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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 05:01


MELGVEN


Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Paul. 
Restaurée en 1854 avec l'architecte M. Bigot..

« En 1714,
le comte de Challain a autorisé à enlever les verrières où étaient peintes les armoiries de Coatcanton. Le propriétaire du Fresq en  ont fait autant l’année suivante »
« Prudent ou distrait, Monsieur du Couédic attendra 1723 pour laisser disposer des marques de son manoir du Minuellou.

Quelques mois plus tard… démontage des vitraux pour disposer d’une abside plus grande » P.L.Le Maître.
 1828, restauration du verrier Quimpérois Cassaigne sur les baies 1 et 2 avec apport de verre de couleurs en remplacement des verres blancs qui entouraient la partie figurée, en plus de la fourniture de certaines baies kaléidoscopes du côté nord.
1840, suite à une tempête, un dénommé Pivert est appelé à réparer les dégâts.

Baie 1, quatre panneaux, restes d’une Passion XVIe avec les deux larrons, les trois Marie et le centurion.

La Piéta, fin XVe, de la baie 2 provient d’une autre fenêtre.

Chapelle de la Trinité.

Restes d’une verrière de 1535.
dans la maîtresse vitre. où l’on pouvait voir le portrait en pied de Geoffroy des Portes, recteur de Melgven vers 1520, sur une verrière peinte en mauvaise état dans la première partie du XXième siècle.

1624, dame de Kerguichen possédait deux écussons armoyés des armes du manoir de Coetforn en la maîtresse vitre et deux autres sur une autre vitre du côté gauche dudit autel.La maitresse vitre contenait plusieurs armoiries dont celles des Perrier de Coetcanton et des Kerloagwen
1666, le seigneur de Kergoat avait trois écussons dans la grande vitre et trois autres dans le vitrail côté évangile et quatre écussons dans la vitre qui éclairait l’autel Saint-Yves.
1856, le 5 avril, La foudre détruit neuf fenêtresPierre yves Le Maître 14.11.1994

La maîtresse vitre contient plusieurs écussons ceux de France et de Bretagne,celui des Harscouët de Saint  -Georges, des Brossard de Juigné, des Kermorial, des Mahault, sir de Minuello,  et dans la vitre à droite ceux des Le Scaff, sieur du Fresque, de Tréouret,             BSAF 1931-32.
«  on trouve l’effigie de la Sainte-Trinité, saint Pierre, les têtes et bustes de saint Christophe et sainte Barbe, un écu de sable à l’aigle impériale et le même en alliance avec un autre d’azur au lion rampant d’argent (Pont-Croix). Chanoine Abgrall.

Chapelle de Coat-an-Poudou.

Les armes du seigneur de Minuellou se voient dans la fenêtre du chevet. P.L.Le Maître.

Chapelle de Cadol.


La maîtresse vitre et d’autres vitres peintes qui subsistaient encore en 1676 furent posées en 1623. Notice sur les paroisses du Finistère. 1933. Idem Couffon et Pérennes.

Chapelle  Saint-Antoine  XVI°, XVII° siècle.
 
1698.Dans le réseau de la maitresse vitre, il est signalé des armoiries.





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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 00:21



Eglise Notre-Dame de Confort. édifice du XV°siècle

 «  Confort-Meilars qui a été défiguré par une restauration absurde. » J. J. Gruber Arts de l’Ouest 1977     

1703, procès-verbal de prééminences : «  en la chapelle de  Saint-Michel, côte de l’épître, deux vitres, l’une au pignon de ladite église et l’autre sur le côté méridional de la dite chapelle, armoriées des armes de ladite maison de Kernomen ( Kernouen)» Parcheminou.


1840, le 26 avril, un mémoire est passé entre Cassaigne, peintre vitrier de Quimper et le conseil de fabrique dont une partie concerne la restauration des vitraux.

Il est proposé de « remettre à plomb neuf tous les vitraux de couleur qui sont au haut de la chapelle, derrière le maître autel, remplacer par du verre de couleur le verre blanc qui s’y trouve, mettre quatre panneaux de couleur dans les vitraux qui se trouvent des deux côtés du précédent, remplacer par du verre de couleurs les verres blancs qui se trouvent au haut de ces deux vitraux. Pour cela il sera permis de prendre tous les verres de couleurs des autres vitraux de la chapelle, moyennant de les remplacer par du verre blanc. » ( A l’époque du mémoire ci dessus l’église paroissiale était Saint-Mélar et ce jusqu’en 1910.)

La pose de verre de couleurs dans les baies latérales, les 1 et 2, indique une précédente restauration, qui, pour remplir ces deux baies, n’a pas hésité à couper en deux  une Vie à Nazareth ainsi qu’une représentation de Jésus parmi les docteurs de la Loi. Vitraux qui lors de travaux en 1996  seront remis en état et posés dans une baie nord, comme toutes les baies par l'atelier Jean-Pierre Le Bihan de Quimper;Leur restauration en sera plus aidé par  les deux  gravures de Durer qui en sont l'origine;

Les panneaux incorporés dans l’Arbre de Jessé avant la restauration de 1994, nous offrent : une Résurrection et une Vierge Couronnée, deux personnages sans nimbes dont l’iconographie n’a pu être trouvée, deux anges orants, et une Vierge Marie tissant.

Ce morceau provient probablement d’une Vie de la Vierge lors de son séjour au Temple. Deux autres anges jouent de la harpe.
Certains écoinçons des baies de la nef ont conservé des pièces anciennes.
?

Eglise Notre-Dame de Confort Restauration de la verrière du choeur 1995

Grâce aux documents que nous possédions, nous avons pu proposer une remise en ordre de l’Arbre de Jessé.Pour cela, il fallait en priorité retirer les panneaux et sujets d’autres provenances tel que le Christ ressuscité (A6) et la Vierge couronnée (ci).La donatrice Jeanne du Chastel (A5) devait retrouver sa place d’origine en (Ci), ce qui nous amenait à réouvrir les bas des trois lancettes, bouchées par de la pierre à une époque indéterminée et à agrandir les panneaux (Ai) et (B 1).

Les rois pouvaient retrouver un place qui nous semblait d’origine, les entrelacs
et le tronc de l’arbre nous y aidant. Aussi, David, du (C2) passait en (B2) et du coup Joram retrouvait se place en(C2).Le tronc de l’arbre et une partie de la coiffe de David nous amenaient à mettre Acham en (B3) et non en (B 5). Toujours ce tronc nous proposait OZIAS et ABIA qui remontaient de (B3) (B4) en (B4) et (B5).


Du coup, la lancette de centrale était complète. Dans la lancette de droite, nous avions trois rois dont deux Joatam et un Manassé. Leurs positions dans l’arbre étaient -~ bonnes mais le deuxième Joatam présentait une étiquette de la restauration du vingtième siècle. Nous avions dix rois avec étiquettes, il nous restait donc à choisir Ezéchias et Assa. C’est ce dernier qui a été choisi pour cette étiquette, poussé en cela par une texte du chapitre 14 de 2 ème livre des Rois où Assa faisait porter un message.

Pour la lancette de gauche, après la mise en réserve du Christ ressuscité et le déplacement de la donatrice, il nous manquait deux panneaux un roi et la Vierge de la crucifixion. L’ordre semblant exact et les liaisons avec la lancette centrale semblant réaliste, nous les avons remontés d’une case. Sur les conseils et à la demande de Monsieur l’Inspecteur des Monuments Historiques, nous avons composé un roi et une Vierge dans un style absolument différent, bien qu’il nous fusse possible de composer deux panneaux dans l’esprit de cet Arbre de Jessé.






Eglise Saint-Mélar.XIII° et XVI° siècle

1651, le nom du recteur A. Bronelec se voit au bas d’un vitrail,
.
1703, prééminences des Rospiec-Kernoues, dans la chapelle côté épître  dans deux vitres.
Autre vitre sur le côté méridionale avec armoiries des armes de la maison de Kernouen.
La baie du chevet a reçu fin XXIème siècle une composition de l'atelier Jean-Pierre Le Bihan



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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 11:08

Chapelle Saint-Pierre
 
  
                            les écrits sur ses vitraux anciens
           
 En1915.Conen de Saint-Luc, BSAFde  cette année.
les transepts de la chapelle

ont conservé quelques fragments de vitraux.

Au sud : Notre-Seigneur et  la représentation du Jugement Dernier.

Au nord : saint Roch et son chien avec  un écusson entouré du collier de saint Michel et portant écartelé aux 1 et 4 fascé de gueules et d’argent de 6 pièces aux 2 et 3 ( qui sont presque frustres) d’argent à 3 quintefeuilles de gueules 2 et 1.

Ces armoiries pourraient être attribuées à Guillaume de Coetrieux, chevalier de saint Michel et gouverneur de Guingamp qui mourut en 1616.BSAF

1970, L'historien Roger Barrié, BSAF 1977, relève:

côté sud une Annonciation de 1560, l’écusson de la famille de Coëtrieux, 1620, saint Roch et son chien, un cavalier avec étendard et casque à limaces, fragment qui pourrait provenir d’une Crucifixion.

la maitresse vitre


D’après les témoignages locaux, la maîtresse vitre aurait disparu et aurait été vendue à un le Bihan puis remplacée par une vitrerie début XXe(1918 ?) proche de style de celles des transepts de la chapelle Sainte-Hélène de Douarnenez.

Le chanoine Pérennès signale quelques restes de vitraux dans la maîtresse vitre, dont les armoiries des Kerandraon qui en étaient les premiers prééminenciers.



Dans cette  baie à plein cintre et armature de 2 barlotières verticales et 3 horizontales, il reste  8 panneaux de vitraux  sur les 9 à l'origine d'un vitrail dit Kaléidoscope.  Avec au centre haut, une pièce ronde avec IHS en chef d’œuvre entouré d’une couronne d’épines vertes, posé  au croisement d’une croix  dont le pied repose au bas de la baie sur un demi rond  symbolisant la terre et semé d’étoiles

Cette pièce est le départ d’un immense rayonnement qui remplit un tiers de la baie. Dans l’espace laissé libre entre le rayonnement et le globe terrestre sont disposé à droite et à gauche deux  blasons de forme ronde avec  deux anges. Celui de gauche porte au centre PAX  et est surmonté d’une mitre et d’une crosse à trois barres horizontales.  Le second porte une tiare et le centre est partagé en deux avec une croix sur un calvaire à droite. Même atelier que  la chapelle Sainte-Hélène Douarnenez.



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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 04:38

MAHALON .Au XVII°
l'église possédait encore des vitraux peints.


Eglise Saint Magloire.
édifice du XIIIième et xviième siècle reconstruit en 1771

1635, procès verbal de prééminences.

  Cet édifice possèdait des vitraux peints avec lesArmoiries des maisons de Ploeuc, Pont-Croix, Kergorlay, Ty Varlen posées en écartelure ainsi que les blasons des famille de Lanros, Poulmic, Porte Neuve, Nevet, Quelennec et plusieurs autres. dont Kerharo.

CES VITRAUX AVAIENT DISPARUS EN 1786;

Par vitraux peints les membres de ce procès verbal et le rapporteur voulaient probablement dire des vitraux figuratifs, probablement du siècle précédent au minimum.



.
Actuellement, depuis 1983, ,

Crucifixion et Résurrection  de l'Atelier Jean_Pierre Le bihan de Quimper; 

A gauche le Christ en croix, sans couronne d’épines sur  la tête  ovale, de trois quart droite, qui se lève vers le ciel.
Les yeux sont encore ouvert. Le Christ porte un linge rouge descendant de droite à gauche. Son pied droit repose sur le gauche.

A sa gauche, Marie vêtue de bleu, lève la tête vers lui. Ses deux mains sont grandes ouvertes paumes en avant.

Saint jean est collé à la croix.  Sa tête de trois quart gauche qui est très penchée en arrière regarde le Christ.  Sa main gauche levée se détache sur sa robe rouge.

A droite  le Christ, le visage, de trois quart gauche, sort d ‘une fosse. La jambe droite est posée sur le rebord. Sa main droite tient une croix de Résurrection sans pavillon. La gauche se lève, le coude plié, en signe de victoire. Absence de gardes.

 Saint Thomas et les pèlerins d’Emmaüs   Baie à 2 lancettes trilobées de 2 panneaux et réseau composé de 2 mouchettes et d’un écoinçon

Dans la lancette   de gauche, le Christ est du côté gauche, le corps et le visage de trois quart droite. Sa main droite à ouvert  la robe rouge laissant apparaître la poitrine et la plaie de la lance. De l’autre main, il montre cet endroit à Thomas qui est  de face. 

Dans la lancette de droite les deux pèlerins,  face à face,  le visage de trois quart, debout  en robes rouges et bleues, entourent   et regardent étonnés le Christ, qui est devant un calice posé sur une nappe blanche et dont les  deux mains  montent vers  une hostie.
ailleurs, vitrerie borne, verre blanc. XIXe
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 04:03

LOTHEY.-Landremel

Vieux BOURG
.
 En 1500 et 1639, (François) de Kergoët sieur du Guilly, paroisse de Lothey, avait ses armes  de prééminencier dans la maîtresse vitre. .

Sa devise était: "En christen mad, mé bev en Doué".En bon chrétien, je vis en Dieu.

Ses armoiries étaient D'argent à cinq fusées rangées et accolées de gueules, accompagnéées de quatre roses de même.

Actuellement  ,

Baie du chevet en plein cintre, le vitrail rst un  montage de pièces carrées avec large filet jaune suivant le cintre avec un décalage.; Au centre dans niche, saint They en évêque ;

LES 3 autres baies ont des vitraux à base de rectangles; Atelier jean-pierre le bihan, vitraux Quimper, 1989;

3 baies, la 0, 1, 80x3,00 2 verticales et 2 horizontales, les 1 et 2,  2,20x 3,70 armatures 23 verticales et 3 horizontales
Vitraux à base de rectangles. JPLB, S 1989





Chapelle Saint-Fiacre.  

 disparue, elle a été remplace par l’église 1890.
 
           
1846,  maîtresse vitre, quelques panneaux délabrés d’une Passion.

Eglise Saint-They. Le Vieux Lothey.

.
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 18:03
.

LOQUEFFRET.

Eglise Sainte-Geneviève.

            , page 248 ,dans son livre  "le Vitrail "L. Ottin, peintre verrier, signale des vitraux de 1556. 
Actuellement restes de vitraux anciens :en 5 tête de Christ et blasons, en 4 textes avec symboles des Apôtres.

Baie 4, les quatre évangélistes  XVIe. texte St Marc, S Mathieu, S Jean. Une tête rajoutée par l'atelier HSM

Baie 5, belle tête de Christ en réseau et 4 armoiries.


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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 08:52
LOPEREC.

Eglise Saint-Pérec.     Edifice actuel de 1894

Vitraux disparus.


            1699, Jacques de Penguern permet de démolir une vitre.  était sieur dudit lieu  et du Parc en cette paroisse de Lopérec. Son blason était: D'or à trois pommes de pin de gueules, la pointe ne haut, qui est Trésiguidy, une fleur de lys de même en abyme.

            1750 et 1760, Vincent Gardeshant répare les verrières.
Maitre vitrier Landernéen, paroisse de Saint-Thomas.A  son décès en 1779, son épouse prend la suite.

Vitraux en place fin XIXième siècle


,

Baie 0, sainte Jeanne d’Arc, saint Perec avec biche. Auteur, atelier Rault de Rennes 1928

Baie 1,  saint Pierre, saint Corentin, du même auteur, ainsi que la baie 2, saint Sébastien, saint Guénolé.


 
 Baie 4,

fenêtre à 3 lancettes dont 2  sont cintrées, la centrale est en ogive. Chaque lancette possède  6 panneaux  de vitrail. Le réseau comporte 3 soufflets.

Le vitrail consiste en une succession,  sur fond de grisaille à motifs floraux, de cartouches rectangulaires, une par panneau, accrochées par chaînons, avec symboles et monogrammes. tels,. ancre entouré de la croix et cœur enflammé, cœur avec rayons, ciboire, marteau et tenailles, armes papales, agneau sur livre aux sept sceaux, bourse et  trois dais, trois fleurs de lys,, voile de Véronique, IHS MA.

Vitrail non signé. L'auteur en pourait être  le peintre verrier  Clech,
 
Par contre le réseau  est du verrier  de  Lorin de Chartres 1922.
Baie 5 la Sainte Famille de Lorin 1922, Christ entre Marie et Joseph,  en « souvenir de Mission »

Baie 6, personnages sur grisailles. Saint Habenit, sainte Anne , saint Eloi, réseau, adoration des mages, fuite en Egypte, peut être attribué à Rault

Baie 7, sainte Marguerite Marie, Jeanne d’Arc et sainte Thérèse. Dans le réseau Annonciation, Nativité,  Christ en croix. Rault

Baie 8, Résurrection,  Ascension,  sur fond de grisaille

Baie 9 Ange gardien, sur fond de grisaille


Baie 10, le Bon Pasteur, sur fond de grisaille

Baie 11 et 12, petites baies de grisaille.


Etienne Clech, Peintre Verrier et professeur au collège de Saint-Pol-de-Léon,

 Est aussi écrivain et graveur, sort un livre sur la Cathédrale de Saint-Pol-de- Léon en 1907, chez Le Goaziou à Morlaix,  est aussi auteur de lithographies sur les communes de Saint-Jean-du-Doigt, Morlaix, Plougastel Daoulas qu’il imprime à Paris et à Morlaix. Ami de Pol de Courcy, il fait avec lui les  plans de l’église  de la Salette, en Saint-Martin-des-Champs.


 


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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 06:21
LOGONNA-DAOULAS.

Eglise Saint-Monna.     édifice du XVIIe

Prééminences des seigneurs de Rosmorduc
en 1495, 1668, 1685 dans les vitres de l’église


Description des vitraux actuels


Les baies se numérotent à partir de la baie du chevet 0, puis les nombres impair au Nord et les paires au Sud.

Baie 0,   auteur, atelier L.V.Gesta,de Toulouse fin XIXe baie à trois lancettes trilobées de 3 panneaux par lancette. Le réseau est composé de 2 trèfles , deux soufflets et 2 écoinçons.
Dans les soufflets armoiries de l’évêque et du pape .
La scène de la Crucifixion s’étale sur les trois lancettes sous trois dais néo gothiques. Le Christ en croix est au milieu, les pieds cloués et séparés, reposant sur une cale posée à deux pieds du sol . Un linge  blanc noué lui ceint  les reins.
Sa tête couronnée d’une couronne d’épines grise a suivi le corps  qui se déhanche et tombe  légèrement sur sa droite.
A gauche de la baie, Marie debout, de face, le haut du corps un peu tourné vers la droite, a ramené ses poignets auprès de son visage qui est présentéde trois quart gauche et penché. Ses yeux sont demi clos. Un voile blanc couvre les cheveux.
Elle porte une robe rouge sous un manteau bleu outremer à galon or et doublé de cendre bleue. Un pan est ramené sous le coude droit. De l’autre côté, saint Jean, de trois quart droite, le visage, aux cheveux blonds non bouclés, de face, montre de la main gauche le Crucifié. La  main droite tient un rouleau ouvert ou on peut lire ; unus militu lancea lates ejus aperuit qui vidit testimonium  perhiruit.  Il est habillé d’une robe couleur vert de cadmium, et d’un manteau rouge à galon or, doublé d’un tissu couleur laque de garance, manteau passant par l’épaule droite et découvrant le côté gauche.  Au-dessus de Marie, le soleil, et de Jean, une lune rousse. Le ciel gris se déchire et un rayon lumineux tombe au-dessus d’une Jérusalem  gris bleue qui se ceinture de remparts et apparaît au-dessus de la colline du Golgotha.

Baies 1 et 2, les douze apôtres.  toujours de l'atelier Gesta, Fin XIXe
Baie 1, 2 écoinçons  et 4 soufflets, ces derniers portant sur fond bleu les armoiries des de Rosmorduc. Dans les lancettes six niches présentent sur fond  de pièces irrégulières bleues  six apôtres, en pied et de face, avec leurs noms écris en latin sur les socles.   Saint  Thomas, d’aspect jeune, de face, la tête, aux cheveux coupés à la Jeanne d’Arc, relevée vers le ciel,  tient l’équerre des deux mains, porte une robe  à plis de couleur vert véronèse, et un manteau vert anglais accroché à l’épaule gauche et doublé de rouge. Saint Judas, Tadée, nimbe blanc, de face, longue barbe, tient un bâton de la main gauche et bénit de l’autre. Il porte une robe  à plis, rapiécée,  de couleur jaune clair,  qu’une  grosse cordelette à nœud  sert aux hanches et un manteau  brun bitume ;  saint Philippe, de trois quart droite, nimbe rouge,  les deux mains serrées sur un fouet, robe  jaune laque et manteau vert olive ; saint Pierre de face, avec sa mèche sur un crâne chauve, léger collier noir, nimbé de rouge, tient de la main gauche deux clés serrées l’une contre l’autre  qu’il montre de l’autre main. Comme vêtements il a une robe  violet bleu et une manteau posé sur son épaule droite de couleur jaune d’or ; saint André, nimbe jaune d’or, de face, coupe de chevaux noirs à la Jeanne d’Arc, visage jeune baissé, tient des deux mains sa croix  en X. son manteau  de couleur vert anglais foncé est accroché aux deux épaules et découvre une robe violette délavée ;  saint Jacques le mineur, en évêque les deux mains en avant à la hauteur de la poitrine, nimbe orange,  robe bleu cendre léger sous aube blanche à galons d’or et chasuble encre violette à tau blanc avec croix.



 Baie 2,  baie de trois lancettes cintrée à deux niveaux et 4 panneaux. Dans le réseau, 2 écoinçons  et 4 soufflets, ces derniers portant sur fond bleu les armoiries des de Rosmorduc. Dans les lancettes six niches présentent sur fond  de pièces irrégulières bleues  six apôtres, en pied et de face, avec leurs noms écris en latin sur les socles Saint Barthélemy, nimbe rouge,  barbe grise, cheveux frisant,  de face au nimbe rouge, tout habillé de bleu dont un manteau à revers orange, qui tient le coutelas de son martyre ; Saint Mathieu, nimbe jaune, le visage tourné sur la gauche,  robe crème, manteau couleur bleu de céruleum, avec dans les mains un sac bleu gris et une hache immense ;  saint Paul, de face barbe noire, robe crème et manteau rouge, il tient  une épée d’une main et un rouleau ouvert de l’autre ;  saint jean,  visage entouré de cheveux longs et doré, robe verte foncée et manteau couleur violet de cobalt foncé. Il tient de la main gauche le calice sans la présence du serpent et un évangile de l’autre main ; saint Simon,  nimbe rouge, le corps et le visage aux longs cheveux marrons de trois quart droite, habillé d’une robe d’un vert de cobalt et un manteau Acouleur vert de vessie. Il tient des deux la scie (égoïne) de son martyre ; saint Jacques,  nimbe crème, de face, le crane chauve, la barbe noire en pointe, tient de la main droite don bâton de pèlerin. Il est vêtu d’une robe brune et d’un manteau  gris ocre.

Baies 3,4,5,6, atelier Hubert de Sainte-Marie de Quintin. La Cène, saint Yves,  La Vierge,  dans les réseaux blasons des de Rosmorduc.

 Baies 7,  9 ., Assomption,

 Baie en ogive avec armature, 1 verticale et 1 horizontale. Le verrier Rault  de Rennes a créer deux lancettes et un écoinçon. Dans la lancette de gauche, sur un fond composé de pièces rectangulaire de divers bleus outremers, saint Corentin, de face, en évêque avec mitre orange et crosse de la même couleur, au bâton rouge, tournée vers l’intérieur.  Sa main gauche descend vers un poisson de couleur  rose saumon qui sort de l’eau de la fontaine. Le saint a revêtu sur une soutane laque de garance, une aube bleu de cobalt clair, une chasuble vert émeraude à tau  plus claire. Dans le bas, au-dessus de la fontaine, sur un ciel vert véronèse se détache en blanc les deux flèches de la cathèdrale Saint-Corentin de Quimper. Dans la lancette de droite, sur un fond composé de pièces rectangulaire de divers bleus outremers,  saint Pol de Léon,  en pied,  le corps et le visage de trois quart, un penché vers le sol, en évêque avec crosse vers l’intérieur au bâton rouge et mitre jaune d’or, tend de la main droite une étole claire à frange rouge  qui flotte au-dessus de la gueule d’un dragon vert émeraude roulé en boule. Saint Pol  a revêtu une chasuble laque de garance sur une aube vert véronèse et une soutane bleu de cobalt.
Job Guével,Atelier à l’Hay-les-Roses, se retire durant la guerre à Pont-Aven

 Baie 9, »le Baptême de Notre Seigneur ». Baie en cintre avec une seule barlotière verticale.  A gauche,  le Christ est les pieds dans un  petit ruisseau,  aux eaux de divers bleus, dont les rives sont couvertes de roseaux vert émeraude. Il de face, un peu tourné sur sa droite et le visage  vers le ciel. Un pagne de teintes claires bleu de cobalt et blanc lui ceint les hanches. Sa main gauche est posée sur la poitrine et l’autre main  descend ouverte vers le bas. Saint Jean-Baptiste, debout sur un petit tertre bleu de trois quart droite et le visage de profil droite, la tête barbue un peu baissée, verse de la main droite une coquille d’où s’échappe un filet d’eau. Il porte une robe à manches demies courtes de couleur à dominante violet magenta. Sa main gauche tient un bâton terminé d’une croix, le tout de couleur cendre bleue, bâron qu’il coince contre lui.

Baie 10, Baie en ogive avec armature, 1 verticale et 1 horizontale. Le verrier Rault a crée deux lancettes et un écoinçon. Dans la lancette de gauche, sur un fond composé de pièces rectangulaires de diverses couleurs foncées d’une forêt, saint Herbot  est de face, en pied, habillé d’une bure de diverses teintes de brun rouge et d’ocre rouge. Il tient de la main gauche un bâton jaune. Son visage, au crane chauve mais barbu, est tourné vers le lointain. A ses pieds, un  sanglier,  couleur bleu de cobalt, qui  dresse le museau vers une fouine de la même couleur. A droite, devant une futaie aux troncs rouges se dresse un calvaire bleu.   Job Guével.

1904, -1909,   Atelier Saluden de Brest, grisailles, 2 oculi porche Ouest.
Petit oculus au-dessus porte d’entrée avec Vierge.




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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 17:55


Chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle.homme-rouge-bn-w.jpg


Vu le nombre de pièces anciennes

et leur diversité qui s’y trouvaient encore en 1980,pi-ces-XVIIb--w-copie-1.jpg

il est possible d’envisager

qu’il y est eu un réemploi au XIXe de pièces provenant de l’église Saint-Ronan.

Il pouvait y être relevé une Sainte-Trinité,

un saint Pierre, la tête d’un roi provenant d’un arbre de Jessé,

de pièces d’architecture des XVe, XVIe et XVIIe,

un ange d’une Nativité,

des morceaux de vêtements, une tête, reste de grotesquepieces-sur-losanges-w.jpgPi-ces-a-w.jpg

et des pièces de grisailles sur verre blanc proches du début XVIIe
.

Chapelle Saint-Eutrope. Disparue. La famille de Prat an Raz y avait droit de
        vitre.
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 17:13

Chapelle du Penity, fin du XVième siècle.chevet-w.jpgange-le-penity-W.jpgle-penity-christ-tete.JPG-w.jpg



1640, la foudre frappe la tour, les fenêtres et vitres sont promptement réparés.

Baie du chevet.seule baie possèdant des vitraux anciens, incorporés dans une vitrerie géométrique.




 Dans la baie du chevet, les panneaux de vitraux présentant la sainte Catherine et le saint Paul, XVIe siècle, n’ont pas le même style et ne sont pas de la même époque que la Crucifixion du tympan,deux-saints-w.jpg

Ils pourraient provenir de la baie 4 de cette chapelle, la largeur, correspondant bien, et leur hauteur permettraient l’implantation, au-dessous, d’autres personnages . Cette baie aurait alors eu six saints et saintes.

En 1735, l’autel au-dessous de la fenêtre du chevet est appelé:autel de Monsieur Saint-Ronan, et il lui est fourni un retable.


Cette mise en place de ce mobilier a sûrement fait disparaître les deux panneaux inférieurs qui ont été rétablis en 1996, lors de la restauration menée par l'Atelier de Jean-Pierre Le Bihan,.suivant un calque du saint Paul de Melgven, qui est de la même main.
Nous pensons que la sainte Catherine et le saint Paul ont pu rejoindre, avant cette date de1735, cette baie du chevet.

1808, écroulement du clocher, et époque probable du bouchage des baies 6, 8,et 1 dont les vitraux ont disparus.
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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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