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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 13:36
vitraux de l'atelier saluden de
brest










St Joseph, Le Faou, et groupe costumée de la baie du choeur dans la même église.
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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 14:22
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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 13:00
object  Pourquoi l'arrivée de ce titre qui est de la musique? Les Saluden, peintres vitriers étaient en majorité des musiciens amateurs. Un de leurs descendants, qui lui aussi a travaillé dans le vitrail, m'a rendu ce service qui est  de donner du son à ce blog.

trois
Envoyé par yakoba sur wat.tv
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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 05:17
       L‘ATELIER DE VITRAIL SALUDEN DE BREST
   

D’Auguste Saluden, nous savons peu de choses, son épouse, Anna, son épouse, nous  en a très peu parlé. Il est vrai que nous, petit-fils, avons en cela manqué à tous nos devoirs envers ce grand-père que nous n’avons pas connu. Mais son épouse était plus portée à nous parler de sa mère, commerçante, et des ancêtres Saluden peintres-vitriers et constructeur de navires, De plus, elle mêlait très souvent dans son esprit, son mari et son frère Pierre, victime de la guerre  de 14-18.

         
Auguste Saluden


Né à Landerneau en 1880, Auguste décède à Brest le 5 mars 1921, mais sans avoir aucune certitude, d’une possible suite de la même guerre que son beau-frère.



Il est le dernier né d’une famille de trois enfants  habitant, « La Butte »  rue de Daoulas à Landerneau, dont le père Pierre 2 Saluden, peintre vitrier, meurt lorsqu’il a moins d’un an. Sa mère, louise Marie Queffurus,alors âgée de trente ans  prit en main l’entreprise familiale, qui ira en périclitant

De sa jeunesse, on sait qu’il fut élève de l’école libre de Landerneau, qu’il y eut son certificat d’études, et qu’il continua au collège de Saint-Pol de Léon.

      
  Les Saluden et les Fellep;


Il semblerait qu’à cette époque, ou un peu plus tard, il  entra et apprit chez  le peintre vitrier G. Félep Ainé, les bases du métier de peintre vitrier, surtout la pose de  grisaille, et par là la figuration, qui était inconnue chez ses ancêtres.

C’est  dans cet atelier des frères Felep, situé rue de la Fontaine Blanche, qu’il rencontra Anne Calvez, sa future femme, où le père, peintre de profession,  travaillait, avant son décès, en 1890.


Le dernier Félep, G.Félep Aîné, voulant se retirer, fait, en fin août 1904, à Auguste Saluden, en des termes très amicaux, des propositions de lui céder son atelier de vitrail, tout en lui offrant de rester un an avec lui pour le mettre au courant de tous les travaux et lui donner la marche à suivre pour la clientèle.  Il semblerait que la somme demandée, dix mille francs, fut alors hors de ses possibilités.


 Cette offre c’est semble-t-il passée au retour d’un probable  service militaire si l’on s’en tient à une lettre en provenance de Brest qui   est adressée en Juin 1904 à Angers à Auguste Saluden  Musicien au 6ième Génie.

   
Le mariage à Landerneau et l'installation à Brest



L’année 1907 le voit se marier, en grande pompe, avec Anna Calvez et il semble que ces réjouissances firent grand bruit à Landerneau comme l’indique une assiette de Felep .Le couple, ils ont respectivement 28 et 25 ans, décide de s’exiler à Brest, au n° 16 de la rue Traverse, aussitôt leur lune de mielterminée.  Auguste Saluden garde le fonds de vitraux de son père et, avec Anne, y ajoute une entreprise de décoration et une galerie de peinture.

 

 

Sur une publicité qui date d’avant 1917, on voit que  le « vitrail, grisailles et sujets »  est noyé parmi un tas d’autres offres comme atelier d’encadrement, restauration de tableaux, vente de gravures d’aquarelles et tableaux.

 Sur le linteau de ce magasin qui fut détruit comme l’immeuble par un incendie, peu avant 1917, apparaît en grandes lettres le mot vitraux.

 



       

De l’atelier de vitrail, post 1917,



 Nous savons, suite à un inventaire, de son état d’avant les bombardements, que cet atelier se trouve au cinquième étage d’un immeuble. Il est éclairé par une grande verrière du côté nord. Deux grandes tables, de trois mètres trente de long sur un de large, sont posées au milieu de la pièce. Deux fours à charbon de bois de chez Lacroix, avec leurs plaques d’enfournement en fer, occupent le côte ouest.



Les autres côtés de la pièce sont garnis de casiers à verres de toutes les couleurs, d’étagères où sont rangés les peintures et émaux, les baguettes d’étain ainsi que les maquettes et la documentation. Les caisses  de plomb de trois mètres sont glissées sous les tables.

 

 

Saint Eloi, forgeron,église de Saint-Eloi

Divers matériaux lourds et encombrants, tel qu’un échafaudage complet avec bastaings  et grandes échelles, ont rejoint un local dans la cour de l’immeuble chez monsieur Perrot, place Sadi-Carnot.


   

Les employés



Ils devaient être une petite dizaine.L'un d'entre eux se voit sur la photo du magasin portant un vitrail. Nous savons par une note écrite au dos qu'il s'est tué en travaillant sur les vitraux de Saint-Thomas de Landerneau.Il s'appelait:  "Jean Kermarec ouvrier verrier et fut très utile pendant la guerre 1914-1918"signé Anna Saluden.

Santa Theresa et Santa Clara, église de Saint-ELOI



 Après le décès d’Auguste, en 1921, un peintre, Charles Grall. mêne l’équipe, sous la direction Anna Saluden, qui, du temps du vivant de son mari, et durant son absence due à la guerre,  avait très souvent fait partie de cet atelier.

Prête, comme elle l’a dit, à donner un coup de main, où et  quand, cela était nécessaire,  pour  le montage et le masticage. Elle y tenait aussi les comptes, ce qu’elle continua par la suite , sous la surveillance régulière de son beau-frère, devenu tuteur des deux enfants, jusqu’en 1933, date de sa mort.
 .
Cette personne était un chanoine connu et  bien introduit dans le milieu du clergé ; Il semble qu’il fut pour l’entreprise un bon commercial, ses amis du clergé étaient aussi des amis de la famille Saluden.

   

Les travaux de vitraux ;



 Il n’en est resté  quasiment aucune archive; seule la rencontre de ces vitraux dans une église peut en faciliter   un inventaire.  La période d’activité  exclusivement finistérienne de cet atelier va des  deux à trois années d’avant la guerre 14-18 à 1939. Après cette date, il y eut semble-t-il quelques petites interventions suite aux premiers bombardements.

                        La figuration,

Visible encore un demi siècle plus tard, elle semble dominer.  Elle est très reconnaissable, offrant caractère un peu naïf. Il est aussi vrai que cet atelier a peu de concurrents à cette époque.

Cette figuration on la trouve à l’lle de Molène, baies bras nord et sud du transept dans niche gothique, saints Paul, Pierre, Corentin, Pol de léon.
 à Henvic, baies  du chœur, sainte Juvette, Sacré-Cœur,

Ploudaniel, chapelle Saint-Eloi. Avec entre autre un Pardon des chevaux,.

 Saint-Ségal, . Chœur et transept, avec  un défilé de saints et saintes comme sainte Françoise d’Amboise, saint François et l’enfant Jésus, saint François  Xavier, sainte Anne et Marie, Joachim saint Joseph portant un lys.saint Michel terrassant le dragon,  saint Yves: saint Sébastien les évêques saint Charles et  saint  Germain,

à Tréouergat, un saint probablement saint Gouescat dans la baie de la tour

Pouldergat   3 baies, nef sud avec  saint Antoine et son cochon, saint Herbot avec vaches 

 Saint Eloi,  le Pardon de Saint-Eloi,et les  4 autres baies des bustes de saints avec textes en breton



Le Faou,

baies 1 et 2, 1934, saint Pol et saint Jaoua, ce dernier vitrail porte : don de la famille Saluden. Le portrait du chanoine Saluden, beau frère d’Anna Saluden, et tuteur  des enfants, est présent dans celui de saint Jaoua. Il était décédé depuis deux ans et. fut le grand ami du curé de l’époque, l’abbé Coiffeur. La famille possédant quelque argent du chanoine et, en hommage au disparu, offrit cette fenêtre ; autres baies avec saint Joseph, le Bon Pasteur, Sainte Thérèse, ces dernières de 1933.

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            travaux plus proche de la vitrerie

D’autres travaux plus proche de la vitrerie ont lieu, parfois dans des édifices entiers comme Pont-deBuis, Saint-Renan chapelle Saint-Yves, Plougastel-Daoulas, chapelle Saint-Adrien, parfois avec une ou deux baies  Chapelle Notre-Dame du Cran en Spézet, au Passage en Plougastel Daoulas,  Logonna Daoulas, Goulven.

Il arrive aussi que les vitraux de cet atelier disparaissent, lors de campagne de restauration  comme les apparitions de La Lorette, de Lampaul Guimiliau, ou suite aux combats de la libération comme Bohars, Kerbonne.

La restauration de vitraux XVI°, l’atelier ne le fait que rarement
 Il s’agit de la Passion de Tréflévénez, avec l’apport d’un panneau et d’une tête de Christ et de la Passion de Le Trehoux avec la fourniture de panneaux complémentaires avec au moins la Mise au tombeau






.

 




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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 18:00
LanderneauLes Fellep, un atelier de vitrail de Landerneau   
Dates possibles d'activité 1846-19O4

Peinture et Vitrerie, Papiers peints, Encadrements. G.Félep Aîné
Vitraux en tous Genres spécialité pour la décoration d?églises et appartements.
 Médailles de l?Exposition universelle de 1872




On est dans un atelier d?une famille d?artistes, où l?orthographe du nom qui signe les vitraux varie de Félep à Fellep, il en est de même parfois pour le prénom. 

Il semblerait que l?atelier était  au début dans le quartier Saint-Thomas, et peut-être même rue de Daoulas coté nord, comme le laissait entendre madame Anna Saluden. Peut-être que des signatures, d'un Léon Féllep d?un Saluden et d?un Jules Le Goff, portées sur un même dictionnaire, peuvent en être un indice, les deux derniers habitant ce quartier.
La maison de la rue de la Fontaine blanche, maison où les fenêtres sont garnies de vitraux  pouvait avoir été à une époque son atelier ; l?épouse du second Felep  décède 37, rue de la Fontaine Blanche

Un atelier dans le jardin d'un certain Mr Olley.


Un écrit de la main de Félep Aîné, peut nous ouvrir une piste qui donne plus de précision. Il écrit en 1904 qu?il est propriétaire d?un atelier construit dans le jardin d?un certain Mr Olley qu? il loue 80 f par an. C?est à cette époque qu?il a dû quitter le métier,  car il est prêt à vendre son affaire « qui comprend la peinture en bâtiment, papiers peints, décoration et fabrication de vitraux. Cet atelier  possède en plus des outils nécessaires 3 fours de cuisson pour vitraux  et un tire-plomb.



Les deux Félep


Le premier Félep est semble-t-il  Gilbert, Louis, Marie, né en 1817 à Landerneau,  marié en 1839, où il se dit <<peintre en bâtiment>>. Il se donnera aussi par la suite le titre d?Ainé ? pour probablement se différencier de son fils qui porte le même  prénom et qui travaillera avec lui ;

.
Gilbert, Marie, est assurément le fils du précédent ;   "Peintre en décor »il est né en 1840 et épouse en 1862, Léocadie Leroux, . Au registre du décès de sa femme, le 7 décembre1901, iL signe Arthème Felep, peintre.  Puis épouse le 19 avril-1902, à Paris, Henriette, Marie, Périgaud qui décède à Landerneau,; 37, rue de la Fontaine Blanche (note de Georges Michel Thomas)

   
Un atelier polyvalent



Cet atelier ne fait pas exclusivement des vitraux, , et son rayon d?action,  toutes spécialités  confondues, sans dépasser semble-t-il le Finistère, est assez important.

Comme ses autres confrères,  il entretien le mobilier des églises et une  présence est signalée en 1864 à Saint-Thonan pour peinture et dorure. Dantec. BSAF. De même on le trouve  proposant  en 1891 des plans  d'autel comme celui de l?église de Beuzec-Conq en Concarneau,  que Toular'hoat exécutera. Il va même jusqu?à Bénodet où à la chapelle du Perguet, on trouve sa signature Felep sur une statue.


 Il semblerait qu'il décore des assiettes. Est-ce une grande production ou un passe temps? on ne peut le dire. Celles que nous connaissons, au nombre de deux,  des environs de 1908, offrent des personnages et racontent des histoires propres à Landerneau.


Gilbert.Felep, probablement le second, aurait été à l?'école des Beaux-Arts, on ne sait où, avec François Caujean, suivant un interview de monsieur Caujean, ébéniste de Landerneau. Le vitrail de 1884, existant chez lui vers 1970, était la suite d'un échange d'oeuvres

Sur un papier à en tête signé : G.Felep, aîné, vitraux en tous genre, est ajouté médailles de la ville de Saint-Brieuc.




Technique de cet atelier


Suivant les époques,  la coupe des morceaux de verre est mauvaise et l'espace, du coup laissée vide, est bouchée par des doubles plombs. Le verre incolore est  souvent épais, 4 à 6 mm, beaucoup plus fin en fin d'existence.   Son plomb, qu?il fabrique, nous avons vu plus haut qu'il possédait un tire-plomb comme tous les confrères de cette époque, est assez mou, et la soudure à l'étain assez épaisse.

Pour peindre ses vitraux qu'ils soient figuratifs ou de grisailles,   l?atelier procède avec des grisailles qui sont des oxydes métalliques. Il se sert d?une grisaille brune pour les fonds, d?une grisaille noire pour le trait, très épaisse par endroit, une troisième  tirant sur le rouge, et une sanguine. Le jaune d'argent, nitrate d?argent, prend diverses teintes. Il utilise très rarement le pochoir. Il pose parfois la grisaille au trait du côté extérieur. Les émaux arrivent aux alentours de 1870.



Les travaux de vitraux de l'atelier Félep

Les premiers éléments  qui peuvent nous aider à dresser un inventaire des chantiers de cet atelier sont trois factures ou mémoires pour la paroisse deLanderneau , en 1846 , 1847 et 1856.
Il s'agit de travaux à l'église de Saint-Houardon ,  travaux ayant probablement des rapports avec la destruction de l?ancienne église. La charpente, de la nouvelle, étant posée en 1858 et 1859.
Il ne semble pas qu'il s'agisse d'un transfert de lieu car il n'existe pas de vitraux de cet atelier du moins dans les fenêtres basses ; les baies hautes sont à grisailles avec un filet de pourtour et au centre des  pièces  rectangulaires de grisailles grises et dépoli à enlevés de motifs floraux. L'auteur est-il Félep  ou  Pierre 2 Saluden ou tout autre atelier.



En 1859, au plus tôt,  on le  trouve à Morlaix, en l'église Saint-Mathieu,  dans une verrière du choeur, signée Felepp, avec un personnage bleu sur fond de grisaille, au dessus de la porte  de sacristie
           
           
En 1870, à Lampaul Guimiliau, ,  Il fournit pour l'ossuaire trois fenêtres figuratives : une Adoration  des mages, une Résurrection du Christ surmontée d?un baptême du Christ. Dans une troisième fenêtre, un saint Guimiliau dans une niche. Les quatre dernières baies offrent  sur fond de grisailles,  une succession verticale de  cartouches peintes de symboles avec utilisation d'émaux.  Ces cartouches de forme ronde sont accrochées l'une à l'autre  par  une chaîne de couleur jaune. Leurs motifs sont divers : Clés de Saint Pierre sur tiare, Agneau Pascal, triangle de la Sainte Trinité, IHS, M.

1874,  Saint-Thonan,  facture pour travaux de peinture et dorure  à l?église .

1884, Landerneau, maison de monsieur Caujean, sculpteur, 6 boulevard de la gare. Un vitrail dont le sujet est Lazare et le mauvais riche.

En 1885, Douarnenez, église Saint-Joseph de Tréboul,  dans la baie du Chevet, un vitrail sur le Sacré-C?ur.

Irvillac, pas de date connue, église Saint-Pierre, baie du chevet, sujet Saint-Pierre sauvé des eaux. Signature possible : Fellep.


 En 1887, Eglise de Saint-Coulitz, baie du chevet signée G. Fellep. Le sujet  est une Passion composée de  6 scènes :  Couronnement d?épines, rencontre avec Marie, Crucifixion, Résurrection, Mise au tombeau. On y relève  techniquement l'apport de grisailles de couleurs bleue, brune et jaune, qui ont  bien tenue dans le temps. On y trouve aussi du  travail de gravure à l?acide ; par contre les solins sont faits au ciment, et les vitraux posés dans de  petits fers à T.

1895, Rosnoen,  église Saint-Audoën, l?atelier fournit dans la nef 6 baies de vitraux grisaillés qui ont deux signatures :I° Felep ainé Landerneau, 2°G.Fellep, Landerneau. Les grisailles qui sont employées pour ces fenêtres sont les mêmes,  mais n?ont  pas  le même dessin.





En 1899, Porspoder, en l'église Saint-Budoc, l?atelier Félepp, ainsi écrit, fournit dans le choeur deux baies, figuratives, avec texte dans cartouche. Baie à gauche du chevet « Saint Budoc, venant d'Irlande sur une pierre rendue miraculeusement flottante débarque à Porspoder pour prêcher et catéchiser à la foi les reliquats du paganisme. »

Baie à droite. « Saint Budoc, ancien recteur de Plourin, prend possession de l'archevêché de Dol, entouré du clergé et de la noblesse( succédant à saint Magloire) 539. » Il est coiffé de la mitre, tenant la crosse, et bénit les personnages qui l'entourent parmi lesquels sont de saints chefs vêtus à la gauloise. Au premier plan, un guerrier tient un bouclier orné d'un dragon ailé.

1899; Dirinon, église Sainte-Nonne, dans la nef, 7 baies de vitraux de grisaille qui présentent les mêmes graphismes que l'on trouve ici et là. Ces vitraux  sont signées G. Felepp, Landerneau. Lors de la dépose des vitraux précédents, il  a stocké ces derniers dans l'église ;  pour quel motif, ordre du recteur? Ils ont été retrouvés en 1987, il s'agissait de vitrerie blanche du  XVIIe siècle.

 A la chapelle Sainte-Nonne, il présente, Sainte Nonne dans la travée centrale de la baie du chevet avec un accompagnement de motifs de grisaille.

1902, Brignogan, chapelle du manoir du Schulte, un vitrail figuratif avec  Saint Pol terrassant le dragon.

Sont non datés et parfois non signés, mais bien dans le style de l?atelier.
 
Douarnenez, chapelle Sainte-Hélène,  2 petites fenêtres de grisaille  au-dessus portes nord et sud

Gouézec, chapelle Notre-Dame-de-Tréguron. Baie du chevet, apport de grisaille autour d?une Crucifixion du XVI°.

Landerneau, maison rue de la Fontaine Blanche.
 
Landerneau, église Saint-Thomas. Vitraux grisaillés Baies à gauche et droite du chevet deux lancettes cintrées de 3 panneaux et réseau composé de 2 ou 3 soufflets  à motifs floraux aux couleurs rouges, jaune et vert et filet perlé jaune et 2 écoinçons    Pour les lancettes,  les filets d?entourage sont une succession de carrés de feuilles couleurs vertes, ou jaunes sur fond rouge en sandwich entre deux filets vieux rose.  Motifs de grands losanges, de croix jaunes, de carrés à croix pattée verte et de ronds rouges gravées blanc au centre..
 baies 3,5,7,9,8,10, de la nef.  grisailles attribuées à Felepp par Dominique Dantec en 1982 Baies à 3 lancettes cintrées de 3 panneaux et réseau composé de 5 mouchettes motifs floraux  très colorés et 2 écoinçons colorés aussi ;. Grisaille à base de quatre  feuilles, pièces carrées, sur graphisme de grands losanges et triple filet, avec perles, losanges.

 A Landerneau, dans le cimetière, certaines  tombes possèdent encore de petits vitraux bien de la main de cet atelier.

La Roche-Maurice, église  Saint-Yves,  toutes les baies de la nef, ainsi que les deux baies entourant la Passion. Ce sont  verrière en anse de panier avec armatures à 2 verticales et 3 horizontales. Fellep   offre ici un éventail de ses compositions  de grisailles. Cet atelier dernier peut en avoir la paternité si l?on les compare avec certains éléments de Lampaul-Guimiliau et Landerneau, Saint-Thomas

 Le Tréhoux, église Saint-Pithère, La signature Fellep aîné Landerneau, est dans la seconde baie du bas côté gauche, baie possédant  2 lancette cintrées d?un seul panneau et un réseau de 3 soufflets à motif floral et 1 écoinçon. Dans la lancette de gauche et dans une niche, dont le dais est composé de fleurs de toutes les couleurs et de phylactères vierges de textes, Saint Trémeur en pied, le visage tourné un peu sur la droite, en bure marron,  les bras croisés, est  présenté dans la nature. Il ne tient pas sa tête dans ses mains, il les croise  Une niche identique présente Saint Louis qui lui aussi est en pied. Il porte de la main droite un coussin bleu où est posée la couronne d?épines, de l?autre main il tient le sceptre. Il porte  un manteau de verre bleu plaqué aux fleurs  de lys gravées. Sur sa droite, posé contre le pilier de la niche, un faisceau. La grisaille de ce vitrail était en très mauvais état, et a été restauré en 1992. C'est semble-t-il la même époque que Rosnoên

Seconde baie à droite, baie de 2 lancettes cintrées d'un seul panneau et réseau de 2 soufflets avec fleurs et écoinçon bleu. Martyre de Sainte Pitère. A gauche, dans une nuée rose au dessus d?une végétation luxuriante où se dresse un serpent apparaît la   Vierge portant une palme. Dans l?autre lancette la sainte est à genoux les mains jointes de profil tourné vers la gauche. Un bourreau au bonnet rouge à plumet, le bras levé,  s?apprête à la poignardez.. Derrière sur un fond d'arbres deux soldats en armes. Discutent. Fond de ciel bleu. L'on y sent dans certaines attitudes de personnages le vitrail XVIe du chevet et particulièrement la flagellation.



Portsall
, en Ploudalmezeau,  église Notre-Dame du Scapulaire, petites baies  en ogive de la  façade nord avec des vitraux  de grisailles très fines aux motifs nombreux posés sur un verre incolore  dans un graphisme des plombs jouant avec le losange, le rond, l'hexagone, l'ovale et de filets de couleurs ;


Vitraux ayant disparus

Eglise Saint-Sauveur

Les baies 3,4,5,7,4,6,8 proposaient  des vitraux grisaillés de Fellep. Ils ont été détruits en mai 1992par un incendie avec  2 vitraux figuratifs du peintre verrier Job Guével, ,

 On y trouvait des grisailles  sur  du graphisme grands  losanges en filets marrons, alternativement losanges en filet bleu ou pièces carrées  sur quatrefeuilles, ou petits losanges rouges ou  grisaille rose plein sur ronds. Les filets pouvaient être en losanges plus petits et de couleurs .

 
Conclusion :


ceci n'est pas un inventaire complet des travaux des Felepp. j?ai utilisé la documentation que j'ai montée au cours de mes pérégrinations sur des lieux où j'étais appelé. De plus ce verrier m'intéressait, un de mes arrières grand-pères y travaillait.

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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 04:02
CROQUIS DU PREMIER AU TREIZE JANVIER              DEUX MILLE SEPT
les sujets des croquis sont dans unordre incertain: le port de Loctudy,la femme au parapluie,les deux marcheuses, l'Iletudy dans le vent,soleil couchant,le canot à sec, vent arrière,à l'abri du vent, l'escalier de Denise,l'escalier de la plage,Kerleven,approche de l'Ile Tudy dans la tempête,l'escalier et le canot,la bruine du 13,hivernage, force 5,pluie sous les arbres des dunes,l'Ile Tudy dans les algues,le pont de Poulguinan, quimper dz, le large, la cote ET LES DEUX CLOCHERS.
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 18:04



        REGARD SUR LE VITRAIL

Le vitrail en 1986, et la façon dont il est regardé par les gens et leurs souvenirs de vitraux.


Au  XXe siècle,  de 1960 jusqu’aux années 1980, le vitrail n’était pas perçu par les gens. Ils ne connaissent pas leurs églises. Que de fois, avec  maire, conseillers, ou représentant de comités, j’ai été surpris par leur méconnaissance des sujets de leurs vitraux et de leur état de conservation. Cela c’est aggravé entre 1980 et 2000. pour certains édifices, délaissés par les comités de restauration, et ne servant plus qu’aux essentielles activités du culte : messes et enterrements.



Ils sont plus  sensibles à une porte en mauvaise état, à des ardoises qui tombent. La fermeture quasi permanente actuelle de l’édifice, même en zone rurale, n’est pas pour arranger les choses. Cela va mieux en été.



La façon de rentrer dans l’édifice, le silence qui était recommandé, le manque de liberté de circuler dans l’édifice, la trop grande sacralisation du lieu, héritage du siècle dernier et de la première moitié du XXe, tout cela concourait à ce que le vitrail était très peu vu et très peu connu par les fidèles.

Actuellement, on peut remarquer, lorsque l’église est ouverte, que les gens et surtout ceux des comités regardent le vitrail. La vision du vitrail n’est plus figée. La lecture est faite de tous les endroits.

On se promène partout, on regarde partout. Seules les portes obligent les gens à passer par un endroit. Les bancs, les chaises ne sont plus un obstacle, une barrière à la circulation.



La circulation de l’œil est omniprésente. Le vitrail n’est plus que de face ou de biais. Il est vu à un mètre, à dix mètres, il est regardé de gauche, de droite. L’édifice n’a pas perdu de sa sacralité.

Cependant, on peut noter, chez habitants de certaines communes, des brides de mémoire sur leurs vitraux. On se rappelle avoir vu leur  pose. «  J’avais 10 ou 12 ans » «  Nous y avons lancé des cailloux en sortant du caté. »  Ce sont des gens plutôt des années 1925-1935.  Ce sont ceux que nous rencontrons, responsables de comités, de communes. «  C’est le portrait de mon père, de la tante de la grand’mère, d’un tel. » Vitraux du tout débit du siècle, parfois du siècle de la fin du siècle d’avant. «  On m’ a dit que c’était le portrait du recteur, du maire, de ; ;. »




Par contre, certains, découvrent que ce sont leurs parents ou grands parents qui les ont offert. Ils n’ont jamais regardé le bas des vitraux, ou ont oublié.

Il y a des souvenirs plus fessiers : «  j’étais assis ou assisse, près de tel vitrail, derrière le pilier » Occupation visuelle nécessaire lors d’office qu’on ne suit plus. Où encore, mais cela remonte à la prime jeunesse : «  Le visage d’un tel dans un vitrail ou d’un démon nous faisait peur. »

Que de leçons de caté passées avec le recteur ou l’abbé devant un vitrail relatant, la vie du Christ et la vie d’un saint, d’une sainte, que de canots dans la tempête, un Christ qui marche sur l’eau, des images de guerres et de soldats mourants, Vivement le retour à la sacristie.




Cependant il faut parler d’une « acceptation par usage » ou « civil inattention ». Les fidèles très vite s’habituent au lieu. Un vitrail neuf, très vite il est oublié. Cela est peut être bon signe ; C’est qu’il colle bien à l’édifice, mais cela peut être aussi grave. S’agit-il d’une mauvaise éducation de l’œil, ou d’une inattention, cela est l’indice d’une acceptation positive et sans discussion. Acceptation par l’usage devient une attitude circonstanciée et souvent opportune par rapport à l’art. On accepte.
    Jeanpierrelebihan 1986




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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 04:00


CROQUIS DECEMBRE 2006, DU 16 AU 31.
            croquis faits de mémoire pour la majorité, quelques jours après


Le 16 décembre,  un jour venteux, une Promenade dans les bois, je ne sais plus lequel, il y en a tellement, tout proches, nous a fait tomber en arrêt au pied d’un arbre de houx. C’est toujours quelque chose d’étonnant pour Bernadette, cela lui rappelle de bons souvenirs de son enfance à Paris  où cela se vendait dans la rue et était quelque chose de rare.   A mains nues j’ai cueilli trois petites branches qui vinrent égayer la maison.




Le 17,  nous sommes dimanche, nous poussons vers Mousterlin, ses dunes et marais C’est un lieu que la mer baigne de trois côtés et qui permet une bonne promenade. Un aller tranquille, croisant deux à trois personnes, si ce n’est une averse qui nous pousse sous une sapinière. Le temps n’est  malheureusement pas pour se reposer à la pointe, comme nous avons l’habitude. Au mi-route du retour,  il doit être  près de trois heures, nous  commençons à croiser des personnes et vu l’afflue des chiens j’ai commencé, tout en marchant, le chemin n’est pas très large, à les compter. Lorsque j’ai arrêté mes comptes, désespéré, j’en étais à un chiffre démesuré de cet animal par rapport aux humains, et pire ; bien plus de chiens que d’enfants.

Le lendemain, le beau temps semble s’affirmer.  nous faisons notre  tour habituelle de l’Ile Tudy par le côté rivière, la pointe, et le quai côté mer. En face de la Mairie-Poste sur les lieux des anciens étendages des filets de pêche,  les vêtements fraîchement lavés ont fleuris. Tout en marchant, nous suivons des yeux la plate forme de forage qui rentre vers le port de Loctudy, prenant des bords, pour passer entre les balises. C’est là que nous croisons, les quasi seules personnes , un couple d’amis, anciens habitants de notre quartier, avec qui nous restons bavarder un bon moment sans etre dérangé par la circulation, inexistante à cette époque.





Le beau temps voulant tenir, nous repiquons sur L’Ile. Ce mardi 19, côté mer tout est calme. La plate forme de forage a trouvé asile dans le port de Loctudy. Sa masse fait  concurrence au clocher du bourg et mêlent ses couleurs aux couleurs des chalutiers à quai. Coté quai d’embarquement de l’Ile, vers les bateaux de plaisance en hivernage dans la rivière, les propriétaires poussent leurs annexes. Nous rentrons le long de la rivière. Autour de chez un mareyeur on commence à stocker des paniers d’huitres.

Le mercredi 20, pris par diverses choses, nous ne pouvons que faire un tour sur la Halage.  Arrivé au bout, nous n’y restons pas longtemps en ce lieu, malgré les bancs qui nous sont proposés car les vents portent les odeurs d’un relais de la station d’épuration. Nous avons le temps d’apercevoir un bateau de plaisance qui double le port du Corniguel. Il s’agit d’une petite unité, au mat sans voile, l’équipier étant à l’arrière à la barre d’un petit moteur, qui remonte  tranquillement la rivière vers un hypothétique Quimper. D’où vient-il ? mystère. ou a-t-il seulement  profité de la journée pour descendre l’Odet.
Nous reprenons le chemin du retour et nous arriverons au Cap-Horn bien avant lui.  A la fin de notre parcours nous voyons un couple penché, et bien intêressé, au dessus de l’Odet. Cela nous intrigue.  Sur l’eau, un ballon gonflable de couleur bleue est poussé par le vent le long du rivage, trajectoire contrecarré par les vaguelettes. Il navigue tout droit vers un cormoran qui semble au premier abord intéressé et qui va, tête en avant, vers lui, prêt semble-t-il à faire causette, le prenant peut-être pour une nouvelle espèce d’aigrette. Il va, recule, reva vers l’objet, puis apeuré plonge.




Le 22, fort vent d’est. Nous choisissons Tréboul. Nous laissons le port et montons par les ruelles vers l’église, qui domine l’excommune. de l’autre côté nous descendons vers l’anse et la plage Saint-Jean, rejoignant un jardin public qui nous mêne le long de la côte jusqu’à l’extrémité de la plage des sables blancs.

Le 23, petit vent d’ouest, et promenade possible du côté de l’Ile Tudy. Il n’est pas 2 heures lorsque nous arrivons  au Treustel.  Une femme en maillot rouge sort de l’eau, à contre jour. D’habitude elles sont deux  Nous poussons vers la pointe, sur le haut des dunes, à l’abris du vent arrêté par les  arbres. A nos pieds, un couple remplit des grands sacs d’algues, d’autres les rejoindront, leurs voitures garées sur le haut des dunes. Au large, un voilier à cabine navigue. C’est un habitué qui fait son petit tour de rade. Il n’a sortit que sa grande voile mais n’a pas son petit foc rouge. Au retour, nous croisons une  jeune personne qui avance légèrement sur un pas de danse cent fois répété. Etrange silence qui l’accompagne. Nous n’entendons pas la moindre musique si ce n’est celui des vagues et d’une famille de mouettes quelque part en arrière.

 

Le lendemain, nous devions être bien occupé car nous n’avons fait qu’un tour d’une petite heure dans le quartier, traversant le Bois d’Amour, descendant vers la source et l’ancien lavoir des Le Corre abandonné et abîmé par le squelette d’un scooter incendié. Retour par les champs des mêmes fermiers que nous avons connu avec des vaches et qui sont devenu un petit bois.




Le 25 décembre, une échappé sur le Halage. Les marcheurs, nombreux, ont revêtus des survêtements de toutes les couleurs zébrés dans tous les sens, porteurs parfois de pub. Les chiens en font semble-t-il  de même.

Le lendemain, la frontière entre l’Ile Tudy et Combrit. Les vagues ont apporté des montagnes de goemons. Les amateurs sont à pied d'oeuvre, les voitures, le cu vers la plage, le coffre grand ouvert vers le large, dégoulinant d’algues.  Tous les moyens sont bons pour remonter le trésor qui pèse son poids. Les épouses sont appelées à la rescousse. Elles ramassent le trésor à pleines mains gantées  qu’elles entassent dans des sacs, des carrioles. Parfois, elle pousse la remorque descendue sur la plage que le compagnon tire vers le haut.











Nous sommes le 27 décembre. Autre travail que nous croisons à 14 heures trente pil. Après avoir bien entamé notre tour de l’Ile Tudy. Tout semble calme du côté du mareyeur lorsque les tracteurs ou engins grondent. Les cinq ou six hommes ou peut-être plus, qui,  debout, discutaient à l’abri du vent sur le haut du quai,  se séparent. Certains entrent dans les locaux. D’autres, un casier à la main descendent bottés vers les parcs à huitre. ( et non coquille Saint-Jacques comme je l’ai écrit.)



Le 29, vent et pluies, l’alerte est passé. Nous nous échappons et risquons le coup. Le Bois d’Amour semble être le plus sûr par sa proximité, et y marcher n’est pas désagréable, pas de rencontre, lieu peuplé de tas de souvenirs du temps des enfants. J’y ramasse une petite provision de bois, allumes feux  intéressants. On rentre la maison juste à temps. Le train de nuages plein sud.

Le 30, encore la tempête et la pluie. Vers 16 heures une accalmie de pluie se montre. On prend la voiture que nous garons à l’entrée du manoir de Prat ar Raz et en route pour une bonne marche à travers bois et à l’abri du vent, vers  le nouveau viaduc. Goudronné au début jusqu’à l’ex moulin, le chemin devient forestier avec ses feuilles mortes, ses trous d’eau et de boue, ses branches  et troncs d’arbres en travers.  Le vent agite au-dessus de nos têtes les extrémités des arbres De l’autre côté de la vallée, ce vent glisse sur les arbres et en fait des vagues.




Le 31, vent, pluie. Nous nous sommes dirigés vers les cinémas. Il était tôt, la foule n’était pas encore là ce qui ne fut pas le cas lorsque nous en sommes sortis. Nous eûmes alors du mal à nous frayer un chemin dans la foule compacte qui avançait la tête baissée, à contre sens, les pieds dans l’eau et sous une pluie diluvienne. Cela ne nous a pas empêché de percevoir dans la bruit, mélange de pluie et de gens qu’on nous appelait. Un frère et une belle sœur nous rejoignaient. Ils étaient venu de Morgat s’enfermer dans une salle.







01 O1 O7. un léger réveillon à nous deux,bien avant l’heure top. 5 heures du matin, visite d’un fils de retour d’un concert.   Un café, avant de rentrer chez lui,  mais pique un roupillon dans une chambre. La pluie et le vent sont annoncés. Nous partons quand même dès les 9-10 heures, sans le prévenir. Le chemin de Halage. A l’aller, peu de monde,  les doigts de la main, une dame à qui nous souhaitons la bonne année, un pompier en colère avachi sur son radeau au milieu de l’eau, une petite averse arrive au lointain. Nous la rejoignons à la hauteur de la station d’épuration. Pour le premier jour de l’année, elle ne  parfume pas. Nous ouvrons nos parapluies. Un air de musique nous trottine la gorge. On y va, on le chante ou le murmure, on esquisse des pas de danse.  En avant, en arrière, on joue du parapluie, on monte sur un banc de pierre, on s’éclate, à 142 ans à nous deux et on n’a pas une larme d’alcool dans le corps. Chantons sous la pluie, un essai de claquette.  Pas réussi. Nous découvrons brusquement qu’il ne pleut plus. Et que nous avons eu un témoin qui nous sourit avant de nous tourner le dos et remonte le Halage. Ce témoin, une demoiselle,  peut-être, est maintenant au loin devant nous.  On la voit mouvant ses deux bras, en horizontal, en moulin, en V, en des tas de choses

. Nous marchons, croisons du monde,  bonne année madame, bonne année monsieur, nos meilleurs vœux, même les chiens en ont le droit, pour faire plaisir au maître.               

 Arrivons au Cap-Horn et à la voiture.
    Nous entrons dans une nouvelle année.
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 16:18
Les Saluden, peintres et vitriers de Landerneau.



;               LanderneauPierre 1er Saluden
Maître peintre et vitrier en date du  1er décembre 1830.

Ce titre lui est conféré  par un adjoint du maire de Landerneau. Sur le journal d’opérations de commerce le titre est : Maître peintre es vitrier ;

Il est né à Saint-Pol de Léon, un 22 mars 1786 et se marie à Landerneau le 21 09 18O8.. Il décédera, avant sa femme, à l’âge de 58 ans, après avoir donné le jour à  six filles et  un garçon, François ; Celui-ci prendra la suite.


 
Pierre 1er a dû apprendre son métier à Saint-Pol de Léon.  Peut-être en même temps et chez le même maître d’apprentissage,  que son frère Denis Louis, 1787-1881, resté à Saint-Pol  où il s’installera rue Royale. Pierre expliquera qu’il a quitté cette ville pour ne pas lui faire concurrence.


        Rue de Daoulas, à Landerneau en Cornouaille.

Pour Pierre 1er, il semblerait qu’il fut déjà installé à Landerneau dès 1808 ; Il a 22 ans, qui est, à l’époque, un âge où l’on peut devenir maître, mais des premières preuves de son activité, nous n’avons rien,  ses premiers cahiers de compte  ne remontant qu’en 1821.



Où est-il installé ? Probablement là où ses successeurs  habiteront et travailleront, c’est-à dire rue de Daoulas, sur la paroisse de Saint-Thomas, les deux premières maisons  à gauche en montant. Nous sommes ici du côté de la  Cornouaille. La rivière, L’Elorn, séparait, avant la révolution, la ville en deux évêchés.

.        Ses compagnons et son rayon d’action.
Sur le personnel nous avons quelques données. Il  emploie en moyenne une dizaine de compagnons, dont   trois à quatre compagnons ont des contrats de 2 à 13 ans. Ils s’appellent : Guillaume Cloitre, Alanos du Faou, Huon, Brunet, Jean Eteout, Charles Hamon Olivier, Jean Marie, Gabriel le Jeanster, Yves Bonheur.

Avec ces compagnons, il travaille spécialement à Landerneau, mais aussi dans une région proche qu’on pourrait limiter à La Martyre, Ploudiry, Pencran, Daoulas, La Forêt-Landerneau, Le Faou, Irvillac, Logonna, Saint-Urbain ; il en sera de même pour ses successeurs qui auront le même genre de clientèle que lui.

    Ses travaux  touchent de nombreux secteurs.

Dans la tradition des petits peintres vitriers des siècles précédents,  tradition qui continuera au XIX°, le peintre vitrier, qu’il soit maître ou pas,  touche de nombreux secteurs.

Les travaux dans les édifices religieux sont nombreux : peinture de retables, de boiseries, de statues et leurs restaurations, chaulage, peinture murale, entretien et fourniture de vitraux. Son activité dans le vitrail est  non répertoriée, par manque de documents. Par contre nous trouvons des factures au nom de curés, d’Irvillac, Plougastel, de la Roche-Maurice, de Pencran.


Le privé, avec ses châteaux, possédant parfois une chapelle,  manoirs ou demeures bourgeoises, n’est pas négligeable.

Quant aux travaux pour les communes, ils sont très divers, allant de l’entretien des bâtiments, des réverbères, des pompes, des poternes, du champ de foire, du collège secondaire, aux décorations pour les bals, les passages de personnalités comme en 1643 du Duc de Nemours, l’arrivée du premier train, 1865 etc.

 Auxquels travaux, on peut ajouter les peintures sur les maisons des numéros de rues, les gravures de pierres tombales en ardoises.

Le dernier secteur où notre peintre vitrier apporte son talent est le monde des artisans, tel que le constructeur de navires Queffurus, qui travaillera avec son fils Pierre 2 ; des artisans charrons, dont Le Roux pour peindre des calèches, des tilburys, des charrettes anglaises, des chars à bancs et vitrer certains.

Le personnage.

C’est semble-t-il un homme haut en couleurs.

Dans un livre, « de Montmartre à Séville », parut en 1865, où l’on parle de Landerneau, l’auteur, qui visite cette ville, est amené, poussé par la curiosité et par du temps libre, à se rendre rue de Daoulas.  « Un homme de cinquante ans environ, en manches de chemise, le pantalon couvert de plâtre, vint ouvrir. C’était M. Saluden, une bonne figure campagnarde, cuite par le soleil.  Et que fait ce monsieur Saluden. Il doit bricoler vu le plâtre de son pantalon ? Non il possède un musée. «  C’est-à-dire  un pêle-mêle »  suivant le chroniqueur.

Pierre Saluden décède en janvier 1864 à 58 ans. Ce témoin ne se trompait pas de loin, avec les cinquante ans. Il est  aussi vrai qu’il laissera à ses enfants un musée dont il nous est parvenu un inventaire, où l’on trouve 8 livres des XV,XVII et XVIIIe siècle sur l’héraldique, 12 vitraux peints anciens, 8 vitraux modernes, une verrière de 8 m2, 78 sculptures provenant de la cathédrale de Saint-Pol de Léon, 284 lithographies, tableaux à l’huile, pastels, 126 bas-relief, 444 pièces de monnaies et médailles..

Cet homme haut en couleurs était aussi un homme d’affaire. Il laisse des écrits, souvent de réclamations, qui nous font découvrir la marche de ce type d’entreprise artisanale. Sa première lettre, en notre  possession,  adressée à un fournisseur et qui date du 1er avril 1821, présente une transcription du parlé, que les ans n’amélioreront pas beaucoup.  « Je suis etoner que vous eye portes sur ma facture une baril de serus don jenes aucune counes çance, jé étés ché M. Chairot abrest et madis avoir resus le sien et na pas dus parler du mien il pares que vous navez pas espedier mois mentenan je vous laisse pour votre contes vus que mes ouvrages mon porte danprendre dotre. »

Par ces courriers nous apprenons que les commandes se faisaient grâce à des « voyageurs », représentants de l’époque, mais nous ne savons si ses fournisseurs sont des fabricants ou de simples vendeurs.  Le verre  qu’il commande, de couleurs ou blancs, provient de Rouen et de Nantes, arrive par la mer, directement à Landerneau par vapeur, ou à Brest avec « je vous donne ordre de le faire et pedié  pour dus qu’il soit pour Landerneau et la faire assurer des dangers de la mer ».

Le 28 juin 1828 ; il nous     apprend qu’il rentre d’une absence de 27 jours. La même année il achète du verre rouge « pour electricité » . Cette date est importante pour l’histoire du vitrail en France. On pensait que cette couleur n’avait revu le jour qu’aux alentours de 184O.

Du verre à vitre, il en fait une grande consommation. En parcourant ses factures nous pourrions croire que, jusqu’à cette époque, les habitants de Landerneau et des environs vivaient sans verre sur leurs fenêtres. On peut lire aussi que nombre de vieilles fenêtres sont remplacées entièrement et que les serres, petites et grandes, sont nombreuses


        Une clientèle riche

 Sa clientèle est particulièrement riche : commerçants, dont il peint les magasins et les panneaux publicitaires, châtelains, dont il rafraîchit les demeures, restaure les chapelles, il en est de même des rentiers propriétaires de maisons, de jardins.

A cette clientèle il propose  un catalogue de couleurs de peinture à la mode et surtout un vert olive  très demandé. Il y a aussi: des blancs peint en imitation de bouleau, blanc de Paris, de Meudon, blanc à l’huile délayé, blanc en pain, blanc de céruse, des  bleus, d’outremer, bleu de charron, bleu de ciel en pâte, bronze en poudre, en pâte, bronze blanc en paquet, brun Van Dyck, couleur chamois, couleur acajou, couleur chêne, dépoli, peinture grise à l’huile, gris ardoise, imitation pierre, jaune chameau, jaune de chrome, couleur lune. Il emploie aussi la chaux qui se dit blanche ou de coquille, le coltar, le noir d’ivoire,  des livrets de feuilles d’or, les terres, des papiers peints etc. Il travaille avec un confrère et se dépannent mutuellement. Son fils François a du très vite donner lui aussi un coup de main.


                            François Saluden.

Il est né à Landerneau le 4 mars 1816.
Sa signature, « Saluden fils, peintre Landerneau. »  apparaît  pour la première fois dans les registres le 14 septembre 1848, dans le bas d’une lettre. il a trente ans et s’est marié  sept ans auparavant ; Il a trouvé une épouse qui saura mener l’affaire après sa mort en 1856 ; son père, Pierre décèdera huit années après lui.

L’année suivante, le 3 janvier 1849, il signe : «  Votre tous dévoué Saluden fils peintre Landerneau ». L’orthographe est un peu meilleure que celle de son père. C’est une écriture penchée aux lettres allongées. Il n’a pas dû fréquenter beaucoup l’école et son apprentissage c’est probablement fait sur le tas. Son père, Pierre 1, qui a dépassé les soixante ans  a probablement lâché la main
    La continuité

A la lectures des archives, on voit qu’il continue ce que son père Pierre 1er a entrepris.Il a une même clientèle, mêmes fournisseurs et  les mêmes travaux, fait de nombreuses commandes de verre de couleurs, commande une lingottière allemande et fait lui même ses baguettes de plomb.

Ami du peintre Yan d’Argent,
celui-ci lui fait son portrait.

L’arrivée d’un fils, Pierre 2 et la mort de François.


Onze mois après le mariage arrive un fils Pierre 2 qui relèvera le flambeau très tôt. Il aura 14 ans à la mort de son père François le 24 août 1856

,La prise en main  de l’entreprise, par la veuve.

La veuve, Marie Jeanne Huon ne se laisse pas aller. Un mois,avant la mort de son mari, elle écrit le 7 juillet à ses fournisseurs pour reporter les livraisons. Le 11 du même mois ,elle confirme, sa prise en main de l’entreprise. « monsieur, je viens de recevoir votre caisse de verre, vous m’avez fait expedier de Dunkerque, je l’ais refusée et fait mètre en transit, car la caisse se trouvent si mal confectionné que je crois qu’il y a plus de la moitié des carreaux cassé, car on les voies par la mauvaise confection, je viens vous faire une proposition pour éviter les frais de magasinage, je prenderais la caisse et a votre passage de l’un de vous  vous revirez les caisses qui se trouveront. Si les conditions vous convienne ec rivez moi poste par poste. La caisse se trouve chez madame vve Simon place de la pompe. Votre tous dévoué  »
 
L'entreprise continue, malgré le manque de fonds.
En novembre, son mari est mort depuis trois mois, au bas d’une lettre d’annulation de commande, elle signe : « votre tout dévoué madame Vve Saluden. » Elle se débat comme elle peut. Certes  l’entreprise tourne, il y a un chef d’atelier, et des compagnons,  mais c’est  que, suite à la mort de son mari, elle a tant d’obligations à remplir, elle se trouve dans l’impossibilité de payer.
Le 12 février : « c’est la perte de mon mari qui m’a entraînée beaucoup de dépenses. »


La mort de la Marie Jeanne Huon, veuve Saluden
et l’arrivée de Pierre 2


Ainsi jusqu’à la dernière minute, elle meurt le 20 février 1860, elle écrira,  passant des commandes, discutant des prix, avant de laisser la place, sur le cahier de correspondance à son fils Pierre, jeune homme de 18 ans, qui signe :
«  Saluden fils », et cela comme son père François avait fait 15 ans auparavant ;

Les Saluden, peintres et vitriers de Landerneau.

                PIERRE 2 SALUDEN


Fils du précédent, né en 1842 à Landerneau, mort en 1881, fait la guerre de 1870 dans les zouaves Pontificaux, épouse la fille du constructeur de bateaux Queffurus.

    

Il s’agit du troisième Saluden, peintre vitrier Landernéen.

Encore plus que son père, sa vie sera brève, mais bien occupée . Il décédera à 39 ans, le 24 septembre 1881. Sa vie aura commencé sous la houlette de sa mère, Marie Jeanne Huon, cette femme forte que nous avons vu à l’œuvre précédemment.

Un an avant la mort de son père, le 8 octobre 1855, sa mère le met au collège de Lesneven. Elle disparaît en 1860.

Le voici seul, à 18 ans à la tête de l’entreprise, seul, car son grand-père Pierre 1er ,qui approche les 74 ans, ne peut-être d’une grande aide.

Avec des décès sur ses épaules.

 Il doit régler le décès de sa mère, puis un second du côté de sa mère qui l’amène à devoir de l’argent. En 1864, c’est le tour du grand-père, et avec ce départ, l’histoire des objets du musée à partager entre les nombreux enfants, dix filles.

A 20 ans, malgré ses événements il doit mener l’entreprise. Il habite comme ses prédécesseurs rue de Daoulas, et le nombre des compagnons tourne autour de 14, avec en plus la venue d’un  mousse ,  (un apprenti) .

Ces employés ont noms  Florimond Cloitre, Yves Bonheur, Florimond Graulique.Jean-Marie, Manarch, Le Goff. Kerneis, Barazer, Page ; Pol Huon.Cocagn. Félix, Cenot, Péron. Pour certains on retrouve leur nom durant 20 années.

Quant à lui, il est souvent en chantier, au moins sur ceux des églises de Daoulas, de Loperhet, d’Irvillac.

        Le même genre de clientèle.

Comme ses prédécesseurs, bien que le cercle se soit agrandi, il a la même genre de clientèle,  le privé, les artisans, les communes, les édifices religieux. Son rayon d’action a augmenté. Le relevé des travaux et de leurs lieux donnerait un vrai bottin de la ville de Landerneau. Il en serait de même des habitants de cette commune et des communes environnantes, plus de 3OO noms, allant de personnalité au jardinier.

Par rapport, à ces ancêtres, la place du vitrail a augmenté ;

 Le relevé de son cahier de facturation nous le fait découvrir ; et entre dans l’esprit du sujet de ce blog. Certes il aurait été intéressant et très riche de  donner tout ce qui concerne les habitants et le détail des autres travaux. C’est ouvrir un autre blog !
                    Les chantiers de vitraux
 
1860,Landerneau, église Saint-Thomas, arrange les vitraux de la grande croisée, fourni les verres de couleurs et raccorde en peinture, 7.00
1860, Pont-Christ , chez Grandjean, le 14 juillet, arrange les vitraux d’une croisée.
1862, chez Vacheront, manoir de la Haye, pour retirer et remettre les vitraux. 3,00
1862, Saint-Urbain, le 9 mars, église ou chapelles ?vitraux, 9.00
1862, Saint-Urbain, chapelle de Trévarn, fourni et fait 2 croisées de vitrerie en plomb. 5,75x9,00= 51,75, plus 20 vergettes à 0,5, puis 4 barres de fer avec clavettes à 23,00 soit 8,00, total, 64,15
1862, Irvillac, église Saint-Pierre,  le 5 mai, « Saluden met et fournit un vitrail pour l’église panneau et répare un autre dans la chapelle » A la chapelle, fourni un chassis de vitraux et l’avoir mis dans chapelle.
1865, Pencran, église Notre-Dame, mois de septembre, fait et fourni et pose une croisée de vitraux pour les fonds baptismaux, peint les ferrures en noir à l’huile, 20.00
1866, Pencran, église Notre-Dame, fait, fourni et met en place une croisée montée en plomb pour la croisée près du confessionnal, peint les ferrures en noir. 20,50.
1866, Saint-Urbain,  église Saint-Urbain, le 16 mars, refait la croisée à côté de l’autel, fournit l’étoile et des morceaux de verre de couleurs pour les anges et fournit 4 lames de fer à 2,00 et 19 vergettes à 0, 25. Total, 45.00
1866, Saint-Urbain, , le 3 mai, chapelle du Trévoux, probablement Trévarn, une croisée de verre ordinaire, prix convenu 6000 plus réparation, 6 ;00.
1866,  Saint-Divy, ,  chez Vacheront, 3 mai,  Chapelle du manoir de la Haye, remonte un panneau, fournit un autre et pose. 5,00
1866, Daoulas, abbaye, monsieur Goasbriant, 3,m2,11 de verre, fournit et pose à 4,00 le m2
1868, Saint-Urbain, Chapelle de Trévarn, fait et fournit 9 croisées de vitraux en plomb . 5, (m2) 75 à  9,00= 51,73, 20 vergettes à 0,25 soit 5,00, 4 barres de fer à 2,00 soit 8,00, total : 190,11.
1868, Saint-Urbain, arrange les vitraux des croisées, 5.75.
1868, Daoulas,  église Notre-Dame, peint et fournit un panneau de vitrerie en plomb pour l’église et arrange les autres vitraux.12.00
1870, Daoulas,  église Notre-Dame, deux panneaux de vitraux, 25.00. Fourni les barres de fer, 1.25 et 9 vergettes à 0,25. Déplace et replace 5 autres panneaux, remis les meneaux, arrange les autres vitraux de l’église, 6.75.
1870, Pencran, église Notre-Dame, arrange les vitraux, une demie-journée.
1870, Dirinon ; Chapelle Sainte-Anne et église. avril.. Pose et fournis 2 panneaux de vitraux, 15f,00. Fournis  2 lames de fer à 1f,25 et 3 vergettes à 0f,25.Déplace et replace 3 autres panneaux, remet les meneaux en place. Arrange les autres vitraux et ceux de l’église. Fournit les carreaux, mastique les parties au dessus de la sure ? 6f, 75.;
1878, Pencran, , église Notre-Dame, un vitrail.
1878, Landerneau, église Saint Thomas, « Saluden  arrange les vitraux des deux croisées de la chapelle de la Vierge »,le 8 décembre.

Le constructeur de navires, sa fille et Pierre Saluden ;

Son entreprise ne lui laisse pas le temps d’envisager de se marier. C’est pourtant les travaux qui lui donneront l’occasion. Parmi tous ses clients, il y a un constructeur de navires pour qui il travaille : Hervé Marie Queffurus, qui est son ainé de 14ans. Dès 1861, Pierre Saluden travaille pour lui ; Ce client a une fille. Elle n’a encore que 11 ans à cette époque. Elle s’appelle Louise Marie.

Plus D’une cinquantaine de bateaux de ce constructeur passeront entre ses mains en 21années de collaboration, et parmi ces bateaux, il y aura en 1866, un canot portant «Louise et Marie » comme nom.

En 1874, il quitte le célibat, il a 32 ans  et il épouse Louise Marie Queffurus un 9 février ; Elle n’a que 23 ans. De leur union ils eurent cinq enfants. Le cinquième, Auguste Saluden né le 23 mai 1880, prendra lasuite, à Landerneau puis à Brest.

            Ildécéde le 24 septembre 1881

Pierre Saluden décédera après 7 ans de mariage, le 24 septembre 1881, il n’a que 39ans.

Les cahiers, délivrés au « sieur Pierre Saluden, maître peintre et vitrier »  contenant tous les détails sur la marche de l’entreprise s’arrêtent le 9 avril 1879.

Cette entreprise continue semble-t-il sous le coupe de la veuve et d’une sœur de son père. L’ainé n’a que cinq ans et le dernier 16 mois.Il s'appelle Auguste et relancera l'affaire au début du XXième siècle

 






 
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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 15:04
CROQUIS  DU 1ER AU 15 DECEMBRE 2OO6

Le mois commence par des coups de vent qui poussent les vagues jusqu’à lécher les blockhaus de Combrit, laissant sur le sable des cadavres de bouteilles, la plupart d’origine espagnole ou anglaise.

Ce mois est aussi celui des Pompiers en Colère. Sur l’Odet, le mannequin de protestation a dérivé sur son radeau depuis le centre ville. Il a trouvé gîte plus bas à mi-hauteur du chemin de Halage et y sera encore à la fin du mois, attirant surtout les samedis et dimanches les regards et les conversations.


Le 3, en promenade le long des marais de Combrit, nous sommes tombés sur une colonie de 27 d’Ibis Sacrés. Nous les retrouverons encore durant plus de trois semaines et s’envoleront vers d’autres cieux. Dans ce champ, trois vaches ou bœufs les ont remplacés et peut-être chassés.  Des Ibis, mais communs, les falcinelles, nous les rencontrions parfois ; proviendraient d’un zoo ou élevage morbihannais. Ceux –ci, nous a t-on dit, ne sont pas aimés sur nos rivages ca ils mangent les oiseaux !




Quant à nous deux, le beau temps nous  a permis un arrêt  quelque part  sur les dunes entre Combrit et l’ile Tudy. La mer encore haute vomie les déchets des bateaux.






 

A’Ile Tudy, probablement le 6,  on loin de la pointe, un pêcheur, pousse et guide, vers le quai, les pieds dans l’eau,  son canot plein de casiers, et ce à travers les rochers .





Le lendemain, le halage nous retrouve. Temps pas très sûr. Un bateau de plaisance repose à marée basse sur la vasière proche de l’Ile aux Rats.









Le 8, les Oies De Bernache ont retrouvées les bords de la plage de l’Ile Tudy.










Coup de vent la veille. Les nuages courent après le soleil dont les rayons jouent à construire des cercles dans l’eau Nous  profitons ,après un certain de marche,  de l’abri des dunes, et regardons le paysage et les  premiers marcheurs, certains attirés par un filet de pêche, emmêlé et laissé là par la marée descendante.




 
Le dimanche 1O, nous trouve à Locronan où nous avons rendez-vous avec des petits enfants. Le but est le choix de cadeaux de Noêl  pour l’un d’entre eux ; un livre sur les Celtes et leur graphie.  Un marché de Noël ouvert dans l’école a attiré tous les environs.


























Le lendemain, au retour de notre promenade le long des plages, nous voyons dans le contre jour dû au soleil bas, deux personnes ramassant des coquillages. Il s’agit en fin de compte d’amis ramassant certains  de ces mollusques ; le pourquoi  est une cueillette  pour une amie qui en fait des installations en s’en servant comme support de textes, à l’image des Grecs.







Sur un chemin qui mène au rivage, à travers des  champs marécageux, nous avons croisé un  cycliste qui avait besoin de parler. Par ces temps peu de gens. Il nous dit qu’il est Corse. Le reste de la conversation restera secrète
Mais nous ne l’oublierons pas de si tôt.









Temps gris, mêlé de pluies. J’ai profité pour  la révision de la voiture . Le garage n’étant donc pas trop loin je m’étais dit  que je m’acquitterais des aller-retour à pied. En fin de compte, une pièce n’étais pas en stock, aller-retour pour rien.  Il en fut ainsi trois fois. Monter descendre J’ai  oublié de dire que le garage est en bas de la colline où nous habitons. Le chemin pour y aller est une rue normale avec ses pétarades, ses  maisons, trottoirs, voitures, bus, passages cloutés, ronds-points soucoupe volante ou gâteaux des rois etc.











 
De notre promenade le long du halage de Pont l’Abbé, j’ai retenu des chaussures vues de haut. Pourquoi, Bernadette est à la recherche d’une paire de qualité avec une semelle épaisse et douce. Je me suis mis  à visionner celles d’un groupe de marcheurs composé uniquement de femmes,  puis tous les autres pieds de femmes que nous croisions. Ces chaussures étaient quasiment toutes  les mêmes. La perle rare n‘en faisait
pas partie.




 
Autre halage celui de Quimper. Nous avions peu de temps. Il faisait beau. Personne sur le chemin. Il devait être aux alentours de 13H30. C’était un vendredi 15.  Assis au pâle soleil, face au manoir de Lanniron ,nous avons suivi  des yeux l’aller retour d’un canoêtiiste; bien reposés, nous avons pris le chemin du retour;

lA SUITE DU 16 AU 31 SE VERRA EN 2OO7,
AVEC TOUS MES MEILLEURS VOEUX.













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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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