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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 17:38
CROQUIS D' ALLER-RETOUR LE LONG DU GOYEN DE PONT-CROIX A AUDIERNE PAR UN JOUR ENSOLEILLE, SUR L'ANCIENNE LIGNE DE CHEMIN DE FER PEU OCCUPEE CE JOUR LA PAR LES MARCHEURS. PARIS DE PONT CROIX NOUS SOMMES TOMBES A AUDIERNE EN PLEIN MARCHE. LA PLAGE DE SAINTE EVETTE NOUS A ACCORDEE UN INSTANTDE REPIS AVANT DE REPRENDRE LE RETOUR.
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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 05:19
         Cathedrale Saint-Corentin de Quimper




                Choeur,  BAIE 111

 


                    avant restauration







                                         après restauration
            « VITRAIL DU CHANOINE
                   EN CHAPE     BLEUE. »





 Ce vitrail fut sans dénomination, jusqu?à la sortie de l?ouvrage récent sur les vitraux de cette cathédrale.
:
                C?est une baie à quatre lancettes trilobées dont chaque lancette est composée de quatre panneaux de vitrail. Elle se trouve être le sixième des baies hautes du côté nord en partant de la baie d?axe.

Deux historiens de la cathédrale nous ont donné chacun leur description.
 Le relevé d?Aymar de Blois, de 1820, d?après  le registre,  plus ancien, du chanoine  de Boisbilly donne :
 «  Les panneaux représentent, l?un Notre Dame, l?autre le Chanoine Donateur à genoux, présenté par un St qu?on ne distingue pas bien, le 3° St Jacques apôtre distingué par son bourdon et son chapeau garni de coquilles et le St Antoine ayant un cochon près de lui qui est son attribut. Même observation que cy devant pour l?effigie du donateur. »

. En 1877, la description de Le Men donne ;1er Panneau (lancette) - Saint Antoine et son cochon. 2° Panneau (lancette) - Saint Jacques de Compostelle, appelé au moyen âge en Bretagne, saint Jacques de Turquie, reconnaissable à son bourdon et à son chaperon garni de coquilles. 3° Panneau (lancette) - Un chanoine à genoux présenté à la Sainte-Vierge par un saint martyr. Le haut de ce panneau a été refait. 4° Panneau(lancette)- La Sainte-Vierge portant l?Enfant Jésus dans ses bras.


                                1992.

Dépose de cette baie,  en vue d?une restauration. Il nous manque 6 panneaux entiers,  sur les 12, composants le vitrail

Il s?agit  entre autres, de deux têtes de lancettes,   de deux dais et du  panneau inférieur du saint Antoine. Deux têtes sont à reprendre, celle de saint Antoine et celle de la Vierge.

 Les gravures de repère.

Dans cette baie les gravures de repère sont extrêmement nombreuses, ce qui rend cette baie intéressante.

Devant le nombre de pièces qui constituent un vitrail, les verriers avaient trouvé la solution de graver au dos des pièces de verre des signes, qu?ils soient alphabétiques ou graphiques. ; chaque pièce étant maniée par les auteurs plus d?une dizaine de fois depuis la coupe jusqu?à la mise en plomb.

Pour notre travail de restauration, cette façon de procéder nous a souvent été utile pour redonner une place à une pièce ; les restaurations précédentes les ayant parfois mélangé
         Inventaire de ces gravures de repère.

La première lancette, celle saint Antoine, est la plus pauvre de cette baie, avec une seule gravure  dans la tête de lancette.. Le dessin est d'un graphisme proche d?un grain de café dont la fente se prolonge sur la droite. On ne peut en trouver plus, car deux des panneaux sont portés manquants.  Pour le troisième panneau, le buste de saint Antoine, il y a peu de pièces anciennes: 5, et elles sont reconnaissables.

La seconde lancette, celle de saint Jacques présente dans les deux panneaux du bas,  des petits s, et c, ainsi qu' un Is. Dans le second panneau, il y a  un e, un ZC et un S, ce dernier etant reproduit quatre fois sur les pièces du buste de saint Jacques.

Dans la troisième lancette, celle du chanoine donateur, le panneau du bas  présente trois  X, le panneau avec le dais :  ZI, IS, trois 4 et un V, un  L, et un  X.  Cette dernière lettre est probablement une pièce provenant d?un autre panneau, procédé fréquent lors des restaurations

Dans la lancette de la Vierge à l? enfant, le premier panneau possède 6 gravures prenant comme base une croix. Le second panneau, il s?agit de 8 gravures prenant comme base un Y. Ce Y et ce X sont repris 12 fois dans le panneau du dais.Les gravures y sont plus ou moins grandes, suivant la taille de la pièce. Seules deux pièces anciennes ne sont pas gravées. A noter que la tête de la Vierge, reconnaissable, ne porte aucun repère.


Saint Antoine,

Nimbé de rouge, présenté devant une tenture jaune à damas, saint Antoine revêt le costume de l?ordre des Antonins, au ton gris, avec capuchon. Il porte la barbe, et tient un livre rouge, à la tranche dorée, dans sa main droite, au pouce énorme,  pouce qui est à rapprocher de  celui que l?on retrouve chez le saint Jean Baptiste de la baie 103,

De l?autre main, il s?appuie   sur sa canne en tau,  insigne de sa dignité1. s En bas, une tête de cochon apparaît sur la droite du saint, dans un panneau de la restauration de  1992-1993. Cet animal est le symbole du démon de la luxure. On retrouve saint Antoine dans la baie 116 et dans les églises de Saint-Divy et Plogonnec pour le Finistère et Langast, dans le Morbihan avec une vie de ce saint.

 

Saint Jacques de Compostelle.

 Il est penché sur un livre grand ouvert qu?il tient délicatement de la main droite couverte d?un pan de son manteau de voyage. Ce manteau blanc  dont deux pans tombe presque jusqu'à terre est orné d?un galon  jaune dont le  motif d?ornementation est fait d?une série d?enroulements couronnés d?une volute, imitant la crête d?une vague (. Flots grecques),. Dessous, apparaît une robe de couleur rouge qui bien qu?elle tombe jusqu'à terre laisse apparaître les doits de pieds du saint. Le bourdon de pèlerin de Compostelle, mais sans escarcelle, est maintenu sous son bras gauche, permettant ainsi à la main d?accompagner la lecture. Il se protège la tête avec un large chapeau brun orné de la coquille. Saint-Jacques. Chapeau brun avec coquille Saint-Jacques. Derrière, grand nimbe rouge vertical. Se détachant sur la tenture verte. Le sol d?origine, en partie, est de grands damiers noirs et blancs mis de biais.

On le retrouvera à la baie 124 de la nef de la cathédrale, .et  ailleurs, dans le Finistère, à Notre-Dame du Crann en Spézet, dans le Morbihan, à Merléan et à Boqueho pour les Côtes d?Armor.



Vierge patronne d?un chanoine

L?attribution du saint présentant le chanoine est difficile car, Le Men et Alexandre  Thomas parlent  d? « un saint martyr », comme  Aymar de Blois, mais avec réserve :  «un  St qu?on ne distingue pas bien »

La tête qui était en place lors de la dépose en vue de la  restauration de 1992-93 était celle d?un femme nimbée. Etait-elle l??uvre de Lusson ou d?une restauration suivante ? On ne peut vraiment  statuer.
 Il pourrait s?agir d?une pièce de Lusson, très effacée et qui aurait été reprise plus tardivement. Cette retouche a rapporté les grisailles manquantes, mais le passage au four du visage,  pour la seconde fois, avec des jaunes d?argent anciens n?a pas donné les résultats escomptés. Il a fallu l?a remplacer lors de la dernière restauration. Il fut donc rétabli un visage de femme.

Et le choix se révéla bon, car la pièce au dessous révéla une fin de natte de cheveux au jaune d?argent du XVe, et un chemisier ou haut de robe blanche avec des broderies elles aussi au jaune d?argent.

Il s?agit donc une Vierge ayant comme seul attribut la palme du martyr  et portant une robe verte doublé de blanc. Tandis que la main droite tient la tige de la palme,  l?autre main repose le long du dos du donateur, auquel aucun des trois historien de la cathédrale n?a pu fournir une identité.

Comme les autres chanoines de ce choeur, il est à genoux directement sur le sol, les mains jointes, tourné vers la Vierge Marie qu?il implore. Il n?y a pas  prie-Dieu, ni coussin, objets que nous trouverons dans le transept et la nef, en fin de siècle. Il a revêtu la chape de couleur bleue que l?on retrouve pour les deux donateurs chanoine et évêque précédents. Elle est ornée d?un galons semé d?olives et de perles blanches en enlevés sur fond de jaune d?argent. L?aube blanche aux larges manches s?écrasent en de nombreux plis sur le sol, ici de damier gis et blanc.

Vierge à l?enfant.

C?est un personnage élancé, portant une petit tête à l?aspect serein, drapé dans un ample manteau blanc aux nombreux plis et au galon de couleur jaune garni de grosses olives, que l?artiste nous présente ici. Rien de commun avec les autres Vierges à l?enfant, si ce n?est ce duo mère enfant. Ici Il est tout nu, assis sur le bras droit de sa mère, bras et main recouverts, délicatesse, d?un pan du manteau. Même intention que saint Jacques pour le livre des écritures La main droite de Marie fait le geste de lui tenir le genou.  Il l?écoute, la tête couronnée de cheveux d?or, tournée vers Elle. Il pose sa main gauche contre sa joue et le droite a pris un geste de dialogue.  La tache rouge du bustier de la robe force la lumière de l?enfant et de la mère. Il fait très sérieux.

Elle ne porte pas le voile des mères, elle laisse flotter ses cheveux en nattes dorées sur ses épaules, attribut des vierges. Un nimbe rouge très foncé,  de forme ronde, immense, comme on ne le verra plus dans le reste de la cathédrale, l?accompagne sur une tenture de damas bleu. Derrière cette tenture, accrochée par les deux côtés ,aux piliers des colonnettes apparaît, et pour toutes les lancettes de cette baie, un choeur d?église avec une baie du chevet à deux lancettes  et oculus vitrés de montage losangé.

Le dais

Il est le plus élancé de  ces baies hautes du côté nord ; Avec les pièces du XVe siècle encore restées dans les lancettes c et d, un dais original était aisé à recomposer, Il était impossible de se servir de ce qui restait de la restauration du XIXe siècle. Toutes les pièces en verre incolore  étaient barbouillées de grisaille recuite et de jaune d?argent soit devenu pales soit arrivé au rouge le plus lourd.

Deux pinacles encadrent une tour dont trois faces sont visibles. Chacune de ces faces est ornée d?un  gable avec fleuron, crochets et ajouré d?un quadrilobe. Le gable central est entouré de deux pinacles.  Les crochets sont  traduits décorativement  par une succession de trois grosses perles jaunes, les deux extrêmes étant plus fines.

Au dernier étage, un clocher est entouré de quatre pinacles d?or qui démarrent comme lui  d?une tour, modèle réduit du premier étage, celle ci confortée par arcs boutants et culée.

NOTE


.     1. - Saint Antoine, fêté le 17 janvier, nous offre l?image synthétique la plus claire des rapports de l?homme au porc.
En Sardaigne à cette date, les hommes se déguisent en porc. Saint Antoine est en plein milieu de la féria de carnaval.  A cette période de l?année, les âmes des morts errent dans la tempête sous des formes d?animaux ? Ces sont ces âmes que rencontre saint Antoine lors de sa tentation. En frappant le sol de son bâton, il en fait jaillir le feu, un peu comme saint Patrick (Irlande) ouvre d?un coup de bâton le sol d?où jaillit le feu du purgatoire. Le feu est une image ou allusion du mal qu?il protège .Des récits nous racontent comment des impies qui s?étant moquées du saint sont brûlées de son feu et fuient. L?image de l?ermite était autrefois peinte dans les « chiottes » ainsi que le rappelle Rabelais. » Le feu de saint Antoine te brûle si tous tes trous ouverts tu ne te torches avant ton départ »
Quant au tau d?ermite avait plusieurs usages. On pouvait s?y appuyer durant de longs offices. Il se révèle d?une remarquable efficacité contre les diables. Et manié avec dextérité, c?est l?arme favorite des boiteux et des clochards. Le porc se retrouve dans les évangiles, lorsque le Christ exorcise un fou le long du lac de Tibériade. Le feu de saint Antoine serait une maladie de peau spécifique au trou anal, aussi une sorte de gangrène qui brûle tous les membres. Dict. Iconogr. De l?Abbé Migne 1850, sur » le feu de saint Antoine »
















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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 01:06
Cathedrale Saint Corentin Quimper
                     Ch?ur Baie 103



 Aucun historien du XIXième n?a donné d?appellation à cette baie, bien que Le Men, Thomas et Aymar de Blois se soient penchés sur ce vitrail.

Il s?agit d?une baie à trois lancettes  trilobées, chaque lancette  étant composée de quatre panneaux.

La lancette centrale est plus haute  de quelques centimètres et donne ainsi au saint Jean Baptiste une stature plus importante que les deux autres apôtres. qui sont saint Paul et saint Pierre. Cette importance est peut être voulue, il est celui qui annonce la venue du Messie.


  Il porte l?Agneau nimbé sur le bras gauche, sa jambe gauche sort d?une peau de chameau dont il est vêtu. Une robe rouge, couleur du martyr, comme son nimbe, descend sur la droite. Un phylactère où il est écrit : Ecce Agnus Dei, qui tollit peccata mundi.(voici l?agneau de Dieu qui efface le péché du monde) court autour de la partie haute de personnage

A sa gauche,  saint Pierre, présenté de profil est tourné vers lui.  Cette tête ayant disparu nous l?avons refaite suivant un dessin du livre d?Ottin. Sa robe jaune et de son manteau vert nous n?avions qu?une seule pièce  d?origine, comme il est indiqué plus bas.
Avec ses deux clés, il a le pouvoir d?ouvrir et de fermer les portes du paradis. Le plus souven, il porte ces deux clés l?une contre l?autre et rarement comme ici, l?une tournée vers le sol, l?autre vers le ciel. Ce personnage, n?est pas sans rappeler, mais plus trapu, par sa pose de profil, le tombé de son manteau vert et son l?épaule jaune, le saint Jean de la baie 100. Même atelier ? on ne peut être certain, .mais même esprit.

Le personnage de saint Paul est entièrement de 1992-1993 si ce n?est cinq  petites pièces. Visage barbu surmonté d?un nimbe vert , il est vêtu d?une robe jaune sous un manteau bleu où la pièce d?origine en est la pointe. De la main gauche, il tient  la poignée de son épée ici éfilée  dont l?extrémité se découpe sur le rideau de damas su fond rouge. Un livre à fermeture est présenté de la main droite.

                            Etat du vitrail en 1992

Dans les premières du XIXième siècle, les  écrits signalent que l?une des lancettes est détruite et que les deux autres représentent des éléments  des apôtres St Pierre et St Paul »

Lors de la dépose de cette baie et des travaux de restauration en 1992, du saint Paul, il n?a été trouvé,   comme pièce d?origine, que la poignée de son épée, la pointe du manteau bleu entourée de  trois pièces de sa robe jaune, une pièce de colonnette et sept pièces d?architectures du dais dont l?angelot formant fleuron..  Chez saint Baptiste,  ce fut un élément de son genoux entouré de sa peau de bête jaune. Chez saint Pierre, il s?agit de la clé ascendante, un  petit élément de la clé descendante, deux éléments de la tenture à damas rouge, la partie haute de sa robe jaune ainsi que la partie basse, un petit élément  haut de son manteau vert, un petit élément du sol carrelé noir et blanc, trois pièces de colonnettes. Il n?a rien été trouvé des socles du XVe siècle


Les socles et les dais.



Des premiers, comme on l?a dit plus haut,  il ne restait  donc que les pièces du vitrail du  peintre verrier Lusson, pièces dont il ne restait plus que le graphisme de plomb et des grisailles aux traits et au lavis complètement délavés.   Il a été donc été décidé, lors de la restauration de 1992-1993, de reprendre  la composition que ce peintre verrier avait proposée. Tout ne fait penser à croire qu?il en ait eu entre les mains quelques pièces, peut-être irrécupérables à l?époque. Les sols sont  donc à base de demi losanges  et de damier noir et blanc, présenté de face, puis de biais

Des dais, qui ont le grand avantage d?être identique. il  restait, en 1992-1993, juste assez de pièces d?origine pour établir un spécimen type. Il s?agit donc d?un dais trapu, présentant au premier et seul étage, trois côtés dont deux fuyants. Deux colonnes adossées, avec cul de lampe, à base carrée et surmontées d?un chapiteau, les séparent. Sur chaque  face est dessiné un gable à l'angle plus ou moins aigu, les deux à gauche et à droite, se terminant par un fleuron, le central par un socle supportant un ange habillé de plumes. Le ciel qui apparaît derrière eux est bleu pour les deux de côtés et rouge pour le central.

NOTE

1.  Les clefs sont communément au nombre de deux, l?une est d?or, l?autre d?argent .- ( XVIIe Saint-Paul-Hors-Les-Murs) ,Musée du Vatican, 1466. Elle sont toujours une dimension démesurée.  Elles sont quasiment toujours liées ensemble. Ces deux clefs sont aussi et surtout le pouvoir d?ouvrir et de fermer et ce pouvoir est un. La plupart du temps, saint Pierre les tient à la main droite ou passées au bras et pendantes.



























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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 01:06
Cathedrale Saint Corentin Quimper
                     Choeur, Baie 103



 Aucun historien du XIXième n'a donné d'appellation à cette baie, bien que Le Men, Thomas et Aymar de Blois se soient penchés sur ce vitrail.

Il s'agit d'une baie à trois lancettes  trilobées, chaque lancette  étant composée de quatre panneaux.

La lancette centrale est plus haute  de quelques centimètres et donne ainsi au saint Jean Baptiste une stature plus importante que les deux autres apôtres. qui sont saint Paul et saint Pierre. Cette importance est peut être voulue, il est celui qui annonce la venue du Messie.


  Il porte l'Agneau, nimbé, sur le bras gauche, sa jambe gauche sort d'une peau de chameau dont il est vêtu. Une robe rouge, couleur du martyr, comme son nimbe, descend sur la droite. Un phylactère où il est écrit : Ecce Agnus Dei, qui tollit peccata mundi.(voici l'Agneau de Dieu qui efface le péché du monde) court autour de la partie haute du personnage

A sa gauche,  saint Pierre, présenté de profil, est tourné vers lui. 


Cette tête ayant disparu nous l'avons refaite suivant un dessin du livre du verrier Ottin  De sa robe jaune et de son manteau vert nous n'avions qu'une seule pièce  d'origine, comme il est indiqué plus bas.

Avec ses deux clés, il a le pouvoir d?ouvrir et de fermer les portes du paradis. Le plus souvent, il porte ces deux clés l'une contre l'autre et rarement comme ici, l'une tournée vers le sol, l'autre vers le ciel. Ce personnage, n'est pas sans rappeler, mais plus trapu, par sa pose de profil,par le tombé de son manteau vert et son épaule jaune, le saint Jean de la baie 100. Même atelier ? on ne peut être certain, .mais même esprit.

Le personnage de saint Paul est entièrement de 1992-1993 si ce n?est cinq  petites pièces. Visage barbu surmonté d'un nimbe vert , il est vêtu d'une robe jaune sous un manteau bleu où la pièce d'origine en est la pointe.
 De la main gauche, il tient  la poignée de son épée, ici éfilée,  dont l'extrémité se découpe sur le rideau de damas au fond rouge. Un livre à fermeture est présenté de la main droite.

                            Etat du vitrail en 1992

Dans les premières années du XIXième siècle, les  écrits des historiens citès plus haut, signalent que "l'une des lancettes est détruite et que les deux autres représentent des éléments  des apôtres St Pierre et St Paul »

Lors de la dépose de cette baie et des travaux de restauration en 1992,par l'atelier de jean pierre le bihan,
il n'a été trouvé,du saint Paul,    comme pièce d'origine, que la poignée de son épée, la pointe du manteau bleu, entourée de  trois pièces de sa robe jaune, une pièce de colonnette et sept pièces d'architectures du dais dont l'angelot formant fleuron..

 Chez saint Baptiste,  ce fut un élément de son genoux entouré de sa peau de bête jaune.

Chez saint Pierre,pour les pièces du XV°, nous avons trouvé: la clé ascendante, un  petit élément de la clé descendante, deux éléments de la tenture à damas rouge, la partie haute de sa robe jaune ainsi que la partie basse.Il en était ainsi d'un petit élément  haut de son manteau vert, d'un petit élément du sol carrelé noir et blanc, detrois pièces de colonnettes.
Par contre, il n'a rien été trouvé des socles du XVe siècle


Les socles et les dais.



Des premiers, comme on l4a dit plus haut,  il ne restait  donc que les pièces dixneuvième du vitrail du  peintre verrier Lusson, pièces dont il ne restaient plus que le graphisme des plombs,
 des grisailles aux traits et au lavis complètement délavées. 

 Il a été donc été décidé, lors de notre restauration de 1992-1993, de reprendre  la composition que ce peintre verrier avait proposée. Tout nous fait penser à croire qu'il en ait eu entre les mains quelques pièces, peut-être irrécupérables à l'époque.
 Les sols sont  donc à base de demis losanges  et d'un damier noir et blanc, présenté de face, puis de biais

Des dais, qui ont le grand avantage d'être identique. il  restait, en 1992-1993, juste assez de pièces d'origine pour établir un spécimen type.

Il s'agit donc d'un dais trapu, présentant au premier et seul étage, trois côtés dont deux fuyants. Deux colonnes adossées, avec cul de lampe, à base carrée, et surmontées d'un chapiteau, les séparent.
Sur chaque  face est dessiné un gable à l'angle plus ou moins aigu, les deux à gauche et à droite, se terminant par un fleuron, le central par un socle supportant un ange habillé de plumes. Le ciel qui apparaît derrière eux est bleu pour les deux de côtés et rouge pour le central.

NOTE

1.  Les clefs sont communément au nombre de deux, l?une est d'or, l'autre d'argent .- ( XVIIe Saint-Paul-Hors-Les-Murs) ,Musée du Vatican, 1466. Elle sont toujours d'une dimension démesurée.  Elles sont quasiment toujours liées ensemble. Ces deux clefs sont aussi et surtout le pouvoir d'ouvrir et de fermer et ce pouvoir est un. La plupart du temps, saint Pierre les tient à la main droite ou passées au bras et pendantes.



























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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 17:18
  •         CROQUIS DE VINGT SEPT MOIS, EN CAMPAGNE,
                        AUTOUR
            DE                                                 TOULON
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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 16:55
 
 

                                   RENNES EGLISE
                                            SAINT GERMAIN


                SAINTE ANNE ,SAINT JEAN,
                   LA VIERGE A L'ENFANT


Ces trois personnages, avec la Vierge de l?Apocalypse, remplissent le haut des quatre lancettes  de la baie sud de cette église de Saint-Germain, baie qui est composée de vitraux provenant probablement de divers fenêtres de cette église , dont la baie ouest  qui possédait un vitrail offert en 1545 par une confrérie de Merciers et Epiciers de Rennes dont le saint patron est saint Michel Cette baie était en mauvaise état, les sujets incompréhensibles.

les meneaux de pierre en mauvais état.
Nous fûmes donc amenés en 1993 à la restaurer. Cela nous a permis de mettre un peu d'ordre dans la disposition des panneaux qui la composaient et rendre à ces vitraux leurs histoires.

            Sainte Anne.

Elle est assisse  dans un fauteuil en bois, un livre ouvert, posé su ses genoux, et tenu de ses deux mains.

Sur une chemise blanche elle porte un robe verte et un manteau rouge. Derrière sa tête, un nimbe orange semé de flammes
plane . Un rideau de damas bleu ferme la scène.


 Son visage, qui est ici celui d'une personne d'un certain âge, porte une certaine attention sur la petite Marie. Celle-ci, la main droite sur son coeur lit avec respect le texte de prière. Une lourde couronne de  reine lui tire la tête en arrière, laissant apparaître une mèche de cheveux blonds.

Elle porte des habits qui ont les mêmes couleurs que ceux de sa mère.

Saint Jean l'Evangéliste.

Ce saint Jean nous le retrouvons dans cette même baie mais sur plusieurs panneaux de vitraux racontant une partie de sa vie. Vitraux qui ne sont ni de la même époque ni de la même main.

Ici, il est debout devant un rideau bleu à damas, portant sur la tête le même nimbe flamboyant que saint Anne mais de couleur rouge. Son visage  est imberbe comme la tradition lui donne . Suivant cette même tradition ce visage doit être d'aspect juvénil etavoir des cheveux blonds.

Il porte de la main gauche le calice d'où sort une masse verte qui est la couleur donnée au diable et par là au serpent, en référence à la scène de l'arbre du paradis; .

 Toujours suivant la tradition, ayant survécu à l'ingestion du poison que lui avait  imposé Aristodème,  épisode de sa vie qui est rapportée dans le blog, on lui met un calice chargé d'un ou des aspic ou d'un crapaud. Le serpent porte souvent sept corps, rappel possible de la bête de l'Apocalypse, et des sept églises.

Il est habillé simplement, un manteau rouge avec col sur une robe verte..

La Vierge à l'Enfant.

Un fond rouge reçoit cette scène où la Vierge Marie est présentée avec son enfant. Elle a pris la stature, robe rouge et manteau vert, d'une femme forte, debout, portant son fils sur le bras droit et le maintenant de l'autre main. Son visage qui n'est pas de la prime jeunesse paraît même un peu sévère, très loin des autres représentations de ce sujet.

 Un nimbe blanc se détache derrière sa couronne moins monumentale que celle de l'autre scène. Une mèche blonde descend  loin sur son épaule, attribut iconographique de toute vierge.

                L'enfant , très         légèrement habillé d'une petite chemise ,  au visage, nimbé de blanc, encadré de cheveux d'or, offre un léger sourire, appuyé de ses yeux heureux, regarde le spectateur à l'encontre de sa mère  dont le regard  se perd vers la doite.

La main droite de l'enfant tient des deux doigts un objets qui peut-être un fruit. L'autre main s'attarde sur le pied gauche.
      




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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 15:29
  • CROQUIS JOURS DE MAI
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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 15:26
                RENNES EGLISE SAINT-GERMAIN

                        BAIE SUD

                    UNE PASSION


Généralités

Composée de panneaux de vitraux des XV et XVIième, siècles provenant de diverses fenêtres de cette église Saint-Germain, cette verrière de la baie sud présentait de nombreuses restaurations dont certaines du XXième avec plombs de casse et pièces de peinture pas du tout dans l'esprit de l'ensemble. Des interventions successives brouillaient la lecture et la compréhension de l'ensemble.

En 1993, cette verrière du transept sud était en mauvais état ainsi que les meneaux de pierre. Nous fûmes donc amenés à la restaurer. Cela nous a permis de mettre un peu d'ordre dans la disposition des panneaux qui la composaient.
Nous avons ainsi  pu découvrir un vitrail offert en 1545 par une confrérie de Merciers et Epiciers de Rennes dont dont le saint patron est saint Michel



A première vue, il pourrait s,agir d,une Passion, mais seulement les trois dernières  scènes en font partie. Mais, les quatre panneaux indubitablement ont le même esprit et c,est la main du même peintre verrier  que l,on retrouve.

Première scène, le tribut dû à César.

Cette première scène, avant la dépose et la restauration, nous a bien intriguée. Cet épisode était  alors incompréhensible à cause d'une ferrure horizontale  dite barlotière. Celle-ci n'était pas à sa place d'origine et cachait entièrement l'objet essentiel au sujet, une pièce d'argent,  monnaie incluse avant notre restauration dans la manche d'un des scribes. Cette scène devant illustrer le tribut à César que trois évangélistes ont rapporté.

Cette scène, comme deux autres, se passe à l'intérieur. Seule la présence d'un sol carrelé, nous l'indique. Trois personnages s'affrontent  sur un fond à dominante verte, où se glisse la tête d'un personnage attentive. Le Christ, nimbe crucifer, est  sur la gauche, en robe d'un violacé grisé, présenté de trois quart gauche, le visage lumineux dirigé vers la pièce, qu'il indique de la main droite. Il est pieds nus à l'encontre des personnages, disciples de pharisiens partisans de l'autorité romaine. Ceux-ci montrent un denier à l'effigie de César et écoute le Christ avec intérêt.
Sur leurs vêtements plus riches, au colleret d'hermines, apparaît sur le pourtour de la pièce de vêtement blanc et au bas de la robe du premier, une suite de lettres dont nous n'avons pu découvrir le sens.

Deuxième scène

L'arrestation du Christ au jardin  des oliviers.

Ici, Judas, à la tête des gardes, embrasse le Christ.

Les  gardes vont s'en saisir. Ils portent une armure du  Moyen âge, avec casque, avant bras, cuissardes, jambières et cotte de mailles qui est ici un verre rouge gravé de petits pois blancs.








Par terre, lui aussi en armure, le serviteur du grand prêtre, une lanterne à la main. Au-dessus une épée tenue des deux mains, saint Pierre vient de lui couper l'oreille.

 La main droite du Christ la recolle.

 Sur le fond rouge, un arbre vert se dessine, seule indiction du lieu, avec un petit morceau  de verre vert que l'on trouve dans le bas droit, possible  sol d'herbes.

La composition, bien qu"elle soit traditionnelle, est intéressante, assez dynamique, toute en obliques. L'artiste a semble-t-il suivi l'évangile de saint Luc avec « touchant l'oreille, il le guérit » ce que ne rapporte aucun autre évangéliste. Luc ne nomme pas Pierre, mais « l'un deux »

Troisième scène

Jésus amené chez Anne le grand prêtre.

Deux gardes, un troisième pointe le bout de son nez, présente le Christ, les bras liés, au grand prêtre qui semble venir à sa rencontre. La corde passera, des bras aux poignets,  dans la scène suivante. Les gardes seront les mêmes ainsi que leur visage, si ce n'est, dans la suivante, celui à la gauche du Christ qui a changé de position.

 Le même carton a, semble-t-il, servi  en partie pour  ces deux personnages dans les deux scènes,
Le lieu est bien indiqué, avec un sol carrelé, mais diffèrent  de la  première scène, il en sera de même pour la dernière.

Anne, le grand prêtre se tourne vers le Christ qui semble ne pas répondre à ses questions, malgré le geste aimable  du premier. Sa robe rouge est animée par un parement jaune semé de lettres dontVOSONGEVON.





Quatrième scène

Devant Pilate, devant Hérode


On ne peut définir, Pilate ou Hérode, lequel des deux est assis dans un fauteuil trône, semble-t-il en pierre.

Cependant le visage baissé du Christ et qui semble muet aux questions de l'interlocuteur donne à penser qu'on se trouve ici chez Hérode, personnage qui désirait le voir et l'interroger et qui n'eut
aucune réponse.
de la part du Christ

Le garde au premier plan, qui tient le Christ par bras, semble porter sa hallebarde de façon à barrer la fuite de son prisonnier.

Le personnage, habillé de bleu, à la droite d'Hérode, pourrait être l'un des grands prêtres et scribes qui accusaient le Christ « avec véhémence ». Dans le fond rouge de la scène il semble apparaître un feu ou est-ce simplement une pièce bouche-trou.


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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 06:04
  • CROQUIS DES 15 PEMIERS JOURS DU MOI DE MAIS
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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 04:25

                RENNES EGLISE SAINT-GERMAIN BAIE SUD

        LA DORMITION DE LA VIERGE XVI° SIECLE


        La  Dormition de la Vierge

CE sujet est très fréquent dans le vitrail et en Bretagne.  On peut dans cette région en dénombrer une quinzaine de représentation
Ce sont les Grecs qui ont donné le nom de « Dormition «  à la mort de la Vierge, car, pour eux, cette mort ne fut qu’un sommeil.

Au XV ET XVI ième siècle, la Dormition de la Vierge était, surtout plastiquement, l’expression de l’absoute, suivant un schéma bien défini.

 Il existe un récit apocryphe.« De Transitu Mariae » proche du VIe siècle, où le Christ vient au milieu des apôtres pour recueillir l’âme de sa mère. Le lendemain, le corps fut mis au tombeau et Jésus la ressuscita et les anges l’emportèrent au ciel.

Description de la scène.

Saint Pierre, revêtu d’une chape ou simplement d’un d’une étole croisée sur une aube asperge le corps de Marie avec de l’eau bénite. Il se sert d’un goupillon proche des aspersoirs en bois ou en métal du XXième siècle qui ont la forme d’un bâton se terminant par une longue touffe de longues soies de blaireau. On le nomme goupillon par analogie avec la queue du renard. Saint Pierre récite les dernières prières. C'est le cas ici à Saint-Germain.

Un autre apôtre doit tenir l’encensoir, tandis que Saint Jean tient en main le palme que lui a remis l’ange Gabriel ; c’est le palme de l’annonce de la mort de Marie.

Dans cette scène à Saint-Germain, on trouve bien saint Jean, à qui le peintre verrier a ajouté un geste de tristesse, mais pas l’apôtre avec l’encensoir. De même, ont disparu le Chist ou un apôtre tenant la croix processionnelle.

Ces personnages devaient faire partie d’une scène plus importante d’au moins quatre tableaux sur un plan horizontal. La présence de seulement la moitie du corps de Marie peut nous le confirmer.

Les trois vierges.
La présence de ces trois femmes en pleurs est semble-t-il unique,en Bretagne, . Cependant cette présence est de tradition dans les évangiles apocryphes. Jacques de Voragine parle de « chœur de vierges » ; Dans un autre évangile apocryphe,  d’origine inconnu, mais cité en 1863, on peut lire :

« Le troisième jour, vers la troisième heure, le sommeil descendit sur tous ceux qui étaient dans la maison, et personne ne put se tenir éveillé , excepté les apôtres et trois vierges, compagnes fidèles de la Vierge Marie ».

Dans cette verrière, les femmes et saint Jean en pleurs surprennent. Car si l’on s’en tient aux deux textes où saint Jean demande de ne point pleurer.

 Vitraux XV et XVIième sur la Dormition en Bretagne. Liste non exhaustive

Bannalec,29, chapelle. La Véronique, vitrail disparu.
Bazouges la Pérouse
Briec,    29 chapelle.St Corentin_Le Kreiker.    XVI
La Chapelle Janson, église,1558
Duault, 22, église,1594
Ergué-Gabéric 29,Chapelle. N.D de Kerdevot,XV
La Ferrière 22, église,XVI
Gouezec,29,Chapelle. N.D des Trois Fontaines. Vitrail disparu     XVI
Huelgoat,29,Chapelle.N.D des Cieux,XVI
La Martyre 29, église,XVI
Languidic  56,Chapelle St Diboban,1588   
Louvigné de Bais 35, église,XVI
Merléac, 22, Chapelle.St Léon, XVI
Moncontour 22, église, éléments possibles en B3,XVIe
Nantes    44,Notre Dame  . VD
Plabennec 29,Chapelle. N.D de Lesquelen. Vitrail disparu, XVI
Ploërmel, 56,église,XVI
Quimper ,29 Chapelle. Du Penity et Chapelle. Du Guéodet  Vitraux disparus,XVIe
Spézet    29, Chapelle.N.D du Crann, 1550


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