Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 09:31
–                                      RENNES

–         EGLISE SAINT-GERMAIN– VITRAIL BAIE SUD

             L’ANNONCIATION,
L’ANNONCE DE LA MORT DE LA VIERGE,  ,                             L’ASSOMPTION

Généralités

Composée de panneaux de vitraux des XV et XVIième, siècles provenant de diverses fenêtres de cette église Saint-Germain, cette verrière, en mauvais état autant du côté vitraux que maçonnerie, présentait en 1993 de nombreuses restaurations dont certaines du XIXème et des interventions plus anciennes  successives qui  brouillaient la lecture et la compréhension de l’ensemble. Nous fûmes donc amenés à la restaurer. Cela nous a permis, non seulement de découvrir qu’une partie de ce vitrail avait été commandée en 1514  par une Confrérie des Merciers et Epiciers de Rennes et ses faubourgs  mais aussi de mettre un peu d’ordre dans la disposition des panneaux qui la composaient.  Cette remise en ordre nous a donné trois grands sujets en dehors de la Vierge de l’Apocalypse et de Saint Michel :
Une Passion ou du moins quatre scènes se rapportant à ce sujet. Une Vie de la Vierge commençant avec Anne et Joachim ;Une Vie de St Jean à travers quatre panneaux  et deux panneaux indépendants un Saint Jean et une Sainte Anne.




        L’ANNONCIATION ET L’ANNONCE DE LA MORT     


Avec l’Annonciation
nous entrons dans le cycle de la vie de la Vierge dont nous n’avons ici à St Germain que trois tableaux : l’annonce de sa mort, la Dormition et l’Assomption ;

Dans cette première annonce, l’ange Gabriel qui se reconnait par son serre tête, dominé d’une croix, Gabriel, posé sur de longs cheveux bouclés, présente de la main droite à Marie un lys. Il est habillé richement.Ses ailes vertes se dressent derrière lui Il est séparé de Marie par un prie dieu gothique.Les deux mains jointes elle accepte le message et porte un manteau vert sur sa robe rouge. On retrouvera ces même habits lors de l’annonce de sa mort.

L’Annonce de sa mort.


On attribue le récit de la Mort comme celui  de l’Assomption de la Vierge, à Meliton, un disciple de Saint Jean et parfois même à Saint Jean, lui-même. Le texte est très ancien et eut une grande portée. On en retrouve en version copte et arabe.

C’est semble-t-il Grégoire de Tours qui le fit connaître à l’Eglise des Gaules, en l’abrégeant. Au XIIème siècle, Vincent de Beauvais et Jacques de Voragine le reproduisirent avec peu de modification.

L’ange est de retour face à Marie, plus proche que lors de l’Annonce qu’elle va être mère, Il lui annonce sa mort prochaine. «  Marie, dit-il, je te salue et je t’apporte une branche de palmier du Paradis. Tu le feras porter devant ta dépouille dans trois jours, car ton fils t’attend ».
Le prie dieu a disparu. La grande  palme, qu’il tient et qui lui offre, se dresse comme un mur entre  deux. Cette Vierge, comme nous l’avons signalé, porte les mêmes vêtements. Elle a le même visage voilé. Est-ce une image voulue de sa vie éternelle ?
Le nimbe  reste différent, suite à restauration. Une femme, voilée de noir, image de la mort ! glisse son visage derrière elle. Quant à l’ange, il porte, du moins  en partie haute , un vêtement plus sombre que lors de la première apparition et ses cheveux sont plus courts.

 Marie avait soixante ans (soixante douze suivant une autre tradition qui paraît moins vraisemblable pour Jacques de Voragine).Depuis longtemps, elle désirait rejoindre son fils. Un jour, au milieu d’une grande clarté, un ange apparaît à Marie. Il porte à la main un palme.

Ce palme est aussi évoqué dans la fuite en Egypte, ici il veut indiquer que Marie est assurée de sa victoire sur la corruption sur la vie et la mort. Ce sujet est assez rare en vitrail. C’est semble-t-il le seul en Bretagne. Il peut être vu à Soisson et à St Quentin.



L’Assomption

C’est le dernier panneau du cycle de la Vierge qui est ici présenté. C’ était un des sept mystères joyeux de la Vierge dont saint Dominique, au XVIième siècle, en fit un mystère glorieux . Il précède le Couronnement de la Vierge qui a probablement existé dans ce vitrail de Saint-Germain, mais qui comme beaucoup d’autres éléments a probablement disparu suite à un manque  d’entretien.

Après sa mort, Marie est portée au ciel,ici sur un fond rouge,  en vue d’être couronnée, par quatre anges aux cheveux d’or, tout de blanc habillés et aux ailes verteS.

 Son visage nimbé, aux yeux à demi clos, ressort  d’un voile blanc  où les cheveux n’apparaissent pas. Ses mains jointes sortent d’un manteau bleu porté sur une robe rouge dont le bas se noie dans le croissant.


Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 04:57
–                             RENNES

– EGLISE SAINT-GERMAIN– VITRAIL BAIE SUD

                ANNE ET JOACHIM



                        Généralités

Composée de panneaux de vitraux des XV et XVIième, siècles provenant de diverses fenêtres de cette église Saint-Germain, cette verrière présentait de nombreuses restaurations dont certaines du XIXème siècle  avec plombs de casse et pièces de peinture pas du tout dans l’esprit de l’ensemble. (les photos sont après restauration)

Des interventions successives brouillaient la lecture et la compréhension de l’ensemble. Suite à nos Recherches,en vue d'une restauration, il s’est avéré qu’une partie de ce vitrail avait été commandée en 1514  par une Confrérie des Merciers et Epiciers de Rennes et ses faubourgs

En 1993, cette verrière du transept sud était en mauvais état ainsi que les meneaux de pierre. Nous fûmes donc amenés à la restaurer. Ce travail nous a permis et un peu obligé de mettre un peu d’ordre dans la disposition des panneaux qui la composaient. 

Cette remise en ordre nous a donné trois grands sujets en dehors de la Vierge de l’Apocalypse et de Saint Michel, éléments qui ont été offerts par la Confrérie.


1,Une Vie de la Vierge commençant avec Anne et Joachim
2,Une Passion ou du moins quatre scènes se rapportant à ce sujet.
 3,Une Vie de St Jean à travers quatre panneaux

                            ANNE ET JOACHIM

Dans la verrière originale, le récit de la vie d’Anne et Joachim ne devait pas s’arrêter à la naissance de la Vierge  Un graphisme, fait d'obliques, sur fond rouge de la scène représentant la Fête de la dédicace et qui se retrouve dans l’Annonciation nous conforte dans cette idée.

Nous voici donc devant une grande fresque dont il  nous reste douze scènes et se terminant par L’Assomption ;

Du récit apocryphe de l’histoire d’Anne et Joachim, tel qu’il apparaît chez Jacques de Voragine, nous n’avons ici dans cette verrière, que quelques extraits . cela est-il voulu ? a mon avis ils ont disparu.Ce Jacques est l'auteur de "la légende dorée". iL est né en 1228 à Varage près de Gênes,devint évêque de cette cité.

Première scène du vitrail.
« Ils ( Anne et Joachim) faisaient de tous leurs biens trois parts égales, dont ils ne gardaient qu’un seule pour eux-mêmes et leur famille, en donnant une au temple, l’autre aux pauvres et aux pèlerins » Jacques de Voragine.

 Sur le vitrail on voit :

Sous le regard d'Anne,
Joachim, , un mouton sur le bras, donne l’aumône à un premier mendiant qui soulève son chapeau en signe de remerciements, tandis qu’un deuxième tend la main.Il semblerait qu'ils demandent l'aumône devant la porte d'une église, ici rappel du temple;

Deuxième scène.

« Le jour de la Fête de la Dédicace, Joachim s’étant rendu à Jérusalem comme il le faisait pour les trois grandes  fêtes de l’année, alla présenter son offrande au grand prêtre. Mais le Prêtre le repoussa avec indignation de l’autel affirmant que c’était un scandale qu’un homme infécond, incapable d’augmenter le peuple de Dieu,présenta son offande à un Dieu  qui avait mis sur lui le signe de sa malédiction ; » Jacques de Voragine.


Sur  le vitrail on voit :
Devant un autel de sacrifice, rappellant les fonds baptismaux et surmonté d’une sorte de reliquaire, le grand prêtre refuse à Joachim, accompagné d’ Anne, l’offrande d’un mouton.  En arrière, la grande prêtresse; Les têtes de Joachim et du grand prêtres ne sont pas d’origine.

Troisième scène

« Sur quoi, Joachim, tout confus, n’osa point retourner chez lui, et s’en alla séjourner chez les bergers. Mais, pendant qu’il se trouvait là, un ange lui apparut un jour. "Sache donc qu’Anne ta femme, te donnera une fille et tu l’appelleras Marie."         Jacques de Voragine

Sur le vitrail on voit une

Scène champêtre, du moyen âge, sur fond bleu;deux bergers, l'un assis, l'autre debout intéressé par l'ange aux petites ailes qui vole vers Joachim qui écoute le message debout les mains jointes. A noter une inscription sur la main droite ; probablement un simple décor.

Quatrième scène

«  L’Ange continua ; «  en arrivant à la Porte d’Or, tu rencontreras ta femme Anne » et disparut et apparut ensuite à Anne et lui ordonna de se rendre devant la porte d’or pour y rencontrer son mari. Anne et Joachim se rencontrèrent donc, tous deux se réjouissant de leur vision et de la postérité qui leur était donnée » Jacques de Voragine.

 sur le vitrail on voit

Cela se passe sur un fond de rempart et de tours laissant entrevoir en haut et à droite, des maisons moyenâgeuses.


L’importance de la Porte Dorée
 Au Mans? un vitrail représente une partie de cette histoire. Cependant la rencontre à la Porte d’Or est le sujet qui revient le plus fréquemment et les artistes du Moyen Age s’y attachent avec une prédilection marquée. C’est semble-t-il le seule façon de représenter l’Immaculée Conception.

Ce sujet se retrouve même dans des vitraux consacrés à l’enfance du Christ, comme à Beauvais et au Mans.

Saint Bernard condamna l’idée que Marie avait été conçue à ce moment du baiser d’Anne et de Joachim. Cela ne servit à rien. Et l’on voit parfois, suivant une tradition florentine, un ange qui rapproche pour ce baiser les têtes d’Anne et de Joachim.

Cinquième scène
« Anne mis au monde une fille qui fut appelée Marie" Jacques de  Voragine.

Sur ce vitrail on voitDans une pièce, Anne, allongée sur un lit, la tête reposant sur un oreiller bleu, regarde le bébé Marie qu'elle vient de mettre au monde qu'une servante porte précieusement, tandis qu'une seconde prépare semble-til le berceau de l'enfant.

Ici, alors que Joachim et Anne portent pas de nimbe, la Vierge Marie en est nimbée dès la naissance.

C’est tout ce que nous possédons dans cette verrière sur la vie de la Vierge Marie et Anne et Joachim. Il nous manque divers épisodes comme la présentation au temple, sa vie au temple où elle tisse, prie, comme son mariage avec Joseph et l’épisode de la baguette qui produit des feuilles.

                    DE CE RECIT APOCRYPHE

Ce récit sur l’histoire d’Anne et Joachim n’était pas rejeté par l’Eglise du Moyen Age. On avait à l’époque l’habitude de le lire aux fidèles le jour de la Fête de la Nativité de la Vierge.

De temps en temps, un évêque montrait un scrupule, ce fut le cas de Fulbert de Chartres « Je vous lirais ce livre, aujourd’hui, s’il n’avait été condamné par les Pères » Ce qui ne l’empêchera pas,  dans un autre sermon pour cette Fête de la Nativité de raconter tout l’histoire d’Anne et de Joachim Ce même sujet fut pris par Honorius d’Autun pour son   "sermon pour la Nativité "

Certaines  Eglises se montrèrent si peu sévères pour la légende qu’elles l’introduisirent dans leurs lectionnaires. On pouvait la lire notamment dans  les églises normandes le jour de la Nativité . Un lectionnaire de Coutances et un bréviaire de Caen, tous deux du XIIIème siècle, en témoignent.
Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 10:58
RENNES

– EGLISE SAINT-GERMAIN– VITRAIL BAIE SUD


                        UN VITRAIL

         OFFERT PAR UNE CONFERIE
            DE MERCIERS EPICIERS                                                     EN 1545






            A PROPOS DU SAINT MICHEL ET DE LA VIERGE
                             DE L’APOCALYPSE.


Ces deux panneaux ont,  à mon avis, toute une histoire.




Le Saint Michel, que les historiens du XIXème prenaient, en voyant ce vitrail, pour un seigneur ou pour un chevalier, est présenté suivant son iconographie, qui est :costumé en guerrier, portant casque et armé du bouclier et d’une lance.

Si l’on s’en tient toujours à l’iconographie, Saint Michel est le saint Patron de la Corporation des merciers et épiciers, dont l’écu est d’azur à la croix pleine d’or, cantonnée de quatre croisillons d’argent.

Dans cette verrière, pas d’écu dans le bouclier, il a dû être détruit à la Révolution, pris pour un blason de seigneur. (Il est à noter qu’à Rennes, les armoiries furent brisées 5 jours avant la date légale de l’exécution du décret)

Le blason se voyait donc dans le bouclier et, une restauration post-révolutionnaire en avait tronqué le sens, et le signe distinctif des quatre croisilles avait disparu.

Photo à droite,avant restauration et rétablissement du blason et suppression des plombs de casse et un bon nettoyage.

OU L’ON ARRIVE A UN CONTRAT DU XVIème SIECLE.

Ce Saint Michel ? et ce blason de la Corporation des Merciers-Epiciers, accompagnés de la Vierge de l’Apocalypse, nous ont amenés à découvrir le sens d’un contrat du 21 octobre 1545, concernant le verrière ouest de l’église St Germain.

Dans ce contrat on relève qu’en présence des trésoriers et fabriciens de l’église Saint-Germain et de l’assemblée de la Confrérie des Merciers et Epiciers de la ville et faubourg de Rennes, il est commandé à un peintre vitrier, du nom d’Orson Lesec, un vitrail dont le sujet devrait être l’Apocaplypse. De plus les armes de la Confrérie devront y être apposées en deux fois dans les lancettes de la     fenêtre.

Voilà donc un premier point probablement élucidé.


Nous découvrons alors que la Vierge de l’Apocalypse et le Saint Michel peuvent provenir de la verrière ouest.

Le POURQUOI ?

Le sujet de l’Apocalypse ainsi que le lieu dans une verrière ouest, tel que l’ont choisi les fabriciens et le confrérie, correspond  bien à cette tradition du Moyen-Age transmise ici jusqu’au XVIème siècle.

Au Moyen-Age, le fin des temps et la pensée du.Jugement Dernier ( chapitre Xx de l’Apocalypse) étaient présentes à tous les esprits, et l’emplacement traditionnellement réservé     aux sculpteurs, était, dans la grande majorité des cas, pour ce sujet, le tympan des porches ouest. Car c’est le côté qu’éclaire le soleil couchant. C’était le drame solennel du jour qui finissait. Et l’Apocalypse est la fin de l’histoire de l‘homme

De cet Apocalypse, qui fut offerte ici, dans cette verrière ouest nous ne possédons  aucune descri ption et de cet Apocalypse, on ne peut connaître qu’elle vision fut choisie, nous savons pa contre que ce vitrail possédait six lancettes et un tympan ouvragé. On peut cependan t relever que l’archange St Michel apparaissait presque toujours dans la vision du Jugement Dernier.

C’est peut-être pourquoi cette profession Merciers et Epiciers, apte aux gains et puissante , choisit ce Saint Michel,

 Il est reconnu que cet ange, lors du jugement dernier, avec sa balance,  pèse les bonnes actions de l’âme . Et cela  tout en surveillant le diable qui, tel un marchand d’épices, essaye, de donner un coup de pouce au plateau.


Ogée signale qu cette confrérie des merciers et épiciers possédait encore « ses armes dans la vitre derrière le Grand Autel, au bas, derrière un vase en bois peint »
Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 06:16
?                         RENNES
?
? EGLISE SAINT-GERMAIN? VITRAIL BAIE SUD


UN VITRAIL OFFERT PAR UNE CONFRERIE DE MERCIERS EPICIERS EN 1545


                    Généralités

Composée de panneaux de vitraux des XV et XVIième, siècles provenant de diverses fenêtres de cette église Saint-Germain, cette verrière présentait de nombreuses restaurations dont certaines du XXième avec plombs de casse et pièces de peinture pas du tout dans l?esprit de l?ensemble. Des interventions successives brouillaient la lecture et la compréhension de l?ensemble.

En 1993, cette verrière du transept sud était en mauvais état ainsi que les meneaux de pierre. Nous fûmes donc amenés à la restaurer. Ce la nous a permis de mettre un peu d?ordre dans la disposition des panneaux qui la composaient.

Nous n?avions que peu d?archives.

Au XIXième siècle, Auguste André signalait que cette verrière "avait été fortement restaurée au XVIIème siècle et, que les ouvriers chargés de cette restauration en avaient maladroitement mêlé et confondu plusieurs panneaux." « L?ordre en fut encore interverti au XIXème ».

                        Inventaire des sujets 
    Lors de la dépose en 1993 de la verrière.


Nous avons trouvé trois grands sujets :
Une Passion ou du moins quatre scènes se rapportant à ce sujet.Une Vie de la Vierge commençant avec Anne et Joachim ;Une Vie de St Jean à travers quatre panneaux

Mais , il nous restait cinq autres panneaux sans  lien évident entre eux :








Une Ste Anne avec le Vierge






 .Un St Jean. Une Vierge à l?enfant,
Une Vierge de l?apocalypse. Et un St Michel.

Les trois premier sont du XXème siècle et  de la même facture, ils provenaient d?une  même fenêtre. Les fonds damassés et les vêtements sont de la même main.

 Les deux autres du XVIème.Les trois derniers ont été agrandis de près de 16cm en largeur


            A PROPOS DU ST MICHEL ET DE LA VIERGE DE                                                   L?APOCALYPSE.

Ces deux panneaux ont,  à mon avis, toute une histoire.


Le St Michel, que les historiens du XIXème siècle prenaient pour un seigneur ou pour un chevalier, est présenté suivant son iconographie : costumé en guerrier, portant casque et armé du bouclier et d?une lance.

Si l?on s?en tient toujours à l?iconographie, St Michel est le saint Patron de la Corporation des merciers et épiciers, dont l?écu est d?azur à la croix pleine d?or, cantonnée de quatre croisillons d?argent. Dans cette verrière, pas d?écu dans le bouclier, il a dû être détruit à la Révolution, pris pour un blason de seigneur.

 (Il est à noter qu?à Rennes, les armoiries furent brisées 5 jours avant la date légale de l?exécution du décret)

Le blason se voyait donc dans le bouclier et, une restauration post-révolutionnaire en avait tronqué le sens, et le signe distinctif des quatres croisilles avait disparu.

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 14:04
NEUILLY-VILLAGE, CROQUIS D'UNE CHAMBRE DE BONNE  FIN ANNEES CINQUANTE



                    SOUVENIRS TROUVES  PAR HASARD DANS LE GRENIER




Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 05:02

                LE VITRAIL DE PONT-L'ABBE

                Baie 130, Cathédrale de Quimper
²


                    le regard des historiens du XIXième
                        sur ce vitrail.

    L'historien de la cathédrale R.F. Le Men,  dans sa monographie de la cathédrale, éditée en 1878,  attribue à cette baie de quatre lancettes trilobées, ce titre de Vitrail de Pont l'Abbé,

    Aymar de Blois à la page 33 de l'in-folio de De Boisbilly:
<< ll ne reste presque rien de ce vitrail; on n'aperçoit que le bas du corps d'un chanoine en chape à genoux; ses armes qu'on voit sur le prie-dieu sont d'or au lion rouge qui sont celles des Ducs, Barons de Pt 'Abbé>>) Le Men, dans l? opus. cité. page. 140, ajoute : « lampassé  d'azur ».

Ph photo vitrail actuel

Actuellement, on voit le vitrail exécuté en 1998,  par l?atelier de vitraux Jean Pierre Le Bihan, qui remplace le vitrail du XIXe siècle, fait sur les conseils de Le Men

photo vitrail XIX
.C?est cette reconstitution du XIX° que nous trouvâmes en 1993 ;Il datait de 1869-187O.Auteur possible Lusson
°

                        Lancettes 1 et 2 photos

            avant                 et                     après

Saint Paul tenant son épée de la main gauche présente de l'autre main le donateur à genoux devant un prie dieu aux armes  de Pont-l' Abbé

Saint Jean l'apôtre, le calice aux serpents dans la main gauche présente un jeune chevalier, à genoux, sans prie-dieu, portant une cotte aux armes de Pont-l'Abbé

                                Lancettes 3 et 4

Photos après                             et                 avant

Les personnages font face aux premiers..
Une sainte, portant la palme du martyre, Le Men y voit une sainte Marguerite, présente  une donatrice , née de Ploeuc, de la  seigneurie de Pont-l Abbé de Ploeuc
Pour l'évêque suivant, Le Men propose saint Ronan.


       



Photo vitrail XIX°

Comme le montre de nouveau cette  photo, ce vitrail fut trouvé en place quasiment  effacé et le bas du corps du chanoine, signalé par de Blois, avait disparu entre temps. Il nous restait heureusement la structure indiquée par les plombs et certaines traces du dessin ancrées superficiellemant dans le verre .

L'humidité créée par la condensation sur le verre, face intérieure  a entraîné en un siècle la chute  et disparition des grisailles. Elle était déjà signalée en 19O4. Mauvaise qualité de cet oxyde métallique qu'est la grisaille. De plus, Nous sommes ici avec des verres à la composition trop sodiques, spécifique de la fabrication du XIX ième.

                         Prise d'une option pour du neuf

Comment avons nous fait pour rétablir ce vitrail en essayant de rester le plus proche de l'origine.

 Comme nous l'avons dit plus haut, il nous restait les silhouettes des personnages ainsi que leur rôle et description par Le Men. Les pièces XIX° ne pouvant être utilisées, l'option de faire du neuf,  tout en restant dans l'esprit, a été prise en accord avec l'architecte en chef des monuments historiques Il faut cependant noter que quelques pièces du siècle dernier ont été utilisées.

Pour arriver au résultat final, nous avons copié des éléments sur des verrières anciennes. Ce qui nous a aidé c'est que nous avions l'avantage d'avoir eu entre nos mains la quasi totalité des baies de l'édifice, ainsi que des relevés sur calque.

       Inventaire de la povenance des pièces copiées

« Le damas des rideaux a été pris au rideau du saint Laurent de la baie 131. Pour le chanoine donateur, les décors de la chape et de l'orfroi proviennent du chanoine de la lancette B de la baie 125. La tête provient du panneau A2 de la 131, le nimbe, de la même fenêtre C3. La mître de l'évêque provient de celle du E3 de la même baie ainsi que la crosse, du A3. Quant au sol, nous avons repris le même principe du sol alterné de la 125. »  La peinture de toutes les pièces de cette baie, comme toutes les autres a été exécutée par Antoine Le Bihan.

Pour retrouver le détail de ces pièces copiées et leurs destinations, ayant perdu mon relevé du rapport de fin de restauration, je me suis servi,  de la page123 de l?ouvrage :
 
«  Les Vitraux  de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper » (Presses Universitaire de Rennes, Société Archéologique du Finistère)


Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 04:13
        CROQUIS LORS DES DERNIERES                         JOURNEES D'AVRIL.
Les titres que je leur ai attribués pour les inventorier sont divers, suivant les lieux, bord de mer avec ses caravanes, ses lecteurs,les communes avec ses clochers, les villages avec leurs maisons, leur moulin à eau, leur hangar, les lignes de chemin de fer endormies où l'attente peut être longue, les rivières avec leur chantier de construction de bateaux, Autre construction, celle d'un viaduc autoroutier avec ses piliers.
Ces lieux ont noms, Penhars, avec ses tours qu'on démolie, ses habitants qu'on déménage et qui s'éloignent de là où ils ont vécu. Keraval,en Plonéis, Douarnenez où se déroulent les régates du Petit Navire, Pont-l'Abbé sa rivière, son Menhir, ses bois,L'Ile Tudy avec son terrain de camping municipal, déjà plein de caravanes avec leur paraboles pour ne rien perdre des élections! sa plage, où l'on s'allonge des treize heures pour parfaire son hallage, lire son roman "pipeul"ou "le canard enchaîné", le Transbigouden dit aussi train à patates qui faisait  dans le temps Le Cap Quimper, qui sifflait lorsqu'il passait devant chez nous; sans oublier le viaduc dit de Kermabeuzen qui enjambant la valléenous rapprochera de Brest et du Sud mais détruit une campagne  et le champ à Conan où enfants nous nous promenions et parfois pêchions une truite.n'est-ce pas Antoine!

La petite ferme, dont cet ouvrage à empiété le terrain, cache son abandon,son âge avancé, derrière  des arbustes. Les enfants n'auront plus peur de l'habitant qui grognait tout le temps, la solitude il a dû la trouver à l'heure actuelle. Le grognement des roues de camions et d'automobiles à 9O kmh ou + roulera dans la vallée et les bois de Kermabeuzen  du manoir de Prat ar Raz jusqu'au Moulin-Vert.Les truites tout au fond du ruisseau se planqueront pour ne pas entendre. Si l'en reste encore!
Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 16:42
ar panneau il comprend lancett
    Cathédrale Saint Corentin de Quimper
            Baie 1O7 du Choeur

 



Nous somme devant une baie à quatre lancettes trilobées

Elles ont la même hauteur et sont composés chacune de  quatre panneaux de vitraux.  L'historien de la Cathédrale Le Men ne  nous en a pas laissé d'autre d'appellation que  la: « Troisième fenêtre ( nord)».

 Les descriptions du XIX ième siècle.




De ce vitrail, nous avons un premier aperçu du début du XIXe siècle que nous fournit Aymar de Blois. Pour lui  les  lancettes de ce vitrail : représentent La Trinité, Notre Dame, St Pierre , et le chanoine donateur à genoux présenté par un Saint dont on ne distingue pas les attributs. La destruction des Ecussons ne permet plus de connoître de quelle maison étoit le Chanoine. Les Chanoines sont le plus ordinairement représentés en chape ; on en voit pourtant quelques uns en surplis, mais c'est le très petit nombre ; il est même rare que cela soit autrement, quoiqu'on puisse voir quelques exceptions à cette règle, même dans l ,église de Quimper. » 1,
Pour Le Men, un demi siècle plus tard ce n'est pas tout à fait la même chose qu'il nous propose et la Vierge citée plus haut a disparu ou était-ce une mauvaise lecture du  personnage de saint Paul.

Par panneau il faut lire lancette.

1er Panneau . Un chanoine à genoux, revêtu d'une chape bleue et présenté par un saint dont on n'a pu reconnaître l'attribut.
2e Panneau ; Saint Pierre, apôtre, tenant d'une main un livre et de l'autre une clef.
3e Panneau . Saint Paul, apôtre, tenant une épée la pointe en bas.
4e Panneau . La Sainte Trinité représentée de la manière suivante : Dieu le père assis, tient son Fils crucifié entre ses genoux, et le Saint-Esprit, sous la forme d'une colombe, est posée sur la bras droit de la croix Il en reste d'assez nombreux exemples, à Ergué-Armel, à Plogonnec, à Spézet, etc. mais le plus ordinairement la colombe est figurée les ailes déployées, sur la poitrine ou sur la tête du Père-Eternel.

Les quatre écussons
Le Men continue en rappelant que les quatre écussons qui sont au bas des lancettes y ont été mis  au XIX°siècle, sur ces indications et ce pour remplacer ceux qui s'y trouvaient auparavant.  Ce sont les armoiries de quatre chanoines de la cathédrale à l'époque de la confection de ces vitraux du choeur. Soit les chanoines  Pierre du Quenquis ou du Plessix-Nizon, Jacques Buzic, Olivier de l'Hôtellerie et Jean de Tréanna. Ces blasons étaient effacés  ou brisés en 1992. Nous les avons  donc refaits.

Autre avis d'historien

L'abbé Alexandre  Thomas apporte quelques précisions sur le chanoine donateur de la première lancette2.Il serait Pierre du Quenquis, 1415-1459, «  un des plus insignes bienfaiteurs de la cathédrale ». Lui aussi, il voit une colombe sur le bras droit de la croix., et ne reconnaît pas comme Le Men et Aymar de Blois le saint patron du chanoine donateur qui se découvre  en fin de compte comme étant  un saint Jean Baptiste.


L?état en 1992

L?état en 1992,  près de 120 ans après la dernière grande restauration, n'était pas si mauvais que cela et certaines pièces de cette restauration du XIXe siècle ont pu être conservées, leurs grisailles, que cela soit au trait ou en lavis, ayant tenues.

   
La  Sainte-Trinité,  quatrième lancette

Tout d'abord, nous n'y avons  rien trouvé concernant cette colombe,  vue par les historiens,  qui aurait été posée sur le bras droit de la croix.  Il s'agit d'une erreur de lecture d'une pièce car il s'agissait en fin de compte de la main droite du Père Eternel dont  l'index et le médius sont dressés . Par contre, un emplacement laissée par les pièces anciennes existait et  la peintre verrier Lusson, croyant bien faire, y avait fourni un INRI.  Nous avons fait l'échange et avons installé à la place la queue de la colombe, image du Saint Esprit. Le reste du corps  de ce Saint Esprit trouvait alors sa place dans une tête démesurée que ce peintre verrier avait fourni pour remplir l'espace au-dessus de la barlotière.

Dieu le Père, dont la seconde main, celle de gauche,  soutient la traverse de la croix, est vêtue d'un manteau de couleur bleue sur une robe blanche dont on aperçoit un morceau sur le côté droit du Christ.
 Le corps de ce crucifié  était complet  lors de la dépose en 19893,  seule une partie du visage faisait défaut.  Dans la croix de couleur jaune, ici jaune d'argent sur verre incolore, la traverse horizontale est en bois rond  veiné alors que le bras vertical est en bois raboté. Des éléments du fauteuil où est assis le Père Eternel, se voient à droite et à gauche de la robe, par contre en verre jaune XIIIe.

Sur le fond rouge, ou le nimbe vert se découpe autour de la couronne à fleurons exécutée au jaune d'argent, deux petits anges,  en vis à vis, sont  en adoration. Ils sont accompagnés de trois petits nuages, , et terminent cette composition par une courbe. 
         
Saint Paul. troisième lancette.


Sur cette lancette, nous avons, en 1992, remplacé très peu de pièce. Nous  pouvons  cependant signaler la fourniture de pièces peintes pour la tête du saint Paul, son nimbe et la partie de rideau au-dessus, deux pièces de la robe verte, sept pièces des colonnettes, une pièce du dais et quatre pièces du socle. Quand au blason, il a suffit de le doubler d'une pièce peinte pour lui rendre sa jeunesse.






La description du saint et l'épée
Les Vitraux de la cathédrale Saint-Corentin de Quimpe

  De sa main gauche, saint Paul étreint l'épée qui est ici présentée la pointe en bas  Certes, ce glaive, attribut, rappelle l'instrument avec lequel il fut décapité, mais Il fait aussi allusion à un passage de l'épître aux Hébreux, IV. 12, où Saint Paul déclare que la parole de Dieu est plus efficace et pénétrante qu'un glaive à deux tranchants, l?état du verre ne permet pas une bonne lecture.

Le Livre.

Si sa main droite n'est pas visible sous le pli du manteau, cela semble intentionnelle. Saint Paul n'ose toucher le livre qui est doctrine, apostolat et prédication. Ce livre  doit être toujours entrouvert chez saint Paul, par respect pour la Parole Sainte qu?il contient. Cette façon de l'envelopper dans un pli de son manteau se voit dès les premiers siècles dans diverses mosaïques.

Un ample manteau répond au bleu du nimbe orné d?entrelacs. Un phylactère monte de la droite de la lancette et se courbe au-dessus de lui pour revenir vers l'arrière de son crâne. On peut y lire difficilement le nom de Paul, apôtre.







Saint Pierre. Seconde lancette.


Du travail de restauration

 Ici aussi nous avons  fourni peu de pièces en 1992, car un grand nombre de celles fournies par le peintre verrier Lusson, restaurateur du XIX°, a été conservé.

 Notre  travail  de restauration a surtout consisté en des incrustations d'éléments de pièces peintes et cuites en raccord de ton. Par contre, le blason  d'argent, au chêne de sinople ensanglanté d'or, a du être repris mais les deux haches en gravures sur verre plaqué rouge ont été conservées.

Le personnage

Un phylactère, volant, au texte indéchiffrable, qui doit se lire Pierre  Apôtre, part de l'extrémité de la  grosse clef que l'apôtre tient  levé de la main  gauche. Tandis que sa droite tient le livre des écritures

Il est habillé d'un grand  manteau rouge, proche d'une chape, qu'il porte sur une aube blanche,  tombant jusqu'au sol,. I

Cet apôtre tourne la tête  sur la droite, prenant la même pose du possible saint Pierre de la baie 105.  On ne sait qui il regarde dans la lancette précédente, soit  le donateur, soit le saint Jean-Baptiste. C'est peut-être vers le premier, car ce chanoine se prénomme Pierre, si l'on en croit Alexandre Thomas. On comprend mieux alors  la scène du donateur de la scène suivante.

Quant à saint Pierre, sa silhouette au manteau rouge et nimbe vert se détache sur la tenture bleue.

Les phylactères des deux lancettes


Le graphisme en courbe des deux phylactères est assez intéressant. Chez saint Paul, cette courbe semble l'enfermer, le protéger de l'extérieur,  le concentrer dans sa réflexion, alors que chez saint Pierre, elle ouvre la  possibilité d'une conversation avec le chanoine donateur.

  



 Jean Baptiste, première lancette

     Nous avons le droit ici à un Jean Baptiste, au nimbe  de couleur verte, très différent de celui de la baie 103, se détachant  sur une tenture rouge. 
Est-ce sur la demande du donateur que l'artiste lui a fait revêtir une simple peau de bête dont la tête, servant de coiffure, pointe son museau au dessus du visage de l'intercesseur .
Celui ci repose sa main droite près de l'épaule du chanoine.  L'agneau  pascal, portant le nimbe, est assis sur le livre au sept sceaux que porte saint Jean Baptiste. Il tient entre ses pattes  la croix de résurrection et dresse son museau et le regard  vers le visage de Jean Baptiste
Le possible donateur de ce vitrail.

Le chanoine Pierre du Quenquis,  à genoux les mains jointes dans la pose des orants, porte une chape  de couleur bleue garnie de broderies. Comme saint Jean Baptiste, il se tourne et vers saint Pierre et vers la Sainte Trinité qui trône de face.

Les socles et les dais

Deux socles du XVe  siècle sont absents et les blasons de ces panneaux comme les sols sont l'oeuvre du peintre verrier Lusson, comme il est dit plus haut, ils étaient soit effacés soit brisées.. Les socles prennent le même type de balustrades mais non ajourées que la baie 103, avec les petits plants de fleurs dans les coins inférieurs.

Les quatre dais ont pris le même dessin. Ils sont composées de 17 pièces  de verre incolore travaillées de grisailles et de jaune d'argent.  L'architecture présentée ici  est la plus trapue, avec des  motifs  les plus arrondis  de ces bais du côté nord.

Au centre de la base et apparaissant au dessus du galon jaune égayé de perles blanches de la tenture,  c'est un choeur d'une chapelle d'église qui montre ses voûtains et culées  au dessus d'une baie de chevet  tronquée avec ses têtes de  lancettes et un quatre feuilles vitré  de losange qu'accompagnent à droite et à gauche des réseaux de deux autres baies . Au-dessus  quatre tours rondes,  proche des échauguettes, mais de hauteurs différentes, deux par deux, percées de deux ouvertures, avec coiffure en poivrière sont accolées aux angles d'une construction à trois faces surmontée d'un clocher se terminant pas un dôme couvert d'une fine toiture en poivrière. Ces derniers éléments se découpent sur des ciels, bleus pour les deux premiers et rouges pour les suivants.


NOTE

1, de Boisbilly, feuillet n° 5.


2. -   Abbé Alexandre Le Grand, op, cit,.p, 53
3,  Suite à la tempête  de la nuit du 15 au 16 octobre 1987, qui avait bien secoué les vitraux, une dépose en conservation eut lieue.

Pour plus d'information:Les Vitraux de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper" Société Archéologique du Finistère. www.lefinistere.org
.
 


Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 06:07
   CROQUIS         JOURS                 D'AVRIL
Les vaches blanches, le derrick,bout de plage,pied à terre sur plage, la dame blanche,rivière de Pont-Croix,le champ rouge,Audierne l'ancienne usine a fait place
neuve,sortie de pot, ,deux canots à sec,vacances des parisiens,l'ex hôtel derrière les arbres, la maison au toit rouge,                                    le village au bord de l'eau,               
la petite ferme, marée basse au Cap Coz, parcs à marée montante,l'épave kilometres 1. 5OOm,
Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 16:40

        CATHEDRALE SAINT CORENTIN
                     QUIMPER
                    BAIE 1O5

                LANCETTES 4 ET 5
        La Vierge à l'enfant
            et saint Guénolé


                           
                        La Vierge à l'enfant.


 A l?extrême droite, la Vierge se présente de face avec l'enfant Jésus habillé d'une robe qui emballe ses pieds invisibles. Cet habit est  d'un  vert tirant sur le jaune, couleur exprimant la jeunesse et que l'on ne retrouvera pas dans ce choeur de la cathédrale. Le cou du visage de l'enfant se dégage d'un chemisier blanc.
(les photos ici-jointes sont après restauration)
L'enfant, dont le nimbe se mêle avec ses cheveux d'or, se laisse porter sur le bras droit de Marie, tandis que  la main gauche de sa mère se glisse entre se deux jambes pour le soutenir.

De la main droite  libre et pendante  il tient  un fruit  de couleur orange qui pourrait être une grappe de raisin, alors que son visage se tourne vers elle.

 Dans la  baie 123, de la cathédrale, on retrouvera ce même geste de la Vierge ;  l'enfant sera sur le bras droit,  et ses pieds dans la main gauche de la  Vierge. Pour la baie 115, du XVe siècle, l'enfant sera  assis sur le bras gauche, et une main, la  droite tiendra le genoux.
L'état avant restauration.1992


La Vierge Marie n'avait alors malheureusement pas sa tête d'origine. En 1992, nous n'avons trouvé, photo à droite, qu'un  verre incolore dont la grisaille de la dernière restauration avait disparue. Cette  tête a été reconstituée dans l'esprit de ces verrrières sensiblements d'un même atelier. Le nimbe et la couronne non pas pu être utilisés. Ses pieds ainsi que le sol carrelé avaient disparu. Sa robe bleue n'était qu'un puzzle de pièces raccordé aux plombs de casse.

Par contre, derrière elle, le rideau, faisant clôture à la niche, est composé d'un verre rouge plaqué sur blanc. Le graphisme en grisaille du damas, en disparaissant? poblème d'humidité dû à la condensation, a enlevé la fine couche de rouge  et laisse du coup apparaître le verre incolore.(photo de la Vierge avant la restauration)

autres Vierges à l'enfant de la cathédrale.baies 111 et 125;
la pemière datant de la pemière patie du quinzième, la seconde vierge un demisiècle plus tard;







       
               





Saint Guénolé.


A  droite de la scène de la Vierge à l'enfant,
saint Guénolé.

 A mon avis, et dès le premier jour où nous l'avons eu entre les mains, il s'agissait bien de ce saint breton ,  suivant en cela Aymar de Blois.

Personnage grand et mince, tache blanche rehaussée de jaune d'argent. il présente la Vierge et l'Enfant  dans un mouvement  oblique de ses deux mains ;  l'index de la droite et l'index de l'autre main replié sur le pouce

Son regard suivant sa main gauche se porte aussi vers eux deux. Ses cheveux fous et dorés rappellent ceux de certains personnages de la baie du chevet de  Runan dans les Côtes d'Armor, quasiment de la même époque. Il revêt une grande  robe blanche à capuchon, aux larges manches. Cette couleur, blanche, va bien avec son nom : Gwen qui veut dire blanc en breton. Ce vêtement laisse à peine apparaître les bouts effilés des deux chausses sur un sol losangé. La seule note de couleur, bleu, est ce sac ou aumonière qu'il porte du côté droit. Les deux attaches qui apparaissent feraient plutôt pencher pour ce premier objet, où serait conservé un  livre ou parchemin roulé si l'on accepte l'ouverture ovale de la partie supérieure.

 Encore sur la droite de ce personnage, et dans l'axe de l'oblique indiquée par le bras droit et les deux mains du saint fondateur de Landévennec, un petit personnage, humble, à genoux sur le sol, sans coussin, revêtu de sa chape à orfroi et de sa mitre, les mains jointes prend la pose du donateur. Il serait Bertrand de Rosmadec, l'évêque de Quimper à cette époquede la constution de la cathédrale.


Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article