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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 07:45
       six maisons


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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 17:49
                carnet de croquis 2OO1

Ces croquis sont sans datation, mais ils sont probablement des mois de Juin et juillet de 2001.

Ils commencent par une assemblée générale de la Maison Pour  Tous de Penhars. Pour mémoire, ces croquis ne sont jamais pondus sur place mais sortent deux à trois jours plus tard ou plus tardivement; tout cela dépend  du temps que je m'offre. et de la mémoire de l'action ou du lieu qui me revient.

Promenade à Douarnenez et croquis de ses plages du côté de Tréboul. Le croquis suivant nous y ramène. Nous laissons notre vooiture au  Port-Rhu. La cale de Tréboul est toujours très vivante; L'école de voile recevant de nombreuses écoles.

Suit l'élagage ds haies, probablement un jour au temps pas très tentant pour marcher, mais aussi pofitant de la présence d'un fils ou petit-fils pour m'aider.

BREST, visite d'une exposition des oeuvres de Pierre Péron qui est une figure brestoise et que j'ai connu tout petit,qui m'affublait du titre de Pirate, et que j'ai retrouvé bien plus tard.

Brest encore,déplacement à la Foire aux Croûtes. Une de mes filles y était et essayait de vendre des oeuvres pour une assoce. Ca paraît-il bien marché, entre autre une toile avec des Lys.

Quimper, la gare où je viens chercher un ami pour le conduire à sa retraite des bords de mer.

Quimper, le halage; ciel menaçant; une bonne échappée lorsque le temps nous manque. Nous  essayons toujours. la pluie nous a rattrapé:
heureusement parapluie et  marronniers.

Soleil à la pointe de l'Ile Tudy, un banc face à Loctudy.

Retour de la pluie.pas de sortie, mais repos ssur PC.






24 Juillet, le soleil est là,
 la foule quimpéroise ou d'ailleurs remplit les plages



.

Nous                     cherchons plutôt le calme, aussi nous faisons le tour du Penhars agricole, laissant au loin la  Tour qui vit ses derniers jours.

En core le calme du tout début d'après-midi à l'Ile Tudy le long de la  rivière.Derrière nous les  restaurants sont pleins.








Avec les petits enfants, marche sur le quaie,
du foot qu'on essaye sous les arbres, un pécheur au lancer au milieu des cailloux de la pointe de l'Ile Tudy, marche et jeux en famille.

Quimper, peu de temps, un tour se propose dans l'exdomaine du Paludec le long du halage.

Les courses hebdomadaires, des 9 heures,c'est la sainte Charlotte.

 

Nous sommes ni samedi ni dimanche, les petits enfants sont là. Nous tondons, nous déherbons.

Ile Tudy-Loctudy. grande traversée, un aller retour à bord du passeur avec nos invités.



Heureusement que les arbres de l'Ile sont là pour nous abriter de l'averse sur le chemin du retour.





Pause et banc face à la mer.




Autre banc dos à la mer. Le vèlo attend son propriétaire. Pourquoi tous ces bancs que l'on retrouve sur ce carnet et les autres? Avant de prendre le chemin du retour, nous les apprécions







But de la promenade de ce jour là,la côte de Trégunc à Belon où bien fatigué nous apprécions une dégustation d'huitres que nous avons attendu longuement, mais assis, avant le retour.





Une après-midi avec les enfants à l'Ile Tudy.








Vers où? à droite ou sur la gauche? Nous sommes cependant bien rentrés.






Quelque part sur la côte, nous croisons probablement le Corentin!






Autre lieu, le port du Coniguel avec son architecture cubique.



Autre lieu, autre architecture. Le Huelgoat où nous avons donné rendez-vous à des petits enfants.





Arrêt sur un banc au petit port de la Forêt-Fouesnant, face aux mats de Port La Forêt, avant du retour le long des marais vers le Cap-Coz;







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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 17:01




    Les peintres vitriers, du XV au XVIII°
            « vitriaro et pictori » 1532



        Décorateurs des entrées de notables,
            et des services funéraires







 Tous les corps de métiers,  sont appelés, à offrir aux populations, à ces occasions, la meilleure image du pouvoir, et parmi les acteurs, nous  trouvons la famille des  peintres vitriers et peintre verrier. 

 Jehan Adrian est l'un deux. Peintre et peintre verrier à Rennes, venu de Hollande,  auteur de travaux de vitraux, comme ceux de maîtresse vitre de l'église de la Toussaint à Rennes, en 1526, il est aussi chargé de nombreux travaux de décoration. En,1517, à Vitré, pour l'entrée de monseigneur de Laval, il reçoit 23 sous tournois, pour la fourniture d'un lion en basse d'argent 30 couronnes,  de 6 cèdres, et de 5 lions en plate forme, En 1532, il est l'auteur des tableaux et décorations pour l'entrée du dauphin François à Rennes. En 1539, on le retrouve aux fêtes du couronnement de François, Duc. En 1565,  probablement un de ces fils  est employé comme artiste pour l'entrée de Charles X à Rennes. Il est alors  qualifié de peintre étranger.

Toujours à  Rennes, un André de Laporte, peintre-vitrier,  est appelé en 1536 pour les préparatifs de l'entrée de Charles IX.

De Nouveau à Rennes, J.Couvant, peintre et vitrier, peint,à la Porte de l'Intendance, des écussons aux armes de M. de Nointel.
Jean et Raoul Hervé, maître verrier, sont employés en 1608,aux préparatifs de l'entrée du Duc de Vendôme

A Nantes, Pierre de Lachasse, peintre-verrier, qui a la charge de vitrier et enlumineur du Duc en 1486,  fournit  le dessin de 6 étendards, payés 25 livres, lors du siège de Nantes par les Français

Lalleman, Guyon,    peintre et vitrier, en 1565 à Rennes, est employé aux préparatifs de la venue de Charles IX.

A Tréguier, Michel, Guillaume, 1532-1590, maitre-verrier,est chargé, en 1589, de peindre des armoiries pour les obsèques de la reine mère.

Le siècle suivant, la mort d'Henri IV, 1610, et les services funéraires qui en suivent, donnent du travail à cette corporation. A Hennebont,  Etienne Coullombier, peintre vitrier exécute 4 douzaines d'écussons  A Carhaix-Plouguer, Veller, maître peintre verrier, d'origine Flamande, peint 70 écussons et  240 autres motifs ; Il a de plus fourni, la chapelle ardente, de cire.Il eut du mal à se faire payer.



                 Ils sont multicartes

ils sont à la fois peintre et blasonneur, peintre et sculpteur, vitrier expert blasonneur, ou héraldiste, maître verrier et doreur, etc.
En 1670-83, un Kerandel  du  Léon est à la fois maître architecte,  maçon, picoteur de pierre, et vitrier. Jean Kerbozrec, verrier à Landerneau en 1533,  perçoit le tiers du devoir d'ancrage à Landerneau et une part du devoir perçu sur les navires étrangers

Celui-ci semble vouloir donner un plus à son métier. Il se donne le titre de vitrier et plombier. IL s'agit de Augis Hamon,1722-1765, et de son père  est auteur de travaux à St Melaine de Morlaix. ( le vitrier travaille avec le verre ; avec le plomb, on monte un vitrail )


                                    Les « Sieurs »


La fabrication du verre et des vitraux étant un art noble, on voit jusqu'au XVIII° des seigneurs se parer du titre de vitrier ou vise versa.


La majorité de ces sieurs,  qui, avec les écuyers, font parties de la noblesse, ne semble, dans les documents, apparaître dans la famille des peintres vitriers, verriers qu'à partir du XVII° siècle alors que cette « plèbe nobiliaire » existe déjà au XII°.

Cependant, un Jean Lagot, Sieur de Pennarun, maitre peintre et vitrier à Tréguier, apparaît au XVI°, ainsi qu'un Guillaume
Derrien, Yvon,( Deryen) sieur de Ponthir ou sieur de Ponthis, de Villeneuve de Goasfilon, peintre verrier et sculpteur à Tréguier, en 1638,  "portait d'argent à deux lions de gueules affrontés.

Gélin, Robert, écuyer, sieur de Traoulen, maître vitrier, expert blasonneur du Folgoët, habite Lesneven et Landerneau.
Godon, Jean, sieur de Longrais, maître peintre vitrier.1657, répare une verrière à l'église de Chanteloup.
Grall, Claude, sieur de Belazur,maître peintre, habite Landerneau.
Grall, Olivier, sieur de Messyven,"blazoniste, doreur et  maître peintre" est aussi de Landerneau, ainsi que Grall, Vincent1657-1730, sieur de Fourguelen, maître peintre et doreur, père du précédent, auteur en 1695 des plans et le blason des vitres de la chapelle de Kersauzon en Guiclan
Jegot, Pierre,  sieur de Coatbihan, vitrier et peintre à Tréguier, fait des travaux en 1653 et 1673 à la cathédrale Saint-Tugdual.       
Jégou, N sieur de Kerusadou, Peintre vitrier à La Roche Derrien, est auteur de restauration en 1713 à Pleudaniel, 
Kergrach, Jacques, maitre vitrier, sieur de la Vieuville,  dont les armoiries de  1696 sont : d'azur à 3 têtes de léopard d?or.Il est le fils de noble Jacob Kergrach, né au Conquet, mort à Landerneau, le 21 mai 1742et qui ne sait pas signer.

Aux mêmes époques, les Bouricquen. Ils sont une bonne douzaine, au XVII et XVIII° siècle, à porter ce nom, avec des orthographes différentes, travaillant majoritairement, dans la région de Morlaix.Ils se déclarent, lors de leurs nombreux travaux : peintre vitrier, peintre verrier, peintre, maître peintre. L'un, Jacques Bourriquen, maître peintre vitrier à Saint-Pol-de-Léon prend le titre de sieur de Chefdeville; ce qui ne l'empêche pas d'être  condamné de faire évacuer et transporter les immondices qui sortent de sa maison proche de cette église avec beaucoup d'incommodités et de préjudice au public.


                    Les privilèges

Charles et Charles VI  octroient aux peintres verriers, des privilèges les exonérant de  toutes tailles et subsides, garde de portes, de guet et arrière guet. Charles VII  qui aime la peinture sur verre, puis Henri II en 1555, confirment cet état de chose.  Un contemporain du premier, le roi René, en captivité à Dijon, aux alentours de 1450, emploie son temps à peindre différents sujets dont un portait de Jean-Sans- Peur  qui fut placé dans les vitraux de la  chapelle des Chartreux .



            La formation et les corporations


L'apprentissage existe et sa durée est  longue. En juillet 1631, une personne est en apprentissage chez Jean Lagot, Sieur de Pennarun, maître peintre et vitrier à Tréguier, pour y apprendre pendant cinq ans la peinture et la vitrerie.


Les corporations et confréries existent,  comme pour les autres métiers.  Jehan Bourricquen est le "magister de la confrérie des Maîtres-es-Arts de  l'évêché de Léon".Le peintre verrier de Nantes Jean Burot est l'un des signataires des statuts de la corporation, 26 septembre 1574.
Michel, maître vitrier, originaire de Brest, 29, fils de Mathieu, est " maître d'académie". A Brest, il existe en 1789 une corporation des Vitriers et Peintres de Brest. Un dénommé Marchand,vitrier de Brest, n'est pas élu  à cette époque à la tête de cette corporation.
C?est Vincent  Viel de Villereux, fils de François, né à Quimper en 1732 et demeurant à Brest, le sera; Il semble être aussi député des peintres et vitriers au conseil général de Brest. Il travaille sur des vitraux en pose et restauration, mais aussi, en 1792, en bon révolutionnaire, demande de 150 livres  pour enlever les armoiries de l'église de Crozon..

           
                                 Les titres de la profession.

La grande majorité des titres portés dans le tableau ci-joint proviennent, comme tout ce qui est rapporté ici, de documents ayant traits à la Bretagne
L'inventaire proposé ici  devrait probablement donner les mêmes métiers et mêmes chiffres  pour la France. Mais cet inventaire ne peut être complet. Dans les documents de base, marchés,  comptes,factures, etc, il est quasiment tout le temps  noté le travail et le coût, et parfois, le nom et le métier du travailleur avec leur titre ou fonction.

Les maîtres verriers seraient une quinzaine, portant en plus, un autre titre comme : expert 3, peintre doreur 2, maître peintre 1.

Les maîtres vitriers seraient au nombre de 67

Les maîtres peintres seraient 5, mais seraient aussi et vitrier 20, et  verrier 5 et maître verrier1, et doreur et vitrier

Les peintres seraient 9, mais aussi doreur 1, Blasonneur1,Sculpteur1 verrier 5,

Les peintres vitriers ou peintres vitriers seraient 62, mais sont aussi doreur, maître menuisier

Les peintres verriers seraient une quarantaine, 2 sont en plus sculpteurs

Les verriers seraient 17 et un autre verrier et vitrier

Les vitriers
seraient 95, ils peuvent être: expert en art héraldique 1, verrier1, est 2 sont aussi marchands, probablement de vitres;

un « imagier et doreur » est porté comme acteur de travaux de vitraux

Sources diverses : Fichier Bourde de la Rogerie. Asib ;  Artistes en Bretagne SAF1644, peintre et blasonneur, Morlaix, Couffon,  Auguste André et autres documents

                    Les étrangers

    ils viennent surtout des flandres.nous en avons cité un plus haut.

 
Horst de, Albert, XV°,    peintre verrier installé à Tréguier, les divers auteurs le disent : flamand, lallemand, originaire de Hollande. Sa signature serait accompagnée d'une tête de fou.
           

Heemse de Pierre, Vitré, 35, peintre verrier des Pays Bas, orthographes diverses: de Heemsce, de Hemste, de Hemstre, de Hamise, épouse en 1583 Louise Geffroy, a un fils en 1595, Pierre qui épouse Renée Georget avec qui il a trois enfants de 1623 à 1626. En 1597, Seigneur des Bretonnières. Il est possible qu'il ait travaillé à Champeaux.

Un Veller Tillemand ou Thielmans est maitre peintre à Carhaix, il est naturalisé en 1618.il est apparu plus haut lors des funérailles de HenriIV à Carhaix; il S'intrègue très vite et sera l'ancêtre de la famille des Veller DE Kersalaun.



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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 04:42
            Les diverses poses des                 Marie-Madeleine,
                    au pied de la Croix,
    dans les  Passions et Crucifixions du XVI° siècle
                            en Bretagne



                Iconographie de Marie-Madeleine.
Elle porte la chevelure dénouée et flottante, à cause de sa vie déréglée et parce qu'elle essuya les pieds du Seigneur. Elle  se pare d'un  collier de perles, souvenir de sa vie mondaine .Les larmes, le vase de parfums, d'onguent, les cheveux libres depuis le XIVe siècle, sont le signe de la pécheresse et de l?amante. Elle est vêtue de beaux  et riches atours

Bieuzy les Eaux, 56,
  Eglise,           Vitrail milieu XVI°
                  Du côté droit de la Croix,
          La main droite enserrant, par derrière, la Croix.
                 La main gauche plus bas.
                    A genoux
                    Robe bleue à manches vertes.
                  Manteau rouge à damas en enlevés jaunes
L'église offre plusieurs baies sur la vie de Marie Madeleine

Douarnenez, 29
Chapelle Sainte-Hélène Vitrail fin XVI°
                    Entièrement à droite de la Croix
                    A genoux
           Mains jointes à la hauteur des pieds du Christ
                    Genou gauche à terre et sur le devant
                    Robe bleue à manche
                    Manteau rouge
                    Pas de nimbe, le Christ non plus
                Cheveux pris par un foulard long sur le dos ;
Le Faouët, 56
Chapelle Saint-Fiacre, Vitrail seconde moitié XVI°
                    A droite de la Croix
                    Penchée vers Marie en Pâmoison
                    Robe rouge à damas
                    Chemise
                     Foulard blanc sur la tête
                    Nimbe entourant le visage.
Gouézec, 29
Eglise    Saint-Pierre Vitrail 1571       
                    Du côté droit de la Croix
                    Mains jointes ;
                    Bras enserrant la Croix.   
                    Genou droit relevé
                    Robe verte sans manche
                    Manches blanches
                    Manteau rouge
                    Foulard blanc
                    Nimbe verticale jaune.
                    Cheveux libres mais serrés
Gouézec ,29
Chapelle N.D de Tréguron, Vitrail seconde moitié XVI°
                    Du côté droit
                    Derrière la Croix.
                    Mains et bras écartés
                    Robe verte
                     Manteau rouge
                    Chemisier blanc
                    Pas de nimbe
               Cheveux longs dans le dos, en boucles sur                         visage
                    Coiffure avec rangée de perles.
                    Vase à parfum sur la droite
Guengat , 29
Eglise Saint-Fiacre    Vitrail 1571   
                    Du côté droit
                    Mains jointes
                    Bras enserrant la croix.
                    Robe verte avec manches
                    Manteau rouge.   
                    Foulard blanc.
                    Nimbe vertical jaune.
                    Cheveux serrés par  deux cordelettes
Guimiliau, 29
Eglise Saint-Miliau, Vitrail seconde moitié  XVI°,
                     A droite, en arrière ;
                     Mains jointes et bras enserrant la Croix.
                      Genou
                    Robe bleu à manches vertes à crevés
                    Manteau rouge.
                    Collet blanc
                    Pas de bonnet
                    Nimbe
Langast, 22    
Eglise            Crucifixion seconde moitié XVI°,
                    Seule au pied de la Croix
                    Marie et Jean dans autres panneaux
                    Assis sur talons
                    Bras enserrant la Croix sous les pieds
                    Robe verte à manches rouges
                    Manteau rouge doublée bleu
                    Foulard serrée autour du cou
                    Cheveux en queue dans le dos.
              Nimbe rouge soucoupe à étoile et filet jaunes                     en gravure.

Locarn. 22        Vitrail XVI°
Eglise            très restauré
                    A gauche de la Croix
                    Vue de dos
                    Cheveux longs jusqua là ceinture
         Robe tons chauds, bas, larmesfaites aved des  enlevés blancs                     sur rouge.

La Martyre.29   
Eglise Saint-Salomon, Vitrail 1535 ,
                      Derrière, visage à droite de face
                       Mains écartées, celle de droite touche la                            Croix.
                       Genou gauche relevé à droite
                       Robe bleu à crevés et poignés verts
                       Elément de tissus vert partant des                                     poignées le long de la Croix.
                        Chemisier blanc
                        Manteau rouge
                        Pas de nimbe
                        Coiffure bonnet à rangées de perles
                        Cheveux en mèches à droite et gauche du                         visage
                        Vase de parfum à droite.
Plemet,56      
Eglise        Crucifixion. Ne reste que le haut.
                        A droite de la Croix.
                        Tête à hauteur des genoux du Christ
                        Main droite prenant la jambe droite du                             Christ
                        Main gauche prenant la croix à hauteur                             des   pieds
                        Robe jaune d?argent
                         Chemisier blanc
                        Foulard blanc sur cheveux   
Pleyben , 29         
Eglise Saint-Germain Vitrail fin XVI° Très restauré
                A droite, au pied de la Croix.
                Les mains et les bras enlacent la Croix
                Bien au-dessous des pieds du Christ.
                Genou gauche relevé du côté gauche
                Robe jaune à manches et feston rouges
                Chemisier ou collet blanc
                Chevelure ondulée
                Pas de nimbe
                Vase à onguent du côté gauche.
           
Ploëven, 29
                Chapelle Sainte-Barbe Vitrail fin XVI°
                A genoux à droite, de profil
                Le visage levée vers le Christ
                Mains levés le long de la Croix
                Robe jaune, haut blanc
Ploudiry.29   
 Eglise Saint-Pierre
              Vitrail fin XVI°
             Du côté droit, derrière la Croix.
            Mains et bras écartés
            Robe verte et bleu
            Manteau rouge avec damas en enlevés.
            Nimbe jaune horizontal
            Cheveux serré par turban
            Vase de parfum, côté droit de la Croix
Plouvorn
Chapelle Saint-Trémeur    Vitrail XVI°   
            seule une tête de Marie-Madeleine
            Provenance église
            Visage tournée vers la droite
            Mèches à droite et à gauche du visage
            Bonnet blanc
Pouldreuzic,
Chapelle N.D. de Lababan. Vitrail 1573       
            Côté droit
            Main  et bras droit enserrant la Croix
            Main gauche accrochée à la Croix.
            Jambe gauche en avant ;
            Robe
            Manteau
            Bonnet à double rangée de perles
             Cheveux tombant dans le dos
             Pas de nimbe
Quéménéven       
Eglise Saint-Ouen    Vitrail seconde moitié XVI°
            côté droit
            Mains jointes enserrant la Croix
            Robe bleue
            Décolleté et bustier jaune
            Manteau rouge
            Bonnet noir a deux rangées de perles et étoiles                 blanches
            Nimbe entourant la tête ;

Quimper, musée Breton Passion
            Vitrail seconde moitié XVI°   
            Du côté droit, derrière
            Jambes écartées enserrant la Croix
            Mains et bras croisés sur la Croix.
            Genou droit relevé
            Robe verte avec manches et crevés
            Chemise blanche ;
            Manteau rouge.
            Collet blanc
            Pas de nimbe.
            Cheveux dans coiffe noire à filet de perles
            Vase à onguent à gauche

La Roche-Maurice    Eglise Saint-Maurice
Vitrail seconde moitié XVI°
            Visage de face levé vers le Christ  du côté droit
            Corps derrière
            Mains écartés et levés, la droite touchant la Croix
            Robe bleu violet à poignée vert
            Manteau rouge
            Pas de nimbe
            Deux mèches de cheveux à droite et à gauche duvisage serré par bonnet blanc à rangée de perles             et lacets
            Vase de parfum en bas à droite.
Saint-Goazec.   
Eglise Saint-Pierre    1573
Crucifixion
            A genoux, de profil prostrée du côté droit
            Genou gauche en avant du à position
            Mains jointes
            Tête penchée
            Robe bleu
            Manteau blanc à pois jaunes d?argent
            Cheveux au vent en boucles sur visage
            Nimbe entourant la tête.
            Pas de pot de parfum
Saint-Nic
Eglise Saint-Nicaise, seconde moitié du XVI°

              Vitrail très restauré
            Côté droit, affalée par terre
            Bras et mains enserrant la Croix.
            Robe bleu à crevés
            Manteau rouge
            Petit nimbe
            Cheveux roux longs, en mèches sur le corps.
Spézet
Eglise Saint-Pierre    Vitrail seconde moitié XVI°   
            A droite de la croix
            Fait pendant à Vierge en pâmoison
            A genoux
            Mains levées, hauteur mi-corps du Christ.
            Robe bleu à crevés
            Manteau rouge
            Cheveux dans le dos
            Nimbe horizontal.
            Pontivy,
Eglise de Stival, 56    Crucifixion
            Devant la Croix, avachie
            Tête levée vers le Christ.
       
Tourc?h.29
Eglise Saint-Cornély Vitrail seconde moitié XVI°       

            Derrière la Croix
            Mains et bras écartés
            Genou gauche levé
            Robe bleu, manches à crevés blanc.
            Manteau rouge
            Bonnet à deux rangées de perles.
            Nimbe jaune soucoupe.

Tréflevénez.   
Eglise Saint-Pierre  seconde moitié XVI°   

             Vitrail très restauré
            Affalé du côté droit derrière contre la Croix
            Bras et main gauche enserrant la Croix et pendants
            Genou droit levé
            Robe rouge
            Manteau
            Vase de parfum au pied  de la Croix.
           
Tréguennec.29
Eglise Notre-Dame    Vitrail Très peu d?informations car vitrail très mal restauré. Par contre tête  dans baie 1 pouvant être celle de Marie-Madeleine.
            Cheveux longs non peignés
            Décolleté.




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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 06:12
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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 13:53






                                LE PEINTRE VERRIER.,
                   PEINTRE VITRIER.

              auteur de portraits, de médailles,                     de décors, de sculptures,
                          des touches à tout .



    Sur le plan national, il y a, aux XVe et XVIe siècle, des peintres et des             peintres verriers ou         peintres vitriers, qui ont un point commun : la             peinture. Dans certaines régions, ils se retrouvent dans des corporations de     peintres, ou de confrérie des Maîtres es Arts, comme Alain Cap et Jehan         Bourricquen en Bretagne.

                            Il fournit des patrons à leur confrère.

Parmi les premiers, il semble qu?un certain nombre fournisse des patrons de vitraux aux peintres verriers, directement ou par l?entremise d?une fabrique ou d?un donateur. Ce travail du peintre peut aller de la maquette actuelle au carton grandeur nature, et parfois même les deux. S?il arrivait au stade de l?exécution, il rejoignait la qualification du second.

Il y a aussi le verrier, peintre verrier ou peintre vitrier, qui, par son métier, est peintre, qui exécute son propre projet, et à qui il arrive  parfois de travailler suivant un projet de peintre.



                     Il est peintre et acteur polyvalent.

Le peintre semble, à la lecture des marchés, être un auteur et acteur polyvalent, autant il peut faire des portraits, des modèles de médailles, de décors, de tapisseries, de sculptures, de retables, et de vitraux.  Pour les retables, les exemples viennent du sud de la France, entre autre de Perpignan au XVe siècle.

Pour le vitrail et la collaboration peintre et peintre vitrier, il reste quelques exemples ; mais hors Bretagne, pour le moment, et dans la mesure des découvertes, comme ce projet de vitrail de Hans Baldung Grien daté de 1512 et dédié à Ursula Zum Trubel, abbesse au couvent du Mont Sainte-Odile et dont le vitrail existe au Musée d?Obernai.

Le peintre verrier est lui aussi  polyvalent.  En Bretagne, on le trouve très souvent faisant des décors pour les entrées de personnalités dans des villes, il est appelé pour relever les prééminences, comme expert.
Il crée semble-t-il. Mais nous lorsque nous avons les noms, nous n?avons plus  ou très rarement les ?uvres
                Le peintre verrier et  les contrats.

« Dans un compte de Guillaume de Rosmadec, gouverneur de Vitré, on y voit que Guy ou Guyon Allain, 1543 av. 1551ap,.peintre vitrier, reçut 9 livres pour avoir exécuté 315 écussons armoriés pour l?enterrement de M.de Lesallain, frère du  vicomte de Rosmadec, qui fut entérré en haut du choeur de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, près de Rennes. » AAB


A Braspart, 29, en 1543, dans un contrat pour la verrière sud, le donateur indique bien au peintre vitrier Gilles Le Sodec le sujet :un Credo des Apôtres. Mais il n?est rien indiqué sur la façon de procéder : : copie, création ?

Par contre, en 1607, il est bien indiqué à Nouel Allaire dans le contrat qu?il doit fournir  une « Trinité suivant une feuille à taille douce qui lui a été bailli. »

Et autre exemple. En 1626 Yves le Stang, Hervé le Déliou et Ambroise Le Garro signent un marché pour la fourniture des «  images » des mystères de la Passion pour les soufflets de la Chapelle de l?Hôpital Sainte-Catherine de Quimper. Suite à une expertise, en 1631, on apprend qu?ils ont fourni aussi les « images » de sainte Catherine et sainte Marguerite. Ces images, qui avaient été mises dans deux panneaux, devaient être payés 66 livres tournois. En étaient-ils les créateurs ? On ne le saura jamais.
Grâce à la façon des premiers cartons, et en plus de l?exécution des vitraux en découlant, les ateliers peuvent être capables de  répéter les sujets et cela très vite et en grand nombre. Ces cartons peuvent être conservés et réutilisés, mais en Cornouaille la durée d?utilisation ne dépasse pas les cinquante ans, en étant optimiste. Les exemples de cartons semblables, que nous trouvons, donnent plutôt une vingtaine d?années. Les ateliers, les peintres et leurs réemplois, étalés sur ce nombre d?années, expliqueraient les diverses qualités d?exécutions et l?inégalité de la qualité des verrières.

                   

Les dynasties familiales, comme les Le Sodec, pour la Cornouaille, peuvent facilement aider la diffusion du même patron avec des exécutions de styles proches. La limite actuelle des départements n?est pas de mise dans une étude de leur dispersion. Il faut en revenir aux évêchés de l?époque. Le prêt est possible, dans l?éventualité, d?un atelier à l?autre, hypothèse, assez rare,  et pas du tout dans l?esprit actuel de la propriété artistique. Il est vrai que ces ateliers puisent,  pour exécuter leur carton, souvent ailleurs.

Il n?y a pas de création véritable. On utilise, sans parfois les copier exactement, les gravures  qui circulent alors, pour le XVIe siècle ceux sont celles de Durer  qui ont la faveur avec entre autres ses Passions.


Le peintre Valentin Bousch lors de sa mort lègue au chapitre de la cathédrale de Mets «  des siens patrons sur papier »( revue de l?Art, n° 103 1994,p.53-67.).


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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 11:19

VERRERIES EN Bretagne,

"petit essai."


Il ne s'agit  pas spécifiquement de verreries fabricant des vitres destinées aux verrières des églises et aux fenêtres des châteaux et habitations, Il s'agit aussi de toute la verrerie dite utilitaire.

" Grosses verreries " = verre à vitres

" Petites verreries " = bouteilles, flacons

" Patenotriers " = chapelets, perles, boutons, bracelets, colliers.

 


En 1330. Privilège du Roi pou installer une verrerie.

Hors Bretagne

Le 24 janvier 1598

autorisation à Vincent Busson et Thomas Bartolus, verrier gentilhomme originaire du duché de Mantoue à construire une verrerie à Rouen. Ils auraient été remplacés en 1598 par Sarrode qui n'utilisa pas les privilèges. 


L'autorisation fut transmise en 1605 au provencal François de Grgonnet qui céde ses droits en 1619 aux languedociens L et P d'Azemar alliés aux Girant de Saint-Amand. (fichier Bourde de la Borderie)


En Haute Normandie on trouve quatre familles de verriers :  les Carqueray, les Bongas,  les Brossard, les Levaillan.


Le premier trouve un procédé de fabrication de verre à vitres en plats et obtient de Philippe VI de Valois des concessions de droit d'usage et d'établir une verrerie dans la forêt le Lyons. Cette famille est une des quatre familles de grands verriers normands. (fichier Bourde de la Rogerie)


Au XVIIIe siècle, 25 verreries: Lyons, Euvy, Eu.


1448. nombreux privilèges accordés à quatre familles nobles de verriers lorrains, dont le droit de couper du bois.





En Bretagne.



 L’Historien Roger Barrié, lors de sa thèse de 3ième cycle  pense que les verriers bretons ont pu être approvisionnés par les fabriques de Normandie. Il semblerait que les verreries  normandes exportaient, dès le XV° siècle des objets de verre, en Bretagne. L’exemple en est la foire de Carhaix.

La comptabilité de Dieppe et de son port à la fin du XV° confirme l’exportation vers l’Ecosse et l’Angleterre, en plus des objets, des ballots de verre à vitres et de carreaux de verre. A Nantes, à la fin du XVI°
Au XVIe siècle, on relève dans la région de Nantes: Châteaubriant, Machecoul et Fougères, l'installation, avec lettres patentes de nombreux italiens.

 

 A L'Aber Wrach, Finistère, Près du Couvent des Cordeliers Notre Dame des Anges,  utilisation du mélange potasse et algues.

 A Brèles, toujours en Finistère, au château de Kergroades, une verrerie est dirigée par un dénommé Boussot. Cf, Le Guennec.

,

 A Duault,  Côtes d'Armor, avant et après1733-1736,  Pierre-Louis Brossart de la Mazières établi  dans la forêt une verrerie que son père , Isaac, avait reçu du grand-maréchal des Eaux et Forêts.


En 1733 et 1736,des arrêts du conseil ordonnent de détruire la verrerie qu'un Georges Mathieu Brossart de Villiers avait construit dans un endroit prohibé près de la forêt ; ( fichier Bourde de la Rocherie )

,

Héric en Loire Atantique, une verrerie est créée vers 16O5 par Claude Lorcier, maître patissier à Nantes, et Savyn Fer. A sa mort, son épouse conserve les droits jusqu'en 1642 environ puis, cette verrerie appartiendra au gentilhomme verrier Edouard Buisson puis Borniol et Marin. ( André


 Au milieu du XVIIIe siècle, lettre de l'intendant de Bretagne présentant un mémoire du procureur de Lorient pour établir une verrerie à Kernevel. Archives Départementales. d'Ille et Vilaine 2° livre p.14.


Au XVIIIe, on y trouvait un Jean Bachelard, maître souffleur de bouteilles à la verrerie (fichier Bourde de la Rogerie)

, Au milieu du XVIIIe siècle, lettre de l?intendant de Bretagne présentant un mémoire du procureur de Lorient pour établir une verrerie à Kernevel.

 


Le Faou, Finistère, en la Forêt du Cranou, verrerie en fonction au XVIe siècle.


Moustoir-Remungol, Morbihan, Monsieur de Lambilly possédait une verrerie qu'il fit construire sur les ruines d'une forge à fer. Ogée.

 


Nantes, 1598. La Fosse " Jehan Fer, Augustin Fer, Henri Gérard et Jehan madelin, gentilshommes de l'art et science de la verrerye demeurans en Bretaigne et autres ieux de cestuy nostre royaulme " signé Henri IV.


Paule,Ille et Vilaine, Sur les bords de la forêt de Kerjan, établissement de verrerie.


Forêt de Princay, en Loire Atlantique en l'an 1545, on voit une verrerie fonctionner dans la forêt de Princay, Elle est citée sous le nom de verrerie de la Court " Auguste André, p. 253.

Pontcallec, Morbihan, il existait une verrerie aux alentours de 1815.


Redon, Ille et Vilaine, "  il existait sous les auspices de l'abbaye des Bénédictins de Saint-Sauveur au XIIIe siècle une fabrique de verre peints " cf Auguste André

.

 

 

Fougères, Illes et Vilaine, Fabrique de verre à vitraux au XVIe à dans la commune de Laignelet à l'entrée de la forêt. Fabrique appartenant à monsieur Lecren. Aux XVII et XVIIIe, les Bigaglia sont maîtres de la verrerie, en 1724, on trouve aussi, un Joseph Fontan, maître de la verrerie de Laignelet

,
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19 septembre 2006 2 19 /09 /septembre /2006 06:03

 

LE VITRAIL XVII° XVIII°

 

Qu ?en reste-t-il ?

Sur le plan national, on relève encore des vitraux de ces deux époques, Le XVII° semble être le plus fécond, et surtout Paris, avec de la figuration et ce dans l?église Saint Etienne du Mont, à la chapelle de la Sorbonne, au Val de Grâce, à Saint-Sulpice ( 1670 ? 1680) à Saint-Etienne du Mont (161O), à Saint Germain des Près, à Saint Nicolas du Chardonnet, à Saint Gervais et Saint Protais et à Saint Eustache. Dans le reste de la France, on peut citer Troyes où les ateliers travaillent jusqu?à la fin de ce siècle , Rumilly.1691. Rouen ? Pont de l?Arche ? Caudebec en Caux. Orléans, Toulouse ?Auch ? Condom.

 

 

La chute, puis la disparition lente du vitrail figuratif

sur le plan national.

 

 

Les raisons de cette chute et de la disparition lente, mais inévitable, du vitrail. sont très diverses.

 

Tout d?abord, nous pouvons relever, en Cornouaille, que je connais bien pour y avoir travaillé, une " décadence " du vitrail figuratif en cette fin XVIe et début XVIIe. Elle est due essentiellement, à mon avis, à une demande du clergé, de plus en plus forte, de sujets, cent fois répétés, exemple les Passion, et à une qualification décroissante des peintres verriers dont la personnalité n?explose pas, et qui corrigent leur manque de connaissance, de dessin, de sens graphique, par un côté naïf, peut être riche de qualité, mais bien souvent pauvre de qualité technique picturale

 

Il y a ensuite un analphabétisme qui commence à se résorber. Les paroissiens, pas tous, mais de plus en nombreux, suivent la messe en lisant dans leur missel. D?où une demande de plus de clarté dans les églises. La catéchisation qui se faisait avec le vitrail n?est plus nécessaire. Cela reprendra au XIX° avec l?image.

 

 

Le Concile de Trente apporte un changement de mentalité et une conception architecturale différente. Il jette, lentement mais sûrement, le discrédit sur les scènes représentées par les anciens vitraux qui sont jugées grotesques, indécentes, ridicules et voir hérétiques, parfois licencieuses. La verrière traditionnelle aux couleurs vives devient inadaptée. Le vitrail devient une résille de plombs et de formes géométriques en verre incolore rehaussé de temps en temps de traits de grisailles et de jaune d?argent. Ici et là apparaissent dans éléments figuratifs comme les rondels. A Paris, en 1541, les fenêtres des travées du choeur de Saint-Etienne Du Mont sont garnis de " verrières blanches " encadrées d?un simple bordure. En 1631, lors d?un procès opposant Jean Bezoches, garde du métier, à d?autres verriers, il a été dit qu? il y a autant de différence entre la vitrerie et la peinture sur verre qu?entre la " poterie en terre et la faïence ". Ch. de Beaurepaire "  La peinture à Rouen " 185-1887.

 

 

La Contre réforme veut rendre les églises plus attrayantes et leur enlever toutes les formes de superstition populaires qui sont encore très proches du paganisme. Une hostilité à La Légende Dorée se lève, ainsi qu?une forte opposition à la création de vitraux historiés.

 

Le peintre verrier, d?artiste, devient peintre vitrier. Il entretient, au mieux des budgets, ce qui peut être sauvé : les vitraux anciens et les armoiries. Les seigneurs, encore en nombre, veillent sur leurs représentations. Quant aux peintres verriers, leur nombre diminue. Les verreries, devant la baisse des commandes des verres de couleurs, arrêtent la production de cette qualité.

 

 

Cependant, en 1756, un verrier propose à Strasbourg une Vierge peinte pour la cathédrale. 1764, autre date, le rapport Cochin : "  On ne fait plus usage des vitraux parce que ni dans les appartements, ni même dans les églises on ne veut plus rien qui puisse diminuer la lumière " "  La fermeture des fabricants, une sorte d?indifférence chez les verriers et d?abandon de volonté règne " Ottin, p.81-82

 

"  Ainsi la mode du verre blanc n?a pas seulement causé la ruine d?un nombre incalculable de verrières. Elle a fini par tuer le vitrail, le mot fin a été prononcé en 1764 par Nicolas Colin, secrétaire perpétuel de l?Académie de Peinture " Lafond, p,145

 

Au premier abord, le XVIIIe siècle n?a fourni que des cartouches ou figures allégoriques et de la vitrerie. Les techniques de la peinture sur verre ne sont pas tout à fait oubliées. Les monogrammes de bordures présentent à Paris, comme à Saint Nicolas, Saint Merry, Saint Roch et Saint Germain l?Auxerrois l?indiquent.

 

Guillaume le Vieil exécute les vitraux de la chapelle du château de Versailles, son fils, Pierre, travaille aux Invalides. Ce sont des vitreries imitant la marqueterie, le montage à base de losanges disparaît.

 

 

En Bretagne,

 

 

Plus de 150 églises ou chapelles ont subi des transformations dans le Finistère au XVIIe siècle. C?est un constat qui est parlant, pour la survie, ou perte de nombreux vitraux. Les derniers survivants ou éléments, on les déplace plus ou moins bien, on les regroupe, on en fait un patchwork de couleurs et de sujets. Il arrive aussi que l?on complète ou l?on renouvelle au XVII° des panneaux du XVI° C?est le cas de la verrière de la Passion de l?église Saint-Hernin de Locarn. 22

 

La baie du chevet de Lannédern,29 en plus des restes d?une Passion, nous indique la présence antérieure d?un Jugement Dernier. Il semble aussi que un saint Théleau et un saint Yves proviennent d'autres verrières. Une restauration ou complément eut lieu en 1671 comme on peut le lire. Ce qui est confirmé par Roger Barrié qui relève la fréquence de la formule " à un vitrier pour avoir raccommodé la vitre "En 1759, Jean Gabriel Rogeron " maître verrier " de uimper accompagné de Mathurin-Thomas Bourre " répare et rétabli les vitres. " Leur travail n?étant pas dans le goût du conseil paroissial, ils doivent rendre les anciennes vitres, ( Couffon) ce qui entraîne le marguillier dans un procès contre ces vitriers qui employèrent ou enlevèrent l?ancien vitrage. (Roger Barrié)

 

 

 

En dehors des montages très difficilement datables, si ce n?est par les dates de restauration des édifices, nous en trouvons quelques éléments à Briec, 29, dans les chapelles de Garnilis et Saint Korentin, à Pleucadeuc, 56, à la chapelle des Gorais, à l?église de Plourin les Morlaix, 29, qui a semble-til disparu dernièrement contre du neuf, à la chapelle Saint-André d?Ergué Gabéric, le vitrail figuratif ou ce qu?il en reste, en dehors des armoiries, comme à Edern, 29, présente une certaine naïveté du dessin avec une grande utilisation de la sanguine, et aussi de l?émail bleu. Cet émail bleu semble offrir un travail plus facile et bien moins onéreux

 

Pour l?utilisation de cette émail bleu, la Passion de la chapelle Sainte Barbe de Ploeven,29 29,est l?exemple le plus imposant encore existant. on peut cependant relever ici et là sa présence, comme à Pont-Croix dans quelques éléments d?une Passion.

 

Ce vitrail figuratif " naïf " nous en trouvons dans une petite baie de la chapelle de Trémor de Riec sur Belon,29 à l?église de Tréméven 29 avec un saint Yves, avec le Christ en croix, plus sévère de la chapelle Saint Tugdual en Guiscriff,56, dans la baie du chevet de Lannedern,29, ou les anges du château de Rochefort-en-Terre, 56.(pas tous de provenances régionales)

 

 

Lannédern 29 nous amène aux verrières en grisailles et jaune d?argent sur verre incolore, 1752-1753, dont les pièces portent, en plus de médaillons figuratifs des monogrammes du Christ et de la Vierge.

29 nous amène aux verrières en grisailles et jaune d?argent sur verre incolore, 1752-1753, dont les pièces portent, en plus de médaillons figuratifs des monogrammes du Christ et de la Vierge.

 

Ces pièces avec monogrammes nous en trouvons, avec ANNA, JOSEPH et des fleurs, dans une baie complète de l?église de Trémaouézan, 29, attribuée à Kergrac?h 1703 forme ovale. L?église Saint-Tugen en Primelin 29 nous en conserve le souvenir de leur présence par deux à trois petits éléments accompagnés d?autres pièces, le tôt groupé dans une raquette.

 

Du XVII et XVIII, on peut encore citer un monogramme de la chapelle de Sainte-Cécile en Briec, 29,un autre à Gouézec, 29,  à la chapelle des Trois Fontaines.Les autres créations de ces deux siècles sont des rondels ou médaillons, l?un de 1632 se voie au presbytère de Bais,35, un autre représentant le sacrifice d?Abraham est présent à l?église de Lennon, 29

 

Les ?uvres de ces deux siècles sont difficilement datable, sauf indication date, la preuve en est par les différentes dates données pour un seul vitrail dans diverses revus et livres.

 

 

 

.

Ont disparus les verrières des XVII et XVIII° des églises de : Argol ?Arzano ? Bannalec

( 1622) ? Beuzec Cap Sizun ( Saint Jean) ? Commana XVII° - Douarnenez-Ploaré XVII° - Edern XVII° - Kersaint Plabennec XVII° - Landunvez XVII°- Lopérec XVIIe ? Melgven Cadol 1623 -Plabennec XVII° - Plobannalec Plonivel ? Plonévez Porzay ? Ploudalmézeau ? Plozévet, 29, église,? Primelin, chapelle de Saint Tugen, et d?autres hors de ma connaisance.

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 11:33

Le costume breton dans le vitrail

Il se retrouve essentiellement dans les vitraux du XIXième et début XXeime siècle. Quelques exceptions pour le seconde partie du siècle.


On pourrait avancer que la culture paysanne a été réassimilée par les recteurs, la plupart du temps commanditaires de leurs ouailles.


Les verriers ou leur représentant n'ont eu qu,à habiller leur personnage de costumes bretons.


C'est un témoignage intéressant sur ces costumes et leur port dans trois départements bretons, vues par des  peintres verriers, travaillant la plupart du temps d'après photos ou gravures, mais parfois, le sujet à posé.


Les lieux où se trouvent les personnages

 

Plogonnec, chapelle Notre-dame de la Lorette.


 Ce sont les événements religieux : que sont les processions, pardons, découverte de statue, hommage aux morts de la guerre 14-18


Ci contre église de Kernilis. En bas, sur
 la gauche une femme en costume et
coiffe de profil droite porte un bébé dans
 ses bras. Une petite fille la regarde.
Sur la droite, au premier plan, un
soldat, un pansement autour de la tête
est le genou droit en terre, la main
gauche pendante, lève l’autre main
vers l’apparition. Derrière lui un soldat
avec casque et capote bleue porte haut une bannière. Un prêtre lève la main et semble bénir,  il est accompagné de diverses personnes  dont un bébé porté dans les bras..

et des vies de saint; Ce dernier pouvant porter l'habit breton


Ceci n'est pas un inventaire complet ; cette liste est le fruit du passage dans les édifices, église ou chapelle, dans le cadre de mon métier de maitre-verrrier

 

Auray, 56, chapelle Notre Dame de Lourdes, Saint-Goustans.

Beuzec-Cap-Sizun. 29, église, baie 2, coiffes dans vitrail de sainte Thérèse.

 

 

 

 

Callac, 22, église, 1916, baie 17.Prédication de Michel le Nobletz. Avec costumes et coiffes, parmi les fidèles on relève un bourgeois ou du moins un gars de la ville avec col cassé, cravate et complet. Baie 12 ; arrivée d'une procession à Lourdes avec costumes, bannières mais les coiffes et costumes ne semblent pas de la région

. Carnac, 56, église, XIXe, Saint Cornély parle à un breton en costume.

Camaret, 29,église, la bataille de Camaret, atelier Razin de Nantes,avec Jim Sevellec,peintre brestoit,le sujet un  couple, début XXeime.

. Conquet, le,29, De chaque côté, , femmes en coiffes et bébé en robe. dans les bras.

Vitrail sur Michel le Nobletz de l'atelier Razin, Micheau-Vernez, étant l'artiste peintre, et breton 1931

 

Dinan,saLinoLe saint patron  visite Saint Malo Aux habitants il prêche et encourage les habitants  vers la bienfaisance.

 

 


Douarnenez,29 ; dans la chapelle Saint-Jean, fête folklorique, sur des vitraux de René Quéré, artiste peintre Douarneniste, atelier jean-pierre le bihan 1986

 

 


Douarnenez, 29,Chapelle Saint-Blaise. Dans Laissez venir à Moi les petits enfants, une jeune mère en coiffe pen-sardin et vêtement bleu outremer violet, le visage de trois quarts droite un peu penché sur sa droite, présente ou essaye de présenter au Christ son fils portant un gilet breton. Une autre mère, sur la gauche de la scène, de dos et le visage de profil, coiffe blanche et manteau violet, vitrail de Maumejeaun, 1935

Douarnenez, 29, église de Kerlaz, dans une baie, un vieux breton, assis en bragoubras, devant un couple de jeune paysan en costume, lui chapeauté ; sur la droite, un second couple, elle donnant le bras à son mari et de l?autre main tenant un petit enfant. Derrière, hommes et femmes en habits. Vitrail de Lavergne debut XXeime

 


 


Elliant, 29, église, 1947, baie 8, dans la partie basse, frise avec une Procession de la statue de la Vierge, femmes en coiffes, , Au dessus, une famille, donatrice du vitrail que l'on voit au premier plan, le père en costume glazik,, la mère en coiffe les deux garçons et la fille eux aussi en costumes. La fille porte sur son tablier blanc une hermine bleue,.1947, Choisnard et Charles LorinCc C ,C Chartres

Ergué-Gabéric, 29, église,1949, baie 6. Découverte de la statue de la Vierge, Costume breton.


Esquibien, 29, église  Saint-Onneau, le Voeu de Montmartre, vitrail de l'atelier de la Société Artistique de peinture sur Verre.

Dans le fond, matelots, femme en coiffe, hommes en habits breton.

Faou le, 29, église, Saint-sauveur, vie de Saint-Joua, vitrail daté1935, baie 1. Costumes bretons.atelier Anna Saluden, Brest


Folgoët le, 29, basilique, 1889, baie 4. Couronnement de la statue de Notre-Dame du Folgoêt, évêques, curés, chanoines, paysans, paysannes en costumes et coiffes, portant bannières. Sur les côtés, un homme , à genoux, en costume breton vert et bleu tient son chapeau à la main, deux femmes en costumes et coiffes. Hirsch.


Gourin, 56, église, Scènes de baptêmes avec costumes bretons. 1876. Hucher et Rathouis, Carmel du Mans.


               Josselin, 56, basilique, dans la fenêtre du Pélérinage.1870, Meuret.peintre verrier




Kerlaz, 29, église, début XXe, paysans et paysannes endimanchés, enfants, nobles assistent à un sermon en plein air.

Kernilis, 29, église. Dans la même baie, de haut en bas, un soldat meurt dans les bras de la Vierge,, un homme et une femme en costumes, au bord de la mer, implorent ?. Le retour du soldat, blessé qui remercie sainte Anne, Procession, habits bretons.. Atelier Léglise1818

 

Landudec, 29, église Saint-Tudec et Sainte-Anne baie 2, 1905, costumes bretons, découverte de la statue de sainte Anne d,Auray, atelierFlorence.

 

Lantic, 22, église, costumes de femmes, vitrail de Champigneulle

Larmor-Plage, 56, église, un breton en habit, protégé par la Vierge, atelier Rault,de Rennes, artiste Brandois, 1938

Locmalo,56, église, baie sur la vie de Saint-Malo avec costumes bretons miracle de saint Malo, évêque. Une mère en costumer bretons après avoir sorti son fils d’un brancard le présente au saint qui lui fait le signe de croix sur le front. Un couple de bretons accompagnent la mère, deux moine accompagnent l’évêque. la scène se passe dans une cour au sol en pierre au milieu de maisons néo romanes.

             Monterrein, 56, église, Saint Alain en breton, Razin 1930.atelier de Nantes

              Noyal-Pontivy, 56, église, 1889, Fournier, Tours.


Plobannalec, 29, église, Saint-Alour, Bras sud du transept. Costume d'une bigoudenne en larmes, avec petite coiffe, ainsi qu'une petite fille. Costume d'un homme, Dagrand, 1920atelier de Bordeaux


. Plogonnec, 29, église,  Saint-Thurien ,baie sur Saint-Thégonnec, costumes bretons


Plogonnec, 29, chapelle de La Lorette, personnage costumé, vitrail de l'atelier le Bihan-Saluden, Quimper1950

              Plonéour-Trez, 29, église, Saint-Pierre.

3 baies avec la présence de personnages en costumes breton,

dont.

un pèlerinage.à Lourdes,

la vision de Michel le Nobletz,

prèche entre le Folgoat et Lesneven . auteur atelier  Champigneulle, Metz1898


Ploudalmezeau, 29, église Saint-Pierre, baies hautes du choeur et bras nord du Transept. Procession du Saint-Sacrement : 2 femmes en châles.


Ploudaniel, 28 chapelle Saint Eloi, Pardon de saint-Eloi, vitrail atelier Saluden Brest

 

Ploudaniel, église, église saint Yves, vitrail de l'atelier Champigneule, 1899,photo jean-pierre le bihan paruepage 147  dansle tome  1983  de la société archéologique du finistère dans article verriers et vitraux dans le Finistère

 

 

 

 

 



Plougasnou, 29, chapelle Notre-Dame de Lourdes. 1926, vitraux de l'atelier Maumejean Pèlerinage de la Bretagne. Au premier plan s'agenouillant cinq bretonnes en costumes et coiffes de divers pays. On y reconnaît une bigoudenne., une habitante de Plouguerneau. Les accompagnent une fillette en bonnet à perles, un homme en gilet, un second se signant et tenant un chapeau breton à la main, un matelot, le bachi sur la tête.

Pont-Aven, 29, église, 1944. " Pèlerine bretonne sur le tombeau de Saint-Mathurin " Guével.


Pontivy, 56, église Notre-Dame de Joie. Baie 2, pardon de Notre-Dame de Joie, avec costumes. Laumonier atelier de Vannes

, debout, neufs personnes en habits bretons prient.


Quimper, 29, chapelle de Ty Mamm Doué, dans procession.du pardon, deux visages de femmes.


Rohan 56, église., statue d'une Vierge à l'Enfant apparaissant à une famille dont femmes en coiffes.

Education à Nazareth,atelier Lorin


Rohan, 56, Chapelle, ( ou oratoire) 2 paysannes en coiffe un jeune garçon, une jeune femme en civil, à genoux, devant une statue d?une Vierge à l?Enfant. de dos sauf une de profil

Rostrenen, 22, église. Vitrail, début XXe présentant un grand nombre de miracles. La tradition orale donne comme auteur des cartons un dénommé Gilbert, verrier et peintre local


              Rumengol, 29, église,  Notre-Dame, chevet.


. Saint-Congard, 56, église, coiffes et costumes des soeurs de N.D. de Pontmain, Rault de Rennes

, église, coiffes et costumes des soeurs de N.otre-Dame. de Pontmain, Rault de Rennes

Saint Eloy,29 église Notre-Dame du Fresq
  2 Vitraux de l'atelier Saluden de Brest, Pardon de Saint Eloi et Miracle de Saint Eloi le forgeron.

Saint-Suliac, 35, église, marins, paysans, femmes en coiffe. 3 baies

 

Saint-Thonan, 29, église Saint-Thonan. 1° moitié XXe, baie 4, Breton devant calvaire et un menhir,atelier.Rault. ( Sparfil, recteur)


Saint-Thurien, 29, église Saint-Thurien. 1925, vitrail commémoratif guerre 14-18 avec charge héroique et Sacré-Choeur, signé G.P. Dagrand. Bordeaux,brochette de costumes chez les veuves et les soeurs des soldats de 14-18 .

 Serent, 56, église, 1900, 2 baies avec costumes, Latteux-Bazin.

Trinité-Porhoët, la,56, église, 1880, costumes d'époques, G. Robin.

 

 

Nicolazic à genoux devant Sainte-Anne d'Auray, chapelet en main,

probable atelier Le Bihan-Saluden. XX°

Vannes,ancien hôtel "le Dauphin"le joueur de biniou, vitrail de Laumonier, vers 188O.

 


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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 05:27

 

 

REGARD SUR LE VITRAIL

Le vitrail en 1986, et la façon dont il est regardé par les gens et leurs souvenirs de vitraux.

 

 

Au XXe siècle, de 1960 jusqu?aux années 1980, le vitrail n?était pas perçu par les gens. Ils ne connaissent pas leurs églises. Que de fois, avec maire, conseillers, ou représentant de comités, j?ai été surpris par leur méconnaissance des sujets de leurs vitraux et de leur état de conservation. Cela c?est aggravée entre 1980 et 2000. pour certains édifices, délaissés par les comités de restauration, et ne servant plus qu?aux essentiels activités du culte: messes et enterrements. Ils sont plus sensible à une porte en mauvaise état, à des ardoise qui tombent. La fermeture quasi permanente actuelle de l?édifice, même en zone rurale, n?est pas pour arranger les choses. Cela va mieux en été.

 

La façon de rentrer dans l?édifice, le silence qui était recommandé, le manque de liberté de circuler dans l?édifice, la trop grande sacralisation du lieu, héritage du siècle dernier et de la première moitié du XXe, tout cela concourait à ce que le vitrail était très peu vu et très peu connu par les fidèles.

 

Actuellement, on peut remarquer, lorsque l?église est ouverte, que les gens et surtout ceux des comités regardent le vitrail. La vision du vitrail n?est plus figée. La lecture est faite de tous les endroits.

 

On se promène partout, on regarde partout. Seules les portes obligent les gens à passer par un endroit. Les banc ou les chaises ne sont plus un obstacle, une barrière à la circulation.

 

La circulation de l??il est omniprésente. Le vitrail n?est plus que de face ou de biais. Il est vu à un mètre, à dix mètres, il est regardé de gauche, de droite. L?édifice n?a pas perdu de sa sacralité.

 

Cependant, on peut noter, chez habitants de certaines communes, des brides de mémoire sur leurs vitraux. On se rappelle les avoir vu poser. "  j?avais 10 ou 12 ans " "  Nous y avons lancé des cailloux en sortant du caté. "  Ce sont des gens plutôt des années 1925-1935. Ce sont ceux que nous rencontrons, responsable de comité, de commune. "  C?est le portrait de mon père, de la tante de la grand?mère, d?un tel. " Vitraux du tout débit du siècle, parfois du siècle de la fin du siècle d?avant. "  on m? a dit que c?était le portrait du recteur, du maire, de ; ;. "

 

Par contre, certains, découvrent que ce sont leurs parents ou grands parents qui les ont offert. Ils n?ont jamais regardé le bas des vitraux, ou ont oublié.

 

Il y a des souvenirs plus fessiers : "  j?étais assis ou assisse, près de tel vitrail, derrière le pilier " Occupation visuelle nécessaire lors d?office qu?on ne suit plus. Où encore, mais cela remonte à la prime jeunesse : "  Le visage d?un tel dans un vitrail ou d?un démon nous faisait peur. "

 

Que de leçons de caté passées avec le recteur ou l?abbé devant un vitrail relatant, la vie du Christ et la vie d?un saint, d?une sainte, que de canots dans la tempête, un Christ qui marche sur l?eau, des images de guerres et de soldats mourants, Vivement le retour à la sacristie.

 

 

Cependant il faut parler d?une " acceptation par usage " ou " civil inattention ". Les fidèles très vite s?habituent au lieu. Un vitrail neuf. Très vite ils set oublié. Cela est peut être bon signe ; C?est qu?il colle bien à l?édifice, mais cela peut être aussi grave. S?agit-il d?une mauvaise éducation de l??il ? ou d?une inattention ? cela est l?indice d?une acceptation positive et sans discussion. Acceptation par l?usage devient une attitude circonstanciée et souvent opportune par rapport à l?art. On accepte.

 

 

 

 

 

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