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1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 17:35
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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 05:38

 

 

 

PATCHWORK SUR LE VITRAIL ET l’ART RELIGIEUX AU XIXe.

 

Ou, accumulation de notes prises au cours de X années

en rapport avec le vitrail

 

 

Cf. Maurice Denis,Flammarion, 1939 p.282.

" Tous ceux qui chantaient " sauvez Rome et le France " tous les souscripteurs du Vœu National de Montmartre n’étaient guère préoccupés de la stagnation de l’artcatholique. Générosité absorbée par la défense de l’Eglise et de la papauté, par la Propagation de la Foi, par la propagande contre révolutionnaire, par les cercles ouvriers ou les Missions étrangères

 

" Bondieuserie mercantile "

 

" le vitrail restera le plus navrant témoignage de l’indigence de l’art à la fin du XIXe siècle ; des artisans habiles, de bons restaurateurs de vitraux anciens, ont déshonoré d’innombrables églises par des productions offensante pour l’œil comme pour l’esprit. "

 

Connaissance des Arts n° 417,Novembre 1986.

 

La peinture religieuse au XIXe.

 

Suite à un véritable " revival " de la pratique religieuse, après la déchristianisation de la fin du XVIIIe siècle et la crise révolutionnaire, l’Eglise entre dans une période d’expansion qui culmine sous le Second Empire. C’est le temps des saints, des apparitions, des proclamation de dogues. C’est l’époque de la floraison des clochers dans les campagnes et les villes. On ne va jamais tant construire d’église et cela depuis le moyen age. Les église néogothiques, néoromanes, néoceci ou ça ne sont pas des pastiches mais bien des créations originales avec des références volontaires au passé.

 

Les Goncourt en 1855 : la peinture religieuse n’est plus. Comment jaillirait-elle avec ses ardeurs et ses naïvetés anciennes, de ces triomphes de logique, de ces apothéoses de la science qui sont notre siècle même. "

 

Montalembert, 1837 : " il n’y pas d’art religieux en France, ce qui en porte le nom n’est qu’une parodie. "

 

Le XIXième siècle est l ‘époque de l’abondance des sujets religieux dans les Salons. Il faut prendre exemple sur les époques de grande foi. Il faut peindre comme Angelico, doux et pieux, à genoux, les primitifs sont des purs. Ainsi s’introduit la passion de l ‘archaïsme.

La piété des peintres, thème qui ne cesse de réapparaître lorsqu’on parle d’art sacré ne garantit certes pas le talent.

 

La grandeur du XIXe siècle est dans la diversité.

 

"  Religion profondément triste, de la douleur universelle " Beaudelaire.

" Beaudelaire

 

Le besoin spirituel est alors général, c’est une peinture de l’âme. Il n’y a pas que l’art pur, il y a aussi l’Enterrement à Ornans. A l’heure actuelle ou les grandes scènes de bataille où les fresques d’histoire sont en grande partie remplacées par le cinéma, pourquoi l’histoire religieuse ou la peinture religieuse n’a pas plus de succès ?

 

LA COMMANDE DE VITRAUX AU XIXe

 

Elle le fut souvent par le biais des ecclésiastiques. L’exemple du verrier Thibaud de Clermont-Ferrand peut nous éclairer. Membre de diverses sociétés archéologiques, il rencontre ces ecclésiastiques férus d’archéologie qui ont un grand pouvoir de décision dans leur diocèse, comme ce Cardinal de Bonald qu’il avait connu en Auvergne en tant qu‘évêque du Puy ( 1823 et 1839). Il put ainsi obtenir des commandes dans tout les diocèses où ce prélat exerça ce ministère. Comment arriva-t-il jusqu'à Morlaix, en Finistère, en 1868, avec un seul vitrail ? probablement par ce biais. Il ne laissa aucune autre œuvre dans ce diocèse.

 

 

Un autre verrier, Lucien Bégule, s’attache la bienveillance du corps ecclésiastique en lui faisant bénir ses ateliers et en leur offrant un vitrail à la cathédrale de Lyon.

 

 

Un autre verrier est Charles Emile Hirsch dont la période d’activité va de 186O-1900. Il est bien vu du clergé et de l’évêque de Quimper, dont il fait le portrait en 1852.En 1864, ce même évêque dit de lui qu’il est le seul verrier capable de composer un vitrail en rapport avec un monument gothique, avant de lui confier la principale fenêtre de la basilique du Folgoët. Heureux du succès de l’œuvre, l’évêque continue : "  Je suis décidé à vous donner une nouvelle verrière … je vous recommanderai à mon clergé.. " De ce dernier on trouve, ,suite aux interventions de cette personnalité, une pléiade d’œuvres plus ou moins réussies dans le diocèse.

Des restaurations postrévolutionnaires des vitraux de la cathédrale de Quimper ; BSAF, tomme CXXVII, 1998. Jean-pierre le bihan.

 

 

Un autre verrier, Lucien Bégule, activité 188O, 1920, s’attache la bienveillance du corps ecclésiastique en lui faisant bénir ses ateliers et en leur offrant un vitrail à la cathédrale de Lyon.

Les revues religieuses transmettent au clergé une bonne publicité par leurs articles critiques.

 

Au début du XXe siècle, les Saluden de Brest semblent avoir des travaux de vitraux, grâce à un abbé Louis Saluden, archéologue, historien, chanoine, frère du mari et ami d’un évêque coadjuteur et d’autres prêtres collègues du séminaire, devenus recteurs, chânoines, etc.

 

 

LE DEMARCHAGE AU XIX et début XXe

Dans le choix d’un atelier, le recteur ou curé est-il influencé par une personnalité locale qui connaît l’atelier ou a des attaches avec des personnes proches de cet atelier ? L’on a vu plus haut aussi que l’influence de monseigneur Sergent a ouvert le diocèse à un verrier qui en est étranger, en la personne de monsieur Hirsch.

 

A cette époque et même dans la première moitié du XXe siècle, il y avait aussi des représentants multi-cartes, proposant vitraux, lingerie d’autel, vêtements liturgiques, cierges, orfèvrerie, mobiliers, etc. . qui faisaient du porte à porte des évêchés, des presbytères, des congrégations.

 

 

Dans le département du Finistère, le plus important, au XXeime siècle était un certain monsieur Paul qui tenait encore boutique place de la Cathédrale jusqu’aux années 1970. Il circulait, de presbytère en presbytère, durant la guerre en vélo, avec, parmi d’autres catalogues, des maquettes de vitraux de verriers, entre autres ,de l’atelier Nantais Razin, et de l’atelier Maummejean, ce dernier ayant des ateliers à Paris et Hendaye.

 

La publicité écrite existait aussi. Il ne faut pas non plus négliger des 1840, le matraquage de publicités, parfois attrayantes, auprès des curés et recteurs, ni le support qu’était la Semaine Religieuse, avec leur propre encart publicitaire, souvent inventaire de la localisation de leurs derniers travaux, lecture indispensable, en dehors du bréviaire alors obligatoire, des membres des presbytères. Et puis, il y avait le bouche à oreille, le vitrail était et est au cours du XIXe et après, un sujet de discussion des repas de cures.

On peut noter et cela est intéressant qu’un recteur ou curé, doyen ou pas, apportait souvent avec lui ou derrière lui, lors de ses nominations successives, le verrier avec qui il avait travaillé auparavant, et même sympathisé. Il faut bien dire qu’à cette époque la cure avait sa table ouverte, et elle servait souvent d’hôtel au verrier et aussi à ses poseurs. Cela s’est continuée jusqu’en 1960. Je me souviens très bien de l'accueil,de la qualité des lits de certain presbytères, parfois une chambre prévue pour loger l'évêque, ou autre personnalité,  lors de sa tournée annuelle. Le recteur, c’est lui qui paye le plus souvent les travaux, bien que l’argent vienne le plus souvent de dons, Les vitraux en porte les témoignages. Les mairies étaient très peu sollicitées.

 

La puissance des chanoines était aussi importante dans cette propagation du vitrail. Des tracts publicitaires en sont les témoins. On y citaient, sans pudeur, les lettres de félicitations de ces messieurs sur le travail accompli.

 

 

LE VITRAIL XIXe

 

 

"  La peinture sur verre étant un art essentiellement monumental, on a posé comme axiome que les vitraux doivent toujours être en harmonie avec les monuments qu’ils décorent… On doit exclure des vitraux bien des détails qui sont au contraire une excellente ressource dans la peinture ordinaire….. De nos jours…. on a eu la malheureuse idée de faire répéter des tableaux des maîtres célèbres. Le résultat est peu satisfaisant…. Il est essentiel de laisser les têtes lumineuses, c’est par elles que la lumière doit arriver lorsque les vitraux sont vus de loin… La composition exige la plus grande simplicité, surtout très peu d’effets de raccourcis, pas trop de têtes de profil, peu de détails…. Les couleurs les plus vives appartiennent de droit aux principaux personnages… il faut se défier du prétendu effet résultant du mélange des rayons colorés. .. Dans un édifice, inconvénient d’éclairer à la fois par des lumières colorées et par des lumières plus vives incolores. ….. que la lumière transmise dans l’édifice y pénètre à l’exclusion de toute lumière blanche " Manuel Roret, La Peinture sur Verre. 1866.

"  En résumé nous pouvons dire qu’à l’époque actuelle nous faisons mieux que les anciens. Vu par une encyclopédie ! Mais aujourd’hui comme autrefois ces verres colorés ne présentent que des couleurs plates ; ; ; En matière de peinture sur verre, si l’on veut un travail durable et artistique, il ne faut pas chercher le bon marché, car sûrement plus tard on le regretterait. "

 

Plus loin, il signal " l’imitation des vitraux peints en une impression de couleurs sur des feuilles de gélatine que l’on colle sur le verre. Les maisons ont des catalogues ! "

 

Quel vitrail allez-t-on donner au XIXe siècle ? On peut dire qu’une concurrence s’établit entre deux " religions ", le vitrail tableau et le vitrail archéologique, débat soutenu et activé par les théoriciens , les praticiens et critiques de l’époque

 

Le vitrail tableau.

 

" Il ignore la division de la baie en lancette, s’étend sur toute la baie, son échelle est plus grande, même de coupe de verre. On y transpose des gravures du XVII et XVIIIe "  Catherine Brisac.

On peint avec des émaux, plombs et armatures plus ou moins volontairement dissimulés. Dans le Nouveau Manuel Complet de la Peinture sur Verre, 1843,un technicien, du nom de Reboulleau, avance que l’obscurité des vitraux des XIIe et XIIIeime siècle ne correspond plus aux mœurs de l’époque

 

Le Vitrail archéologique.

.

 

Le vitrail est plus littéraire que pictural, plus anecdotique et narratif qu’il ne faudrait. C’est l’époque de " Salammbo " de Gustave Flaubert, c’est l’époque des romans archéologiques qui enchantèrent la naïve et ignorante bourgeoisie française. Les découvertes de Pompéi et d’Herculanum au milieu du XVIIIe favorisent la goût néo antique. David, Delacroix, Ingres admirent l’antique, s’en servant ou l’adoptant plus ou moins .La renaissance catholique qui suivit la signature du Concordat est propice à l’avènement du gothique et, par là, le retour aux sources qui, pour eux, étaient le Moyen Age, un Moyen Age artificiel. On ouvre une chaire d ’histoire au Collège de France, on fonde l’école des Chartes ( 1821), les sociétés Savantes apparaissent dans diverses villes, la Société Française d’Archéologie né en 1833.

 

" imitation pseudo médiévale dont les variantes sont très nombreuses. Pastiche des formules en usage au XIIIe siècle " Catherine Brisac.

 

La technique en est du verre teinté dans la masse, verre aussi peint avec des émaux, inclus dans un réseau de plombs très serré, et pièces de verre de petites dimensions, archaïsme studieux qui amènent à composer les cènes dans des médaillons de formes diverses, à poser les personnages dans des architectures avec socles et daies.

Ce patchwork se continuera une prochaine fois.

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29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 20:39

        

VITRAIL, CARTONS ET PATRONS.

 

 

BSAF 1991, tome CXX, p.189 et suivantes.

 

L'existence de cartons ou patrons.

Existait-il un fond important de cartons ou" patrons " ou " pourtaits? Les deux derniers ne sont pas propres au vitrail, il désigne une représentation figurée. Il n?en est pas plus du premier. L?école Troyenne du XVIe propose comme mots : " pourtraictz, patrons au petit pied, getz "

Le carton original de vitrail existe ; ?uvre du peintre verrier, ?uvre d?un peintre, agrandissement ou mise à l?échelle d?une gravure.

Il en reste quelques exemples comme le projet de vitrail de Hans Baldung Grien daté de 1512 et dédié à Ursula Zum Trubel, abbesse au couvent du Mont Sainte-Odile et dont le vitrail existe au Musée d?Obernai. (1)

Le carton en Bretagne ?

Plus proche de chez nous, pour Braspart, Finistère, en 1543, dans le contrat pour la verrière sud, le donateur indique bien à Gilles Le Sodec le sujet : un Credo des Apôtres. Mais il n?est rien indiqué sur la façon de procéder l?exécution : copie, création ?

Par contre, en 1607, il est bien indiqué à Nouel Allaire dans le contrat qu?il doit fournir une " Trinité suivant une feuille à taille douce qui lui a été bailli. "

Et autre exemple. En 1626 Yves le Stang, Hervé le Déliou et Ambroise Le Garro signent un marché pour la fourniture des "  images " des mystères de la Passion pour les soufflets de la Chapelle de l?Hôpital Sainte-Catherine de Quimper. Finistère, Suite à une expertise, en 1631, on apprend qu?ils ont fourni aussi les " images " de sainte Catherine et sainte Marguerite. Ces images, qui avaient été mises dans deux panneaux, devaient être payés 66 livres tournois. En étaient-ils les créateurs ? On ne le saura jamais.

 

Capacité des ateliers à se servir des cartons.

 

Grâce à la façon des premiers cartons, et en plus de l?exécution des vitraux en découlant, les ateliers peuvent être capables de répéter les sujets et cela très vite et en grand nombre. Ces cartons peuvent être conservés et réutilisés, mais en Cornouaille la durée d?utilisation ne dépasse pas les cinquante ans, en étant optimiste. Les exemples de cartons semblables, que nous trouvons, donnent plutôt une vingtaine d?années. Les ateliers, les peintres et leurs réemplois, étalés sur ce nombre d?années, expliqueraient les diverses qualités d?exécutions et l?inégalité de la qualité des verrières.

Les dynasties familiales, comme les Le Sodec, pour la Cornouaille, peuvent facilement aider la diffusion du même patron avec des exécutions de styles proches. La limite actuelle des départements n?est pas de mise dans une étude de leur dispersion. Il faut en revenir aux évêchés de l?époque. Le prêt est possible, dans l?éventualité, d?un atelier à l?autre, hypothèse, assez rare, et pas du tout dans l?esprit actuel de la propriété artistique. Il est vrai que ces ateliers puisent, pour exécuter leur carton, souvent ailleurs.

Il n?y a pas de création véritable. On utilise, sans parfois les copier exactement, les gravures qui circulent alors, pour le XVIe siècle ceux sont celles de Durer qui ont la faveur avec entre autres ses Passions.

Le carton ? peut-il se conserver ?

Le carton est un dessin grandeur nature du projet, indiquant aussi le tracé du plombage, l?emplacement possible des ferrures. L?apparition, dès le XIVe siècle, d?un papier assez rigide et assez grand, dit carton. permet alors la façon d?un carton grandeur nature. Il s?agit de feuilles de papier collées les unes sur les autres La toile est aussi utilisée, plus facile, en la roulant, pour le rangement et le transport. Auparavant, le dessin était fait sur une table blanchie.

Plus tardivement, il semble que des peintres de renom eurent à fournir des cartons sur papiers, ce dernier facilitant le transport d?un lieu à l?autre. On parle de Jean Cousin. On sait seulement qu?il est l?auteur de " patrons au petit pied "

Chaque atelier possèderait donc des cartons à l?échelle d?exécution groupés en collection. A partir de là, il leur est facile d?adapter aux dimensions de la future baie. Les personnages subissent des déplacements horizontaux ou verticaux, se rapprochent, s?éloignent, maigrissent, grandissent, disparaissent sous la main du cartonnier. Celui-ci recompose son carton, probablement par transparence. Cela se retrouve dans les Passions du XVIe, comme à Guengat, Finistère, et Gouézec, Finistère, ainsi que dans les Arbres de Jessé comme Moulins, 35, et Beignon,56.

 

La copie ou le réemploi d?un carton, problème de déontologie ?

Copier un modèle ne pose pas de problème de déontologie, surtout lorsque la demande du clergé ou des donateurs est pesante et pressante. La répétition des sujets ne fait qu?amplifier le succès d?une foi populaire pour tel ou tel sujet, ou thème iconographique. L?exemple en est en Cornouaille les Passions, qui vient en tête, mais il ne faut pas négliger les Jugement Dernier, les Arbre de Jessé, Les Vie de la Vierge, etc.

Des règles iconographiques sont aussi imposées telles celles pour la figuration du donateur en orant, et il arrive que le même carton, dans la même église serve plusieurs fois, Guengat et Quimper, XVe. Finistère

On trouve dans les archives anciennes des mentions concernant la copie de verrières existantes ailleurs comme à Notre-Dame de Guingamp en 1484. Il y est indiqué à Pierre du Moulin, maître verrier d?y faire une vitre selon la poultraiture estant en une vistre de Malestroit. Cf. MSVAB 1979,p.142.

Nombreux sont les contrats qui demandent l?exécution d?un vitrail " comme celui qui est fait dans l?église de X ", mais l?on a découvert que lorsque, par chance, textes et verrières mentionnés sont conservés, en aucun cas il n?y a eu copie exacte. La part d?interprétation est assez grande. Il ne s?agit alors que de copie interprétée.

Le réemploi de " cartons grandeurs " de panneaux complets figurés est attesté en Alsace dans la seconde moitié du XVe, scènes totalement identiques, de mêmes dimensions mais par des exécutants différents.

La décadence du vitrail est-elle due aux copies répétés des cartons ?

Couffon, dans le MSHAB 1945, donne son avis et indique que "  la vogue du carton détermina une fabrication à bon marché et moins soignée, dont la verrière de Gouézec Finistère représente le type. "

Cette dernière verrière n?est pas du tout le cas. Les verrières moins soignées arrivent vingt à trente ans après les originaux, si ,à ceux-ci, on donne la date moyenne de 1540. La qualité des ateliers déclinent très vite, en moins de trente ans.De petits ateliers copient, mais ne savent pas dessiner, la copie devient lourde, naïve. Le réemploi d?un carton n?est pas prouvé. On travaille dans l?esprit, on utilise en les déformants les éléments graphiques ?

Bretagne première région pour le réemploi de cartons de Passions ?

Une quinzaine d?années maximum séparent les deux verrières de Saint-Fiacre du Faouët et de Saint-Nic Finistère. Nous sommes dans cette deuxième moitié du XVle siècle qui a vu éclore, entre autres sujets, de nombreuses Passions dans le Finistère, et dont il nous en reste encore vingt quatre. On peut estimer leur nombre, il y a 400 ans, à plus du double.

Beaucoup d?entre elles se ressemblent et l?appétit des chercheurs bretons des XIXe et XXe siècle en a été stimulé. Ce procédé de reprise de cartons identiques n?est pas spécifique à notre région, et ce réemploi de cartons, autant sur le plan national qu?européen, n?est pas prêt à donner son dernier mot.

Mais je pense que la Bretagne est la première région pour le réemploi identique ou personnalisé de cartons d?un même sujet qui est celui de la Passion.

.

 

 

Là aussi lorsque, par chance, les textes et les verrières mentionnées existent encore, on remarque que la copie est très libre et que le carton d?origine n?a pas été employé. Ce genre de demande de copie n?est pas souvent attesté en Bretagne, espérons que l?avenir nous en fera découvrir.

Cependant, il est fait mention, au sujet de vitraux pour Notre Dame de

Guingamp en 1484 où il est demandé au maître verrier Pierre du Moulin de faire une vitre selon "la poultraiture estant en une vitre de Malestroit" (Cf.

MSHAB 1979 p 142).

Ici le mot poultraiture est le même que pourtraictz employé dans l?école troyenne du XVle siècle. Il veut dire patron ou carton. Ce n?est pas un mot propre au vitrail mais il désigne toute représentation figurée.

Autre cas en Bretagne cité par Barthélémy, il s?agit de la découverte dans les comptes de la cathédrale de Tréguier d?un contrat avec le maître verrier Noèl Allaire ou Nouel Allayre, dans lequel il lui est demandé d?exécuter sept vitres du chapitre de la cathédrale et cela en 1607, suivant une feuille à taille douce, entendons par là carton, qui lui a été baillé, donc donné.

Ces cartons représentent pour l?un la Trinité avec un religieux  embrassant le pied de la croix et pour les six autres une représentation d?un religieux et d?un saint.

 

D?après certains documents, ce patron ou carton dessiné ou peint devait rester la propriété de l?atelier au XVle siècle et il pouvait l?utiliser à son gré.

Ces cartons étaient-ils des originaux demandés à un peintre ou étaient-ils en provenance d?un fond d?atelier, rien ne nous l?indique. Donc il y a eu des cartons originaux, des transmissions avec copie de cartons et aussi des copies de vitraux.

Qu?en était-il de nos Passions ?

La démarche du chapitre de Notre-Dame de Guingamp a pu se reproduire à Saint-Nic au niveau du Conseil de Fabrique. Mais s?il s?agissait du même atelier, pas de problème, il avait le carton. Il lui suffisait de le remettre à l?échelle, si les dimensions différaient. Cela n?était pas trop difficile, la largeur des lancettes variant peu. Si la largeur n?était pas identique, on utilisait alors semble-t-il ce que l?on appelait des silhouettes ou marcottes. Certains personnages étaient repris en entier sur .des morceaux de cartons que l?on déplaçait dans tous les sens. Parfois ce déplacement du personnage n?excédait pas 5 cm, ce qui fut le cas à Gouézec,Finistère, et cela permettait ainsi une copie du carton original.

Lafond signalait que l?utilisation de ces cartons ne laissait à l?exécutant aucune liberté. Cela ne semble pasetc.é le cas chez nous. Chaque Passion a sa particularité, sa touche spécifique. Le même peintre gardait une grande liberté dans sa peinture, son choix des couleurs, son trait. Il y avait chaque fois invention personnelle qui se découvre dans de multiples détails et qui font la richesse de ces verrières.

Toujours au sujet de ces cartons, Couffon (MSHAB 1945) affirmait que la vogue du carton déterminait une fabrication à bon marché et moins soignée. Il prenait comme exemple la Passion de Gouézec. Nous avons démontré le contraire.

Cette fabrication à bon marché et moins soignée n?a pas existé dans la plus grande partie de la deuxième moitié du XVe siècle. Cependant on pourrait la trouver vers la fin de ce siècle, proche des années 1580 et au début du XVlle siècle. C?est le fait d?une décadence d?ateliers qui ont perdu la qualité picturale du XVle

 

Les cartons servent plusieurs fois.

1°. L?exemple des Passions de Guengat, Tréguennec, Quéménéven, Gouézec, Guimiliau., ces cinq étant dans le Finistère.

Pour numéroter les panneaux de vitraux, nous employons des lettres et des chiffres. Les lettres inqdique les lancettes : a étant la première à gauche,b la seconde et ainsi de suite : les chiffres indiquent l?emplacement dans la lancette en montant du bas, 1,

Ici au millimètre près. Pour vérifier, nous avions en atelier les calques du plombage, lors de restaurations

Les panneaux a1 et a2 de Gouézec, et les b1 et b2 de Guengat, Fin La tête du saint Jean est plus ou moins rapprochée de celle de la Vierge, suivant le lieu.

Les panneaux b1 et b2 de Gouézec, et les c1et c2 de Guengat, seule la croix a été rallongée dans le premier.

Les c1 et c2 de Gouézec sont à comparer avec les d1 et d2 de Guengat, mais aussi avec les a4 et a5 de Quéménéven.

On peut y rajouter le cas de la Passion de Saint-Nic, Finistère : Saint-Nic-Saint-Fiacre du Faouët Morbihanet Saint-Nic-Saint-Thuriau, Finistère.

Dans la baie nord du transept, à Saint-Nic, Finistère, tous les panneaux, sauf une Crucifixion, sont du même carton que la Passion de Saint-Fiacre du Faouët, Morbihan, auquel il faut joindre un panneau de la baie sud, provenant de la première. Le sujet en est la scène où le Christ recolle l?oreille du serviteur du Grand Prêtre. Toujours à Saint-Nic,dans la baie sud, un panneau représente une Résurrection identique à celle qui se trouve en l?église de Saint-Thuriau, Finistère.

Autre rattachement : la Passion de l?église Saint-Mathieu de Quimper,Finistère avec la Passion de Tourc?h..Le restaurateur XIXe en connaissance de ce fait, a restauré la première et particulièrement la Marie-Madeleine, en s?aidant de Tourch, Finistère.

Autre rattachement, Saint-Nicolas de Pélem, et Tonquédec, Côtes d?Armor. Dans la Passion de cette dernière en D4, la Dérision, Jésus à la tête enveloppée dans un linge comme à Saint-Nicolas du Pélem.,

 

Les Arbres de Jessé sont aussi dans la course, particulièrement celui de Moulins, en Ille et Vilaine, et celui de Beignon, dans le même département. Si le carton est le même, la dimension des panneaux a changé, les personnages ont été allongés, ainsi que les branches de l?Arbre.

2e. Les donateurs.

 

L?exemple le plus frappant est la suite des donateurs et donatrices des baies hautes du XVe de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper, Finistère Pour la restitution des parties manquantes de ces personnages, il a suffi de faire un inventaire des pièces existantes. Cela se retrouve pour certains donateurs de la nef et du transept mais est cela moins apparent.

Autre lieu, Guengat, Finistère, où dans la baie 4, elle aussi du XVe, le carton est identique pour les donateurs.

Les anges des réseaux.

 

Le même carton, mais ici inversé, est utilisé lors de la création d?anges soit musiciens, soit avec phylactères, soit de la Passion. Par contre les couleurs changent et en particulier pour les ailes. Bulat-Pestivien, Côtes d?Armor, XVe, Gouézec, Finistère, Notre-Dame des trois Fontaines. Guengat, Finistère.

Un autre cas d?utilisation du même carton est relevé à Pouldavid, Finistère, dans un Jugement Dernier du XVe. Le verrier y a pris ici le principe très courant dans le vitrail des XV et XVIe de se servir du même carton inversé pour ces deux panneaux avec élus, autant pour la découpe des pièces que pour le dessin des personnages qui se correspondent traits pour traits.

1.- Vitraux de France, édition SAEP . Colmar.

2.- Cennino Cennini, Livre de l?Art,(vers 390) Jean Lafond, Le Vitrail.

Les deux chanoines(5), tournés vers la droite, procèdent du même carton, autant pour les pièces de verre que pour le dessin, têtes aux cheveux courts, celle de Guillaume n'est pas ancienne, tandis que la seconde est en verre rose plaqué, mains jointes, livres de prière, prie-Dieu, surplis.

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28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 10:39

JOST DE NEGKER. Un mythe qui a la vie dure

L’attribution du carton des Crucifixions Cornouaillaises à un certain graveur flamand ,Jost de Negker, est due à une mauvaise lecture de l'historien René Couffon, suivie d’une " présomption devenue certitude " comme il le reconnaît.

Tout est parti de son article sur "La peinture sur Verre en Bretagne au XVIe siècle", paru en 1945 dans les Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne.

Après deux pages et demie, les 30, 31 et 32, sur les découvertes d'inscriptions permettant de retrouver un nombre non négligeable de peintres verriers, cet historien offre, à partir de la page 27, une étude des Grandes Crucifixions du Finistère. Il commence par en indiquer les donateurs, les datations, ainsi que leurs auteurs possibles. C’est dans ce paragraphe, page 31, qu’il signale qu'à La Martyre, il a découvert, sur un galon de vêtement du vitrail, le nom de l'artiste, sa signature et le date du vitrail. Il ne signale pas encore le nom.

Le paragraphe suivant décrit la composition d’un groupe de vitraux exécuté d’après un même carton : La Roche-Maurice, La Martyre, Saint-Mathieu de Quimper, Tourc’h, carton que l’on retrouve légèrement modifiés dans d’autres lieux.

A la page 35, il donne, pour la Roche-Maurice, un article de sept lignes, composé de " l’inscription suivante : EN L'AN MIL Vcc XXXIX FUT FET CES VITRE ET ESTOIT DE FABRIQUE POUR LORS ALLEN JOCE. L.S " et d’un dessin, où on lit : " AVE GRACIA PLENA, puis le nom de JOST et, au-dessous de ce dernier et en petits caractères, le monogramme de l’artiste " et 1535. Par la suite ; il ajoutera que les " deux dernières initiales sont vraisemblablement celles du peintre verrier. " (il s’agit de Le Sodec)1

 

Après quelques notes sur les vitraux de La Martyre, Daoulas1, Tourc’h, Saint-Mathieu de Quimper et Trémaouézan2, il s’engage sur l'origine possible du carton, visiblement inspirées des Passions de Durer, et sur les comparaisons avec des oeuvres picturales, il écrit, page 40: "Un nom se présente aussitôt à l'esprit, celui de Jost de Negker" puis plus loin dans la même page "cette présomption de voir Jost de Negker auteur de la verrière de La Martyre s'est transformée en une certitude lorsque nous eûmes comparé la monogramme peint sur ce vitrail avec celui de l'artiste identifié par Campbelle Dodgson au bas du bois gravé en 1508 d'après le saint Martin de Lucas de Leyde pour le Brévorium Trajectense de l'éditeur anversois Jan Seversz ".

Partant des hachures au pinceau qu’emploie le peintre verrier dans ce vitrail, Il voit dans ce vitrail, plus l'oeuvre d'un graveur, ce qu'était Jost de Negker, que celle d'un peintre. Cela le conforte dans sa découverte, et l’amène encore plus loin. Il s’engage sur le terrain de la foire de La Martyre, commune toute proche, où " l’on y fabriquait de toutes sortes de marchandises " Il y voit René de Rohan et sa jeune épouse Isabeau d’Albret, ainsi que l’abbé Charles Jégon " passer commande des vitraux. Je le comprends très bien. Un chercheur cherche toujours mieux et plus. Enfermé dans son idée, il arrive que l’historien passe au-delà.

Au sujet de la Roche-Maurice, l’abbé Jean Feutren, donne, en février 1972, son avis dans des articles du Télégramme de Brest. Il écrit, en autre : " Jost de Negker serait devenu, sans le vouloir, ni même le savoir, le père d’un grand nombre de crucifixions dans le Finistère. Encore une fois, nos artistes locaux n’auraient été que des imitateurs plus ou moins habiles. Tel est le sentiment de M. Couffon et nous inclinerions à le suivre. Mais nous nous défions fort des belles constructions de l’esprit. Les bévues des gens de métier sont incalculables." Puis, il continu, dans l’article suivant, en  confirmant que l’inscription ainsi que la marque du graveur d’Augsbourg sont introuvables .

Sur ce, Roger Barrié, auteur d’une thèse de doctorat de 3e cycle sur le vitrail Cornouaillais,1978, confirme cette absence par examen sur échafaudage ; il avance l’hypothèse soit d’une mauvaise lecture par Couffon qui, fasciné à juste titre par des rapprochements avec les gravures, aurait interprété des salissures ; soit d’une restauration insouciante qui aurait fait disparaître l’inscription lors de la dépose vers 1945, ce qui paraît très étonnant.

Pour ce qui est des hachures que Couffon signale, je pense comme Roger Barrié, qui, relève que ces hachures ne sont qu'un indice de l'évolution du métier3 Parallèles ou croisées, en plein ou en enlevé, elles sont employées pour suppléer en lumière les modelés et les lavis. L’abbé Castel, profitant du même échafaudage, n’a pas de son côté relevé autre chose que : AVE GRATIA PLENA, sur le galon vertical du manteau du cavalier tandis que la suite, sur le galon horizontal est proprement illisible comme l’a laissé entendre l’abbé Feutren, fort judicieusement dans les notes inédites qu’il a laissées.

 

Conclusion : en absence d’archives, on ne peut qu’observer que toutes ces Crucifixions ont un rapport avec l’œuvre de Durer, spécialement dans ses Grandes et Petites Passions. Pour les ateliers de vitraux cornouaillais du XVIe siècle, dont le plus important semble être, jusqu'à maintenant, celui de la famille Le Sodec, il n’y a pas de création véritable. Ils utilisent, sans parfois les copier exactement, les gravures qui circulent alors. Et pour le XVIe siècle, ces gravures sont majoritairement celles de Durer4, qu’ils agrandissent et transforment suivant leurs besoins. Tout cela pour confirmer qu’on ne peut donner la paternité de ces vitraux à Jost de Negker, pas plus qu’on ne peut donner Soyer comme auteur des vitraux du XVe de la cathédrale Saint-Corentin. Les Vitraux de la Cathédrale de Quimper.p.27-28

Et pourtant, cela continue ! Soyer les bienheureux ! Son nom a été maintes et maintes fois proclamé sous les voûtes de la cathédrale par les conférenciers.

Et pour rendre hommage à René Couffon, citons le mot qu’il disait naguère à un jeune chercheur qui relevait dans ses écrits une exactitude : "  Une seule ? on voit que vous n’avez pas encore beaucoup travaillé ! "

 

 

 

Notes.

1. Notons que l’ " Ave gratia plena " vient d’une confusion avec le vitrail de La Martyre. A La Roche-Maurice, le galon est simplement orné, sans inscription.

2 et 3. Verrières déjà disparues.

4, thèse de troisième cycle, sur le vitrail en Cornouaille, 1978, tome premier p.125

(. même autre que les Passions, comme à Notre-Dame de Confort en Meilars,. la scène de la Vie à Nazareth, avec Marie, Jésus et Joseph, est une reprise partielle et inversée, d’une gravure de Durer de 1510.

Je m' escuse de l'absence de photographies. Elles seront données avec notes lorsqu'elles seront acceptées sur la blog.

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27 août 2006 7 27 /08 /août /2006 06:00

 

 

 

LA RESTAURATION

DES VERRIERES HAUTES

 DU CH?UR DE

LA CATHEDRALE DE QUIMPER

Note : suite à la sortie du livre sur " Les Vitraux de la Cathédrale de Quimper ", certaines personnes, dont mes frères et s?urs, m?ont demandé d?essayer de leur fournir des extraits de mon travail et de mes " notes de chantier " qui ont servi au " groupe d?historiens et d?archéologues "Je tenterais de leur répondre au fur et à mesure des pages du blog

Nous n?avons pu égayer notre papier avec des photos, nous le regrettons. Elles sont refusées ou dans le cas positif, disparaissent peu de temps après. Aussi, consulter le livre indiquer plus haut.

Présentation et état général.

 

Datant de 1417 à 1419, et au nombre de 13, les verrières hautes de la cathédrale subirent de nombreuses restaurations, ou travaux ( des restaurations post révolutionnaires des vitraux de la cathédrale de Quimper, BSAF, tome CXXVII, 1998) jusqu?à la grande remise en ordre de 1869, faite suivant les conseils de l?archiviste Le Men. Malheureusement, d?autres restaurations au coup par coup eurent lieu entre 1869 et 1941.

Notre approche de ces vitraux commença en 1985, avec la commande d?une étude globale de toutes les verrières des XVe, du XIXe et XXe siècles de toute la cathédrale.

L?année suivante, en 1986, le Laboratoire des Monuments Historiques de Champs sur Marne, auquel avaient été confiés 3 panneaux de vitraux du ch?ur, rendait son étude sur l?état physique et mécanique de ces vitraux.

Suite à la tempête d?octobre 1987, nous déposons toutes les verrières hautes du ch?ur pour lesquelles nous est aménagée une salle dans la tour sud de la cathédrale. Les panneaux, après inventaire, étaient alors posés à plat par trois, avec couches séparatives dans des caisses en bois faites à cet effet.

Les verrières basses du XIXe siècle des chapelles du ch?ur furent aussi déposées à partir de 1991 et entreposées dans la chapelle de La Victoire de la Cathédrale ou un local est installé, et toujours dans de nouvelles caisses, Puis, suite à l?avancement des travaux, tous ces vitraux déménagent dans la chapelle neuve, proche de la cathédrale où un nouveau local est installé ;

L?état général de ces vitraux.

Les verrières hautes du ch?ur étaient en très mauvais état. Cela était dû probablement à leur âge, du moins pour les parties du XVe siècle et à diverses causes récentes que je vais tenter d?expliquer ci-dessous.

Il y eut une dépose des fenêtres hautes durant la guerre en 1941. Celle-ci a laissé quelques traces comme le confirment les photos de ces travaux, auxquelles s?ajoute leur stockage, durant tous ces événements en la chapelle Saint-Guénolé d?Ergué-Gabéric où régnait une certaine humidité. Leur emballage dans des caisses de bois bourrées de ripes n?a pas arrangé les choses. Il y eut, dès la fin de la guerre, un voyage aller- retour de l?ensemble à Paris ; ce dernier voyage précédant leur repose.

 

 Le travail de restauration.

Notre travail était donc de reconstituer ce qui avait disparu au cours des siècles, sans tenir compte à priori du XIXe siècle. Notre but n?était pas de faire de la copie de copie. Ce travail ne fut pas toujours facile.

Pour les éléments d?architecture, il n?y eut que peu de problèmes, car il nous restait assez de pièces d?origine dans chaque baie. Pour les pièces de visages, qui, dans la plupart des cas, avaient disparu, cela fut plus périlleux et obligea une recherche constante. Heureusement, nous avions les verrières depuis longtemps entre les mains, et nous étions imprégnés de leur style et de verrier du XVe siècle travaillait.

L?exemple de la reconstitution des donateurs est des plus significatifs. Ils suivaient un même carton. Aucun de ces personnages, homme ou femme, n?était au complet. Nous avions des pièces d?origine encore conservées ici et là, qui une main, un pied, un morceau d?armures, d?heaume, de visage, qui une épée, une dague etc.. Tout cela nous permettait d?établir un donateur type, et de copier la pièce ou les pièces dont nous avions besoin pour compléter chaque panneau.

Une autre aide à la reconstitution fut le fait que les pièces anciennes portaient au dos une griffe ou gravure spécifique de leur emplacement dans le panneau, la lancette, la verrière. Nous avons pu ainsi remettre à leur place d?origine des pièces égarées lors de restaurations précédentes.

Autres aides, le livre de Le Men de 1877, qui fut un peu le livre de chevet, mais il ne fallait pas négliger le manuscrit de de Boisbilly annoté par Aymar de Blois. Il donnait un inventaire des verrières en 1820. Les publications sur l?iconographie n?étaient pas à négliger pour la découverte de certains saints patrons dont il ne restait pas grand chose d?origine et d?utile pour la compréhension.

 

L?altération des verres de la face extérieure.

Une altération très importante des verres se révélait sur la face extérieure par de multiples cratères. Cette altération était due semble-t-il à une forte teneur en chaux et en magnésie de ce verre, probablement inclus dans le sable utilisé lors de la fabrication du verre et cela aux alentours de 1600 degrés. Le calcium et le magnésium, auquel était ajouté, mais en plus faible quantité, du potassium, fut au cours des siècles, extrait du verre par l?eau de pluie. Cet ensemble entraînait une zone perturbée de couleur brunâtre très importante et très opaque dont l?épaisseur doublait presque le verre. Cette zone perturbée était recouverte de gypse, qui, lui aussi, était dû à l?action du SO2 atmosphérique sur le calcium. Le Gypse, qui est un sulfate de calcium hydraté e cristallisé, perdait son eau, lors de fortes chaleurs, et se transformait en une sorte de pellicule de plâtre très fragile.

Toujours du côté extérieur, etn plus des coulées de la rouille des ferrures qui était fortement incrustées dans les cratères et le verre, le laboratoire de Champs sur Marne, découvrit, dans cette zone perturbée et opaque, une forte teneur en plomb. Celle-ci ne relevait pas de la fabrication du verre, et sa présence n?a pu être élucidée. Peut-être était-elle due à l?oxydation très volatile des plombs à vitraux, peut-être à une couverte de peinture au plomb non cuite, posée lors des siècles précédents. Le mystère demeure. C?était la première fois que le laboratoire de Champs, chez qui passent quasiment tous les vitraux anciens, découvrait cette présence.

Sur tous ces verres s?accrochaient des algues et des mousses, plus nombreuses du côté nord, végétation bien ancrée dans les cratères et qui, sécrétant des acides, continuait à attaquer le verre. Un lavage méthodique et répétitif au Muslik les fera disparaître.

L?altération de la face intérieure.

Cette face des verres était recouverte d?un important dépôt grisâtre dû à la condensation et à la poussière, la suie des bougies noircissant le tout, les plombs comme les verres. Le tout était bien ancré dans les multiples minuscules cratères. Sous l?effet de cette pollution, le dessin en grisaille, oxydes métalliques cuits à 600 degrés, avait disparu dans de nombreux cas, ou, par chance, existait encore mais bien fragilisé. Pour maintenir ces restes de grisaille, nous eûmes recourt à des fixations partielles de résine, produit réversible.

Le nettoyage des verres.

Ces vitraux, dès leur arrivée en atelier, sont trempés dans des bains successifs puis lavés à la douchette, le but est, après un nettoyage doux, d?entamer ainsi le dégagement des cratères de toute pollution de micro-organismes.

Puis les panneaux sont trempés verticalement dans un bain de chlorure de potassium et cela de 3 jours jusqu?à 15 jours. Ce bain facilite le démontage de ces panneaux qui avaient subi un masticage à l?huile de lin et blanc de Meudon, mais malheureusement additionné de chaux ou d?autres produits. De plus ce masticage, et cela est regrettable, avait été fait à la grosse brosse, et avait imprégné tous les cratères. Ce travail datait de la mini restauration d?après guerre.

Toutes les mesures de nettoyage sont faites avec des méthodes douces, sans abrasive mécanique ni micro sablage. Il a fallu rendre la lumière à certaines pièces complètement opaques. Pour cela nous avons utilisé l?acide oxalique qui a l?avantage de n?être pas dangereux pour le verre, mais demande une surveillance constante avec un PH neutre. Il y eut aussi quelques-uns mais rares nettoyages au DTA au départ, mais vite arrêtés, ne répondant pas à nos désirs.

Travaux effectués sur les verres.

Nous avons donc, lors de la restauration, supprimé tous les plombs de casse. Pour ce qui est des pièces aux casses franches et non grugées, nous avons pu les recoller avec une colle à base de silicone  transparente ou opaque suivant la transparence ou le foncé du verre.

Dans le cas de pièces trop brisées, à partir de 3 morceaux, et par là, fragilisées, un doublage en verre de 3 mm est posé du côté extérieur et maintenu par un cordon de colle. Pour les pièces grugées et où un jour proche de 2 mm apparaissait, deux solutions étaient utilisées. Soit nous incorporions une greffe, fin élément de verre de même couleur parfois peint, elle-même collée, soit grâce au verre de doublage utilisé comme support, nous y dessinions la partie manquante. Ces verres de doublage servent aussi de support pour réaffirmer à la grisaille le dessin de certaines pièces anciennes.

Certains verres anciens que nous devions doubler, étant bombés ou possédant des épaisseurs variant de 2 à 5 mm, un thermoformage du verre de doublage était nécessaire

Aucune retouche à froid des pièces anciennes n?a été exécutée, pas plus qu?une recuisson.

La remise en plomb fut exécutée en plomb de 8mm, du 12mm servant pour les côtés. Une bande de plomb fut installée et matée sur la pierre, à la pose, pour éviter tout passage de lumière par les côtés. Pour supprimer la brillance de l?étain, chaque soudure fut peinte sur la face intérieure.

Le masticage, à l?huile de lin et blanc de Meudon fut exécuté sur les deux faces, au doigt, plomb par plomb, cela pour éviter la dépose de ce produit dans les cratères. Une couverte d?eau était posée auparavant par mesure de précaution.

Pour les pièces du XIXe siècle des baies nord, retirées de la course, nous avons fourni 2673 pièces neuves peintes de grisaille et jaune d?argent. Ce travail de restauration nous a demandé 4807 heures de main d??uvre de mai 1992 à novembre 1993.

Les barlotières, les vergettes.

Pour permettre la mise en place de doubles verrières, vitrail ancien et verrière de doublage, et pour des raisons d?équilibre et de résistance au flambement, on a opté pour une option à balancier à doubles pannetons traversant le fer central et les feuillards. Ces barlotières, dites par nous doubles, ont été exécutées en fer galvanisé peint de trois couches de peinture glycéro. Un fer à T fut fourni dans le bas de chaque lancette, maintenant le premier panneau et assurant l?ouverture de la ventilation basse. Pour la ventilation haute, en plus des aérations ouvertes à chaque barlotière, une ou deux des pièces du sommet de la lancette étaient posée de biais, cachant ainsi d?en bas, l?ouverture ;

Une jupe en tôle formée, nécessaire pour supprimer toute apparition du jour pouvant passer par les regards des tenons, est posée sur chaque barlotières du côté intérieur

Ayant relevé autant sur les panneaux anciens que sur les du XIXe siècle des perturbations sur la face intérieure dues aux vergettes droites passant devant les pièces de verre, nous avons utilisé des vergettes dont le dessin suivait au plus prêt le réseau des plombs. Ces vergettes, en forme, étaient faites en rond de 8mm en inox. Elles étaient scellées de 5 mm dans le mur. Les attaches étaient au nombre moyen d?une par 10 cm.

Protection.

Vu l?importance de la corrosion affectant les verres, une protection des vitraux s?avérait indispensable du côté extérieur. L?application d?un film de résine ne pouvait être envisagée. Aussi, une double verrière en vitrail fut exécutée, dont le plombage suit exactement le plombage de la verrière ancienne restaurée qu?il doit protéger. Pour la façon de cette verrière, il est utilisé un verre normal de 4 mm incolore sur lequel un dépoli cuit est posé.

Cette double verrière, assure l?étanchéité extérieure et permet une ventilation forcée de bas en haut, ce qui ne peut être qu?un bien pour les faces externes des verres anciens.

Celle-ci est posée dans les doubles barlotières, et un solin assure l?étanchéité. Il lui aussi utilisé des vergettes en forme comme pour la verrière ancienne.

Les rendez-vous de chantier eurent lieu tous les quinze jours et cela durant deux années. L?architecte en chef des monuments historiques, Benjamin Mouton, passait, après le rendez-vous sur le chantier, environ 2 heures et demie, quand cela n?était pas plus, à vérifier le travail en cours à l?atelier.

Les panneaux du XIXe siècle copiés et les pièces non utilisées ont rejoint la salle haute de la tour sud.

Note. les baies du côté nord ont été restaurées par l?atelier H.S.M, dirigé par Mikaël Messonnet. Nous travaillâmes en collaboration et les rendez-vous de chantier se passait chaque fois, après celui de la cathédrale, chez l?un puis l?autre, confrontant nos trouvailles, nos recherches, nos idées, sous la coupe amicale et souvent utile l?architecte.

 

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25 août 2006 5 25 /08 /août /2006 10:42

 

GUILLAUME GASSAIGNE, un peintre-vitrier Quimperois

 

Cassaigne Guillaume,

 peintre en décor et vitrier à Quimper,

Cassaigne Guillaume originaire de Beautiran, 33, né le 28 messidor AN 8 ( le 17.07. 1803)marié le 18, 04, 1828, à Quimper avec Marie-Yvonne Le Moal, originaire de Quimper.

Sa mère était la veuve de escuyer François Gourlaou.Une commune au nom de Cassaigne existe aux environs de Lombez. En septembre 1856 et octobre 1857 un Cassaigne représente les établissements Duval et Persac négociant à Nantes, pour tout ce qui est fourniture pour peintre. Il ne reparaît paspar la suite dans les cahiers du peintre-vitrier Saluden .

Peintre vitrier, peintre en décor et vitrier, place au Beurre, Quimper, 29.

Auteur de nombreux vitraux, dits kaléidoscopes, dans le sud-finistère, il restaure de nombreux vitraux des XVe et XVIe, peint de nombreux retables, statues, voûtes, vend des objets de cultes, de la chaux, du verre, ne peint pas le verre, n'a pas de four.

 En restauration des vitraux XVe et XVIe, remplaçait les manques par du verre blanc dépoli au sable, rarement par du verre de couleur,

 

1828 , Melgven, 29, compte de fabrique, 30 francs pour réparer vitraux à l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul et à des chapelles.PLM

1829 Melgven, 29, Marché de 2300 francs pour peinture et dorure.

 1836,Plogonnec, 29, église Saint-Thurien,. "  A Cassaigne pour panaux de vitres 22 F.22 "RBT.p.171.

1839, Guengat, fait une proposition de  restauration des verrières XVIe de l'église Saint-Fiacre. 

Le 31 octobre 1839 le maire informe le préfet que" Cassaigne peintre et vitrier se propose de restaurer les quatre vitraux pour la somme de 550 francs à condition qu’on lui accorde le temps jusqu’au premier avril prochain. " Le 12 avril 1840, la somme de 500 francs est payé à Cassaigne pour ces travaux.RBT.p.40

1840, le marché est conclu, restaure la fenêtre sud de Guengat.29; la même année, l’abbé Pouchous( recteur de 1832 à 1885) signale un vitrail en verre de couleurs de monsieur Cassaigne qui vient de peindre la boiseriede l'église.

1840,Marché Meilars, 29, église Notre-Dame de Confort, qui montre une palette de son travail de peintre en décor et vitrier. Il peint le lambris, les poutres, les portes, le choeur et la chaire, les boiseries, dorure, marbrure, vernis sur autel, peint le Christ et la croix du Calvaire sur la grande route. Restaure les vitraux XVIe et les partage en trois fenêtres. Chapelle, blanchit et fait un granit tout autour de 2 pieds et demi.Mémoire passé entre Mr Cassaigne, habitant à Quimper et le Conseil de fabrique de Meilars, pour les ouvragse qui suivent à faire à la chapelle de Confort.1° Peindre tout le lambris en petit gris bleu clair, marbrer les Corniches de la grande nef, peindre les poutres traversières, la tribune et alchambre de l’horloge, et toutes les portes de ladite chapelle.2° Peindre le Chœur et la Chaire à prêcher, en couleur de bois, peindre en acajou et vernier la boiserie du Chœur.3°Peindre, marbrer et vernir le maître autel, avec les saints anges adorateurs, et refaire toutes les dorures présentes.4° Peindre, marbrer et vernir les deux autels collatèraux avec toutes les statues qui se trouvent dans la chapelle, et refaire les dorures, dorer les sculptures de la niche de la Vierge.5° Peindre la balustrade, le confessionnal, la roue des clochettes et tous les autres objets de ladite chapelle, susceptible d’être peints.6°Peindre le Christ et la Croix du Calvaire sur la grande route ; trois paires de volets au presbytère, et arranger les vitraux de l’église paroissiale.7° Blanchir la chapelle de Confort et faire un granit tout au tour de la hauteur, de deux pieds et demi environ.8°Remetre à plomb neuf et décrasser tous les vitraux de Couleur qui sont au haut de la chapelle, derrière le maître-autel, remplacer par du verre de couleur le verre blanc qui s’y trouve, mattre quatre panneaux de Couleur dans les vitraux qui se trouvent des deux côtés du précédent, et remplacer également par des verres de Couleur les verres blancs qui se trouvent au haut de ces deux vitraux.Pour cela, il sera permis de prendre tous les verres de couleur des autres vitraux de la chapelle, moyennant de les remplacer par du verre blanc.Ces dits travaux seront exécutés pendant l’hiver prochaine, à condition de boucher les ouvertures. Je m’engage à exécuter tous les travaux pour la somme de treize cents francs, dont quatre cents me seront payés au plus tard le quinze janvier mil huit cent quarante et un, et les autres neuf cents autres en trois années consécutives, trois cent francs chaque année au quinze janvier tous les uns, jusqu'’à parfait payement.

Fait à Meilars, le 26 avril 1840G.Cassaigne, Savina institutteut, G. Quéffurus, Claquin maire, Scuiller,J. Bernard.

Pour acquit de la somme ci dessus G.Cassaigne, Meilars, le 11 février 1843

Ergué Gabéric, 29, chapelle Notre-Dame de Kerdévot, restaurations des verrières XVIe, regroupe, dans la fenêtre du chevet, divers éléments des autres fenêtres. Malheureusement, avec accident de transport, qui occasionne la destruction partielle ou totale de certains panneaux.

1841 Quéménéven, 29, Notre-Dame de Kergoat, fournit les vitraux du transept,kaleidoscope, y conserve les armoiries.

1843 Quimper, Penhars, 29, église Sainte-Claire, fenêtre sud, kaleidoscope.

1845 Guengat, 29, église Saint-Fiacre, restauration des 4 verrières XVe et XVI e

En 1843, il est proposé au Conseil des Bâtiments Civils pour l'exécution de travaux à la cathédrale de Quimper, 29. Les travaux consistaient au remplissage avec du verre de  couleur les 10 travées vides des 10 baies du choeur; le Ministère des Cultes indique qu'il n'est pas compétent pour peindre les vitraux

.1845, 26 mai, Quimper, 29, cathédrale Saint-Corentin, soumission des travaux de restauration

1846 Pluguffan, 29, église Saint-Cuffan, restauration vitrail XVIe et fournit vitrerie blanche et kaléidoscope au tympan du chevet.

1850 Melgven, 29, église ?peinture

1890 (vers) Plonévez-Porzay,29, église Saint-Miliau, vitrail du chevet ainsi que peinture de boiseries, n'existe plus.

non datés, mais dont la paternité ne fait pas de doute par comparaisons

Goulien, 29, Notre-Dame de Lannourec, chevet, initiales de Marie entourées d’une couronne de fleurs, sur fond de rayons de soleil jaune qui vont mourir sur un ciel bleu parsemé d’étoiles . Baie 1 même ciel bleu parsemé d’étoiles.

Le Juch, 29, église Saint-Maudet, baies 1 et 3, 6,7, bornes bleu, jaune, croix, blanc, bordure violette, jaune et verte.8,9.

Briec, 29, restauration, chapelles de Garnilis,(XVI°) et de Kreisker (XVI°)

Cléden-Cap Sizun, 29. Eglise Saint-Clet, choeur, disparu vers 1963 .

, 29. Eglise Saint-Clet, choeur, disparu vers 1963 .

Quimper, 29, chapelle deTy-Mann-Doue, 5 baies 29.

Bénodet, 29, église Saint-Thomas,, chœur, 4 baies, et Notre-Dame du Perguet, statue signée .

Penmarc'h, 29, église Saint-Nonna, 3 baies côté sud .tour Saint-Guénolé, baie 2,existant en 1923.

 Pont Croix, 29, église Notre-Dame de Roscudon,baie porche sud.

Plomelin, chapelle Saint-Roch, chevet.

Plouhinec, 29, église transept bras sud .

Tréméoc, 29, église Saint-Alour, chevet et chapelle Saint-Sébastien.

Tourch, 29, église Saint-Cornély, restauration XVIe.

Trégourez,29, église Saint-Idunet, restauration, XVI°

Primelin, 29, église Saint-Primel, fonds baptismaux, kaléidoscope identique Pont-Croix 

 

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24 août 2006 4 24 /08 /août /2006 09:02

Les verriers bretons et la Renaissance.

L?apport de la renaissance dans le vitrail breton est très complexe. Cet apport est arrivé très lentement avec peut-être en priorité l?influence flamande. Le néerlandais Arnoul de Nimègue arrive en 1502 à Rouen. Il y a aussi les échanges maritimes.

 Mais le verrier breton ne tourne pas vite chemise. Il garde son caractère propre et cependant l?importance des vitraux XVIe Bretons est grande. Cette importance s?articule autour de trois grands pôles : Quimper, Rennes et Tréguier. Rennes et Laval ont aussi leur importance.

 Ces écoles, peut être dû à l?éloignement et à la pérennité d?une foi propre à la Région, on ne perd pas ses vieux saints, saint Yves, sainte Barbe, saint Mathurin, n?évolueront que lentement et franchiront l?aube du XVIIe siècle avec toutes leurs spontanéités, sans beaucoup d?altérations, alors que les influences de la Réforme annihilera les autres régions. Plus on avance dans l?analyse des vitraux du XVIe siècle en Bretagne et peut-être plus particulièrement en Cornouaille, plus le rapport de ceux-ci avec l??uvre de Durer est indéniable.

Le rapport des oeuvres de Durer.

Certes, on connaît ces Petites et Grandes Passions, répétées maintes fois, avec certes d?autres apports; datant de 1507, 1509 pour les premières, de 1511 pour les secondes, mais il y a les autres bois qui sortent de ces premiers sujets : Nativité, rois Mages, Annonciation, Vie de la Vierge, Vie de Nazareth, la Trinité, etc.

Le succès de ces gravures n?est pas spécifiquement breton. Il est sans précédent dans l?histoire de l?art, et l?Europe en fut inondée. Durer n?a rien inventé sur le fond. Il a transcrit sur bois et sur cuivre, à une époque riche en impressions, une iconographie déjà fixée dans ses grandes lignes, mais là avec bonheur et richesse.

Influence de Durer

Cette influence de Durer dans l?Ouest s?est installée plus ou moins rapidement dans l?Ouest. Le plus tôt, c?est une vie de la Vierge de Paule, 17 ans après l?impression, 1511-1528. Ce n?est pas le cas pour Les Passions, comme celle de Louvigné de Bais qui est arrivée cinquante ans plus tard. La bonne moyenne serait d?une vingtaine d?année, du moins pour les ?uvres qui ont été transcrites identiquement sans oublier le moindre détail. Si le verrier breton n?a pas négligé le moindre détail de l??uvre originale, il a cependant apporté son style, l?influence de l?époque en y ajoutant son propre bagage d?éléments décoratifs de la Renaissance qu?il a digéré et modifié. Plus on avance dans le temps, il semble que la gravure la plus proche de l?original ne soit plus le modèle duquel on s?inspire.

copie de copie

C?est une copie de copie qui est utilisée. Cela offre une originalité propre, copie à laquelle d?autres éléments décoratifs sont insérés. L?utilisation du même carton ne veut pas dire dans tous les cas, copie servile. Il est l?objet de modifications dans l?espace. Pour les fonds, l?apport des paysages reste assez simple pour les Passions. Par contre, pour les autres sujets tels que Vie de La Vierge, Vie à Nazareth, Nativité, l?influence de la Renaissance se fait plus sentir. Elle apporte des lointains et des architectures violemment colorés avec des jaunes, des lilas et des rose ; Quant aux intérieurs, ils sont violets, pourpres et bleus marine et de plus très architecturés, parfois ils atteignent une monumentalité. Verriers bretons ou flamands ?

Les verriers ont beaucoup circulés.

 Dès le XIIe siècle les verriers ont toujours beaucoup circulés au grès des chantiers. On peut relever certains de nos compatriotes à Chartres ou à Notre-Dame de Paris comme Jean Jouan. Des verriers de Quimper jouissent de quelques considérations et certains se voient affilier à la corporation de ceux de Paris, certes à titre honoraire. Un certain nombre de ces peintres verriers du XVIe est connu, mais il est possible de relever parmi eux certains dont la consonnance est plutôt étrangère à notre région, comme Michel Bayonne, pour la région de rennes, ou Jehan le Flamand à Stival. A Rennes encore, Guyon Lallemand ou Jehan d?Abeville travaillant de concert avec Thebaut de Charenton à Fougères. On trouve encore Jehan Adrian, Gaspar Vante à Rennes et Pierre de Hemsce, ainsi qu?Albert de Horst à Vitré, cité aussi dans les comptes de Tréguier. A Carhaix, Veller Thielmans naturalisé Tilleman. Cet apport de verriers étrangers est-il spécifique à notre région ? Cela peut me sembler réaliste. Il est vrai que les échanges maritimes sont nombreux. Mais n?ayant pas toutes les donnés sur les autres régions de France, je ne peux que signaler la présence dans l?actuelle région des Pays de Loire en 1472 d?un verrier du nom de Goldeff d?Utrecht, installé à Orléans et dont la veuve prit la suite. C?est le seul, si l?on croit le Corpus Vitrearum de cette région. Il n?y a pas que les verriers flamands qui entrent en Bretagne, les ?uvres aussi. L?exemple précoce est de 1473, avec la Confrérie des marchands de Vitré qui rapporte trois panneaux de vitraux pour leur chapelle. Un autre fait, en 1494, Anne de Bretagne se commande, cela montre qu?il n?y a pas que le goût pour l?art flamand, donc Anne se commande treize vitraux à un verrier parisien du nom d?Anne Pierre

. Parfois, certains vitraux, pas du tout dans l?esprit cornouaillais peuvent poser des problèmes sur leur origine. Il faut peut être voir en eux des provenances étrangères à la région. Nos seigneurs étaient de grands coursiers, tel le seigneur de Guengat en Italie. La Bretagne a toujours été une terre d?accueil et particulièrement à cette époque dans le domaine des arts. C?est le cas entre autres, où, pour l?entrée d?Anne de Bretagne en 1505 à Rennes, il est fait appel à deux peintres de Hollande dont Jehan Adrian, pour décorer les échafauds. Le travail fini, ils se retrouvent à Vitré en 1517, 23 livres, avec un peintre vitrier de cette ville, pour de nouveaux décors lors de l?entrée de la comtesse de Laval. La décoration des entrées de personnalités est-elle une spécialité des « étrangers »semble-til! En tout cas, l?ouverture de notre pays et un certain esprit plastique plus nordique n?ont pas tué l?inspiration de nos ancêtres ? C?est bien le contraire. Pendant deux à trois générations, ils ont continué à utiliser cet apport et cette influence avec doigté et sensibilité, tout en sachant conserver leur âme propre. Mais tout cela prit fin au cours du XVIIe siècle. Le vitrail n?est plus à la mode et l?on retombe dans la vitrerie blanche. Les éléments de la Renaissance dans le vitrail en Bretagne. Dans les vêtements avec les damas et l?apport de la grenade se répétant à droite et à gauche., Modelage des draperies par le choix de verre d?épaisseurs et de teintes changeantes. Décors architecturaux « antiquisants » avec coquilles, palmettes. Origine, première renaissance italienne : Arcades, arcs de triomphe, pilastres, colonnes, chapiteaux, consoles, pendeloques faites de feuillages et de cabochons, ornement de perles. Joueurs de tambourins et de flûtes échappés de scènes de genre flamande(R. Barriè) Arrivée du symbolisme avec les Triomphes et les Pressoirs. Disparition des médaillons symétriques et bordures. On juxtapose les sujets sans plus de séparation que les meneaux et les barlotières Les Passions sont un lieu de choix surtout en fin du XVIe siècle, pour tout le vocabulaire figurés dont les grotesques. Grelots de pendant d?oreilles, Ergué-Gabéric et Penmarc?h, Pont-Croix, ?uvres picturales germaniques,. (Roger Barrie.) Décoration des harnais incrustés de métal jaune, proche des harnachements d?apparats. Casques ronds à limaces, visière avec plumet ou oblong imitant les casques de parades à l?antique. Tréflévénez. Le Croisty. Sainte-Barbe de Ploeuven. 1529, Candélabre, t, collégiale de Champeaux ; Quimper, 30 janvier 2000

 

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24 août 2006 4 24 /08 /août /2006 05:18

Le VITRAIL CAPISTE

étude sur le vitrail des temps anciens, dans le Cap, région de la pointe du Finistère Battue par tous les vents, cette région a encore conservé des traces colorées et écrites assez éloquentes du vitrail à travers les siècles.

 Les édifices des XVe et XVIe siècles ont certes perdu une très grande partie de leurs verrières. Les causes en sont multiples : le vandalisme, le non entretien et du coup les tempêtes qui arrachent les panneaux, les seigneurs et leur animosité pour leurs prééminences, le XVIIIe siècle, où comme à Pont-Croix, le chapitre, désirant voir plus clair à l?intérieur de l?édifice, enlève certains panneaux de vitraux, l?agitation lors de la Révolution contre les armoiries de l?ancien régime, les XVIIIe et XIXe siècles, avec leur reconstruction d?églises ou agrandissement, et aussi, chez certains, une méconnaissance du patrimoine. Suivant les données actuelles, ces vitraux étaient pour beaucoup des donations de seigneurs comme Alain de Rosmadec et Jeanne du Chastel dont les portraits existent encore à Notre-Dame de Roscudon à Pont-Croix et Notre-Dame de Confort en Meilars. Les constats des XVIIe et XVIIIe siècles nous font découvrir une richesse insoupçonnée de l?implantation, à travers les siècles, du vitrail dans ce Cap. Le XVe siècle. On voyait en 1403, à Notre-Dame de Roscudon en Pont-Croix, dans la maîtresse vitre, on « voyait le portrait de Sinquin de Pont-Croix, offrant à la Vierge l?édifice, qu?il avait fait agrandir vers 1280, il était représenté à genoux et présentant dans ses mains une forme de chapelle, en semblance qu?il était fondateur d?icelle église. » Ce cette verrière, il pourrait encore subsister un panneau dans la verrière du bras sud du Transept du mène édifice. Il s?agit d?un saint Jean qui provient d?une Transfiguration dont les pièces de verre sont gravées, au dos, de signes de repères. Le XVIe siècle. Notre-Dame de Roscudon, dans la même fenêtre, nous offre un panorama presque complet et très riche de la créativité de cette époque. Ici, ont été rassemblés les restes des diverses verrières de l?édifice. On peut découvrir : une Nativité des années 1546 et antérieure à celle de Notre-Dame du Crann en Spézet, qui n?en est qu?une copie, une Fuite en Egypte, d?après une gravure de Durer, et deux Passions de styles différents dont une aux émaux bleus, que l?on se doit de dater : après 1560. Dans le puzzle des pièces, il existe aussi des éléments d?une Dormition de la Vierge du milieu du XVIe siècle. Quant aux portraits des deux donateurs, cités plus haut, Alain de Rosmadec et Jean du Chastel, ils ne peuvent dater qu?avant 1544, fin des travaux d?agrandissement de cette église. La chapelle de Notre-Dame de Confort en Meilars n?est pas en reste d??uvres du XVIe siècle. Au chevet, offert probablement par les même de Rosmadec, dont on relève les portraits, un magnifique Arbre de Jessé est conservé presqu?intégralement. Dans deux baies sud, on peut voir une Vie de l?enfant Jésus à Nazareth, l?épisode de Jésus parmi les docteurs de la Loi et des éléments anciens. La chapelle Saint-Pierre de Mahalon nous a conservé une Annonciation XVIe , un saint Roch avec son Chien ainsi qu?un cavalier provenant semble-t-il d?une Passion. Un blason des Coetdrieux donne une date plus tardive, 1616. Un Jugement Dernier aurait disparu depuis 1919. Quant à l?église Saint Magloire, elle possédait encore au XVIIe des vitraux peints accompagnés des blasons des diverses familles.. Ces vitraux avaient disparu en 1786 A Guilers sur Goyen, l?ancienne église Saint-Justin était garnie d?une verrière datant de 1614, . Actuellement, dans baie du chevet, dans grisailles du peintre verrier, J.L. Nicolas, de 1885, présence de six médaillons composés de huit têtes ou bustes anciens, auxquelles pièces, on peut ajouter quelques têtes, mains et morceaux de vêtements. Trois époques marquent ces pièces, les plus anciennes semblent être la bure et la peau de bête et les pièces du bas du médaillon de la baie 1, et peuvent être datées du XVe. Présence possible avec ses éléments d?un saint Guénolé et d?un saint Jean-Baptiste provenant d?un Jugement Dernier ? Avec les autres pièces plus récentes, 1614 ? Dans l?un des personnages l?on pourrait voir un saint Jean, lancette b de la baie 1, à cause de ses cheveux et du manque de pilosité. En baie 2, lancette B, du même atelier, deux saints non identifiables. La troisième époque serait le milieu XVIe et concerne exclusivement la baie 0 avec 3 personnages sur 4. XVIIe et XVIIIe siècles Audierne. A l?église Saint-Raymond, lors de la démolition de l?ancienne église en 1607, la maîtresse vitre est encore couronnée d?armoiries. En 1665, on semble les rétablir, car lors de travaux de vitrages ces armoiries avaient rejoint leurs places. Certaines y seront encore lorsqu?arrivera la Révolution. A Beuzec-cap-Sizun, la chapelle Saint-Conogan a possédé des vitraux anciennement . En 1988, dans un écoinçon de la baie du chevet, il est noté la présence d?une pièce du XVIe siècle de couleur verte avec dessin d?herbes. A la chapelle de Lochrist, en 1701, la vitre du chevet, a des vitraux peints en assez bon état à l?exception de deux petits trous. La fenêtre de la croisée du levant présente aussi des vitraux peints, mais mélangés à des verres blancs. Il en est de même dans la baie de la croisée sud. Cléden Cap Sizun. Eglise Saint-Clet. En 1642, un de la Marche, vitrier de Pont-Croix, fait pour 62 livres de vitrage. Auparavant, deux seigneurs se heurtent suite à « la descente de certains vitrages de divers couleurs, rouge, noir et jaune, sous prétexte de donner de la clarté au maître-autel de ladite église ! » A la chapelle Saint-They., quelques années plus tôt, en1639, des travaux de vitres sont entrepris par Mathieu Le Marchand, entre autre à la baie du chevet, dans la baie de l?autel devant sainte Barbe, pour 16 livres 7 sols. En1673, d?autres vitraux neufs sont posés. Le plus intéressant actuellement est le panneau existant dans le réseau de la dernière baie du côté sud., où cohabitent un monogramme au jaune d?argent de la Vierge Marie, XVIIe, un morceau de tissu fin XVIe et divers autres pièces anciennes. A Goulien, à l?église Saint-Goulven, ainsi qu?à la chapelle Notre-Dame de Lannourec, en 1623, des procès-verbal de prééminences, nous annoncent des vitres avec armoiries dans toutes les baies. A Plogoff en l?église Saint-Collodan. en1628, dans la maîtresse vitre, certains des nombreux écussons sont portés par des anges. Les autres baies sont toutes armoriées.

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19 août 2006 6 19 /08 /août /2006 16:20

Cette baie posséde en partie haute une cruxifixion et en partie basse dans des niches et sur des voiles rouges identiques une sainte Catherine et un saint Paul au visage en verre rose plaqué.La chapelle du Pénity en Locronan offrait en 1996 une baie du chevet aux vitraux fin XV° siècle Lors de la restauration, j'ai, pour une meilleure compréhension,  relevé sur papier les éléments que l'atelier devra étudier. Ce croquis peut nous aider par la suite pour comparer avec d'autres verrières.L'édifice qui est présenté ci contre est bien construit avec son clocher tour, ses pinacles, ses quatres contreforts,ses trois frontons, ses dixsept baies et ses trois oculus; la perspective est encore ignorée.Ce croquis de la tête de sainte Catherine va nous servir deux années plus tard pour d'identifier, à la cathédrale de Quimper, une seconde  sainte Catherine, de même dessin et de la même main, même atelier. Cette baie du Penity présente cette sainte et un saint Paul.Le croquis de ce dernier trouvera un boublé à Melgven,pour un saint Pierre..mais en verre incolore, ralors qu'ici il est verre rose doublé.  les ateliers voyagent.,la  Jérusalem,c présente aussi une grande recherche de dessin.

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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 07:00

Lebateau, la mer, dans le vitrail, en Bretagne.

 

Le bateau est-il le secours donné par Dieu aux hommes, surtout au XVe siècle où les menaces de l?Apocalypse préoccupent les hommes. Ils n'oublient pas que parmi les 15 bouleversements cosmiques annonçant le dernier jour, il y a la mer qui s' élèvera en certains points au-dessus des montagnes, puis on la verra redescendre et disparaître dans les profondeurs de la terre, alors les monstres marins apparaîtront .

 

Ce Secours, Dieu l'a bien fait pour Noé, en l'inspirant, et l'image de son Arche est présente dans leur esprit. Il en est aussi du panier sauveur de Joseph. Le symbolisme religieux de la mer n'est pas perdu de vue dans le Nouveau Testament

 

Plus proche sont les épisodes du Nouveau Testament et du Christ utilisant la barque. On peut y remarquer la place prépondérante du bateau comme moyen de transport, moyen de travail, moyen de quitter la foule pour un temps

 

Or, durant cette époque qui va dès le VIIIe siècle, jusqu'au XVIe, les bateaux naviguent et découvrent de nouvelles terres. Lors des 10 premiers siècles des évangélisateurs arrivent par mer. Saint Paul et les premiers apôtres utilisent ce moyen de transport dans la Méditerranée, car pour rejoindre Rome c'est bien le seul moyen. Il en fut de même pour les saints bretons pour traverser la manche et descendre le long des côtes atlantiques. L'image de cette vague géante de l'Apocalypse ne détruit pas leur besoin de la mer, propriétaire de richesses dont ils ont besoin pour se nourrir et communiquer.

 

En Bretagne, les vitraux des XII et XIIIe sont pauvres en cette iconographie. Cependant, la cathédrale de Dol de Bretagne nous offre un vitrail du XIIIe, où l'on voit Saint Samson arrivant à Dol, sous voile, accompagné de deux de ses frères. II en est de même aux XV et XVIe. Ici ou là apparaît un navire portant un abbé en provenance des terres lointaines. Par contre, le XIXe et début XXe sont nourris de passages des Vies des saints bretons, de la Légende Dorée et des quatre Evangiles, où l'eau et la barque sont présentes. Cest lépoque où fleurissent, les images avec saint Pierre, les ex-voto avec les apparitions d?une Vierge Marie, dun Sacré-Coeur, dune sainte Anne ou tout autre saint.

 

Essai d'un inventaire des vitraux dont les sujets ont trait au bateau et à la mer, relevés dans des verrières de la région, plus particulièrement dans le Finistère et le Morbihan. Ce relevé est la suite de mes pérégrinations, durant quarante ans, dans des édifices que mon travail m'a fait rencontrer.

Arzon, 56 église, deux baies racontent comment sainte Anne protégea les habitants en 1673,d’une flotte et leurs remerciements en lui offrant un petit navire. auteur Lux Fournier.XXe

Audierne 29 église, Notre-Dame des naufragés, auteur Maumejean, XXe siècle

Bais 35 église, Saint Marse et saint Lô en barque, auteur Champigneulle, fin XIXe

Belle-ile en mer, 56 Banghor, église, apparition de Marie qui tend les bras à quatre marins sous un orage, auteur, Léglise 1896.

Beuzec-Cap-Sizun Chapelle Saint-Conogan, la terre et la mer, auteur,jplb,1988

Berrien 29 église, Pierre sur un canot à voile,.auteur Rault 1934

Brest 29 Centre instruction navale, chapelle. 2 baies, pêche miraculeuse, Pierre, auteur jplb,1985

église Quilbignon. Christ sur une barque à voile jaune, auteur, Paul Bony 1956

Brignogan,29, Chapelle Pol, Vie de saint Pol, auteur, jplb,1999.

Camaret 29 église Bataille de Camaret, scène de combat naval, auteur Jim Sévellec. autre baie, Pierre sur canot à voile jaune auteur Razin 1931

Cancale 35 Chapelle Grouin du Verger, un canot avec trois hommes en perdition, ex-voto, appel à Marie. auteur Lorin 1911

Concarneau29 Beuzec Chapelle de Lochrist, auteur antoine le bihan.1990

Conquet, le, 29 église, Michel le Nobletz arrive dans un port en bateau de pêche ; le même debout dans un canot évangélise les pêcheurs, auteur Micheau Vernez, 1931.

Combrit, 29 église, pêche miraculeuse, 2 canots au tiers naviguent, dans écume un petit canot monté par un marin relève un filet, auteur La Jarridge, 1985

Croix-Héléan,la,56,église, débarquement d’un saint, auteur, Champigneulle, 1913.

Dirinon 29 église, Ste Nonne débarque avec son fils St Divy d’un canot à trois rameurs, auteur Féllep, 1923.

Dol de Bretagne 35 cathédrale, St Samson arrivant sur une nef à Dol avec deux compagnons, XIIIe

Douarnenez 29 église du Sacré-Cœur, sermon du Christ sur bateau, apparition du Christ aux, pêcheurs, tempête apaisée, auteur Florence, 1894

       

    • vœux à Ste Anne des marins d’une barque en perdition. Canot à voile non pontée ,fuyant vent arrière, 4 hommes dont 2 mousses, apparition du ciré jaune, auteur Ely, 1878.
    •  

église de Ploaré. baies 10, vitrail sur le départ de Don Michel le Nobletz, auteur, laumonier,1902 ,petite histoire au sujet de ce vitrail  

Le bateau appartenait à monsieur Bossennec de la cale noire, dont le propriétaire portait un bonnet, il était alors maire de Douarnenez. Deux avis différent ou qui peuvent se compléter. Lors d’un mariage dans le centre de la France, des Bossennec de Douarnenez m’ont parlé du vitrail, dont le bateau était celui de père ou grand-père, alors maire de Douarnenez. Ils m’ont bien parlé de la cale noire et que l’un des matelots avec bonnet serait bien le maire. Michel Mazeas, dans son livre, donne une photo du bateau alors près de la cale ronde. Ce bateau est immatriculé D 429. Il avait comme patron Louis Bossennec et avait été construit en 1898, il s’agissait du Saint-Joseph. Louis Mazeas propose que Louis Bossennec aie fait une offrande et que du coup sa barque vogue sur le vitrail. Par la suite de la sortie de son livre, rencontrant Michel Mazeas, mai 1986, celui-ci me signale qu’il a reçu plusieurs lettres de gens dont les grands-pères auraient été propriétaires de la barque, dont l’un des U.S.A.

Autre réflexion. Don Michel arrive vers 1618, il prêche dans l’église basse encore debout, entourée de fondations neuves. La charpente ne sera posée qu ‘en 1693, donc erreur historique du vitrail car l’église ne sera terminée qu ‘en 1736. De plus on peut ajouter que les costumes ne sont pas ceux de l’époque. jplb

église St Joseph de Tréboul. Tempête octobre 1987, Port Rhu, bateaux jetés dans les criques. auteur jplb, 1990.

Chapelle St Jean. Verrières de René Quéré, 1986-89.

Faou, le 29 église, tempête apaisée, auteur Saluden, 1933

Guérande 44 église Saint Aubin, 3 canots à voile XVIe

Guidel 56 église , bateau dans le vitrail de saint Louis, offert par le prince de Polignac. Auteur, jplb,1982.

Guiscriff 29 église, canot dans tempête, auteur, Champigneulle. Début XXe

Henvic 29 église, Notre Dame des Flots avec enfant Jésus apparaissant aux marins d’un canot en perdition. L’un des deux ramasse son filet alors que l’autre prie Sacré-Cœur de Jésus, auteur. Mauméjean, XXe

Ile aux Moines, 56, Pêche miraculeuse, tempête apaisée Mauméjean, 1933-36

Ile d’Arz 56 église ex-voto goëlette dans tempête Jeune matelot et ilienne offre à la Vierge une maquette de bateaux. auteur, Laumonier 1904

Ile de Batz 29 église, ex-voto, un deux mats en feu près de la côte, Marie apparaît à deux marins surnageant accrochés à des morceaux de bois, auteur Anglade 1897

Ile de Groix 56 chapel le de la Trinité. Vierge au secours de naufragés, auteur JeanFournier,1893, ,

Ile Molène 29 église . Ronan , entouré de moine, debout sur un rocher sermonnant et bénissant les habitants accourus, fond de mer avec barque de pêcheurs,

Ile de Sein 29 église et chapelle St Corentin ;XXe

Ile d’Ouessant église XXe, tempête apaisée et pêche miraculeuse, auteur, Mauméjean 1937

chapelle ND du Bon Voyage, Une barque à la coque verte et gréée au tiers navigue vers la gauche. A bord, trois marins, en veste rouge, deux debout, un assis sur la bordée, le second tenant la barre, saluent la Vierge Marie. auteur, P.Toulhoat ;1952

Ile Tudy 29 église ex-voto 2OOO, artiste et alb

Kerlouan 29 église barque voile au tiers, vent arrière, aucun occupant, laissant traîner un filet auteur André Noël. marche sur les eaux XIXe

Kernilis 29 église ex-voto tempête XXe

Lancien, 22 église, débarquement de St Sieuc XXe

Landeleau 29 église , la Tempête apaisée. Le Christ est à droite, debout tourné vers la gauche, à la proue d’un canot dont le cu s’enfonce dans l’eau, la voile violette est emmêlée, trois apôtres, tournés vers lui, le supplient , un quatrième essayent de maintenir la voile. pêche, sur Pierre. 3 baies Razin 1944

Langast église, légende de Ste Ursule, bateau. XVIe

Lantic Notre-Dame de la Cour, Notre.Dame des flots, secours des pêcheurs, procession où est portée une maquette de trois mats, auteur Champigneulle 1902,.

Larmor Plage 56 église ND Vierge sortant de l’eau et protégeant deux bateaux. Vierge venant au secours de 2 naufragés accrochés à un morceau de mat. Auteur, Brandois

 

Malestroit 56 église , saint évêque bénissant un malade dans un bateau,

, deux scènes avec religieux ( femmes !) et marins en difficultés implorant saint Nicolas. XVe

Nevez 29 chapelle Saint-Nicolas pêche miraculeuse, auteur Raub 1935 X

Penmarc’h 29 église St Nonna, Vierge et naufragés, auteur, Carmel du Mans 1868(carmel de Cennon)

Pleyben 29 Chapelle de Garnilis ,bateaux dans croisade et dans drame des pèlerins, auteur jplb 1993

Ploemeur 56 chapelle Ste Anne, activité nautique , pêche, auteur jplb,1982

Plogastel-St-Germain, 29, église, Pêche miraculeuse.

Sur la mer, naviguent toutes sortes de bateaux : un trois mats carrés,, un canot gréé en cotre aux voiles oranges et trois voiliers remontant le vent., auteur Maumejean. XXe

Ploudalmezeau 29 église vie de St Pierre ; auteur,Plonquet,1912

Plouhinec 22 chapelle St They bénédiction de la mer, auteur, jplb1994

Plougasnou église, la mer dans les Evangiles, auteur jplb1989

Plouneour Trez église XXe

Pont-Scorff 56 église, ex-voto Vierge et canot dans tempête auteur ;Pivain,1895 XI

Porspoder 29 église, " saint Budoc, venant d’Irlande sur une pierre rendue miraculeusement flottante, débarque à Porspoder pour prêcher et catéchiser à la foi les reliquats du paganisme. " auteur, Félepp, 1899, Saint Pierre est debout dans un canot et relève un filet plein de poissons avec un compagnon qui lui est à navigue genoux., derrière sur une mer verte un canot à voile. Auteur, Choisnard 1933

Poulgoazec 29 église, vaisseau, symboles, auteur, Le Bihan-Saluden.195O

Quiberon 56 église, , , 3 fenêtres dont scènes de tempêtes.

tempête devant le port de Dunkerque, 31 décembre 1876 " don des époux Fortuné et Marie le Guellec inscrit dans une bouée de sauvetage On y voit au premier plan, en dehors des marins, des épouses et des enfants en larmes ou en prières, en tout 15 personnes., un deux mats brick secouru par un canot de sauvetage, tandis qu’un petit deux mats coule au pied du quai. Au-dessus sur nuée encadrée par des anges Vierge à l’enfant. auteur, Robin, Nantes, 1902

 

" sainte Anne protectrice des marins ". Un bateau en fer avec marins de la Royale est torpillé, semble-t-il. Sur le pont trois marins appelle au secours, l’un deux debout prie sainte d’Auray apparaissant dans une nuée. " Don de M. Le Corre, curé de Quiberon. "

 

" Hommes de peu de foi " La tempête apaisée. Mer agitée, le canot s’enfonce, les apôtres lèvent les bras vers le Christ, l’un essaye de maintenir la voile. Le Christ, de face gauche, debout, robe jaune et manteau rouge flottant au vent. Ciel violet, Vierge à l’enfant apparaissant à naufragés.

 

Riec sur Belon 29 église, Laissez vos filets.. , un canot est vu en perspective du dessus la proue tourné de profil droite dans l’effort, il rame des deux mains, les pieds et les jambes appuyés sur le second banc de nage. Dans son dos, un second apôtre, debout de trois quart gauche, tient un filet des deux mains Il le tire de l’eau de la main gauche et le glisse dans le canot de l’autre main, deux poissons rouge et vert y reposent. Le filet traîne dans l’eau sur bâbord. L’apôtre, robe courte dans les oranges, lève la tête vers le Christ, qui, est debout à la proue. auteur, Job Guével1942

 

le Christ marche sur les eaux, Le Christ arrive sur la gauche, de trois quart droite, son pied gauche repose sur l’eau Derrière sur leur chaloupe à la voile verte, trois apôtres regardent la scène. auteur, Job Guével1942

Le Christ arrive sur la gauche, de trois quart droite, son pied gauche repose sur l’eau Derrière sur leur chaloupe à la voile verte, trois apôtres regardent la scène. auteur, Job Guével1942

Romillé, 35, église ;Vie de St Martin, corps du saint dans suaire descendant la Loire, dans un bateau de forme ovale allongée et pointue aux extrémités, canoé !, XVIe

Saint Frégant 29 église, pêche miraculeuse, auteur, Dagrand XIXe

Saint Pol de Léon cathédrale. Vie de St Pol, voiliers, auteur, Labouret, 1926. pêche miraculeuse, canot vue de face, apôtres sortant immense filet de l’eau, auteur Félix Gaudin, XXe

 

Saint-Suliac 22 église Arrivant sur un canot à voile au tiers, un moine tient un croix de procession, devant un autre canot où deux pêcheurs remontent un filet, une femme est à bord d’un troisième canot à quai. Auteur, Rault, XXe

 

 

Saint-Urbain 29 église tempête, auteur, Uzureau 1932

Spézet 29 Chapelle ND du Cran, légende des reliques de St Jacques, du miracle qui permet au bateau transportant le corps de saint Jacques de naviguer sans gouvernail et de traverser la Méditerranée jusqu’en Galice, 1541

Tréguennec 29 chapelle St Alour ex-voto Vierge du rosaire, au-dessous de cette Vierge est présentée une flotille de pêche.XIXe

Tréguier 22 église, naufrage du Bouvet, navire de guerre, canon dressé, marins accrochés à cordage, boué de sauvetage, commandant debout appelant à l’aide, anges, sur fond jaune à rayons apportant couronnes mortuaire. Sur soleil, silhouette de la cathédrale,1920

Trégunc 29, chapelle St Philibert trois canots à voile, dalles de verre, Guével XXe

 

 

 

alb, Antoine Le Bihan

jplb, Jean Pierre Le Bihan.

lbs, Atelier Le Bihan-Saluden.

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