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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 05:37


Le recteur Louis Stéphan, nommé en 1894, natif de cette paroisse   trouvait une église toute neuve aux fenêtres flamboyantes qui n’attendaient plus qu’une décoration en rapport avec le monument.

Il pensa qu’il était bon de symboliser dans des vitraux l’histoire de la patrie bretonne en rapport avec la patrie française et son évangélisation Pour lui et les visiteurs il pensa que l’enseignement par les yeux primait à cette époque et voulait ainsi offrir aux regards une série de tableaux qui élèveraient l’âme au-dessus de l’à présent et rappelant l’autrefois pour garantir l’avenir.

Il fit appel au peintre verrier Champigneulle puis  Société Artistique d peinture sur verre dont les ateliers étaient 96 rue Notre-Dame-des -Champs à Paris qui créent pour cette église 14 baies  de vitraux à figuration de 1898 à 1900

Ces vitraux furent des dons  de nombreuses familles " dont les noms brillent en lettres d'or sur les verrières".

J’ai sorti ces photos sur les saints bretons, des gravures de la brochure éditée en 1903
:
L'église de Ploméour-Trez et ses vitraux
par l'abbé Stéphan, Curé-Doyen de Saint-Renan.
















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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 10:50

« POUR LA RESTITUTION DE LA VERRIERE D’ORIGINE » ci dessous photo de l'état des panneaux après le passage de la tempête.d'octobre 1987,Il s'agit d'une verrière du XIX° siècle du bras sud du transept  qui était l la plus intéressante de l'édifice L'auteur en était Charles Lévêque et le sujet les mystères du Rosaire.

Ell a été  refaite d'après des clichés photos  par l'atelierde jean-Pierre Le Bihan



La verrière qui a disparu était la plus intéressante de l’Eglise par sa coloration, sa fragmentation, sa composition et la qualité picturale des panneaux figuratifs.
Elle est signée dupeintre verrier Charles Lévêque, mort en 1889 et habitant Beauvais. Il exercait sur toute la France et participait aux Expositions universelles de 1867 et 1878.
En dehors de la verrière d’axe, c’est le seul témoignage de cet atelier dans la région.
Quant au thème 2, je ne suis pas partisan car lorsque l’on étudie la verrière de Champigneulle, l’échelle des scènes figuratives et des personnages correspond à l’échelle des panneaux à entrelacés. La coloration de ces dernières avec les personnages fait un tout. En créant 18 panneaux figuratifs, l’échelle ne correspondra plus aux entrelacés. Il en sera de même pour la coloration, les Mystères du Rosaire ne peuvent être dans les tons des personnages figuratifs de la verrière Nord.
De plus, je pense que la composition horizontale de la verrière de Charles Levêque avait plus de tenue que la composition verticale de la verrière de Champigneulle.

 
COMMUNE DE PLOUIGNEAU  VERRIERE OUEST

Avec beaucoup de difficultés, dû d’une part aux nombreuses pièces en verre blanc dont la grisaille avait disparu sur le cliché d'avant cette tempête.

Et d’autre part à une suite de sujets sur la vie de la Vierge, plus proche d’une dévotion XIX sièclNous avons donc effectué des recherches sur des vies de la Vierge; que cela soit GIOTTO “la chapelle des Scrovegni” à Padoue ou chez Fra Angelico, musée du Gésir chez qui l’on trouve de nombreuses compositions identiques. Nous avons découvert les derniers sujets incompréhensibles dans une Histoire de la Sainte Vierge de L . AYMA de 1861.

NOTE SUR NOTRE DAME DES SEPT DOULEURS

2 textes nous le confirment :
le 1° cf AYMA pendant les préparatifs de la mise en Croix, Saint Jean et les Saintes femmes conduisent la Vierge dans une grotte pour lui éviter la vue du début du martyr de son fils (actuellement Notre-Dame. des sept douleurs).
le second, une miniature du XIV0 dans le spéculum humanae salvationès qui se trouve à la bibliothèque nationale, place la Vierge en face d’une armoire contenant les souvenirs de son fils et à cette vue, la mère désolée se voile la figure.
    
                    NOTE POUR MARIE AU TEMPLE



    confert AYMAR “elle se livrait aux travaux manuels réservés par les usages,. tantôt elle filait le fil, la laine ou le lin destinés aux vêtements des lévites,  tantôt elle priait.”
         cf traité d’iconographie du XIX) confirme le texte d’Aymar.
    C’est un sujet d’époque car il nous reste 2 cartons du peintre verrier morlaisien Nicolas sur le sujet.
Nous proposons les sujets suivant
Nativité de la Vierge Présentation au Temple de la Vierge Vierge au temple le mariage de la Vierge l’Annonciation la Visitation l’Annonce aux bergers  les noces de Cana

                                                                         la résurrection de Lazare




Notre-Dame des sept douleur, la mise au tombeau “Noli me tangere—  l’Assomption
le Couronnementde la Vierge la Vierge consolatrice des affligés, Promulgation du dogme de l’Immaculée Conception 1854 la médaille miraculeuse.
Il    restera à décider le sens de la lecture.
-

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 09:50

PLOUIGNEAU        


Eglise Saint-Ignace.     

  Cette paroisse existait depuis L'an 714. 


  1630, le 18 octobre, procès verbal de prééminences. des Coesbriand



La Maîtresse vitre,présente au plus haut soufflet, au-dessous des armes de Bretagne,
 du côté de l’épître, les armoiries de Goesbriand   qui sont en alliance avec celles du Ponthou et accostées de celles de Montaillant.

Du côté de l’évangile, au troisième soufflet sont les armes de Goesbriand avec celles de Charuel.
 Les mêmes armes
 mi parti de Charuel se retrouvent au second panneau (lancette) de la vitre.

La vitre de la Chapelle Saint-Yves
Elle offre sept écussons de Goesbriand, dont en armes plaines celui du premier soufflet et les autres en alliance avec du Ponthou, Charuel, Kerveniou, Rodalvez, Kerbouric et Kergroadez. Bulletin de la Société Archéologique du Finistère. 1931-1932.p.68.


1837-1840 agrandissementde l"édifice

1863, nouveau plan,

on recommence la construction en conservant l’ancien choeur qui fut reconstruit en 1883


1987, la tempête d’octobre a détruit la verrière XIXe du bras sud du transept. Elle a été refaite d’après clichés photos
.

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 11:23
 Commune de Saint Eloi


église Notre-Dame du Fresq,


ancienne trêve d’Irvillac, appelée Notre-Dame du Fresq, consacrée en 1531
édifice remanié à plusieurs reprises, clocher début XIXe


Note: A Melgven, une chapelle du nom de Fresq est dédiée à Notre-Dame de Pitié. Les Prééminences  des seigneurs du Fresq en 1698,y mentionnent  un blason d 'azur à un lion rampant. Le Fresq est un nom de lieu très utilisé en Bretagne, particulièrement en Finistère.tout autour de l'abbaye de Daoulas et Plougastel.

Par contre cette seigneurie n'est pas signalée dans le nobiliaire de Bretagne de Potier de Courcy.


1485, François II accorde l’érection d’une foire à saint Eloi.
1565, Charles IX autorise deux autres foires supplémentaires
La commune conserve son arbre de la Liberté.







Baie 3 : ..Le miracle de saint Eloi.

Baie composée de 2 lancettes cintrées et  d'un soufflet avec ange.

Saint Eloi,
installé devant sa forge,forge sur une enclume, un fer à cheval,

 Un abreuvoir est posé près de lui, pour abreuver les chevaux et refroidir son métal porté au rouge.


 Un client portant un bragou braz de couleur violette tient son  cheval par le licol. Un second cheval attend son tour.
Le clocher de l’église  apparait dans le fond





baie 4  ( transept sud): Le Pardon de Saint-Eloi, 1929.



Grande baie à plein cintre,Il s'agit d'une ancienne baie à lancettes et réseau.Actuellement ( 1975, date des photos) meneaux en bois.Elle comprend 6 panneaux de vitraux Les meneaux d'origine traînaient encore en 1975 dans le jardin du presbytère. ..

 Devant le calvaire et l’église, se tient le pardon des chevaux que saint Eloi arrivant dans une nuée bénit.
Ciel bleu parsemé de quelques petits nuages, Grisaille très lourde, personnage presque naïf, dans la partie haute motif néo-renaissance avec anges 

Les autres baies, 5,6,7,8,
grisailles et médaillons présentant des bustes, deux par deux ,de saints et saintes avec textes en bretons, peuvent être aussi attribuées à l'atelier Saluden de Brest,le peintre étant Charles Grall. Son patron, Auguste Saluden étant mort à Brest en 1921




QUI EST CET AUGUSTE SALUDEN    Né en 1880 à Landerneau, ,ill meurt à Brest,  en 1921.

 De 1881, aux environs de 1900, l’entreprise semble être gêrée par sa mère Louise Marie Queffurus qui meurt en 1925.
    Ses prédécesseurs? Des Saluden installés à Landerneau depuis 1792, ne faisant que des vitraux de verre blanc ou de couleurs, il entre, en stage, chez leur confrère et ami, Fellep de Landerneau, 29, qui habita un temps dans la même rue, pour apprendre la grisaille et la peinture sur verre.

Il y rencontre sa future épouse, Anna Le Calvez, dont le père y travaillait.

 A une époque, le dernier Fellep voulant se retirer, il fut question qu’Auguste reprenne cet atelier.

En 1907, il épouse Anna Le Calvez et s’installe à Brest, 29, 14, rue Traverse. Il garde le fond de vitraux et y ajoute une entreprise de décoration et une galerie de peinture.

Saluden, Anna,     A  la mort de son mari, Anna Saluden prend la relève, aidé par un, artiste Charles Grall  et ceux jusqu’aux bombardements de Brest.


Sainte Thérèse, de trois quart droite,   avec dans  ses bras le crucifix et des roses ( Thérèza ar Mrac Jésus) et Sainte Claire ( Clara)  regardant le ciel et portant un ostensoir.



Saint Yves, (Yeun) de trois quart gauche portant la calotte noire une robe rouge et  une cravate blanche. Dans ses mains un livre et un parchemin roulé.  Sant IZIDOR,(saint Isidore), de trois quart droite, regardant le ciel, le visage rond et les cheveux ronds  avec sa  faux et une gerbe de blé

  Santez ENOVEVA, (Geneviève) 

 de trois quart droite les mains jointes  portant une robe rouge et portant  une houlette. Santez Jeanne d’ArK, de trois quart gauche, en armure, la coupe à la Jeanne d’Arc, tenant une épée à la main et le casque sous le bras.


 Santez Paol (Pol), de trois quart droite, en évêque, avec mitre et crosse d’or tournée vers l’extérieur, chasuble grisâtre, il tient une  étole dans  la main droite. Santez Korantin, de face, barbe blanche, en évêque avec mitre et crosse, ici vers l’intérieur chasuble rouge, poisson dans la main droite
.
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 17:11
Chapelle de Langroix.



 

1989, vitraux de l'atelier Jean-Pierre le Bihan de Quimper.L'édifice possède  2 baies en anse de panier,

1 barre verticale et 1 barre horizontale sont le renfort des vitraux où sur un fond à base de montage à base de rectangles irréguliers et filets au jaune d’argent, sont présentées

une Piéta,


et  les travaux de la mer.

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 17:21
Chapelle de Locmaria, grisaille de l'atelier Jean-Pierre le Bihan

 oculus, réseau  de la baie à trois lancettes, réseau baie à deux lancettes
                                                                  




                                                                               






Fragments de vitraux XVIe.
1959, transept, sud, Vierge aux Anges, auteur Pierre Toulhoat.
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 09:13
INGUINIEL,

Chapelle saint Claude........

.


 Nous présentons quelques diapos datant de Juillet 1998, pris suite à un vandalisme sur des vitraux aux graphismes floraux.
Ces dégats, consistaient à de simples bris avec des fentes de certaines pièces de verre ainsi qu' à l'enfoncement de panneaux de vitraux .

L'église saintAlban, ainsi que les chapelles saint Maurice, de Lochrist  sont présentées sur http://jeanpierrelebihan2. over-blog. com



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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 17:54

COMMUNE DE MOULINS ILLE ET VILAINE
 EGLISE Saint-Martin


 
VITRAIL DU TRANSEPT NORD de I’EGLISE


L'ARBRE de JESSE


Etude prélable à sa restauration en 1991 par Jean-Pierre le Bihan

La fenêtre du transept Nord de l’église de MOULINS nous offre un arbre de Jessé du XVIe dont 75 % des pièces sont d ‘origine. Seules les 5/6e de la partie basse des trois lancettes, au-dessus du second fer sont du XIXe.

On y voyait auparavant, d’après un cliché Monuments Historiques, un montage borne en verre teinté clair à demi masqué par un voilage. Le mystère demeure sur la disparition de ces cinq panneaux.

La reconstitution de cette partie basse est d’une très bonne tenue et de très grande qualité. Elle est très difficile à déceler pour un oeil non averti; les verres anciens étant très peu attaqués et la différence de valeur est très minime.

On y relève aucune trace de signature ni de caractère particulier nous permettant d’identifier l’auteur. Cependant, par analogie avec d ‘autres verrières tels que Beignon dans le Morbihan, on peut l’attribuer à Michel Bayonne, peintre-verrier Rennais du XVIe.

A noter que Moulins et Beignon se trouvent sur deux anciens  axes routiers partant de Rennes, l’un à 25 km, 1autre à 35 km à l’Ouest.


DESCRIPTION






Il s’agit d’une composition étagée ne tenant pas compte des panneaux , les personnages étant liés par les ramifications du tronc principal qui, de Jessé, aboutit à la Vierge au  sommet du réseau.

 Jessé est représenté endormi, assis sous un dais ou tente de forme ronde dont Elie et Jérémie, debout, tiennent les pans servant de porte. ~

Jessé, “souche de l’arbre généalogique du Christ” est représenté par un vieillard à longue barbe. Il était très âgé lorsqu ‘il eut David, son huitième fils. Souvent allongé, il semble que la position assise ait été adoptée par les verriers Rouennais.
Il faut cependant noter que la position allongée est difficile à composer dans une verrière à trois lancettes.

Elie et Jérémie
ne sont pas différenciés par un phylactère portant leur nom et l’ont peut supposer que le premier se trouve à droite; le phylactère qui le survole reprenant la prophétie (Isaïe XI.1-3) ‘~il sortira un rejeton d’Isaïe et une fleur naîtra de ses racines” Isaïe étant la forme hébraique et Jessé la transcription grecque.

Au-dessus de Jérém je, nous relevons “de Jacob monte une étoile et d ‘Israël surgit un sceptre” oracle de Balaam dans le livre des nombres 24.17.

L ‘arbre ne plonge pas ses racines dans le coeur ou les entrailles de Jessé. Il apparaît derrière et sert de mât à la tente. Est-ce dans un esprit de recherche où la sensibilité de la première façon a voulu être expurgée?

L’arbre est ici plus proche de la sculpture en bois
dont les feuilles ont été remplacées par des entrelacs décoratifs. Cela rappelle les “arbres à oiseaux” que les navigateurs aux longs cours du XIXe siècle rapportaient chez eux.

Les rois circulent sur les branches dans une pose que l’on pourrait qualifier de photographique et que l’on peut rapprocher facilement du théâtre de mime.
Le dialogue semble s’amorcer entre certains mais peu d'entre eux portent leur regard vers la Vierge, fleur de cet arbre à qui il a été réservé les seules feuilles comme support et dont la forme peut rappeler un nid.

Au nombre de douze,
comme il est de convenance a cette époque, alors que Matthieu en relève près de trente générations, les rois s ‘étagent le plus près possible de l’ordre généalogique que donne l’évangéliste dans la deuxième partie de son texte et qui se rapporte à la généalogie au temps de la déportation à Babylone.

Ces rois portent tous la couronne,
posée parfois sur des tur-bans,

des chapeaux ou des bonnets pointus, insigne des Juifs, idem pour David qui lui n’a pas le droit au sceptre comme veut l’iconographie.

Les sceptres, par leur raideur, amènent un plus à la composition tout en courbes.
L ‘épée de Goliath , l’un de ses attributs anciens, est partie chez Ezechias, motif répété chez Achez.
Sa/omon, à qui la tradition faisait porter le turban le porte bien ici, mais il se trouve en sandwich entre la couronne et un genre de bonnet.

Cette verrière présente une richesse d’écritures et de cou-leurs.
La gravure sur rouge étaye les manches de David et d’Asa. Le jaune d’argent joue sur le manteau de Josaphat, seul David a droit au manteau d’hermines, seul Salomon porte le livre et fait face à Ezécias, abrité derrière un bouclier. Le rythme des deux sabres se retrouve avec les deux bourses d ‘Oziam et d ‘Abi as (écrit ici Abiam). La bourse de Jessé n’étant pas d’origine mais cependant copiée avec talent sur celle d’Abias.

La sérénité de la Vierge, toute à son fils,
contraste avec les douze personnages. Cela est accentué par la finesse du dessin où la sensibilité est devenue un peu gauche.

 Elle porte son fils sur le bras droit et lui présente un fruit de l’autre main dont le dessin des doigts peut surprendre. Le fruit est semble-t-il une figue. Le corps de l’enfant Jésus est d’un dessin un peu lourd et la tête bien petite avec des yeux au regard très dur. Chez 1ui comme pour la Vierge, ce regard est appuyé par de longs cils.


La Vierge et l’Enfant Jésus sont insérés dans une auréole ovale dont le champ jaune est couvert de rayons droits et flamboyants. La bordure est ornée de petits nuages bleus.

A gauche et à droite, dans les soufflets, Jérémie et Isaïe,
ces deux derniers plus modestement vêtus que dans le bas de la verrière, font face à Aaron et Moise. De trois-quarts ou de profils, ils accompagnent la Vierge indiquant peut--être ici que les générations de l’ancienne loi ne jouent d’autres rôles que celui de relais nécessaire vers elle.
Le Saint-Esprit
d’origine, surplombe l’ensemble, les anges sont de facture XJXe siècle

La verrière est composée de 35 panneaux, de dimensions irrégulières, étalés dans trois lancettes à plein cintre, une rose ovale, deux soufflets et cinq petits écoinçons.

A signaler que cette verrière est posée dans une architecture en pierre tendre, présentant des feuillures assez profondes qui cachent une partie du vitrail.


Vu le grand nombre de panneaux de lancettes et leur petite surface, on eut pu penser qu’à l’origine ils eussent été d’une surface double.

A l’étude de la coupe des verres dans les bas et hauts des panneaux, on ne relève aucune recoupe postérieure, il s ‘agit de la même coupe au fer rouge.
Moulins et Beignon, comparaison.


Cela nous a mené à comparer cette verrière avec l’arbre de Jessé à Beignon chez qui, au premier abord, il y a plus qu’un cousinage.
Le choix de l’emplacement des ferrures de Beignon nous explique le pourquoi des petits de Moulins.

Dans les deux verrières, la séparation, panneaux par panneaux a lieu aux mêmes endroits, aux mêmes emplacements du carton. Mais à Beignon, les rois sont plus étirés. Il s’agit bien du même carton dont les besoins de la mise en place ont fait agrandir ou diminuer les personnages et les branches de l’arbre. Ce procédé est fréquent. Nous l’avons relevé sur les verrières XVe et XVIe de Guengat, Gouézec et Kergoat en Quéménéven.

Plusieurs différences existent cependant.
On le remarque dans l’attribution des noms de rois. Seuls, Salomon, Joatham ont le même emplacement dans les deux cas.

Les personnages ont les mêmes attitudes,
du moins chez les rois. Seules les couleurs ont changé et parfois les détails tels que sautoirs, épées, bourses. La coiffure que porte Joaram-Manasses a subi les contraintes de l’architecture.

Les branches de l’arbre ont été allongées, grossies, supprimées. La tente est la même, le décor change.  Les prophètes sont assis. Les phylactères blancs avec lisière jaune à Moulins sont devenues ici entièrement jaunes. Quant au jaune d’argent, il est moins bavard Les gravures en rouge se retrouvent mais un peu moins nombreuses.

Autre différence, la Vierge de Beignon présente l’enfant sur le bras gauche et semble reposer sur un siège posé sur des nuages. Quant aux prophètes, ils ont fait place à des anges.

La datation de la verrière de Beignon, grâce aux armoiries d’or au lion d’argent au chef de gueules, de Monseigneur Bohier, situent en principe cette oeuvre entre 1535 et 1576. Cette datation peut-être confirmée par le mélange des caractères gothiques et romains. On donne l’année 1562 comme étant la date charnière, du moins en Bretagne, du passage irréversible du gothique au romain.


Nous voyons aussi à la même époque, le passage du chiffre romain. Cela a-t-il quelque chose à voir avec la clôture du Concile de Trente?

Une étude approfondie de cette verrière de Beignon et de l’Arbre de Jessé de la Ferrière pourrait nous offrir une autre approche de l’Atelier Rennais de Michel Bayonne dont la verrière de Moulins nous livre un peu de ses secrets qui sont dans la tradition des verrières XVIe.

A Moulins, le verre incolore est employé comme partout pour les têtes, les mains et certains vêtements. Il permet de jouer avec le jaune d ‘argent qui ici est très riche, allant de l’orange au jaune citron sur la même pièce, posé par-fois par touche. Il se retrouve sur le verre jaune auquel il donne une autre profondeur, il colore les gravures sur rouge.

La grisaille noire
donne le trait mais est parfois rem-placée par une couleur brune qui, lorsqu’elle est légère, prend la place de la sanguine. La pose est exécutée à petit traits. Les enlevés sont faits avec une petite brosse dure. La grisaille se présente en bon état, mais est parfois déficiente aux alentours des plombs. Le fondant utilisé ne doit pas être mélangé dans une bonne proportion ce qui n’a pas permis un bon enrobage des grains d’oxydes métalliques et une bonne liaison entre la peinture et le verre support. La grisaille est pourtant posée sans empattement. Au dos, il a été posé des jus, des sanguines en plus du jaune d’argent.

L ‘ensemble des verres
présente des bulles et ils sont assez bien conservés malgré une légère altération en particulier sur le jaune ; La palette de couleur est simple: bleu, rouge, jaune, vert, pourpre.

La mise en plomb présente une coupe très habile avec des incrustations en chefs d’oeuvre.

Notre restauration

Elle a consisté à supprimer le plus grand nombre possible de plombs de casse, ce qui a été effectué sur quatre vingt sept pièces. Nous avons conservé les “faux” plombs de casse du complément XIXe. Par des collages, sur doublage, nous avons réussi à rendre lisible vingt deux pièces, entre autre les visages de certains comme ceux d’A rhum, Oziam, David. L ‘enfant Jésus a perdu les deux plombs qui lui abîmaient le visage, Jessé a retrouvé sa sérénité.

Cette verrière est une oeuvre majeure dans l’histoire du vitrail en Bretagne. Nous regrettons ne pas en connaître le commanditaire et nous ne pensons que la verrière du pignon ouest puisse nous éclairer malgré la date de 1560. Il serait cependant intéressant de comparer le visage du personnage au col d’hermines avec celui de Salomon.



.





MOULINS 35

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 16:49
MOULINS, EGLISE SAINT-MARTIN   LA PASSION.

,  La photo de cette Passion se trouve à l'étage au-dessous, après le relevé graphique des travaux de restauration de 1992.Travaux qui après dépose des vitraux puis repose  et étude,ont constitués: aux collages des pièces brisées,(traits rouges) supprimant ainsi les plombs de casse; de leur doublage extérieur, (rayures rouges) d'un verre incolore pour consolidation; et quelques pièces neuves.Le graphisme noir est celui des plombs.



Cette baie ouest en plein cintre est composée de 10 panneaux de vitraux

figuratifs  sur la Passion du Christ, œuvre datée en deux fois de 1560

Certains éléments de cette Passion  manquent.
Sa place devait être auparavant l’ancienne maîtresse vitre de cet édifice
Elle est attribuée au peintre verrier Michel Bayonne, par l'historien Couffon.

On y lit le lavement des mains,


suivi de sa mise à la porte par un soldat


la flagellation, la chute du Christ et la pose des clous sur la main de droite alors qu’il est attaché sur la croix posée à terre.
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 11:24
Languidic, église, sous l'invocation de saint Aubin, qui serait né en cette paroisse en 469, d'une famille noble..

Choeur. Verrières figuratives de l'atelier Denis, Nantes, 1879

Bras sud du transept.  4 lancettes trilobées de 7 panneaux et réseau composé de 2 oculus à 5 lobes, une rosace de 8 lobes et 15 écoinçons. La Jérusalem Céleste » 1980,  auteur Million

Bras Nord du transept, 4 lancettes trilobées de 7 panneaux et réseau composé de 2 oculus à 5 lobes, une rosace de 8 lobes et 15 écoinçons. La Création,du même Milon.
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