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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 04:03

Chapelle de la Trinité.





La baie du chevet dite aussi maitresse vitre possède encore des
restes, de vitraux  dans deux lancettes et des armoiries, d’une verrière de 1535. photos janvier1990.
 
On pouvait voir aussi dans une autre baie, qui a disparu, le portrait en pied de Geoffroy des Portes, recteur de Melgven vers 1520,



  En1624, La dame de Kerguichen déclare posséder  deux écussons armoyés des armes du manoir de Coetforn en la maîtresse vitre et deux autres sur une autre vitre du côté gauche dudit autel.La maitresse vitre contenait plusieurs armoiries dont celles des Perrier de Coetcanton. De gueules à trois rencontres de boeuf d'or, Sceau de 1390) et des Kerloagwen,seigneur aussi de Coetcanton en Melgven .D'argent à l'aigle déployé de sable, membrée et becquée de gueules, avait comme devise:Sans Effroy.

En1666, le seigneur de Kergoat avait trois écussons dans la grande vitre maitresse vitre) et trois autres dans le vitrail côté évangile et quatre écussons dans la vitre qui éclairait l’autel Saint-Yves.

1856, le 5 avril, La foudre détruit neuf fenêtres  Pierre yves Le Maître 14.11.1994

1904, Le chanoine Abgrall note «  on trouve l’effigie de la Sainte-Trinité, saint Pierre, les têtes et bustes de saint Christophe et sainte Barbe, un écu de sable à l’aigle impériale et le même en alliance avec un autre d’azur au lion rampant d’argent (Pont-Croix).

1931-1932, bulletin de la socièté archéologique:.La maîtresse vitre contient plusieurs écussons:
 ceux de France et de Bretagne,

celui des Harscouët de Saint  -Georges, D'azur à trois coquilles d'argent, dont la devise est:henor ha franquiz.
Des Brossard 
ou plutot Brossaud de Juigné, paroisse de St Herblon  Pour le premier:De sable à trois fusées d'argent en fasce,  surmontées d'une étoile de même, ou D'azur au chevron d'argent.Pour le second, D'azur au lion d'argent, chargé d'une face d'hermines Famille allié semble-t-il à la bretagne.

Des Kermorial,
 Des Mahault, sir de Minuello
, paroisse de Melgven,références et montres de 1426 à 1562 paroisse de Melgven.

 Dans la vitre à droite ceux des Le Scaff, ou Scanf, sieur du Fresque, de Kerancaudren et de Kerleau, paroisse de Melgven, références et montres à Melgven de 1426à 1536, De Tréouret,            




Description des baies;
la numérotation des baies démarre de la baie du chevet (ou maîtresse vitre)  qui prend le numéro zero. Les baies côté nord prennent un numéro impaire en partant du 1, les baies sud prennent les numéros paires partant du 2

Baie 0,  baie à 3 lancettes trilobées de 4 panneaux  de vitraux par lancette, et un réseau  composé de 5 soufflets et d'1 écoinçon.

Baies 1 et 2,elles ont 2 lancettes à plein cintre et 4 panneaux et 3 soufflets.

Baie 3, 2 lancettes trilobées de 2 panneaux et 3 soufflets, montage tranchoir en losanges, verre blanc
Baies 5 et 6 baie à 2 lancettes de 4 panneaux et réseau en fleur de lys,  montage borne en pièces couchées en verre antique,
Baies 7 et 8, 2 lancettes à plein cintre de 4 panneaux et 3 soufflets, montage borne en pièces couchées en verre antique, Pour la 8, verre cathédrale, idem en neuf

1939,Travaux du maitre verrier Jean-Jacques Gruber qui  modifie le regroupement  des pièces anciennes dans les deux lancettes figuratives de la maitresse vitre; ce regroupement daterait, suivant l'avis de Françoise  Gatouillat,  du milieu XIX°siècle."Les Vitraux de Bretagne" p.149.Il aurait été l'auteur des vitreries qui accompagnaient  les deux lancettes centrales.Celles-ci étaient bien endommagées en 199O, vandalismes et tempête de 1997.

1990.Travaux, de l'atelier jean-Pierre-Le Bihan sur un OS de 1990,qui comprend les baies 1,2,5,6,7,8 qont les vitraux autre que la maitresse vitre étaient en mauvaise état.  


 
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 17:53
GOULIEN

Eglise Saint-Goulven.


Baies 1 et 2, vitraux en grisaille, non signés, non datés, proche de 1914.

  En1949, restauration des vitraux alors en place par l'atelier Le Bihan Saluden de Quimper avec la fourniture de barlotières(ferrures) galvanisées


En 1985 et 1986,pose de vitraux non figuratifs dans des baies cintrèes à unique lancette de 2 panneaux: par l'atelier Jean-Pierre Le Bihan qui remplace  la vitrerie losange en mauvais état.


Un vitrail avec un petit Baptême du Christ  est posé dans les fonds baptismaux.

En 1999,Travaux d’entretien sur la baie 1  suite à vandalisme

Sur les vitraux disparus après de XVII° siècle, autant à l'église qu'à la chapelle Saint Laurent, voir blog: Goulien église et chapelle Saint Laurent, vitraux disparus.
 
Auparavant, vitrerie losange en très mauvais état.

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 16:34
 N
ous nous étions donnés rendez-vous

 dans un centre de vacances en bord de mer,
 sous les pins, non loin de Pont Mahé;
 ertains ne s'étant pas vu depuis bien longtemps;certains amis d'amis. Ce qui n' a pas empêché de découvrir les environs proches, d'où ses croquis, un peu livrés ici dans le désordre d'images, passant des rencontres, à l'habitat et aux paysages du littoral.


 



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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 16:19
PLOUENAN




Aux XV° et XVI° siècles, le seigneur de Plouénan était,  un de Pennaneac'h.
 
Il avait ses armoiries evec celles des de Carman:
 en la chapelle de Notre-Dame de Locmaria en Plabennec,
 en l'église paroissiale de Sibiril,
 à la chapelle de Saint Jean  de Balaznant sur deux vitraux,
à la basilique du Folgoet, en plus de la grande vitre, du côté extérieur en taille de pierre, aux deux cotés de celle ci.

On retrouve ses armoiries aux Carmes sur la pierre tombale élevée qui se  trouvait au milieu du choeur.sous les voûtes, allié avec Vieux Chastel, Rosmadec.

En 1534, Claude de Carman, soeur de Louis de Kermavan, avant son mariage avec François de Maillé, revendiquait, aux diverses réformations et Montres de 1426 à 1534 une dizaine de seigneuries autant en Léon qu'en Cornouaille et Vannetais, dont celles des Pennaneac'h en Plouénan.

Eglise Saint-Pierre 1884-87 Paroisse du diocèse du Lèon

                    Edifice en ruine en 1770  reconstruit en fin XIX°siècle.


En 1614  le marquis Charles de Maillé fit relever par le peintre vitrier de Saint Pol de Léon, Jean Bourricquen, un Bref état des prééminences de Carman.Celui-ci fit ce travail sur une trentaine d'églises et chapelles; On y trouve l'église et la chapelle de Kerellon.la chapelle saint Jean, la chapelle saint Grégoire


L'église paroissiale de Plouènan.au XVII°siècle.

Relevé de Jean Bourricquen, l'écrit et le relevé en couleurs;

L'écrit. Au pignon sud,A, oculus à six lobes aux armes de Carman du Chastel avec couronne de marquis, collier de saint Michel et feuilles de chênes de couleur verte dans cinq  pétales sur fond jaune ;

La vitre B, Au-dessus de l’autel proche du grand autel, côtè de l’évangile,  le vitrail est fait de deux lancettes trilobées et d’un soufflet. Celui-ci présente dans un rond les vieilles armes de Pennaneach, que l’on retrouve avec cinq autres blasons.
Entre l'autel précédent  et le grand autel C et, sous une voûte, il y a une tombe  élevée, armoyée et engravée des armes de Pennaneac'h. 3 besants ou billettes plus un écusson.
En la voûte au-dessus, D, sont les vieilles armes de Pennanea'ch.
 

Travaux des XVII°siècle sur les vitraux de cette église paroissiale.


1723, Jean de Kergrach  répare des vitres.
1775, Vincent Berdelo, maître peintre vitrier effectue des travaux.






Chapelle Notre-Dame de Kerellon
                    Remonterait au XVIIe, remaniée en 1897.

1614. Relevé des prééminences du marquisat de Carman dressé par le peintre vitrier Jean Bourriquen.
La maîtresse vitre se présente avec deux lancettes trilobées  vides de figuration, et trois quadrilobes. Le premier porte les armes de Carman entourées de cuirs. Le second présente quatre blasons sur fond de couleurs, tandis que dans le troisième le blason avec le lion du Léon est inscrit dans un rond.


 En la chapelle de saint Jean, à Ponthéon,
chapelle des Pennaneach à la dite paroisse, est la grande vitre avec les armes de Kerman et Pennaneach allié avec Rosmadec et le Vieux Chastel A la dite paroisse.
Dans la lancette de gauche le vitrail du bas présente, en orant, le couple Marguerite de Pennaneach et Tanguy de Kerman, présenté par un saint Tanguy. La lancette de droite évoque le martyre de sainte Marguerite.

1614.La maîtresse vitre est à deux lancettes dont chacune est séparée au milieu par un meneau horizontal et un quadrilobe comme tympan. La couleur de fond de toute la baie est le bleu. Le tympan porte en son centre un heaume enrubanné d’hermines avec sur le chef rouge le lion du Léon et dessous le blason du Léon. La phylactère de droite avec la devise DIEU AVANT est séparée du heaume par une descente  de Rosmadec.
Les têtes de lancettes offrent les armoiries de Rosmadec, Vieux Chastel et Pennaneach entourées par panneau de vitraux de quatre phylactères avec devise. Dans le panneau de gauche saint Tanguy, barbu, orfroi rouge robe blanche présente le couple à genoux, sans prie Dieu de Marguerite de Pennaneach et Tanguy de Carman.( 1418-1453) ce dernier porte le Lion du Léon. A droite une scène du martyr de sainte Marguerite, au moment où on essaye de la noyer dans une cuve. Ce qui est étonnant ici, c’est que l’eau est chauffée. Elle est dans l’eau jusqu’aux coudes, les mains jointes, toute nue. Un serviteur, sur la droite, pantalon rouge,  gilet blanc aux manches retroussées, bottes noires, lui verse de l’eau sur la tête, un second à gauche, chausse rouge, justaucorps blanc ; semble lui frotter le dos  tandis qu’un homme coiffé observe la scène.
A propos de la sainte Marguerite, le chanoine Pérennes dans l’opuscule sur Plouénan livre ces quelques lignes « On y voyait le supplice de saint Jean L’Evangéliste à Rome, à la Porte-Latine, l’un des bourreaux attisant le feu et l’autre déversant sur la tête de l’apôtre une potée d’huile bouillante. »
Pour moi je penche pour la première lecture, on a bien essayé de la noyer dans une cuve d’eau.



1706, sieur de Richeville, maître peintre vitrier de Morlaix, met en place des vitrages neufs pour 58 livres 13 sols.
1775-1785. Vincent Berdelo effectue divers travaux.

Chapelle Saint-Grégoire.
  
Edifice disparu.
Pennaneach de la dite paroisse, est la grande vitre aux armes de Kerman, Pennaneach, allié avec Rosmadec et le vieux Chastel

          

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans XVI°DISPARU XX°ENPLACE
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 16:41
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 20:11
LMarcheurs, marée basse er brume du matin.
Nid dans une
dune, nous nous étions reposés par hasard sur le haut droit de ces trois oeufs, tâches bleus sur un fond gris bleu. Dès notre départ, la mère s'est avancée lentement en vérifiant  que nous partions bien.












Cavaliers sortant de l'eau



























L'ancien
embarcadère























Le gué


Ile Tudy

L
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 19:37

LE FOLGOËT, Finistère

.
Plan de la basilique et des baies.


Eglise de Notre-Dame du Folgoët.paroisse depuis 1829.

Cet édifice fut fondé le 10 juillet 1409 par le duc JeanV.

Son successeur Jean VI (1399-1442) époux de Jeanne de France, aurait fait venir des ouvriers de toutes parts et les aurait fait travailler sans cesse.

Ce qui permit qu'elle  fut bénite et consac
rée à Notre-Dame en 1419 par  Alain, évêque de Saint-Pol-de-Léon.

 Louis XII( 1462), "Père du peuple", fit un voyage avec son épouse.Anne de Bretagne, Il donna alors une somme d'argent considérable pour que soit terminée la construction

En 1506,
la Reine Anne de Bretagne  de passage en Bretagne y fit un pélérinage.


        Baie du chevet dite aussi  baie 0

.
1450,
armes d’Alain de Coëtivy,  abbé de Redon, évêque de Dol, puisde Cornouaille et de Redon, procure à la canonisation de Saint-Vincent Ferrier, cardinal du titre de Saint-Praxède en 1449,prélat légat du Saint-Siège de 1448 à 1474,  date de sa mort à Rome.
 Ce Vincent est un dominicain catalan appelé en Bretagne en 1416 par le duc Jean V  Son culte  est dû aux dominicains, dont  faisait partie Vincent qui fut un dominicain catalan appelé en Bretagne en 1416 par le duc Jean V et mort à Vannes en 1419.


 Cette famille, des de Coêtivy est présente aux références et montres de1426 à1503, et sont les seigneurs des paroisses de Plouvien,Plouguerneau, Plouédern, Kerhuon et Guipavas.

1643, Cyrille. Les seigneurs du Chastel tiennent le costè de l’épître dans la grande vitre du choeur.charmoyée des armoiries de cette maison.

L’on voit encore jusqu’à ce jour , 1643, l’effigie d’un seigneur, probablement Tanguy du Chastel, à cheval, armé de toutes pièces, avec sa compagne à genoux,Marie du Juch, ayant auprès d’elle un escusson mi party du Chastel et du Juch.( 1501, date de leur mariage)



1606,
 le 10 juillet, «  Le seigneur de Sourdeac, idem Rieux,  illustre maison alliée à celles de Bretagne, trois d'entre eux furent gouverneurs de Brest de 1589 à 1631,
  put mettre et apposer ses armes en la grande maîtresse vitre de ladite église en la rose d’icelle, aux deux soufflets, estants en dessous de l’écusson de France et de Bretagne, my party estant du milieu de la rose.
.
1614, Aveu de prééminences de Carman,


Vitre de la chapelle Notre-Dame au côté de l’épître, (baie 1) datant de la seconde moitié du XVIe.( 1565-1575).

 La plus grande vitre de la seconde baie à droite (baie 4)est composée de six lancettes trilobées

dont les quatres centrales représentent une Nativité avec bergers et une bergère portant au bras et sur la tête un panier.



  A l’extrême gauche, un seigneur  Maurice de Carman, en orant, devant un prie Dieu avec son heaume à ses pieds. Il est présenté par saint Maurice.  A l’autre extrémité, son épouse Jeanne de Goulaine,  est devant un prie Dieu, et est présentée par saint Jean Baptiste
La rosace au-dessus est aux armes des Carman, alliés au Goullaine, Léon, Dinan, Perrier, Vieux Chastel, Pennaneach, du Chastel, la Forest, Coëtmen Léon.

A propos de cette nativité et de cette bergère avec un panier sur la tête, le sujet me dsait, et  me dit encore  quelque chose. J'ai cherché et suis arrivé à la cathédrale de Quimper à la chapelle de Notre-dame des Victoires. Un vitrail de Stenheil daté de 1868. présente une femme, tenant de la main gauche un panier posé sur la tête, panier débordant de fleurs et tenant un enfant portant d'une gerbe de fleurs de l'autre main.Cela ne m'a passuffit.

La place des bergères dans le théâtre  et mystère religieux du XV° siècle était fréquent. On les voit  dans les heures de Simon Vostres à l'usage d'Angers, où elles sont deux, autour de l'enfant Jésus offrant l'une agneau, la seconde un fruit. Il en est de même dans le Mystère de la Nativité conservé à Chantilly  où l'on retrouve les deux femmes, mais la seconde apporte des fruits, noix et prunes.Dans les deux cas, elles portaient le nom de Mahault et de Eylison.

1623, armes des seigneurs de Kermaon ou Carman.
1625, aveu du doyen Cuptif: « en la principale vitre étaient les écussons et prééminences de sa majesté. »  Albert Le Grand


 de CARMAN;
Les premiers Carman s’appelaient Kermavan, les seconds Plusquellec et les derniers Maillé.
 leurs armoiries ont suivi les trois époques. 1° au lion d’or, sur champ d’azur , ou bien d’azur, à une tour sommée de trois tourillons d’argent, le tout posé sur une roue de même, contrécartelé d’or, sur lion d’azur,
2°d’argent s,surà trois chevrons de gueules, fond
« 3°, d’or, à trois faces entées de gueules

La devise était,pour les plus vieux : Dieu avant Kermavan ou en latin :Antequamabraham puisset, égo sum !








1839.« La croisée du fond est garnie de vitraux de couleur très sombre
qui contribuent encore à la majesté sévère de l’édifice » Voyage en Bretagne. Fortuné Abraham du BoisGobey.


Baie 1
(Elle n’existait plus en 1838.) Description:

En la vitre au dessus de l’autel, armes de Guicquelleau en alliance avec Kergournaclech.
probablement ou plutot Kergournadec'h, qui est présent aux références et montres de 1426 à 1543, Il est Seigneur de Kersaudy en la paroisse de Cléder,  et aussi d'autres lieux en,Plounévez Lochrist, en Ploujean, Plouezoc'h et Plougasnou Sa devise était En diex est, et Chevalerie de Kergournadec'h.

Suivant une tradition rapportée par Albert Le Grand, cette famille aurait pour auteur un jeune guerrier de cléder, nommé Nuz, qui combattit au XVI° siècle un dragon, qui désolait le Léon, à qui Guitur, comte du pays, donna en récompense une terre qui en mémoire de son exploit, fut appelée Kergournadec'h, ( la maison de l'homme qui ne fuit pas).



Baie 2, En 1839, Kerdanet relève:
Dans la fenêtre au dessus de cet autel sont encore les armoiries de l'illustre maison du Chastel . On y voit un chevalier (si ce n’est pas Tanguy du Chastel lui-même) mais cette fois à genoux, la tête découverte et prosterné devant un prie-Dieu. Il y avait, vis-à-vis de lui,  le portrait de sa très chère compagne, mais ce vitrail a disparu. Quelques médaillons décorent en outre cette fenêtre.

Baie 4.
Les armoiries de la Maison de Coëtivy occupent la fenêtre supérieure. Cette fenêtre est parsemée de petites étoiles roses peintes avec art. Là, figure un seigneur de Coëtivy, avec sa femme, son écusson et sa devise « Prest ve »
 ( Potier de Courcy donne « Bepret, » « Toujours ») En plus on remarque une Résurrection, avec des morts sortant de leurs tombeaux, le cardinal ( + 1474 lui même se levant au milieu de ce groupe, la tête couverte de son chapeaux à grands bords, à forme plate. Sa résurrection est glorieuse. La fenêtre lui a prété les jolis traits d’une femme. Kerdanet. 1839.

Le vitrail, avant 1866, était le seul qui vait survécu aux ravages du feu de l’incendie de 1708. Abbé Guillermic.

Le recteur Jean-Marie Lahaye (1859-1882) aurait vendu ce vitrail (baie 6) à Hirsch,peintre verrier, auteur des verrières 0,1,2,4,6, que l'on voit actuellement dans la choeur.  Par la suite ill fait le même coup avec le curé de Landerneau monneyant ainsi la fabrication de vitraux de sa création.

Ce peintre verrier  est Bien vu du clergé et de l’évêque du diocése du Léon et de Cornouaille Il en fait le portrait en 1852. En 1864, l’évêque dit de lui qu’il est le seul verrier capable de composer un vitrail en rapport avec un monument gothique. «  talent dejà bien connu et plus encore pour sa piété »
 Avant de lui confier la principale fenêtre de la basilique du Folgoët. Heureux du succès de l’œuvre, l’évêque continue : « je suis décidé à vous donner une nouvelle verrière pour le Folgoêt ; elle vous servira d’expérience. Je vous recommanderai à mon clergé. »



C.f. Travaux post révolutionnaire.
Le Folgoët, 29, basilique >Notre-Dame, baie 6, restes du vitrail de Carman,  XVIe« emporté et brocanté par un peintre verrier qui sut profiter de l’occasion » du temps de Jean-Marie Lahaye, recteur( 1859-1882)

Au XX° siècle,L'historien Le Guennec  au XX° siècle confirme ce que nous avons dit plus haut;
« Emporté et brocanté par un peintre verrier qui sut profiter de l’occasion. ».


En 1851,le marquis de Coëtlogon, dans sa brochure "Dessins  Histoire et description de l'Eglise Notre-Dame du Folgoêt" indique une vitrerie à base de bornes avec pointes de couleurs en place dans la baie 0, 1, 2 et 4 et celle du porche Ouest.ci-dessous celle du chevet. Le dessin du plombage du réseau de cette dernière s’inspire de motifs floraux.



 



En 1929. L’abbé Guéguen, recteur du Folgoët, obtien
t pour le musée de son église, les débris du vitrail du cardinal de Coëtivy. Il communique ,à l’assemblée de la Société Archéologique du Finistère) les dessins des figures encore conservées. Ils représentent le cardinal, son père, sa mère et sa sœur.


Baie 6.
La vitre est l’un des chefs d’œuvres de "ce renommé peintre breton" Alain Cap. On y voyait une très belle Nativité, qu’entouraient les donateurs Maurice de Carman et sa femme Jeanne de Goulaine présentés par leurs saints patrons. Prééminences de Carman. Feuillets 12 bis.
Charles de Maillé aurait fait peindre cette verrière en 1623 par Alain Cap.

En 1708, un incendie abîme le vitrail sans le détruire et un dénommé Mentheour « rapetisse » et  arrange  dans la mesure du possible les vitres tant bien que mal.
A la Révolution, comme toutes les autres verrières, la fenêtre disparaît par les soins d’un ouvrier à qui l’on donnait 900 livres pour détruire les vitraux et les statues.

  Autre  constat, celui de l'écrivain Quéffelec:En 1793-1794, la rosace est détruite et murée, puis les derniers restes de vitraux de toute l’église sont ensevelis « pas très loin de la tour nord ».
Alain Cap

Etait de Lesneven et y naquit le 11 novembre 1578 de Jean Cap et de Catherine Conestable. Il eut deux parrains et une seule marraine.
Il excella dans son art et particulièrement dans la peinture sur verre. Une imagination vive, de la hardiesse dans le pinceau, de l’élégance dans les formes, de la fraîcheur dans le coloris, telles furent les qualités qui distinguèrent cet artiste. Il peignit, de sontemps, tous les vitraux des principales églises de Léon et Cornouaille. On  admirait surtout celles de Quimper, de St Paul, de Rumengol, de Cuburien, de Folgoat, etc Cap mourut danq sa patrie le 4 avril1644, à l’age de 64 ans. Il laissa de son mariage avec Jeanne Théoden une fille, Adelice Cap née le  août 1625 ;


Kerdanet « Les vies des saints », Albert Le grand, p.103.


Baie 8.
« Dans l’aile qui conduit à la grande chapelle et croisée du Midy, armoiries des Coëtjunvel sur de très beaux vitraux. On y remarquera surtout les portraits d’Alain du Louet et de Claude de Carné (1569+1572).

Autres fenêtres du côté sud.

Ces fenêtres portaient les armoiries des seigneurs de Mezlean, Kergloff et Kerno.
« En la nef du côté méridional, plus bas que la table où l’on pose les offrandes, à l’endroit où on a posé leurs armes en bosse, dans une chapelle fermée d’une clôture et éclairée d’une vitre armoyée de Kergolescoël. »
« En la chapelle close, au bas de la nef est la vitre qu’y est, on peut voir les armes de la maison de Kernaou. » Cyrille.
Dans la nef du côté nord, armes de messire Jean Prigent, évêque en 1436. N’est pas signalé par Missirien.
Dans la nef, près des orgues, prééminences des Poulpry.

AuXIXe siècle. La nef présentait, jusqu’à la pose des vitraux de Labouret (1954), quatorze stations de Chemin de Croix de Jean-Louis Nicolas.atelier en activité de 1842 à  1912.

Baie 100.
Sur les vitraux de la croisée ronde au-dessus du grand portail  ouest était l’histoire héraldique de la maison de Poulpry. Kerdanet 1834.

Baie 102.
Armoiries de Penmarch vu par Kerdanet en 1835. Tanguy du Chastel se voyait en guerrier à cheval de toutes pièces, son épouse modestement à genoux. Les anciennes armoiries sont la tête de cheval argenté.
il s'agit probablement du Tanguy, grand maître de l'écurie du roi tué en 1477 au siège de Bouchain.

Pour Jean-Pierre Pennaneac'h.


Relisant d'autres documents rapportant l'aveu de prééminences de Carman ' 1565-1575,  je trouve parmi la liste, après de la Forest, un Lannuzouarn seigneur de Pennanec'h.
J'ai cherché la présence des Pennanec'h dans le tome 1 du nobiliaire et armorial de Bretagne de P.Potier de Courcy, en vain,  comme lesLannuzouarn, espérant trouver un dessin de ces armoiries.

A propos de la rosace je regrette de ne pas posséder de documents plus lisible.

Je pense qu'il faudrait que vous vous adressiez aux archives départementales d'Ille et Vilaine. En  juin 1971  j' y ai photographié dans le fond Couffon, 57 planches colorées. Je n"ai pas dû prendre celle concernant le Folgoet

Il s'agit semble-t-il de la copie A, propriété de Le Guennec, probablement rachetée par Couffon. Dans ce même fond Couffon, il y trouve aussi des relevés sur parchemin par Claude Bourriquen, milieu XVIIe des prééminences des L’Honoré
Regardait de votre côté je vais faire de même. Ci contre croquis, copie de Frotier dela Messalière-1949.

Dernière trouvaille
Avant d'épouser François de Mailllé, Claude de Carman pouvait revendiquer parmi les titres de seigneurs, une bonne dizaine, dont celui de Pennaneach, seigneur de Plouénan.

Re.. je vais fournir  un blog Plouénan, qui va suivre les armoiries en question,   au XVI° siècle, en l'église paroissiale de Plouénan, sur la tombe du seigneur, de Pennaneac'h, ainsi que sur les vitraux.  De plus en la chapelle de Notre-Dame de Kerellon, sont représenté  Tanguy de Kerman et Marguerite de Pennaneac'h

  Merci de votre commentaire, les armoiries recherchées au Folgoêt ne peuvent être découvertes, souvent accouplées avec d'autres sur le mêne blason.
si besoin, mael:,jean-le-bihan@ wanadoo.fr




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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans ARMOIRIES
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 14:15

En 1992-1993, la Cathédrale de Quimper voit les vitraux  hauts de son choeur  déposés en vue de restauration.


 Une baie, la 100, n'est q'une copie de 1856, en  très mauvais état.
Ci contre





  Des archives nous apprennent que l'original  de 1417

se trouve dans le département du Lot au château de Castel Bretennoux. où il est visible dans l'oratoire. Ci-Dessous


Un premier aller retour, Quimper, Castelnau a lieu pour un relevé photos.  Personne du lieu n'en connaissait la provenance.

 Suite à un accord avec les MH, et la DRAC, après notre proposition,un second voyage est lancé pour une copie sur calques de cette verrière, en vue d'une reconstitution.

Cette copie  est  celle qu'on voit  actuellement dans la baie 100. Photo ci-dessous.

De ces calques,  (54/36), au nombre de 14, exécutés  sur place, par Antoine Le Bihan, nous sortons quelques photos.

Des visages,  Le Christ, saint-Jean aux cheveux d'or. La Vierge Marie.





des damas.



La Vierge de Castelnau en état



La Vierge de 1992 à la Cathédrale exécutée d'aprés les calques.







ou motifs damassés. qui peuvent représenter au traits noirs, des oiseaux, des feuillages, des couronnes proches de celles des marquis, des fleurs, sur les rideau du fond, rouge pour le Christ, et bleu pour La Vierge Marie et saint Jean.







Vous trouverez plus de détails en compulsant:
"La verrière n°100 de la cathédrale de Quimper," extrait du tome CXXVI, année 1997 de la Société Archéologique du Finistère

Et la brochure (286 pages) "Les Vitraux de la Cathédrale Saint-Corentin de  Quimper"  a la même adresse.BP1156 29101Quimper Cedex ou tel 02980801
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 16:55




En visionnant et travaillant sur ces croquis , plutôt noirs, je cherchais un titre.



Il est vrai qu'il y avait deux rendez vous, Pour ma petite fille.

  dont  un cours de musique.

Et


 pour moi

 revenir à Brest.

même
pour quelques heures.


 En attendant, j'ai regardé.

  j'ai marché,



dans
et avec mes souvenirs,

un peu dans les lieux



de mon enfance.


bien avant la reconstruction.

Mon premier RDV avec ma vie, et avec Brest, fut en 34,

quelque part, non loin, et du musée de l'époque, qui a peu changé de place, et du Cours d'Ajot, où en croisant des enfants en trottinettes, je me vois.






 Les premiers bruits furent les sirènes de l'arsenal et des navettes pour Le Fret.
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 16:58


Vincent Desportes est-il l'auteur d'un vitrail de Notre-Dame du Crann en Spezet?






Le monogramme VD

que l'on voit sur le vitrail  de Saint Eloi à Notre Dame  du Crann en Spezet, Finistère,  est-il la signature d'un Vincent Desportes qui est proposé comme peintre vitrier de Châteauneuf du Faou?


Les historiens, comment approchent-t-il ce personnage?

Bourde de la Rogerie
(1)dans son fichier donne un Vincent Desportes, (2) 1590 avant-1590 après,
 Qui, en 1590,  à Moncontour,Département des Côtes d’Armor , répare probablement des vitraux ,et propose comme lieu possible l’église .

En commentaire il nous  envoie à un Blanlo, qui    nous mène à  un Blonlo


1. Le fichier de cet archiviste, rédigé entre 1897 et 1940.  semble être le premier à en parler.
2.  Par contre,il n’indique pas d’où est Ce Vincent Desportes (3)

3. Sur Châteauneuf du Faou  et son église, nous avons, chez cet archiviste, la présence s’un peintre vitrier  de Carhaix-Plouguer, Cotes d'Armor, y travaillant,portant le nom de Desportes et le prénom de Pierre. (4)1629 av-1664 ap. En 1664,les archives de la fabrique de Châteauneuf du Faou ( AD 22 série 1921,) le donne comme étant ,à Botmel dans les Côtes d’Armor (5) lors du procès-verbal de visite aux vitres du rosaire
4.  L'ancienne paroisse avait comme saint patron Saint Pierre. l
Ce Pierre Desportes  est signalé à Spézet accomodant les vitres de saint Pierre et saint Anthoine.L'édifice n'est pas indiqué! Ce ne peut être l'église actuelle qui date du début XVIII°siècle.Peut-être s'agit-il de Notre-Dame du Crann datant du milieu XVI°
.5.Botmel, aussiBonmel, petite ville qui se confondait avec Callac, trève de Plusquellec.L'église, ruines, était du début XVII°.Il y avait 4 chapelles  et un prieuré.Qu'entend-t-on par :comme étant?: Habitant,!




Au début du XX°siècle, Louis Ottin dans "Le Vitrail." 
La dernière fenêtre, Un seigneur y est représenté ferrant un cheval, (serait-ce saint Eloi) S Sur la droite se trouve le signe V L tracé sur l'entablement d' un édifice en ruines.Peut_être là le monogramme de l'auteur du vitrail

 En 1935,René Couffon,fait paraître ,   dans le Bulletin Mémoire de la Société d’Emulation des Côtes d’Armor page163, que Gilles ou Claude Blonlo, 1584 av-1588 après, on fait les personnages et  les armes du Duc et de la Duchesse de Mercoeur pour ce travail il était aidé par un Vincent Desportes.

En 1945 Ce Même René Couffon,  dans « Mémoires de la Société d’Histoire et d’archéologie de Bretagne
» tome XXV –1945, page 54, est auteur d’un article  sur « la peinture sur verre en Bretagne où il signale, après le martyre de saint Laurent, de la mêmedate. un saint Eloi ferrant le pied coupé d'un chevalSur le pied coupéd’un cheval. datée de 1550 et signée VD Il indique  que : « peut-être ce monogramme serait celui de Vincent Desportes

Deux historiens, Marteville et Varin en 1853  dans le Dictionnaire de Bretagne,nous apprennent que ces vitraux ont manqué de partir sur Paris. "Il faut féliciter Le curé et la fabrique d'avoir obstinement refusé pour les vendres à Paris où l'on voulait les transporter.
" notent-ils

Quand au deux lettres présentées V.D. Le petit trait vertical  au haut de l'ouverture du D peut-être un i. Le i possible de VIncent. Pour le trait vertical du D, peu d'explication, ou si ce n'est une porte! Entre le V et le D deux losanges

On pourrait  lire aussi: Veni Vidi!



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