que sa femme et ses enfants.

Chapelle des Cinq-Plaies, vitrail colorié contenant les armes des Lagadec et des la Forest.. La figure d’Hervé Le Lagadec, 1507, y apparaissait.
Chapelle Sainte-Catherine, dont les fenêtres offraient les armoiries de Jean Crouézé, pleines et alliés aux Siochan.

La vitre ouverte à la hauteur des fonds baptismaux n’existe plus.

La grande vitre éclairant les orgues ne porte aucun écusson.

Côté épître, première chapelle dédiée à Saint-Yves, vitraux avec armoiries des du Parc de Kercadou.

L’une des deux fenêtres de la chapelle de l’Ecce-Homo, avait son tympan constellait des armoiries des Coëtanlem alliées aux Kerloaguen, Pinart du Val, Le Borgne.
La chapelle du cimetière, Sainte-Barbe, avait une unique fenêtre armoriée de France et de Bretagne.

Le reliquaire, construit en 1498, possédait 8 fenêtres de verres.

1708, Procès verbal de la visite de l’évêque de Tréguier qui dénonce les vitres indigentes des chapelles.

1740. Travaux de Kergrach.
1749, travaux de François Le Cam
1754, 1762, 1772, Hamon Augès travaille sur les vitraux, 3 livres, puis 1781.
1767, Jean-Joseph Gaihac vitrier, originaire de Kergrist-Moelou et installé à Morlaix travaille sur les verrières.
1789, Hamon Augès avec son fils François pour 108 livres 3 sols.
1862, Etienne Clech, peintre verrier, architecte,Morlaisien, fournit les verrières du Chœur.
1940, 1943
vers, un employé communal, né en 1904, aurait déposé et mis en caisses des vitraux, per mesure de précaution, soit avant soit après le bombardement du pont. Il ne se rappelait plus exactement la date
 

1943, 29 janvier,
destruction des chapelles latérales du Nord-Est suite au bombardement
1998, restes de vitraux de Clech ou Nicolas dans écoinçons des baies.
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 04:54


Chapelle Notre-Dame-du-Mur.


1980.Vitraux de Jean Louis Nicolas peintre verrier Morlaisien. figuration et grisailles, en très mauvais état, dû au vandalisme. Une partie déposée par l'N.D-Du-Mur-Nicolas.JPGatelier quimpérois jean-pierre le bihan et conservée au Musée des Jacobins.
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 04:35

Eglise Notre-Dame de Ploujean. PV, armoiries, donateurs priants,


1546, avoir payé à Thomas Quemener, vitrier, la somme de sexante dis soulz pour quatre paneaulx de vitre blanche faicte en forme de losanges mis et sittués en une fenestre et lumière qui donne la clarté au chantereau (choeur) de ladite église.

1574, Geffroy Salaun place les armes des Goesbriand dans les vitres de l’église.

1630, le dimanche 12 octobre. procès verbal des prééminences de de Goesbriand
BSAF. 1931-32.p.53
En la maîtresse vitre, un écusson aux armes du roi, et deux autres de Bretagne et quatre écussons d’alliance des de Goesbriand.Au vieux pignon du sud, une maîtresse vitre armoyés de trois écussons de Goesbriand.

1673, le 17 octobre, arrêt de la Cour ordonnant au sieur de Goesbriand d’enlever ses blasons de la maîtresse vitre, à ses frais,
pour mettre à leur place ceux des du Parc-Locmaria. Ordonnance non exécutée en 1697.

1679, 7 novembre, procès verbal des prééminences de la paroisse de Ploujean


La maîtresse vitre, se composait de 4 panneaux ( lancettes)et d’une rose, au milieu de laquelle étaient les armes de France et plus bas celles de Bretagne ainsi qu’un écusson vide surmonté d’une couronne ducale. Au dessous, se voyaient quatre écussons aux armes de Goesbriand en alliance avec de Coatredez, de Boiseon, du Ponthou, de la Boissière-Plourin.
Dans les lancettes étaient quatre priants avec des prie-Dieu aux armes de Goesbriand pleines et alliées à celles du Ponthou, Toupin de Kervenniou, de la Boissière. Au bas de la première lancette, du côté évangile, deux écussons des Mériadec de Crechonvel et des Kersulguen de la Boissière, au bas de la seconde lancette, les armes des Quintin de Kerscau, au bas de la troisième, celles des Le Lévyer de Kerochiou, et au bas de la quatrième un écusson mi-parti de Mériadec et de Trogoff.

Dans la vitre de la chapelle de la Trinité, deux écussons, dont l’un plein des du Parc et le second, alliance du Parc, Huon du Herlan, la Forest de Keranroux.
Au-dessus du second enfeu, une petite fenêtre avec un écusson parti de Le Bihan et la Forest.
Dans la vitre de la chapelle Saint-Germain,, quatre écusons aux armes pleines des Meriadec de Crechonvel  et parti de Crechonvel et de Trogoff.

La vitre de la chapelle du Saint-Sacrement avait deux écussons, l’un parti de Kergariou et d’un coupé de Quélen, de Guernisac, l’autre parti de Kergariou et de Quelennec.

Le vitrail de la chapelle de Saint-Sébastien , on voyait les armes des de la Boissière de Kersulguen ainsi que dans une petite rosace vitrée.

La fenêtre au bas de l’église contenait trois écussons des armes de France et de Goesbriand.



1679, le 7 novembre. Procès verbal des prééminences de la paroisse de Ploujean.

La maîtresse vitre était composée de 3 panneaux et et de 3 soufflets et renfermait dix écussons. Le premier, en supériorité, les armes de Bodister ou Dinan de Montafilant, le 2 parti de Goesbriand et Bodister, le 3, parti de Goesbriand et de Coatredrez, le 4 et 5 de Guicaznou, le 6 et 7 de Coëtélan Collin écartelé de Guernisac et parti de Coatquis.
Dans la lancette de gauche, deux figures de priants portant sur leurs vêtements les armoiries alliées de Goesbriand et de La Bihan du Roudour, parti de la Forest avec une devise en lettres gothiques au dessus.

Dans Le Guennec "Notes historiques sur la paroisse de Plojean,1908"On relève une autre description de la maîtresse vitre qui était garnie d'un vitrail coloré qui se composait de 4panneaux et d'une rose, aumilieu de ld'une couronne ducale; Au dessous? SE voyaient 4écussons des armes de Goesbriand pleines allièes aux Coatredrez, Boiséon, de Ponthou,de la Boissière- Plourin;

Ces armoiries furent enlevées aux frais de Goesbriand suite à un arrêt de la Cour en date du 17octobre 1673. A leur place devaient être posées les armoiries des seigneurs de  Parc-Locmaria;



n
La vitre de la chapelle Saint-Yves possède deux lancettes et un soufflet contenant trois écussons, dont deux brisés et le troisième mi-partie de Goesbriand de Coatanlem .
La vitre de la chapelle Saint-Michel possède  un écusson en bannière des armes de Bretagne et deux lancettes qui portent deux écussons, l’un de Guicaznou plein, l’autre écartelé de Guicaznou, de Goesbraind et de Boiséon.

Plus bas, dans la même aile droite, vitre non armoriée, et au reliquaire une vitre armorié de Kergariou.

1791, Le Guennec signale la disparition lors de la Révolution « les vitraux où s’étaient fait peindre agenouillés aux pieds de leurs saints patrons, les donateurs de la verrière, preux chevaliers vêtus d’acier et châtelaines en surcot d’hermines »
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 04:20


Eglise Saint-Martin-des-Champs.

            1614, aveu de prééminences des de Carman.

En la maîtresse vitre, dans le tympan, composé de treize ouvertures, le soufflet supérieur porte en haut les armes de Bretagne couronnées et dessous le blason des de Carman entouré de deux phylactères avec la devise DIEUX AVANT. Dessous alliances avec la devise FAIRE TAIRE que l’on retrouve dans les deux petites flammes qui les entourent. Il en est de même, à l’étage au-dessous. Un motif  de feuille emplit les six dernières ouvertures.
Les têtes de quatre lancettes sont aux alliances des de Carman.

1679, le 6 septembre. Procès verbal de prééminences.

 La maîtresse vitre contenait dans son tympan les armes de France et de Bretagne, celles de Kergroadez, des Quélen, des Kerret et divers alliances des Noblet, des le Borgne
Dans une lancette apparaissait l’effigie en armure et agenouillé d’Auffroy Le Borgne ( vers 1489) qui portait sur sa cuirasse ses armoiries. Il était présenté par son saint patron saint Auffroy.
Dans l’autre lancette figurait son épouse, Catherine Marzin en cotillon armoyé et conduite par sainte Catherine. Plus haut, les armes de ce dernier s’alliaient avec celles des Goesbriant, Lanorgant, Plonevez, Perennez, Kerbihan et Kerbouric.

La fenêtre de la chapelle Saint-Sébastien et saint-Roch portait les armoiries de François le Diouguel pleines et parti de sa femme, Guillouzou, qu’il avait épousé en 1653, et le blason plus ancien des Forget.

La vitre suivante contenait les armoiries des seigneurs de Bréventec et de Kerdéouzer, accolées à celles des Coëtquis, Rouzault, Quintin et Seneschal.

La chapelle de la Trinité avait deux grandes fenêtres à meneaux. Le vitrail renfermait les armes des Tréouret alliées aux Le Moyne.

La  fenêtre de la chapelle Saint-François était armoriée aux  Le Bihan de Pennelé, alliés aux de la Forest.

Le vitrail au-dessous de cette chapelle était constellé des armoiries des le Bihan de Pennelé avec diverses alliances : La Forest, Perrot ou Quinquizou, Tréoret, Porsmoguer ? Perrot, de Traounévez, Gourio. Ce dernier blason était celui de son épouse Gilette épousée en 1679.

La vitre suivante contenait un grand écusson divisé en dix-sept quartiers, où l’on reconnaissait les armes des Marc’hec, des Guicaznec, des Quityer, des Forget, des du Parc Lanmeur. Le blason des Toulgoët venait en plus dans ce vitrail.

Une autre vitre était armoriée aux armes des Noblet. Sous cet écusson on voyait celui des Noblet alliés à celui des Le Gac.

 La quatrième vitre, celle de la chapelle de Notre-Dame -du-Refuge  portait un écusson attribué à la famille Desnayes.

La cinquième vitre, en face des fonds baptismaux, était sans armoirie

La grande fenêtre, du bas de l’église, au-dessus des argues, ne possédait que l’écusson de Bretagne.

Le vitrail de la Confrérie du sacre avait les armoiries des Guingamp, seigneurs de Penanvern en 1600, parti de divers alliances  et celles des du Louët.

Le tympan du vitrail de la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié offrait le blason de du Plessis et celui des Geoffroy de Tréoudal fondus dans du Plessis. Existaient aussi les écussons des Geffroy en alliance avec Kerc’hoent, Lanuzouarn, Gouzillon et Le Chevet.

Le vitrail de la chapelle Sainte-Madeleine et de Sainte-Barbe offrait les armes des Lévier et celles des Balavenne.

La vitre de la quatrième chapelle dite de Sainte-Geneviève était timbrée des armes des Le Lagadec et de les La Forest

La chapelle du cimetière dite de Notre-Dame-des-Vertus n’offrait dans ses vitres que les armes de France et de Bretagne.

1771,  le 28 décembre, l’église gravement endommagée par la foudre et démolie.


1788, pose de nouveaux vitraux qui furent déposés le siècle suivant.
1789,
le 28 mars, «  quatre vitraux filtrent un jour tellement dur que celui-ci attaque la vue au point d’effacer tous les objets du culte placés sur l’autel. On peut à peine savoir si la saint sacrement est exposé ou non »

1791. Procès pour malfaçon, les vitraux mal exposés laissent filtrer la pluie.
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 04:02

Collégiale Notre-Dame-du-Mur.


            1546, réparations de Thomas Quéméneur.

            Entre 1749 et 1763, Jean Joseph Gailhac travaille à l’église.


1611.Prééminences de L’Honoré.
Verrière de cinq lancettes et réseau avec 9 blasons dont armes de Bretagne en supériorité. Les autres sont de Salaun portant d’argent à la hune du sanglier arraché de sable armez et couronné d’or contourné d’une étoile de sable avec autres alliances.                     Relevé de Claude Bourricquen.


1630.P.V. de prééminences de Goesbriand. BSAF.1930-1931.p.61.
En la maîtresse vitre deux écussons  au-dessous de ceux marqués des armes de Bretagne., l’un du côté évangile, plus que demi rompu dont les armes ne peuvent être reconnues, l’autre du côté épître avec alliance, que de Goesbriand lui dit appartenir.

1679.Procèsverbal de prééminences
.BSAf1894.p.134.Notices sur les Paroisses du diocèse de Quimper et de Léon
On y relève 17 fenêtres et 81 armoiries.
Maîtresse vitre composée d’une rosace de 23 roses dont la 2e et 3e  d’azur à fleur de lys. Dans les trois premières roses  armes de Bretagne en plein avec couronne ducale.

Dans la fenêtre on pouvait voir saint François et à ses pieds un seigneur. Dans l’habit duquel étaient les armes de Lenier et de l’autre côté armes des Le Borgne et Pinart.

La vitre au-dessus ( de l’autel) de la Sainte Trinité, premier autel en sortant du Chœur côté évangile présentait en supériorité les armes de Bretagne seulement à la première rose. Les de Keranroux y avait leurs armes dans trois écussons. « Et dans ladite vitre sont plusieurs priants et priantes armoyéez des mesmes armes » (BSAF 1905.p.43.)

Dans le retable du même autel, une vitre avec 6 soufflets armoiriés dont Lezardant. .
Dans la seconde vitre, à six soufflets, écusson écartelé du Parc, Huon, Clisson, et la Forest. Plus bas étaient les armes de la Forest surmontées d’un lambel, plein et parti de la Voyer de Tréfalégan ou Le Bihan de Kérellon Dans la dite vitre sont plusieurs priants et priantes armoyez des mêmes armes. Le Guennec 1908)

 A gauche en entrant, une vitre au premier et au plus haut de la rose, ainsi qu’au second, armoiries de Kerret, du Coetlosquet et 3 autres écussons dont un des Kergadiou Kernevez.

Au côté évangile de l’autel du Saint-Esprit, est une petite vitre avec trois roses armoriées de Kergadiou Kerneguez

Au sommet de l’église, vitre à lucarne avec armes de Calloetz, une autre vitre avec 3 écussons et une autre lucarne avec 2 écussons des Calloetz.

Au bas de l’église, dans la grande vitre, armes de Penhoat.

Chapelle Saint-Pierre, grande vitre à 4 soufflets et 6 écussons.

Chapelle Saint-Pierre, grande vitre contenant 4 écussons de Kersulguen et parti de la Boissière, le Voyer et du Perier ; Plus bas une autre vitre offrant 8 écussons des mêmes armes. (autre description sans date.)
A côté, une autre vitre à 6 soufflets

Chapelle Notre-Dame-de-Lorette, vitre à cinq soufflets dont armes de Bretagne et de Salaun.
Chapelle Saint-Eloi, vitre à 4 soufflets avec 6 écussons de Kercadiou le Cun.
Chapelle Sainte-Anne, vitre à 4 soufflets et 5 écussons aux armes des Cremeur.
A côté est une autre vitre étant au-dessus des orgues, avec 2 écussons des Grandz, et derrière les orgues, une vitre en rose chargée de 3 écussons ?
Sacristie, vitre avec 2 écussons : armes de Salaun et de
Kersauzon.
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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 05:20


MORLAIX.


Eglise Saint-Mathieu.    Edifice actuel de 1822-1827, aupravant des XV° et XVI°siècle

Travaux de vitraux


1493,
Pierre Croguennec, peintre verrier, fait une vitre.ab

1544, Thomas Quemener répare les verrières.  peintre , vitrier à Morlaix, monogramme TQ. Travaille aussi, à Notre-Dame en 1546, à Ploujean à la même date
           
   1605, Bernard et Yvon Le Prigent peintres vitriers,«  met en plomb neuf et répare entièrement une vitre étant près de la tour et sur le portail de ladite église et portant l’histoire de saint Mathieu » pour une somme  de 72 livres.Bernard Prigent remet du verre blanc en la chapelle de Saint-Avertin.La même année René Renault maitre vitrier,reçoit 24 livres pour « deux panneaux neufs en la vitre du grand autel et la réparation qu’il aurait faite et avoir mis à neuf 28 pieds de verre blanc.On  retrouve ce peintre vitriers à Saint-Martin
   En 1606, est payé 4 livres 11 sous 6 deniers «  pour une moitié de vitre qui est en la chapelle de Monsieur Saint Yves appartenant à monsieur du Val Pissart.. en considération qu’elle avait esté desmoli durant la guerre.
(Probablement en août 1594 par les canons des Ligueurs.)AB

1619, Bernard Léon pose deux vitres à la chapelle Saint-Avertin pour 24 livres.

1624, Hervé Ier Bourriquen fait deux vitres en verre de Rouen de chaque côté du maître autel. La même année répare la grande vitre.

1625,le même pose deux vitres en verre de Rouen dans la chapelle Sainte-Marguerite, dont la dédicace eut lieu en 1624.

1627, Jean 1er travaille à Saint-Mathieu avec entre autres «  quelques pieds de verre  au dessus de l’image du Crucifix et chantreau de ladite église. »

1637, Martin Prigent met en plomb la grande vitre de Saint-Mathieu de Morlaix avec Alain Hervé et Yves Le Guenillon.

1647, Gilles Léon, maître peintre et vitrier, met en place une vitre neuve du côté du grand autel et des vitres neuves aussi dans la grande vitre étant au bas de ladite chapelle pour la somme de 12 livres 10 sols.

1674, Olivier Martin effectue des travaux de vitrerie pour 16 livres.

1679, le 4 septembre. Procès verbal réformateur du domaine royal..NPDQL

"La maîtresse vitre était coloriée et ne contenait que des blasons France et Bretagne. Il en était de même dans la fenêtre située à gauche.

 Première chapelle du côté évangile, la chapelle Saint-Sébastien-et-Saint-Roch, vitrail avec les armes des Quintin alliés à celles des Fleuriot, Jacobin, Fleuriot et les armes des Le Sparler écartelées de Quintin.

La troisième chapelle avait deux fenêtres, l’une les armes des Balavesn, l’autre les armes des Coatquis de Kernéguès.

La quatrième chapelle, Saint-Yves, vitrail avec armoiries des Coatquis de Kernéguès, al
liées aux Le Moyne, Quélen.1645.

La cinquième chapelle, Sainte-Anne et Saint-Laurent, vitrail avec un écusson aux armes de  Martin Nouel, et de Marie de Tavignon, son épouse. 1626.

Chapelle Sainte-Monique ou Notre-Dame-de-Consolation. dont une des vitres était chargée des écussons de Dourguy alliées aux La Forest, Dourduff, Kergus de Troffagan.et l’autre vitre aux armoiries des Salaun de Kermoal.

La grande vitre derrière les orgues n’avait que deux écussons, France et Bretagne.
 Côté épître, la première chapelle, les Cinq-Plaies,  vitraux avec armes de Paul Pinart +1662, alliées à celles de son épouse Marie de Kerouartz+1669.

Chapelle suivante, Sainte-Elizabeth, blason mi-parti Runiou et Guillemette Le Borgne, mariés en 1643.

Puis autel Notre-Dame-de-Callot avec vitre aux armes de Pennelé Le Bihan avec divers alliances."

1701, Roland Merer, peintre vitrier, accommode les vitres du pignon du grand autel pour 43 livres. On le revoie en 1705 et 1707. François Augès Morlaix, maitre peintre vitrier  lui succède en 1709, 1723, 1735.


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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 04:53

MOELAN-sur-MER   
.
 

Eglise Saint-Melaine     Edifice actuel de 1879

   
1494-1495.
Transaction entre le seigneur de la Porte-Neuve et le seigneur de Kermagoer (n'existe pas sur le nobiliaire de Potier de Courcy, pas plus que le premier, par contre le lieu existe) au sujet des prééminences dans la maîtresse vitre.

Les Porte-Neuve se prévalent du côté de l’évangile et au plus  haut et éminant lieu,

quant au second, du côté de l’épître et au plus haut et éminant lieu que celles du précédent. BSAF 1885

Vitraux actuels de 1878 et 1985.

Chapelle Saint-Philibert.XVI° siècle

1900,     fragments d’une vie de saint Roch du XVIe dans la verrière du chevet et fragments dans la fenêtre du bras sud  du transept.

1988, il reste quatre fragments du vitrail sur Saint Roch, que l'on trouve dans la baie du chevet A relever dessins de maison et châteaufort.


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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 03:46

MILIZAC  
          

Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Paul.


Edifice XVIIe sauf choeur et transept de 1924.


1614. Etat des prééminences du marquisat de Carman.

Du côté de l’évangile, en la vitre sur l’autel, sont les armes de Kerman, trois soufflets,

du côté de l’épître, en la vitre sur l’autel, sont les armes de Kerman.

En la grande vitre,(maitresse vitre) sont les armes vieilles de Kerman alliées avec Rosmadec, Chastel et la Forest surmontant dans la première lancette, le donateur avec un saint évêque.

La deuxième lancette, la Trinité,

la troisième lancette, une Mater Dolorosa

la quatrième lancette, un donateur et une donatrice avec saint Louis. Il semble s’agir ici de Tanguy de Carman et de Louise de la Forest, mariés en 1610.

En 1690, lorsqu’on refit le pignon du chevet, on trouva dans la maîtresse vitre un écu des Kernezne,vicomte du Curru, paroisse de Milizac, plus bas  un du Chastel, un Saint Gouesnou,  des écus des Kerguiziau, deTréléon paroisse de Milizac, des Jouan de Pennanech et de Keranamoal, et des Kergadiou de Tremobian.

1716, à l’occasion de la reconstruction, le vitrail au-dessus de la porte d’entrée avait un écu des Kernezne-Jouan avec collier de Saint-Michel.

1716, Balmer Mathieu, maître vitrier est expert pour relever les armoiries sur l’église.

En 1850 il est signalé 7 écussons de 1690.

« Agrandi en 1925 du côté du choeur qu’on a orné
de jolies verrières » le Guennec. (vitraux non datés du début XX° siècle.


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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 03:52
.

MELLAC
Eglise Saint-Pierre-aux-Liens. 

Edifice actuel,  travaux de 1862 avec l'architecte Bigot, puis agrandie en 1886.

L'ancienne église du XV° menaçait ruine en fin XIX° et devenait un danger, aussi elle fut fermée sur ordre préfectoral.Elle fut réouverte en octobre 1861 aprè une mise en place de mesure de précaution sous les ordres de M. Bigot.En  1786  elle avait déjà besoin de réparation.

1451
,le 21 février. Il y a transaction sur procès par laquelle Jean De Talhouet s’oblige de rétablir à ses frais les armes et écussons du seigneur de Kernault qui était Yves de Lescoat dans le pignon du levant de l’église de Mellac, armes que Jeanne de Hautbois, son épouse, avait fait arracher.

1524, les armes de Charles du Liscoet se voie dans la chapelle nord de la Chandeleur, réparation Jean Le Bescond, ainsi que sur l’autel des Trépassés.

1652, une enquête civile établit que la maison de Kergnaud, Kernot ou Kernault a ses armes : «  un croissant trois coquilles et deux haches d’armes dans le grand vitrail en plus d’un écusson représentant une tête de boeuf (famille le Bœuf) et sur le vitrail du midi près de la porte de la sacristie trois têtes de renard qui sont les armes de la famille le Veer.

1773, les armes et écussons de ladite seigneurie de Kernault et celle de ses ancêtres en la maîtresse vitre au pignon du levant ou en plusieurs vitres, plus dans la même vitre et à côté du précédent autre écusson d’azur à trois têtes de Bœuf d’or qui sont les armes des le Bœuf, ancien propriétaire de Kernault et à senestre des le Veer et dans la dite vitre plusieurs écussons en alliance avec les croissants haches.
d’armes et coquillages.
Dans la vitre de la chapelle Notre-Dame, auprès du grand autel, le même écusson d’argent au croissant haches d’armes et coquilles que dans la maîtresse vitre.

Dans la chapelle Saint-Roch, armes de le Veer, d’azur à trois
têtes de renard arrachés d’or deux et une.

Dans la maîtresse vitre, écusson my parti de Kernault et armes de Guer d’azur à trois macles et demi d’or et un demi franc quartier fretté de gueules et d’argent.
Dans la chapelle Saint-Nicodème, pareil écusson my partie et en plusieurs autres les dites premières armes en alliance avec celles d’autres maisons nobles. Maner.
«  Charles de Lescoet, seigneur de Kernault en la paroisse de Mellac, chanoine de la cathédrale de Quimper de 1474 à 1487. J’ai relevé les mêmes armoiries pleines ou en alliance, dans les vitres de l’église paroissiale de Mellac. » Le Men. 1877.


1990, juillet,
découverte dans une soupente du manoir , avec d’autres déchets, ardoises, terre, et tapisseries, de débris de vitraux qui se révèlent être une Adoration des Mages du XVIe cornouaillais provenant de l’église.. Celle-ci était emballée dans un carton de vêtement d’un tailleur lorientais adressé à Duvergier et daté sur le bon d’expédition de 1866.

Chapelle de la Madeleine, XV° siècle
.

Restauration de cette édifice par un comité dans les années 198O-199O,  avec vitraux figuratifs de l'atelier jean-pierre le bihan.


reRReSRestauration de cet édifice par un comité et apport de vitraux en 1985-1989, atelier Jean-Pierre Le Bihan, Quimper;


Chapelle du manoir de Kernault. XVI° siècle.
.
Dans cette chapelle,
BaieO 5 (chevet)
en plus des armoiries:
divers blasons des Lescoet, Duvergier,et de Poulpiquet s achetés ou récupérés lors des travaux de Bigot de 1862 à 1886,on trouve actuellement des éléments de vitraux  du XVIe siècle où l’on reconnaît un Christ,  unsaint Pierre sans nimbe et huit autres personnages, eux aussi sans nimbe.  TIl s'agit d'un travail à la sanguine, du même atelier que les vitraux  de la chapelle appartenant aux Romieux à Saint-Avé, ainsi qu’une tête du château de Rochefort en Terre. Proviennent-t-ils de l’église ?
Baie 2.  Petite baie   en plein cintre, 2 blasons sur vitrerie losange verre blanc
.Une photo proche des années 1914 montre la verrière du chevet de cette chapelle sans vitraux.

Mais les vitraux on dû  être échangés, car en 1886, la famille du Vergier fait don des vitraux neufs mais avec des copies des blasons. La même année, elle fait aussi don d’une cloche










têtes  du  Christ et d’apôtres. Description.
deux groupes de têtes, à gauche 5 visages sur
une seule pièce de verre, à droite  trois têtes, deux VISAGESW.jpg
sur une seule pièce de verre et  une troisième,
celle de saint Pierre, qui s’incruste exactement
dans les deux premières. Il s’agit de visages très narratifs,  dans toutes les positions.
Le Christ esr présentée de trois quart gauche et son visage  estencadré de longs cheveux blancs tombant  en vagues vers les épaules avec  quelques accroches noir sur le front, il a unemoustache blanche partant dans les deux sens, ainsi qu'une barbe et courte et noire faites de petites mèches. Son nimbe,  est de couleur jaune orangé, cruciforme avec rayons posé verticalement. Son front droit se releve aux sourcils, ses yeux en amandes ont une pupille noire, il porte un nez droit, des paumettes saillantes,  une bouche fermée aux lèvres rouges, qui est untravail de grisaille  noire et de sanguine, avec denombreux enlevés.
.
Saint Pierre à sa houppe, faite de cheveux noirs et blancs, ici de forme ronde,  frisée vers le centre, posée sur un crane chauve avec cependant quelques mèches de cheveux blanc au-dessus d’une petite oreille ; front ou se pointent quelques rides. Visage de face penché à 45 degrés droite. sourcils marqués de poils noirs verticaux en V inversé ; petits yeux à moitiés cachés derrière de lourdes pupilles rondes et qui regardent vers le bas gauche ; barbe formant un ovale autour de la bouche.
Au-dessus de ce saint Pierre, apôtre anonyme comme seront tous les  cinq autres. Le visage se présente de trois quart droit, penché du haut  sur la droite ; nez aquillin, fin s’accrochant au point frontal par un pli creux, proche d’une fossette ; petit front sous des cheveux noirs et blancs d’où s’échappent quatre petites mèches en accroche cœur ; barbe et moustache aux poils noirs et blanc. Ce visage passe par devant la partie gauche du nimbe du Christ, on ne sait ce qu’il regarde si intensément de ses yeux en amandes Derrière lui dans le noir apparaît une partie d’un quatrième personnage dont on ne découvre qu’un seul œil tourné vers le Christ.

Les cinq. Accumulation de portraits, les uns sur les autres ;  un visage de trois quart  droite, un second de profil droit, un troisième et un quatrième de profil gauche et en arrière des deux visages, un de face. Cheveux peignés, cheveux frisés, en mèches, en boucles, tous noirs et blancs, moustaches parfois abondantes, parfois courtes, barbes encadrant la bouche, barbe folle, barbe bien peignée ; nez à peu près tous aquilins, petites oreilles rondes, fossettes des sourcils, yeux vifs, parfois tristes, bouches silencieuses. Pour tous grisaille noire, sanguine, enlevés argentés à la brosse dure, aux peignes, au bois traits au pinceau fin. On peut noter les sourcils qui présentent un relevé en terminaison et rajouts de petites mèches folles.

Remarques générales sur les armoiries, relevé lors de la restauration

La plus grande majorité des armoiries date du XVIe siècle, par  la technique de montage et de peinture, des rajouts et restaurations se remarquent aisément, il s’agit du XVIIe pour certaines pièces. et débuts XXe pour quelques autres.
1, bleu à comparer avec la 8, très attaqué, travail de grisaille sur fleur de lis, pièce de restauration XIXe, 16/18
2, coquille à grisaille très frustre mais jaune d’argent ( 16/13,5) forêt ou arbre avec grisaille très fine ayant bien tenu, verre blanc avec jaune d’argent très attaqué malgré la présence de ce dernier., bœuf, porc ou autre animal avec grisaille au trait qui n’a pas tenu.
3, verres attaqués, coquille plus fruits, dessin de la hache avec grisaille (16/13,5)
4,  posé à l’envers, coquille saint Jacques jaune, dessin à la grisaille parti.(11/16)
5, posé à l’envers,  verres attaqués des deux faces, le losange jaune a garder sa grisaille.( 17/14)
6,  plus frustre, pas de verre rouge, gravures, trace de jaune d’argent sur tête d’oiseau, hache très dessinée.(18,5/15,5)
7,  verre  très peu attaqué, grisaille non état.(17,5/14)
8,  ensemble très attaqué, bleu, coupe de pièce habile, verre rouge gravé, grisaille assez fine pour coquille, la coquille du bas a disparu. (14/19)
10,  moitié avec coquillage identique, même atelier mais coquille du bas avec jaune d’argent. au nettoyage au EDTA, les glands de chêne apparaissent.(16,5/14)
13, forme , la grisaille sur fond vert n’est pas de la même qualité picturale que celle de l’aigle, bien postérieur(16/14), attaque de ce verre vert dans la bas, dû probablement à la présence d’une ferrure. La grisaille verte ne tient pas, l’écu d’origine serait au milieu.
15,  grisaille sur pièce bleue disparue, pièce de hache sur croissant, partie haute plus récente mais gravure à la pierre. (18/14)
16, (11/13) dans tâte de lancette de (16/17), reste bleu, malgré ressemblance ave ;


 Adoration des Mages, découverte dans la soupente du grenier
1990, juillet,  sur la demande de la DRAC après passage de Roger Barrié, découverte dans une soupente du manoir, avec d’autres déchets, ardoises, terre, et tapisseries, de débris de vitraux qui se révèlent être une Adoration des Mages du XVIe cornouaillais provenant de l’église.. Celle-ci était emballée dans un carton de vêtement d’un tailleur lorientais adressé à Duvergier et daté sur le bon d’expédition de 1866. Restauration atelier jean-pierre le bihan


A l’origine  petite baie en anse de panier avec  meneau central  vertical ou armature, composé de 4 panneaux. Il nous reste la moitié droite de cette baie avec les trois rois mages. Le sujet est présenté dans une niche avec  demi colonne à chapiteau et socle aux armes des Duvergier.. Du chapiteau part un léger balcon à olives d’où sort un buste d’ange. Il est vêtu d’une robe rouge ; visage ovale de trois quart droite , cheveux courts à la sanguine, ailes bleutées. Tout cela sur un fond bleu. Il tient un  phylactère portant ET IN TERRA PA.. Dessous les trois rois mages . le premier, est à genoux les mains jointes, de trois quart gauche, sourcils prononcé, proche de ceux en bananes, cheveux blanc peignés avec une raie au milieu et une mèche ramené sur la droite ; barbe blanche fournie bien taillée, bouche entrouverte, yeux en amandes aux paupières presque fermées, nez droit aux larges narines. Sur un plastron  ou cape d’hermine, il porte un collier d’or. Une  chemise blanche apparaît aux poignets sortant de manches bleues. Son manteau, court est très riche dans les ors avec damas et galons à perles blanches et olives. Un cimeterre aux quillons droit, est dans son fourreau vert.  Un élément de robe rouge à gravures jaunes est visible à la hauteur de son genoux. Le mage noir est debout, à droite, le corps de face, le visage de trois quart gauche. Il tient de la main gauche le pied d’une coupe en métal doré dont le chapeau est  ouvert. Il pose  l’autre main se pose sur le contenu. Manches rouge à crevés jaunes, d’où sortent les extrémités  bouffantes d’une chemise blanche que l’on voit au collet ; manteau vert partant de l’épaule gauche , pourpoint bleu à larmes jaunes  sur lequel repose un collier de chaînons d’or ; une broche ovale et jaune, ornée de perles blanche, est accrochée au collet. La même se retrouve chez la rois mages à genoux ; visage imberbe aux yeux ronds et blancs, tournés vers l’extrême droite, dont la vue de celui de droite doit être gêné par un large chapeau rouge couronné,  gravée et portant au centre une broche rond et or ornée de cinq perles blanches Ce chapeau  repose sur un bonnet blanc. Du troisième mage, très complété par manque de pièces, il reste sa couronne posé sur un bonnet turban orné en son centre de la même broche que celle du chapeau du précédent.
 .




 
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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 05:28



    LE VTRAIL DE MELGVEN    ~

:~Ou l’art d’accommoder les restes

                                      De toute l’église de Melgven les vitraux du choeur sont les seulsIMG_7431CRUCIFIXIONW.jpg éléments à pouvoir s‘honorer du label Monuments Historiques encore que l’arrêté de classement du 10 novembre 1900 laisse planer une curieuse Incertitude: visant effectivement des restes de vitraux du XVI. Il indique deux fenêtres du choeur, quand lesdits restes on occupent trois.

            Comprenant bien que l’oeuvre
-    sauvegardée n’était pas primordiale, les études générales l’ont un peu contournée. Après que René Harscouêt de Saint-Georges eût proposé en 1932 une lecture des blasons, le chanoIne Pérennés tentait l’année suivante une description des panneaux. Examen dans l’ensemble correct, hormis quelques fantaisies héraldiques ou les flèches de. Saint Sébastien multipliées par deux... Le nouveau Répertoire de Couffon, pour des raisons qu’on s’explique fort mal, mélange avec désinvolture l’ordonnance des scènes, indique une Trinité là où Il n’y a que le Père et le Fils, recompose ‘une” grande - Crucifixion. Avec Larrons, bien évidemment sur le dessin de Jost de Neg-ker dont on sait pourtant le cas qu’il faut désormais faire.

                L’ensemble, toujours présenté comme homogène, se date donc des environs de152O, plusieurs des personnages portant un nimbe rouge à points blancs comme dans la verrière de l’Ascension de Sainte-Barbe du Faouët.
-
La réalité est Infiniment plus complexe.

La maîtresse vitre, celle qui dans l’axe du sanctuaire éclaire directement l’autel, ne peut-être, dans son assemblage actuel  que postérieure à 1862~ date confirmée par un blason moderne de mariage placé dans le remplage

. De plus, le dépouillement des aveux provenant de la Chambre 2 des Comptes de Nantes permet de restituer l’emplacement primitif dans l’église d’un certain nombre de blasons évoqués “au titre des’prééminences des deux seigneuries du Fresq et du Minuellou.
Tous proviennent soit d’un vitrail de la chapelle Nord démolie et reconstruite par Bigot on 1844, soit de la fenêtre au-dessus de l’autel du même bas-côté Nord, portion d’édi-fice également refaite on 1844.
            Le fameux panneau dit du donateur pourrait également avoir la même origine.

Un .prêtre agenouillé, portant pour armes trois marteaux de gueules, est accompagné de son saint patron, en qui Pérennès croyait voir une femme, sans doute à cause de ses longs cheveux - blonds.. Portant cou-ronne ornée d’une croix, tenant en main droite une autre croix proces-sionnelle, le personnage semble bien être Saint Louis à qui précisé-ment l’autel de la chapelle Nord de l’église se trouvait dédié encore au XVIII., conjointement avec Saint NicoIas

         Composée d’éléments do pro-venance diverse, bien que de même école là fenêtre du chevet oubIie forcément le projet de son premier carton qui a du  être effecti-vement. une grande Passion Incluant les deux piliers; de I’Eglise. et patrons de la paroisse que sont Pierre et Pàul. Lors d'une, dernière restauration, les Larons,.en trop:
mauvais état, auront été déménagés dans une autre verrière, permettant un réassemblage d’importance pour accueillir le ou les pan-neaux mis en caisse depuis 1844, les. niches à dais insérant les diverses séquences sont bien d’inspiration flamande et rappel-lent Guengat. Encore faudrait-il s’assurer qu’elIes sont toutes authentiques car on voit ml1 récu-pérer des panneaux tous pourvus du  même cadre. L’enquête suit donc son cours.


- Louis -Pierre Le Maître Le Progrès, 3 juin 1989.



I

Etudiée pièce par pièce
Dans la verrière restaurée de Melgven,  Jérusalem rappelle « les riches heures du Duc de Berry »



Une étude, à base de docu-ments d’archives partiellement inédits, avait été consacrée aux multiples restaurations et reconstructions de l’église de Melgven dans le bulletin de la Société archéologique de 1989.

Consulté à propos des vitraux du choeur, jusque là datés commodément du XVlèmo siècle, Jean-Pierre Le Bihan, le maître quimpérois, avait su rester très prudent, ne voulant pas porter de «diagnostic» avant de disposer de tous les éléments démontés.

Ce qui a été fait. Déposée au début de cette année 94, la verrière a retrouvé place pour les fêtes de Noël. Quelque 300 heures de travail exemplaire et riche d’enseignements. Et un léger retard causé par le mauvais état des meneaux et du tympan pour lesquels les crédits n’avaient pas été prévus.

Les panneaux sont revenus à leur place et le commun des fidèles n’y verra point de changements, hormis une plus grande clarté, ce qui est le but de toute restauration.

L’historien pour se part se trouve renvoyé à d’autres études.

Certains éléments datent en fait du XVème siècle et les niches à dais qui donnaient à l’ensemble une belle homogénéité ne sont en fait que des années 1920 ... «salies volon-tairement pour donner une impression de plus ancien». -

DANS LE CORPS DU CHRIST, LA PRESENCE DE YERRE ROSE I


La Crucifixion remonte bel et bien au XVème, mais pas dans son entier. Le Christ en croix mis à part la tête, la Vierge en son entier et seulement les deux mains de Saint Jean. Saint Sébastien qui  occupe le quatrième panneau de cette série du haut, n’est pas mieux loti

«La seule pièce ancienne du personnage est sa jambe gauche et elle est travaillée à la sanguine ce qui ne peut être que du XVlème siècle. Le fond, lui aussi de la même époque, a permis au restaurateur de 1920, Labouret, de recomposer le personnage».

Mais le corps du. Christ a révélé la présence de verre rose, une teinte qui dénote bien le XVème siècle alors que la sanguine n’était pas connue et que l’on retrouve couramment en Cor-nouaille, de Kerdevot à Guengat et de Locronan à Conçarneau, dans le vitrait récemment découvert.

Pour Jean-Pierre Le Bihan «ce verre rose, chez le Christ, a peut-être été choisi intentionnellement pour faire ressortir son corps et le. différencier du blanc du pagne. ‘Ce qui n’est pas le cas en Cast à Quillidoaré qui semble un peu plus ancien »

                         LES RICHES HEURES DU DUC DE BERRY

                             Autre découverte intéressante la représentation de la cité de Jérusalem à l’arrière-plan du calvaire. Ici, bien que posée sur le Golgotha, elle se trouve en situation presque horizontale, devenant une ville fortifiée avec église «très dans l’esprit des Riches heures du duc de Berry. Sa té ch. rouge, irrégulière, se promène entre le vert du Golgotha et le bleu sourd du ciel d’origine».

                     UNE RECHERCHE ALLANT JUSQU’AU CHEF D’œuvre

    La travée plus basse regroupe maintenant les deux saints patrons de la paroisse, Pierre et Paul, le groupe du Père Eternel et le chanoine donateur présenté par son patron qui peut être Saint Louis ou aussi Saint Michel. Etude visages les plus anciens sont les plus forts mais du XVlème siè-cle seulement.
des

    Par contre les armoiries du bas, incrustées dans un décor XX°siècle s’avèrent «dans leurs personna-ges et leurs motifs végétaux d’une recherche éblouissante de dessin et de technique allant jusqu’au chef d’oeuvre. Ce que l’on découvre dans le blason de la première lancette avec un rouge incrusté dans un verre blanc. La découpe de motifs floraux est d’une dextérité ardue».

                       UNE INNOVATION: LE DOUBLAGE DES PIECES BRISEES

On s’est aussi rendu compte que le précédent restaurateur avait utilisé u moyen de conservation rarissime à l’époque: le doublage des pièces brisées. «ici les têtes, brisées en trois ou quatre morceaux, auraient dû il y a 70 ans être défigurées par des plombs. Il n’en a rien été.

Le restaurateur a inclus ces pièces entre deux plaquesde verre blanc. Ce qui pouvait être une bonne idée. Malheureusement, la conjugaison de deux verres blancs protégeant le verre ancien; par un phénomène de chaleur intérieure, a pulvérisé en de multiples morceaux les têtes» «Nous y avons remédié en recol-lant les pièces et en les doublant d’un seul verre extérieur,>.

                     LES MYSTERES D’UNE AUTRE PASSION

Après avoir eu une Crucifixion au XVème, l’église de Melgven aurait commandé une Passion au siècle suivant. Comprenne qui pourra pourquoi la prernière est- revenue à sa place, poussant les débris de la suivante dans une fenêtre latérale. Car il ne reste plus que deux hauts de lancettes avec le Bon et le Mauvais Larron. La dernière restauration serait de Cassaigne, aux alentours de 1828, qui les aurait incorporé dans une vitrerie de couleur

                             «Si l’on s’en tientci  à ces pan-neaux, cette verrière n ‘était pas «mineure». Seuls manquent les deux panneaux bas et bien sûr la lancette centrale. Ce qui donnerait une Passion de 240 de haut sur 60 de large par lancette soit 4,32m2 A moins, autre supposition - que cette fenêtre ait eu quatre lancettes ce qui donnerait 5,76 rn?...»
                         Parce que plus fragile, un vitrail est plus sujet à mutation que toute autre pièce d’accompagnement liturgique d’une église. Les panneaux se bousculent, se refont au cours des siècles mais curieusement il reste toujours quelque élément de la leçon primitive.

Pour le seigneur prééminencier importait d’abord la sauvegarde des armoiries et pour le menu peuple sans doute que le cadre fut bellement rem-pli. De toute façon, dans le cortège bousculé des saints, la croix de Rédemption restait bien visible au dessus de la pierre d’autel

Loui-Pierre Le Maftre

    Le Progrès le 31 décembre 1994
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