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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 17:14

ALLAIRE.Morbihan



Eglise Saint-Gaudence



1963, fourniture par Yves Dehais ; de vingt vitraux dont 2 non figuratifs.

 
Chapelle Sainte-Barbe la plus belle chapelle, XVI° siècle, édifiée en 1484, restaurée au XVIII° siècle
 Baies 2 et 4,ossèdent chacune 2 lancettes cintrée et soufflets
1953, baie Est, le Martyre de sainte Barbe.
1963,  Yves Dehais, 2 vitraux à symboles.

Chapelle Saint Etienne du Bois-Payen, XVI° siècle
1994.. 2 baies figuratives . atelier JeanPierre le Bihan, vie de Saint Etienne
 

Chapelle Saint-Eutrope XVI° siècle
 Fin XXe,  Yves Dehais,auteur des deux vitraux.

 

 

DEHAIS, Yves,         né en 1924, atelierà Nantes, école des  Beaux-arts de Nantes,44,

.
Entre en 1947 avec Nicol, à l'atelier Le Bihan-Saluden de Quimper, Finistère. Maquettiste et cartonnier.jusqu'aux années1950, puis s'installe à Nantes avec Nicol.

 

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 09:31

 BaIN EN MAUGES Maine et Loire

 

Eglise Saint-Pavin, 1893 vitraux aux scénes de la guerre de Vendée.

 

Jean et A.Clamens, travaux de1896 à 1899..Angers, Maine et Loire, 1 boulevard du roi René, 1883, ouverture de l'atelier dont le fondateur sera  Charles Thièrry, associé  à la comtesse De Walsh Serant

  Le four est installé dans les communs du château. Jean succèdera à la fin du XIX° siècle et s'adjoint un portraitiste de renom, R.V. Livache, qui est l'inventeur du viotrail commératif de la guerre de Vendée.

 

  Vitraux figuratifs,  en majorité, à petites scènes narratives sur  les épisodes de la  guerre de Vendée, le personnage principal y est Cathelineau.  Vitraux offerts  par des nobles

 

« Rends-toi ! Rends mon Dieu. »

 

«  Si j’avance, suivez-moi, Si je recule, tuez-moi. Si je meurs, vengez-moi ».

verrière dite « de l’abbé Cantiteau »

Verrière dite »de Cathelineau » 1895

Verrière dite « de Cathelineau Généralissime » 1895

Verrière dite « de Cathelineau blessé »

Verrière dite « de Stofflet »1897

Verrière dite « de Charrette »1897

Verrière dite « de la Rochejaquelein »

Verrière dite « de Lescure »

Verrière dite « de d’Elbée »

Verrière dite « de Bonchamps »

Verrières ouest du clocher,  divers portraits dont celui de Pierre Cathelineau,

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 16:04

 

 

Eglise Saint-Guénolé.

 

Cette paroisse était dédiée à Saint Evarzec, saint qui pourrait être le même que Saint Eveldoc.

Celle-ci  comme Tréflez, dépendaient de l'Abbé de Landévennec, Elle aussi relevait du Roi  et  e avait aux pâques de l'époque 1000communiants, avec ceux de Tréflez, Par communiants ont  peu entendre  quasiment: habitants., Les Pâques étant obligatoires à cette époque.                              

Chevet et sacristie 1935

 

BOITE XIXe

BOITE CREATION.  2 clichés

 

Baie du chevet, vitrerie des environs de 1935  du genre kaléidoscope

 

 

Baie 2,( seconde baie du côté droit en partant du chevet, )vitrail non figuratif  à dominantes bleues, auteur Jean-Pierre Le Bihan datant de 1960,  2 lancettes trilobées de 3 panneaux et soufflet. Deux bandes bleues  verticales sur fond bleu plus clair

 

Nef, verrières losanges, certaines  en verre  dit antique. c'est-àdire  en verre soufflé, proche des verres anciens  possédant les bulles du soufflage. Restauration de l'atelier de  JeanPierre LeBihan

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 17:16
lE VITRAIL N'EST PAS SEULEMENT  DANS NOS EGLISES UNE IMAGE,COMMEMORATIVE SOUVENT RèALISTE
IL EST SEMBLE-T-IL AUSSI, DANS CES  LIEUX, UN SUPPORT POUR VIVRE  RELIGIEUSEMENT LE SOUVENIR DES PROCHES DISPARUS QUI FURENT, ET PAROISSIENS, ET  HABITANTS,


le vitrail a-t-il été un concurrent de poids, face à la sculpture.

La place de celle-ci est dehors, en dehors, en volume,
,occasionnellement, à l’intérieur,  comme en l’église Saint-Mathieu de Quimper.

le vitrail est un à plat où la couleur, la lumière et le dessin font vivre le sujet.

Elle est civile et laïque.

Mais il ne faut pas oublier toutes  les plaques commémoratives, scellées le long des murs de nos églises, rehaussées la plupart du temps d’une Crucifixion encadrée de soldats en uniformes et dont le plus grand fournisseur dans le Léon, avec quelques incursions en Cornouaille, fut un jean LOUIS Nicolas, de Morlaix.

 Dans le  Morbihan,
  c'estLaumonier, fils, peintre verrier fit de même avec un tableau au Hézo.

Le vitrail commémoratif est religieux, avec parfois des accents régionalistes,dans les costumes.


 mais pas avec autant d’idées régionalistes que la sculpture commémorative de cette guerre 14-18, qui fut une œuvre de commande, suite à une loi demandant à chaque commune de glorifier ses héros.

Cette œuvre de commande va aux plus grands sculpteurs:, Quillivic, Boucher, Beaufils, Guérin, Lenoir ; Nicot etc.,

Celà, semble-t-il,est né d’un mouvement régionaliste qui voulait prendre l’image d’un deuil collectif face au lourd tribu de la Bretagne dans cette guerre.

Ce mouvement sculptural a voulu montrer sa présence dans le monde étatisé et centralisé des « Beaux-Arts » face à la production de série des « poilus » provenant en grande partie d’Outre-Rhin.

Face à cela, le vitrail est confidentiel, et, semble même être occasionnel.  Au coup par coup.


Mais il est lui aussi régionaliste, avec ses costumes bretons, ses civils, ses religieuses, son clergé, ses églises, ses calvaires,ses scènes de combat, sur terre, dans les airs, sur mer, où l’armée française est celle du Christ, aidée en cela par saint Michel, Jeanne-d’Arc, le Sacré-Cœur.


L’ennemi, par ses couleurs,
la composition dans le vitrail, devient le mal, le mauvais, et par là l’AntéChrist. Il fuit.

Cela est dans la logique de l’époque. Il suffit de lire les cantiques, et de parcourir le dos des images religieuses de l’époque.


Le vitrail, au premier abord, propose une expression vivante et, très souvent, une idée originale.
Il est rarement répétitif.
Il n’y a pas d’atelier spécialiste, ou,  s’il existe fait son possible pour offrir une œuvre neuve. De plus ils sont nombreux et souvent étrangers à la région.
 Mais cependant Ce vitrail reste commémoratif et historique.

Le vitrail permet, plus que la sculpture, des tableaux fascinant et même terribles, comme à Saint-Thonan, avec ses charges héroïques au sabre et à la baïonnette, ses veuves, ses enfants et ses pères en costumes.

Ce commandant,dans ce vitrail de la cathèdrale de Tréguier  coulant avec son insumersible . et son équipage. Anges apportant des couronnes ou bouées de sauvetage,noires sur rayons jaunes et oranges, sortant des nuages qui dévoilentl'architecture dontla flèche  de la cathèdrale.

Le rôle du prêtre dans cette guerre est non négligeable en temps qu’acteur. Ainsi, à Beuzec-Cap-Sizun, il soutient un soldat. A Kernilis, à Callac, il dit la messe

La croix ou le crucifix est aussi utilisé.

Il est présenté à un soldat mourant par un camarade, ou encore le soldat mourant s’agrippe au pied d’un Christ en croix. Ce sujet est repris dans les images mortuaires.



Parfois, dans le vitrail, ce n’est qu’une stèle, imitant là les monuments aux morts civils, avec les noms des victimes , Le Croisty.56

On voit même à Bussy-le-Grand. 21, le Christ ressuscitant, illuminant par sa présence un cimetière militaire.

Le rapport du vitrail aux monuments aux morts, extérieurs existe aussi.
 A Messey-Grâce, le vitrail, à travers lequel on devine le monuments aux morts extérieur, représentent les survivants de la guerre se prosternant devant Jeanne-d’Arc..

Plus réaliste, de nombreuses fois, on découvre les portraits des chers disparus, avec leur nom, incorporés dans le bas des vitraux, suivant un procédé photogravure.

A Plounéour-Trez 29, où l'on trouve en plus cette scène de camaraderie.

A Férel,
morbihan,dans son église, il y en a plus de cinquante Visagesaccompagnés de leur nom,  en médaillons.


Mais ce genre d’œuvre commémorative, en vitrail, ne date pas de la guerre 14-18.

On trouve à Lanrivain, un vitrail de 1901 sur la guerre de 1870 et à Guingamp, un vitrail de 1873 sur la même guerre avec les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul.

Dès la fin du XIXe, les guerres de Vendée ont inspiré le Vitrail.

Mais la guerre 39-45 n’a pas laissé autant de trace dans le vitrail. Le seul dans le Finistère serait, semble-t-il, à l’église Saint-Martin de Morlaix, celui commémorant la mort d’une classe d’enfant sous les bombardements.

A retenir celui de la chapelle de Ty-Mam-Doué en Quimper kERFEUNTEUN.
 

« Souvenir reconnaissant des combattants de la guerre  1914-1918 ».  En hommage au 118iéme, avec soldatS et porte drapeaux.

Dans LES lancettes des allemands fuient devant  des soldats français, la plupart habillé en bleu,

 un blessé à la tête est habillé de marron et de guêtres bleues, derrière lui un autre, sans casque comme lui, porte un uniforme marron plus foncé.
 Derrière le groupe, sous la char Renault qui dresse son  canon, un dernier est coiffé d’un caque rouge.

 Dans le ciel deux  biplans ne portant pas d’insignes de reconnaissance semblent combattre.

Un soldat, coincé entre Jeanne d’Arc en  armures et portant pavillon blanc et l’archange Michel.

Lors de l’occupation, les allemands voulaient faire déposer ce vitrail, car voir des soldats allemands poursuivis par des français et la présence de Jeanne d’Arc  était de la provocation.
 Le réalisme était poussé à l’inverse de celui d’en face : avions, tranchées, fils de fer barbelés, armement, porte drapeau, habillement.


On trouve encore, des vitraux offerts avec un texte indiquant qu’ils sont offerts par des prisonniers  DE39-45.

 C’est le Cas dans l’ église de Guidel et à Plougastel-Daoulas, chapelle de la Fontaine Blanche.

Je n’ai pas trouvé de vitraux commémoratifs de la guerre 14-18 exécutés depuis 1970, alors que ceux en sculpture voient encore le jour.


INVENTAIRE

GUERRE DE 1870.



Guingamp,22,Eglise Notre-Dame
. côté nord,unvitrail de l'atelier Fialex,du Mans daté1873,leSujet est laguerre de 1870 avec des soeurs de Saint-Vincent-de-Paul.

.

En1873,l' atelier Jean Fournier fournit à l'église Notre-Dame, 2 baies figuratives du côtè nord dont l’une sur la guerre de 1870.




1873, Fialex, 2 baies FIG, côté nord dont l’une sur la guerre de 1870.avec soeurs de

 Lanrivain, 22, chapelle Notre-Dame du Guiaudet. vitrail daté1901, oeuvre del'atelierVermonet de Reims.


Morlaix, La Salette, 29
,
   baie à 2 lancettes avec dans chaque lancette une niche  en ogive où se passe une partie de la scène sur la guerre 14-18,. A droite, un soldat habillé de bleu, est tombé sur le sol, se soutient sur son bras gauche et de la main droite  lève sa casquette rouge. A ses côtés, un  habillé de marron gît, mort. Derrière, trois soldats, sur fond d’une troupe de soldats en tenue bleue, avancent au pas de charge. Le premier à gauche est un zouave pontifical, habillé de bleu, à la ceinture rouge brandissant une drapeau  bannière bordé d’un galon d’or et à glands rouges. Les deux  soldats à côté de lui portent  costume marron et casquette rouge, et fusils à la main. Dans la niche de droite,  un officier, à cheval, habillé de bleu à la ceinture rouge , brandit son sabre. Un obus éclate sur sa droite et projette des flammes. A ses pieds, en premier plan, un prussien est par terre et essaye de se relever. Derrière  l’officier,  au soldat bleu à casquette rouge, probablement à cheval, va dans l’autre sens tenant un drapeau roulé.  En fond ciel  aux nuages rouges et orange. La  pyramide d’un clocher bleu ardoises sort des nuages sur la droite.
 


guerre  de 1870, vitrail de Clech, Etienne, Verrier et professeur au collège de Saint-Pol-de-Léon, .
 Avec un  zouave pontifical QUI passe devant la porte d’une. église. DesPrussiens sont écrasés. Du délire.....

Cela rappelle le problème des états pontificaux et de la politique impériale après 1860 .  Plus de 300 jeunes nantais s’engagent dans les rangs des Zouaves Pontificaux pour être à la disposition de Pie IX.

 Le collège de Pont-Croix,29, aurait fourni plus de 10 zouaves parmi ses élèves.


GUERRE DE 14-18


Beuzec-Cap-Sizun,
29,. Prêtre soutenant un soldat , avec texte en breton.

Bouze les Beaune, 21, « deux frères réunis dans la mort » J.P Froelich de Dijon.

Bussy Le Grand,
21, 1920. Christ ressuscité illuminant un cimetière militaire.atelier Ch.Tournel et carton de P.Louzier.

Callac, 
22,   atelier L’Eglise de Paris 1916. Messe dans les bois.

Cléguerec, 56, 1932 ; « A la mémoire des soldats » vitrail avec J. D’Arc et St Michel.

Dinan,
22,  EgliseSaint Malo.peintre verrier Champigneulles. Paris.

Douarnenez, 29, collège Saint-Blaise, 1935-1936. Un vitrail offert par les anciens maîtres prisonniers.

Férel, 56, toute la nef avec les photos des soldats disparus.

Gueltas,
56, deux photos de disparus.

 Kernilis, 29, deux scènes dont messe, Champigneulles.Paris

 Le Croisty, 56, Champigneulles,  1917,Paris. Soldat tué et parents en pleurs sur sa tombe en habits bretons..

Lezinnes, 89, 1917.Une veuve portant un soldat mort dans l’esprit d’une Piéta  symbolise la France, vers qui le Christ dépose une couronne mortuaire, le tout sur fond d’incendie.  A.Delloux de Reims.

Noyal sur Vilaine, 35, non signé. Christ et soldat mourant.

Plobannalec,29, 1929, Dagrand deBordeaux. Vitrail témoignage des costumes de Plobannalec, bigouden, d’après le guerre de 14-18 et du costume des sœurs du Saint-Esprit. Don des paroissiens sous le rectorat du chanoine Jézégou qui ne passa que 39 ans dans cette paroisse. Son portrait y est.


Plounéour-Trez, 29,Champigneulles, Paris.
Quimper,chapelle de Ty-Mam-Doué,, 29, atelier Gaudin, Paris. «  en souvenir reconnaissant des combattants de la guerre 14-18 » Les allemands, lors de l’occupation, voulaient faire déposer ce vitrail, car voir des soldats allemands poursuivis par des français et Jeanne d’Arc était de la provocation.

Quiberon 56, Eglise.. Ex-Voto bateau de guerre.  Robin 1902

Raincy,
les taxis de la marne. Maurice Denis et Marguerite Huré.


Rohan, église,mORBIHAN
baie 3,   Lorin. 2 lancettes trilobées de 4 panneaux,
le panneau inférieur porte les noms des habitants morts à la guerre.
Dans le réseau,un  quadrilobe avec la Sainte Trinité recevant un soldat  et 2 écoinçons.  Dans les lancettes Piéta,  A droite, sur une nuée laque de garance rose la Vierge Marie est assise de face. Elle porte une robe  bleu indigo qui s’étale sur la nuée. Dans ses bras et sur son corps repose de gauche à droite le corps du Christ. Elle tient une main de son fils et lève  au maximum, le visage, de profil vers la Sainte Trinité.



 A ses pieds, une tombe fruste  simplement marquée d’une croix avec la cocarde tricolore du Souvenir Français. A gauche, sur fond d’un village dont il ne reste que des ruines en flammes, un groupe de cinq personnes est assemblé  de trois quart droite auprès de la tombe. Une femme en robe de deuil dépose une couronne, Derrière elle une fillette  aux cheveux bouclés or en robe bleu outremer, la tête droite joint les mains. A côté d’elle et en arrière, un femme, robe céruleum et voile indigo a enfoui son visage dans ses mains. Puis un homme à la barbe blanche courte, en complet ou manteau marron tient une gerbe de fleurs entre ses mains ; une jeune femme l’accompagne, les mains jointes.


Saint Aignan, 56.

Saint-Thurien. 29, signégp  Dagrand. Bordeaux.  ; 80 sur 2000 habitants de tués.Baie du chevet, 1925,  vitrail commémoratif guerre 14-18 avec charge héroique et Sacré-Cœur,  brochette de costumes bretons chez les veuves et les sœurs des soldats de 14-18 . « Charge héroïque  à la baïonnette avec costume breton »

Semur en Auxois, 1920, Paul Douzier et Edmont Socar.

  Taupont, 56, Egl. 35,

Vannes, cathédrale, 56, 1920, Desjardins. Angers, Paris. Christ et poilus.

Yevres, 43, 2 verrières de Champigneulle «  soldat mourant è qui un camarade présente la croix » « Soldat mourant au pied du Christ en Croix »


Guerre 39-45.


Guidel, 56 , église , offerte par les hommes pour la protection de la villle

Morlaix, 29, Egl. St martin. Bombardement 1942.atelier le Bihan saluden Quimper peintre Noêl

Plougastel-daoulas, 29, Chapelle de la. Fontaine Blanche  «  Prisonnier de Guerre »




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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 16:00


Nativité.

Le lieu est une étable, suivant la tradition, une grotte suivant les Byzantins. On voit  parfois une campagne verdoyante.

« L’enfant Jésus est le modèle et l’ancêtre de tous les petits enfants de l’histoire de l’art. » Philippe Aries.

L’enfant Jésus est couché dans la crèche des animaux , à partir du XVe siècle, posé à terre sur de la paille, sur un linge,

 A Kergoat en Quéménéven,Finistère, dans une corbeille d’osier,

A Spézet, Finistère, à la chapelle Notre-Dame du  Crann, sur un pan du manteau de sa mère.

Il est emmailloté. «  Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche » Luc. II .7. Le XVe siècle introduit la nudité absolue.

Il est immobile, puis peu à peu, il se redresse, il bénit et va même jusqu’à sucer son pouce.

A partir du XVe siècle, le bœuf et l’âne sont tenus à distance, ils ne réchauffent pas l’enfant de leur souffle chaud.

Marie est couchée durant tout le moyen âge.

Le XVe la met à genoux, mains jointes devant son fils.

Joseph lui fait le pendant. et tient une chandelle à la main, puis le bâton.

Une étoile brille.
Un ange déroule un phylactère avec Gloria in excelsis Deo.



Brennilis la Nativité et les Rois Mages




Brennilis, finistère, XVe La Circoncision..


Le lieu est une crèche dont le mur du fond  en pierre de taille présente des brèches. Au-dessus légère charpente faite de chevrons de bois, non raboté, liés. A gauche, la Vierge, à genoux,  fait face à Joseph lui aussi à genoux. L’âne et le boeuf les séparent. Devant sue le dessus d’un panier d’osier, l’enfant Jésus, tout nu,  est posé sur un linge tombant jusqu’à terre des deux côtés.
 Ils fuient vers l'Egypte.

Gouézec, 29, XVIe, Chapelle Notre Dame de Tréguron Finistère


. Le sujet  est simplifié, et, aussi, très restauré. (ici photo en noir

Marie et Joseph entourent l’enfant Jésus qui repose dans un panier rempli de paille. Marie  a les mains jointes, Joseph les mains ouvertes et écartées. L’âne braie à côté du bœuf qui réchauffe l’enfant de son soufle. On ne voit que leur tête. Derrière le mur, deux bergers, la houlette avec eux, dépasse le mur sur lequel leurs mains s’accroche. Seule la moitié de leur visage dépasse. Au dessus un phylactère avec Gloria in exelcis Deo.( pour les bergers voir en Spézet,  à la chapelle Notre Dame du Crann et la nativité de la baie 3.)

Moncontour. Côte d'Armor, XVIe.



Il s’agit ici d’une grande Nativité, où apparaît , ce qui est plutôt rare,le seigneur donateur de ce vitrail qui  serait un dénommé Claude de France,

accompagné dans ce don d'un Jacques de la Motte.




 regroupant bergers, rois mages, anges, dans un décor de pilastres, de guirlandes, de porches renaissances, sur cinq panneaux. Tout cela avec une débauche de couleurs rouges , vertes jaunes et bleues. Dans tout cela, l’enfant Jésus disparaît, de plus très effacé, la grisaille ayant disparue.
Les deux premiers personnages en commençant par le bas et les moins importants pour l’histoire sont d’abord un ange, à genoux dans une robe rouge aux gravures en étoiles, en filets de perles et graphismes de courbes. Il porte de la main gauche un cierge allumé, la droite tombant le long du corps. En face de lui, un petit personnage à tête d’homme aux cheveux longs et roux, qui est en fin de compte un second ange vêtu de blanc aux ailes certes, portant de la main droite un bougeoir. Le tête  est une repique.

Au centre, Marie et Joseph,
ici tous les deux nimbés, de jaune pour Marie, rouge pour son époux. La Vierge est debout, ; si l’on tient compte de l’ampleur de sa longue robe bleu. Il est vrai qu’une certaine perspective est donnée au panier d’osier où repose l’ Enfant. Elle joint ses mains, sa tête est ronde, sans voile sur les cheveux jaune. Joseph, à moitié caché par un roi mage, Il porte barbe, moustache et cheveux noirs, assez longs, tombant sur le front. Il est habillé de rouge. Est-ce lui qui tient dans une main gauche un petit objet proche d’un petit cierge ? de l’autre main tient-il son bâton ? A gauche de la Vierge, sur une pièce très effacée, Apparaît le bœuf.

Le groupe des rois mages prend la partie droite et le deuxième panneau de l’extrême droite. Le premier est à genoux, un objet à la main, il porte un sabre et divers colliers. Sa robe en verre rouge est semée de gravures de perles. Dans la bas, entre deux filets, toujours en gravure, on peut lire:
A. VE.MTRIA.GR,
possible Ave maria Gratia. Son chapeau couronne est posé par terre ? Il porte barbe grise à deux petites pointes, Ses cheveux sont distribués en grosses ondulations, l’œil est vif, le nez fin et  pointu. Tout cela est travaille à la grisaille grise et à la sanguine.…
Le second roi mage est noir de visage et porte un chapeau rouge au large rebord aux gravures perlées, sur lequel est posé une couronne et un nœud de tissu vert. Chemise ou robe jaune, manteau vert doublé de rouge, il offre un grand calice.  Le troisième sort d’une tente à pavillon dressée dont deux anges vêtus de blanc et aux ailes rouges soutiennent ou ouvrent les courtines d’étoffe de couleur rouge, doublée de verre et ornées de galons d’or  portant sur la face extérieure un graphisme de filets gravés composant des carrés au milieu desquels est gravée une grosse perle. Type de tente que l’on retrouve dans les Arbres de Jessé.  Grand chapeau avec couronne il porte de la main gauche un vase avec couvercle de grande taille, tandis que la droite est ouverte. Manteau rouge sur robe bleu, le bas de son corps passe derrière le donateur et son saint patron.

La Circoncision 


Les autres personnages sont des bergers, au nombre de six. Certains regardent le ciel où voltigent des anges, d’autres sur la droite s’extasient.
Autre étape: la Circoncision

suivi de la fuite en Egypte avec les anges qui ici offriraient des fruits à l'enfant, action que l'on retrouve à Pont-Croix, ci-dessous.
Elle est une copie d'une gravure  de Durer avec un arbre fruitier à la place des palmiers - la seule dans la région aussi proche de la gravure et en rappel de la légende dorée.






A la chapelle de Kergoat en Quéménéven, dans sa Nativité, il ,y a la présence d'une personne sur la gauche qui peut-être une sage-femme.Sur la droite des anges


















Eglise  Saint-Mériadec
de Stival en Pontivy, Morbihan, la Circoncision


 


 Saint Thuriau, Morbihan chapelle de Gohazé.photo noir et blanc





Un tronc d’arbrisseau, à peine équeuté, passe au milieu de la scène. Il soutient la charpente de l’étable L’espace de droite est réservée à l’enfant Jésus posé sur un lange posé à même le sol, ici ce sol est fait d’un motif décoratif à base de triangles jaunes et noirs. Au dessus , parallèle au couchage de l’Enfant, la mangeoire de forme rectangulaire et peu profonde du boeuf et de l’âne, où les têtes plongent. De l’autre côté, au premier plan Marie à genoux les mains jointes. Ses long cheveux sortent à la hauteur du coude de dessous son voile. Derrière Joseph, non nimbé, tient la pomme de sa canne des deux mains.

. Au premier plan une grosse lampe à huile allumée indique que la scène se passe la nuit. A la droite un ange assis par terre tient un violon de la main gauche et montre l’enfant Jésus de la main droite. Celui-ci, tout nu, est posé horizontalement, dans un panier d’osier, sur un linge qui déborde des deux côtés. Une lumière jaune s’irradie de sin corps. Joseph, les mains, paumes ouvertes, le regard perdu dans l’infini, est près du bébé alors que Marie est derrière. Un ange se tient debout sur la gauche, les mains jointes. L’âne et la bœuf réchauffent l’Enfant.



Inventaire des nativités de Bretagne.

.
Brennilis XVe.  Concarneau,XVe. Ergué- Gabéric,, 29, église XVIe + Kerdevot 1489. Gouézec, 29, N.D. de Tréguron, XVIe. , Gouézec, 29 N.D.des trois Fontaines. XVIe.,+ Tréguron XVIe. Guengat,29, 1528 . Les Iffs, 35 VD ? Lantic, 22, XVe . ... Malestroit, 56, XVe. Moncontour, 56, XVIe Paule, 22, 1526 ; Ploubezre. 22, Ch. ND de Kerfaoues.1469. Pont-Croix, 29, XVIe.. Quéménéven, Kergoat.29, baie 8 XVe.   Remungol- N.D.des Fleurs. 56. VD ?. Rochefort en Terre, 56, ch. du Château. XVIe, emmailloté. Saint-Thuriau XVe Ch. du Gohazé. Spézet, 29,  N.D du Crann. XVIe.  Stival, 56 . VD.

 Trégunc, 29,  ChapelleNotre-Dame.de Kerven.O% où dans la baie du chevet on trouve du XVI°siècle La fuite en Egypte
                                                                                    et L'adorations des Mages.



On relève que la Nativité du  Crann en Spézet est proche de celle de Tréguron en Gouézec

Celles d’Ergué-Gaberic, église,  celle de Guengat, 1528,  celle de Gouézec, et.ND de Tréguron sont très proches

complément sur le blog  jeanpierrelebihan2

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 08:51
LOCOAL-MENDON, Morbihan, église Saint-Pierre.reconstruite en début du XVIII°siècle.puis restaurée au XIX°siècle.Cette paroisse semble exister dès le XIV° siècle.

Mendon relevait du Roi et fut absorbée par" Locohal." La Révolution y est malheureusement passée, particulièrement du côté édifice.

Cette église paroissiale Saint-Pierre est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques,  du moins en partie.

                            LES VITRAUX.



La baie du chevet, est composée de  5 lancettes trilobées  surmontées d'un réseau de mouchettes d'anges autour d’un quadrilobe avec lun Père éternel.
,

  l'auteur en est l'atelier Lux FournierdeTours, il est daté  de 1893. ©


L

Le Sujet en est la  Naissance de la Vierge,
Le lieu est une pièce où un lourd rideaux de couleur chaude qui descend depuis les pieds droits des lancettes, laissant apparaître sur un fond bleu une possible Jérusalem.
 Un ange probablement envoyé par le PèreEternel descend vers l'enfant 1
celuici, dans les bras d'une vierge tandis que deux autres préparent le bain de la Vierge Marie; l'une un lange en main, est prête à l'essuyer, l'autre versant de l'eau dans un bain.

Anne, nimbée, est assise sur son lit ;De nombreuses personnes assistent à cette scène, dont probablement à gauches les trois soeurs de Marie.





   La baie du  transept sud,  présente ici aussi un vitrail de Fournier, de la même époque. ce peintre verrier y présente la Vierge Marie entourée de ses parents , sainte Anne et Joachim.Joachim et Anne.Don de la famille Gahinet. Au côté nord de ce transept on peut voir saint Pierre, patron de l'église et saint Joseph futur époux de Marie.Les donateurs en sont les mêmes.

Dans la nef, 
 face à un saint Isidore, oeuvre de l'atelier Laumonier de Vannes, se trouve un vitrail de l’atelier Le Bihan Saluden de Quimper,  daté de 1948,dont le sujet est l’apparition de la vierge à Nicolazic.  Le cartonnier étant André Noêl



Dans lcertaines baies du fond de l'église, le peintre verrier  Laumonier présente cette fois ci un saint Isidore  en prière. devant une statue installée dans un petit oratoire en bois accroché à un arbre.
Durant ce temps des anges s'occupent de ses boeux.Un voisin  ne peut s'empécher de le surveiller. , 

Les -auteurs des vitraux

André Noêl,
peintre et cartonnier habitant Paris rue  Saint-Séverin, ami de la famille Sérusier,école de Pont-Aven? travaille ausi avec d'ivers peintres verriers dontJacques Simon de Reims
Entre comme cartonnier auprès de l’atelier le Bihan–Saluden,  ami aussi des Sérusier, mené par Yves Le Bihan. Atelierqui s’ouvre à Quimper , dès la libération, Celui de Brest  tenu par Madame Anna Saluden depuis 1907 ayant été démoli lors des bombardements.
Extrait du courrier entre cette artiste et yves le Bihan  archives le bihan-Saluden.

Le 7 juin 1948,
je reçois aujourd'hui votre demande de maquettes pour Mendon auxquelles je vais me mettre sans tarder afin que vous les ayez pour le 29. Mais avez-vous quelques renseignement ou image sur l'apparition de Nicolazic?Je n'ai sur lui qu'une carte que vous m'avez envoyé, vitrail de Saint-Anne d'Auray. je ne trouverai rien sur lui à Paris.Il y a peut-être quelque détail à obsrver concernant cette scène. J'ai cherché les "saints bretons"  d'Albert Le Grand. Ce gros ouvrage est proposé à Paris à 1500? et un petit opuscule sur les saints guérisseurs.
Je n'attendais pas votre réponse sur Nicolazic pour m'y mettre. Pouve-vous me dire comment se présente cette église de Mendon, J'ai cherché les projets de quelques saints pour graver sur bois. Je cherche maintenant le bois, je tacherais de vous envoyer quelques choses pour ce projet.
Le 24 juin;
Je vous adresse les 2 maquettes pour Mendon. J'espère qu'elles plairont.

Le 7juillet 48. J'aiprésenté la maquette de Ste Anne apparaissant à Nicolazic. Elle est acceptée, telle qu'elle est. Vous pouvez donc faire les cartons.Le Recteur m'a demandé une chose:C'est exposer la maquette dans son église. Voulez-vous donc me faire une réplique que vous m'enverrez et que je lui transmettrai encadrée.



Laumonier    Ernest, 
   mort en 1920, originaire de Parthenay, 44. Atelier à Vannes, 56, rue du roi René, puis rue du Menez,activitè 1881-1914.
    EN TËTE DE PAPIER : Vitraux Artistiques  en lettres gothiques avec médailles d’argents à Vannes 1863 et Nantes 1866.



Fournier,   Julien, et Lux    Tours,
le premier vers1835-1896, le second,1882-1940.Julien travaillait en collaboration avec un verrier nommé Clément après 1874. On le trouve aussi avec Fialeix, verrier du Mans.
L'atelier fut la figure la plus marquante du vitrail  XIXe dans la Morbihan, par sa quantité, près d'une vingtaine d'édifice, et par la qualité de certaines oeuvres du père,






APROPOS DE SAINTE-ANNE;


Sainte Anne aurait  eu 3 filles de 3 mariages qui auraient eu comme nom Marie, 3 filles dont la Vierge..
Elle n’a aucune source dans les prophéties de l’Ancien Testament, ni dans les Evangiles. Elle est mentionnée au XIIIe siècle dans la Légende Dorée. Elle ne fut popularisé qu’en 1406 après la vision d’une nonne mystique de Corbie, sainte Colette, qui devint abbesse d’un couvent de clarisses à Grand. C’est là que sainte Anne, avec ses trois filles lui serait apparue.

 


1. L'Ange est probablement celui qui s'adressa à Joachim lui disant qu'il était envoyé par leSeigneur qui avait  bien entendu les reproches qu'on lui faisait à cause de sa stérilité. "il annonce aussi que Anne ta femme te donnera une fille que tu appelleras Marie."  page.495 de la Légende Dorée.

Pour plus d'ouverture sur cette légende dorée  : http:/jeanpierrelebihan2.overt-blog.com







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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 11:24
Languidic, église, sous l'invocation de saint Aubin, qui serait né en cette paroisse en 469, d'une famille noble..

Choeur. Verrières figuratives de l'atelier Denis, Nantes, 1879

Bras sud du transept.  4 lancettes trilobées de 7 panneaux et réseau composé de 2 oculus à 5 lobes, une rosace de 8 lobes et 15 écoinçons. La Jérusalem Céleste » 1980,  auteur Million

Bras Nord du transept, 4 lancettes trilobées de 7 panneaux et réseau composé de 2 oculus à 5 lobes, une rosace de 8 lobes et 15 écoinçons. La Création,du même Milon.
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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 18:08


Eglise Saint-Melaine


 


1878, 
Founiture de vitraux   par l'atelier Champigneulles de Bar le Duc  18 baies, baies hautes, 100, 101, 102,
baies basses 0,1,2,3,4,5,6,7,8,9,10, grisaille claire

 Il s'agit des baies hautes dures  dans le styles du XIIe siècle pour les basses, et grisailles rouge et brune pour les baies hautes. Signées et datées de Bar-le-Duc.

Les baies 11, 12, 13, 14,15, 17, 103,104,105, 106, 107, 108 sont des œuvres des années  1920/1930, sans grand intérêt où le verre dépoli occupe une grande place.

 Bras sud du transept


Christ Roi et Vierge couronné





Bras nord du transept, un moine et un évêque

 La nef comportait avant les vitraux de l'atelier’HSM  de Quintin une vitrerie borne en verre blanc      

Nef, bas-côtés, Concours 1984, J Vitraux non figuratifs répétitifs HSM.

Dans la tour, verrière symbolique avec pélican entre  poissons et fruits ( fruit de la mer, fruits de la terre., verre et plomb, sans grisaille, non signé, non daté, mais possible 1945/50

Sacristie, 6 belles baies en verre blanc et plomb au graphisme intéressant au filet en accordéon, entre autres « bâton rompu au tranchoir ».
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