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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 17:42

L e s V i t r a u x du C hoe u r

de la cathedrale Saint Corentin

de Quimper.

 

Avant-Propos

 

Datant de 1417 à 1419, et au nombre de 13, les vitraux des baies hautes du choeur de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper subirent de nombreuses restaurations dont la grande remise en ordre du XIXe siècle qui eut lieue en 1867 et 1868.

 

Cette restauration continuera avec les autres fenêtres hautes de la nef, en 1869 et 1870, puis du transept, en1873 en 1874. Elle fut confiée par l' Etat au verrier Antoine Lusson, 1auquel succéda le verrier Lefèvre. Il exécutera son travail de restaurateur en suivant plus ou moins les données de l'archiviste Le Men. Cette archiviste fit, peu d'années après leur repose, 1877, le reproche au verrier d'avoir" trop souvent préféré se livrer à sa propre fantaisie ".2

 

Quant à ce dernier, il fut grandement aidée, par le registre sur l'état des vitraux de la cathédrale de De Boisbilly annoté en 1820 par Aymar de Bois 3

 

Les réseaux des 13 baies du choeur, où il ne restait plus rien de leurs splendeurs du XVe, siècle, furent tous garnis par ce que Le Men nomme une "  vulgaire mosaïque " 4) Pour les réseaux des autres fenêtres hautes du transept et de la nef, qui avaient subi le même sort, il fut fourni des panneaux de vitraux à base d'anges et d'armoiries, à l'exception de deux soufflets du XVe. siècle et des bustes des évangélistes du réseau de la baie 116.Ci-dessous, la crucifixion de 1417, actuellement à Castelnaux -Bretenoux

 

 

L'état des vitraux en 1993

 

 

Malheureusement, d?autres restaurations au coup par coup eurent lieu entre 1869 et 1941, date où ces vitraux hauts, choeur, nef et transept, furent déposés par mesure de protection pour la durée de la guerre et remis en place, la paix retrouvée, au fur et à mesure des crédits

a gauche est présentée la Crucifixion de 1417, actuellement à Castelnau-  Bretenoux;

Leur état, en cette fin de Vingtième siècle, où ils furent une nouvelle fois restaurés, était dramatique.

 

En 1993, On relevait, pour les vitraux du choeur, trois niveaux de restaurations du verrier restaurateur Lusson.

1°la création entière des verrières 101 et 102 sur indications de Le Men 6N

2°la copie d'une crucifixion , il s'agit de la baie 100.

3° la restauration avec apports de pièces neuves ou de panneaux entiers.

 

Techniquement et picturalement le travail de restauration est très mal fait. Ne parlons pas de la reconstitution. Lusson n'avait pas une vue d'ensemble des vitraux. On sent un travail de restauration panneau par panneau et il n'a pas senti que ce n'était pas la même main qui avait fait ces verrières et que cependant le tout était et faisait un ensemble. Car il s'agit tout d'abord d'une galerie de donateurs avec leur saint patron. Pour les visages, entre autre, il n'a pas essayé de copier intelligemment ceux qui existaient encore. Il n?a pas compris le vêtement, les armures. Et pourtant tout se répète. Le même carton étant ici utilisé au XVe siècle pour les seigneurs donateurs C'est du travail vite fait, sans recherche personnelle de documentation. De plus, ce n'est pas, semble-t-il, le même peintre qui a travaillé sur toutes les lancettes et le manque d?unité provient de ce que chaque peintre possède sa personnalité et sa technique.. Un relâchement va même jusqu'à se sentir dans certaines baies.

 

Sur la tenue de la grisaille, il y a tout ou rien à dire. Cela dépend comment on le voit, car il ne restait quasiment rien, du moins dans le choeur. Le trait de grisaille a complètement disparu et apparaît en négatif. Les lavis ont fondu. Seuls subsistaient les jaunes d'argent. Et ce désastre est signalé dès 1904, entre autre par l'abbé Alexandre Thomas.7

 

Ce défaut ne touche que les lancettes, car pour les réseaux à motifs floraux ("  vulgaire mosaïque ") les grisailles ont bien tenu. A l'inverse, ce ne sera pas le cas des anges des baies 100, 101 et 102 comme les réseaux du transept et de la nef, Cela confirme que, très souvent au XIXe siècle, les peintres avaient chacun leur spécialité. Ci-dessous, une des baies 114 et 115 de la cathédrale.

 

 

 

D?autre part, mais ici, Lusson est en dehors du coup, et cela est valable pour tout l'édifice, les solins à la chaux n'avaient pas résisté aux intempéries, les tempêtes en avaient bousculé certains, les verres se déchaussaient, les plombs lâchaient, les attaches se rompaient. Sous l'effet du poids supplémentaire des plombs de casse, les panneaux prenaient du ventre. 8Car depuis les origines jusqu'aux années 1970, la dernière restauration a lieu en 1993-1994, le seul moyen de réparer une pièce brisée était d'incorporer un plomb dans chaque fente des pièces de verre. Aussi certaines pièces offraient-elles ainsi, au fur et à mesure des restaurations, une dizaine de morceaux de verre maintenus par des plombs, dits de casse, qui enlaidissent et détruisent la lecture du vitrail. De plus une dépose, avec stockage durant plusieurs années, dans des caisses, entreposées dans des lieux humides, suivie d'une repose, après un aller retour à Paris, tout cela n'a fait qu'aggraver leur état.

 

.Quant aux verrières du côté sud, elles avaient d'importants dépôts de gypse résultant de la décomposition de la matière vitreuse par l?effet des agents atmosphériques ( sulfates et acide sulfurique) avec formation de cratères sur la face extérieure.9

 

Approche dun descriptif

 

Il a été souvent dit que les vitraux du côté nord étaient "  réservées pour les donateurs ecclésiastiques " et ceux du sud " des donateurs laïques ".10 Pour le Nord, cela n'est pas tout à fait vrai car, sur les six fenêtres, trois seulement offrent un membre du clergé ; un évêque donateur en la baie 105 et deux chanoines donateurs en les baies 107 et 111. N

 

Cette disposition, seigneur d'un côté, clergé de l'autre n'a pas été reprise dans le reste de la cathédrale.

 

Les saints avec ou sans leur (s) donateur(s) sont tous présentés dans des arcades ou niches. Celles-ci sont au nombre de trois, pour les baies 100,101 et 102 et103 ou quatre pour les suivantes.

 

 

 

Les niches

Ces niches comportent un socle, des colonnettes, accessoires obligatoires des montants de l'ouverture où apparaît le personnage, et un dais architectural.

 

Cette façon de procéder n'est pas exclusive au vitrail, elle existe aussi en sculpture pour présenter des statues. Cela fut, peut-être au départ, un style de présentation et une décoration en plus. Mais il est dit aussi que cette façon de présenter fait suite aux déclarations de Saint Augustin, ou à une transposition, lorsqu'il dit que ce sont les Saints et les Apôtres qui nous OUVRENT LES PORTES DU CIEL. C'était peut être cela au départ, mais c'est devenu très vite un style de présentation et une décoration spécifique d'époque, le rideau remplaçant la porte.. La scène se passe devant une tenture de couleurs souvent à damas dont le dessin en grisaille est posé du côté intérieur, sauf exception. Ce rideau n'est pas sans rappeler le rideau qui ferme le Saints des Saints, mais peut être aussi celui que l'on dressait devant le choeur lors des représentations de mystère. Ce rideau se retrouve dans tous les vitraux des XVe et XVIe siècles.

 

Au XVe siècle, cette présentation est quasiment omniprésente et les peintres verriers rivalisent d'invention, de recherches et de styles dans la construction de leur architecture, qui, cependant, n'est pas sans rappeler nos édifices, ils vont même jusqu'à créer des édifices imaginaires, un peu comme Victor Hugo, et ornent chaque baie de modèles différents. Ainsi, dans les fenêtres hautes de cette Cathédrale de Quimper, on dénombre dans les vitraux près de trente architectures ou dais différents.

L'auteur et le commanditaire

Il faut bien trouver un auteur !

Pour l'auteur, nous ne pouvons souscrire à la proposition de Monsieur Le Men  offrant " Un peintre verrier de Quimper, nommé Jean Soyer ou Souhier, dit Jamin y travaillait, pendant ces trois années. 11

A la page 302 de son opuscule, il ajoute que " le premier peintre de cette famille est mentionné en 1418 ", cela au sujet d'un marché pour la restauration des vitraux de la cathédrale et de la chapelle neuve, que Le Men reconnaît comme étant la chapelle absidiale.( pro reparacione vitrorum cappelle nove).

Depuis lors, tous les articles ayant trait au Vitrail et à la cathédrale de Quimper, donnent la paternité à ce " Jamino " de 1418 et au " Johannes, seu Jaminus Sohier, vitrarius, civis Corisopitensis ", de 1474, car il faut bien donner ou trouver un auteur à une ?uvre connue.

Je ne souscris pas plus à l'assertion de l'abbé Alexandre Thomas " je dois ajouter que les vitraux eux-mêmes furent faits en 1417, 1418 et 1419, par Jamin Sohier, pères de l'artiste du même nom qui peignit les verrières de la nef et du transept " Nous verrons par la suite que ce transept et cette nef ont nécessité la présence de plusieurs ateliers, comme il en est le cas pour ce choeur.

Des vitraux payés en dehors des comptes de la fabrique.

Ces vitraux du choeur, ce sera aussi le cas pour les autres, ont été payés, cela est très plausible, pour ainsi dire de la main à la main, par des commanditaires donateurs, ici des membres du clergé et des seigneurs, à un ou des peintres verriers, en dehors des comptes de la fabrique. Peut-être était-ce un don en échange d'une fondation perpétuelle ou tout autre chose que nous verrons avec la baie 113. C'est pour cela que jusqu'à maintenant, aucun marché les concernant, en dehors de la baie 100, ne nous soit parvenu, en espérant qu?un jour ou l'autre, ils sortiront de leur silence.

En tout cas, dans le choeur, nous nous trouvons devant un programme cohérent de vitraux, mis à part quelques apports étrangers et postérieurs, d'une grande qualité et qui est, sans doute, un témoignage intéressant de l'art du vitrail au tout début du XVe siècle.

Le durée d'exécution assez courte, la composition et opposition Nord Sud, le choix prédominant de la lumière, bien dans l'esprit de l'époque pour un choeur ne peut qu'y contribuer.

Bertrand de Rosmadec, chef d'orchestre du programme.

Le chef d'orchestre de ce programme de vitraux ne peut être qu'un personnage hors du commun, car le seul fait de réussir à réunir sur un même plan, sans tenir compte des prééminences et de la hiérarchie, des seigneurs, un évêque, des chanoines, devait être un pari fou et peut révéler un véritable talent de médiateur. Ce pourrait être l'évêque de l'époque, Bertrand de Rosmadec, s'il s'agit bien de lui, qui s'est glissé humblement comme donateur dans la baie 105.

 

 

NOTE :

1. - Antoine Lusson était le fils d'un entrepreneur qui fit, en 1807, des travaux de restauration sur la couverture de la cathédrale du Mans, et qui, en 1809, remploya les vitraux des fenêtres basses de cette cathédrale pour boucher une verrière haute du choeur. L'atelier d'Antoine a, semble-t-il, été fondé au Mans en 1836, puis déménagea à Paris (1862-1875). Il possédait une succursale à Rouen, tenue par son gendre. Il était notoirement connu pour travailler sous l'égide du jésuite architecte Tournesac qui lui fit, entre autres, garnir de vitraux la chapelle de l'évêché de Quimper, rue de Rosmadec Avec ce jésuite, il travailla sur des cartons de Gérente et collabora avec les peintres verriers Lefèvre, Steinheil, auteur de la baie O de la chapelle de la Victoire, les architectes Lassus, Viollet-le-Duc, et le peintre Amaury-Duval. De1855 à 1869, il restaura les vitraux de la Sainte Chapelle.

 

Dans le Finistère, dès 1854, il exécuta les vitraux de la sacristie de la cathédrale, puis, en 1863, ceux du bas du choeur de Pouldergat, enfin à Ploaré, en 1889, ceux des bras du transept. Si l'on considère la quantité de travaux qu'il fit en France, on imagine que ce n'était pas un petit atelier, et la qualité du travail s'en est ressentie. Il n'hésite pas à demander du travail et se référencie de la Sainte Chapelle et du Père Tournesac, cf. Lettre de demande de travaux pour Notre-Dame de Locmaria à Quimper.

 

2. ' R.F.Le Men, Monographie de la cathédrale de Quimper( XIIIe , XVe Siècle, 1977, p.22

 

3.- Arch .dioc. Quimper, registre de Boisbilly, 8L1, Aymar de Blois, après avoir annoté le registre, le remit de nouveau à l'évêque de Quimper, Mgr Graveran, le 5 septembre 1842, " pour l'usage de la cathédrale "

4.- R.F. Le Men, op, cit., p. 22

5.- R. Le Moigne. Journal Ouest-France de décembre 1946 : "  Nos vitraux descendus en 1942 par crainte des bombardements n'ont pas encore quitté leurs abris "

 

6.- La numérotation des baies est celle instituée par le Corpus Vitrearum Internationale. Les numéros paires sont du côté sud et les impaires du côté nord. Les fenêtres hautes prennent les centaines et le décompte commence par la fenêtre du chevet à qui l'on donne le numéro 0 pour les bais basses et 100 pour les baies hautes.

.

7.- Abbé A. Thomas, Visite de la cathédrale, 1892 ; du même, La cathédrale de Quimper, 1904

8. -Pour exemple, avant notre restauration, la moyenne du poids des vitraux au mètre carré était de 21 kilos. Après la restauration, et la suppression des plombs de casse, et malgré les doublages sur certaines pièces, cette moyenne était tombée à 13 kilos au mètre carré.

9.- La Cathédrale de Quimper, Ministère de la Culture.

 

10. - R.F. Le Men, op, cit., p.21.

11.- Le Men, op, cit. p, 21.

Jean-pierre le bihan, septembre 1999.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 06:11

Les restaurations post XV° des vitraux de la nef.

de la cathédrale de Quimper

Sur les divers comptes et marchés de travaux, il est difficile de différencier ceux ayant traits aux fenêtres hautes de la nef et les autres baies.

Le marché de 1474 avec Jamin Sohier et sa pension annuelle de cent sous passée par la fabrique, pour la réparation, ne peut intéresser que les vitraux dont la fabrique a l'entretien.

Si l'on tient compte du silence sur la fabrication des fenêtres hautes du choeur, si ce n'est la 100, on peut estimer que toutes les verrières avec donateurs ecclésiastiques ou laïques comme les seigneurs sont de leur ressort propre, création et entretien.

Cependant, en 1524, suite à une tempête, qui n'a pu probablement toucher que les fenêtres hautes, il est alloué 4 sols 6 deniers, puis 27 sols et enfin 100 sols pour les réparations.

L?année suivante, encore 100 sous pour réparer les dégâts d?une tempête.

 

En 1537, mais ici sur tous les vitraux, et certains sont bouchés par les maisons accolées, un marché, d?une valeur de 5O livres monnaie, est donné à Guyon Le Gwen, sans la fourniture et pose de chaux pour les solins, ni les échelles. Ces dernières ne peuvent indiquer qu'il s'agira obligatoirement de fenêtres hautes, qui du côté extérieur sont accessibles par les toits et dont la pose est extérieure. Du côté intérieur, les coursives ne permettent pas d'atteindre les fenêtres, les solins intérieures ou calfeutrement et certaines repiques peuvent être exécutés qu'à l'aide d?échelles. Il s'agit ici probablement de grandes échelles couplées pour atteindre intérieurement les réseaux .

Le 24 octobre 1579, on paye 108 livres 5 sous monnaie pour la réparation que Jean le Corre a fait jusqu'à ce jour autour des vitres de église, ainsi que pour les matériaux qu'il a fournie.

Aux alentours de 1599, le peintre vitrier Pierre Sortès décède. La fabrique de la cathédrale, qui a à l?époque, des problèmes financiers, est obligée de gager deux plats d'argent de 9 marcs et 6 onces, pour la somme de 52 écus qui leur restait à payer à la veuve sur le marché de réparation des vitres de la cathédrale.

 

1620. Constructions de certaines maisons autour de la cathédrale "  pour la conservation des vitraux " ! Il s'agit des derniers.

Mars 1621, le sieur Jean Brient, devant tout le chapitre, promet, avec la somme de cent livres tournois, de rhabiller, avec des vitres de Flandres, les fenêtres de la cathédrale, " grandement endommagées  Set mois plus tard, Jean Brient restitue la somme à la fabrique.

En 1632, des travaux ont lieux avec Pierre Camus pour 32 livres tournois, mais il s'agit de fenêtres de la chapelle de la Trinité . De même, en 1634, on le trouve sur la fenêtre de la Chapelle Saint-Sébastien.

1657,il est perçu, le 5 octobre, 270 livres par Jean Riault pour avoir réparé les vitres de la cathédrale suivant son mémoire de travaux

 

Le siècle suivant voit le passage d'un Guillaume Le Bodolec et d'un Noël Rogerons, vitriers.

Du XVIII° siècle, on ne recense pour le moment aucune archive, mais le 26 juin 18O9, le conseil de fabrique organise une visite de l?édifice et, dans leur rapport, signale, entre autre chose, qu'ils " ont vu clairement le mauvais état des vitraux et le mauvais état qu'on y a fait " ; " Il est donc indispensable d'y remédier ".Il s'agit des verrières hautes, car se heurtant à l'administration, dont la surveillance des travaux dépend, ils ajoutent que " ce travail n'est pas toujours facile à faire ". " et que la machine de M. Moregeac paraît bien entendre ce genre d'ouvrage est fait pour l'accélérer ".

La suite :

" Des restaurations postrévolutionnaires des vitraux de la cathédrale de Quimper " a paru dans le Bulletin de La Société Archéologique,1998, tome CXXXVII ;

s.af-www ;lefinistère.org

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 09:41



                LA CATHEDRALE SAINT CORENTIN DE QUIMPER
                        PETITE HISTOIRE DE SES VITRAUX

ci contre la Crucifixion de 1417 qui échoua à Castelnau-Bretonoux au XX°siècle.


Cet édifice  offre pour le vitrail deux époques très différentes :  celle des fenêtres hautes et  celle des fenêtres basses. Pour les premières, il s’agit du  XVe siècle ,  et pour les secondes, une époque plus récente, qui courre  du milieu du XIXe siècle à 1994

       


            Les fenêtres hautes , image de la                           richesse du                                                 XV°siècle

Les vitraux des fenêtres hautes ne peuvent  que  nous donner une mince   idée  de ce que cette cathédrale possédait  dès le XVe siècle dans  toutes ses fenêtres, autant hautes que basses. Et si les années et leurs outrages n’avaient causé leurs pertes partielles ou complètes, cet édifice aurait à l’heure actuelle une place importante dans l’histoire du vitrail. Malheureusement, on  ne peut estimer  que seul un peu plus du quart  des vitraux du XVe  a survécu.  Ces vitraux , que nous voyons actuellement, sont  conservés majoritairement à  leur place d’origine.





            L’impact du « sac » Révolutionnaire .


Pour les fenêtres basses de toute la cathédrale, il est peu probable que des verrières anciennes, à l’exception d’un élément ou deux, existaient encore lors du « sac »  de  1793, beaucoup de fenêtres étant bouchées par les échoppes adossées à la cathédrale. Ce  siècle  ayant du remédier, avant ces événements, à la vétusté des autres fenêtres,  par une vitrerie blanche.  Pour les vitraux, ce « sac » révolutionnaire ne s’attaque, semble-t-il, qu’aux armoiries des baies hautes du choeur et de la nef, à porté de mains, par les toitures.

            Possible négligence des restaurateurs.

           Par contre, il ne faut pas nécessairement  attribuer à                     cette furie révolutionnaire. la perte de 26 visages sur 36 des baies hautes de la nef ; têtes vandalisées sans distinction de grade ou de qualité, Le mystère demeurera, ou alors, est-ce pour certaines, la négligence intentionnelle d'un restaurateur sans scrupule du XIX° siècle comme le rapporte l’archiviste Le Men, où dans un vitrail, ce personnage aurait  substitué une pièce neuve à la place d’une tête ancienne simplement fêlée. Cela pourrait être corroborée par la découverte en 1993, de plusieurs visages du XV° siècle, certes en mauvais état, provenant des baies Nord et Sud du choeur de la cathédrale. Petits trafics très à la mode au XIX° siècle dont les exemples fleurissent.

                Les verrières hautes du choeur


On peut estimer sans beaucoup se tromper que dès 1415, les vitraux des 13 baies du choeur sont mis en place suivant un programme qui s’organise autour d’une Crucifixion qui prend la baie axiale et que deux baies de la famille ducale encadrent.  De même on peut donner la date de 1417 pour la fin des travaux. De part  et d’autres, inclus dans des niches diverses, apparaissent des saints, certains présentant des donateurs du clergé et  de la noblesse, ces derniers souvent en famille. 
            Programme cohérent et témoignage intéressant.
            En tout cas, dans ce choeur, nous nous trouvons devant     un programme cohérent de vitraux, mis à part quelques apports étrangers et postérieurs, d’une grande qualité et qui est, sans doute, un témoignage intéressant de l’art du vitrail au tout début du XVe siècle. Le durée d’exécution assez courte,  la composition et opposition Nord Sud, le choix prédominant de la lumière, bien dans l’esprit de l’époque pour un choeur, ne peuvent qu’y contribuer.

            Qu’elle en était le chef d’orchestre de ce programme ?

Le chef d’orchestre de ce programme de vitraux ne peut être qu’un personnage hors du commun, car le seul fait  de réussir à réunir sur un même plan,  dans un temps assez court, sans tenir compte des prééminences et de la hiérarchie, des seigneurs, un évêque, des chanoines et des ateliers de verriers, devait être un pari fou et peut révéler un véritable talent de médiateur. Ce pourrait être l’évêque de l’époque, Bertrand de Rosmadec, qui s’est glissé humblement comme donateur  dans une baie.

            L’artiste n’est pas Jean Sohier.

On a dit et redit que ces vitraux sont l’œuvre d’un certain Sohier, Jean ou Jamin  famille qui en fin de compte n’est que préposée à l’entretien et plus tardivement. On ne peut donc pas associé son nom à l’exécution de ces 13 baies  Une lecture attentive de ces oeuvres montre, pour ce choeur, comme pour les fenêtres hautes de la nef, la main de plusieurs ateliers inconnus,  pas obligatoirement de Cornouaille, et auteurs parfois de deux ou trois verrières. Il est très possible que ce soit les donateurs( payeurs) eux-mêmes, laïcs ou clergé, qui en ont fait le choix., et c’est peut-être pour cela que les registres de la fabrique n’en font aucune mention, alors qu’à la même époque  ils nous confirment les autres travaux.

               
Le nord pour le clergé, le sud aux seigneurs !

Il a aussi  été souvent dit que ces vitraux du côté nord sont «  réservées pour les donateurs ecclésiastiques » et ceux du sud « des donateurs laïcs ». Pour le Nord, cela n’est pas tout à fait vrai car, sur les six fenêtres, trois  seulement offrent  la représentation d’un membre du clergé donateur ; un évêque et deux chanoines.  Cela n’empêche pas de penser  que les trois autres ont eu un donateur  dont la trace,  comme de possibles armoiries,  a  pu disparaître au cours des âges. Cette disposition,  seigneur d’un côté, clergé de l’autre, n’est pas  reprise  dans les fenêtres hautes de la nef et transept.


                    Les verrières hautes de la nef et du transept.

Ces verrières arrivent lorsque tout l’ensemble de la nef avec sa façade occidentale et son transept est terminé et, pour ces 20 fenêtres, il faudra attendre la deuxième moitié du XVe siècle et ce, jusqu’à l’an 1500 .

Le programme est le même que celui du  choeur, avec ses niches, ses saints intercesseurs, ses donateurs dont la majorité  en sont des chanoines, dont les écus s’accrochent aux voûtes. Quelques laïcs les accompagnent dans cette recherche de l’éternité.  La lumière n’est pas la même que celle du choeur,  elle est beaucoup plus chaude, aux teintes contrastées, bien dans l’esprit de cette seconde partie du XVe, annonçant le siècle suivant et offrant les nouvelles techniques de coloration des verres. 
                Les deux baies du côté nord.

Deux baies  du côté nord surprennent par leur sujet hors programme : une Charité Saint-Martin et une Piéta. On  peut penser que ces sujets sont arrivés là en provenance des baies basses ; à qu’elle époque ? nul ne le sait. Sur les ateliers qui y ont travaillé on ne connaît,  en dehors de la technique, quasiment rien, si ce n’est, par comparaison de pièces peintes, que l’un d’entre eux a travaillé à la même époque à la chapelle du Penity en Locronan.


Les verrières basses et les deux grandes baies                         nord et sud du transept
   

 Dès 1856, l ‘évêque en poste, Mgr Sergent lance pour toutes ces fenêtres  une   campagne de création de vitraux qui sera poursuivie au cours de ce  XIXe siècle, Pour cela, il est fait appel à plusieurs peintres verriers en majorité parisiens. D’autres vitraux sont posés au début du XXe, 2 en 1904, et trois dans la seconde partie du même siècle  en 1952,1981 et 1994.


                Un programme décousu.

Devant cet ensemble de vitraux, nous sommes avec un programme décousu, où se suivent sans ordre, avec des auteurs différents, l’histoire locale, le patronage des multiples chapelles et les sujets demandés par des donateurs de cette époque,  sujets qui, du moins pour ceux du XIXe siècle, mêle le vitrail tableau, reconnaissable  à ses grands sujets, et, le vitrail archéologique, à ses petites scènes, dans l’esprit des vitraux du XIIe. 

Les oeuvres  plus récentes du XXe siècle n’ont rien fait pour arranger cet aspect. Quant à la nef, la vision d’ensemble de cet espace n’est pas avantagée par la dissymétrie des fenêtres, au nombre moins grand du côté sud, dû à  l’emplacement de l’ancien évêché aujourd’hui musée.
            
                               



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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 03:46
AU MILIEU DU MOIS NOUS AVONS ETE AU LAC DE PONT L ABBE EN PARTIE VIDE DE SON EAUX.NOUS LONGEONS APRES KERASCOET LA FERME DE KERANDRAON OU LES VACHES AU MOINS UNE EST ATTIRE PAR NOTRE PRESENCE. PLUS LOIN CE SONT DES POMMES TOMBES DES ARBRES QUI NOUS INTERESSE. NOUSEN METTONS PLEIN LES POCHES. LE PANIER N ETAIT PAS AVEC NOUS. LE LAC DU DRENNEC NOUS L AVONS PARCOURU AVEC NOS ENFANTS UN DIMANCHE. SPECTACLE GRANDIOSE DE CET ESPACE SUREALISTE.
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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 17:14

ATELIER LE BIHAN-SALUDEN quimper

 

Né en 1907 à Deuil- la-Barre, Yves Le Bihan épouse, en 1933, Louise-Anne Saluden, fille d'Auguste Saluden maitre-verrier décédé précocement.

 

Après la guerre, qui vit la quasi fermeture  de l'atelier Saluden de Brest, Yves reprend en 1945 l'atelier de vitrail de sa belle-mère, madame Saluden, que les événements avaient transféré de Brest à Quimper. De cette atelier, il restait un compagnon, Charles Grall, peintre, qui, durant toute la guerre et jusqu'à la destruction, avait gardé les locaux de Brest.

Cette ville n'étant pas reconstruite, et s'étant réfugié à Quimper, Yves ouvre le premier atelier rue Elie Fréron, au rez de chaussée de la maison des Chanoines. Le four miro à mouffle est installé dans la cour. Les compagnons seront Pierre Toulhoat, Yves Dehais, Nicol, Roger Louval, Guy Gouzard, ainsi qu'un neveu du chanoine Coêffeur. Charles Grall les a rejoint.

Les peintres, auteurs de maquettes et cartons, qui n'hésitent pas de prendre leur pinceaux et de peindre sur le verre sont alors Dehais et Noël. Ce dernier est un ami des Sérusiers et habite Paris.

Pierre Toulhoat, lors de ses études aux Arts Déco et après, fera un grand nombre de projets suivis de réalisation.

Cet espace s'avérant rapidement trop petit, l'atelier déménage, toujours à Quimper, rue de l'Hippodrome, dans un moulin désaffecté. Dehais part s'installer à Nantes et Nicol le suit. Un four électrique a remplacé le miro.Il est installé rue Saint-Mathieu dans les locaux de la Galerie Saluden, en attente d'un atelier définitif. Le transport des pièces peintes, avant cuisson et après, se faisant dans des caisses à soufflets.

 

Suite à un achat à Penhars, dans la Cité de l'Odet, le long de l'usine à Gaz, l'atelier s'installe dans un bâtiment en dur, charpente métallique et toiture de tôle, ancienne petite usine de parpaings, inactif depuis la guerre, durant laquelle il fut occupé par les chevaux de la gendarmerie allemande. Ce terrain donnait sur un petit chemin débouchant sur le chemin du halage. Il n'y avait ni l'eau courante, ni les W.C. Les toilettes du début du halage y remédiaient. Une citerne récupérait les eaux de pluie. Le four y avait été tranféré. L'automatisation n'existait pas alors et obligeait lors de la cuisson à des ballades nocturnes. Entre le chemin de terre et le local, un petit terrain avec haie de troëne, servait de parking, de stockage et de lieu de fonte du plomb que l'on fabriquait.

En 1960, lorsque Jean-Pierre Le Bihan pris l'atelier, il ne restait plus comme compagnon que Roger Louval et un apprenti.

Réalisation de cet atelier

1947, Pencran, 29, église Notre-Dame,Baptême du Christ, avec YvesDehais.1946, Plogonnec, 29, chapelle Notre-Dame-de-la- Lorette.Vierge<< Gwerc'hez vari diwalit ho pugale>>maquette, carton et peinture de André Noël, y ont travaillé, Y. Dehais, P.Toulhoat.1946, Lanvëoc-Poulmic. 29,église Sainte-Anne, avec symboles. 1947, Morlaix, 29, église Saint-Martin, FIG, transept bras droit, Vierge de Miséricorde, in mémoriam du bombardement de 1943, projet, André.Noël 1947, Poullaouen, 29, église Saint-Pierre et Saint-Paul, FIG, baie 1, les clés de saint Pierre, baie 2, saint Paul sur le chemin de Damas avec André Noël. Cf. courrier juin, juillet et septembre 1946. 1947, Landevant, 56, église, FIG, baie 4,Vierge avec Yves.Dehais, baie 5, saint Hubert et, baie 6, sainte Anne, avec André Noël. 1948, Ergué-Gabéric, Chapelle Notre-Dame d'Odet, propriété de Bolloré, FIG, avec Yves.Dehais, 2 baies, Saints Corentin, Yves, Léon, Guénolé.Melrand, 56, église, vitrerie grisaille avec cartouches à symboles.
Cléguer, 56, église, André Noël.Meudon, 56, église, Ste Anne apparaït à Nicolazic  et saint Eloi" André NoëlLignol, 56, église, André Noël.1949, Plogastel-Saint-Germain, église, vitraux de la nef.Plouescat, 29, chapelle Sainte-Anne, démolie. Cette chapelle comportait 14 baies, 4 baies cloison choeur, 2 portes fenêtres, signature 1953, Le Bihan-Saluden.1953. Penhars, Quimper, église Sainte-Bernadette. Vitraux figuratifs de Pierre Toulhoat,Plouhinec. Eglise, montage simple Guiscriff, église, porche ouest. Avec André Noël Quimper, 56, Kerfeunteun, chapelle de Kernilis, vitrail figuratif Notre-Dame du Mont-Carmel,avec André Noël. Pontivy, 56, 1949. Hopital-Hospice, chapelle fourniture d'une fenêtre.Plouvien, 29, église Saint-Pierre et Saint-Paul, FIG, 6 baies, baie 3, vitrerie de couleurs avec saint Corentin et saint Pol en cartouche, .Baie 4, idem avec saint Jaoua et saint-Jean-Baptiste, baie 9, idem, le père Maunoir, baie 10, don Michel le Noblet, baie 16, Notre-Dame de Lourdes, baie 17, C'ur de Jésus. Les premières baies sont de Yves Dehais, les autres, possible de Pierre.Toulhoat ou André Noël.Kerlouan, 29, église Saint-Brevalaire, transept, bras nord, sainte Anne, André Noël.-Bernadette. Vitraux figuratifs de Pierre Toulhoat,c. Eglise, montage simple église, porche ouest. Avec André Noël r, 56, Kerfeunteun, chapelle de Kernilis, vitrail figuratif Not,avec André Noël. , 56, 1949. Hopital-Hospice, chapelle fourniture d?une fenêtre., 29, église Saint-Pierre et Saint-Paul, FIG, 6 baies, baie 3, vitrerie de couleurs avec en cartouche, .Baie 4, idem avec baie 9, idem, le , baie 10, , baie 16, de Lourdes, baie 17, . Les premières baies sont de Yves Dehais, les autres, possible de Pierre.Toulhoat ou André Noël., 29, église Saint-Brevalaire, transept, bras nord, , André Noël.Plougonvelin, 29, église Saint-Gwenaël, baies 1, 2, 3, 4, André Noël, Nef, PierreToulhoat, Du premier, Simon Stock et scapulaire , à la demande de l?abbé Guénégan, car il existait encore une confrérie du scapulaire, et le corps de Simon Stock venait d?être transféré de Bordeaux en Angleterre en 1951.Du second, vie de saint Guénaël et celle de Don Michel le Nobletz., 29, église Saint-Gwenaël, baies 1, 2, 3, 4, André Noël, Nef, PierreToulhoat, Du premier, , à la demande de l?abbé Guénégan, car il existait encore une confrérie du scapulaire, et le corps de Simon Stock venait d?être transféré de Bordeaux en Angleterre en 1951.Du second, vie de 1952, Ile de Sein, 29, église Saint-Guénolé, FIG, saint Corentin, Notre-Dame des Naufragés, don Michel le Nobletz avec Pierre Toulhoat.1952,Ile d'Ouessant, 29, chapelle Notre-Dame d?Espérance, Kerber, baie 0,Couronnement de la Vierge, baie 1, Pentecôte, baie 2, Ascension, baie 3, Résurrection, baie 4, Assomption,et chapelle Saint-Gildas, avec Pierre Toulhoat.1954, Cléguérec, 56, église, FIG. Baie 12, sainte Hèlène avec André Noël1951, Taulé, 29, église Saint-Pierre, Nef, 26 baies, décor géométrique,Yves Le Bihan, donateurs familles Perrot, Picard, Sévére, Godec ainsi qu?un prêtre.Plougastel-Daoulas.29, Chapelle Notre-Dame de la Salette, Maison de retraite,FIG, 12 baies, baie1, Annonciation, baie 2, Visitation, baie 3, Marie au temple, baie 4, Assomption, baies 5 et 6, motifs géométriques , baie 7,sainte Famille, baie 8, Marthe et Marie, baie 9, saint Thomas, baie 10, saint Augustin, baie 11, jeune fille avec couronne de fleurs et musiciens, baie 12, sainte Anne, avec André Noël, avec , semble-t-il influence stylistique de Pierre Toulhoat, ce qui est normal, travaillant dans le même atelier.1951, Saint-Brieuc, 22, Hôpital, 1 baie avec St Augustin et S.Thomas de Villeneuve, 1 seconde avec Ste Anne et St Joseph. Cartons d?André Noêl ou Pierre Toulhoat1952, Crozon, 29, chapelle Saint-Laurent,Tal-ar-groas.FIG, 1 baie, chevet, Notre-Dame de Port- Salut ; avec PierreToulhoat. 1952, Plouguerneau, 29, église Saint-Pierre et Saint-Paul, FIG, 4 baies, Don Michel le Nobletz, avec scène de procession, baie 5, sainte Thérèse, baie 6, Jeanne d?Arc, baie 19, enfance de Jésus, avec Pierre Toulhoat.1952,Argol, 29,église Saint-Pierre et Saint Paul, FIG, baie 1, sainte Geneviève, avec PierreToulhoat.Kervignac, , 56, restauration.Guiscriff, 56, église. figuration, porche ouest, portement de croix, Andrè Noël.1954, Cléguérec, 56, église, figuration, baie 12 sainte Hélène, avec André Noël.1954, Tourch, 29, église Saint-Cornély, FIG, baies 6 et 7, André Noël, baies 8 et 9, Pierre Toulhoat.

1958, Saint-Thuriau, 56, chapelle du Gohazé, losanges.dates inconnues et travaux divers: Carhaix, 29,Kerampuil.Lanmeur, 29,Kernitron. Lanneufret, Lochrist, 56, Tréméoc, 29, chapelle Saint-Sébastien, saint Sébastien.Quimper, rue Laënnec, chapelle d'une communauté,.carton d'André Noêl.

 

 

 

 

 

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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 05:17

 0N COMMENCE PAR LE LUNDI 23 OCTOBRE. jE NE SAIS POURQUOI.LES COULEURS ONT DU ATTIRER LE CHOIX DU PROGRAMME; IL EST 9 HEURES DU MATIN ET NOUS SOMMES DESCENDUS SUR LE HALAGE. LA METEO N'ETANT PAS OPTIMISTE. CES BATEAUX PASSENT L'HIVER DEVANT LA CALE NEUVE QUI DATE DU SIECLE DERNIER. ALGUES VERTES EN FIN DE COMPTE IL S'AGIT DES ALGUES ROSES DES ILES DE CLENAN. UN COUPLE ET LEUR DEUX ENFANTS ONT APPROCHE DE L EAU.EN REALITE ON VOIT PLUS SOUVENT DES BARRIERES D 'ALGUES QUI FONT UN REMPART AUX VAGUES ET UN PARADIS de TOUTES SORTES D OISEAUX. UN BATEAU LAISSE LA BOUEE A  BABORD. A TRAVERS LES CHAMPS DE PRATARROUZ C EST LE 24. IL A PLU LE MATIN. ECLAIRCIE EN DEBUT D APRES MIDI.SAMEDI DU COTE DE LA POINTE DE COMBRIT DES BATEAUX ENTAMENT LEUR REGATES D HIVER

AUTRES CROQUIS D AUTRES BATEAUX PASSENT DEVANT LE PHARE ET LE MINARET DE BENODET. QUELQUES COURSES ET UNE DESCENTE PUIS MONTEE AU BOURG DE PENHARS.APRES CROQUIS AU PORT DE LA FORET FOUESNANT ALLER RETOUR PONT L ABBE MAISON BLANCHE LE LONG DU HALAGE QU'UN CANOE REMONTE.  DIMANCHE IL PLEUT, UN FILM NOUS INTERESSE.  A VOIR ET PEUT ETRE REVOIR. LE 12, TROIS PERSONNES SE BAIGNENT OU ESSAYENT A COMBRIT. UN COUREUR S'ENTRAINE SUR OU DANS LES VAGUELETTES. 17DEGRES.                                   DE NOUVEAU FACE A BENODET VENT DU SUD  A L ABRI DU VENT NOUS REGARDONS LES BATEAUX SORTIRENT.  AU RETOUR D UN ALLER RETOUR PONT CROIX ESQUIBIEN? AVEC UNE AMIE NOUS RETROUVONS ASSIS SUR LA PLACE UN GROUPE DE MARCHEUR ET MARCHEUSES PLUTOT CES DERNIERES ATTENDANT LE CAR POUR QUIMPER.  LE 16 MALGRE UN VENT FORCE 7 NOUS ALLONS VERS LA POINTE DE L ILE TUDY. CE VeNT DONNE L ENVIE D UN PAS DE DANSE LE LONG DES QUAIS.  LE 8 OCTOBRE GRANDE MAREE DU COTE DU CAP COZ.ILE TUDY MAREE BASSE CIEL BLEU. TOUJOURS ILE TUDY ET MAREE BASSE? CROQUIS DANS LE VENT. DENOUVEAU ILE TUDY CE JOUR Là JE DEVAIS AVOIR L ENVIE DE  .... CROQUER; INVENTAIRE D'UN GRENIER POUR LA BONNE CAUSE.MAINTENANT LES IMAGES

S'EMMELENT LE TEXTE AUSSI. JE VAIS M ARRETER. ET POURTANT IL RESTE DE QUOI.

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 20:45

édition d'un ouvrage collectif sur le vitrail

 

 

 

 


 

 

 

 

"Les vitraux de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper


Tanguy Daniel (direction.), en collaboration avec Anne Brignaudy, Yves-Pascal Castel, Jean Kerhervé et Jean-Pierre Le Bihan, édition. Presses universitaires de Rennes, 288 p.

 

 


 

 

 

La dernière décennie du xxe siècle a vu se rouvrir un nouveau « grand chantier » de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper. Ses vitraux, dont les plus anciens remontent au xve siècle, ont subi une restauration complète. Chaque verrière, reproduite ici en quadrichromie et en pleine page, est accompagnée d'une notice qui l'analyse dans le détail.

 

 

Ce volume peut se trouver à la Société Aarchéologique du Finistère, bp 1156, 2901Quimper Cedex, tel: 029895O821.



Synthèse sur un programme vitré de grande ampleur, mais aussi guide détaillé pour le visiteur curieux de s'imprégner de l'histoire de la cathédrale, ce livre peut être lu à plusieurs niveaux.

 

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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 11:34
ANGES EN PHOTOS DES VITRAUX XV ET XVI°
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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 11:34
ANGES  DES VITRAUX XV ET XVI°
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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 03:33
                    Les ANGES dans le vitrail

                    Aux XV ET XVI° Siècles



        origine ou les origines, de ou des Anges ?

En Hébreux c?est Mal'ak, en Grec, Angelos, qui signifie messager.

Ils « sont des esprits destinés à servir, envoyés en mission pour le bien de ceux qui doivent hériter du salut » Ils constituent un monde mystérieux et leur existence ne fait pas problème dans la Bible.
Dans l'Ancien Testament, Dieu est un souverain oriental. Les membres de sa cour sont aussi ses serviteurs. On les nomme : saints, fils de Dieu. Les chérubins soutiennent son trône, ce nom est d?origine Mésopotamienne. Ils tirent son char, servent de monture et gardent l?entrée. Les séraphins chantent. On voit aussi un ange de Yahweh qui peut être Yahweh lui-même.


    Auteurs de taches bonnes ou mauvaises

Il est attribué aux anges des taches bonnes ou mauvaises . Dieu envoie son bon ange pour veiller sur Israël. Par contre, pour une mission funeste, il envoie des anges de malheur. Exterminateur, le Satan du livre de Job fait encore partie de la cour divine. Après l?exil des Juifs, les anges sont spécialisés, puis ont une qualification morale. Une opposition constante existe entre les bons et les mauvais. Ces anges veillent sur les hommes, ils transmettent les prières, ils expliquent les volontés de Dieu aux prophètes.

Comment sont-ils représentés ?

Depuis la nuit des temps, l'iconographie leur attribue des ailes, probablement sous l'influence des représentations assyriennes que les Juifs connurent lors de leur déportation. L'Ancien Testament présente les anges comme des hommes, que rien ne semblent les différencier des autres. Il en est de même dans le Nouveau Testament. Saint Luc dans l?Annonciation et l'Annonce aux bergers, ne parle pas d'ailes, et il en est de même des quatre évangélistes, lors du  récit de l'Ange auprès du tombeau vide après la Résurrection. Là, les saintes femmes y ont rencontré un ange sous les traits d'un jeune homme.


Le corps est figuré de deux manières : en entier ou en partie. Il est de moins en moins matériel lorsqu'on lui enlève une partie : pieds, jambes, buste. Giotto supprime le corps. On le dissimule sous une robe. La tête seule a prévalu à la Renaissance. Alors qu'au XVe siècle, on l'habille de l'aube et de l'amict à parement puis on lui ajoute une étole croisée. L'ange peut porter un nimbe comme à Kergoat en Quéménéven, où les anges du Jugement dernier en portent un chacun. L'ange a aussi le droit à la couronne à Notre-Dame de Confort en Meilars,.

Dans le vitrail, les représentations théâtrales du Moyen Age ont beaucoup servi pour dresser des types de personnages, il fut de même pour les anges, très actifs sur ces plateaux .
Leurs fonctions


Ils adorent l'Eucharistie  et sont très souvent agenouillés,. Comme Acolytes, ils tiennent chandeliers ou encensoirs.

Séraphins, leur nom veut dire amour, ils sont rouges de visages et d'ailes, et celles-ci sont au nombre de six. ( Kergoat en Quéménéven,29)

Chérubins, leur nom veut dire proche. Ils ont six ailes de couleur bleue entourant leur tête.
Les Cérufèraires,  portent des bougeoirs, des chandeliers. Thurifèraires, ils portent des encensoirs.

Les archanges, ambassadeurs,  sont dans l'Ecriture au nombre de  trois : Michel, Gabriel et Raphaêl. Le premier revêt le costume militaire, cuirasse, bouclier, glaive ou lance, il écrase le démon .

Gabriel,
 intervient comme messager céleste  dans l'Ancien Testament, dans le livre de Daniel, puis dans le Nouveau lors de l'Annonciation. C'est lui aussi que l'on retrouve dans plusieurs passages du Coran, notamment celui de l'annonce faite à Marie. Il est JIBRIL en arabe. En faisant descendre la Révélation du Mahomet, il a, selon le Coran (ii,97) «  déclaré véridiques les messages antérieurs ( ceux de Moïse et de Jésus) comme direction et annonce pour les croyants. » Dans l'Annonciation, l'archange Gabriel est debout, il vole, il s'agenouille. il est vêtu d'une aube, d'une chape ou d'une dalmatique. Le geste est d'une allocution, trois doigts levés ou indiquant le ciel. Il tient un bâton, un sceptre, un phylactère ou un lys. Le bâton pommelé est l'insigne des hérauts.
Gabriel dans le vitrail :

Fougères, 35, église Saint-Sulpice, 1919, verrierTournel.
Guilliers, 56, église, 1915.
La Forêt Landerneau, 29, église, extrême fin XIXe, baie 4, donateur GG ( Gabriel..) non daté non signé
Plourin-les-Morlaix, 1470. d'un très beau dessin avec jaune d'argent, il porte un petit diadème serre cheveux,, ainsi qu'à la main un sceptre à fleur de lys, ses ailes sont irréalistes.
Plouvorn, 29, église Saint-Pierre, transept, Florence, XIX°
Saint-Thuriau, 56, église, porte un sceptre autour duquel s?enroule un phylactère.XVI°

Raphaël 
L'hébreu Raphaël signifie remède ou guérison de l'âme, car il remédie et guérit en son nom. Son double attribut est le Poisson, avec lequel il rendit la vue à Tobie et le jeune Tobie lui-même. Il est le patron des voyageurs et des marins, ses attributs sont le costume de voyageur soit tunique relevée et ceinte à la taille, un bâton un poisson qu?il ordonna de pêcher et un vase à remèdes.
Dans le vitrail :
Fougères, 35, église Saint-Sulpice, 1919, avec Tobie et le poisson, auteur Tournel.
                 les Anges sont aussi musiciens
            et sont très souvent représentés ainsi
                        dans le vitrail
 
Ils sont innombrables, volant dans les réseaux des tympans, devenus ciels, et leurs formes peuvent s'incorporer dans ces espaces de lumière, s'affrontant parfois l'un à l'autre, frères siamois sortis souvent du même carton et inversés, jouant  d'instruments de musique, très divers et  témoins  d'une époque.


Nous n'avons relevé que des lieux en Bretagne, région que  je connais un peu.

Dol de Bretagne, 35, cathédrale, , baie 8, ange jouant du Luth, baie 11, XIVe
Merléac, 22, chapelle Saint-Jacques . Musiciens, ils chantent, et jouent de divers instruments, de la noblesse de l'époque.
Bannalec,  chapelle Saint-Jacques
Brennilis, 29, église, baie 0, réseau XVe.
Briec, 29 chapelle de Garnilis) trompettes, ( jugement dernier) XVIe,
Bulat-Pestivien, église  22 XVI°
 Clohars-Fouesnant, 29, église, XVIe,
Dineault 29, Musée de Quimper, XVIe), pipeau, flûte,
Ergué-Gabéric,29,église, XVIe, baie du chevet, cornemuses, Dans dais, anges ou personnages certains nus, jouant de la bombarde, de la flûte
Josselin, 56, église, XVe et XVIe, Harpe, luth, orgue, alos ou flûte double, psaltérion.
Langast, 22, église, XVIe, harpe
Lantic, 22, 1462-1465 chapelle Notre-Dame de la Cour,  ils jouent de la musique, d?autres chantent, d'autres  présentent des armoiries.
Louvigné de bais, 35, église Saint-Patre, Vie de la Vierge, réseau, anges musiciens
Magoar, 22, église, baie du chevet, XVIe, réseau
Meal-Pestivien. violon . trompe, dans un Jugement dernier
 Meilars, 29, chapelle ND de Confort, jouant en même temps tambourin et flute, anges jouant de la Harpe. Ils sont dans cette chapelle, représentés dans la scène de la Vie à Nazareth comme de petits serviteurs, ramassant les copeaux de bois de Joseph ;
Pont-Croix, 29. Anges, lors de l?Annonciation, jouant cithare, lyre, orgue portatif. XVIe.

Rochefort en Terre, 56,  le château, présente une très belle collection de ces anges musiciens et de leurs instruments :  luth (habillé)XVIe,  cornemuse ( tout nu) XVIe, Harpe, XVe, ange une seule pièce en verre blanc jouant de deux tambourins, ange jouant en même temps pipeau et tambourin.
Ange portant un phylactère avec en gothique, Gloria in exelcis Deo et in terra pax.
Pièce ovale avec ange nimbé aux long cheveux  au jaune d?argent foncé, jouant d?une harpe au jaune d?argent moyen, en tournant sa tête.. 1 pièce de fond bleu
d?origine.
Autre ange,  pièce se terminant en pointe, possible  bas d?une mouchette  même provenance, déroulant un phylactère dont le texte gothique est difficile à déchiffrer.
Ange au dessin plus fruste et au trait  noir sur verre incolore dans petit panneau de vitrail à fond rouge. Se présente de face, la tête tournée vers sa droite, ailes dépliées, il jouent  des deux mains, une en l?air prêt à frapper, sur  deux  tambourin accrochés à sa ceinture et pendant  à droite et à gauche.
Ange au visage adulte, assis  tout nu, sur une nuée aux ailes violettes jouant de la bombarde, partie de ciel bleu XVIIe provenance A
Rondelle avec ange bouclé volant jouant de la flûte


Saint-Ave,56 chapelle, bombarde, tympanon, psaltérion, cithare sur table, luth, tambourin, la main droite en l?air avec baguette, l?autre sur le tambourin ;
Spézet, 29, église, XVIe, baie 4, cornemuse, orgue portatif, luth., baie 5, violon

Le XIXe n'est pas en reste. A Plougasnou, l'église, présente dans le réseau de la baie du chevet, mandoline, violon timbale, flûte, auteur Cleach. de Saint-Pol de Léon ; 1852.Un autre verrier de Morlaix, Jean Louis Nicolas, nous en offre tout au long de sa carrière. Ce siècle n'a pas le naturel des XV et XVI°, Il est un peu trop efféminé. Un inventaire sera peut-être dressé plus tard.

                    Partitions de musique.

Certains  anges sont sur  fond de portées de musique ; C?est le cas à l'église de Guengat,29,  baie 3, dans un vitrail du XVIe, les anges portent des phylactères avec partition de musique
 Kernascléden, 56, l'église, XVe, du côté sud, et hors vitrail, sur les voûtes de l'église, quatre anges jouent d'un instrument de musique, les quatre autres, partition à la main, chantent. Une professeur de musique, Agnès Brosset, de Pontivy a pu déchiffrer la partition et retrouver les originaux. Il s'agit d'extraits de partitions déjà répertoriées, telle la messe de Barcelone  qui a pu venir
avec saint Vincent Ferrier, missionnaire espagnol venu évangéliser la Bretagne. Il était aussi compositeur de musique.
. A Ploërmel, dans l'église, la  baie ouest en présente.

Les anges musiciens dans des dais se voient à Gouézec, Dineault, Clohars-Fouesnant, Le Faouët, Bannalec, Saint-Fiacre, etc

La bombarde.
On la trouve ailleurs que dans le vitrail breton, comme à Ergué Gabéric, à Clohars Fouesnant, à Quimper au Musée Départemental Breton. Au XVIe  siècle, elle est à Sens, dans l?Yonne. Dans la rose nord de la cathédrale Saint-Etienne, on peut voir aussi un ange jouant de cet instrument.

Autres spécialités des Anges
 

Anges buccinateurs. Muscles de la joue tirant en arrière la commissure des lèvres. Provient aussi de buccin, ancien instrument à vent, sorte de trompette. Le buccin est aussi un mollusque à coquille blanche.

 Anges psychopompes. Anges dont la fonction est de recueillir l'âme des morts, puis au XIV e siècle apparaît la fonction de recueillir en vol le sang du Christ dans des calices..

 Le Faouêt, 56, chapelle Saint-Fiacre, Arbre de Jessé, vers 1540.
Huelgoat, 29, chapelle  Notre-Dame des Cieux
 Langast.22. église 1508-1579 ,
 Merléac, 22, chapelle Saint-Jacques. baie 2,  XVe
Pleyben., 29, chapelle de Lanneleg 1490-1500.
Plomelin, 29, église 1978,JPLB
Runan, 22. 1423

Les anges ont aussi différentes fonctions .

Ils tiennent des rouleaux, des phylactères,
Cast, 29, chapelle de Quillidoare, un livre.
Dol de Bretagne,  XIV
, cathédrale, baie 8 phylactères à inscriptions gothiques.
.Merléac, 35, chapelle Saint-Jacques, XIVe, réseau.

Ils portent des armoiries ;
Penmarc?h, 29, église Saint Nonna, XVIe, baie 2

Ils portent les  instruments de la Passion ;
Ils escortent, ils soulèvent
Ils annoncent la bonne nouvelle aux bergers,
Ils portent au ciel les âmes, qui ont pris la forme d'un enfant  On trouve cela dans presque toutes les Passions XV  et XVI° bretonnes,  avec l?âme du bon larron, tandis que le diable s?occupe du mauvais.
Ils appellent au Jugement Dernier, munis d'immenses trompes
 Ils servent Jésus au désert.
 Ils servent Marie comme à Lantic,22, chapelle N.D.de la Cour. 1463.où la Vierge tisse  sur un métier et ceux-ci lui apportent des navettes de toutes les couleurs.

Les anges et les couleurs.

A Notre-Dame de Confort en Meilars, les anges qui entourent le Christ et saint Jean, au sommet de l'Arbre de Jessé, sont rouges, jaunes et verts.
A Quéménéven, en la chapelle Notre-Dame de Kergoat, ils sont de même lors du Jugement dernier.

Anges asexués ?

A Spézet, chapelle  Notre Dame du Crann, dans la Passion, pour  certains anges, l'artiste na pas hésité à transgresser l'iconographie qui donne des anges asexués. L'un d'entre eux , ou plutôt l'une, porte seins et lèvres .

Anges avec « SILENTIUM »

A Collorec,n
dans l'église,  ce mot se trouve sur un phylactère,  et l'ange porteur met le doigt devant la bouche.





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