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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 08:40
DESSINS D'ENFANTS QUI VOUS SOUHAITENT UNE BONNE ANNEE 2OO7
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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 06:39

Les Rois Mages dans le vitrail

 

 

Pression musulmane et peste noire

Au XIVe siècle, les esprits sont hantés par la pression musulmane depuis la chute de Saint-Jean d?Acre en 1291. De plus la peste noire accable les hommes.

 

 

L?Adoration des Mages

un drame liturgique au XI°siècle.

 

La plus ancienne forme connue du Drame des Mages se trouve dans le manuscrit de Saint Martial de Limoges, au XI° puis, le Drame s?enrichit.

Emile Male donne : "  Quelques jours après Noêl, pendant la messe de l?Epiphanie, on voyait s?avancer dans l?église trois personnages couronnés, vêtus de robes de soie : c?étaient les rois Mages ; ils marchaient avec gravité, en portant des bottes d'or;  ils chantaient en marchant, précédés par une étoile suspendue à un fil ; L?un deux montrait l?étoile à ses compagnons : " voici disait-il, le signe qui annonce un roi ; " Puis les Mages s?approchant de l?autel, où l?on avait placé une image de la Vierge portant l?Enfant, offraient leurs présents, l?or, l?encens et la myrrhe.

 

 

 

Plus tard, on vit apparaître un geste nouveau, le premier des Rois fléchit son genoux en offrant son présent, puis les Rois, l?un derrière l?autre, leur offrande à la main s?avançaient vers l?Enfant, assis sur les genoux de sa mère. On vit par la suite le fils s?animait et mettre sa main au panier ;

 

Au XV et XVI°, toute la France

les voit apparaître dans les vitraux

 

Au XV et XVI°, toute la France les voit apparaître, dans leurs vitraux, auprès de Marie et de l?Enfant Jésus ;c?est à cette époque qu?on commence à leur attribuer des âges différents. On distingue les races : un blanc, un jaune et un noir. La couronne est présente, sur la tête ou déposée devant l?enfant Jésus. Le noir ne semble qu?apparaître qu?au XVIe siècle 

 

Les bergers, les premiers !

 

Le sous prolétariat des bergers fut  bien sûr le premier à connaître l?événement, mais au XVIe siècle, il n?était pas envisageable que le peuple des princes, des seigneurs et des rois ne fut aussi représenté dans le cycle de l?enfance du Christ. Il pourrait s?agir d?un acte de reconnaissance du pouvoir temporel dont les seigneurs étaient garants, d?autant que ce pouvoir était issu d?après eux du " dessein divin ".

 

Cette présence des Rois Mages peut être aussi vu comme une reconnaissance du Fils de Dieu et de sa divinité ; un parallèle peut être établi avec les trois jeunes hébreux dans la fournaise, qui reconnaissent eux aussi le Fils de Dieu. Ce parallélisme est reprit dans les catacombes et sarcophages des premiers siècles;

 

Les noms des mages.

 

Les mages sont des sages ou des rois, on les rencontre pour la première fois dans une chronique grecque du début du VIe Siècle traduite en latin par un moine mérovingien ;( Excepta. Latura. Barbari.)

Leur nombre est fixé à trois et sont Bithisarea, Melichior, Gathaspa ; parfois à quatre à une certaine époque cimétériale, cela probablement par pure symétrie.

On leur donnait un âge. Le plus âgé avait 60 ans et le plus jeune 20 ans, l?autre 40 ans.

( catalogus Sanctorum de Petrus de Natatibus, fin XVe.)

Actuellement leurs noms sont ; Gaspar, Balthazar et Melchior , une mosaique de Ravenne du VI° siècle les gratifie chacun d?un Sanctus ;

Les présents

Ils offrent leurs présents symboliques, au départ ensemble puis plus tard successivement.

Ils offrent leurs présents symboliques, au départ ensemble puis plus tard successivement.

 Le symbolisme des cadeaux est déterminé conformément à la tradition par un distique qui constate l?humanité dans la myrrhe, la royauté dans l?or et la divinité dans l?encens.

 

A Spézet, ils sont accompagnés d?une foule de soldats à cheval avec lances et oriflammes. Est-ce l?annonce du massacre des innocents ?

 

Emile Male, p ;140, le XII° siècle, p. 69 as cavalcade de Milan, les Rois mages et le Théatre.

Emile Male, Tome XIII. P. 215.

Traité d?Iconographie. Barbier de Montault. Tome II, p. 120.

Au sujet du noir : Fra Angelico. Florence, église Saint-Marc.

 

 Les photos sont celles des Adoration des Mages de l'église de Moncontour,Côtes d'Armor, du Manoir de Kernault en Mellac, Finistère et de Plomodiern, Finistère;

 

 

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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 14:17
LES NATIVITES  DES XV ET XVI° SIECLES


Petit inventaire des quatre départements bretons


                        Côtes d’Armor
Lantic, chapelle Notre-Dame de la Cour , XVe.
Moncontour, église XVI°
Paule, chapelle Notre-Dame de Lansalaun 1526
Ploubezre. 22, Ch. Notre-Dame de Kerfaoues.1469

                    Finistère
Brennilis, église XVe.  .
 Ergué- Gabéric,  église XVIe et chapelle Notre-Dame de  Kerdevot 1489.
Gouézec, chapelle Notre-Dame. de Tréguron, XVIe, N.D.des Trois Fontaines. XVIe buste de la Vierge ;
Mellac,manoir de Kernault, adoration des Mages, XVI°
;. Pont-Croix, église, XVIe..
Quimper, chapelle Notre-Dame du Guéodet ; VD
Quéménéven,Notre-Dame de Kergoat..
Spézet, chapelle Notre-Dame du Cran
Trégunc, chapelle  Notre-Dame.de Kerven.


.
                    Ille et Vilaine
La Baussaine. Eglise VD
Bazouges la Pérouse, église, XVI°, fragment berceau, et adoration des bergers.
 Les Iffs, église, adoration des Mages XVI°. .
Javené, église, adoration des Mages
Louvigné de Bais, adoration des Mages


                    Morbihan.
    Carnac, musée, éléments
    Langonnet, église, VD
Malestroit, église XVe. .
Melrand, chapelle de Locmaria.
Noyal-Pontivy, église
Pontivy, église de Stival,  . VD
Remungol-chapelle  Notre-Dame.des Fleurs.. VD .
Rochefort en Terre, chapelle. du Château. XVI
Saint-Thuriau XVe Chapelle du Gohazé

VD, vitraux disparus
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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 05:03

 

NOEL, NOEL,NOEL,NOEL,NOEL,

Pastourelle extraite d'un recueil intitulé "

la grande bible des Noêls tant vieux que nouveaux

 1732

En brave compagnie

 partons joyeusement

faisant la symphonie
pour aller voir l'Enfant;

C'est le petit Fils de Marie,

Le petit Roi Triomphant,

 sous l'épinette, la Bergerette

 ouit le son de l'oisillon,

dessous l'hormeau; du pastoureau

fut entendu le chant nouveau,

allez voir la pucelette, disait le petit oiseau:

O Dieu! comment

Deerindelindoles gringoterons-nous, et vous derin delindolesgringoterez bien,

puis qu'à bien gringueloter,

c'est à nous pastoureaux.

Nous vîmes dans l'étable ce Monarque charmant,

 près de la Mère affable et de son cher Amant,

et prit grand soin de son besoin,

il était dans la misère dessus un trône de foin:

O Dieu!

de faire son offerte chacun fut curieux,

 Joseph faisait desserte d'un village joyeux,

il n'y faisait point de perte.

 nous faisions à qui mieux,

tous sans capice, et sans malice.

 Michel Chauvin portait son bon vin,

Jean Mauricière sa panerière,

Guy Gobelet un pot de lait,

nous dîmes tous à la Mère,

Vive le Roi nouvelet: O Dieu!

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 11:05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ces fêtes de Noêl, j'ai eu envie de vous présenter quelques images ou installations, sur ce sujet, que j'ai exécutées, dans le temps, en cette occasion, pour décorer des choeurs d'églises, oeuvres éphémères comme le sont ces fêtes.Les quelques vitraux seront j'espère moins éphémères.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 18:29

 

 SaintMichel terrassantle dragon

 

Baptême du Christ











Jean Louis, Nicolas.1816-1899

Un Peintre Verrier Morlaisien du XIXième siècle

 

Il est né à Morlaix, 29, en 1816 , d'un père, racleur de vase dans le fond du bassin à flot et d'une mère tenant un commerce de lait, légumes et bouillies.

 

Le tour de France

 

Grand diable, pas très solide, incapable ouvrier manuel, exempt du service militaire, trop faible de constitution.

 Il vivra jusqu'à 83 ans!

Commence par faire son apprentissage à Morlaix chez un peintre en bâtiment.

 Monsieur de La Fruglaye, personnalité régionale, veut l'envoyer à Paris, car il fait énormément de croquis. Il fait l'achat aux puces d'une boite de pastel  puis entre comme apprenti chez Bolloré, un peintre vitrier de Landivisiau.

A 23 ans, fait le Tour de France, dont le premier but est Paris. Il y suit les cours du soir chez Jullian,académie de peinture, où il suit les cours de dessin travaille entre autre chez Dauvin, verrier, petite rue du Bac. Il  gagne sa vie à Paris en faisant des copies d'anciens au Musée du Louvre, tableaux qu'il vend au prix de 5 francs la pièce.

Voulant continuer sa formation, se rend au Havres,   à Nantes, puis, à la Roche sur Yon,et Bordeaux. Travaille chez Pierre Cambronne, le général, et en rapporte une écharpe tricolore en cadeau. Malade, il passe plusieurs mois à l'hôpital de cette ville, avant de rentrer à Morlaix.

 

 

 

 

 






laissez venir à moi les petits enfants



Ouvre boutique à Morlaix et se marie.

1842, fin du Tour de France, 26 ans, ouvre boutique à Morlaix, 29,31, rue des Bourettes, épouse Mademoiselle Bolloré, fille du peintre de Landivisiau où il fit son apprentissage.

Premiers travaux , on lui confie des décorations d'églises et de châteaux. Il cherche à se lancer dans le vitrail qu'il a rencontré. Se monte un four et achète des débris de plomb, écrit à son filleul, ouvrier, par hasard, à la manufacture de vitraux de Tours, lui expliquant qu'il voudrait faire des vitraux.

La réponse est:

" une affaire qui demande beaucoup de science, d'argent et d'ouvriers" "Si la manufacture de Tours réussit, c'est parce qu'elle est d'une part aux mains du clergé."

Jean-Louis Nicolas tombe à la bonne époque.L'Eglise après 1840 se redonne un nouvel élan à la vie spirituelle, restaure ses édifices et commande des vitraux.

 

Il travaille avec son équipe dans une cinquantaine d'église du Finistère, Côtes d'Armor et Morbihan. Celle de Saint-Thégonnec semble être son point d'orgue.

Il ne connait pas les heures, travaille du matin au soir,  propose ses services aux paroisses, suit les conseils du clergé, monte aux échafaudages; sa maison atelier est un vrai musée aux murs égayés de peintures. Ses vastes fours de briques et ses grandes tables de bois  aux mutiples tiroirs intriguent

Dès 1867, son fils Louis participe. A la mort de son père, il prendra la tête de l'atelier appuyé par son frère Françis et se soeur Maria. L'atelier fermera en 1930.

 

 

 

 

Lorsque j?ai entrepris la peinture sur verre, je n?étais pas assuré de réussir ; et admettant que j?aurais réussi, il n?étais pas assuré que l?on aurait voulu me confier du travail. J?ai dû chercher tous les moyens d?économie et mes premières plaques sont tout simplement en terre jaune bien grossière ; En un mot, mon four ressemblait à ceux des peintres du XIX° et XIV° siècles? Préparant mes couleurs moi-même, je suis arrivé à les rendre assez fusibles à la chaleur du rouge cerise ".

 

"




 "L'oeuvre de Jean Louis Nicolas est essentiellement d?inspiration religieuse; Elle s'inscrit dans un contexte historique bien précis, celui de la seconde moitié du 19e siècle et dans une région limitée, la basse Bretagne et principalement le diocèse de Quimper et de Léon. Les thèmes exécutés par Jean Louis Nicolas ne sont pas dus au hasard. Ils sont souvent inspirés de la sensibilité spirituelle de son époque, et assez souvent, semble -t-il, fixés par le clergé. "R FLOCH "L'Atelier NICOLAS

Une exposition sur son atelier et son oeuvre fut montée au Musée des Jacobins de Morlaix en 1980, dans le cadre de l?Année du Patrimoine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 05:15

Le vitrail XIX°

Encore très riche au XVI°siècle, le vitrail disparaît après quelques soubresauts au XVII°

Les causes de la disparition du vitrail ;

Les causes ont sont multiples : la mode des églises claires, les gens commencent à lire Les souffleurs de n’ont plus de débouchés en verre de couleur, on détruit des verrières pour donner plus de clarté comme à Pont-Croix où le chapitre des chanoines le demande, un laisser aller qui créé une absence d’entretien.

La Révolution, avec ses excès, veut détruire les armoiries et les marques de la noblesse ; qui essaiment les vitraux ; Elle va plus loin et détruit tout ce qui accompagne ces marques de l’ancien pouvoir. Des gens, non qualifiés, sont payés pour descendre les blasons.

Le XIX° , un réveil de la conscience.

A partir de 1820, on commence à être sensible à cet art qui disparaît  et aux verrières qui sont achetées par des anglais et des américains. L’état lance un programme de sauvegarde et de recherche car la plupart des secrets de fabrication du verre ont disparus.

Les premiers vitraux apparaissent vers 1640, très proche de la peinture de cette époque ; Deux styles ou écoles s’affrontent : le vitrail tableau et le vitrail archéologique ; Ce dernier copie les vitraux des XII° , XIII°encore en place ; Nous pouvons voir cela dans les fenêtres basses de la cathédrale de Quimper. L’esprit XIX° est une imitation ou du moins une aliénation du verrier par le vitrail XII°.

 

Le verre, les grisailles, les émaux arrivent lentement.

Au XIX°, on n’est pas encore arrivé à faire le verre soufflé utilisé auparavant ; Il reviendra dans le premier quart du vingtième siècle.

On utilise alors du verre plat, non soufflé, moins lumineux, teinté dans la masse, sauf pour les bleus, les verts les rouges, qui sont plaqués, permettant la gravure à la pierre puis à l’acide

Sur ce verre, on dispose, pour faire le dessin, de grisailles (oxyde métallique), d’ émaux très proches de ceux utilisés pour la céramique. On est alors en pleine période de recherche. Mais le verre n’est pas toujours de bonne qualité, souvent trop sodique, les émaux, soit disant vitrifiable, ne font pas l’office qui leur est demandé. La fritte, verre pilée mélangée aux oxydes métalliques, ne semble pas ¨être assez importante en volume. Elle laisse sur le verre un léger voile indicateur de dessin primitif. A 600°, ces émaux doivent s’imprégner dans le

verre.

Les problèmes arrivent.

Un phénomène de rejet de ces émaux se remarque entre 20 et 30 ans après la pose de ces vitraux. . Rejet dû, comme je l’ai dit, à la mauvaise qualité du verre et des émaux et grisailles, mais aussi à la mauvaise connaissance de l’acte de peindre sur le verre .

Comment soigner ce mal.

Il n’ y a pas beaucoup de solutions, le reste de la grisaille peut être fixée avec des résines. Le dessin original peut-être retrouvé par un frottis de mine de plomb puis copié sur un autre verre qui sera collé au dos de la pièce, après reprise du dessin et cuisson.

Les résines, 10 et 20 années plus tard montreront elles aussi qu’elles ne sont pas la panacée. Ce topo date de 1989.

L’entretien de ces vitraux ;

C’est une chose importante, et la nationalisation des édifices, en 1904, n’a pas arrangé les choses car il y a eu une époque de 1939 où les paroisses n’étaient plus assez riches pour intervenir ; Depuis, on peut prendre comme date 1960 , où la préfecture rappelle aux communes, du moins dans le Finistère, que le clos et le couvert est à leur charge, qu’elles peuvent être aidés par l’Etat, les régions, les Monuments Historiques, les Bâtiments de France.

La durée de vie d’un vitrail est très difficile a estimer. On trouve des vitraux du XII° siècle dans leurs plombs d’origine, plus fréquemment au XVI° siècle. L a Révolution y a fait un grand mal, mais il y a aussi les tempêtes ; à noter deux grosses tempêtes durant le premier siècle de la vie des vitraux des fenêtres hautes de la cathédrale, 1450,1550. Il y aussi les guerres, le vandalisme qui existe depuis toujours, la rouille des ferrures et le non entretien.

 

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 05:03

 

 

 LA CATHEDRALE SAINT CORENTIN DE QUIMPER

PETITE HISTOIRE DE SES VITRAUX

Cet édifice offre pour le vitrail deux époques très différentes : celle des fenêtres hautes et celle des fenêtres basses.

Pour les premières, il s'agit du XVe siècle, et pour les secondes une époque plus récente, qui courre du milieu du XIXe siècle à 1994

Les fenêtres hautes, image de la richesse du XV°siècle si les années et leurs outrages n'avaient causé leurs pertes partielles ou complètes, cet édifice aurait à l'heure actuelle une place importante dans l'histoire du vitrail. Malheureusement, on ne peut estimer que seul un peu plus du quart des vitraux du XVe a survécu. Ces vitraux, que nous voyons actuellement, sont conservés majoritairement à leur place d'origine.

L'impact du " sac " Révolutionnaire.Pour les fenêtres basses de toute la cathédrale, il est peu probable que des verrières anciennes, à l'exception d'un élément ou deux, existaient encore lors du " sac " de 1793, beaucoup de fenêtres étant bouchées par les échoppes adossées à la cathédrale. Ce siècle ayant du remédier, avant ces événements, à la vétusté des autres fenêtres, par une vitrerie blanche. Pour les vitraux, ce " sac " révolutionnaire ne s'attaque semble-t-il qu'aux armoiries des baies hautes du ch?ur et de la nef, à porté de mains, par les toitures.

Possible négligence des restaurateurs. Par contre, il ne faut pas nécessairement attribuer à cette furie révolutionnaire. la perte de 26 visages sur 36 des baies hautes de la nef ; têtes vandalisées sans distinction de grade ou de qualité, Le mystère demeurera, ou alors, est-ce pour certaines, la négligence intentionnelle d'un restaurateur sans scrupule du XIX° siècle comme le rapporte l'archiviste Le Men, où dans un vitrail, ce personnage aurait substitué une pièce neuve à la place d'une tête ancienne simplement fêlée. Cela pourrait être corroboré par la découverte en 1993, de plusieurs visages du XV° siècle, certes en mauvais état, provenant des baies Nord et Sud du choeur de la cathédrale. Petits trafics très à la mode au XIX° siècle dont les exemples fleurissent.

Les verrières hautes du  choeur.On peut estimer sans beaucoup se tromper que dès 1415, les vitraux des 13 baies du choeur sont mis en place suivant un programme qui s'organise autour d'une Crucifixion qui prend la baie axiale et que deux baies de la famille ducale encadrent. De même on peut donner la date de 1417 pour la fin des travaux. De part et d'autres, inclus dans des niches diverses, apparaissent des saints, certains présentant des donateurs du clergé et de la noblesse, ces derniers souvent en famille.

Programme cohérent et témoignage intéressant.

En tout cas, dans ce choeur, nous nous trouvons devant un programme cohérent de vitraux, mis à part quelques apports étrangers et postérieurs, d'une grande qualité et qui est, sans doute, un témoignage intéressant de l'art du vitrail au tout début du XVe siècle. Le durée d'exécution assez courte, la composition et opposition Nord Sud, le choix prédominant de la lumière, bien dans l'esprit de l'époque pour un choeur, ne peuvent qu'y contribuer.

Qu'elle en était le chef d'orchestre de ce programme ?

Le chef d'orchestre de ce programme de vitraux ne peut être qu'un personnage hors du commun, car le seul fait de réussir à réunir sur un même plan, dans un temps assez court, sans tenir compte des prééminences et de la hiérarchie, des seigneurs, un évêque, des chanoines et des ateliers de verriers, devait être un pari fou et peut révéler un véritable talent de médiateur. Ce pourrait être l'évêque de l'époque, Bertrand de Rosmadec, qui s'est glissé humblement comme donateur dans une baie.

L'artiste n'est pas Jean Sohier.

On a dit et redit, sur des livres et lors des visites de cette cathédrale, que ces vitraux sont l'oeuvre d'un certain Sohier, Jean ou Jamin, famille qui en fin de compte n'est que préposée à l'entretien et cela plus tardivement. On ne peut donc pas associé son nom à l"exécution de ces 13 baies Une lecture attentive de ces oeuvres montre, pour ce choeur, comme pour les fenêtres hautes de la nef, la main de plusieurs ateliers inconnus, pas obligatoirement de Cornouaille, et auteurs parfois de deux ou trois verrières. Il est très possible que ce soit les donateurs( payeurs) eux-mêmes, laïcs ou clergé, qui en ont fait le choix., et c'est peut-être pour cela que les registres de la fabrique n'en font aucune mention, alors qu'à la même époque ils nous confirment les autres travaux.

Le nord aux clergé, le sud aux seigneurs !

Il a aussi été souvent dit que ces vitraux du côté nord sont " réservées pour les donateurs ecclésiastiques " et ceux du sud " aux donateurs laïcs ". Pour le Nord, cela n'est pas tout à fait vrai car, sur les six fenêtres, trois seulement offrent la représentation d'un membre du clergé donateur ; un évêque et deux chanoines. Cela n'empêche pas de penser que les trois autres ont eu un donateur dont la trace, comme de possibles armoiries, a pu disparaître au cours des âges. Cette disposition, seigneur d'un côté, clergé de l'autre, n'est pas reprise dans les fenêtres hautes de la nef et transept.

Les verrières hautes de la nef et du transept.

Ces verrières arrivent lorsque tout l'ensemble de la nef, avec sa façade occidentale et son transept, est terminé et, pour ces 20 fenêtres, il faudra attendre la deuxième moitié du XVe siècle et ce, jusqu'à l'an 1500 .

Le programme est le même que celui du choeur, avec ses niches, ses saints intercesseurs, ses donateurs dont la majorité en sont des chanoines, dont les écus s'accrochent aux voûtes. Quelques laïcs les accompagnent dans cette recherche de l'éternité. La lumière n'est pas la même que celle du choeur, elle est beaucoup plus chaude, aux teintes contrastées, bien dans l'esprit de cette seconde partie du XVe, annonçant le siècle suivant et offrant les nouvelles techniques de coloration des verres.

Les deux baies du côté nord.

Deux baies du côté nord surprennent par leur sujet hors programme : une Charité Saint-Martin et une Piéta. On peut penser que ces sujets sont arrivés là en provenance des baies basses ; à qu'elle époque ? nul ne le sait. Sur les ateliers qui y ont travaillé on ne connaît, en dehors de la technique, quasiment rien, si ce n'est, par comparaison de pièces peintes, que l'un d'entre eux à travaillé à la même époque à la chapelle du Penity en Locronan, que nous avions restauré peu de temps avant la cathédrale 

 

 

 

 

Les verrières basses et les deux grandes baies nord et sud du transept

 

 

 

 

 

Dès 1856, l 'évêque en poste, Mgr Sergent lance pour toutes ces fenêtres une campagne de création de vitraux qui sera poursuivie au cours de ce XIXe siècle, Pour cela, il est fait appel à plusieurs peintres verriers en majorité parisiens. D?autres vitraux sont posés au début du XXel siècle, 2 en 1904, et trois dans la seconde partie du même siècle en 1952,1981 et 1994.

 

Un programme décousu.

 

Devant cet ensemble de vitraux, nous sommes avec un programme décousu, où se suivent sans ordre, avec des auteurs différents, l?histoire locale, le patronage des multiples chapelles et les sujets demandés par des donateurs de cette époque, sujets qui, du moins pour ceux du XIXe siècle, mêle le vitrail tableau, reconnaissable à ses grands sujets, et, le vitrail archéologique, à ses petites scènes, dans l'esprit des vitraux du XIIe.

 

Les oeuvres plus récentes du XXe siècle n'ont rien fait pour arranger cet aspect. Quant à la nef, la vision d'ensemble de cet espace n'est pas avantagée par la dissymétrie des fenêtres, au nombre moins grand du côté sud, dû à l'emplacement de l'ancien évêché aujourd'hui musée.

 

 

 

 

 

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 17:47
Croquis d'anges musiciens
            du XV° siècle


Sont présentés ici des croquis d'éléments de vitraux de la baie du chevet de l'église Notre-Dame de Bulat-Pestivien ,commune des Côtes d'Armor.

Ces  panneaux de vitraux présentant des anges musiciens,  se trouvent dans le réseau. Leur nombre de ces artistes est de 35, ils jouent de 10 instruments différents, tambourin, flûte, viole, orgue, etc. Les accompagnent des armoiries des Boutteville, Rostrenen, Pestivien,  de Pont-L'Abbé et de Kergorlay.

La partie inférieure de cette baie, de 1852, représente une Annonciation monumentale.  Autour de cette scène on trouve à droite la Naissance de la Vierge puis au-dessus l'Assomption, à gauche le mariage de la Vierge puis la fuite en Egypte.

Nous avons profité de leur restauration pour relever ces croquis,autant des instruments que des personnages, montant ainsi une documentation, doublée de photos, qui peut nous servir dans d'autres cas de travaux. Le carton de certains de ces anges ou instruments de musique étaient réutilisés une seconde fois en les inversant, solution très fréquente dans le vitrail.
  

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 06:02

L'image présentant unefoule c'est ce que j'ai vu le dimanche 19 novembre sur le chemin de hallage;Le temps n'était pas certains, pluies et vents annoncés; A  proposde ces joueurs de Football,qui s'entrainentsur Le halage, vous trouverez le texte plus bAS;les deux marcheurs, c'est un jour gris et venteux.Les bords de l'Odet sont un lieu beau et abrité des vents; Ici le 19 novembre;  Le croquis dessous c'est la rencontre de deux dames aux chiens, la seconde portant dans ses bras un chiot, c'était le 16 novembre sur la hallage.Image que j'ai retenue, comme sont toutes les autres. Pagaille dans ma mémoire comme sur le blog. Ici, encore le halage, il est 16 heures, le 18 novembre, le temps météo et notre temps libre nous y a amené.les rameurs rejoignent leur centre  d'aviron de Locmaria.Peu de monde sur le halage.

 

 

 

 

 

 

 16 novembre, plage de Combrit, la marée a déposée sur la plage des monticules d'algues qui ne sont perdues pour personne. Il en est ainsi toutes  les fois et le cultivateurs et jardiniers écologiques viennent faire leur provision pour leurs légumes.¨Promenades 

et occupations de Novembre et croquis mémoire.

nous sommes le 2 novembre,la vigne vierge qui s'accroche à notre maison  a besoin d'être taillée, pour qu'elle ne se glisse pas sous les ardoises. mal m'en a pris. probablement dû à la chaleur de ce mur exposé au sud,ma vigne vierge c'est décollée et est tombée. Il ne reste plus que quelques moignons de sarments qui courent entre les fenêtres.3 Novembre,promenade à la cale de Rosulien. Au retour, nous remontons le ruisseau qui descend du moulin; sautons par dessus les affluents. Ce qui devait arriver, arriva. Le dernier ruisseau le dernier saut avant de rejoindre le sentier; et vlan, voila Bernadette qui tombe à plat, dans l'herbe heureusement, mais les pieds dans l'eau. Comme des gosses, alors que nous avons 144 ans à nous deux.

Le 4 novembre, nous sommes en Combrit et nous rejoignons l'allée forestière depuis Perrien Bonis. Tout au long de cette allée nous marchons levant des quantités de libellules.Elles nous quitterons lorsque nous arriverons aux dunes qui surplombent la mer.

 

 La mer, nous la retrouvons le lendemain à l'Ile Tudy, où la marée haute, poussée par un vent du sud jette ses vagues par-dessus le quai.Une flottille de mouettes les nargues.

 

 

 

Le lendemain, le 5, nous retrouvons la mer mais bien plus calme dans la rivière de Pont-l-Abbé, où nous promenons avec des amis.L' un est interessé par l'activité des mulets qui nagent contre le courant de la marée montante tout en se nourrissant.Un ostreiculteur traîne derrière un misainier qu'il remonte de l'Ile Tudy.C'est le carénage d'h iver. Le mercredi 8, autre horizon, le fond de la baie la Forêt Fouesnant et l'arrivée sur la plage de Kerleven à marrée basse qui nous rapelle des souvenirs autres avant l'installation de Port La Forêt, qui ensabla tout ce coin.

Le lendemain, autre lieu, et quelques moments, après une bonne marche, sur un banc face à la mer, plein sud, personne sur la plage ni dans les cailloux, à chercher quelques coquillages.Pas un bateau, les chalutiers vont entrer d'ici peu.Les voileux ne sont pas de sortie. Le10,noustrouvons Paris,avec près de deux heures de retard du train, qui nous a fait visiter Redon, Nantes pour retourner à Rennes. Le métro, un vendredi en fin d'après-midi,la foule, les escaliers, les invitations à changer d'itinéraire, car sécurité, portes qui s'ouvrent, se ferment, rame qui démarre, s'arrête, bruits d'un paquet dangereux. On arrive cependant à l'heure de notre rendez-vous.Le 11 nous revoila à Quimper, le temps incertain nous conseille de nous rendre sur le halage. Il est 16heures. Sur les terrains de foot que nous longeons, les équipes d'enfants s'entrainent. Quant  la pluie qui surprend, le parapluie et l'abri sous le viaduc de Kermabeuzen;

Le lendemain, une éclaircie et tout le quartier est dehors, pour eux mêmes ou pour leurs chiens;

au halage, peu de monde. Les images se sont embroullées; EN Commençant par le bas, Ile-Tudy et ses escaliers de la pointe; Audessus il s'agit bien de l'éclaircie qui permet de sortir les chiens; Ile Tudy, Loctudy? son clocher, ses chalutiers et au loin?rouge, la "machine à coudre" au large; un derrick? une centrale russe en perdition,  les hommes au-dessus profitent de la tempête et de la marée basse pour ramasser casier ou toute autre choses. Nos ancêtes étaient bien des pilleur d'épaves; =L'image dessous montre bien deux personnes couageuses affrontant le passage de La Roche Percée en cete fin de mois. bon mois de Décembre et à l'an prochain.
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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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