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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 20:20

Eglise Saint-Pierre ;1856-1857

 Dossier Vitraux XV et XVIe

Photos baies nef, sur papier dans dossier              

 

« dans le devis de la construction de l‘église actuelle en 1700, il était prévu que les vitraux de l’ancienne église seraient replacés dans la nouvelle.

Les armoiries du duc de Rohan figuraient en première place dans quatre vitraux. Ceux de la famille de Bresal dans 4 vitraux au-dessous de celle de Rohan La famille de Rosnivien ne se voyait que dans une fenêtre, d‘autres armoiries, non identifiées, figuraient dans les vitraux.» Commission extra-municipale des affaires culturelles de Ploudiry.

 La verrière du chevet, une Crucifixion, est le reste d’une grande Passion, postérieure à celles La Martyre et de la Roche-Mauriceque les vitraux de l’ancienne église seraient replacés dans la nouvelle.

 

Les armoiries du duc de Rohan figuraient en première place dans quatre vitraux. Ceux de la famille de Bresal dans 4 vitraux au-dessous de celle de Rohan La famille de Rosnivien ne se voyait que dans une fenêtre, d‘autres armoiries, non identifiées, figuraient dans les vitraux.» Commission extra-municipale des affaires culturelles de Ploudiry.

 La verrière du chevet, une Crucifixion, est le reste d’une grande Passion, postérieure à celles La Martyre et de la Roche-Maurice.

Le Guennec y signale le duc de Rohan en donateur.

En 1700, il y a 3 vitraux derrière le grand autel, et Abgrall, dans ses notes manuscrites, voit 2 fenêtres figuratives dont le Couronnement de la Vierge du côté de l’épître et Jésus remettant à saint Pierre les clefs, du côté de l’évangile. Verrières probablement disparues entre le relevé d’Abgrall et la pose de vitraux neufs par Guével qui a quasiment repris les mêmes sujets, Assomption et Clés de saint Pierre.

1677. Kerautret, maître peintre et vitrier, met des vitres aux lucarnes de l’église et accommode toutes les autres vitres.

1690, Alain Bourriquen, sieur du Jardin, peintre vitrier, accommode les vitres pour 6 livres et 4 sols.

1700, église rebâtie.

1708-1712. Jacques de Kergrach, maître vitrier, fournit des vitrages. Est dit de Landerneau.

1755, François Michelot, maître vitrier, 90 livres.

1856-1857. reconstruction sous Bigot.

Abgrall, fonds Bibliothèque Quimper. Description de la baie du chevet et signale un Couronnement de la Vierge du côté de l’Epître et côté Evangile la remise des clés .

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 17:19

ES NATIVITES  DES XV ET XVI° SIECLES

 

Petit inventaire des vitraux  des quatre départements bretons

 

Côtes d’Armor

Lantic, chapelle Notre-Dame de la Cour , XVe.

Moncontour, église XVI°

Paule, chapelle Notre-Dame de Lansalaun 1526 

Ploubezre. 22, Ch. Notre-Dame de Kerfaoues.1469

 

Finistère

Brennilis, église XVe.  .

 Ergué- Gabéric,  église XVIe et chapelle Notre-Dame de  Kerdevot 1489.

Gouézec, chapelle Notre-Dame. de Tréguron, XVIe, N.D.des Trois Fontaines. XVIe buste de la Vierge ; Hôpital-Camfrout église

Mellac,manoir de Kernault, adoration des Mages, XVI°

Plouézoc église XIX° 

Plomelin, église XX° 

;. Pont-Croix, église, XVIe..

Quimper, chapelle Notre-Dame du Guéodet ; VD

Quéménéven,Notre-Dame de Kergoat..

Spézet, chapelle Notre-Dame du Cran

Trégunc, chapelle  Notre-Dame.de Kerven.

 

 

.

Ille et Vilaine

La Baussaine. Eglise VD

Bazouges la Pérouse, église, XVI°, fragment berceau, et adoration des bergers.

 Les Iffs, église, adoration des Mages XVI°. .

Javené, église, adoration des Mages

Louvigné de Bais, adoration des Mages

 

 

            Morbihan.

            Carnac, musée, éléments

            Langonnet, église, VD 

                 locoal-Mendon

Malestroit, église XVe. .

Melrand, chapelle de Locmaria.

Noyal-Pontivy, église

Pontivy, église de Stival,  . VD

Remungol-chapelle  Notre-Dame.des Fleurs.. VD .

Rochefort en Terre, chapelle. du Château. XVI

Saint-Thuriau XVe Chapelle du Gohazé

 

Un grand nombre de  vitraux  ont disparus.

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 17:49

de la numérotation des baies, basses,pour la lecture;

 

La baie du chevet prend le chiffre 0,


les baies de droite,le SUD, prennent,

en partant du chevet, les numéros paires: 2,4, 6.puis suivantes.

 

celles de gauche,le NORD, des numéros impaires.1,3, 4.puis suivantes.

 

pour les baies hautes celle du fond prend le 100,  celles du Sud 102 ,104 et vice versadu côté nord, (101, 103;;;

 

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 16:23





DONATEURS :

Les donateurs et saints patrons

Le vitrail était, semble-t-il, une passion de nos ancêtres, les vitraux qui existent encore, nous le montre. Au début ces donateurs semblent être restés anonyme.mais très vite leurs armoiries apparaissent. Il en était autant des seigneurs que des écclésiastiques, évêques,chanoines.

Quimper, Cathédrale Saint-Corentin,

 Les donateurs des XV et XVI°ème siècles des fenêtres hautes.

si l'on s'appuye, sur le nombre  d'images encore restantes, approche   de soixante.
Onpeut y relever: 12 dames à genoux, 16 chanoines, 1 duc, 1 comte, 1seigneur, 18 chevaliers,1 écuyer, 4couples,et 6 évêques

Dans les fenêtres du Choeur, on trouve la famille  Lezongar de Pratanras de la paroisse de Penhars,les Tréanna d'Elliant, les de Rosmadec, les barons du Juch, les de Bodigneau,de Clohars Fouesnant, les seigneurs de  Trémic de la paroisse deCombrit,les Lanros d'Ergué Gabéric.







            Les donateurs et leurs saints patrons.

  Pour reconnaître  et le donateur et le saint patron, il faut parfois remonter vers un fait ou chez les ancêtres.
Quelques relevés de ces dons et des ordonnances

1406, le 5 février, Olivier de Clisson donne à la fabrique paroissiale de Blain, actuellement enLoire-Atlantique une somme de 50 livres pour faire une vitre en cette église, du côté opposé à celle que Marguerite de Rohan, son épouse, avait fait faire de son vivant.

1407, dans les premières années de ce siècle, l’évêque de Nantes réglemente la coutume féodale par laquelle le seigneur de fief ou le seigneur fondateur s’autorisait à placer son effigie et ses armes sur les vitraux de l’édifice.

Cette même année, l’évêque Henry le Barbu défend de laisser mettre au rang des images dans l’église le portrait de qui que ce soit à moins que la représentation ne soit celle d’un homme à genoux et qui prie.


1425,  A Blainville sur Orne,Le seigneur Jean d’Estouleville a  un saint Michel comme saint patron. Cela remonterait à Louis d’Estouleville qui en 1425 défendit le Mont Saint-Michel contre les Anglais.

1455, Statuts de Tréguier..
Des nobles et des marchands de nos cités et en notre diocèse font poser dans les vitres des églises et des chapelles, armoiries et insignes, soit par dévotion, soit par ambition et vanité. Ils prétendent de ce fait que la vitre leur appartient , à eux et à leurs héritiers. Par les présents statuts nous déclarons que cela ne leur donne aucun droit de propriété sur ces fenêtres, pas plus que sur les tombes ou autres endroits des églises et chapelles.


1481, Pierre du Chaffaut, évêque de Nantes. «  Il y en a qui osent avoir la présomption de faire peindre de toutes manières les écussons de leurs armes sur les vitraux des fenêtres des églises. C’est une honte et une ignominie qu’une semblable injure à Dieu. Nous défendons à qui que ce soit, sous peine d’une sentence d’excommunication et de mille livres de monnoie courante applicables à nos aumônes, de faire peindre en couleur ses armoiries dans les églises, sans en avoir reçu préalable reçu de nous l’autorisation. Auguste André, p. 237.
1486-1502
église de Saint-Hélenn, Côtes d'Armor, Dans le bas De la baie du chevet,

 du côté évangile? leCouple duseigneur deCoëtquen et  de son épouse de Tournemine, du côté épître leur fils et Hardoine de Surgères.
             
1530, à Montagnon dans l’Aube, "gens de biens, inconnus ont fait mettre cette verrière mais Dieu les connait. » Emile Male, p. 163.
  ,Braspart,1543, le 25 novembre. Contrat de Gilles le Sodec et Charles de la Marche.
« Le dit  le Sodec a promis et doit faire et construire une vitre en l’église
paroissiale de Braspars, devers le midy. » Le vingt cinq jour de novembre
 l’an mil cinq cents quarante et troys, nobles hommes


1719, Jean Rolland,
maître serrurier du roi, offre les 2 vitraux principaux de la chapelle des corporations de Brest. Cf. dossier Abgrall. Bibliothèque de. Quimper.

1856, Quimper cathédrale
. Don du vitrail de la première chapelle u côté nord du choeur, par madame Mascarène de Rivière,le sujet étant la présentation, par l'évêque, Mgr Graveran, de la maquette des flèches de la cathédrale. L'atelier fut celui de Lobin de Tours.

  Quimper,1868, l'évêque Sergent offre une vie de saint Joseph, troisième chapelle du côt sud du choeur. a la même date il offre un vitrail sur la vie de saint Jean Baptiste.

1622-1616,  Bannalec,
Chapellede la Véronique. don d'Olivier Lostic, recteur

Quimper,I869, une quimpèroise, madame Bonnemaison offrit un vitrail ont le sujet était saint Frédéric, prènom de son mari, médecin

1949,
.Bohars église., photographies sur vitraux des donateurs Mr et Madame Can

Quimper1952, l'évêque de l'époque offfrit un vitrail sur les missions bretonnes des Michel Le Nobletz et Julien Maunoir. I le fit placer en face de lui  et fit déposer pour celà une vie de saint.
En 1993, l'association Santic-Du
offre un vitrail sur la vie de ce szint, frère cordelier de Quimper.

1949
Guidel, église
  bras sud du transept,  «  Hommage de filiale reconnaissance, 24 janvier 1943, vœu 8 mai 1945, délivrance » Sur fond  lancette de droite de ruines, de maisons qui brûlent, deux brancardiers portent un corps, sur lancette de droite, des habitants tirant charrette reviennent , en fond l’église au clocher décapité..atelier  Maummejean.





Brennilis vitrail du XVI°

Une restauration de Jean Jacques Gruber, avec incorporation de vitraux d’accompagnement dans les parties manquantes, avait eu lieu, suite à la visite de Madame Pompidou, lors de l’inauguration de la  première Centrale Nucléaire.

1982, Guidel 
égliseBaie 3,vitrail de Saint Jean, offert par le sénateur maire, monsieur Le Montagnier ,atelier jean-pierre le bihan

,Baie 4,  église, vitrail de saint Louis, offert par le prince Louis  de Polignac.  même atelier.


























































Mazèas.

«  C’est aussi une indication sur les façons de penser de cette fin du XVIe siècle en Bretagne.
Cette  coutume d’inscrire les noms relève du principe catholique du « Salut par les œuvres » auquel Luther oppose «  le salut par la foi ». C’est un aspect de mentalité optimiste qui récuse le pessimisme de la prédétermination, la hantise du doute, l’inquiétude luthérienne et sa perpétuelle interrogation. Elle est une forme « d’indulgence » dont les abus ont été l’un des révélateurs des autres formes du détournement des enseignements de la bible.

René Jean, Les arts de la terre. 1911

« Le vitrail semble plus préoccupé d’instruire les foules du nom d’un riche personnage que des légendes saintes. »

Roger Barrié, Thèse,p.113.

 La présence du donateur et son droit à la figuration sont justifiés par sa position dans la système féodal, de même que le droit d’afficher les armoiries dans les verrières.
La signification sociale de ces figurations peut être considérée comme une réaction compensatoire au malaise généralisé du féodalisme. Au moment où la centralisation du pouvoir monarchique donne à nouveau les moyens d’existence à la classe nobiliaire fortement ébranlée par les crises du XIVe et XVe siècle, il ne reste plus au seigneur qu la puissance théorique de l’image pour affirmer par analogie sa place au sein de la hiérarchie sociale dont il sent confusément la structure en voie de modification.
On peut aussi y voir que le don à une église accroît les mérites individuels et constitue un poids à jeter dans la balance du jugement dernier.
Les mérites que le saint protecteur présente effacent l’interrogation personnelle devant la mort, la crainte du néant. Il ne faut pas négliger le souci de  gloire éternelle.





















Cathédrale de Quimper.


Les fidèles sortent de leur demeure aux ouvertures donnant une lumière assez chiches. Que ce soit par la rue Royale, la rue Kéréon, où les maisons se touchaient, ils arrivent dans cette cathédrale dont le choeur est un puits de lumière offert par ses baies hautes, et sa voûte blanche.
Les chanoines, pour se protéger du froid, ayant fait élever derrière leurs stalles un mur recouvert de tapisseries,. la lumière qui aurait pu provenir des baies basses est ainsi annihilée.
Deux cas de situation se présente alors :
Soit un office se déroule, et le choeur est encore en plus éclairé par des lumignons. Les clercs  l’emplissent de la blancheur de leurs aubes, les chanoines des couleurs de leurs chapes.  Cet espace est inaccessible au peuple, et les représentations des donateurs du clergé et du monde féodal  présents dans ces baies hautes, le peuple ne peut les apercevoir.
Il ne leur reste de visible que les 18 baies hautes du transept et de la nef, où se mêlent donateurs laïcs, donateurs évêques, saints patrons, et autres saints propriétaires d’une dévotion particulière. Et encore,  pour une bonne lecture, fallait-il qu’ils se déplacent sur les baies côtés.
Dans le cas de l’église libre de tout office, le choeur est encore un lieu inaccessible au peuple. On sait que plus tardivement, en plus de la clôture des chanoines, une arc de triomphe et des grilles en barreront l’accès.  Le besoin, qu’avait eu de se faire valoir les donateurs seigneurs de ces fenêtres hautes du choeur, était là aussi quasiment nul auprès de la population.

L’édifice étaient un lieu où l’on se promenait, mais tous ses vitraux hauts de la nef et du transept  marquaient-ils vraiment les badauds ?  Certes, ils devaient reconnaître quelques saints et saintes, certains plusieurs fois représentés : saint Christophe, la Vierge Marie en Piéta, allaitant l’Enfant Jésus,  le portant dans ses bras, saint Jean-Baptiste, saint Jean, le bien aimé du Christ, saint Michel, saint Pierre, saint Paul, Marie-Madeleine, Marie l’Egyptienne, saint Laurent.
Mais que leurs inspiraient ces donateurs en chapes riches de couleurs et ces seigneurs en armures et blasonnés ? Cela devait leur être aussi abstrait que les architectures des dais, dont la fonction répétitive n’était qu’un accompagnement.
Ces donateurs malgré leur position de prière ne devaient pas être d’une grande aide aux recueillements du fidèle et à leur prière qui était souvent prière de demande. Celle-ci se tournait vers le saint qui leur apporterait aide à leurs misères terrestres.

On arrive  donc à penser que le geste de ces donateurs  a eu une portée plus pure que nous le pensons actuellement. Se faire voir du peuple, peut être de leur vivant, mais après, souvenir, hommage de leur famille à qui l’entretien  incombait.  Il faut plutôt pencher vers une croyance par ce don à un droit a une vie éternelle.
 C’est peut-être dans ce contexte qu’a Ploërmel, la verrière de la Pentecôte est offerte en expiation d’un crime.






















































LES DONATEURS XIV, XV, XVI, en majorité de Cornouaille.

       
    Il semblerait que le premier donateur sur un vitrail fut l’abbé Suger à la basilique de Saint-Denis au XIIe siècle.


  Ces donateurs sont très souvent en orant, tous représentés de la même façon, de profil, à genoux, sur un coussin à pompons, devant un prie Dieu gothique recouvert d’une étoffe  où est posé le livre des Ecritures.



Le donateur laïque peut porter une chemise, un justaucorps ou un manteau et laisse découvrir son armure, l’épée et le heaume sont ses attributs. Le blason se voit soit sur le manteau, soit sur le poitrail, soit sur le prie Dieu.

La donatrice, l’épouse du donateur, est elle aussi en orant. Elle porte ses armoiries sur ses vêtements. Elle  revêt ses plus beaux atours.

La famille entière père, épouse, filles et fils sont aussi représentés. le sexe féminin à gauche, le sexe masculin à droite.

 Il est rare que les visages soient des portraits.

 Le portrait stéréotypé est souvent utilisé. Il peut arriver que les générations suivantes à qui incombaient la charge de l’entretien y place leur propre portrait.

 Il arrive lors de la perte du visage d’origine, par bris, que celui ci soit remplacé par un second d’autre provenance.

On ne se gêne pas s’il s’agit de celui d’un saint, que l’on retaille à la dimension voulue, on va même jusqu’à poser des visages à l’envers.

 Il en est des blasons qui évoluaient, changaient de famille, et donnaient nourriture à des procès et des bagarres épiques.

 Quant au saint protecteur, on n’y touchait pas. Il n’avait pas toute l’intention des héritiers.

Celui-ci, dans la majorité des cas était le saint patron du donateur. Il facilite la recherche de l’identité du donateur, le blason ne suffisant pas parfois pour affiner cette approche.

 Ce saint patron est la garanti du salut, il accompagne le donateur dont il a la charge. Son geste des mains l’indique bien, une main sur l’épaule  de son pupille, l’autre vers le ciel dans un signe d’accompagnement.

Parfois la main posée sur le dos semble vraiment pousser le donateur, c’est le cas du saint Jean-Baptiste de Guengat, à Saint-Nic, la main ne touche pas le donateur.
Les donateurs sont parfois nombreux dans la même verrière, c’est le cas de la baie 4 du XVe de Guengat où il ils se retrouvent à plusieurs couples.

En Cornouaille, on ne trouve pas de donateur offrant une maquette d’église, seule exception, à Pont-Croix, où un donateur porte un calice.

L’armure suivait le même stéréotype et été faite sur le même verre gris bleu proche de la réalité.

L’hermine est à profusion dans l’habillement.

Le donateur du clergé subit les mêmes contraintes de pose. Lui aussi est revêtu de ses plus beaux vêtements liturgiques et particulièrement de Chappe brodée.

 Il s’agit très souvent de chanoines, très souvent de famille noble dont il porte l’écu. On trouve aussi des évêques, des moines.

 Son saint protecteur est souvent un membre du clergé, tel un saint évêque, ou plus simplement un apôtre.
Il est un lieu où on les trouve rarement, sauf dans les blasons du réseau, il s’agit des Passions du XVIe de Cornouaille.
Ils peuvent remplir à eux seules une baie, c’est le cas à Ergué-gabéric , en l’église ,où dans la baie 1, avec le mari et l’épouse.




Dans tout cela, le peintre verrier restait anonyme, bien qu’il eurent la liberté de la création.
Il faut aussi se dire que tout ce défilé de personnages, était , avant d’en faire une signification  spirituelle, était une sorte  de politique ostentatoire vis à vis de leurs vassals, voulant  ainsi présenter leur richesse et leur puissance.
on a même dit une propagande.
 C’était aussi  pour ces donateurs une espérance à une vie future, dont il rêvait d’avoir la meilleure place


Briec, Garnilis, Briec, Sainte-Cécile, Ergé-Gabéric, église baie 1,  Guengat, Kergloff, La martyre, Morlaix, Cuburien,  Moncontour, Ploermel , Plouvorn, Keruzoret, Pont-Croix, Pouldavid, Quéménéven, Notre-Dame de Kergoat, Quimper, Cathédrale, Saint-Divy, Saint-Nicolas du Pélem, Tonquédec. Trégunc, Notre-Dame de Kervern


























LES DONATEURS XIXeET XXe.


La liste des donateurs que l’on trouvent sur les vitraux des églises est l’image indélébile, pas toujours, malheureusement ou heureusement ?d’une société dépassée ou en voix de disparition.

L’acte de donation apparaît au bas du vitrail, parfois au centre, de divers façons, du simple monogramme  aux blasons. Cela peut-être un texte plus ou moins court.

Le curé, ou le recteur, et le maire se battent pour la meilleure place dans le choeur, retrouvant instinctivement par là les prééminences, de leurs ancêtres seigneurs du Moyen-Age, liées à ce lieu sacré.

Le noble du coin n’est pas de reste. C’est la course à celui qui offrira le vitrail le plus beau, la plus riche de couleurs et le plus visible des fidèles. Les vicaires, alors nombreux y sont de leurs poches, seul donateur d’une baie, s’il est plus riche, groupés à plusieurs lorsqu’ils ne sont que de simples vicaires. Car il faut que le clergé montre l’exemple dans le programme de vitraux de l’édifice.

Les laïcs sont aussi appelés de la chaire à participer de leurs dons, les confréries, les filles de Marie, les dames patronnesses…, le patronage, ce dernier plus récemment.

L’ancien recteur est appelé à la rescousse, mais sa place est  souvent au fond de l’église. Des curés voisins participent. Parmi eux, le curé doyen . Le maire, s’il a été absent au départ, se pointe plus tardivement, la chronologie des dates l’indique, et cela colle parfois avec une élection  proche.

On pourrait aussi suivre d’église en église les nominations de certains prêtres bâtisseurs ou enjoliveurs d’églises.

Le donateur se fait parfois portraîtiser dans une scène évangélique, accompagné de son épouse et de ses enfants lorsque le sujet le permet. A leur honneur, cette participation est souvent anonyme. D’autre fois, elle est grand-guignolesque, lorsque que toute la famille, ou du moins leurs portraits animent une succession de leurs ancêtres en habits d’époque.

On remarque dans un  collège, que le choeur est réservé d’un côté à la famille du directeur, et de l’autre, en face, à l’aumônier du collège, pis viennent les élèves, les riches familles, puis les parents des frères enseignants, qui précédent les ouvriers et ouvrières d’usine et enfin les anciens maîtres prisonniers. Cela se passe en 1935-1936.
 
Dans ce dernier exemple, il y a, semble-t-il eu, un plan d’ensemble lors du choix des donateurs.

Ce qui n’est pas le cas à la cathédrale de Quimper au XIXe et XXe siècle. Lors du siècle dernier, l’offre a été au coup par coup. Les donateurs imposaient leur sujet, cela pouvaient aller jusqu’à faire exécuter un vitrail sur la vie du saint patron de l’époux, inconnu dans la région. Puis les trous ont été bouchés jusqu’à la fin du XXe siècle. Pour le dernier en place, le clergé, comme les MH, semblant obéir, ou obéissant à un comité remuant.

En dehors du département, on peut voir au Creusot, en l’église Saint-Henri, en 1890, la famille Schneider, fondateur de la troisième paroisse du Creusot. Henri Schneider est figuré en saint Eloi et son épouse sert de modèle pour sainte Barbe. La foule est composée de patrons régionaux. Vitrail de Joseph Besnard de Chalons sur Saone.

Dans la chapelle de la deuxième moitié du XXe siècle, le choeur est réservé à la famille du Directeur, en face l’aumônier à droit une fenêtre, puis arrive les élèves, les riches familles de conserveur ou commerçant, les parents des frères, les ouvriers et ouvrières, les anciens maîtres prisonniers.

Le verrier Jean-Louis Nicolas doit tenir la palme des inscriptions des œuvres offertes.

Il arrive fréquemment  que les enfants ou petits enfants des donateurs fassent restaurer les ou le vitrail offert par leur ancêtre, comme à Tourch,29. 


1863-1883, Mellac, 29, vitraux offert les « seigneurs » de Kernault à l’époque des du Verger

1866, Hanvec, 29, église, « le barde de Notre-Dame de Rumengol » vitrail de J.L.Nicolas.

1867, Dinan, 22,Chenu, curé. Pièce de peinture sur verre, 40x40. prêtre en surplis devant l’église.

1876, Quiberon, 56, église, Fortuné et Marie le Guellec offre un immense vitrail pour un fait de naufrage.

1877, Pluneret, 56, église, baie 3, le Sacré-Cœur, don de monsieur l’évêque de Vannes, don de la paroisse de Sainte-Anned’Arvor d’Auray, baie 4, saint Michel, la Vierge écrasant le dragon, saint Gabriel, don de la paroisse et des paroissiens

1877, septembre. Malguénac, 56, église. Don du Comte Albert de Mun

1877-1895, Douarnenez, 29, église du Sacré-Cœur., don avec portrait du curé en pied.

1890, Scaër, 29,église, 2 baies du choeur, Madame Monjaret de Kerjequel et Mademoiselle Lorillon.
   
1885- 1887, Pont-Croix, 29, Notre-Dame de Roscudon, toutes les baies côté nord sont offerte par la famille de monsieur Yvenat, ancien curé de Pont-Croix.

1891, Carnac, 56,église, fonds baptismaux,  Don du Vicomte et de la Vicomtesse de Perrien pour la naissance de Georges.

1897-, Quimper, 29, église Saint-Mathieu., baie 0 ; « principaux donateurs : Mme veuve Bonnemaison, la commune de Quimper, l’Etat, Mme Perrotin, la famille Saudrille, etc., etc. » baie 4, don de Melle Merchin.

1899, Pont-Croix, 29, Notre-Dame de Roscudon, baie 0, la donatrice mourut entre la commande et la fin de l’exécution du vitrail. Le mot décédée apposé semble l’indiquer. par contre parmi les saintes et saintes, on découvre trois de ses enfants. Catherine porte les habits et emblêmes de sa sainte. Guénolé ou Guenaël porte le nimbe de son saint. Le troisième n’est pas identifiable.

XIXe, fin,  Grâce-Guingamp, 22, église, baie 0, donateurs en orant et enfants en chérubins.

1890-1900, Plounéour-Trez, 29, église. Baie O, l’un des apôtres prend la tête du docteur Benjamin, inspecteur général des Services de la Santé de la Marine. Vitrail offert par ses enfants

Toutes les vitraux de la nef ont été offertes par des prêtres, des cirés, des laïcs, dont les noms sont inscrits sur des bandeaux inférieurs ; Leurs visages apparaissent parfois et de façon très visible, comme dans la baie 15 où il s’agit d’Alain Calvez, portrait fait d’après une photographie que sa famille m’a montré. En baie 7 il s’agit de François Phelepp. Il en est de même de l’abbé Noël avec ses bésicles.

 XIXe fin. Pouldergat, 29, église, baie 0, offert par famille Verchin.

 1918, Plonéis, 219, église,  baie 0 et 2, offertes par la famille de Carné
baie 1  offerte par Mgr Le Marhallac’h, vicaire général.

1919, Morlaix, 29,la Salette, baie7, le 22 mai, «  en la mémoire de ma bien aimée vénérable mère » B.G. verrier Vosch.

1925-1935, ; Plobannalec, 29,église, toutes les baies de la nef offertes par familles. Guiriec, Kerhuare, Louis Gurriec, Toulement, Jakes Bargain, Keroulle, Guiriec, Personne de Plozevet, Marie Pape, Pierre Jean Riou, Corentine Tanneau, Famille Guenolé, Guéguen, Kerlay.
Vitrail, Aux soldats morts, 14-18, don du recteur le chanoine Jézégou.

1926, Rochefort-en-Terre,56, baie 0 en mémoire du Commandant de Boisseguin, mort pour la France en 1916.

1929, Scaër, 29, église, madame Louers, en souvenir de ma fille Jeanne, baie 5.
2 baies choeur, offertes par madame Montjarret de Kerjegu et mademoiselle Lorillon.

1930, vers, Douarnenez, 29, église du Sacré-Cœur, don de la famille Chancerelle.

1930, Monterrein, 56, église, tous les vitraux sont offert par la famille Dubois-Baudry, dont les armoiries ornent les baies. Pour saint Amédé , l’inspiration était le grand-père Amédé. Le saint Alain, en habit breton, correspond au maire de l’époque, monsieur Alain Dubois-Baudry.

1932, Cléguérec, 56, église. Don de Monseigneur Jan, évêque du Cap Haïtien.

1932. Pont-l’Abbé, 29, église des Carmes, 19 fenêtres du verrier Lavergne avec donateurs.

1932. Josselin, 56, église, verrière de Gruber. « offerte par le duc de Montmorency » ici en donateur.

1934, Belle-Isle-en-Terre, 22, chapelle Notre-Dame, vitrail offert en ex-voto d’un accident de cheval.

1934, Le Faou, 29,église, baie 2, don de la famille Saluden, il s’agit ici d’un don posthume du chanoine Saluden, mort en 1933, représenté en saint Jaoua, et grand ami du curé. Sa belle-sœur tenait l’atelier de vitrail Saluden.

1947, Lorient, 56, église Sainte-Bernadette, «  en remerciement d’avoir été protégé durant la guerre 1939-1945 »

1947, Plogastel-Saint-Germain, 29, église. «  Offert par le maire » baies transept.

1952, Hennebont, 56, basilique, dons de plusieurs familles dont ex-voto à un lieutenant de vaisseau.

1956, Plobannalec , 29, église de Lesconil , 2 baies offertes par des rescapés des camps de concentration.

1965, Pencran, 29, église Notre-Dame, baie 1, offerte par le comte de Rosmorduc.

Brennilis, 29, église Notre-Dame.. Suite à l’inauguration de la centrale, madame Pompidou, devant l’état lamentable des vitraux XVe, fait don de la restauration.

1982, Guidel, 56,église, baie figurative offerte par le prince de Polignac, la seconde par le sénateur maire, la troisième par la mère du maire.

1984, Guidel, 56, chapelle de la Pitié, madame la mère du maire de Guidel.

1985, Taupont, 56, église, Monsieur marcellin, président du conseil régional.

1986, Le Conquet, 29,chapelle de Lochrist, monsieur  Missoffe, ancien ministre.

1986-1987, Plonéour-Trez, 29, église, la ville allemande jumelée participe à la restauration des vitraux. Une inscription le souligne.

1994, Pontivy, 56, église, le Lions-Club offre la restauration d’une baie XIXe



Les donateurs et leurs armures.

Quimper, cathédrale, baie 114

Ce donateur revêt une cotte d’armes bleue à collet à trois niveaux sur laquelle est une croix d’or cantonnée à dextre d’une fleur de lys de même. Ce n’est pas ce qu’a vu Le Men.

Un canon d’avant-bras  en deux éléments apparaît sur le bras gauche, au dessus de l’épée dont seuls apparaissent la poignée rouge et les quillons recourbées vers le bas, la lame étant dans le fourreau violet- fait d’une pièce de trente -neuf centimètres de long. Cinq centimètres de cottes de mail dépassent en deux endroits sa cotte bleue, découvrant deux tassettes.

Les jambes sont protégées par les cuissards, genouillères,, jambières, celles-ci sont lacées, et solerets, exécutés en  un verre incolore grisaillé et dépoli au dos. Les rivets ou écrous, animent ces pièces. Aux genoux, des plates à décors, dénommées rouelles protégent les jointures Le bleu acier que l’on a trouvé avec le saint Michel de la 113.n’est pas utilisé ici.

Le heaume, couronné d’un panache rouge est posé sur le sol vert. Sa présentation est intéressante. Son profil est bien angulaire et pointu, offrant ainsi aux coups de l’adversaire une surface oblique qui déviera leurs courses. La visière n’est pas montée sur des pivots latéraux comme il en est l’habitude. Le heaume est coupé en deux dans la partie inférieure Une fente longiligne ferait office de visière et de vantail. Cette pièce d’armurerie n’est pas en manque de décors relevés au jaune d’argent : cercles, cordons. Dans le bas une boucle pivote et dont le but semble, en même temps, de fermer les deux parties du bourrelet inférieur, et d’accrocher ce casque ailleurs. A l’arrière apparaît attaché un axe ou pivot qui permettrait semble t’il l’ouverture.

Ce heaume serait donc enfilé par l’arrière de la tête et fermé devant. Ce serait la première supposition. La plus sérieuse, car tout le dessin de cette armure est plus décoratif que réaliste, pour exemple la façon de traiter les genouillères, c’est qu’il s’agirait d’un heaume de joute. Celui ci diffère de ceux de combat, car il est solidement bouclé sur la poitrine et dans le dos. Ce serait là le pourquoi de cette boucle et de l’axe arrière.

A noter un autre détail réaliste avec les éperons qui sont maintenus par une première lanière passant sous les plates du soleret à la hauteur de la cheville et, une seconde sangle partant à angle droit sous la voûte du pied. Petit détail que nous n’avons pas encore trouvé ou remarqué.


 Quimper, cathédrale, baie 127.Les donateurs, les Kerloaguen,

C'est le seul couple qui se trouve dans ces baies hautes de la nef, alors que le choeur nous en offre plusieurs. Qu'il y en ait eu d'autres, rien ne vient le confirmer.

    Il s'agit de Maurice de Kergloaguen et de Louise de Brehet, dame de Rosampoul, mariés en 1446. Cette dame, originaire de l'évêché du Tréguier, serait la fille d'Olivier, praticien en cour laïque qui prêta serment en 1437.

    L'un derrière l'autre, vu de trois quart, tournés vers la Pietà, l'époux semble prendre plus de place. Il est le seul à avoir droit à un prie-Dieu qui ne soit pas recouvert d'étoffe comme c'est le cas pour les chanoines donateurs. Ce meuble n'est pas armorié, la restauration XIXe n'ayant laissé qu'un élément de pièce, vierge de tout indice. Le livre de prières, à la tranche jaune, et aux sept lignes posées dans une cartouche rectangulaire, est bien plus petit que ceux des membres donateurs du clergé. A cela nous ne voyons d'autre explication que celle de laisser apparaître, sous les mains du donateur, des éléments d'armoiries. Mais au premier abord, cela ne justifie pas la différence entre ces livres de prière, chanoines et donateurs laïques. Le verrier du XVe s'est peut être soumis, soit à une règle  iconographique, soit au désir du donneur d'ordre, le laïc devant garder son rang. Il n'aurait pas le droit d'étaler le même symbole d'enseignement et d'autorité que le clergé, symbole, qu'est le livre saint, qui se doit d'être l'attribut du Père Eternel, du Christ, des évangélistes, des docteurs de l'église, des prophètes, des saints et d'un certain ordre social ou classe. Il n'a droit qu'au "livre de poche". . . .

    Dans cette représentation de donateurs, pour différencier l'homme de la femme ou, vice versa, les visages ont pris les teintes rose ou blanches. Il en est de même des mains jointes qui sont vues de trois quart et n'ont pas tout à fait la même ouverture de paume, et, les doigts de Louise sont recourbés.

    L'époux porte les cheveux assez longs, et bien peignés avec raie au milieu. Pour elle, c'est un bonnet, dont la coiffe est en verre rouge, gravé de perles blanches, encadré de rabats d'un bleu mauve. Tandis qu'il porte sa cotte d'armes, blasonnée au-dessous d'une collerette d'un bleu clair, couleur identique à la pièce d'armure du bras droit, celle du gauche n'étant pas ancienne, son épouse est habillée d'un chemisier ou, bustier, pour lequel il a été utilisé du verre incolore légèrement verdâtre, et sur lequel le peintre a laissé libre court à sa fantaisie. Il continue le trait indiquant l'ouverture de ce vêtement sur les boutons, qui se trouvent ainsi coupé en deux.

    Une manche rouge apparaît sur sa gauche, et le bas du panneau, avec des restes d'armoiries, devient incompréhensible. On peut cependant relever que cette dame a été mutilée d'une partie de son dos, qui aurait dû continuer jusqu'au bord droit du panneau,  et aurait ainsi supprimé  le fond bleu apporté au  XIXe. Nous n'avons trouvé aucun indice sur sa robe, actuellement de couleur verte.

    Ces panneaux sont-ils à leur place d'origine, étaient ils dans une autre baie ?







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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans VITRAUX - XIX° - XX° et XVI°
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