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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 03:52
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MELLAC
Eglise Saint-Pierre-aux-Liens. 

Edifice actuel,  travaux de 1862 avec l'architecte Bigot, puis agrandie en 1886.

L'ancienne église du XV° menaçait ruine en fin XIX° et devenait un danger, aussi elle fut fermée sur ordre préfectoral.Elle fut réouverte en octobre 1861 aprè une mise en place de mesure de précaution sous les ordres de M. Bigot.En  1786  elle avait déjà besoin de réparation.

1451
,le 21 février. Il y a transaction sur procès par laquelle Jean De Talhouet s’oblige de rétablir à ses frais les armes et écussons du seigneur de Kernault qui était Yves de Lescoat dans le pignon du levant de l’église de Mellac, armes que Jeanne de Hautbois, son épouse, avait fait arracher.

1524, les armes de Charles du Liscoet se voie dans la chapelle nord de la Chandeleur, réparation Jean Le Bescond, ainsi que sur l’autel des Trépassés.

1652, une enquête civile établit que la maison de Kergnaud, Kernot ou Kernault a ses armes : «  un croissant trois coquilles et deux haches d’armes dans le grand vitrail en plus d’un écusson représentant une tête de boeuf (famille le Bœuf) et sur le vitrail du midi près de la porte de la sacristie trois têtes de renard qui sont les armes de la famille le Veer.

1773, les armes et écussons de ladite seigneurie de Kernault et celle de ses ancêtres en la maîtresse vitre au pignon du levant ou en plusieurs vitres, plus dans la même vitre et à côté du précédent autre écusson d’azur à trois têtes de Bœuf d’or qui sont les armes des le Bœuf, ancien propriétaire de Kernault et à senestre des le Veer et dans la dite vitre plusieurs écussons en alliance avec les croissants haches.
d’armes et coquillages.
Dans la vitre de la chapelle Notre-Dame, auprès du grand autel, le même écusson d’argent au croissant haches d’armes et coquilles que dans la maîtresse vitre.

Dans la chapelle Saint-Roch, armes de le Veer, d’azur à trois
têtes de renard arrachés d’or deux et une.

Dans la maîtresse vitre, écusson my parti de Kernault et armes de Guer d’azur à trois macles et demi d’or et un demi franc quartier fretté de gueules et d’argent.
Dans la chapelle Saint-Nicodème, pareil écusson my partie et en plusieurs autres les dites premières armes en alliance avec celles d’autres maisons nobles. Maner.
«  Charles de Lescoet, seigneur de Kernault en la paroisse de Mellac, chanoine de la cathédrale de Quimper de 1474 à 1487. J’ai relevé les mêmes armoiries pleines ou en alliance, dans les vitres de l’église paroissiale de Mellac. » Le Men. 1877.


1990, juillet,
découverte dans une soupente du manoir , avec d’autres déchets, ardoises, terre, et tapisseries, de débris de vitraux qui se révèlent être une Adoration des Mages du XVIe cornouaillais provenant de l’église.. Celle-ci était emballée dans un carton de vêtement d’un tailleur lorientais adressé à Duvergier et daté sur le bon d’expédition de 1866.

Chapelle de la Madeleine, XV° siècle
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Restauration de cette édifice par un comité dans les années 198O-199O,  avec vitraux figuratifs de l'atelier jean-pierre le bihan.


reRReSRestauration de cet édifice par un comité et apport de vitraux en 1985-1989, atelier Jean-Pierre Le Bihan, Quimper;


Chapelle du manoir de Kernault. XVI° siècle.
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Dans cette chapelle,
BaieO 5 (chevet)
en plus des armoiries:
divers blasons des Lescoet, Duvergier,et de Poulpiquet s achetés ou récupérés lors des travaux de Bigot de 1862 à 1886,on trouve actuellement des éléments de vitraux  du XVIe siècle où l’on reconnaît un Christ,  unsaint Pierre sans nimbe et huit autres personnages, eux aussi sans nimbe.  TIl s'agit d'un travail à la sanguine, du même atelier que les vitraux  de la chapelle appartenant aux Romieux à Saint-Avé, ainsi qu’une tête du château de Rochefort en Terre. Proviennent-t-ils de l’église ?
Baie 2.  Petite baie   en plein cintre, 2 blasons sur vitrerie losange verre blanc
.Une photo proche des années 1914 montre la verrière du chevet de cette chapelle sans vitraux.

Mais les vitraux on dû  être échangés, car en 1886, la famille du Vergier fait don des vitraux neufs mais avec des copies des blasons. La même année, elle fait aussi don d’une cloche










têtes  du  Christ et d’apôtres. Description.
deux groupes de têtes, à gauche 5 visages sur
une seule pièce de verre, à droite  trois têtes, deux VISAGESW.jpg
sur une seule pièce de verre et  une troisième,
celle de saint Pierre, qui s’incruste exactement
dans les deux premières. Il s’agit de visages très narratifs,  dans toutes les positions.
Le Christ esr présentée de trois quart gauche et son visage  estencadré de longs cheveux blancs tombant  en vagues vers les épaules avec  quelques accroches noir sur le front, il a unemoustache blanche partant dans les deux sens, ainsi qu'une barbe et courte et noire faites de petites mèches. Son nimbe,  est de couleur jaune orangé, cruciforme avec rayons posé verticalement. Son front droit se releve aux sourcils, ses yeux en amandes ont une pupille noire, il porte un nez droit, des paumettes saillantes,  une bouche fermée aux lèvres rouges, qui est untravail de grisaille  noire et de sanguine, avec denombreux enlevés.
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Saint Pierre à sa houppe, faite de cheveux noirs et blancs, ici de forme ronde,  frisée vers le centre, posée sur un crane chauve avec cependant quelques mèches de cheveux blanc au-dessus d’une petite oreille ; front ou se pointent quelques rides. Visage de face penché à 45 degrés droite. sourcils marqués de poils noirs verticaux en V inversé ; petits yeux à moitiés cachés derrière de lourdes pupilles rondes et qui regardent vers le bas gauche ; barbe formant un ovale autour de la bouche.
Au-dessus de ce saint Pierre, apôtre anonyme comme seront tous les  cinq autres. Le visage se présente de trois quart droit, penché du haut  sur la droite ; nez aquillin, fin s’accrochant au point frontal par un pli creux, proche d’une fossette ; petit front sous des cheveux noirs et blancs d’où s’échappent quatre petites mèches en accroche cœur ; barbe et moustache aux poils noirs et blanc. Ce visage passe par devant la partie gauche du nimbe du Christ, on ne sait ce qu’il regarde si intensément de ses yeux en amandes Derrière lui dans le noir apparaît une partie d’un quatrième personnage dont on ne découvre qu’un seul œil tourné vers le Christ.

Les cinq. Accumulation de portraits, les uns sur les autres ;  un visage de trois quart  droite, un second de profil droit, un troisième et un quatrième de profil gauche et en arrière des deux visages, un de face. Cheveux peignés, cheveux frisés, en mèches, en boucles, tous noirs et blancs, moustaches parfois abondantes, parfois courtes, barbes encadrant la bouche, barbe folle, barbe bien peignée ; nez à peu près tous aquilins, petites oreilles rondes, fossettes des sourcils, yeux vifs, parfois tristes, bouches silencieuses. Pour tous grisaille noire, sanguine, enlevés argentés à la brosse dure, aux peignes, au bois traits au pinceau fin. On peut noter les sourcils qui présentent un relevé en terminaison et rajouts de petites mèches folles.

Remarques générales sur les armoiries, relevé lors de la restauration

La plus grande majorité des armoiries date du XVIe siècle, par  la technique de montage et de peinture, des rajouts et restaurations se remarquent aisément, il s’agit du XVIIe pour certaines pièces. et débuts XXe pour quelques autres.
1, bleu à comparer avec la 8, très attaqué, travail de grisaille sur fleur de lis, pièce de restauration XIXe, 16/18
2, coquille à grisaille très frustre mais jaune d’argent ( 16/13,5) forêt ou arbre avec grisaille très fine ayant bien tenu, verre blanc avec jaune d’argent très attaqué malgré la présence de ce dernier., bœuf, porc ou autre animal avec grisaille au trait qui n’a pas tenu.
3, verres attaqués, coquille plus fruits, dessin de la hache avec grisaille (16/13,5)
4,  posé à l’envers, coquille saint Jacques jaune, dessin à la grisaille parti.(11/16)
5, posé à l’envers,  verres attaqués des deux faces, le losange jaune a garder sa grisaille.( 17/14)
6,  plus frustre, pas de verre rouge, gravures, trace de jaune d’argent sur tête d’oiseau, hache très dessinée.(18,5/15,5)
7,  verre  très peu attaqué, grisaille non état.(17,5/14)
8,  ensemble très attaqué, bleu, coupe de pièce habile, verre rouge gravé, grisaille assez fine pour coquille, la coquille du bas a disparu. (14/19)
10,  moitié avec coquillage identique, même atelier mais coquille du bas avec jaune d’argent. au nettoyage au EDTA, les glands de chêne apparaissent.(16,5/14)
13, forme , la grisaille sur fond vert n’est pas de la même qualité picturale que celle de l’aigle, bien postérieur(16/14), attaque de ce verre vert dans la bas, dû probablement à la présence d’une ferrure. La grisaille verte ne tient pas, l’écu d’origine serait au milieu.
15,  grisaille sur pièce bleue disparue, pièce de hache sur croissant, partie haute plus récente mais gravure à la pierre. (18/14)
16, (11/13) dans tâte de lancette de (16/17), reste bleu, malgré ressemblance ave ;


 Adoration des Mages, découverte dans la soupente du grenier
1990, juillet,  sur la demande de la DRAC après passage de Roger Barrié, découverte dans une soupente du manoir, avec d’autres déchets, ardoises, terre, et tapisseries, de débris de vitraux qui se révèlent être une Adoration des Mages du XVIe cornouaillais provenant de l’église.. Celle-ci était emballée dans un carton de vêtement d’un tailleur lorientais adressé à Duvergier et daté sur le bon d’expédition de 1866. Restauration atelier jean-pierre le bihan


A l’origine  petite baie en anse de panier avec  meneau central  vertical ou armature, composé de 4 panneaux. Il nous reste la moitié droite de cette baie avec les trois rois mages. Le sujet est présenté dans une niche avec  demi colonne à chapiteau et socle aux armes des Duvergier.. Du chapiteau part un léger balcon à olives d’où sort un buste d’ange. Il est vêtu d’une robe rouge ; visage ovale de trois quart droite , cheveux courts à la sanguine, ailes bleutées. Tout cela sur un fond bleu. Il tient un  phylactère portant ET IN TERRA PA.. Dessous les trois rois mages . le premier, est à genoux les mains jointes, de trois quart gauche, sourcils prononcé, proche de ceux en bananes, cheveux blanc peignés avec une raie au milieu et une mèche ramené sur la droite ; barbe blanche fournie bien taillée, bouche entrouverte, yeux en amandes aux paupières presque fermées, nez droit aux larges narines. Sur un plastron  ou cape d’hermine, il porte un collier d’or. Une  chemise blanche apparaît aux poignets sortant de manches bleues. Son manteau, court est très riche dans les ors avec damas et galons à perles blanches et olives. Un cimeterre aux quillons droit, est dans son fourreau vert.  Un élément de robe rouge à gravures jaunes est visible à la hauteur de son genoux. Le mage noir est debout, à droite, le corps de face, le visage de trois quart gauche. Il tient de la main gauche le pied d’une coupe en métal doré dont le chapeau est  ouvert. Il pose  l’autre main se pose sur le contenu. Manches rouge à crevés jaunes, d’où sortent les extrémités  bouffantes d’une chemise blanche que l’on voit au collet ; manteau vert partant de l’épaule gauche , pourpoint bleu à larmes jaunes  sur lequel repose un collier de chaînons d’or ; une broche ovale et jaune, ornée de perles blanche, est accrochée au collet. La même se retrouve chez la rois mages à genoux ; visage imberbe aux yeux ronds et blancs, tournés vers l’extrême droite, dont la vue de celui de droite doit être gêné par un large chapeau rouge couronné,  gravée et portant au centre une broche rond et or ornée de cinq perles blanches Ce chapeau  repose sur un bonnet blanc. Du troisième mage, très complété par manque de pièces, il reste sa couronne posé sur un bonnet turban orné en son centre de la même broche que celle du chapeau du précédent.
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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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