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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 17:43

 Au lendemain du coup de vent du 9février 2009, me souvenant de celle de 1987

J'ai sorti de mes dossiers un relevé
,
des dégats occasionnés sur les vitraux lors de la tempête de ce mois d'Octobre 1987.




Les premiers jours nous n'avons pu faire grand-chose, si ce n'est répondre .au téléphone, puis vint lesdéplacements.Le premier fut dès l'aurore, après avoir marché sur un parterre d'ardoises et detuiles, à la cathèdrale de Quimper. Une passion du XIX°siècle placée côté ouest était,au  trois quart descendue, ce fut la même chposés rapidement
 par mesures de prudence.

chaque édifice où nous avons été appelé a été l'objet, après un reportage photos et un relevé des dégats, la pose d' une protection provisoire.Au retour à l'atelier nos nous penchâmes sur les devis.

Nous relevons alors que la majorité des vitraux n'avait pas été entretenue depuis longtemps, aussi un grand nombre avait été bousculé par les rafales
de la tempête. Des pièces de verre étaient sorties de leurs plombs, ou s'étaient brisés. Souvent des panneaux de vitraux avaient été arrachés. La plupart des ferrures des vitraux, armatures du vitrail,ont elle aussi la plupart du temps pas résistées.
,
Des vitraux de tous les âges avaient touchés, XV°, XVI°XIX° et XX°siècles.

Au départ, les assureurs, les communes étant quasiment toutes assurées, n'ont pu qu'accepter qu'un petit travail de notre atelier,qui n'était qu'un pansement provisoire, en attente de crédits.  Il était impossible de faire mieux avec le peu de budget, les déplacements  étant nombreux et bien au delà du Finistère.

Plusieurs mois plus tard, les crédits arrivèrent . Les dégats sur les édifices,classés, inscrits ou pas, églises, chapelles, cathèdrales furent nombreux Il n' y avait pas que les vitraux, à être  touchés, de nombreuses toitures,en patirent,  ainsi que les    clochers; leurs matériaux: pierres, ardoises, terminant leurs courses dans ces baies.

Petit inventaire des communes du Finistère ,dont les vitraux on souffert de cette tempête: Bannalec, Berrien,Briec, Carhaix, Coray, Concarneau, Douarnenez,Edern,Gouezec,Henvic, Lanmeur, Loctudy, Melgven,Morlaix,Penmarch,Plomodierne, Plonevez Porzay,Plouigneau,Plogonnec, Pluguffan Plomodierne, Pont-Croix,Pont-l'abbé, Poullaouen. Quimper la cathèdrale, ,les églises de Saint Mathieu,  de Kerfeunteun,Locmaria,l' Evêché
, Ergué gabéric ETC

Les vitraux des baies  coté ouest ont le plus souffert dès le premier jour, puis, les vents tournant, ce fut le sud qui fut touchée.












 





il s'agit  d'églises, chapelles où nous avons dû intervenir  pour constat et devis dans le Finistère.


 Bannalec, église, verrière ouest soufflée, elle était en mauvaise état auparavant, l'armature étant un peu courte

Briec,chapelle de Garnilis.

Carhaix,église Saint-?









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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 16:44
BRELES Finistère,Existence de vitraux au XV°siècle, disparus depuis!

Eglise Notre-Dame.fin XIV° et XVIII°


       En 1450, il est relevé qu'en la maîtresse  vitre, on voyait des armoiries des maisons des du Chastel  seigneur  entre autre paroisses,de plouarzel,armoiries fascé d'or et de gueules de six pièces.


 

et de Ploeuc; d'hermines à trois chevrons de gueules




Reconstruite en 1855, agrandie et rénovée d’après  le chanoine Abgrall.


,

Baie 0, ( celle du chevet),fenêtre de 4 lancettes à petits panneaux sur architecture néogothique, datation entre 1855 et 1872, reste de signature « P.PRE verrier d’art, abbé Bervas,  recteur » ce dernier le fut de 1837 à 1872.
 Le Sujet en était  la Vie de la Vierge avec l’Annonciation, la Visitation, la Nativité

Autres baies, verrières grisaillées de E STEBZL, Nancy 1865
Restauration  de toutes les baies au tout extrême fin XXe.



Chapelle de Kergroadez
Inscrite à l'inventaire supplémentaire.
               
        Un vitrail ancien  y aurait disparu on ne sait à qu’elle date.

        Abgrall, archives bibliothèque municipale Quimper..

 A Brèles, toujours en Finistère, au château de Kergroades, une verrerie (s'agit-il d'objets ou de verres à vitre?) est dirigée par un dénommé Boussot. Cf, Le Guennec.
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 15:28
LA DORMITION
Ici Dormition de la Vierge de la chapelle Notre-Dame des Cieux de la commune d'Huelgoat  en Finistère. Il ne reste que 2 panneaux d'un ancien vitrail les A2, second panneau de la lancette de gauche et B2, second panneau de la lancettesuivante.

Sur un  panneau de cette Dormition,  le Christ a hérité de la tête d’un apôtre alors que sa tête « plane » 10 cm à côté.  Un autre panneau de cette Dormition existe dans une autre baie avec les apôtres et l’ange portant la palme. Ci-dessous reconstitution photographique.
Marie est allongée, dans la position inverse de quasiment tous les autres représentation.




DORMTION-WEB.jpg





L'historique des récits desDormition de la Vierge Marie





On attribue le récit de la Mort et de l’Assomption de la Vierge à Meliton, un disciple de saint Jean et parfois même à saint Jean, lui-même. Le texte est très ancien et eut une grande portée. On en retrouve en versions arabes et Coptes.

C’est semble-t-il Grégoire de Tours qui le fit connaître à I’Eglise des Gaules en l’abrégeant. Au Xllème siècle, Vincent de Beauvais et Jacques de Voragine le reproduisirent avec peu de modification.



DESCRIPTIFS.


Marie est étendue sur un  lit de parade qu’entourent les apôtres attristés ou priants, car des divers lieux où ils prêchaient l’évangile, ils sont tous venus portés sur les nuages (Vitrail.du XIIe siècle à la Cathédrale d’Angers.)
Ci contre gravure de Durer;

Au XVe siècle domine l’idée de l’absoute.


Saint Pierre, avec la chape ou tout simplement l’étole  croisée sur l’aube, asperge le corps d’eau bénite et récite les dernières prières. Un autre apôtre tient l’encensoir.
 Saint Jean a en main la palme verte que lui a remise l’archange Gabriel afin que Marie soit assurée de sa victoire sur la corruption et la mort. Elle vient du paradis c’est elle qui est évoquée lors de la Fuite en Egypte.
Le Christ, arrivé du ciel, enlève l’âme de sa mère sans ses bras et cela devant tous les apôtres sauf Thomas.

 Dans un autre registre, saint Jean est enlevé sur une nuée qui le dépose à Ephèse. Il accueille les apôtres et leur demande de ne pas pleurer afin que les païens ne disent pas «  Voyez comme ils craignent la mort, ceux qui prêchent la Résurrection. »

Le Convoi de Funérailles
, précédé de saint Jean portant la palme, est intercepté par le Prince des prêtres qui veut faire brûler le corps. Ses mains restent sur la catafalque.


L’on ignore de lieu et la date et les circonstances de la Mort de la Vierge.
A droite vitrail du XVI° de la chapelle du Ktreisker en Briec,Finistère
à gauche,vitrail XVI°de Louvigné de Bais, Morbihan,

Récit apocryphe.

« De Transitu Mariae » proche du VIe siècle, où le Christ vint au milieu des apôtres pour recueillir l’âme de sa mère. Le lendemain, le corps fut mis au tombeau et Jésus la ressuscita et les anges l’emportèrent au ciel.

Les Dormitions bretonnes suivent la tradition du XVe siècle où domine l’idée de l’absoute.
Ci dessousDuault, fin XVI° Côtes d'Armor.

L'historien Couffon, MSHAB1 1943, p. 53. signale que dans presque  dans toutes les Dormitions du XVIesiècle l’un des apôtres porte des lunettes ou du moins une paire de binocle.
Ex. Chalons/Marne baie 38. Mémoire de verre,p.30



   
Spézet,Finistère,chapelle Notre-Dame du Crann.



Là première scène, qui nous occupe en ce moment, demande à être décrite en détail.  Elle est encadrée ou surmontée d’une sorte de portique ou arcade architecturale portée sur un entablement et des pilastres à chapiteaux corinthiens. L’  ensembIe. .du tableau est composé d’après les données le la Légende dorée et offre beaucoup de rapports avec le panneau flamand du retable de Kerdevot, en Ergué-Gabéric.


La Sainte Vierge est étendue sur son lit funèbre, noblement drapée dans son manteau. les mains  croisées sur sa poitrine.


 Les apôtres tous avertis par un appel mystérieux pour venIr assister à ses derniers moments, sont réunis autour d’elle..

 Saint Pierre, portant  au cou son étole croisée la bénit et récite les dernières prières qu’il lit dans un livre tenu par un autre apôtre placé à sa gauche. Saint Jean. à sa droite, porte la branche du palmier du paradis, qu’un ange a apporté à Notre Dame, lorsqu’il est venu lui annoncer  l’approche de sa mort.

A son chevet,. un des apôtres tient d’une main une croix
processionnelle. et de l’autre un encensoir. A ses pieds, c’est un autre apôtre qui tient un bénitier et asperge d’eau bénite son corps sacré.


C’est donc tout l’appareil et le cérémoniaL des funérailles chrétiennes. Trois autres apôtres sont agenouillés sur des prie--Dieu, le premier lit dans un livre d’heures ; le second se lamente dans sa douleur, les mains croisées sur sa poitrine ; le troisième, les mains jointes, contemple avec respect et piété sa souveraine. Les  autres l’entourent avec des expres-sions diverses de tristesse et de vénération.
Au-dessus, dans l’encadrement de l’arcade,  au milieu d’une gloire lumineuse, Notre Seigneur  emporte au ciel l’âme de Sa divine Mère, figurée sous la forme traditionnelle d’un petit corps nu. Quatre petits angelots, les nains jointes, l’entourent et lui font cortège, tandis que deux anges musiciens jugés sur la corniche de l’entablement, jouent de la viole et célèbrent ses louanges.  Abgrall. 1913..



INVENTAIRE.BRETAGNE

Bannalec    29        Chapelle deLa Véronique. Vitrail Disparu                                                        MSHAB plan XII
Bazouges laPérouse , 35                                       XVI°
Briec        29        CHapelle.St Corentin_Le Kreiker.            XVI°
La Chapelle Janson      église       1558
Duault     22        église                        1594
Ergué-Gabéric 29       Chapelle Notre Dame de Kerdevot                XV°
La Ferrière 22        église                        XVI°
Gouezec    29        Ch. NotreDame  des Trois Fontaines. Vitrail Disparu      XVI°
Huelgoat    29        CHapelle.Notre Dame des Cieux.                XVI°
La Martyre 29         église                        XVI°
Languidic  Morbihan        ChapelleSaint Diboban            1588   ci-dessous

Louvigné de Bais 35     église                        XVI°
Merléac    22        Chapelle.Saint Léon                        XVI°
Moncontour 22        église, éléments possibles en Baie3        XVIe
Nantes    44         Notre Dame . Vitrail Disparu
Plabennec 29        Chapelle NotreDamede Lesquelen. VitrailDisparu              XVI°
Ploërmel    56             église                        XVI°
Quimper     29        Chapelle Du Penity     VitrailDisparu                XVI°
                    Chapelle. Du Guéodet  Vitrail Disparu                XVIe
Rennes     35         EGLise.St Germain                    1545
Spézet    29        ChapelleNotreDamedu Crann                1550
 
DIVERS
Ablis                        1550
Avesnes     Sarthe            1540         Egl. St Jean Baptiste
Bale                         1666         ( revue de l’art n°10)
Baugy          Oise            1530
Beauvais      Oise            1550
Chambry                    1515

Crenoy        Aube            XVI        Egl. St Aventin
                                Ange apportant un palme
Ecouen
Eve           Oise            1540
MESNIL Aubry                1560
Rheinfelden
Roye       Somme                       1534
Rouen                     1500 vers    Egl. St Godard
                                Le vitrail à Rouen, F.Perrot
St Quentin                     1220
Soissons                      1225
Vieux Thann                  1466
A Etampes, 1540-1555, il existe une Dormition avec un essai d’habits d’apôtres de l’époque du Christ.

Dans les Pays de Loire, on trouve 8 Dormitions de la Vierge traitées en funérailles et 28 Dormitions simple dont Chartres.


XIXe et XXe.
Dinan, 22, église Saint-Malo, 1877, Denis, « Mort et couronnement de la Vierge »
Langonnet, 29, chapelle Neuve, 1985, JPLB.
Morlaix, 29, église Saint-Martin des Champs,  baie 11, dans médaillons, 1859, JLNicolas.
Ploudaniel, 29, église Saint-Yves, 1862, Florence.
Quimper, 29, Cathédrale,  baie 2.1891, Lavergne
Saint-Nolf, 56, chapelle Sainte-Anne. XXe dormition de la Vierge sur deux lancettes dans baie avec fleur de Lys.

 

ARTISTE et DIVERS
 Bourricquen Claude        relevé des Cordeliers.
Durer            vue de face        1510   
Collaert         Sculpteur            1580
                                D’après Stradamus Joan
Galle                            idem . MSHAB XXV pl. XVI
Schongauer        vue de face         1491 avant jardin des     arts
                                n° 198  ( 1971) p. 23.30


Mulhouse        musée historique, retable Lösel.

A  Rennes en l’église Saint-Germain, nous voyons dans la verrière  du Sud entre autres sujets l’annonce par l’Ange de la future mort de la Vierge.

Marie avait soixante ans (soixante douze suivant une autre tradition qui paraît moins vraisemblable pour Jacques de Voragine).

Marie, depuis longtemps, désirait rejoindre son fils. Un jour, au milieu d’une grande clarté, un ange apparaît à Marie. Il porte à la main un palme. “Marie, dit-il, je te salue et je t’apporte une branche de palmier du Paradis. Tu le feras porter devant ta dépouille dans trois jours, car ton fils t’attend”.

Ce palme est aussi évoqué dans la fuite en Egypte. Ici, il veut indiquer que Marie est assurée de sa victoire sur la corruption et la mort.

Ce sujet est assez rare en vitrail. C’est semble-t-il le seul en Bretagne.
Il peut être vu à Soisson et à Saint-Quentin.

Ici à Saint-Germain, on peut remarquer que le visage de la Vierge est le même lors de l’Annonciation et lors de l’Annonce de sa mort. Est-ce une image voulue de sa vie éternelle?

LA DORMITION DE LA VIERGE

Ce sujet est très fréquent dans le vitrail. En Bretagne, on peut en dénombrer une quinzaine de représentation.

Ce sont les grecs qui ont donné le nom de “Dormition” à la mort de la Vierge, car pour eux cette mort ne fut qu’un sommeil.

Au XV et XVIème siècle, la Dormition de la Vierge était, surtout plastiquement, l’expression de l’absoute suivant un schéma bien défini.

Saint Pierre, revêtu d’une chape ou simplement d’une étole croisée sur une aube, asperge le corps de Marie avec de l’eau bénite. Il se sert d’un goupillon proche des aspersoirs en bois ou en métal du XVème siècle qui ont la forme d’un bâton se terminant par une longue touffe de longues soies de blaireau. On le nomme goupillon par analogie avec la queue du renard. Saint Pierre récite les dernières prières. C’est le cas ici à Saint-Germain.

Un autre apôtre doit tenir l’encensoir, tandis que saint Jean tient en main le palme que lui a remis l’archange Gabriel ; c’est le palme de l’annonce de la mort de Marie.

Ici à Saint-Germain, on trouve bien saint Jean, à qui le verrier a ajouté un geste de tristesse, mais pas l’apôtre avec l’encensoir. De même, ont disparu le Christ ou un apôtre tenant la croix processionnelle.

Ces personnages devaient faire partie d’une scène plus importante d’au moins quatre tableaux sur un plan horizontal. La présence de seulement la moitié du corps de la Vierge peut nous le confirmer.

La présence des trois femmes en pleurs est unique en Bretagne dans les Dormitions de la Vierge, mais cette présence est de tradition dans les évangiles apocryphes.

Jacques de Voragine parle de “choeur de vierges”.

Dans un autre évangile apocryphe et, d’origine inconnue, mais cité en 1863 par L. Ayma, on peut lire que:
“Le troisième jour, vers la troisième heure, le sommeil descendit sur tous ceux qui étaient dans la maison, et personne ne put se tenir éveillé, excepté les apôtres et trois vierges, compagnes fidèles de la Vierge Marie”.

Dans notre verrière, les femmes et saint Jean en pleurs surprennent si l’on s’en tient aux deux textes où saint Jean demande de ne point pleurer.

1Mémoire de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne.


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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 08:46
   
   

Une exposition de sculptures populaires bretonnes devant être montée au Musée des Beaux-Arts de Quimper en 1953,





la membres de la Société des Amis du Musée de Quimper m'ont demandé  d'exécuter des relevés et dessins des statues anciennes pour   en dresser un inventaire dont certaines devront figurer l'été en ce Musée.



Pour la petite histoire, , il m'a été fournis  par l'Evêque de Quimper et de Leon en date du 8 mars 1952, un "laisser passer"  demandant  la bienveillance de M.M. les curés et recteurs les démarches de la Société des Amis du Musére de Quimper tant que pour dresser l'inventaire des statues anciennes. que pour en faire figurer quelques unes à l'Exposition prévue pour l'été au <Musée des Beaux arts ."



Le temps n'étant pas clément pour croquer la nature, je me permet de présenter quelques dessins de cet inventaire


Ces Croquis sont au nombre de 35,dont la grande majorité sont en couleurs: chacun se signalant avec le nom sur leur socle,on y trouve:

Un Christ ressuscitant, un saint Trémeur avec sa tête,

un triptyque: Marie accompagnée de saint Lazare et d'une sainte femme,
Nicodème
portant précieusement la Couronne d'épines, une seconde sainte femme,

un saint Sébastien



de profil,
un saint Fiacre,
un moine, un saint Maudet  évêque,


un saint Vennec avec son glaive,
 une sainte Barbe de profil avec sa tour,

un saint Théleau sur un cerf,une seconde sainte Barbe appuyée à sa tour,un saint Nicolas et les trois enfants, une sainte Marguerite les mains jointes, un saint André sur sa Croix, un saint Antoine et son cochon,un saint Hervé, une descente de Croix,


un saint Yves,
une sainte Anne,


un saint Uriov


 































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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 18:40
TREFLEVENEZ. Petite commune du canton de Ploudiry faisant partie du pays de landerneau.Elle fut une trève de Ploudiry

Comme ses voisines: Ploudiry, La Martyre, la Roche Maurice, elle possède, dans son église, un vitrail sur la Passion.


Eglise Saint-Pierre.




Baie du chevet,La Passion, datée1560-1570, une proposition de Roger Barrié, Classée MH en 1974.
3 lancettes de 192 sur 45  et 6 panneaux, réseau de 5 soufflets aux étoiles filantes.

C'est une oeuvre qui a son intérêt, n'étant pas une oeuvre des ateliers de Quimper. On trouve ici une oeuvre d'un atelier du Léon.


On y voit  de gauche à droite au bas, la scène, une tête d'apôtre, le Jardin des Oliviers, le baiser de Judas,puis au-dessus, en trois lancettes une Crucifixion


Au XVIIe ( 1676),
le chevet,qui était à l’époque plat, est  devenu polygonal à trois pans avec contreforts.
Le vitrail avant cette date s ‘incorporait dans un mur de 4,50 mètres de long et maintenant de 2,60 mètres

En1842. restauration du vitrail du XVIe siècle et confection des verrières latérales Evêché, dossier alphabétique, lettre du 06 06 1851.

En1851, lettre à l’évêque annonçant que l' « on procéderait aux réparations des vitraux du sanctuaire »

En1925,L'atelier  Anna Saluden de Brest, restaure la  Passion avec ajout d’un panneau  qui manquait ainsi q'une  tête de Christ. Ce panneau a bien le Style de ceux de la chapelle de Saint-Eloi en Ploudaniel et de l’église de Saint Eloi.

Cet atelier est aussi l'auteur des vitraux des soufflets du réseau.

  Le panneau de la Cène fait         0,76cm sur 0,42
.Celui du jardin des Oliviers    0, 70x 0,42
  Celui de.L’arrestation de Jésus    0, 76 x 0, 42
  Au-dessus des 3 lancettes, deux (celles des côtés) de 0,42 sur 1m10 et de1m21, pour la centrale,
En 1986,Le réseau de soufflets est conservé lors de la  restauration qu'effectuera l'atelier de vitraux Quimpèrois Jean-Pierre Le Bihan On peut relever que les panneaux des trois têtes de lancettes sont,  d’une grandeur démesurée.

Dans la presse quand est-il dit de cette Passion

Le dernier répertoire des Eglises et chapelles de l’Evêché, 1988 signale«une  Crucifixion d’assez mauvaise facture » alors que Roger Barrié, dans le bulletin de la Socièté Archéologique de 1975   note que: «  la composition des scènes est plus servante et révèle une plus grande maîtrise que celle de beaucoup de verrières bretonnes. »
 
L'historien Couffon dans le même bulletin, en 199O y voit : Suivant la Martyre, mais dénaturé, vers 1590, œuvre libre et naïf, intéressante."

Notes :

« vieux grand autel » déplacé en 179I, travaux de réfection d’après un dessin de Claude Leroux « peintre »1835, travaux sur le sol de l’églis. En1850, réfection de la toiture Arch. Depart. IV 557.  vers les mêmes dates,peinture et dorure de l’autel de l’Ange Gardien. avec un tableau de l’Ange gardien signé MF Barret, artiste Brestois.


Une  paroisse dont le recteur se lance  vers une restauration du vitrail de son église.


Dès octobre 1972, ce recteur, ecrit de toutes parts,  attends la venue  d'un inspecteur général des MH, d'un responsable de la préfecture, de l'architecte des Bâtiments de France. Il voudrait qu'on classe sa Passion pour la sauver, espérant qu"il seront sensibles à la détresse où il se trouve, la commune étant écrasée par les routes,

 la paroisse pourrait aider, et regrette que ces ouailles soient ignares et ne comprennent pas la nécessité de de vouloir sauver ce qui a le plus de valeur dans leur église.

 Il a beau cogné à toutes les portes et attends.

 Les propositions du peintre verrier qu'il a choisi lui plaisent.La préfecture lui conseille de faire une demande de subvention au Conseil Gènèral par le biais du maire de la commune.

En avril 1974,
il voit que le beau temps revient et pense toujours aux vitraux et pense que c'est le moment de s'en occuper.
Il a
de quoi régler la dépose du vitrail, ayant reçu un don de 1000f et étant assuré de recevoir un autre

La préfecture de Quimper lui conseille de constituer un dossier auprès de la préfecture de Brest.…La réponse est qu'il faut s'adresser au Département, mais cela après l'élection du nouveau maire.

Un agent de la Préfecture,chargé du patrimoine, à qui il avait écrit en novembre,lui  conseillE de demander àu Département.Il doit aussi en parler au Conseil Général.à Quimper.
 Le nouveau maire appelé par le recteur  constatE qu'une restauration est urgente. Il demande au peintre verrier de constater l'état, ainsi il pourra avec lui en parler au Conseiller Général.

LeSecrétariat d’Etat à la Culture lui répond  le 3.Fevrier 1977 qu'il.a bien reçu sa demande de Crédit d’Urgence pour Tréflévenez et est prêt à l’ap
uyer  mais il faut lui donner la somme d'une dépose et d'uneclôture provisoire.

;

Le 17 février1883       Monsieur     Pierre.Marie Auzas. Inspecteur principal des Monuments Historiques.demande au peinte verrier de bien vouloir luiétablir un devis pour les travaux Ce devis devant inclure les frais de photographies avant, pendant et après travaux.

La présente lettre vous servira d’introduction auprès des autorités responsables de l’édifice  dont est concerné.par François.Macé de Lépinay Inspecteur des Monuments Historiques.

Cette fois_ci, le brave recteur est sorti de sa peine,les travaux de restauration de cette Passion vont démarrer. Ces messieurs y sont passés.

Mais il lui reste à lancer la restauration des baies de la nef.





Toutes les baie sauf 3, la troisième du côté Nord et la 4,la quatrième du côté Sud, offrent des vitraux à base de croix de Maltede couleur bleu à filet jaune et centre rond de couleur orange, les 4 pétales accrochées par filet courbe vert. de  superposition d’hexagones bleus aux croisements violets, sur grands losanges verts et fond dépoli et anneaux jaunes et probablement  dans les réseaux, plantes avec fleur.  Saluden. restauration JPLB.


Côté nord, agrandies par le bas, à comparer avec celles du sud qui serait plus anciennes que la date portée sur le début du bas-côté sud –tour. 1616, date proche de l’ossuaire, 1611.
Côté sud, au dessus petite porte, armes avec date de 1589
Du côté extérieur, les fenêtres indiquent 3 époques d’agrandissement de l’édifice. En 1er les 2 vers le choeur avant 1589, puis 1589, puis 1691
A noter que les dates sur pierre ainsi que les écussons peuvent provenir d’un château ou d’un manoir et ont été placés au plus juste et ce au XIXe siècle.
 
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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans VITRAUX XVI°
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 05:59



 JOST DE NECKER introduction


  A La La Martyre, Finistère  sur la verrière du chevet de l'église, église Saint Salomon  signature..... sur galon de la robe d’Arimathie !

Qui est-il?


Graveur Anversois, né en 1485, appelé en 1508 à la cour de l’empereur Maximilien, à Ausbourg, est toujours en cette ville  en 1544

"La signature de Jost!!!!!!!! figure sur la maîtresse vitre de la Martyre ; il est peut être l’auteur du carton mais la verrière n’est pas datée. L’attribution de la verrière de Daoulas au même artiste est encore plus hypothétique."

Artistes en Bretagne p.270


 Selon Couffon, le carton de Jost de Negher aurait servi aux grandes crucifixions du Finistère. La peinture sur verre en Bretagne..p.35à42

JOST DE NEGKER. Un mythe qui a la vie dure


L’attribution du carton des Crucifixions Cornouaillaises à un certain  graveur flamand ,Jost de Negker, est due à une mauvaise lecture de l'historien  René Couffon, suivie d’une « présomption devenue certitude » comme il le reconnaît.

Tout est parti de son article sur "La peinture sur Verre en Bretagne au XVIe siècle", paru en 1945 dans les Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne.

  Après deux pages et demie,  les 30, 31 et 32, sur les découvertes d'inscriptions permettant de retrouver un nombre non négligeable de peintres verriers,  cet historien offre, à partir de la page 27, une étude des Grandes Crucifixions du Finistère. Il commence  par en  indiquer les donateurs, les datations, ainsi que leurs auteurs possibles. C’est dans ce paragraphe, page 31, qu’il signale qu'à La Martyre, il a découvert, sur un galon de vêtement du vitrail, le nom de l'artiste, sa signature et le date du vitrail. Il ne signale pas encore le nom.

Ce dessin a paru dans l'article de René Couffon concernant La Martyre et l'existence de Jost de Necker comme peintre verrier.
Ici il s'agitd'une gravure de ce personnage faite d'après un dessin de Lucas de Leyde sur Saint Martin.

Preuve que ce Jost n'a été qu'un graveur et non un dessinateur et encore moins un peintre verrier


Une seconde gravure de lui est la reprise d'un dessin de Hans Burgkmair dont le sujet est le couple et la mort.






Le paragraphe suivant décrit la composition d’un groupe de vitraux exécuté d’après un même carton : La Roche-Maurice, La Martyre, Saint-Mathieu de Quimper, Tourc’h, carton que l’on retrouve légèrement modifiés dans d’autres lieux.

A la page 35, il  donne, pour La Roche-Maurice, un article de sept lignes, composé de « l’inscription suivante : EN L'AN MIL Vcc XXXIX FUT FET CES VITRE ET ESTOIT DE FABRIQUE POUR LORS ALLEN JOCE. L.S » et d’un dessin, où on lit : « AVE GRACIA PLENA, puis le nom de   JOST et, au-dessous de ce dernier et en petits caractères, le monogramme de l’artiste » et 1535.  Par la suite ; il  ajoutera que les « deux dernières initiales sont vraisemblablement celles du peintre verrier. » (il s’agit de Le Sodec)1

Après quelques notes sur les vitraux de La Martyre, Daoulas1, Tourc’h, Saint-Mathieu de Quimper et Trémaouézan2, il s’engage sur l'origine possible du carton, visiblement inspirées des Passions de Durer, et sur les comparaisons avec des oeuvres picturales, il écrit, page 40: "Un nom se présente aussitôt à  l'esprit, celui de Jost de Negker" puis plus loin dans la même page "cette présomption de voir Jost de Negker auteur de la verrière de La Martyre s'est transformée en une certitude lorsque nous eûmes comparé la monogramme peint sur ce vitrail avec celui de l'artiste identifié par Campbelle Dodgson au bas du bois gravé en 1508 d'après le saint Martin de Lucas de Leyde pour le Brévorium Trajectense de l'éditeur anversois Jan Seversz ».

Partant des hachures au pinceau qu’emploie le peintre verrier dans ce vitrail, Il voit dans ce vitrail, plus  l'oeuvre d'un graveur, ce qu'était Jost de Negker, que celle d'un peintre. Cela le conforte dans sa découverte, et l’amène   encore plus loin. Il s’engage sur le terrain de la foire de La Martyre, commune toute proche, où « l’on y fabriquait de toutes sortes de marchandises » Il y voit  René de Rohan et sa jeune épouse Isabeau d’Albret, ainsi que l’abbé Charles Jégon » passer commande des vitraux. Je le comprends très bien. Un chercheur cherche toujours mieux et plus. Enfermé dans son idée, il arrive que l’historien  passe au-delà. 

 Au sujet de la Roche-Maurice, l’abbé  Jean Feutren, donne, en février 1972, son avis dans des articles du Télégramme de Brest. Il écrit, en autre : « Jost de Negker serait devenu, sans le vouloir, ni même le savoir, le père d’un grand nombre de crucifixions dans le Finistère. Encore  une fois, nos artistes locaux n’auraient été que des imitateurs plus ou moins habiles. Tel est le sentiment de M. Couffon et nous inclinerions à le suivre. Mais nous nous défions fort des belles constructions de l’esprit. Les bévues des gens de métier sont incalculables.» Puis, il continu, dans l’article suivant, en  confirmant  que l’inscription ainsi que  la marque du graveur d’Augsbourg sont introuvables .

Sur ce,  Roger Barrié, auteur d’une thèse de doctorat de 3e cycle sur le vitrail Cornouaillais,1978, confirme cette absence par examen sur échafaudage ; il avance l’hypothèse soit d’une mauvaise lecture par Couffon qui, fasciné à juste titre par des rapprochements avec les gravures, aurait interprété des salissures ; soit d’une restauration insouciante qui aurait fait disparaître l’inscription lors de la dépose vers 1945, ce qui paraît très étonnant.

Pour ce qui est des hachures que Couffon signale, je pense comme Roger Barrié, qui, relève que ces hachures ne sont qu'un indice de l'évolution du métier3 Parallèles ou croisées,  en plein ou en enlevé, elles  sont employées pour suppléer en lumière les modelés et  les lavis. L’abbé Yves Pascal Castel, profitant du même échafaudage, n’a pas de son côté relevé autre chose que : AVE GRATIA PLENA, sur le galon vertical du manteau du cavalier tandis que la suite, sur le galon horizontal est proprement illisible comme l’a laissé entendre l’abbé Feutren, fort judicieusement dans les notes inédites qu’il a laissées.


Emmanuelle LE GOFF dans  le Progrès du Finistère du 11 septembre 1994
* encore la redite d’une ineptie. Roger Barrié l ‘attribue à Le Sodec. Ce que je confirme.  Moins intéressant parce que cornouaillais, Le Just de Necker est étranger, cela porte à rêver. Des étrangers se sont penchés sur la Martyre.  La S.A.B ( ociètè d'histoire et d'Archèologie de Bretagne)en est le premier inventeur".



Conclusion : en absence d’archives, on ne peut qu’observer que toutes ces Crucifixions ont un rapport avec l’œuvre de Durer, spécialement dans ses Grandes et Petites Passions. Pour les ateliers de vitraux cornouaillais du XVIe siècle,  dont le plus important semble être, jusqu'à maintenant, celui de la famille Le Sodec, il n’y a pas de création véritable. Ils  utilisent, sans parfois les copier exactement, les gravures  qui circulent alors. Et pour le XVIe siècle, ces gravures sont  majoritairement celles de Durer4, qu’ils agrandissent  et transforment suivant leurs besoins.  Tout cela pour confirmer qu’on ne peut donner la paternité de ces vitraux à Jost de Negker, pas plus qu’on ne peut donner Soyer comme auteur des vitraux du XVe de la cathédrale Saint-Corentin. Les Vitraux de la Cathédrale de Quimper.p.27-28
Et pourtant, cela continue ! Soyer les bienheureux ! Son nom a été maintes et maintes fois proclamé sous les voûtes de la cathédrale par les conférenciers.

Et pour rendre hommage à René Couffon, citons le mot qu’il disait naguère à un jeune chercheur qui relevait dans ses écrits une exactitude : «  Une seule ? on voit que vous n’avez pas encore beaucoup travaillé ! »




Notes.
1. Notons que l’ « Ave gratia plena » vient d’une confusion avec le vitrail de La Martyre. A La Roche-Maurice, le galon est simplement orné, sans inscription.
 2 et 3. Verrières déjà disparues.
4, thèse de troisième cycle, sur le vitrail en Cornouaille,  1978, tome premier p.125
(. même autre que les Passions,  comme  à Notre-Dame de Confort en Meilars,. la scène de la Vie à Nazareth, avec Marie, Jésus et Joseph, est une reprise partielle et inversée, d’une gravure de Durer de 1510.

Jean-pierre Le Bihan


Ce mythe sur un personnage
se retrouve à la cathédrale de Quimper où l'auteur d'une bonne monographie de la fin XIX° siècle, je veux dire Le Men, attribut les vitraux des XV° et XVI° siècles à un Le Sodec. Ce qui a été repris et est encore repris par des historiens, dont la recherche de l'origine de leur citation est absente.


Hommage à René Couffon: Pour le lui rendre on peut citer le mot qu'il a naguère dit à un jeune chercheur qui relevait dans ses écrits une ou deux inexactitude: " Une seule?
On voit que vous n'avez pas encore beaucoup travaillé."


Cette affaire Jost on la retrouve souvent  dans de nombreux articles. Peu se sont penché sur  l'existence dece personnage
Depuis sa "parution"  en 1945 et malgré les démenties,de 1972,1978, on le retrouve Dans la brochure sur "Locronan et sa région", sortie en 1979, dont l'auteur  est Maurice Dilasser, , avec la collaboration  de la facultéde Bretagne Occidentale , reprent l’erreur  de Couffon,à la page page 595, à propos de la verrière de Guengat : :
On peut lire:
« Cette maîtresse vitre…développe le thème de la Passion comme à la Martyre,La Roche Maurice, Saint-Mathieu de Quimpet et Tourc’h,d ‘après un carton de Jost de Negker. »
Cette erreur se retrouve écrite, l'an 2000  étant dépassé.
.



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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans jost de necker
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 17:21


LE JUGEMENT DERNIER


En Bretagne, on peut relever  actuellement, sur ce sujet et en vitrail près de 30 créations

La Place de saint Michel dans le JugementDernier.


On peut relever que l’Archange saint Michel apparaît presque toujours dans la vision du jugement dernier. L’acteur principal de cet épisode n’est ni Jésus, ni le collège apostolique, mais l’Archange saint Michel.

Le Jugement Dernier et le Moyen Age.


Au Moyen Age, la fin des temps et la pensée du Jugement Dernier (chapitre XX de l’apocalypse) étaient présentes à tous les esprits, et l’emplacement, traditionnellement réservé aux sculpteurs, était, dans la grande majorité des cas, pour ce sujet, le tympan des porches ouest. Car le côté ouest, c’est le côté qu’éclaire le soleil couchant. C’était le drame solennel du jour qui finissait. Et l’apocalypse est la fin de l’histoire de l’homme. A Saint-Germain, cela fut le cas au XVIe pour une verrière sur ce sujet.


Evangile selon saint Mathieu. XXV, 32-33

Quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire, escorté de tous les anges, alors il prendra place sur son trône de gloire.

Devant lui seront rassemblées toutes les nations et il séparera les gens, les uns des autres, tout comme le berger sépare les brebis des boucs.

Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche.
 
                Cf.Saint-Pol-de-Léon sur  ce blog

Description:
Le Lieu : le ciel, en bas l’Enfer.
 

 Le Christ est assis en majesté. Il se contente de montrer ses plaies, car, comme dit saint Bernard : « patri filius ostendit latus te vulnera »

. De sa bouche sortent parfois un glaive Le glaive provient de l’image du Christ de l’Apocalypse et se trouve du côté des damnés tandis que de l’autre côté on montre une branche de lys, fleurs qui sortent de sa bouche. (commune de Briec,chapelle de Garnilis)

Il est assis sur l’arc-en-ciel

Les anges sonnent de la trompette,(commune de Quéménéven ,etc.) porte les instruments de la Passion. Déroulent des phylactères où l’on peut lire ( St Math. Xxvn 34,41)

Saint Michel tient une épée et une balance, L’ange gardien et le démon se dispute l’âme du ressuscité en essayant de faire pencher le plateau de la balance.

La Vierge Marie. Son rôle est celui de médiatrice et d’avocate ; Elle  est à la droite du Christ.

Saint Jean est de l’autre côté du Christ. Au début il s’agissait de saint Jean Baptiste puis au XIIIe, on lui substitua l’évangéliste.

Les apôtres sont rangés à droite et à gauche du Christ ou sur une seule ligne au-dessous de lui ; Puis viennent les patriarches, les prophètes, le clergé, les saints.

Les morts sortent nus de leurs tombeaux, parfois le bâton de pèlerin à la main..

Les élus. Les anges s’en emparent pour les conduire au ciel à droite du Christ. Avant de franchir la porte, ils leur donnent une couronne et un vêtement glorieux
Ici viennent les trompettes du Jugement Dernier.

VITRAUX XIV, XV et XVIe de Bretagne.


Briec,    Finistère, XVIesiècle,  1561, chapelle Saint-Sébastien de Garnilis.

Fenêtre du fond, dans la partie supérieure des deux baies, Notre Seigneur, dans l’attitude du Jugement dernier, est entouré des différents saints et saintes parmi lesquels on peut reconnaître la sainte Vierge, saint Jean Baptiste, saint Sébastien, sainte Marie Madeleine. Dans les soufflets, anges sonnant de la trompette

Caudan,    Morbihan, chapelle de Trescoet, baie 1, XVesiècle

Deux anges musiciens, chacun tenant à deux mains une grande corne, dominaient une Pietà comme l’indiquent les fragments de verre, bras du crucifié et large drapé bleu.


Dol-de Bretagne    Ille et vilaine, cathédrale, XIVe siècle,
  réseau, Christ du Jugement dernier, entouré de la Vierge,  de  saint Jean et d’autres personnages,des morts sortent de tombeaux.

Douarnenez,   Finistère , 1470 église de Pouldavid,
réseau baie du chevet.
Qui avait-il, à l’origine, dans cette baie, au tout début du XVe ?

On peut être à peu près sûr que la partie haute, avec les restes d’un Jugement dernier, est bien d’origine. Il s’agit du Christ et des ressuscités. La présence de Marie et de saint Jean ne peut que le confirmer. C’est l’iconographie que l’on trouve dans les tympans des cathédrales gothiques. Il nous manque cependant les damnés, les anges annonçant cet instant. Des ressuscités, majoritairement des femmes, sortent de terre.







Gouézec,        Finistère, 1530-40, chapelle Notre-Dame des Trois Fontaines.
Baie 6, XVIe siècle,  Jugement Dernier

Guengat, Finistère,  église, XVIesiècle.


Dans la baie 4.Le premier registre, du XVIe siècle, présente sous des dais flamboyants identiques à ceux de la baie 2,  des éléments d’un Jugement Dernier sur trois panneaux.

La Guerche de Bretagne, Ile et Vilaine,  église Notre-Dame, 1517

Troisième baie sud en entrant.Jugement Dernier, baie dont les trois panneaux inférieurs sont composés d’armoiries dont une, XVIe, armes de Ducs de Brissac, seigneurs de La Guerche de 1562 à 1730.


Langast,   Côtes d'Armor, église. 1508
.


 Le réseau et Le Jugement dernier.

 Le réseau offre un Jugement Dernier dont le quadrilobe du haut est occupé par un Christ sur fond rouge, le torse nu, les jambes drapées dans un manteau violet.  Il montre ses plaies et porte la couronne d’épines. Un nimbe horizontal le survole. Dans les quadrilobes voisins,  des anges aux ailes rouges, vêtus de blanc, sonnent de la trompette, autour des hommes et femmes sortent de terre.  Dans un soufflet, d’un champ d’herbes assez hautes, sortent de terre, tournés vers le centre du réseau, au bas, un moine au buste nu, puis une femme, tous les deux les mains jointes. Auprès d’elle, un prêtre, reconnaissable à la tonsure, est sorti de terre, jusqu’à la poitrine, et repose ses bras sur l’herbe.  A gauche, dans autre soufflet du réseau, Marie, portant une couronne sur ses cheveux et habillée d’une robe rouge sous un manteau bleu, a les mains jointes. Ce panneau se révélera , à la dépose, du début XXe. En face saint Jean, à genoux, manteau rouge et robe jaune. Plus bas, emplissant le quadrilobe, saint Michel, en armures blanches aux décors renaissances rehaussées de jaune d’argent, lève de la main droite son épée  qu’il fait passer  derrière sa tête. De l’autre main il tient une balance dont les plateaux sont occupés à gauche comme à droite par un petit homme  nu.  Il s’agit d’âmes. Celui de droite est accompagné d’un ange aux ailes jaunes, tandis que pour celui de gauche, c’est un diable de couleur verte qui est là. Il veut appuyer sur la balance pour récupérer le personnage mais l’ange de tout son poids  rétablira l’équilibre. dans un quadrilobe des élus sortent de terre entre les herbes vertes.A droite de profil les mains jointes un homme dont on ne voit que le buste. A gauche, de dos, un moine dont on ne voit que  les épaules, l’une couverte d’un morceau de linceul, au dessous un autre moine de dos et de trois quart les mains que l’on devine jointe. Au dessus, se détachant du fond rouge, de face, une femme ou un homme imberbe au visage rond, le torse nu, se protégeant les yeux de la main gauche, alors que la droite maintient le linceul à la hauteur du nombril. Dans un autre soufflet, sur fond rouge,  même geste de la main gauche d’un personnage, homme ou femme, au visage sec, triangulaire, et aux cheveux longs  tombant dans le dos. Son linceul passe par son épaule gauche.



     Lannédern, Finistère XVIIe, église  Saint-Edern,
baie 0,

  panneau A1,Jugement dernier, fuite d’une foule de personnages, tous nus au nez pointus, marchant vers la gauche,  juifs?  ( en rapport avec l'Ancen testament?) Pièce exécutée à la sanguine et au trait noir,.  Longue trompette jaune, concave, du Jugement dernier, à pavillon allongée et décorée, dont le tube est replié au milieu . Elle est tenu près du nœud  et contre la bouche d’un ange à la robe foncée, dont la tête est traitée de façon grossière à la sanguine et  au trait.


La Martyre,  Finistère, église, XVIesiècle, 1562

Laval,Mayenne         église Saint-Vénérand,  XVIe siècle, baie 13,

 Dans le réseau, 16 quadrilobes, un Jugement dernier ;, Sol vert, dont les élus sortent,  certains  conduits par des anges, diables rouges, saint Michel  levant l’épée sur un diable du quadrilobe inférieur, au sommet, un Christ en gloire.


 Melrand, Morbihan, Chapelle de Locmaria, XVI °siècle

Plemet, Côtes d'Armor,  Chapelle Saint-Lubin. 1572.

Plogonnec,  Finistère,  église, baie 2..1540


Cette baie présenterait le Jugement dernier
et daterait pour les parties d’origine des années
 1510. Cette verrière, depuis sa création, a subi
diverses restaurations, au XVII°, au XIX° et au  XX° siècle, en 1920 par Labouret, puis une seconde fois, suite à sa dépose, durant la guerre de 1939-1945.Celle-ci légère, et enfin en 1991.

On peut y relever, la Résurrection des  morts, XVIIe , avec les corps dénudés des hommes et des femmes, dont les clercs reconnaissables à leur tonsure. Des démons violets, verts, bleus, bleus et rouges peuplent cette scène où glissent des serpents, lézards et crapauds. Au dessus, les anges reçoivent les élus, sonnent de la trompette du Jugement Dernier, tandis que les élus, certains enveloppés de leur linceul rejoignent les saints et la Vierge. Tout en haut, le Christ vêtu d’un manteau rouge montre ses plaies. Fantaisie de l’artiste ? Il louche, ou erreur de dessin, incroyable pour un tel atelier.


Pontivy  Morbihan,  XVe,  chapelle Notre-Dame de La Houssayebaie 0,   5 lancettes trilobées de 5 panneaux et réseau  XVe composé de 5 tréfles, avec armoiries en chefs d’œuvres, 3 quatre-feuilles, dont le plus faut avec la colombe du Saint-Esprit, 10 mouchettes dont Christ  en gloire montrant ses plaies, robe violette sur fond bleu. Trois saints élus sur fond bleu dont une couronnée, un moine, anges musiciens, anges avec phylactère et texte en gothique,1 cœur avec ange avec phylactère, texte en gothique. Fleurs de lys en grisaille.


Quéménéven, Finistère, 1566.chapelle  Notre-Dame de Kergoat. Baies 7 et 9. XVIe. 1560-


Baies 7 et 9 : Le Jugement Dernier.Nous nous trouvons ici devant deux baies à deux lancettes à plein cintre, dont la surface approche les 12 mètres carrés. Ce Jugement Dernier provient probablement, un relevé des largeurs le confirmerait, du bras sud du transept. Le Bulletin de la Sociètè Archéologique du Finistère de 1914,  page 227, parle d’une chapelle du XVe.
Nous sommes en plein troisième quart du XVIe siècle, où prédomine un style que l’on pourrait dire populaire, et l’on pourrait lui attribuer les années 1560-1570.


Rennes,  Ille et Vilaine, église Saint-Germain, vitraux  en majorité disparus

On peut relever que l’Archange saint Michel apparaît presque toujours dans la vision du jugement dernier. L’acteur principal de cet épisode n’est ni Jésus, ni le collège apostolique, mais l’Archange saint Michel.
Et c’est peut-être pourquoi les merciers et épiciers commandeurs de ce vitrail choisirent-ils ce sujet. du Jugement Dernier Ici l’Archange saint Michel, avec sa balance, lors de la pesée des bonnes actions de l’âme, et surveillant le diable, qui, tel un marchand d’épices, essaye de donner un coup de pouce au plateau, a dû être choisi pour cela comme saint Patron d’une confrérie apte aux gains et puissante.



Saint-Alban Côtes d'Armor,  XIVe ou XVIe, église Saint-Alban
,
 Dans le réseau, au-dessus d'une Passion existence d'un Jugement dernier retauré au XIX°siècle.


Saint Avé Morbihan, .XVIe siècle chapelle de Keroser.
Baie ouest
  Il s’agit d’éléments de réseau, monté dans un grand oculus, sur un fond de vitrerie blanche à grandes pièces qui n’ont pas résisté.  Evêque ou pape assis tenant crosse. Père Eternel, avec  tenu dans la main gauche globe terrestre coupé en trois morceaux et bénissant de la droite, chape rouge sur vêtement blanc. Evêque tenant crosse vers l’extérieur et livre ouvert face au public.. Toutes sortes d’Anges jouant de la flute,  d’instrument à cordes, de viol



Saint-Divy,Finistère, église.XVI° siècle

Les anges ont diverses fonctions :ils forment une auréole autour du Christ



Saint-Méen, Morbihan, église. XIV.e

Saint-Nic, Finistère église Saint-Nicaise, baie bras sud du transept,
Ici, il nous manque les premières lignes de l’évangile selon saint Mathieu « Quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire, escorté de tous les anges, alors il prendra place sur son trône de gloire. »

Deux anges, l’un vêtu d’une robe rouge sur chemise jaune et portant des ailes vertes, robe verte sur chemise blanche et ailes violettes pour le second, sonnent le Jugement dernier. Dans les nuages derrière eux, sur verre incolore, apparaissent les robes de probables élus dont l’un porte une cordelette à la ceinture.

Au dessous de la robe rouge de l’ange, trois d’élus lèvent les yeux vers la droite. Sur la gauche, sur verre bleu s’ouvre une porte, peut être symbole de la porte du Paradis. Ce ne sont pas du tout les scènes de martyre que voit l’abbé Parcheminou.

Ce verre bleu a été aussi choisi pour animer une scène de la Résurrection des morts. Le premier groupe de personnages, au nombre de trois dans la nudité la plus complète, coure  vers la droite avec un geste de demande ou de supplication. Le sol de couleur verte, sur lequel il marche, est obtenu par l’application de jaune d’argent sur cette pièce de verre bleu.

Pour le second groupe, le même procédé a été appliqué. Ici il s’agit des damnés, enchaînés, et que deux diables accompagnent. Celui de devant cache son sexe derrière une figure de grotesque. Sa tête est traité dans le même esprit.

Le dernier groupe sort des profondeurs de l’eau. Du  personnage le plus lointain, seule sa tête apparaît, le suivant est sorti de l’eau jusqu’à la poitrine. Quant aux deux plus proche de nous, ils sortent de l’eau avec des gestes de supplique, semblant craindre le diable.

Dans l’herbe, la tête d’un ressuscité sort de terre.

Cette façon de procéder se retrouve de nombreuses fois, entre autres dans le Jugement Dernier de l’église de Plogonnec.

Au-dessous et à gauche, le panneau de droite est très incomplet, on y reconnaît cependant une main devant une bure de moine d’où sort un élément de tête. Saint Pierre, reconnaissable à sa clé, porte une robe violette sous un manteau rouge.

 Il est le seul du groupe à porter des vêtements de couleurs. D’un autre élu, sur la droite, il ne reste qu’une manche de couleur terre brûlée dépassant d’une robe verte et une pièce de verre incolore avec deux mains.

 Autour de ce saint Pierre, dix personnages, dont une femme la poitrine nue, cachée derrière ses mains jointes, et que montre du doigt un personnage. Celui-ci, sauf la main est de 1999, nous y avons été obligé pour agrandir le panneau. Sa semi-figuration sert de transition avec le panneau d’accompagnement de droite.

Revenons à cette femme à demie nue. S’agirait-il d’Eve ?



Saint Père en Marc en Poulet, Ille et Vilaine église. XIVe siècle

Saint-Pol-de-Léon, Finistère, cathédrale, baie nord. XVIesiècle

Baie à deux lancettes en ogives, dominées par un écoinçon avec un Christ assis sur un arc en ciel et les bras ouverts, pose qu’il a pris lors de la crucifixion.  C’est  une œuvre XIXe comme beaucoup de pièces de ce vitrail.

Dans la plus grande partie des

deux lancettes, séparée du bas par un bandeau avec texte,  réalisme d’un enchevêtrement de corps à demi nus que les trompettes du jugement dernier réveillent et qui luttent pour être élus  ou implorent la miséricorde de Dieu. Corps plus ou moins jeunes,  dans toutes les positions, de dos, de biais,  de face, de profil, allongés, se levant, retournés, ’hommes ou de femmes,  aux bras tendus, vêtus de linceuls de toutes les couleurs, rouge, vert, violet,  bleu, blanc à rehauts de jaune d’argent. Visages calmes,  hurlant, priant, se protégeant de la lumière de cet événement.



Saint- Thuriau,Morbihan, XVesiècle,  chapelle de Gohazé.
dans le réseau. Deux anges portent le soleil et la lune, cette dernière à visage humain de profil.

Spézet. Finistère, XVIe ; chapelle Notre-Dame du  Crann. (1470),

Baie de la Nativité

Tout en haut, le Christ portant son manteau de Résurrection, au lieu d’être assis sur l’arc en ciel, qui se trouve derrière lui, est debout tenant le globe terrestre, ici divisé en trois continents.  Plus tard, avec la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, le globe terrestre sera divisé en quatre continents.

A l’étage au-dessous,  Marie et Jean-Baptiste,  les mains jointes, le visage tourné vers le Christ, sont entourés d’anges. Le rôle de Marie est celui de médiatrice et d’avocate. Elle  est à la droite du Christ. Jean-Baptiste, de l’autre côté du Christ n’est pas d’une iconographie fréquente. Sa place dans le Jugement dernier était ainsi du début jusqu'au XIIIe siècle, puis on lui substitua l’évangéliste. Cependant on les retrouve tous les deux ensemble  dans le même sujet, à la chapelle Notre-Dame de Kergoat, le regard tourné vers le Christ.

Baie du chevet




 Un  Christ nimbé est ici présenté au plus haut, les bras en V, habillé du manteau rouge de la Résurrection, entouré de deux anges verts aux mains jointes.Un écusson aux armes  de Bretagne recouvre le bas de son corps, reposant sur un de ses pieds. Derrière lui passe une partie bleue d'un arc en ciel.
Ce dernier est à la fois, l’indication du siège de Dieu,  car saint MathieuV,24 : « le ciel est le trône de Dieu », l’indication du dernier jour et le signe de l’alliance. Il est aussi le gage de réconciliation avec le terre

Au-dessous, les mains jointes, tournés vers le Christ, apparaissent Marie et saint Jean, accompagnés d'anges de couleurs vertes et blanches.

A l’étage encore au-dessous,  les anges du Jugement dernier, au nombre de deux, sonnent de la trompette, accompagnés dans les deux soufflets des extrémités, d’anges ou séraphins de couleur jaune, vert, rouge ou  violet. Le ciel, qui était au-dessus d’un jaune avec flammèches , est devenu bleu. Quatre petits d’éléments  d’anges, de couleur rouge, apparaissent.

 Les 6 soufflets du bas se répartissent par moitié, les trois de droite sont l’enfer, les trois de gauche sont la terre. Les morts sortent nus de leurs tombes en pleine terre. Elus, des anges nimbés s’en emparent, l’un portant dalmatique à frange, c’est le cas aussi à Quéménéven, les autres en robe ou tuniques. Ils leur parlent, les prennent à bras le corps, pour les conduire au ciel. De certains, n’apparaissent que leur haut du crane, sortant de terre, au milieu de l’herbe verte. 
 A l’extrême droite, l’enfer est représenté schématiquement par une immense gueule de démon ouverte, exécutée en verre bleu, idem Quéménéven, où l’artiste a posé des poils en touffes. Cette gueule est armée de dents, de crocs et de défenses. Un œil émerge dans le haut de cette masse où s’abrite le feu de l’enfer, ici deux à trois flammes et un démon rouge. Trois personnes, il semble que ce sont des femmes, puis deux hommes sont terrorisés  Cette scène confond semble-t-il l’enfer proprement dit et les limbes dont Pierre Chrysologue, au Ve siècle, fit une sorte d’enfer mitigé. Dans les deux autres soufflets, un diable, comme les autres, à corps d’animal  et visage humain, à cornes et grandes oreilles, se sert d’une fourche  pour jeter  les damnés, on en dénombre 14 ou 15, dans le brasier de l’enfer. Un démon vert aide l’un d’entre eux. Ces démons peuvent  avoir toutes les couleurs,  rouge à cause du feu où il vit et vert, ici symbole du mal.




 




Gouézec Finistère les Trois Fontaines en Gouézec



La baie du chevetnous laisse des éléments du Jugement Dernier dont le Père Eternel, vêtu d’un manteau rouge  posé sur les épaules et flottant au vent et d’une robe blanche,   est assis sur  une nuée elle aussi blanche. Il porte une  haute tiare d’où partent des rayons lumineux  qu’arrêtent des nuées disposées pour donner à ces rayons et à la tiare une aire triangulaire  jaune. Sa tête, dessous cette coiffure  qui lui tombe jusqu’aux yeux, semble écrasée. Les yeux y sont deux ronds noirs surchargés d’un trait, le nez un V ouvert et la bouche un U inversé. La sanguine colore ici et là ce visage que termine une longue barbe qui arrive jusqu’ au globe terrestre qu’il tient  de la main gauche et coincé sous son avant-bras. Celui-ci est partagé en trois continent . Sa main droite bénit des deux doigt





Trégourez, Finistère église, baie du chevet, XVIe.
.
Le Jugement dernier.

On se trouve devant seulement quatre panneaux, deux dans la lancette de droite et deux dans la lancette de gauche. La largeur trop courte de ces panneaux indique une autre provenance.

Les deux de droite.

Un ange du Jugement denier, placé de bais dans le panneau sonne d’une longue trompette dont on ne voit par le pavillon, et qu’il tient des deux mains. La pavillon est eu-être la pièce orangé que l’on voit entre sa tête et son aile gauche violette. Sur sa robe blanche il porte en haut un vêtement court damassé aux manches bleutées. Ses joues sont boursouflées par l’effort, et ses cheveux sont agrémentés à la raie par une perle.

Dessous, un ange. Il porte corsage bleu et  robe violette. Deux grandes ailes rouges parallèles accentuent un mouvement de course des deux personnages. Son visage, présenté de profil aux cheveux d’or maintenus par un galon blanc, complète ce mouvement.  De sa main droite, appliquée sur les cotes, il pousse un élu, tandis que  l’autre main se lève pour annoncer leur arrivée.

L’élu, n’a gardé qu’un linge noué autour de ses rein. Un pan  de ce linge blanc le précède. Et accompagne le mouvement du bras qu’il jette en avant. Il court. Fond bleu, taches blanches de nuages et vertes.

A droite, le panneau du haut est peu lisible. Celui du bas offre un damné tombant  en hurlant de peur dans la gueule de l’enfer, poussé par un démon vert à gueule et corps d’animal effrayant.

L’enfer, gueule d’un monstre de couleur bleue, dont on a que la mâchoire supérieures. A l’intérieur, visage d’un damné  au grand nez , juifs ? aux yeux terrorisés et des diables rouges feu ou marron aux visages bestiaux.













VITRAUX XIX et XXe


 Gourin,Morbihan, église Saint-Pierre et Saint-Paul. Hucher et Rathouis, directeur, Carmel du Mans.

Ile d’Ouessant, Finistère, église, 1937, baie 3, avec la Vierge, atelier Maumejean.Paris
Langoëlan, Morbihan, église Saint-Barnabé, 1959 ‘La parousie, atelier HSM Quintin
Ploërmel, Morbihan, église Saint-Armel, 1960-61 atelier Jacques Bony Paris Résurrection des morts et Jugement dernier.
Plonevez-du Faou, Finistère, église Saint-Pierre, fin XIXe. Le Jugement Dernier. Baie à  3 lancettes, panneaux du bas en grisailles. Au dessus dans les flammes, au centre des bustes hommes et des femmes, ces dernières pudiquement cachées par les hommes sur la droite, dan une autre faille de la terre, quatre hommes et une femme voilée. Sur la gauche, un ange habillé de vert  tient la main  d’une femme habillée et semble demander l’avis du Christ. Un second ange vole  et traverse la scène tenant à la main une couronne et une palme. Au-dessus assis dans des nuées la Vierge, non couronnée, le Christ tenant sa croix et la Père Eternel. Chacun des trois sont chapeautés par un dais.

Quimper,  Finistère, église Saint-Mathieu, 1896, bras nord du Transept, Champigneulle.


Vannes, Morbihan, église Saint-Patern.atelier Laumonier,Vannes 1884-85. Baie ? Le Jugement Dernier. Baie en anse de panier et armatures suivant les bords et 4 barlotières horizontales. Filet d’encadrement  colorés  type floral. Niches avec socle et dais à  base horizontale  Dans ce dais et dans une cartouche  apparaît une balance lumineuse. Dessous dans une double auréole de nuées blanches sur un ciel bleu, se montre un Christ  assis la jambe gauche en avant portant de la main gauche une croix et  levant la droite. Il est habille d’une robe rouge et  porte un manteau bleu accroché à l’épaule droite. Trois anges, du plus lointain eu plus proche, planent dans un ciel devenu noir d’encre. Les deux derniers sonnent de la trompe d’or  du Jugement dernier

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans jeanpierrelebihan
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 15:43



  Le Jugement Dernier, baie côté Nord,
Vitrail du XVIe siècle.


 Evangile selon saint Mathieu, XXV, 32-33.


Quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire, escorté de tous les anges, alors il prendra place sur son trône de gloire.

Devant lui seront rassemblés toutes les nations et il séparera les gens, les uns des autres, tout comme le berger sépare les brebis des boucs.

Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche.




Baie à deux lancettes en ogives, dominées par un écoinçon avec un Christ assis sur un arc en ciel et les bras ouverts, pose qu’il a pris lors de la crucifixion.  C’est  une œuvre XIXe comme beaucoup de pièces de ce vitrail.

Dans la plus grande partie des deux lancettes, séparée du bas par un bandeau avec texte,  réalisme d’un enchevêtrement de corps à demi nus que les trompettes du jugement dernier réveillent et qui luttent pour être élus  ou implorent la miséricorde de Dieu. Corps plus ou moins jeunes,  dans toutes les positions, de dos, de biais,  de face, de profil, allongés, se levant, retournés, ’hommes ou de femmes,  aux bras tendus, vêtus de linceuls de toutes les couleurs, rouge, vert, violet,  bleu, blanc à rehauts de jaune d’argent. Visages calmes,  hurlant, priant, se protégeant de la lumière de cet événement.

Au haut deux anges aux grandes trompettes se font face sur ub ciel bleu à nuages blancs.

 Panneaux A1 et B1 Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche

Dans le premier panneaux, un berger, debout, les jambes couvertes de chausse, bien solides, sa canne de la main droite, habillé d’une robe courte blanche balayé de jaune d ‘argent, serré à la taille par une ceinture, un havresac du côté gauche  un manteau sur les épaules montre le panneau de gauche où sont parqués les boucs.
A ses pieds, un chien, assis sur ses pattes de derrière semble attendre les ordres de son maître, le museau en l’air. derrières, un troupeau de moutons. 

Cette scène se passe dans un paysage bucolique, herbe , collines, arbres dans le coin droit protégeant une cabane de bois.

De l’autre côté du meneau, un troupeau de boucs bêlant, cabane XIXe, comme beaucoup d’autres pièces, arbre jaune, petit bois, sol jaune sous les boucs, verdure ailleurs, collines et ciel bleu sans aucun nuage, talus rouge et vert au premier plan..


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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 17:21
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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 18:08


Eglise Saint-Melaine


 


1878, 
Founiture de vitraux   par l'atelier Champigneulles de Bar le Duc  18 baies, baies hautes, 100, 101, 102,
baies basses 0,1,2,3,4,5,6,7,8,9,10, grisaille claire

 Il s'agit des baies hautes dures  dans le styles du XIIe siècle pour les basses, et grisailles rouge et brune pour les baies hautes. Signées et datées de Bar-le-Duc.

Les baies 11, 12, 13, 14,15, 17, 103,104,105, 106, 107, 108 sont des œuvres des années  1920/1930, sans grand intérêt où le verre dépoli occupe une grande place.

 Bras sud du transept


Christ Roi et Vierge couronné





Bras nord du transept, un moine et un évêque

 La nef comportait avant les vitraux de l'atelier’HSM  de Quintin une vitrerie borne en verre blanc      

Nef, bas-côtés, Concours 1984, J Vitraux non figuratifs répétitifs HSM.

Dans la tour, verrière symbolique avec pélican entre  poissons et fruits ( fruit de la mer, fruits de la terre., verre et plomb, sans grisaille, non signé, non daté, mais possible 1945/50

Sacristie, 6 belles baies en verre blanc et plomb au graphisme intéressant au filet en accordéon, entre autres « bâton rompu au tranchoir ».
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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans vITRAUX XIX° et XX°
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