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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 14:05

S PREEMINENCES

Procès verbal de la châtellenie de Morlaix-Lanmeur. Archives départementale Finistère

 

Procès verbal de la seigneurie du Juch. 14. 7. 1639.

 

Procès verbal des prééminences L’Honoré, registre de parchemin de 47 feuillets, en couleurs, coté 24 J 72. Archives départementales d’Ille-et-Vilaine.

Procès verbal de la châtellenie de Morlaix-Lanmeur. Archives départementale Finistère

 

Procès verbal de la seigneurie du Juch. 14. 7. 1639.

 

Procès verbal des prééminences L’Honoré, registre de parchemin de 47 feuillets, en couleurs, coté 24 J 72. Archives départementales d’Ille-et-Vilaine.

 

Prééminences de Carman.

 

Le fils de François, Charles de Maillé, marquis de Carman fit dresser un «  Bref estat des Prééminences du marquisat de Carman et Comté de Sizploe de mesme qu’elles sont les églises, couventz et chapelles, tant en pierre, boys, vistres et aux listières en Léon. »Manuscrit qui contient les dessins au lavis de 72 verrières du pays du Léon exécutés par Jean Bourricquen en 1614.

 Le document était conservé au château de la Ryais en Moreac, Morbihan, chez les  du Plessis du Grenedan.

Le Guennec  a calqué ce manuscrit.

 

 A l’inventaire,  il existe des photocopies faites par  Yves Pascal  Castel sur un document prêté par le docteur Laurent qui a connu Le Guennec Ce document n’est pas l’original. Sur toutes les feuilles, le texte est tapée à la machine  sauf les pages 2, 6 bis, 8, 9 bis, 11, 19, 19 bis, 21, et 26, où le texte en vieux français cohabite  avec la frappe. Couffon signale que le document était entre les mains de la Société Archéologique dont les ressources n’étaient pas suffisantes pour permettre l’illustration de cette notice. Si l’on regarde les Le Guennec reproduites dans son livre, le texte est en vieux français, cela signifie deux exemplaires.

 Si l’on étudie plus loin, vers l’original, il semblerait que le dessin de l’architecture des baies est approximatif. Pour celles de Saint-Jean-Balanant en Plouvien,  l’architecture des fenêtres ne correspond pas du tout à celles en place actuellement, et qui remonte bien au-delà de cette époque de 1614.. Pour les personnages cela dénote des restaurations et des abus de blason comme il en était la coutume jusqu’au XVIIIe siècle.

En 1941, le document a été entre les mains du vicomte Frotier de la Messelière qui en a copié un certain nombre avec une grande liberté. Ils ont paru dans certains livrets du chanoine Pérennes.

De Carman.

 

Alain de Villemavan +1253 ou 1263

-         - - - - - - - - - - - - - - -

Béatrice de Kermavan, mariée à François de Lesquellen   « Doue Araog »

 

Alain de Kermavan 1241 1294.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _                                        Tanguy de Carman épouse Eliette du Vieux Chastel.1407

Tanguy de Lesneven, marié à N.. de Rohan 1381

                                   I

Alain de Kermavan, + 1407, marié à Jeanne de Rosmadec

                                 I                                                                       

__Tanguy de Kermavan 1418 1453, marié à Marguerite de Pennaneach.

____________i________________________i___________

Tanguy 1488                                    Jean de Kermarvan

 Marié à Marguerite du Chatel                 évêque de Léon de 1507 à 1514.

                        I

            Tanguy, marié en 1510 à Louise de la Forest.

Les plus anciennes encore existantes sont les armes ducales de  Saint-Méen, de la première moitié du XIIe.

 

Signes de reconnaissance, lors des dernières croisades, les armoiries passèrent très vite dans les vitraux, les illuminant de leurs couleurs vives.

 

Les nobles tiennent à leurs armoiries et à leur représentation car dans le système féodal, la figuration ayant une signification sociale qui essaye d’une certaine façon de compenser le malaise généralisé du féodalisme, fortement ébranlé par les crises des XIVe  et XVe siècles. Ils veulent ainsi affirmer leur place au sein d’une hiérarchie dont ils sentent confusément une structure en voie de modification. Le don à l’église accroît les mérites individuels et constitue un poids à jeter dans la balance du Jugement Dernier.(3)

 

Du simple blason, on passa très vite à la représentation en images du seigneur présenté par son saint patron., souvent accompagné de son épouse et de ses enfants. Leurs visages sont souvent stéréotypés, de même que la pose et des armures, ces dernières varient suivant les époques et les progrès des armuriers.

 

Le saint protecteur et intercesseur efface leur interrogation face à la mort et à la crainte du néant.(.4) La recherche du souci de gloire éternelle n’est pas à négliger, et, du coup, le vitrail semble plus préoccupé d’instruire les foules du nom de riches personnages que de scènes tirées des évangiles.

 

Tout cela semble se passer très bien du côté des curé, ou chapitre  des églises et des cathédrales Il y a là source de profits. Leurs édifices se closent.

 

 

 

 

                        I                                                                      I

Charles marié

 

Tanguy marié à Catherine de Rohan,

sans enfant.                                                  Françoise mariée en 1541 ( 1530) 

                                                                                   Jean  de Plusquellec.

««  autre ne veuille «   qui obtient et reprend le nom de Kermavan.    

____________________________________________________I___________________

 

sans enfant.                                                  Françoise mariée en 1541 ( 1530) 

                                                                                   Jean  de Plusquellec.

««  autre ne veuille «   qui obtient et reprend le nom de Kermavan.    

____________________________________________________I___________________    I                                              I                       +           I

Claude +1614, héritière de ses frères Mariée à François Maillé

de Carman,

                                                                                  tué en duel en 1600 à Landéda

Par le seigneur Guillaume Simon

de Troménec.

Jean de Guermand noyé en

1565, à Malte, en prenant                                                                                 I

un bain avec de Guise ;                                                                                        I

                                               Maurice épouse Claude Goulaine        I

 

Charles de Maillé de Carman, marquis en 1612 mort le 24 6 1628.

Donatien, tué en duel le Vendredi-Saint1652, à Berrien, épouse en 1e noce le 19 1 1644 Mauricette de Ploeuc

Qui épouse en 2e noce Marquis de Montgaillard  . Celui-ci tua Sébastein le Palp, chef de la révolte du Papier Timbré, à Poullalouen, en 1675. Lui-même tué en 1676 par un de ses lieutenants.

 

                        I                       I                                              I

Fils tué en duel               Sébastien, mort en1674               Henry, marquis de Carman 1650- . 12             à la bataille de Senel.                              Mort le 4. 12. 1728.

.marié en 1674 à Marie Anne du Puy de Murinais + 1707, amie de Mme de Sévigné, en 2e noce Louise de Kersaint-Gilly

 



____________________________I______________________________________

 

Donatien, tué en duel le Vendredi-Saint1652, à Berrien, épouse en 1e noce le 19 1 1644 Mauricette de Ploeuc

Qui épouse en 2e noce Marquis de Montgaillard  . Celui-ci tua Sébastein le Palp, chef de la révolte du Papier Timbré, à Poullalouen, en 1675. Lui-même tué en 1676 par un de ses lieutenants.

 

 les prééminences.dans Les diocèses de  Cornouaille et le Léon

 

 

Jusqu’à l’époque révolutionnaire, la Bretagne peut se prévaloir d’être la région la plus riche en blasons et armoiries dans les vitraux et chapelles.

 

 

 

                                                                                                                   

 

 

 

Dans la grande majorité des cas, ces  marques honorifiques emplissent les réseaux des fenêtres. Leurs enlèvements en 1790 à 1792 (1), parfois avec des dégâts aux pièces environnantes,(2) est une perte irréparable pour notre patrimoine. Mais cela peut parfois tourner au drame, comme nous le raconte Roger Gardennec : le 22 mai 1793, un nommé Cabestan, monté sur une échelle, se met en devoir de briser les blasons des vitraux. Non seulement, il faillit se rompre le cou, mai évita difficilement de se faire lyncher par la foule des femmes en colère.



Cette époque met fin, du moins en partie, à cette mode, devenu  un droit, d’étaler ses prééminences.

 

 Depuis la fin du XIIe siècle, la noblesse veut ainsi afficher sa supériorité de rang, de dignité et de droits. Les plus anciennes

supériorité de rang, de dignité et de droits. Les plus anciennes encore existantes sont les armes ducales de  Saint-Méen, de la première moitié du XIIe.

 

Signes de reconnaissance, lors des dernières croisades, les armoiries passèrent très vite dans les vitraux, les illuminant de

supériorité de rang, de dignité et de droits. Les plus anciennes encore existantes sont les armes ducales de  Saint-Méen, de la première moitié du XIIe.

 

Signes de reconnaissance, lors des dernières croisades, les armoiries passèrent très vite dans les vitraux, les illuminant de couleurs





Dans le système féodal, la figuration ayant une signification sociale qui essaye d’une certaine façon de compenser le malaise généralisé du féodalisme, fortement ébranlé par les crises des XIVe  et XVe siècles. Ils veulent ainsi affirmer leur place au sein d’une hiérarchie dont ils sentent confusément une structure en voie de modification. Le don à l’église accroît les mérites individuels et constitue un poids à jeter dans la balance du Jugement Dernier.(3)

 

Du simple blason, on passa très vite à la représentation en images du seigneur présenté par son saint patron., souvent accompagné de son épouse et de ses enfants. Leurs visages sont souvent stéréotypés, de même que la pose et des armures, ces dernières varient suivant les époques et les progrès des armuriers.

 

Le Saint protecteur et intercesseur efface leur interrogation face à la mort et à la crainte du néant.(.4) La recherche du souci de gloire éternelle n’est pas à négliger, et, du coup, le vitrail semble plus préoccupé d’instruire les foules du nom de riches personnages que de scènes tirées des évangiles.

 

Tout cela semble se passer très bien du côté des curé, Du chapitre  des églises et des cathédrales Il y a là  une source de profits. Leurs édifices se closent.

 

L’EGLISE PREND POSITION

 

 

Aussi à partir du XVe siècle, l’église veut y mettre le holà, et tente de définir les règles et les droits de la figuration. En 1407, l’évêque Henri Le Barbu(5) défend de laisser mettre au rang des usages dans les églises, le portrait de qui que ce soit, à moins que la représentation ne soit celle d’un homme ou d’une femme à genoux et qui prie.

Dans les mêmes années, l’évêque de Nantes réglemente la coutume féodale par laquelle le seigneur du fief ou le seigneur fondateur, s’autorisait à placer son effigie et ses armes sur les vitraux des églises. (6)

Dans les statuts de Tréguier de 1445, on note que «  des nobles et des marchands de nos cités et de notre diocèse font poser dans les vitres de nos églises des armoiries et insignes, soit par dévotion, soit par ambition et vanité. Ils prétendent de ce fait que la vitre leur appartient, à eux et à leur héritier. Par les présents statuts, nous déclarons que cela ne leur donne aucun droit de propriété sur ces fenêtres, pas plus sur les tombes ou autres endroits des églises et chapelles .(7)

Les nobles, par leurs armoiries et leurs représentations continue d’envahir les édifices. Les peintres vitriers ne demandent  pas mieux, le clergé aussi. L’église se doit une énième fois  de menacer d’excommunication et d’amendes. En 1481, Pierre du Chaffaut, évêque de Nantes, tape plus fort en défendant à qui que ce soit, sous peine d’excommunication et de 1000 livres de monnaie courante, de faire peindre ses armoiries sans en avoir préalable ment reçu son autorisation » (8)

1499, Raoul LeMoël sort des ordonnances synodales devant l’invasion dans les chapelles des armoiries. Il faudra donc une autorisation de l’évêque, le consentement du recteur et des paroissiens et consentir un don.

 

Coup d’épée dans l’eau, Cela continue de plus belle, parfois dans le sang et devant ces fureurs homicides des seigneurs pour la possession d’une prééminence, une ordonnance de François Ier intervient en Bretagne à partir de 1539.  « Avons ordonné, qu’aucun, de quelque condition qu’il soit, ne pourra prétendre droit, possession, autorité prérogative, ou prééminence, sinon à la condition qu’il soit patrons ou fondateurs d’icelles et qu’il en puisse promptement informer par lettre de noblesse ou titre de fondation. 

 ne pourra prétendre droit, possession, autorité prérogative, ou prééminence, sinon à la condition qu’il soit patrons ou fondateurs d’icelles et qu’il en puisse promptement informer par lettre de noblesse ou titre de fondation. »

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 16:05

PENCRANwUn des mystère glorieux de la Vierge.dont la célébration a lieue le 15 Aout.PENCRANw.jpg

 

Après sa Mort,Elle est portée au ciel en vue d'être couronnée. icien l'église de Pencran en la baie ouest.

  

 

La présence de l'assomption dans le vitrail.: On la trouve le plus souvent  dans les présentations de la Vie de la Vierge Marie où elle est entourée 


e d'anges. PENCRANw

 

    Baud, morbihan,église Notre-Dame de la Clarté 1891 Carmel du Mans


Billio,Morbihan, église 1946,baie du chevet, auteurBonneville.


Férel,Morbihan,elle est présentée dans un Arbre de Jessé sur fond de verre rouge gravé;

 

Grâce-Guimgamp,côtes d'armor Levitrail se trouve  dans une baie du côté nord.Ce n'est pas une assomption  sur fond rouge, mais plutôt une glorification d'une Vierge à l'Enfant.oeuvre du milieu du XVI°

 


Guérande, Loire Atlantique, église Saint-Aubin. Baie du chevet 

Plougar, finistère, église Saint-Pierre, 1869, Jean-Louis Nicolas

Plougastel-Daoulas, Finistère

 




cLéDen Cap Sizun,Finistère, chapelle de Langroas 1983jeanpierrelebihan

Cléden-Poher, Finistère, église 18831884, Hucher.

Clohars Carnoët,  Finistère, église, 1954, Labouret.

Chateauneuf du Faou, église Notre-Dame des Portes;

Etel, Morbihan, église Notre-Dame des flots, Hucher.

Guern, Morbihan,chapelle Notre-Dame de Quelven; 1974? HSM

Enan Finistère, église, JeanLouis Nicolas

Guilers, Finistère,égliseI

Hennebont, Basilique Morbihan,Max Ingrand;

Ile d'Ouessant, Finistère, chapelle de Kerber, Pierre Touhoat;

Le Juch, église, Finistère,Kuchelbecgher et Jacquier;1882-1887


Landerneau,église SaintHouardon, FinisTère,Hirsch

Landivisiau, église, finistère,1900? Florence.

Landudec,finistère, chapelle du Guiguiffin? fin XIX°

Langonnet, Morbihan,chapelle neuve, jeanpierrelebihan

 

 

 

Le Releck Kerhuon, Finistère, églide Notre-Dame,


Les Iffs,   I,lle et Vilaine Vitrail malheureusement disparu


Locéguiner Ploudiry, finistère, église,Razin,1938.

Locmaria Plouzané, finistère,église Notre-Dame,Guèvel

  .Locunolé, fInistère,église Saint-Guénolé,1882.Guesta

 Logonna Daoulas, église,1938, Guèvel


Merléac,     22,     chapelle Saint-Jacques,Plouigneau, Finistère, égliseSaint Ignace.1892

 

Merlévénez, Morbihan,église Notre-Dame de Joie, baie ouest, auteur Gruber.

.Morlaixfinistère, Notre Dame de Ploujean 1940


Pencran, Finistère, église baie ouest;jeanpierrelebihan.

 

Plougastel-Daoulas,FinIstère, chapelle  de l'Hospice, 1958, lebihan-saluden;

Plouédern,  église 1976,

 


Pontivy, chapelle de la Houssaye, Morbihan1902, Lux Fournier.

 

 

Quimper,Finistère, église Sainte Bernadette 1952. Pierre Toulhoat.

 

 

 


 

Quistinic, Morbihan? 1929, Chapelle Saint Maturin.

Réguiny, Morbihan, église

Saint Agathon , Cotes D'Armor, église baie du chevet Maumejean;


 

 

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 16:59

Le 7 mars 1625, le bon  Yves Nicolazic, laboureur,du village de Keranna en Pluneret en Morbihan est averti par Sainte Anne? (avertissement qui existe depuis près de deux ans) qu’il existe vraiment une image d’elle.NICOLAZIClocozlmendon

 

Malgré les négations de son recteur et des Capuçins d’Auray auquel il s’était adressé pour un accord concernait la construction  de la chapelle que l’apparition lui demandait.

 

 

 

 

Il décide donc de découvrir cette image sainte .

 

Avec quatre voisins? il  suivit une lumière miraculeuse ou mystérieuse  jusqu’à un champ au nom de Bocennu.
 La lumière les y laissant? ilsdécidèrent de creuser. Au bout de quelques essais leur outil rencontra  une résistance,

Muni d’un cierge ils découvrirent une statue à moitié pourrie, dont les  traits leur étaient inconnus Il posèrent cette statue contre un fossé et dès le lendemain la découverte fut connue. La foule curieuse et priante y accourue. Les offrandes arrivèrent, ainsi que le clergé.
Nicolazic eut en fin de compte la permission de bâtir une chapelle.

 

 

La famille de Nicolazic

 

Les premiers historiens du pèlerinage, attentifs à décrire l'origine miraculeuse de la dévotion ont laissé dans l'ombre, la famille d'Yves Nicolazic, le pieux voyant de Ker-Anna. À peine nous donnent-ils quelques détails au cours de leur récit : nous savons par eux, que son père et sa mère étaient déjà morts à l'époque des premières apparitions ; il avait un frère Pierre et une sœur Yvonnette ; il épousa Guillemette Le Roux, dont il eut, après quinze ans de stérilité, un fils nommé Sylvestre et qui deviendra prêtre, puis une fille dont on ne nous dit rien de plus. Les documents d'archives nous avaient déjà fourni quelques heureux éclaircissements. MM. Buléon et Le Garrec, en produisant l'acte d'inhumation de Louis Le Roux, beau-frère de Nicolazic, tranchaient la question de son prénom en faveur du P. Kernatoux, contre le P. Hugues qui le nommait Jean. Ils mirent au jour également les actes de baptême des deux enfants de Nicolazic : Sylvestre et Jeanne. Un autre document signalait encore une « sœur germaine de Jeanne », appelée Paterne.

 

Jeanne Nicolazic épousa François Le Marouil du Gorvenec, en Plumergat, et mourut en janvier 1679 ; elle fut enterrée dans l'église paroissiale de Plumergat. La date de la mort de Sylvestre Nicolazic (vers 1660, selon le P. Kernatoux) et le lieu de sa sépulture demeuraient inconnus. On ne connaissait pas davantage la date exacte de la naissance d'Yves Nicolazic, ni les noms de ses père et mère. Le P. Hugues et le P. Kernatoux s'accordaient à lui donner 43 ans au moment de la découverte de l’image sainte, le 7 mars 1625, et 63 ans quand il mourut, le 13 mai 1645. En s'autorisant de ces témoignages on plaçait généralement sa naissance en 1582, mais toutes les recherches pour découvrir son acte de baptême, à cette date, étaient demeurées vaines.

 

D'intéressantes précisions ont été apportées par M. le Docteur Bénard, médecin-chef des Hôpitaux de Paris. Ses recherches généalogiques le conduisirent à Pluneret où se conserve la collection des registres paroissiaux, ininterrompue de 1582 à 1792. Il eut le bonheur non seulement de reconnaître un lien de parenté avec le voyant de Ker-Anna mais de retrouver son acte de baptême et de reconstituer toute sa famille.

 

 

I. - L'ACTE DE BAPTÊME D'YVON NICOLAZIC

 

Dans les registres de Pluneret on peut lire l'acte de baptême suivant : « Le dimanche des Rameaulx, IIIe jour d'apvril 1591, fut baptisé Yvon Nicolasic, fils légitime de Jean Nicolasic et de Jeanne Le Thominec, sa compaigne. Furent compère Messire Yves Rodoué, recteur de la cure et paroisse de Plœneret et Gilles Bullion, commère Anne Nicolasic. Messire Yves Le Héno, curé, fist le baptistouère led jour et an. En tesmoing de quoy ay signé. Arresté led jour et an. (Signé) Y. Le Héno, Y. Rodoué. »

 

L'acte est entièrement rédigé de la main du recteur et l'écriture assez difficile à déchiffrer. On serait tenté de lire 1592 mais c'est bien 1591 car l'acte vient immédiatement après le dernier de 1590 et en tête de ceux de 1591. Le recteur se nomme Rodoué ét non Rodouez et cette orthographe employée d'une manière constante par les deux recteurs de ce nom qui se succédèrent à Pluneret, adoptée également par Luco dans son « Pouillé du diocèse de Vannes » doit être retenue. Le nom exact du sous-curé est aussi Le Thominec et non Thominec. De même on écrit Nicolasic plutôt que Nicolazic.

Sommes-nous en présence de l'acte de baptême du voyant de Ker-Anna qui serait ainsi neuf ans plus jeune que ne l'affirme la tradition ? Le docteur Bénard n'hésite pas à répondre par l'affirmative. En 1582, le nom de Nicolazic n'apparaît en effet qu'une seule fois, dans la personne de Marguerite Nicolazic, sœur du père d'Yvon. Les années suivantes, on ne trouve mention d'aucun autre Yves Nicolazic jusqu'en 1636. Reste l'hypothèse de la naissance antérieure à 1582, date du plus ancien registre. Mais comme cet Yvon Nicolazic a bien un frère nommé Pierre et une sœur Yvonne, nés comme lui de Jean Nicolazic et de Jeanne Le Thominec, nous sommes fondés à croire qu'il s'agit bien ici du paysan de Pluneret à qui apparut sainte Anne.

 

Comment expliquer alors l'erreur de témoins aussi autorisés que le P. Kernatoux qui a pu interroger le fils de Nicolazic et son beau-frère Louis Le Roux, que le P. Hugues surtout qui a connu Nicolazic lui-même ? Les traditions en matière d'âge et de dates sont toujours sujettes à caution. Quand, vers 1660, on commença de préciser, dans les actes d'inhumation, l'âge du défunt, on le faisait suivre de la mention « environ » et il n'est pas rare de voir attribuer 90 ans à qui n'en avait que 78 ou 80. Le P. Hugues lui-même insinue que le fils de Nicolazic naquit moins d'un an après la découverte de la statue, alors que l'acte de baptême nous donne la date du 18 janvier 1628.

Comme le fait justement remarquer le docteur Bénard, ce rajeunissement de Nicolazic, importe peu à l'histoire du pèlerinage. S'il avait, au moment des apparitions, 32 ans et non 41 « il n'était pas pour autant un gamin ». De même le fait d'avoir eu son premier enfant à 37 ans au lieu de 46, n'enlève rien à la croyance qu'il devait sa naissance à une faveur de sa « Patronne », car un homme marié depuis de longues années et resté sans enfant jusqu'à cet âge a des craintes fondées de n'en avoir jamais.

Ainsi donc la naissance de Nicolazic doit être ramenée à l'année 1591 : quand il mourut, le 13 mai 1645, il avait 54 ans.

 

 

II. - LA FAMILLE D'YVON NICOLAZIC

 

L'acte de baptême de Nicolazic nous révèle les noms jusque-là ignorés de son père et de sa mère. Son père, Jean Nicolazic, descendait, sans aucun doute, de cet autre Jean Nicolazic qui fit aveu en 1540 pour sa tenue sise au village de Ker-Anna. Il épousa en premières noces Françoise Corlobé dont il eut au moins deux filles : Marie-Anne, en 1584, et Vincente, en 1586, puis, en secondes noces, vers 1590, Jeanne Le Thominec. Yvon Nicolazic est l'aîné des enfants de ce second lit. Après lui, naquirent successivement Julien en 1593, Pierre en 1596, Yvonne en 1600, Jean en 1605, un autre Jean en 1609. C'était donc une famille nombreuse que celle de Jean Nicolazic.

 

Elle s'était établie, semble-t-il, depuis relativement peu de temps dans la paroisse de Pluneret, mais son aisance lui donnait droit à une certaine considération. Dans la longue liste des parrains et marraines – il y en eut régulièrement trois pour chaque baptême jusqu'en 1599 – on trouve peu de Nicolazic et c'est presque une exception de voir comme marraine d'Yvon Nicolazic Annette, une sœur de son père. Ordinairement on était contraint de faire appel au voisinage ou aux relations, ce qui prouve le peu d'étendue de la parenté. Il n'est pas rare de rencontrer des noms nobles, tel celui de Jeanne d'Auray. Le frère de Nicolazic, Pierre « le lettré de la famille » qui parle couramment le français et signe d'une belle écriture, choisira pour « nommer » ses enfants, des personnes de condition : Anne de Larlan, dame de Penran, Jean de la Motte, seigneur des Fontaines, Julien du Rohello, etc. Il est donc vraisemblable, et cette conclusion rejoint celle de MM. Buléon et Le Garrec, que le fermier du Bocenno, sans être riche, jouissait d'une certaine aisance.

 

Ses relations avec le clergé de la paroisse étaient aussi des plus cordiales et des plus suivies. Il n'est pas téméraire de croire que Jeanne Le Thominec, la mère de Nicolazic, était une parente, peut-être la sœur du sous-curé de Pluneret. Le premier parrain d'Yvon, celui qui lui a donné son nom, n'est autre que le recteur de la paroisse, lui-même, Yves Rodoué qui, vers 1600, résignera son bénéfice en faveur de son neveu Sylvestre. Il est fort probable que le second, Gilles Bullion, appartenait à la famille illustrée par Dom Jacques Bullion, bachelier en Sorbonne et recteur de Moréac, qui fut chargé d'interroger Nicolazic au lendemain de la découverte de la statue, et que l'on retrouve, en 1636, comme parrain d'un de ses neveux. Le docteur Bénard explique par ces relations ou même cette parenté, l'attitude si violente du recteur et du curé de Pluneret à l'égard du voyant. Non seulement, les deux prêtres entendent garder leur paroisse d'un scandale, mais ils craignent d'être compromis dans une aventure qui risque de tourner à leur confusion. Lorsqu'ils disent à Nicolazic « qu'il faisait grand tort à sa famille et qu'on la soupçonnerait cy-après de folie comme luy », ils ne font que défendre leur propre réputation.

 

 

III. - LES ENFANTS DE NICOLAZIC

 

Yvon Nicolazic épousa Guillemette Le Roux. Quand ils moururent, en 1645, le P. Hugues nous dit qu'ils laissaient après eux « un fils et une fille, celuy-là, en 1'âge de 19 ans, que la glorieuse Sainte leur avait donné par miracle l'année que commença sa dévotion ». En réalité, le fils de Nicolazic, baptisé le 18 janvier 1628, n'avait alors que 17 ans. L'irascible recteur de Pluneret, revenu de ses préventions, avait tenu à être le parrain et lui avait donné son nom, Sylvestre. La fille se nommait Jeanne et avait été baptisée le 25 mars 1630. Poussant plus loin ses investigations, M. le Docteur Bénard a découvert deux autres enfants de Nicolazic : Yves, né en 1636, et Julien, en 1640. Par contre, il n'a pas trouvé trace de Paterne, la « sœur germaine » de Jeanne.

Les deux plus jeunes enfants de Nicolazic furent bien vite ravis à son affection : Yves mourut huit mois après sa naissance et Julien à l'âge de trois ans. Du moins le vieux laboureur, retiré dans sa métairie de Pluneret, pouvait se réjouir du progrès de ses deux autres enfants. L'aîné surtout le consolait : il avait commencé ses études en vue du sacerdoce, auprès des Carmes de Sainte-Anne ; il assistera son père dans ses derniers moments. Devenu prêtre, Sylvestre Nicolazic se dépensera au service de sa paroisse natale et aussi dans les missions organisées par les Pères Jésuites. On lit sa signature dans de nombreux actes de baptême, toujours suivie de la mention « prêtre indigne ». Hélas ! son ministère ne fut que de courte durée : il mourut en effet à l'âge de 31 ans, ainsi qu'en témoigne son acte d'inhumation découvert encore par le docteur Bénard : « Messire Sylvestre Nicolazic, prêtre de la paroisse de Pluneret, estant décédé en la communion de Nostre la Sainte Eglise (sic), après avoir reçu les Saints-Sacrements de Pénitence et d'Extrême-Onction, a été enterré en l'église paroissiale de Pluneret, le vingt-deuxième jour de juillet an mil six cens cinquante et neuff par MM. les Recteurs. »

 

Les premiers historiens du pèlerinage avaient pour ainsi dire arraché Nicolazic à son milieu familial pour nous le montrer en tête à tête avec sa « bonne Patronne ». Les documents d'archives nous permettent désormais de le contempler au sein d'une bonne et belle famille paysanne de la paroisse de Pluneret.

 

Abbé Joseph DANIGO,

Professeur au Petit Séminaire

de Sainte-Anne-d'Auray


LIEUX où il  EST REPEREE EN VITRAIL ;Nicolazic-aparitiopluneretn Locoal Eglises deMendon. Sainte Anne d’Auray.Pluneret
 

 

 

 

              

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 16:58

LA  NUDITE

 

 Le nu est essentiellement  païen. Quand la nudité est imposée,on a soin. dans la création.... de sauvegarder la pudeur, par un geste,de la main, un feuillage,

un linge enroulé autour des reins. La figure du Christ en croix en est l’exemple le plus fréquent.

  

 

Dans la Revue de l'Art Sacré de Juin 1937, Joseph Pichard, parle des affinitées du génie français et de génie chrètien . Il croit qu'il n'est pas de son devoir de poser un principe qu"il n'y a pas  d'art spécifiquement religieux. Pour lui c'est le même art et ce sont les mêmes artistes,  qui ont produit avec les mêmes moyens les plus parfaits chefs-d'oeuvres relgieux ou profanes.

Ni la religion ni l'art ne gagneraient à établir des prétendues règles à l'art religieux.

 

 

  Le Mystère de la Nativité, IV° siècle.

 

Emile Mâle; ^Maître deL'art religieux du xiie siècle ..

 

 

L'Enfant Jésus au moment de sa naissance apparaissait  nu couché sur la terre et protégé seulement par une poigné de foin

 

 

 

Adam et Eve forment le couple dont le sexe est le plus ou moins caché.

Ce n'est pas le cas aux XV9et XVI° sIécle en peinture; avec Lucas Granach: dans Adam et Eve au Paradis.

 

 Eve est présentée  au pied de l'Arcre,avec  ventre et   seins, ytandis que Adam mange la pomme. 

 

 Autre sujet avec l'arbre du Paradis,d''un auteur inconnu en 1466. Sous l'Arbre Eve qui est nue cache son sein de  sa main gauche, Quant à Adam il est présenté de profil sans sexe.

 

 Exemple chapelle  Saint Barthélemy, en Pleucadeuc,Morbihan où le sujet est la Création.

 

Hors l’Enfant Jésus, que les XVe  et XVI°siécles ont commencé à déshabiller,   hors les anges , sans sexe,  ce qui n'est pas  le cas pour tous, la nudité, se trouve dans les scènes du Jugement dernier ainsi que les scènes de Résurrection et d’enfer.

 

C’est en ce siècle que l’on commence aussi à sortir le sein de la Vierge  comme celui de la Cathédrale de Quimper , baie 129,"  où LaVierge allaite,  l'enfant est porté sur son brasgauche et retenu par le bras droit."

 

Au XVe siècle, la mode est pour les femmes d’avoir de petit ventre rond,  doucement arrondi, ce que le vitrail n’hésite pas à montrer. Il leur donne aussi des seins très ronds, comme a Douarnenez en la chapelle Saint-Jacques de  Pouldavid,

 

idem à  Plogonnec, Elles sont asexuées en la chapelle de  Kergoat en Quéménéven.

 

 

Il ne faut pas négliger, dans les Passions, l’âme des larrons qui s’échappent sous la forme d’un corps humain  tout nu ;

 

A ne pas oublier les Réssurection, comme à la chapelle du Gohazé

 

La nudité présente aussi des ventres proéminents

 

La nudité, cause de disparition de vitraux

 

Au XVIe siècle, le goût pour les scènes de martyre, offre aux peintres verriers, la possibilité de représenter le corps féminin dans les détails les moins chastes, les plus crus. Surtout dans les supplices féminins.

Cet étalage de nudité, plus ou moins discutable, souleva de telles tempêtes, que fréquemment dans les vitraux les images trop hardies furent,  de mains d'hommes brisées,  parfois déposées ou maquillées.

 Il semblerait que la «  pudeur », en tant que mot, n’apparaitrait qu’au XVIe siècle, suite à  des échanges verbaux entre les protestants, les luthériens et le catholicisme.

La nudité pouvait  semblet-il être aussi bien : une condamnation, qu’une glorification.

 

 

 

 DOUARNENEZ CHAPELLE SAINT-JACQUES, datant du XV° siècle. 

 Fragments dans la baie du chevet, 

 d'un Jugement dernier duXVe et XVI° siècle

 

 

On y découvre deux hommes et une femme, cette dernière facilement reconnaissable dans sa nudité que cache à peine un élément de linceul ou de manteau jeté sur les épaules ;

Elle offre le petit ventre rond caractéristique du XVe siècle, époque où il était à la mode. Elle est coiffée d’une calotte, probable bonnet de nuit, d’où ne s’échappent aucun cheveux. Serait-ce une nonne dont la coiffure aurait été coupée lors de ses vœux. Comme les autres élus, elle tient ses mains jointes.

 

 

 

Le premier groupe de personnages, au nombre de trois dans la nudité la plus complète, coure  vers la droite avec un geste de demande ou de supplication. Le sol de couleur verte, sur lequel il marche, est obtenu par l’application de jaune d’argent sur cette pièce de verre bleu.

 

 

 Spézet, 29, Notre Dame du Crann. Passion.

 

A certains anges, l’artiste n’a pas hésité à transgresser l’iconographie qui donne des anges asexués. L’un d’entre eux , ou plutôt l’une, porte seins et lèvres .

 

 

AUTRES LIEUX

 

 

Saint Uniac, église Sain-tUniac, Ille et Vilaine,Dans une lancette une vierge porte un enfant nu <<<<<de lamain droite, lui soutient les fesses et de la main gauche, les pieds.

 

Louvigné-de-Bais,église saint-Paterne,Descente aux limbes

 

Visseiche, église Saint-Pierre, , Ille et Vilaine, église Saint Pierre, Une vierge couronnée soutient de la main gauche unenfant nu nimbé portant de sa main gauche un globe avec croix.

 

Bazouges la Pérouse, église Saints-Pierre et Paul Ille et Vilaine, , une Nativité,  l'Enfant Jésus repose tout nu dans un soleil sur une corbeille trésée.

 

Plouay, Morbihan, chapelle Notre-<<<Dame  en Locmaria baie du chevet, le bon larron

 

Saint Georges de Gréhaigne,église Saint-Georges, Ille et Vilaine Deux anges nus et debouts sont présentés  en face l'un  de l'autre de d'autre,dans deux figurines encadrants le combat de Saint Gorges.

 

Locminé église  Saint Sauveur, Morbihan annonce de la naissance de Saint Colomban par un ange. Sur le ventre de sa mère apparaît l'enfant nu au milieu d'un soleil.

Le Faouet, Morbihan, chapelle Saint Fiacre, La Sainte Parenté,Une vierge couronnée présente sur ses genoux un enfant Jésus nu ,de sexe masculin, à Sainte Anne.

 

Le Croisty,&glise Saint Jean-Baptiste, Morbihan,Ange,au sexe masculin jouant  d'un genre de corps de chasse, sous la table de Salomé

 

Javené, église Saint Martin,Ille et Vilaine.Dans une adoration des Mages, Marie présente l'enfant Jésus avec sexe

 

 

 

 

 

 

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 17:56

Ce récit sur l’histoire d’Anne et de Joachim n’était pas rejeté par l’Eglise du Moyen Age. On avait à l’époque l’habitude de le lire aux fidèles le jour de la Fête de la Nativité de la Vierge.

 

De temps en temps, un évêque avait un scrupule, ce fut le cas de Fulbert de Chartres “Je vous lirais ce livre, aujourd’hui, s’il n’avait été condamné par les Pères”. Ce qui ne l’empêchera pas, dans un autre sermon pour la Fête de la Nativité de raconter toute l’histoire d’Anne et de Joachim.

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 08:34

le bienheureuxJacques de Voragine a proposé dans son document  intitulé; La Légende Dorée,  que les Saints que l'on fête aux cours de l'année soient réparties en quatre catégories.

La première est celle des apôtres, car ils dépassent tous les autres en sainteté et en efficacité 

 

la seconde catégorie est celle des  martyrs:  qui furenrt utiles pour le salut des hommes.

 

La troisième catégorie est celle des confesseurs qui ont proclamé Dieu, de Trois façon; par la coeur, la bouche et leurs oeuvres.

 

 

La quatrième catégorie est celle des vierges;  enpriorité comme épouses du Roi Eternel,  aussi parceque elles sont comparables aux anges;

 parce qu'elles portent la couronne de l'auréole, elles chantent les cantiques, marchent derière l'agneau; parcequ'elles sont supérieures aux femmes mariées

Voragine cite  à ce sujet entre autre Saint Augustin;

 pour celui-ci, la fécondité la plus riche et la plus heureuse est celle qui consiste  non à s'alourdir le ventre mais à s'agrandir l'âme....., la fécondité du ventre ne remplit que la terre tandisque la fécondité de l"âme remplit le Ciel.

 

 

La kégende dorée page 606, édition 1925

 

l'auteur Jacques de Voragine est né en l'année 1228 à Varage;  près de Gênes.,  et meurt en 1298. Son nom latin était Jacobus de Varagine, un copiste interverti le o et le a.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 16:45

CREDO DES APOTRES 

 

Guégon,  canton de Josselin, Morbihan, Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul et Saint Cado.

Baie 6, soit sixième du côté Sud à partir de la baie du chevet, vitrail sur le Credo des apôtres de 1563.

 Les douze apôtres se trouvent dans  les 6 panneaux du bas du vitrail, deux par deux et face à face avec leur attribut. 

Les trois panneaux du haut présente une Crucifixion avec Marie et Marie Madeleine qui porte un immense manteau de couleur rouge. Un donateur y est présenté, qui serait un certain jean Thomé, recteur de Guégon. Jérusalem se dessine sur le fond.

 

 

Guern, 56,

église Notre-Dame de Quelven,  La disposition des apôtres a changé lors de la dernière restauration. Ils sont au nombre de 12, les quatre du haut ne sont représentés qu’en buste. Voir photos avant dans dossier photosvitraux.

 

Avant restauration, leur place était plus classique, le A1,* est devenu B2, le A2 est devenu A1, le A3 n’ a pas bougé, le B1 est devenu A2, le B2 est devenu B1, enfin le B3 n’ a pas bougé. Les blasons sont partis dans l’Arbre de Jessé ainsi que les motifs floraux. Les têtes de lancettes doivent provenir d’une autre fenêtre ainsi que les pièces anciennes ajoutées.

 

*La lecture des vitraux commence de la gauche, la première lancette prenant la lettre de A, la seconde B et etc. Les panneaux de vitraux sont numérotés à partir du bas.

 

Maël-Pestivien.Cötes d’Armor

 

            Eglise Saint Laurent  Credo Apôtres actuellement dans la baie 6, auparavant dans le bras nord du Transept 1520 datation de Roger Barrié chaque Apôtre est jumelé avec un Prophète. Les versets qu’ils présentent chacun dans un phylactère correspondent au Credo ou symbole des Apôtres pour les uns, et au verset correspondant du Livre des Prophètes pour les autres.

 

 C’est une démonstration visuelle de la concordance entre l’Ancien et le Nouveau Testament, sujet très répandu au Moyen Age, notamment chez les miniaturistes et peintres-verriers du duc de Berry.

 

 En sculpture, la série des Apôtres est un thème très fréquent dans les porches en Bretagne leur double haie nous mène vers le Seigneur qui se trouve, comme le dit Debidour, au fond de cette noble avenue

 

Les Apôtres de Maèl-Pestivien sont groupés par paire en référence à l’Evangile de saint Marc, où le Christ les envoie en mission deux par deux. Ils présentent dans leur phylactère quatre versets du Credo ou symbole des Apôtres, qui est le Credo du peuple et de la catéchisation, distinct du Credo de Niçée (325) souvent chanté clans les offices.

 

 Chez saint Pierre, reconnaissable à sa clé, on lit 

le premier verset en caractères gothiques “/C]redo i[n] Deum Pat/re]m omni[potentem]”.

 

 Au-dessus de saint André, présentant sa croix, c’est: “Credo Iesu/m] fChristum fihium] eius unicu [mi Dom f inum] nost/rum]”.

 

Saint Simon, qui devait être l’avant-dernier de la verrière d’origine, laisse difficilement découvrir dans son phylactère, dont la plus grande partie a disparu: “mortuis”, terminaison du verset: “resurrexita mortuis”.

 

 Chez saint Mathieu, portant la hache, c’est le dernier verset: “/ad] vitam eternam Amen

.

 

Merleac, Côtes d’Armor,

 

 chapelle Saint-Jacques de Saint-Léon

 

Réseau, Christ entouré de ses douze apôtres portant sur des phylactères les articles du Credo des apôtres, anges aux phylactères, armoiries

 

Durant la révolution,  les verrières surent enduites de fiente de vache et d’argile pour les protéger des révolutionnaires.

 

1860,  restauration et remise en plomb

 

1850, découverte sous une couche de mortier

1886, Hucher, restauration

1942, dépôt au château de Dinan, 1949, restauration, 1960 nettoyage des surfaces

 

 

 

Quéménéven, Finistère,                chapelle Notre-.Dame. de Kergoat. XV1460_1470 ;

 

A Quemper-Guézennec, 22,

 

 

 

  église, Il s’agit de vitraux, qui lors de la démolition de l’église, en 1869, furent sauvés. Ils étaient masqués par des planches et enduit d’argile.

 

En 1899, restauration de Félix Gaudin.

 

Baie du chevet composèe de six lancettes. Les apôtres , portent  tous  des robes de couleurs sous un manteau blanc, souvent accrochés à l’épaule. Leurs têtes vues de trois quart est nimbée verticalement. Ce nimbe a la particularité d’être assez grand et très travaillé avec parfois du jaune d’Argent. Il fait partie de la même pièce de verre que la tête.  Ils ont leurs attributs respectifs d’une main et un phylactère de l’autre avec un élément su Credo.

 

Chaque prophète fait face à un apôtre  Souvent il montre de la main droite le verset du phylactère  qu’il tient de l’autre main.

 

 

Saint Pierre et Jérémie

 

Draperie de couleur orange à damas se découpant sur un fond vert. Robe rouge sous manteau blanc. Clé se la main gauche et phylactère avec : Credo in deum omnipotentem. Jérémie robe bleue sous manteau blanc avec : Patrem invocabit qui terram fecit.Jeremie.

 

Saint André et  David.

 

Draperie de couleur rouge sur fond bleu. Robe bleue avec sa croix en X. Sur phylactère : Et in Jesum Christum filium ejus. Andrés. David, couronné, porte un manteau blanc à damas jaune sur une robe verte. Filius meus es tu ego hodie.

 

Saint Jacques et IsaÏe..

 

Draperie verte sur fond rouge. Robe rouge sous manteau blanc. Porte de la main gauche son bourdon de pèlerin et la verset : Natus ex Maria virgine, Jacobe. La prophète est en robe bleue sous une robe blanche à damas jaune dont les bouts des manchettes sont rouges. Ecce virgo concipiet et pariet.

 

Saint Jean et Daniel

 

Fond rouge et draps orangés. robe rouge et manteau blanc, il tient  un calice de la main gauche et un  phylactère de l’autre  Texte possible : Crucifixus, mortuus et sepultus est. Johannes.

 

Daniel, robe de couleur verte et manteau bleu comme le chaperon : Post  LXX hedomadas, accidetur Christus.

 

Saint Thomas et Malachie.

 

 Fond bleu et drapée rouge. Toujours le manteau blanc sur une robe ici de couleur rouge. Il tient une croix d’une main gauche et de l’autre le phylactère : Tercia dis ressurexit à mortuis. Le prophète Malachie est en robe orange, porte un bonnet blanc et tient un verset : Et fuit Jonas in ventrem ceti.

 

 Saint  Jude dit aussi Thadée et Amos.

 

Rideau jaune orangé dur fond vert. Manteau blanc et robe verte, tient la hache de sa décapitation, et un phylactère où l’on peut lire : Ascendit ad celos, sedet ad dexteram Domini. Amos portant bonnet de couleur verte et une robe blanche tient un verset : Qui aedificat in caelo ascensionem suam.

 

Saint Barthélemy et Sophonie.

 

Sur rideau rouge, il porte une robe de couleur jaune orangé et un manteau blanc. Il a son coutelas et un phylactère où l’on peut lire : In de venturus judicare vivos. Pour le prophète on relève un bonnet blanc et jaune, une robe verte et le verset :Sedebo ut judicui omnes gentes.

 

Saint Mathieu et Joël.

 

Sur rideau bleu, porte une robe rouge et une manteau blanc et tient une palme en plus du phylactère.Credo in spiritum sanctum ; Quant à Joël, c’est un bonnet jaune orangé et une robe vilette qu’il porte. Sur le verset :  Spiritus meus erit une medie vestrum.

 

Saint Jacques Le Mineur et Michée.

 

Rideau  de fond violet, saint jacques manteau blanc sur robe verte tient de la main gauche le verset sur phylactère qui pourrait donner : Jacobus sancta ecclesiam. La main droite porte peut-être un pain. Quant à Michée de la main droite il montre plutôt son voisin et tient de la main gauche son phylactère qui donnerait : Ce.. et erit civita gloria. Il porte une robe rouge avec large collet blanc au dessin de plumes et un orfroi jaune. Son bonnet pointu est violet

 

Saint Philippe et Zacharie.

 

 Il tient une lance, est habillé d’une robe rouge. Sur son phylactère :  remissionem peccatorum. Le prophète, robe bleue, phylactère avec Acharias, suscitabo filios tuas.

 

Saint Simon et Osée.

 

Sur fond de draperie rouge, l’apôtre est en robe  d’un rouge tirant sur le violet. Il ne porte aucun attribut. Par contre la phylactère nous renseigne sur son identité : Carnis resurrectionem. Simon. Le prophète Osée est en robe verte et porte un bonnet de la même couleurs. Son phylatère  blanc de la même teinte que tous les autres donne  de même son nom : Ose, Arida audite verbum Domini.

 

 

Saint Mathias et Ezechiel.

 

 

Un drapé de couleur verte se détache d’un fond rouge . De la même couleur est la robe de l’apôtre. Il signe son phylactère, à défaut d’attribut : Et vitam eternam amen. Mathia. Quant à Ezechiel qui porte robr orange et bonnet bleu il tient le verset : Et erit dominus regnum missus..

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 15:00

  Saint Mamer, éVêque de Vienne, il institue les procession des Rogassions

 

Saint Pancrace, Il y  a deux. saint Pancrace; en latin Pancratius

 

Le premier est un jeune chrétien, décapité à l'age de 14 ans au IV° siècle, Honoré à Rome le 12 mai.Représenté debout, tenant une couronne, de lui une mosaïque du VI° siècle.Représenté aussi avec son épée de décollation.

 

Le second, est évêque deTaorménium vers le 1er siècle, honoré comme martyr le 9février. est représenté debout tenant un livre fermé accompagné de deux autres saints tenant le même attribut.

 

sAINT Servais.¨évêque de Tongres, et de Maestricht. aux IV°siécle.Est représenté avec un aigle planant sur sa tête pour lui faire de l'ombre pendant qu'il dormait au soleil.Miracle qui lui sauva la vie. Il a un ange qui qui le conduisit d'Arménie à Maestrich.

Autre représentation,une clef qur lui donna Saint Pierre.  Autres iconographies:fontaine, mître,

Il est Invoqué pour les maux de jambes.

Ilest aussi honoré le 13 mai.

 

Saint Urbain,  Il y a aussi deux Saint Urbain. L'un pape, dont I'conographie est un baptême qu'il confère aux saints Tiburce et Valérien. C"est aussi Un calice parce qu'il voulut que ce vase sacré fut désormais en métal précieux.

 

L'autre,évêque de Langres;son iconographie est une grappe de raisin, parce qu'on l'invoque comme protecteur de la vigne.

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:59

bien  qu e ces murs soit tournés vers le nord ou vers le sud. Dès le IXe siècle, il a été formulé qu'il n'y avait aucune raison de se tourner dans un certain sens pour prier.

 

Mais bien qu'elle ait perdue, depuis lors, sa raison d'être,

l'orientation des lieux de culte est une règle que l'Eglise n'a pas abolie.

 

Si l'Orient est considéré comme le symbole du Paradis,

 

 l'Occident, ou l'Est , est lui considéré comme Le royaume des ténèbres et de la mort.

 

 Souvent le mur ,de ce côté mais à l'extérieur, présentera un Jugement Dernier.

 

 entre autre: Beaulieu, Conques,Laon, Moissac, ,,

 

 

Le Nord est la région des frimas et de l'obscurité, il est voué à Satan, au règne de la Loi.

 

 

Le Sud, Le Midi d'où viennent la chaleur et la lumière évoque l'idée du Christ Sauveur.

 

Ceci peut s'expliquer en  parce qu'en entrant les fidèles ont, en entrant dans l'église, le nord à leur gauche et le sud à leur droite.

 

 La gauche a toujours été réputée de mauvais augure.

Le mot sinister a donné en français le doublet senestre-sinistre.

La dextre a toujours occupé la place d'honneur

 

Dans les Crucifixions, la Vierge est à  la droite du Christ, elle symbolise l'Eglise, saint Jean à gauche, la synagogue, soit l'ancien testament.

 

 

 Dans les jugements derniers, les Elus sont placés à la droite du juge et les réprouvés à la gauche.

 

 Dans la nef des églises, les hommes occupent la droite, les femmes considérés comme des inférieures sont du côté gauche.

 

 Mais cela, on le voyait du temps de nos grand-mères...  et encore en Bretagne lors des entérrements dans les années 1960.

 

Continuons encore sur  le côté symbolique du Nord et du Sud.

 

 Dans la décoration des églises, fresques, vitraux, sculptures,

 

 le Nord est réservé à l'Ancien Testament, et le Sud au Nouveau Testament.

 

Autre symbolisme, les fonds baptismaux,  ils doivent...! être placés du côté nord de l'église

 

car la Nord est la région des ténèbres où sont plongés les néophytes, avant la purification du baptême.

le 8, symbolise la renaissance par le baptême et la résurrection; aussi, les baptistères ont souvent une forme octogonale

Parfois ces fonds baptismaux sont placés certe du côté nord mais aussi dans l'angle faite avec le côté ouest. on les trouve aussi actuellement proche du choeur.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:04

SYMBOLISME  ET ICONOGRAPHIE DANS L’ART RELIGIEUX

 

 

Les origines du symbolisme sont très anciennes et remontent à la préhistoire.

 

 L'empreinte de la main d'un homme sur le flanc d'une bête

 est le geste symbolique de la possession.

 Dans l'art égyptien,

bien avant l'apparition de l'art chrétien, tout prend une valeur symbolique;

 

ainsi le sphinx à tête d'homme, à pattes de lion, à croupe de taureau, aux ailes d'aigles, symbolise les 4 éléments; leur croix ansée est le signe d'une vie éternelle, comme le scarabée-amulette est l'emblème de la résurrection.

 

Il en est de même dans la mythologie grecque où chaque dieu ou déesse symbolise une chose ou une action. L'arc  d'Artémis est l'image de la lune.

 

Les catacombes seront un exemple chrétien du symbolisme, agneau, poisson, ancre

 

Le Moyen-Age ramène,  ou s'accapare tout,  l'histoire, la nature, les héros,

même les héros de l'A.ncienTestament.

 

 

Les animaux réels ou chimériques sont interprétés comme des symboles christologiques.

 

L'église, édifice, est symbole du Christ cloué sur la croix,

 

c'est pourquoi le plan basilical

se transforme par adjonction de deux bras: les transepts.

Elle prend; un plan cruciforme.

 

 Le XIXe siècle ne l'a pas toujours appliqué. Probablement ,

du moins pour certaines, pour une question de crédit, mais aussi de facilité.

 

 Il faut voir que ces édifices au XVe, XVIe, ont été construits au fur et à mesure

des ressources.

 

D'abord l'axe central, nef et choeur

puis les  bras de la croix l'un après l'autre.

 mais il arrive parfois qu'un seul existe.

D'où proviennent les ressources?

 

Elles viennent des donateurs; souvent des nobles et seigneurs locaux.

 

 Ils prennent en charge une participation à la construction et plus tard à l'entretien.

 

 

Cette participation leur donnera un certain  droit de propriété

.

de nombreux procès émailleront au cours des siècles leur rapport avec le clergé et les autres seigneurs. Ces procès pourront durer des siècles. 

 

L'orientation des églises;

 

A de rares exceptions, elles sont orientées, c'est-à-dire que leur chevet est tourné vers l'est, du côté du soleil levant. Cet usage se généralise à partir du IVe siècle.

 

C'est un souvenir des cultes solaires, etde l'antique adoration du soleil levant;

 

En Egypte et en Grèce, les fidèles se tournaient vers l'Orient pour adorer le dieu du Soleil; Morts ils se faisaient inhumer face à l'astre.

 

Dans le christianisme, le soleil n'est plus adoré comme un dieu

 mais reste symbole du Sauveur.

 

Il faut ajouter aussi que l'Orient est, en même temps que la source de la lumière,

la direction de Jérusalem.

 

C'est aussi la direction de La Mecque vers laquelle s'oriente le mihrab ( niche placée au milieu du mur du fond) des mosquées. Il indique, comme l'autel des églises,

le point de direction des prières.

 

Si les musulmans prennent grand soin d'étendre leurs nattes et tapis de prières en direction de La Mecque, les chrétiens ne croient plus que le Dieu qu'ils adorent habitent le Sinaï ou Jérusalem. Ils le considèrent comme omni présent et leurs prières  arriveront bien à destination qu'ils se tournent vers le nord ou vers le sud. Dès le IXe siècle, il a été formulé qu'il n'y avait aucune raison de se tourner dans un certain sens pour prier.

 

Mais bien qu'elle ait perdue, depuis lors, sa raison d'être, l'orientation des lieux de culte est une règle que l'Eglise n'a pas abolie.

 

Si l'Orient est considéré comme le symbole du Paradis, l'Occident ou Est  est lui considéré comme de royaume des ténèbres, de la mort.  Souvent le mur de ce côté présentera un Jugement Dernier.

 

Le Nord est la région des frimas et de l'obscurité, il est voué à Satan, au règne de la Loi. Le Sud, Le Midi d'où viennent la chaleur et la lumière évoque l'idée du Christ Sauveur.

 

Ceci s'explique en outre parce qu'en entrant les fidèles ont, en entrant dans l'église, le nord à leur gauche et le sud à leur droite. La gauche a toujours été réputée de mauvais augure. Le mot sinister a donné en français le doublet senestre-sinistre. La dextre a toujours occupé la place d'honneur

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans ICONOGRAPHIE
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