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Jeudi 12 novembre 2009
MONUMENTS AUX MORTS 14-18


Pour ce sujet, le vitrail a-t-il été un concurrent de poids, face à la sculpture ?

La place de celle-ci est dehors
,occasionnellement, à l’intérieur,  comme en l’église Saint-Mathieu de Quimper.

Elle est civile et laïque.

Mais il ne faut pas oublier toutes  les plaques commémoratives, scellées le long des murs de nos églises, rehaussées la plupart du temps d’une Crucifixion encadrée de soldats en uniformes et dont le plus grand fournisseur dans le Léon, avec quelques incursions en Cornouaille, fut un jean LOUIS Nicolas, peintre verrier, de Morlaix.

 Dans la  Morbihan,
 Laumonier, fils, peintre verrier fit de même avec un tableau au Hézo.

Le vitrail commémoratif est religieux, avec parfois des accents régionalistes,
mais pas avec autant d’idées régionalistes que la sculpture commémorative de cette guerre 14-18, qui fut une œuvre de commande, suite à une loi demandant à chaque commune de glorifier ses héros.

Cette œuvre de commande va aux plus grands sculpteurs:, Quillivic, Boucher, Beaufils, Guérin, Lenoir ; Nicot etc.,

Celà est né d’un mouvement régionaliste qui voulait prendre l’image d’un deuil collectif face au lourd tribu de la Bretagne dans cette guerre.

Ce mouvement sculptural a voulu montrer sa présence dans le monde étatisé et centralisé des « Beaux-Arts » face à la production de série des « poilus » provenant en grande partie d’Outre-Rhin.

Face à cela, le vitrail est confidentiel, et, semble même être occasionnel.  Au coup par coup.


Mais il est lui aussi régionaliste, avec ses costumes bretons, ses civils, ses religieuses, son clergé, ses églises, ses calvaires,ses scènes de combat, sur terre, dans les airs, sur mer, où l’armée française est celle du Christ, aidée en cela par saint Michel, Jeanne-d’Arc, le Sacré-Cœur.


L’ennemi, par ses couleurs,
la composition dans le vitrail, est le mal, le mauvais, et par là l’AntéChrist. Il fuit.

Cela est dans la logique de l’époque. Il suffit de lire les cantiques, et de parcourir le dos des images religieuses de l’époque.


Le vitrail, au premier abord, propose une expression vivante et, très souvent, une idée originale.
Il est rarement répétitif.
Il n’y a pas d’atelier spécialiste, ou,  s’il existe fait son possible pour offrir une œuvre neuve. De plus ils sont nombreux et souvent étrangers à la région.
 Mais cependant Ce vitrail reste commémoratif et historique.

Le vitrail permet, plus que la sculpture, des tableaux fascinant et même terribles, comme à Saint-Thonan, avec ses charges héroïques au sabre et à la baïonnette, ses veuves, ses enfants et ses pères en costumes.

Le rôle du prêtre dans cette guerre est non négligeable en temps qu’acteur. Ainsi, à Beuzec-Cap-Sizun, il soutient un soldat. A Kernilis, à Callac, il dit la messe

La croix ou le crucifix est aussi utilisé.

Il est présenté à un soldat mourant par un camarade, ou encore le soldat mourant s’agrippe au pied d’un Christ en croix. Ce sujet est repris dans les images mortuaires.



Parfois, dans le vitrail, ce n’est qu’une stèle, imitant là les monuments aux morts civils, avec les noms des victimes , Le Croisty.56

On voit même à Bussy-le-Grand. 21, le Christ ressuscitant, illuminant par sa présence un cimetière militaire.

Le rapport du vitrail aux monuments aux morts extérieurs existe aussi.
 A Messey-Grâce, le vitrail, à travers lequel on devine le monuments aux morts extérieur, représentent les survivants de la guerre se prosternant devant Jeanne-d’Arc..

Plus réaliste, de nombreuses fois, on découvre les portraits des chers disparus, avec leur nom, incorporés dans le bas des vitraux, suivant un procédé photogravure. a Plounéour-Trez 29. A Férel,56 il y en a plus de cinquante en médaillons.

Mais ce genre d’œuvre commémorative, en vitrail, ne date pas de la guerre 14-18.

On trouve à Lanrivain, un vitrail de 1901 sur la guerre de 1870 et à Guingamp, un vitrail de 1873 sur la même guerre avec les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul.

Dès la fin du XIXe, les guerres de Vendée ont inspiré le Vitrail.

Mais la guerre 39-45 n’a pas laissé autant de trace dans le vitrail. Le seul dans le Finistère serait, semble-t-il, à l’église Saint-Martin de Morlaix, celui commémorant la mort d’une classe d’enfant sous les bombardements.

On trouve encore, des vitraux offerts avec un texte indiquant qu’ils sont offerts par des prisonniers  DE39-45.

 C’est le Cas dans l’ église de Guidel et à Plougastel-Daoulas, chapelle de la Fontaine Blanche.

Je n’ai pas trouvé de vitraux commémoratifs de la guerre 14-18 exécutés depuis 1970, alors que ceux en sculpture voient encore le jour.


INVENTAIRE

GUERRE DE 1870.



Guingamp,22,Eglise.unvitrail de l'atelier Fialex,du Mans daté1873.Sujet guerre de 1870 avec des soeurs de Saint-Vincent-de-Paul.

 Lanrivain, 22, chapelle Notre-Dame du Guiaudet. vitrail daté1901, oeuvre del'atelierVermonet de Reims.


Morlaix, La Salette , 29,  guerre  de 1870, Ceach . Avec un  zouave pontifical QUI passe devant la porte d’une. église. DesPrussiens sont écrasés, du délire.

Cela rappelle le problème des états pontificaux et de la politique impériale après 1860 .  Plus de 300 jeunes nantais s’engagent dans les rangs des Zouaves Pontificaux pour être à la disposition de Pie IX.

 Le collège de Pont-Croix,29, aurait fourni plus de 10 zouaves parmi ses élèves.


GUERRE DE 14-18


Beuzec-Cap-Sizun,
29,. Prêtre soutenant un soldat , avec texte en breton.

Bouze les Beaune, 21, « deux frères réunis dans la mort » J.P Froelich de Dijon.

Bussy Le Grand, 21, 1920. Christ ressuscité illuminant un cimetière militaire.atelier Ch.Tournel et carton de P.Louzier.

Callac,  22,   atelier L’Eglise de Paris 1916. Messe dans les bois.

Cléguerec, 56, 1932 ; « A la mémoire des soldats » vitrail avec J. D’Arc et St Michel.

Dinan, 22,  Eglise. Saint Malo.peintre verrier Champigneulles. Paris.

Douarnenez, 29, collège Saint-Blaise, 1935-1936. Un vitrail offert par les anciens maître prisonniers.

Férel, 56, toute la nef avec les photos des soldats disparus.

Gueltas, 56, deux photos de disparus.

 Kernilis, 29, deux scènes dont messe, Champigneulles.Paris

 Le Croisty, 56, Champigneulles,  1917,Paris. Soldat tué et parents en pleurs sur sa tombe en habits bretons..

Lezinnes, 89, 1917.Une veuve portant un soldat mort dans l’esprit d’une Piéta  symbolise la France, vers qui le Christ dépose une couronne mortuaire, le tout sur fond d’incendie.  A.Delloux de Reims.

Noyal sur Vilaine, 35, non signé. Christ et soldat mourant.
Plobannalec,29, 1929, Dagrand deBordeaux. Vitrail témoignage des costumes de Plobannalec, bigouden, d’après le guerre de 14-18 et du costume des sœurs du Saint-Esprit. Don des paroissiens sous le rectorat du chanoine Jézégou qui ne passa que 39 ans dans cette paroisse. Son portrait y est.


Plounéour-Trez, 29,Champigneulles, Paris.
Quimper,chapelle de Ty-Mam-Doué,, 29, atelier Gaudin, Paris. «  en souvenir reconnaissant des combattants de la guerre 14-18 » Les allemands, lors de l’occupation, voulaient faire déposer ce vitrail, car voir des soldats allemands poursuivis par des français et Jeanne d’Arc était de la provocation.

Quiberon 56, Eglise.. Ex-Voto bateau de guerre.  Robin 1902

Raincy, les taxis de la marne. Maurice Denis et Marguerite Huré.


Rohan, église, 56,  Dagrand. Bordeaux.

Saint Aignan, 56.

Saint-Thurien. 29,  Dagrand. Bordeaux.  Charge héroÏque au sabre et à la baïonnette avec costumes bretons ; 80 sur 1000 habitants de tués.

Semur en Auxois, 1920, Paul Douzier et Edmont Socar.

  Taupont, 56, Egl. 35,

Vannes, cathédrale, 56, 1920, Desjardins. Angers, Paris. Christ et poilus.

Yevres, 43, 2 verrières de Champigneulle «  soldat mourant è qui un camarade présente la croix » « Soldat mourant au pied du Christ en Croix »


Guerre 39-45.


Guidel, 56 , église , offerte par les hommes pour la protection de la villle

Morlaix, 29, Egl. St martin. Bombardement 1942.atelier le Bihan saluden Quimper peintre Noêl

Plougastel-daoulas, 29, Chapelle de la. Fontaine Blanche  «  Prisonnier de Guerre »




Par Jean Pierre Le Bihan - Publié dans : vITRAUX XIX° et XX°
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Mercredi 11 novembre 2009



PIERRE LE CALVEZ


Pierre le Calvez, né en 1886, époux de Paulle lazennec.
 
Capitaine au Long Cours, lieutenant à bord du Belle-Ile, cargo de la compagnie Transatlantique,

S'engage comme volontaire au 21ième régiment Colonial comme lieutenant,

Est tué, à l’ennemi ,comme capitaine,  en Champagne, le 27 septembre 1915 âgé de 29ans.


 Leur mère, Madame Angèle Le Calvez, tiendra toute sa vie un magasin d’épicerie et de boissons rue du Commerce.à Landerneau, Finistère.


Ses lettres.

lettre du 1er juin 1915





Sur carte postale avec « église de Presl » (Aisne) collection guerre 1914-1918 ;
Cher tante, un mot pour vous dire que je suis toujours en  bonne santé et que je désire que vous soyer de même, ainsi que Anna et Auguste et les enfants. J’ai su par Le Dreff que Hippolyte été en permission, tant mieux pour lui . quant à mois j'aurais du aller aussi aujourd’hui même, mais comme vous le savez d’après les journaux de la manière qui sa marche, je ne suis pas prêt d’y aller. Le bonjour à toute la saint famille , embrasser les enfants pour moi. Votre neveu qui vous la serre cordialemment la main. Pierre.
Cette lettre est adressée à Madame  Saluden.
L’orthographe est d’origine.

13 août 1915 ; carte-lettre- correspondance militaire


ma chère maman.
Je viens donc de passer quatre jours avec Paule et cela compense notre déception d’Amiens. comme il n’était pas facile de la faire venir jusqu’à Chalons, nous avons passé notre congé à Epernay. Maintenant  j’attendrai ma permission  avec un peu plus de patience. J’ai reçu ton colis contenant des cigares. Je te remercie beaucoup ma chère maman. Paule m’adit que j’étais un enfant gâté et elle a raison. Ce sont les cigares que l’on apprécie le plus ici car l’on s’ennuie tellement que l’on fume constamment. Nous faisons des boyaux et des boyaux toutes les nuits et l’on se repose dans la journée. Cela n’a rien d’amusant et je préfèrerai aller aux tranchées. En fin  à la guerre, il faut savoir tous les métiers.
Embrasse bien Anna  et les enfants.. à Auguste. Bonjour à toute la famille et connaissance.
Ton fils qui t’embrasse affectueusement.


Note : Paule est son épouse et il est lieutenant au 21ième colonial .Dans le civil, Il est lieutenant aux longs cours. Anna est sa sœur, Sa mère s'appelle aussi Anna et est l'épouse d’Auguste. Les enfants sont : Louise-Anne et Pierre, nés en 2909 ET 1910. Ce dernier mourra en Indochine comme Capitaine.

Le 24 Février 1915.

Carte-lettre au logo France d’abord, enserrant deux drapeaux tricolores.

Ma chère maman.

Je suis au repos depuis deux jours et je ne repars aux tranchées qu’après demain. Mon dernier séjour en premières lignes n’ a duré que cinq jours dont deux en contacts avec des boches. Il ne se passe rien d’intéressant pour le moment dans la région où je me trouve. Il n’en est pas de même à quelques  kilomètres, sur notre droite où ils s’envoient des pruneaux continuellement. Je me porte très bien et vois bientôt le printemps qui va arriver. Les tranchées sont très boueuses et quand on revient au cantonnement, l’on est sale, dégoûtant. Après un bon bain, l’on ne se reconnaît plus.

Bons baisers de ton fils qui t’aime. Pierre
Embrasse bien Anna et les enfant pour moi.


Le 20 Aoùt 1915.
Lettre-carte. Correspondance militaire.

.

Ma chère maman, 
J’ai reçu ton colis de gâteau, aujourd’hui et je t’en remercie. Le mors est superflu, car je n’ai plus de cheval. Je ne commande plus la compagnie depuis quelques jours car il est venu des capitaines du dépôt et  j’ai donc naturellement repris mes fonctions de lieutenant   j’aime  mieux cela, car dans les opérations futures, je préfère avoir la responsabilité de 50 hommes que 2OO. Il fait plutôt froid ici, surtout la nuit et nous sommes dehors presque toutes les nuits. Nous allons aux tranchées le 24 pendant 12 jours. Le secteur est tranquille pour le moment et l’on sera aussi feureux là qu’ici.
Embrasse bien toute la famille pour moi. Bien le bonjour aux amis, voisins et connaissances.
Ton fils qui t’embrasse de tout cœur.
Pierre .


 Il meurt le 25 septembre 1915 à Massiges

Par Jean Pierre Le Bihan - Publié dans : famille de peintres vitriers
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Mercredi 4 novembre 2009
KERLOUAN  COMPLEMENT PHOTOS VITRAUX EGLISE

Eglise Saint-Brevalaire, 1864



; Les vitraux de l’église de Kerlouan,


Bulletin paroissial, n° 167, 1967, p. 3 et 4
Hekleo Herlouan, bulletin paroissial, janvier 1977,p.78


   Les vitraux de cet édifice subirent des dégats  suites à la guerre 39-45 et furent restaurés par la suite.

 « 3 superbes vitraux de Léopold de Lobin et 12 plus petits de Léon Payan figurent des scènes de la vie des saints de la Bretagne » le Guennec

(Ces deux lignes ne sont  pas exactes car  les saints de ces vitraux ne sont , pas tous, spécifiquement de Bretagne)

Leurs auteurs des vitraux sont  divers, les plus anciens de 1875, les plus récents de 1949.


De 1904, 10 fenêtres de l'atelier Payan-Guyonnet et
la Société artistique de peinture sur; Verre.fournissent 1O fenêtres


Baie 0,
c'est à dire la baie du chevet. C'est à partir d'elle que sont numérotées les baies,  à droite 2 4 6 8 1O etc, à gauche 1 3 5 7 ...

Cette baie présente   3 lancettes trilobées de 8 panneaux chacune,  le réseau est composé de 3 quatre-feuilles et 4 écoinçons.Le sujet:

 La Résurrection

Elle est probablement  du peintre verrier Hervé Laurans,de .Lanhouarneau.Finistère Cette baie a subi une restauration vers 1970.
La  scène est inscrite sur la totalité des panneaux,  les 3 du bas offrent un socle néo gothique et les 9 du haut ,trois dais néo gothiques à fleurons, les deux demi colonnes montent sur les bords des première et dernière lancettes.

 Le Christ quasiment grandeur nature,  est vêtu d’un manteau blanc très vague, les bras en Y, Il s’envole dans une nuée blanche sur un ciel bleu et tourne le visage de trois quart droite, Ce visage est accompagné d’un  grand nimbe, de rayons de lumière  jaune De la main droite, il tient en oblique le pavillon de Résurrection, de couleur rouge à deux pans et portant en gravure une croix jaune. Le Christ est sorti de son tombeau, son pied gauche à la hauteur de la ceinture des gardes. sans armures mais pantalons et vestes de couleurs vives. Quatre gardes,  dont deux à terre, se lèvent. Dans le réseau grisaille.


Laurans, Hervé,    peintre verrier XIXe, né à Lanhouarneau, 29, en 1828, où il exerça après avoir sûrement appris le métier, ailleurs, ou du moins des rudiments de technique. En 1872, lors d'un recensement à Lanhouarneau, il employait 3 ouvriers et un apprenti,, dont un François Cabon, peintre verrier à Lanhouarneau en 1896, ainsi que Jean Le Goff et Louis Carrère se déclarant aussi peintres verriers.Hervé Laurans est mort en 1873




Baie 2, seconde baie sur la droite. Vitrail de l'atelier Lobin-Florence, 1875., baie à 2 lancettes trilobées à 4 panneaux chacune,  quatrefeuille dans réseau.  les 4 panneaux hauts offrent 2 dais à pinacles et fleurons. Les 2 panneaux du bas le socle de la niche. l
’Apparition du Sacré-Cœur à Marguerite Marie Alacoque.  Dans la lancette de gauche, sur un fond d’arbre, le Christ, de trois quart droite, apparaît sur une nuée blanche. Il porte une chemise blanche à collet rond noir, une robe rouge et un manteau crème, accroché à la taille et remontant très haut derrière lui. Dans l’autre lancette marguerite marie  est à genoux sur l’herbe, de profil gauche, les deux mains ouvertes. Derrière nature et montagne bleue
.

Florence, Jean Prosper, Atelier actif de 1883-1917 à Tours,
Florence et Cie, 36, rue Mirabeau, 35, rue des Ursulines, 17, rue Aviseau. Frère de l’épouse de L.L.Lobin, collaborateur de Lobin dès 1874, avant de  lui succéder en 1892,



Baie 3,  troisième baie sur la gauche;
 Date: 1949,
 Sainte Anne, et les saints Bretons,

le peintre est André Noël, Il travaille pour  L'atelier le Bihan-Saluden,de Quimper Finistère DesTextes en breton sont posés sur cr vitrail.

C'est un  baie à 3 lancettes trilobées de 9 panneaux et  réseau de 3 quatre-feuilles.
 Lancette A, au-dessus des armoiries de l’évêque nous avons:
 saint Eneour,  présenté de profil gauche, en moine, assis sur un muretin rouge, en train de lire dans un livre ouvert ; puis saint Ildut, en évêque,
 de face ;  saint Hervé, de trois quart droit, avec sa canne et son loup tenu de la main droite ; en évêque, crosse à l’extérieur, de face, la tête penchée sur droite et vers le bas et bénissant, Derrière lui, un édifice roman ; au-dessus armoiries. Le tout sur fond bleu. Ce fond se retrouvera sur les 3 lancettes.
Lancette B. barque,  voile au tiers, vent arrière, dans les cailloux et une mer verte, sans occupant,  laissant traîner un filet, croix au bout du mat, étoiles dans ciel bleu :

saint Yves entre le riche et le pauvre sur un fond de  la cathédrale de Tréguier :

 sainte Anne avec Marie, couronnée et jeune, portant l’enfant ; derrière, arbre aux troncs violet roux avec feuilles et  Crucifixion blanche. Sur phylactère, texte : SANTEZ ANNA PATRONEZ BREIZ IZEL.

Lancette C.  armes papales ; saint Goulven, en évêque, la tête penchée vers un homme infirme qu’il bénit ; saint Guinal, en abbé, la crosse  de la main droite et une abbaye dans la main gauche. Son visage,  trois quart gauche regarde son offrande. :  Saint Sez, en évêque le visage penchée de trois quart gauche regardant des flammes qu’il portent de ses deux mains : armoiries. Réseau avec symboles.



Baie 4, 
quatrième baie sur la droite. 3 lancettes trilobées de 9 panneaux chacune et réseau de trois quatre-feuilles, :auteur: Lobin-Florence 1875. Les 6 panneaux hauts offrent 3 dais à pinacles et fleurons sur fond de grisaille, le socle occupe les 3 panneaux et  3 demi du bas. 

Dans un fauteuil posé au haut de trois hautes marches recouvertes d’un tapis rouge, Marie , couronnée, est assise,
le visage de trois quart gauche,
 Elle est penchée vers.  saint Dominique et lui tend un rosaire

Elle revêt  une robe rose sous un manteau bleu, l’enfant Jésus à sa droite, en robe blanche. Dans la lancette de gauche,
saint Dominique, un genoux en terre, de profil droit, tend la main gauche pour recevoir ce rosaire. .
 Appuyé contre la jambe gauche de Marie,. l’enfant Jésus debout en robe blanche  tend la main gauche vers sainte Catherine de Sienne. Sa mère  pose délicatement sa main droite sur son épaule.

Sainte Catherine de Sienne,
dans la lancette de droite,  est à genoux la main gauche tendue vers l’enfant.. derrière ciel bleu sur lequel deux anges, un rouge et un vert, tiennent un long phylactère.

En dehors de ces anges et du ciel,on trouve,  ici,le même carton qu’à l'église de Combri
t.Finistère

Baie 5
,
Cinquième baie à gauche. AtelierLéon Payan, baie à 2 lancettes trilobées à 4 panneaux chacune,  quatrefeuilles dans réseau.  les 4 panneaux hauts offrent 2 dais à pinacles et fleurons. Les 2 panneaux du bas ont chacun une scène. Dans niches à fond damassé, en pied de face, saint Jean, robe blanche à collet bleu, manteau violet doublé rouge,  plume  et rouleau en mains, l’aigle à ses pieds , saint Pierre, les deux clés dans la main droite, un rouleau dans la main gauche, robe bleu, manteau rouge.. Dans scènes on relève
la Crucifixion et la remise des clés à saint Pierre à genoux.


Baie 6. 
sixième baie à droite. Léon Payan, baie à 2 lancettes trilobées à 4 panneaux chacune,  quatrefeuilles dans réseau.

 les 4 panneaux hauts offrent 2 dais à pinacles et fleurons.

Les 2 panneaux du bas ont chacun une scène. Dans niches à fond damassé, en pied de face saint Paul,  visage de trois quart gauche, appuyé de la main gauche sur son épée, celle de droite tenant un pan de son manteau bleu qui largement ouvert découvre une robe crème serrée à la ceinture par un cordon bleu auquel est accrochée une bourse.

A droite, saint Pol de Léon, aube blanche, chasuble violette  le visage de trois quart droite, avec mitre et tenant sa crosse vers l’intérieur de la main gauche, la main gauche tenant un dragon vert avec son étole. Dans les deux scènes au-dessous, à gauche,

 le Chemin de Damas, Paul en armure  et jupe verte, tombant de son cheval  noir harnaché de rouge.

 A droite, devant la cour princière, saint Pol est  investi évêque
.

Baie 7
, septième baie à gauche  Léon Payan, baie à 2 lancettes trilobées à 4 panneaux chacune,  quatrefeuille dans réseau.  les 4 panneaux hauts offrent 2 dais à pinacles et fleurons. Les 2 panneaux du bas ont chacun une scène. Dans niches à fond damassé, en pied de face saint Laurent,  le visage de trois quart gauche  portant tonsure de moine, corps de face, il tient une palme de la main droite, la gauche tenant un grill debout contre lui,  aube crème et chasuble violette à partie et bande or à grandes manches. A droite, saint Etienne, même coupe de cheveux, les yeux légèrement levés, la tête très peu penchée vers la gauche, porte la palme de la main droite et un cailloux de l’autre main. Aube crème, chasuble rouge à bandes jaunes à dessins bleus. Dessous à gauche, scène du martyre  de saint Laurent sur le gril. A droite, lapidation de saint Etienne.

Baie 8 huitième baie à droite, Léon Payan, baie à 2 lancettes trilobées à 4 panneaux chacune,  quatrefeuille dans réseau.  les 4 panneaux hauts offrent 2 dais à pinacles et fleurons. Les 2 panneaux du bas ont chacun une scène. Dans niches à fond damassé, en pied de face, saint Michel ,  la croix tenue des deux mains, écrasent le démon, serpent vert sur lequel il pose son pied en armures.
 Il porte un manteau rouge , une robe jaune et un plastron cotte de mailles ocre serré par une ceinture bleue.
 saint Louis,  couronné, tient le sceptre de la main droite et  de l’autre main ; un coussin rouge  où est posée la  couronne d’épines. Il porte sur une robe crème un genre de chasuble bleue à fleurs de lys or recouverte d’une aube  blanche à parement or. Dessous scène de l’archange saint Michel apparaissant avec  sainte Catherine et sainte Marguerite à Jeanne d’Arc qui garde ses moutons.

 A droite, scène de saint Louis sous son chêne rendant la justice,
 
le riche portant épée et vêtu d’une robe courte rouge,

le pauvre représenté par une femme,  habillée d’une robe  verte, 
avec deux enfants, dont un dans les bras et le plus grand montrant du doigt l’homme en rouge.
 Aux côtés de saint Louis, moine et garde, de chaque côté de l’arbre.


Baie 9,  neuvième baie à gauche, Léon Payan, 2 lancettes trilobées de 4 panneaux chacune et réseau avec un quatre feuilles avec symbole :une croix.  Vitrail composé de 6 médaillons aux extrémités haute et basse trilobées sur fond de grisaille néo XIIe : la vie publique du Christ, A1, tentation du Christ, A2, les Noces de Cana,(même image que la panneau disparu lors de la tempête à Plouigneau, même artiste ou même dessin d’origine?), A3, l’appel des disciples, B1, laissez venir à moi les petits enfants, B2, la Cananéenne, l’eau vive, B3, la Tempête apaisée.

Baie 10,
on Payan.2 lancettes trilobées de 4 panneaux chacune et réseau avec un quatre feuilles avec symbole : agneau pascal.  Vitrail composé de 6 médaillons aux extrémités haute et basse trilobées sur fond de grisaille néo XIIe : Vie du Christ, la femme adultère, le sermon sur la montagne,  les 3 pains et les 3 poissons, il marche sur les eaux, transfiguration, la résurrection de Lazare.

Baie 11,  Léon Payan, 2 lancettes trilobées de 4 panneaux chacune et réseau avec un quatre feuilles avec symbole : calice où deux colombes viennent s’abreuver.
 Vitrail composé de 6 médaillons aux extrémités haute et basse trilobées sur fond de grisaille néo XIIe A1, Nativité, A2, présentation au temple, A3, fuite en Egypte, B1, Nazareth, B2, Jésus parmi les docteurs, B3, Baptême du Christ.

Baie 12, Léon Payan.2 lancettes trilobées de 4 panneaux chacune et réseau avec un quatre feuilles avec symbole : calice.  Vitrail composé de 6 médaillons aux extrémités haute et basse trilobées sur fond de grisaille néo XIIe. entrée à Jérusalem, devant Pilate, la Cène, la Flagellation, Gethsémani, le Portement de croix.
D’un style différend, peut-être antérieur ou postérieur. A l’encontre de la mode établie, lecture de haut en bas et de gauche à droite.

A noter que les femmes sont reléguées au fond de l’église.


Baie 13, Léon Payan, baie à 2 lancettes trilobées à 4 panneaux chacune,  quatrefeuille dans réseau.  les 4 panneaux hauts offrent 2 dais à pinacles et fleurons. Les 2 panneaux du bas ont chacun une scène. Dans niches à fond damassé, en pied de face, sainte Thérèse d’Avila cherchant l’inspiration, la plume de la main gauche, un cahier ou un  livre  grand ouvert et une flèche de la main droite. Costume traditionnel. Derrière tenture damassée à galon rouge. A droite, sainte Catherine , vêtue d’une robe blanche et d’un manteau rouge accroché sur l’épaule gauche. Elle tient une palme verte de la main droite et repose l’autre main sur une épée Son pied droit est posé sur un buste, celui de l’empereur.. Sa roue brisée est derrière elle devant la  tenture damassée à galon rouge. En bas à gauche, scène où saint Jean de la Croix répond aux questions de soldats. A droite, sainte Catherine réfutant et convertissant  50 docteurs païens


Baie 14, Léon Payan, baie à 2 lancettes trilobées à 4 p aux chacune,  quatrefeuille dans réseau.  les 4 panneaux hauts offrent 2 dais  à pinacles et fleurons. Les 2 panneaux du bas ont chacun une scène.
Dans niches à fond damassé, en pied de face  sur tenture damassée,


 sainte Geneviève, les jointes aux doigts serrés, a le regard perdu vers le ciel. Elle est pieds nus, vêtue d’une robe bleue à manches courtes, laissant découvrir une chemise blanche, par dessus accroché au bras gauche un pan d’un manteau de couleur rouge. Un voile blanc couvre ses cheveux. Une quenouille est coincée sous son avant bras droit. Plus bas, un mouton se frotte contre ses vêtements. A droite, sainte Barbe  avec simplement une palme tenue de la main gauche. Son corps a pris un déhanchement sur la gauche que les pieds chaussés suivent. Sa main droite repose sur son cœur. Un petit ruban serre des cheveux de couleur sombre qui tombent sur son dos. Elle revêt une robe blanche à collet jaune sous un manteau bleu doublé rouge qui découvre  la partie droite du buste. Scène de gauche en dessous,  sur un fond de ville,  sainte Geneviève, entourée de personnages, est à genoux habillée de blanc, les mains jointes devant un saint évêque. A droite le martyre de sainte Barbe. On va lui couper la tête avec une hache.



Baie 15, Léon Payan, Baie à 2 lancettes trilobées à 4 panneaux chacune,  quatrefeuilles dans réseau.  les 4 panneaux hauts offrent 2 dais à pinacles et fleurons. Les 2 panneaux du bas ont chacun une scène. Dans niches à fond damassé, en pied de face sainte Françoise d’Amboise, de trois quart droite, couronnée,  le visage  tourné vers le lointain, les mains jointes, son manteau rouge à  grands damas  jaune  relevé par les deux pans coincés sous les avant bras. Elle porte un chemisier bleu et une robe bleue clair, elle enfile des chausses à lamelles dorées. A droite, sainte Hélène. De trois quart gauche, couronnée sur un voile blanc, tient la croix de la main gauche alors que le droite tient et remonte à la hauteur de la ceinture  un pan de son manteau violet ,doublé bleu clair, et à bordure or. Une ceinture bleu et blanche  serre sa robe rose.  Au-dessous à gauche, scène où on la voit prier dans une église. Son mari, Pierre second fils  du duc Jean V, entouré d’hommes d’armes, prie avec elle. A droite, scène avec sainte Hélène assistant à la découverte  et à la décision du choix sur les trois croix de la sainte croix. De dos, trois quart à droite, robe rouge, manteau violet  retenu derrière par une petite servante. Deux hommes relèvent une croix. Derrière  on aperçoit une seconde croix.


Baie 16, Léon Payan,


 baie à 2 lancettes trilobées à 4 panneaux chacune,  quatrefeuille dans réseau.  les 4 panneaux hauts offrent 2 dais à pinacles et fleurons. Les 2 panneaux du bas ont chacun une scène. Dans niches à fond damassé, en pied de face, sainte Clotilde, les mains jointes, couronnée, la tête de trois quart droite un peu penché
e, deux longues nattes plastron or, ceinture à rayures rouges et blanches à deux pans, robe rose,
manteau court bleu. Sainte Monique, 
  sa pose est  de trois quart gauche, un pied en avant ; les mains jointes, elle porte un long manteau bleu à bordure aux triangles or sur fond rouge, voile blanc tombant loin dans le dos. Dans les deux scènes dessous, à gauche baptême de Clovis, debout dans piscine, en robe rouge, par saint Rémi, Clotilde à sa droite, à genoux. Esprit saint dans nimbe or sur ciel bleu. A droite  saint Augustin et sainte Monique, tous les deux assis sur un banc de pierre contre un mur. Ils sont tournés de profil sur la gauche, elle, robe violette et manteau bleu, tenant la main de son fils,  lui, le poing gauche bien serré sous le menton revêtu d’un manteau rouge découvrant son épaule droite et une robe verte à manches trois quart.   Ouverture cintrée sur ciel bleu.

 


 
bAIES hautes,  105 et 106, choeur. Quadrilobes offrant au centre, des armoiries  d’un pape avec Tiare et clés entrecroisées sur un fond de grisaille,
Quadrilobe offrant au centre des armoiries d’un cardinal au chapeau vert, au bas un petit cœur de  Marie avec épée  sur un fond de grisaille.

 Baies hautes, 2 lancettes trilobées de 4 panneaux et réseau avec quadrilobes
 Montage haut en couleurs fond bleu sur le quel se mêlent un croisillon vert et orange et une suite courbes concaves et convexes blanche et verte.


Baies hautes 102, 104, 2 lancettes trilobées à 5 panneaux chacune et quatre-feuilles pour réseau. Possible auteur Laurans. Apôtres, grisaille très effacée, visages et noms souvent illisibles et pour cela difficiles à reconnaître, dans niches et en pied. Saint Paul appuyé sur son épée, un rouleau de l’autre main, robe rouge damassée, manteau vert. Saint Pierre, robe bleu à rubans violet et jaune dans le bas, tient ses clés effacées. Saint Jean, robe verte, manteau rouge damassé, la tête trois quart gauche et penchée, les deux mains serrées.  Saint Luc, robe bleu fort, manteau bleu indigo accroché à l’épaule gauche, visage effacé, tien un rouleau.
Saint André portant sa croix des deux mains, robe bleu verte et manteau violet




 





Par Jean Pierre Le Bihan - Publié dans : VITRAUX XIX°
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Jeudi 29 octobre 2009
Les compositions mystiques, au nombre de sept offrent un certain intérêt d'autant plus qu'elles ont été fréquemment représentés


 la fontaine de vie, le pressoir, ont été en vogue du XIII° au XVI° siècle et  XVII° pour ce dernier.

On trouve la Fontaine de vie à  la Cathédrale de Nantes, blog suivant
,Saint Jacques de Reims, ainsi qu’au château de Bourrions en Maine et Loire.

Le pressoir.

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En vitrail : Saint-Jacquesde Reims, au château de Boumois en Maine et Loire On la trouvait aussi en peinture murale ou sur bois, à Chinon, châteaudun,Dissais,au musée d'Avignon XVII° siècle,


Le Vitrail  du maitre peintre verrier Linard Gonthier  XVII° siècle.

 à la cathédrale de Troyes.
  le Christ  est montré couché entre des planches qui le pressurent.

Des plaies, coule du sang,    recueilli dans un ciboire, sang qui fait naître une vigne, "vigne qui porte des fruits"  dont des apôtres: Pierre, Paul, André, Jean Baptiste, et vierges, une possible Marie-Madeleine
Deux donateurs, probables seigneurs l'accompagnent
dessin de L.Ottin,page 313, auteur de "Le Vitrail, son histoire", Laurens éditeur.



 
 
Par Jean Pierre Le Bihan - Publié dans : ICONOGRAPHIE
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Mercredi 28 octobre 2009
 La FONTAINE DE VIE fait partie des sept compositions mystiques, en vogue du XIII° au XVI° siècle.  Le Pressoir Mystique en est l'une.

 


 Le Christ est attaché à une croix, plantée au milieu d’un  vaste bassin ; le sang de ses plaies le remplit ;

 il est déversé au dehors par les autres têtes , au nombre de quatre; symboles des évangélistes, dans une seconde vasque, où des gens de tous ordres viennent se purifier.

L’efficacité salutaire de ce bain est attestée par la présence de deux pécheresses,   Marie-Madeleine et  Marie l’Egyptienne.
Les apôtres versent le sang divin dans la vasque où tous les ordres de la société viennent le puiser.





 Nantes, Loire Atlantique, cathédrale.

 La lancette centrale, de la Baie ouest, qui est un vitrail offert par Anne de Bretagne en1499, offre une

                                Fontaine de vie.



 Le Christ est ici en buste.                                 

Il porte une couronne d'épines de couleur verte

 Il est, dans une vasque de forme ronde où coule le sang de ses deux mains qu’il lève à la hauteur de ses épaules.
  Cette vasque est poséE sur une colonne qui repose sur une seconde vasque reposant dans une dernière vasque.  De cette première vasque,

                                   d’une tête d’ange ailé 
     dont un filet de sang coule tout le long  au delà de la dernière vasque.

La suite nous manque.

Par Jean Pierre Le Bihan - Publié dans : ICONOGRAPHIE
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