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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 18:28
LAND-TREGUER, près de Tréguier, église Saint-Pierre.


« En la grande vitre se voyent les armes de  Tugdual qui portent d’azur au chesne d’or au premier panneau, l’écusson timbré d’une tiare papale surmonté d’une robe impériale, au deuxième panneau, l’écusson aux mesmes armes traversé de 9 clés d’azur en croix » Vie de saint Tugdual, p. 785.

Notes de Kerdanet : » Ce n’était pas les armes de saint Tudgual mais des armoiries de la maison de Rouere à laquelle appartenaient les papes Sixte IV et Jules II sous l’un desquels avaient été peint cette vitre de 1471 à 1513

Notes: armorial de Bretagne Potier de Courcy: Tugdual sire de la Villeneuve-Corbin, paroisse de Loguivy-Lannion.D'argent ay château donjonnné de trois pièces de gueules
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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 05:28
TREBEURDEN Cotes d'Armor
Eglise enlevée au culte lors de la Révolution 
restituée en l'an XII, étant en ruine

Ogée  édition 1853: édifice du XVe reconstruit en 1835,
 mr Le Luyer, curé de l’époque a fait replacer dans la nouvelle église les anciens vitraux des XVe, XVIe et XVIIe siècle

Chapelle du Christ XVe

Chapelle de Bonne-Nouvelle XVIe

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 14:36
PLOEMEUR.
.

Eglise Saint-Pierre aux Liens,
Edifice incendié pendant la guerre 39-45.

 Nef. Vitraux, dominante bleue de Robert  Briand,  Rennes.1982, après concours.
Chapelle de Semaine. dalles de verre,  atelier Jean-Pierre Le Bihan, Quimper.

Vierge à l’enfant. saint Pierre, 
sainte Anne et la Vierge, Sainte Anne sur fond rouge apprenant à lire dans un livre rouge  à Marie. Toutes les deux sont vêtus de bleus.

saint Yves entre le riche et le pa
uvre. JPLB 1988

Chapelle Sainte-Anne.
XVIe siècle

« Ploemeur en 1982 » Sujet proposé conjointement par la mairie et le curé, l’abbé Noël : la ville, la mer ; les loisirs, avec sanctification par l’image d’un lieu de culte.

RDV du 28 novembre 1982. «  par trop figuratif, peut-être chercher une écriture moins réaliste, avec un tachisme plus abstrait, bordure plus blanche. Ces projets sont trop narratifs, pas sacrés, iraient mieux dans un hall de mairie ou syndicat d’initiative. »












 la campagne,
. baie cintrée avec armature de barlotières, 1 verticale et deux horizontales. Double filets d’entourage de  rectangle rouge et jaune Village composé de trois maisons de hauteurs différentes, une rue la traverse et monte vers une chapelle que domine une colline dont la pente est grimpée par des pins. Devant un hangar agricole, dans un pré,  cerné sur la gauche par  trois arbres deux vaches et un cheval paissent. Un champ labouré offre un dolmen en son centre.  Dans le bas la statue de saint Jude en évêque est posé près d’un talus de pierres dont une barrière de bois ferme une ouverture.

La ville. baie cintrée avec armature de barlotières, 1 verticale et deux horizontales. Double filets d’entourage de  rectangle rouge et jaune. Vue cavalière de la commune avec l’église, les maisons, les immeubles. Dans le bas gauche un couple avec bébé se présente à la statue de sainte Anne et de la Vierge, posée sur les armoiries de la ville.

La cote. baie cintrée avec armature de barlotières, 1 verticale et deux horizontales. Double filets d’entourage de  rectangle rouge et jaune. Dans le bas, un camping caravaning dans les arbres. Au dessus une plage où des gens se bronzent, jouent au ballon, reviennent de la pêche aux crevettes, se baignent, font des patés. Plus haut la mer avec les planches, les voiliers, les canots à moteur. Sans la coin droit, la statue de saint Maudez.

Le port. A la ligne d’horizon, les montagnes de Kaolin. Devant, un port  à marée haute avec chalutiers, canots, canot avec équipage et godilleur,  canot plein de casiers.  Petite place avec canot échoué. Sur le quai,  deux marins reviennent  avec leur pêche et leur rame. Dans le coin droit, sainte Ninoc , protectrice.

Petite baie  trilobée d’un seule lancette avec sur fond rouge, saint Anne portant sur ses genoux la petite Marie. JPLB 1982.




Chapelle Saint-Jude
1996

  Saints dont:
 Saint Jude .  Petite baie cintrée. Dans niche sur fond damassé, Saint Jude, nimbe rouge, habillé de bleu et de rouge, porte dans sa main gauche un livre épais. et tient de la main droite une massue.
v
.Saint Pierre, JPLB. Petite baie cintrée. Dans niche sur fond damassé,  le saint habillé de bleu et de jaune  porte une immense clé jaune de sa main droite.  Son visage de face porte barbe et cheveux, la mèche traditionnelle a disparu.

Sainte Ninnoc. Petite baie cintrée. Dans niche sur fond rouge orangé, la sainte porte une palme de la main droite et un livre saint  de la main gauche. Elle est  en pied, de face, le visage légèrement tourné trois quart droite. En habit de nonne, elle porte un manteau légèrement violet sur une robe marron.


, Chapelle Saint-Maudez,.

     Trouvé pièces anciennes XVIe avec petits motifs floraux, baie nord.

 baie 0, 1989 baie de 2 lancettes  trilobées à 2 panneaux par lancettes, et réseau de 3 mouchettes et 2 écoinçons. Vie de saint Maudez, quatre scènes. Son atterrissage, un genou en terre, un crucifix dans la main gauche, canot à voile rouge derrière.
autres baies : il forme des disciples, Il construit un ermitage, Il  se retire
 pour prier. auteur Jean-Pierre Le Bihan

Notre-Dame de la Garde en Lomener.



Deux vitraux non figuratifs de format rectangulaire, 1996 –1998,atelier de vitraux jean-pierre le bihan, auteur Antoine Le Bihan. La terre , la mer.

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 17:59
Malestroit,église Saint-Gilles.




  Chapelle de Marie-Madeleine.
Connue pour ses vitraux  du XVIe siècle dont celui  sur la vie de Marie-Madeleine vendu à Emile Zola qui  en ornera son cabinet et qui furent vendus plus tard à un musée des Etats-Unis.Cette verrière avait aussi des armoiries
Avant qu'ils aillent chez Zola ils auraient été achetés . en 1887 par un habitant de Flers, on parle d'un certain Foucault, pour le prix de 1OOOfrancs.
Le peintre verrier Louis Ottin dans son livre:"Le Vitrail" du début XX°,page 248, donne trois lignes sur cette chapelle:dans laquelle il  voyait, il y a encore quelques années, une fenêtre retraçant la vie de cette sainte est ajourd'hui en ruine. Les vitraux ont été vendus par le maire depuis longtemps comme nous l'avons dit plus haut.



Eglise Saint-Gilles ©XII°XIII°XVI°Siècle. Des Vitraux  du XV°XVI°XIX°XX°

Les armoiries des seigneurs de Malestroit qui sont indiquées dans plusieurs baies ont actuellement disparus

1483-1484. A cette date la présence de vitraux y est signalée par Couffon car un certain Pierre du Moulin doit copier  au moins un vitrail pour l'église Notre-Dame de Guingamp:"une pourtraiture estant en la ville de Malestroit"

XIX° et XX°siècle. vitraux de atelier HSM de Quintin 1970- 198O (ci dessus)et XIX°de l'atelier Hucher du Mans; Un autre atelier du XIX°,Laumonier de Vannes

Cette édifice a subi, malheureusement  dernièrement des actes de vandalisme qui ont touché des panneaux de vitraux anciens? Trous de projectiles divers qui demande un travail de restauration assez conséquent.





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Baie 1, verrière XV° restaurée en 1960, vies de Saint Gilles et
saint Nicolas,
saint évêque bénissant un malade dans un bateau, ,  un moine priant sur un fond de rochers où passe une biche, évêque nommant un autre évêque. Un moine bénissant 1 prisonnier ou un condamné, il a les 2 bras attachés, un diable sort de sa bouche. Un baptême du Christ

Baie du chevet.Verrière de saint Gilles et de saint Nicolas  auteur Huchet
Restauration atelier Jean-Pierre le bihan, 1978 .4 lancettes  en ogive de 6 panneaux, réseau à soufflet, 2 mouchettes, 2 quadrilobes, écoinçons. 4 scènes sur 2 lancettes et 4 panneaux, le reste dais et socle

Gilles en prière accompagné de sa biche, guérison d’un malade, Charles martel recevant l’absolution, la messe de saint Gilles
Nicolas nommé évêque, résurrection de 3 écoliers d’un saloir, deux scènes avec religieux ( femmes !) et marins en difficultés implorant saint Nicolas
Baie 5, verrière XIXe,Nativité
Baie 7, verrière XVIe sur vitrerie XXe. transfiguration
Baie 8, Arbre de Jessé., baie de 4 lancettes en ogive d’un seul panneau et réseau de 3 lobes ovoïdes et 4 écoinçons. Avec bannières aux armes de Malestroit.
Baie 10, verrière XIXe  3 pièces peintes de formats rectangulaires intéressantes dont un pélican,une biche se désaltérant, oiseaux sur champ de blé et calvaire.

Fenêtre 7 ou 3
 baptême du Christ. Dans l’eau jusqu'au ventre.
Naissance de la Vierge, dans un lit à baldaquin
Saint revêtu d’une chasuble blanche à décor jaune d’argent présentant un calice, main d’un donateur.
Ange tenant un phylactère avec un texte en gothique
Un évêque bénissant une barque dans la tempête.



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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 17:51
COMMENT QUATRE VERRIERS  ONT-ILS  PU COHABITER EN UN TEMPS COURT
DANS CETTE EGLISE DE SAINT-HOUARDON?


Ces verriers, avaient comme nom Durieux, Jean louis Nicolas, Hirsch et Lobin;

Durieux,
E.    1860, Landerneau, 29, église Saint-Houardon, fenêtres 1,2,3,4, Grisaille proche de celle de Nicolas et baie chevet, Annonciation, au style très académique, vitraux posés à l'envers, grisaille à l'extérieur et certains tête-bêche.
Hirsch, Charles,Emile,     né à Metz en 1832. Obtient à 12 ans le 3e prix au concours général des Ecoles de dessin de la ville de Paris. Israélite, il se convert;it au protestantisme, puis au catholicisme.
    Aux Beaux-Arts, atelier de Théodore Rousseau, Delacroix, d’Ingres, Flandrin, expose à partir de 1852 au Salon de Paris/
 Atelier Paris, 75, 26, rue Gauthey, et avenue de Clichy.
 Période d'activitè de 1860 à 1900, travail sur toute la France.
Expose aux Etats-Unis en 1873, 1878, 1880, et aux salons 1876,1877. A eu comme apprenti Georges Rouault.
Bien vu du clergé et de l’évêque du diocése du Léon et de Cornouaille il en fait le portrait en 1852. En 1864, l’évêque dit de lui qu’il est le seul verrier capable de composer un vitrail en rapport avec un monument gothique. «  talent dejà bien connu et plus encore pour sa piété »
 Avant de lui confier la principale fenêtre de la basilique du Folgoët. Heureux du succès de l’œuvre, l’évêque continue : « je suis décidé à vous donner une nouvelle verrière pour le Folgoêt ; elle vous servira d’expérience. Je vous recommanderai à mon clergé. »


Lobin, Lucien Léopold
fils né à Tours,26.3.1847, éléve du fils Flandrin, beau-frère de J.P.Florence, collaborateurs : Laurent Gsell, Gesta, Bigot et Heinrich.
 29, rue des Ursulines ; Tours.Se dit peintre d’histoire ; élève de son père et d’Hippolyte Flandrin.
    Après le décès de son père en 1865, l’atelier est : Manufacture de Vitraux Peints de Veuve Lobin et Fils

Nicolas, Jean-Louis, Naît à Morlaix en 1816, père racleur de vase et allumeur de réverbère, sa mère Marie-Louise ar Iod ( "la bouillie") tient un petit commerce. apprentissage de peintre, monte sur Paris 1839, compagnon du Tour de France, académie Jullian, épouse la fille d'un peintre vitrier de Landivisiau. s'installe en 1842. Oeuvre essentiellement religieuse

Comment ont-ils pu crèer en si peu de temps, 1860-1863
Qui a pris la décision de ce choix?conseil paroissial, évêché? curé?
Au premier abord,
le choeur a été donné à Lobin, sauf trois fenëtres à Nicolas.
Les transepts à Hirsch avec débordement sur la nef;
Le  fond de la nef à Nicolas et le chevet à Durieux.


Sur les églises de Landerneau 
http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-15566258.html
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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 10:01
Pour plus de pages avec                     images
voyez sur la suite, 
qui se trouve à

http://jeanpierrelebihan2.over_blog.com

Sujets: les vitraux des églises et chapelles: Saint-Yvi, ,Plomodiern,Pouldreuzic, Primelin Quimper,inventaire ancien du musée breton, Penhars,Ergué-Armel,kerfeunteun, Les
 Cordeliers St François,
et des croquis: brest Stangalard,la contournante de Quimper,Pont l'Abbé côté port,
    et bien d'autres         choses sidieu me        prêtre la vie.
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 09:01
Ploéven, La chapelle Sainte-Barbe.



Baie du Chevet, Passion XVIIe ©

 Ce vitrail a reçu une restauration del'atelier parisien de Jean- Jacques Gruber immédiatement après la guerre, suite à une dépose de conservation.

Les autres vitraux en place.

Baies 1, la première à gauche ,et 2 première à droite, possèdent 2 lancettes trilobées de 2 panneaux et 1 soufflet. Le tout en  vitrerie de montage    borne.

Baie 8,   baie à 4 jours se distribuant autour de meneau en forme de croix dont les bras sont en courbe, fonds baptismaux, elle aussi en vitrerie de montage borne

Travaux par l'atelier quimpèrois de jean pierre le bihan baie-chevet-W.jpg
en  1991 sur les baies 1,2 3, 4, montage à base de
losanges en verre incolore (blanc)
 
Cette Passion dans son environnement.


Cette verrière fut classée en 1906 et  est la seule,  en figuration, existante encore en cette chapelle. 

Placée au chevet, elle est entourée actuellement  de verrières blanches, les 1 et 2.

Les vitraux disparus.

.On sait, par l’abbé Abgrall, qu’au début de ce siècle,le XX°, la baie sud du transept possédait encore un buste de sainte Barbe, probable reste d’une verrière sur cette sainte, patronne du lieu. Malheureusement il ne nous a laissés aucune indication sur le style de cet élément de  vitrail.

 On y voyait aussi une sainte avec un livre et portant une couronne, ainsi qu’un Voile de Véronique.

 De la verrière de la Passion, Abgrall nous signale que trois écoinçons dont la datation est proche de 1860, ont remplacé des blasons..L'
auteur probable de ces écoinçons est le peintre vitrier quimpèrois Cassaigne,il est aussi probable qu'il en fut en même temps, le restaurateur


Pour les armoiries on ne  sait rien en dehors qu’un Alain Chastel possédait des prééminences à l’église du bourg en 1715.

Aucun historien n’a parlé semble-t-il de cet émail bleu que l’on trouve ici.

Couffon parle d’une Passion à dominante bleue et jaune restaurée,par Gruber bien après la guerre
il est étonnant que ce verrier n’en ait pas parlé lors d'une certaine interview donnée au chercheur R
oger Barrie  et reprise dans la revue Arts de l’Ouest

Une Passion autre.

Ce vitrail, en plus de l’emploi de l’émail bleu, n’a rien à voir avec les productions cornouaillaises antérieures. L’ atelier Le Sodec de Quimper n’existe plus ici.

C’est une Passion bretonne qui a été revue et corrigée, mais où le réalisme est devenu naïveté et caricature. Tout l’apport précédant, et même celui de la Renaissance, ont été mal digéré.

La première impression nous montre un monde à plat, comme si un rouleau compresseur était passé par là ; visages des personnages, nez écrasé, corps du Christ aux jambes super longues.

L’iconographie des autres Passions semble avoir été balayé.


Saint Pierre coupant l’oreille du serviteur du Grand Prêtre n’est pas le saint Pierre des autres Passions, ni à sa place.

Marie Madeleine, au pied de la croix n’est plus la belle femme aux longs cheveux qui ici sont peut-être enserré sous foulard.
un CRUCIFI2-AAW.jpg
La Pâmoison de Marie, ici complètement effacée, est proche d’une Piéta.

Longin ne perce pas ici le flan du Christ, ici, casqué la lance tenue d’une seule main reprend le geste du porte éponge, sa main gauche porté sur l’œil. Il est casqué. Caïphe est bien présent, sa mitre est plus que réduite.

Le personnage de droite, au-dessus de Marie Madeleine, est peut-être un Joseph d’Arimathie mal compris. Ou est-ce celui d’au-dessus au nez pointu et à la barbe en pointe, frère jumeau de Longin.

La croix, constituée d’habitude de pièces de bois aplanies, est ici un tronc lisse et rond, de même nature que les potences des larrons.

Le bon larron repose un de ses pieds sur une branche écotée
. Détail créatif.

Pourquoi ?

Des nuages imposants parcourent horizontalement le ciel.

Ils sont dans les autres Passions, comme à Guengat, quasiment invisibles, si ce n’est, grands comme la paume d’une main, lors de la Résurrection.

Le Christ seul est nimbé. Saint Jean, proche de la Vierge, ne semble pas apparaître dans la Pâmoison, si l’on considère que les trois personnages sont la Vierge, une sainte femme et Marie Madeleine.

L’ange qui vient récupérer l’âme du bon larron semble être une belle jeune fille.


On peut aussi relever une prolifération des armes de guerre, hallebardes, épées, dont le dessin semble plaire à l’auteur. Un seul étendard ici, à droite du Christ et de plus blasonné d’un aigle bicéphale éployé qui aurait pu être les armoiries d’un quelconque seigneur. Ce genre d’aigle peut-être l’attribut d’Elisée, symbolisant les deux esprits de Dieu qu’il a en lui.  Etendard romain, ou autrichien ?

Autre différence, la couronne d ‘épines de couleur bleu. Vous me direz qu’elle est verte à Saint-Fiacre du Faouët, mais la couleur verte a une portée iconographique.

On ne comprend pas pourquoi ce bleu alors qu’il pouvait très bien l’exécuter au jaune d’argent dont l’auteur a fait une utilisation assez importante.

Certes le bleu fut au Moyen Age une couleur liturgique affectée au Saint-Sacrement, à la Vierge et au deuil, entre parenthèse plus gaie que le noir actuel. Le bleu rappelle aussi le firmament comme les voûtes de certaines de nos églises. C’est aussi l’espérance.

Est-ce là le message de l’auteur, n’ayant pas la place d’y inscrire une Résurrection.

Par cette exubérance dans la façon de traiter caricaturalement les personnages de la Passion, ses bourreaux, l’auteur n’a t-il pas voulu inconsciemment rappelé que les Pères de l’Eglise ont fait observer que le Christ avait souffert entre autre par le sens de la vue.!!
Le lieu de cette Passion n’est pas indiqué. Pas de monticule indiquant le Golgotha, ni de ville pour rappeler Jérusalem, pas de tête d’Adam, ni d’ossement au pied de la croix.  Absence du chien que l’on trouve dans toutes les Passions XVIe.

Les casques à oreilles, nous les retrouvons à l’église de Saint-Nic. Ici ils sont plus décoratifs, plus irréalistes. C’est un peu le cas du traitement de toute cette Passion.

Derniers constats.


En somme c’est une verrière où l’on utilisé du verre incolore en grande quantité, tandis que le verre rouge l’est avec discrétion comme c’est le cas du verre vert. L’émail bleu  et le jaune d’argent inonde le tout, ce dernier en taches, en lavis en traits, de la même façon que le sanguine qui monte jusqu’à la teinte rouge sur les bouches. La pose de la grisaille est somptueuse avec ses ombres et lumières. Elle donne une force complémentaire à cette composition chahutée, surprenante.

Les verres présentent un bon état de conservation, cela se voit très bien de l’extérieur. On peut aussi relever quelques pièces d’autres provenances, dont deux plus anciennes mises en bouche-trous.

Reste le problème du panneau de la Pâmoison qui a subi durant un certain temps un apport d’humidité, fragilisant la grisaille.
Le dessin pourrait lors d’une future restauration repris sur un doublage. Et si cette événement intervenait, il serait bon  de supprimer tous les plombs de casse et de repositionner certaines pièces dont la suite des fragments n’existe plus. On pourrait ajouter que six des panneaux ont été coupés, on ne sait pourquoi

Jjean-pierre le bihan.
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 16:52




    LE PRISONNIER

Les lettres des prisonniers
et le retour du père.

Il y a les lettres. Ils sont deux, les prisonniers :
mon père et mon oncle, quelque part en
Allemagne. Ce sont plutôt des cartes que l’on
Reçoit avec en entête des mots étrangers. 
Lettres que l’on conserve précieusement, et
que l’on nous lie « Viens, je vais te lire une  lettre de ton papa. »
D’autres mots étrangers s’incrustent, « oflags, stalags, Pomeranie, Nuremberg. » Mais Il y a aussi« merci pour le  colis, reçu ta lettre, j’espère que les enfants sont sages et qu’ils font bien leur prière,  bonne santé, libération prochaine »


Il est prisonnier à Landerneau, à l’école Sainte-Anne, jouxtant la maison familiale, « La Butte » de la rue de Daoulas.

Etrangeté du sort, il est enfermé dans une école qui s’est installée au début XXe dans l’ancien atelier de vitrail Saluden.  comme me l'a dit ma grand-mère Madame Saluden. Un ami de la famille, architecte, monsieur Lachaud, l’y rejoint? ainsi que d'autres bretons,qu'il retrouvera en allemagne. La famille de cette architecte a quitté Quimper et est hébergée à La Butte que nous avons rejoint, ma mère et mes deux frères et ma soeur, après avoir quitté Brest

Didier Le Her, bedeau de l’église Saint-Thomas, habite avec son épouse au-rez-de-chaussée de la maison.

Il a ces entrées dans cette école devenue prison et transmet quotidiennement aux prisonniers, des officiers, des nouvelles et des paquets de nourriture, jusqu'au jour, où il arrive très tôt le matin

;Il venait de sonner l’Angelus, annonçant qu’il les avaient croisés, dont « monsieur Yves et son ami » bien escortés et qu’ils se dirigeaient vers la gare.

Aidé de Didier, les deux familles, ma mère portant son dernier, se rendent  à la gare, en courant,  autant que les petites jambes le permettent.

Un  train  de couleur noire est là, une loco qui fume, des fenêtres, des soldats sur le quai.  Comme les autres, le bagage au pied, il est sur ce quai. Nous l’entourons et l’embrassons.  Comme les autres, il pense qu’il s’agit d’un court intermède.

Je me rappelle pas du reste,  ni du retour à travers Landerneau.

Ci joint  au-dessous, lettres, et messages trouvés bien plus tard;

Landerneau. 24 juillet 1940 ;

« je suis un pauvre prisonnier qui ne peut sortir »

Landerneau. Vendredi 30 août 1940. Yves à son épouse.

« On nous a appris à l‘appel de 11 h. que les visites aux prisonniers étaient supprimés depuis.. Le 8 août, donc pour dimanche nous sommes privés. On a posé la question : à savoir si dimanche elles le seraient encore. Je n’ai pas encore eu la réponse.

Louise-Anne à son époux;

Je te joins la demande que tu présenteras au Colonel V.. quand tu le verras Tu lui demanderas où en est la demande de libération pour moi Tu as 4 enfants. je travaille à Brest chez ma belle mère.




Je serais tout à l'heure, à 4 h à la fenêtre. Viens jusqu'à la porte... on verra bien. »

Landerneau ; Dimanche 8 septembre. 1940 11 h 30.
« Je t'ai guettée à la sortie de la grand-messe (église Saint-Thomas, En sortant de la messe
Louise-Anne  pour rentrer à La Butte, distante de 300 mètres, passe  devant la ruelle qui mène à l’école et qui est fermée par une grille), mais je ne t'ai pas vu. Si tu peux venir ce soir vers 6h  ou demain à 4 h  je t'attendrai directement à la porte d'entrée.

Yves à son épouse:Les bruits les plus divers circulent ici sur notre départ. J'espère qu'ils ne se vérifieront
pas.. ...Va comme je te l'ai dit à Pontivy. ( où habite les beaux-parents) »

Mardi 10 septembre. 1940. 6h. du soir. Papier 13x18, écris au stylo, plié en
quatre.
« Je pars demain. Je t'envoie la mallette comme convenu. Demande à Pontivy la
clef. Le moral est bon. » ( Que contenait cette mallette ? Mystère)

Dans le train. Jeudi 12 septembre 1940.
9h. ½ papier13x18. écris à l'encre
« Nous passons à Rouen ? On
continue vers je ne sais où. Tout va
bien.
Je jette par la fenêtre. Ecris à Mmes Laffargue, Durand,
. Bien à toi. » Yves.
les officiers de réserve comme Yves Le Bihan Laffarge et Durand, Lachaud, Brunerie, Romieu,Le Boetté, Maufra et + connaitrons ensemble les camps.

Dans le train. Jeudi  12 septembre
17h. Papier 13x18. Ecrit au crayon
,jeté par la porte du wagon. A ses parents à Pontivy.
« je suis dans le train depuis hier. Ce matin, nous sommes passés à Rouen. En ce moment nous allons sur Creil..  après ? je ne sais pas. Nous sommes un train immense. Rien que des officiers. Dans des wagons à bestiaux sans pailles. »
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 03:43


LANDERNEAU, SES VITRAUX DISPARUS

Eglise Saint-Houardon. De l'église ancienne du XVI° siècle qui a déménagée vers le haut de la ville, il n'a été conservé en fin XIX° que des porches et le clocher, en partie.DU-LECH-W-copie-1.jpg


1657, armoiries, D'or à trois trèfles de gueules, du seigneur du Lec'h dudit lieu paroisse de Saint-Houardon, dans la maîtresse vitre. (références et montres de 1426 à 1534)



1727, chapelle de la Couronne, bras droit du transept.
Le Gac, seigneur de Kerraoul se plaint qu’on ait ôté ses armes de la vitre de la fenêtre suite à un arrêt de  1646, les titulaires devant entretenir leur verrière, faute de quoi, dans un délai de 3 ans, la fabrique le remplacerait par du verre blanc.
Or par négligence de le Gac, la fabrique avait du faire boucher par du verre blanc les vitres blasonnées car le vent s’engouffrait éteignant les cierges, incommodant les prêtres et les assistants, si bien qu’on ne trouvait personne pour servir à l’église. Une requête, à ce sujet, avait été adressé au Parlement en 1710.
  J.Bazin

land-PALUE-W.jpg
                             Chapelle de Sainte-Catherine. Dans la baie gauche du transept, les                             armes des de La Palue,(paroisse de Beuzit-Conogan,) apparaissaient aux vitres du Nord et du Couchant. J.Bazin." D'or au lion de sable, qui est léon, au lambel de gueules"
1841, travaux de Leroux






Saint-Houardon et la cohabitation  des auteurs des vitraux entre 1860 et 1863

Comment des verNicolas, Hirsch, Lobin, ont-ils pû crer pour une même église en laps de temps aussi court,

Qui a pris la décision de ce choix, d'artistes






       
Chapelle du couvent des Capucins.
XVII°siècle
En 1793, les vitres et vitraux du XVIIe étaient en grande partie brisées.



Eglise Saint-Julien
ancienne église tréviale du XVI° siècle.
1742, Procès-verbal en vue démolition de la fenêtre du côté de l’autel Saint-Sébastien. Dans la baie au-dessus, armes des Roual,( Rouazle) D'or à trois merlettes de sable, Références et montres de 1448 à 1513, paroisse de Saint-Houardon, dans deux soufflets, plus un soufflet avec celles des Cazeau, anobli en1702,landaerw.jpg

D'azur à un jardin de neufs carreaux d'argent, bordé de sinople, soutenu de deux lions affrontés d'or et accompagnés de quatre lionceaux de même, armoiries de 1696.
En 1820, les vitraux étaient brisés lors de l’état des lieux de l’ingénieur Frimot.
1841, travaux de Leroux, peintre et vitrier, sculpteur
1850, travaux de  Pierre Saluden, peintre vitrier.rue de Daoulas Landerneau.

Eglise Saint-Thomas.

La fenêtre du chevet possédait, avant 1870, un vitrail coloré que le bon curé du lieu céda innocemment à un peintre verrier roublard, pour en avoir un neuf beaucoup plus beau à son sens. Le Guennec.

Ce vitrail ancien on ne sait où il a atterrit.  En tout cas, c'est un vitrail  de ce verrier que l'on retrouve en place et qu'il signe de son nom en 1891. A la même époque, il fournit à Saint-Houardon  sept vitraux figuratifs.

Jehan Bazin signale que cela se passa en 1879. « les anciens ont été vendus en 1879 à un verrier »
Il s’agissait, probablement, du verrier Hirsch   que l’on retrouvera au Folgoët dans le même cas.

 Le vitrail de l’autel Saint-Sébastien présentait dans ses trois soufflets land-KERLORZEC-W.jpg
les armes et prééminences des Kerlozrec, du chef du bois, paroisse
de Saint-Thomas, Palé de six pièces d'or et d'azur, Rouazle, Cazeaux. Jacques Bazin. BSAF.1969.
land-rouazle-2-W.jpg

Dans les baies 4 et 6, vitrerie blanche.
1656, travaux de Nicolas Floch
sans précision. Le même en 1644 et 1646 sur les chapelles Saint-Antoine et Saint-Sébastien, puis en 1656.
1690, Urbain Keromen, peintre vitrier, descend la maîtresse vitre, ( du XVI° siècle) la remet en plomb et la remet en place. On le retrouve dans cette édifice en 1693 pour d’autres travaux, sans indication.

Des Keromen, on en trouve trois avec différents titres: maître vitrier, maître peintre, travaillant  jusqu'en 1708 dans cette région.


 Travaux de Kergrach, Jacques,     sieur de la Vieuville, Saint-Renan, 29,( d'azur à 3 têtes de léopard d’or,armoiries 1696, un notaire royal à Recouvrance, 29, en 1730), fils de noble Jacob Kergrach, ne sait pas signer, né au Conquet, 29. Habite Recouvrance ,1692, puis Landerneau, 29, rue de la Fontaine Blanche où il paie 6 livres de capitation, en 1727, habite la trève de Saint-Julien, en Landerneau, 29, y paie 8 livres et 15 sols de capitation. Mort à Landerneau, le 21 mai 1742.


1702 et 1716, travaux de Robert Gelin.

Gélin, Robert,         écuyer, sieur de Traoulen, maître vitrier, expert blasonneur du                 Folgoët,  habitant Lesneven et Landerneau,
          

1764, 1765 et 1790, travaux de l’atelier de Vincent Gardeshaut.
   maître vitrier à Landerneau,Epouse Marie-Jeanne Quimerc’h qui lui donne quatre enfants. Paie 4 livres de capitation.


1778, le 8 décembre, facture de Chirstophe Saluden qui arrange les vitraux des deux croisées de la chapelle de la Vierge.
1781, travaux d’un vitrier du nom de le RoY, Claude, Maître vitrier habitant à Landerneau rue du Pont, payé 4 Livres de capitation..


Chapelle Notre-Dame-de-la Fontaine-Blanche.            land-ROHAN-3-W.jpg

sera détruite lors de la Révolution.


        Armes de Rohan, sieur de landerneau,de gueules à neuf macles d'or 333, en supériorité. Le Guennec. BSAf.1904.
        Michel Prévot de Landerneau peignit les armes des Crebinec’h.


Chapelle Notre-Dame-de-la-Lorette. ?

        Nicolas Floch peintre vitrier peignit les armes de la maison du Loch. Il existe un secondhFloch, Claude,        maître peintre vitrier de Landerneau Landerneau


Chapelle du château de Crebinec’h.

Yves Berthou, peintre  vitrier, de la paroisse de Saint-Houardon, peignit les armes du seigneur de Keroullas. On retrouve ce peintre vitrier en 1675-1677,à l'église de  La Martyre,  où il accomode les vitres. 15 livres10 sols..AB. 

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 11:24
GUENGAT Eglise Saint-Fiacre. Etude et rapport de la restaurationbaie-ouest-W.jpg

 Généralité
L’édifice remonte au début du XVe siècle, puis est modifié au XVIe siècle. La chute du clocher en 1706 cause des dégâts sur les chapelles Sud et particulièrement aux vitraux. La maçonnerie fut entièrement refaite dans le style de l’époque.

Les vitraux, qui y étaient, nous les trouvons, semble-t-il, dispersés, en partie, à droite dans la fenêtre Sud, la baie 4, et à gauche de la baie du chevet, dans la baie 1. Il s’agit d’éléments d’un Jugement dernier, de la seconde moitié du XVIe siècle. La seconde baie des chapelles Sud pouvait posséder une vie du Christ, ou un cycle de la Nativité, dont nous trouvons des éléments dans la baie 1, avec la Nativité, la Circoncision et le Baptême du Christ. On peut noter que le carton de cette Circoncision est repris à Saint Nonna à Penmarc’h, un peu plus tardivement.

Au XVe, la baie 0, chevet, présentait une Passion qui n’est pas celle que l’on voit actuellement. Elle a émigré du côté sud en 4. Un siècle plus tard, lors des travaux de modification de la chapelle nord, ce vitrail ne devait plus correspondre aux goûts et à l’esprit de l’époque et du clergé. Il est vrai que d’autres Passions beaucoup plus luxuriantes, riches de détails, commencèrent à essaimer dans  la région.

On recherchait alors, avec l’influence de la Renaissance, transmise par des gravures d’origines germaniques, une vision beaucoup plus narrative et exubérante de la Passion. Pourquoi cette ancienne Passion a-t-elle été conservée, est-ce la présence sur ce vitrail de puissants donateurs ?Saint-Michel--Mariemadelein.jpg


 La verrière à droite de l’autel, la 2, avec saint Michel, la sainte Vierge et saint Jean-Baptiste, a fait couler beaucoup d’encre, en ce début du  XXe siècle, comme étant une œuvre de provenance étrangère. Il est très possible que son origine en soit une gravure venant des Flandres, de l’Italie ou des pays germaniques, comme c’est le cas des Passions de Durer. La copie d’un carton est quelque chose de fréquent, à cette époque, où les droits d’auteurs ne semblent pas exister. Nous venons de le voir pour la Circoncision, nous le verrons pour la Passion de la baie du chevet. Ici, dans cette baie 2, nous  retrouvons, le même procédé, avec le Saint-Michel  de la fenêtre 2 de Brennilis et le Saint-Michel de cette baie 2 Seule une question de bras fait la différence.
 
La fenêtre du fond de l’édifice possède quant à elle, deux panneaux XVIe, accompagnés d’une vitrerie. Il s’agit d’une vie de saint Fiacre et saint Faron, d’un côté,  et de saint Fiacre et la Becnaude de l’autre. Sur ce dernier, la Becnaude a pris la forme d’une maison du XVe, avec pignon au toit en V inversé dont on devine la charpente à gauche. Cette façade est percée au bas d’une grande ouverture en anse de panier, surmontée d’un oculus vitré d’un vitrail en montage losange. Trois  petites ouvertures rectangulaires encadre au dessus et sur les côtés cet oculus.  Un voile de Véronique de la même époque y a été incorporé.


Du bas côté Nord, au haut d’une fenêtre à deux lancette, la 5, les deux soufflets ont conservés deux anges de facture proche du XVe siècle. Plus bas, au dessus de l’autel, des anges avec des partitions de musique sur des phylactères emplissent le réseau du tympan.




Baie 0, Passion. baie-o-couleurs-w.jpg Dossier Vitraux XV et XVIe restauration JPLB, sauf le réseau qui a été oublié dans les crédits soit OS.
Depuis le XIXe, on la date de 1571. Cette date a été lue par les chanoines Pérennes, Perron et Abgrall et est maintenant disparue. C’est une grande baie, très large composée de 6 lancettes et d’un tympan très ajouré. La particularité de cette verrière est, que l’auteur ait réussi dans ce nombre de lancettes à nous présenter un ensemble qui se tient.

Il devait résoudre l’emplacement du Christ et des deux lancettes, bon et mauvais larrons, qui doivent l’accompagner à droite et à gauche.

Le nombre de six lancettes ne lui permettait pas de mettre le Christ au centre, et il n’a donc pas hésiter à le décaler sur la gauche, et avec lui toute la composition. Pour contrebalancer cette composition  il a ajouté sur la droite une descente de Croix et une Résurrection. Le Christ de cette dernière scène ne pouvant remplir la lancette par une taille démesurée, pas en rapport avec le même personnage en croix, il a ajouté, au-dessous et dans le coin droit, saint Fiacre, patron de la paroisse.

En pendant, il a du solutionner la composition, en proposant au haut de la lancette d’extrême gauche, une scène de la Passion, celle où le Christ rencontre sa mère, personnage principal après le Christ dans ce vitrail. Dessous, son esprit inventif a été de présenter un Christ présentant un arbre de vie, de couleur verte.

La Pâmoison de la Vierge, à gauche au-dessous de bon larron, suivant un schéma traditionnel des Passions, est reprise à droite, sous la descente de croix.. Saint Jean et la sainte femme, qui la soutiennent, n’ont pas changé de place, à l’encontre de Marie dont le mouvement du buste est passé de gauche à droite. Ses mains jointes se sont desserrées et pendent, l’une soutenue par la sainte femme.  Ces deux scènes se retrouvent à l’identique à Gouézec. La seule différence serait le nimbe de  Marie serait devenu disque flottant au dessus de sa tête à Gouézec.

La gamme des couleurs.

Elle est très riche, éclatante et nuancée. Les fonds sont d’un verre rouge pour la scène principale et le réseau, et d’un verre bleu pour le fond du Christ à l’Arbre vert et saint Fiacre. La différence de sujets est ainsi bien marquée.En dehors de là, le bleu est réservé à la Vierge, et pour le nimbe du Christ lors du Portement de Croix. Quelque touches de cette couleur sont très localisées dans la foule.

Les autres couleurs sont des verts clairs avec quelques de vert plus sombre. Un violet parme accompagne un bleu  qui tire vers cette nuance.

Le verre incolore, travaillé à la grisaille et à la sanguine, est utilisé pour le corps humain, les chevaux, le sol, certains nimbes, les croix des suppliciés. On le retrouve partout où il y a un besoin de poser du jaune d’argent.


Les inscriptions.

Comme beaucoup d’œuvres de cette époque, des inscriptions, ou succession de voyelles et consonnes, sans suite logique, décore les parements des vêtements. Ces inscriptions peuvent être d’origine flamande. Certains retable du XVe, de cette région, en sont porteurs.

 RMOSCOP…MA/ES
SOEVNO
SVO  -   SVE
SV        SVORN.
Dans cartouche F1     : LO   TANGI ORTE 
        A1        IZI  Pérennés aurait lu 1571
                    GUMAOU  gumaou  guiaum  Guillaume ?
                     FA  5 facit ou fabricien ?
B1    OIRI     EU inversé ou n
            M U inversé Fuonversé RSVORMOSCO
            MAVEC
            N inverséOI   OU
B2    -IMOINOVEREMIO  O   
            SEOI    N….
            SVEIOSEI   NOEOT.
            /OREOE
B2    SVOE  IdeltaSVEC
        .
       
        C1     S.V
       
       
        C2    SVORN      10II
D1    SVEMCVS
D2    SVOE   IdeltaSVEC
D3    NEOA
E2     : SVE
                  1OSVOF
 SOEVNOERN
        .

A remarquer prédominances des SVE et SVO

    Baie 4 en D3 NEOA sur manche de Marie Madeleine
        I de INRI
            AV MARIA sur col de le robe de la Vierge.
            VICTORICLO   Victor ?
VCRERE OREMUSD.   Verere oremus Deus ?
            D>VS d delta

Par recoupement, avec d’autres verrières, dont on connaît l’auteur, comme Plogonnec, ces inscriptions, en plus du style, nous permettent d’attribuer cette Passion, comme celle de Gouézec, à l’atelier la Sodec.



Premières constations de dépose ;


  La restauration  précédante, en vue de la repose  après la fin des hostilités a consisté  en la pose de doubles ou triples plombs,  de pose de faux plombs de casse et en reprises de soudure suivi d’un masticage. Quelques pièces hachurées ou tamponnées sont fournies. A la dépose, nous trouvons des panneaux de vitraux qui sont tous trop courts en largeur, mais ne présentent pas de trace de coupe antérieure et il existe un grand nombre de pièces anciennes sur les côtés et souvent non brisées.
Les barlotières sont de trois sortes et d’époques différentes.
Certains panneaux possédaient des traces de crayons bleus du côté intérieur, restant probable d’une remise en plomb.
Présence d'algues sur les deux faces  des verres,  mais pas sur les bleus et les rouges.
Présence aussi d'un film blanc, comme à Pont-Croix, trouvé aussi sur des vitraux  modernes, qui est probablement dû au masticage.

 Panneau E1- bon état avant démontage, à remarquer qu’il n’a  pas été remis entièrement en plomb par le restaurateur  qui s’est suffit de dépiquer quelques pièces dont la pièce centrale de la robe pour y insérer des plombs de casses. Le socle n’est pas d’origine, plutôt malhabile, grisailles et jaune d’argent. Il est rouvé une pièce d’un bleu turquoise et ancienne, dont l’origine ne semble pas régionale.Probable fond d'un atelier;

 Panneau F1- panneau très brisé, dont une partie des fentes se sont produites après la remise en plomb, probablement Gruber. Le verre se présente fragile comme surcuit. Deux pièces de restaurations fin XIXe ou XXe avec chtis de grisaille à l’extérieur. Pièces neuves peintes dans montages provisoires et aussi montées à l’envers. Texte au bas dans une cartouche sur jaune d’argent, la lumière rasante sur le côté extérieure de cette pièce présente des cristaux de verre. Pièces anciennes de repique, de fin XVIIe mal peinte.

Réseau Très restauré au XIXe et XXe siècle, il conserve des anges avec les instruments de la passion, échelle, vêtement bleu, ainsi que des anges orants. Les anges qui présentent des blasons sont assez proche de ceux de Saint-Yvi pâr leur phylactère avec texte et les éléments restants des blasons centraux.  Un y voit un Agneau pascal. Le XIXe a probablement laissé dans une cartouche les initiales C.S.  soit « Cœur Sacré » soit celle  du peintre vitrier Cassaigne qui les restaura.

Les restaurations, les études, les devis successifs.


Cette verrière a subi divers et multiples restaurations plus ou moins conséquentes,. D’une restauration, XVIIe ? nous avons supprimé et mis en réserve, un bas de panneau, contenant un socle du bas. Cet élément, très naïf, n’était pas dans l’esprit.    En 1838,  on remplace des carreaux pour 150 fr, et le verrier Quimpérois Cassaigne, dont on devine encore le passage dans le tympan, mets du verre blanc là où une pièce manque, établit un devis. Le recteur, à son grand regret, se voit contraint de surseoir aux travaux. Un  passage de ce verrier est signalé en 1840. 7 années plus tard, en 1845, Cassaigne entreprend la restauration de cette verrière.
En 1914, l’état des vitraux n’est pas du tout excellent. Haubotel fournit un rapport accompagné de photos. Il prévoit la dépose de quelques panneaux. Les ferrures rouillent. Pas de réponse. En 1922, soit 8 ans plus tard, Paquet propose un devis de 13506,15 francs, et le 28 août de la même année le verrier parisien Labouret envoie des compagnons pour commencer la dépose en vue d’une restauration. La durée des travaux devait être de six semaines. Mais le délai n’est pas respecté et l’église se trouve dans les courants d’air. Le travail de Labouret, qui devait commencer par la baie 2, cela par manque d’argent, le devis étant trop léger, s’arrête là. En 1936, autre rapport mais celui-ci de Simon. Il signale que la verrière du maître autel menace ruine et que les plombs sont disjoints. Pas de réponse.
La guerre éclate.
Le 17 avril 1942, l’architecte Prieur fait déposer en urgence les vitraux à cause de la ligne de chemin de fer, Quimper- Tréguennec, et cela sur la demande des occupants. La ligne est d’intérêt militaire. Elle transporte des galets pour le front et le mur de l’Atlantique. Il fait déposer 34, 04 mètres carrés de vitraux. Ils sont remis en place après la guerre et cela après une restauration plus que succincte et pas très convaincante, avec des produits peu fiables. Les plombs s’oxydent rapidement. Les verres sont attaqués, les ferrures n’ont pas été changées depuis Cassaigne. Elles rouillent, les panneaux de vitraux bombent. Une grosse restauration en 1984 fait découvrir que les panneaux de vitraux sont trop courts en largeur. Les mousses poussent sur les deux faces, sauf sur les bleus et les rouges. Un film blanc dû à des rejets de silice et de chaux patine certaine pièce. D’autres pièces ne sont plus que des amoncellement de plombs de casse, où n’apparaît quasiment plus les pièces. Ces éléments de plombs et de verre bombaient et étaient à la limite de la rupture. Une grande partie de ces plombs de casse ainsi que les casses sont dues à la dépose et restauration précédente. Leur stockage durant la guerre en la chapelle Saint-Guénolé d’Ergué-Gabéric, l’emballage dans des ripes et subissant l’humidité de cette édifice. Tout cela n’a pas arrangé leur état. De plus, les verres sont très fragiles, à cause de leur minceur, de leur irrégularité d’épaisseur et même de leur bombage. Les parties les plus épaisses du verre, bords bombés des verres en plateau, sont disposées sur les bords des pièces, souvent débordant des lèvres du plomb, pas assez épais. Cette utilisation intentionnelle peut indiquer une certaine avarice du verrier ou alors une rareté du verre. C’est une utilisation assez fréquente partout.

Baie 1
Dossier Vitraux XV et XVIe restauration JPLB


Baie 2
Dossier  Vierge « dite de Nuremberg » par Couffon. Vitraux XV et XVIe, non restauré, oublié dans les crédits ou OS
C’est une baie à trois lancettes, où une Vierge à l’Enfant est entourée de saint Michel, encadrant le dragon et de saint Jean Baptiste. Cette Vierge s’apparente à celle de Ploëmel ainsi qu’à celle de Saint-Sauveur de Dinan.  Elle possède les mêmes sourcils en arc de cercle, les mêmes cheveux, le même noir de la commissure des lèvres et la couronne offre le même travail. Présence d’une ancolie au pied de saint Jean-Baptiste. Autre apport qui nous conforte pour une œuvre d’un atelier régional, et pourquoi pas cornouaillais est la présence à Brennilis dans la baie 2, d’un saint Michel au même carton. Cette verrière, elle aussi déposée en 1942 et restaurée par Labouret. Le réseau semblerait avoir été massacré à cette époque. Mais nous n’avons aucun témoin de son état avant.

Baie 4
, Passion XVe, Dossier Vitraux XV et XVIe restauration JPLB

 Les couples de donateurs, ils sont trois, présentent le même archétype, propre à ce genre de présentation, Ceux des fenêtres hautes du côté sud du choeur de la cathédrale de Quimper en sont un exemple. Même principe de tête, les trois têtes d’hommes ont été faites par le même peintre en verre rose pour les hommes et verre blanc, du moins incolore, pour les femmes.. Le renflement du  nez, très particulier, est à rapprocher de Tonquedec daté de 1485. Au point de vue des armoiries, le lion d’or passant sur fond bleu se retrouve trois fois. Même style de robes à crevés et avec rehaut d’hermines chez les trois femmes. L’armure des hommes peut être rapprochée de celle du saint Michel de la fenêtre précédente.
Le bleu émail  se retrouve à Ploëven et à Pont-Croix. La seule armoiries qui put être reconstituée, grâce à de nombreuses pièces qui  n’étaient pas à leur place, est celle des Kervrac’h de Kerigny, qui eurent un château à Guengat. Il s’agit du lion rampant d’or couronné de lampassé d’argent.
Le troisième couple de donateurs, en partant de la gauche, a été complété en 1985. Il était coupé, auparavant, de 15 centimètres tout autour, et avait été incorporé dans une vitrerie losangée.

La Passion.

Elle ne peut provenir de la baie du chevet, du moins dans l’état actuel de l’architecture des meneaux. L’état actuel de la face extérieure des verres, avec crevasses, ne peut qu’indiquer une ancienne exposition à l’Est ou au Nord.

Il s’agit de verres avec de rares bulles. Les couleurs de ces verres sont au nombre de sept, sur lesquelles la grisaille est posée au pinceau. Il y a  peu d’enlevés de cette grisaille au bois, sauf pour le saint Jean et la Vierge, les tissus et les pièces d’architecture des dais.

Les nimbes sont de facture gothique pour tous les saints intercesseurs des donateurs. On  ne relève que très peu de gravures sauf pour le chapeau et le manteau d’un personnage. Le jaune d’argent coule du très clair, proche du citron, à l’orange
On le trouve ainsi sur les socles et décors des armures bleus, ou employé pour les bijoux des donatrices, boutons, sur la croix et le poteau de la Flagellation.

La scène du Baiser de Judas, sur un socle gothique, se passe en plein air. La dominante est d’un brun sombre. On devine de l’herbe verte et un ciel bleu.

Au-dessus de cette scène, celle de Jésus devant le grand prêtre. Une remise en ordre de l’ensemble de cette Passion  eut lieue en lors de la dernière restauration. Auparavant, la Flagellation se trouvait à l’extrême droite du second registre et deux donateurs au milieu du troisième registre.

 Le fond floral  qu’on y trouve est semble-t-il unique dans une scène de la Passion. Il est difficile  de comprendre le pourquoi de ce décor, à moins que la saison de la Passion, le printemps, y est quelque chose à voir. Il y avait bien la coutume, dans les châteaux forts de parsemer les sols de diverses fleurs et feuilles odorantes dès le printemps.

Dans la Crucifixion, pas de Marie-Madeleine, mais deux personnages, l’un ,barbe à deux pointes, habillé d’une robe brune, chapeau pointu blanc à bords, peut-être un juif fait face au second personnage. Celui-ci de profil, le visage barbu caché sous un large chapeau, semble tenir à la main on objet. Il est vêtu d’un manteau d’étoffe légère à manches courtes, serré par une ceinture jaune. La robe rouge se voit a la manche gauche.  De l’autre côté du Christ en Croix, la Vierge les mains jointes, en pâmoison soutenue par saint Jean . Les larrons n’ont pas été oubliés.

La tête du Christ n’est pas d’origine, elle porte les sourcils en banane, détails spécifique des ateliers quimpérois du XVIe siècle. Sa disproportion indique une repique. Un des larrons a les yeux bandés et est vu de trois quart de dos. Les traités d’iconographie donnent pour ce bandeau sur les yeux plusieurs significations.

 Soit cela veut indiquer que la justice est aveugle dans les coups qu’elle porte, soit c’est l’obéissance, parce qu’elle ne raisonne ni ne discute l’ordre reçu. C’est une façon d’exprimer les yeux baissés.
Le seul texte qui peut être relevé est celui de la Flagellation. Illisible ou incompréhensible, il semble plus tardif.

Comme tous les tympans des fenêtres du choeur, des restaurations successives ont fait perdre toute leur sensibilité aux vitraux des soufflets. On y trouve cependant une prédominance des instruments de la Passion, dont une échelle double, ou double échelle. Elle semble y indiquer la Déposition du Christ. En supériorité, deux blasons aux armes de Bretagne pleines, sur un fond bleu accompagné d’un décor de chardons aux fleurs violettes  qui peut être rapproché de la verrière Nord du chevet de l’église de Ploërmel.
En A, petit chef d’œuvre XIXe, plomb XIXe, moignon de fin XVIe ( proche Braspart) dans le rond central XIXe La tête n’est pas d’origine, on y trouve une tête de poisson style renaissance, trouvé aussi un œil, une main droite ainsi qu’une moitié de main gauche de pas la même provenance. On peut y ajouter, un morceau de tunique avec hermine noir provenant du donateur

En B, en dehors motif central du XXe, petite pièce avec tête de hibou au jaune d’argent et sanguine et dont le dessin est très fruste. Il faut y ajouter : une pièce d’architecture avec réseau sur lequel les ouvertures sont dessinées de losanges en enlevés au bois ; un morceau de visage avec un œil et des chevaux en folie, avec application de beaucoup de sanguine, fin XVIe ; une dernière pièce avec émail bleu et jaune d’argent, le premier se décolle.
 En C, un front avec cheveux et raie au milieu, fin XVIe.


En D, écusson XXe de Labouret avec plomb de casse, plante à feuilles vertes avec fleur rouge offrant une gravure centrale. Illisible car dépôt extérieur d’une croûte sur le verre blanc. La plante pourrait être un rosier.
Notes : le jaune d’argent est parfois très clair, proche du jaune citron parfois orangé, il est posé sur du bleu pour donner des boutons verts, il est posé sur armures, il est employé pour les bijoux de la donatrice, sur la croix et poteau de flagellation.

Le dépôt blanchâtre de la face intérieure, qui n’est pas du au masticage est très fragile, il s’enlève par endroit en fine pellicule. Il semblerait être de la silice, son enlèvement pourrait faire disparaître la grisaille qui serait dessous.
Divers ; anges musiciens jouant d’un instrument à trois cordes, proviendraient de la Passion . Pièces de jaune d’argent déjà trouve dans baie O,  élément d’une clé et de tissu. Eléments d’architecture fin XVIe.



Baie 3 Dossier  réseau , anges avec portées de musique Vitraux XV et XVIe, lancettes, Le jaune d’argent, très léger, varie ici aussi du citron à l’orange. Il est posé sur des verres légèrement verdâtres qui varient de 2 à 5 millimètres d’épaisseur dans la même pièce. La grisaille est au trait sur un lavis dont il reste encore quelque trace, indiquant qu’il fut posé plus que légèrement.

Parmi les pièces qui ne dépassent des surfaces de 20 sur 15 centimètres, 20 sur 13 ou 23 sur 7, on trouve deux pièces à motifs floraux, XVe, identiques à celles qui se trouvent dans des écoinçons du tympan du chevet de l’église de Pouldavid. La dernière mise en plomb datait du XVIIe siècle. Parmi les anges l’un joue d’une « harpe » à sept cordes, un autre du violon dont le bout présente une tête qui n’est malheureuse
ment pas d’origine et a été grugée pour l’insérer.
Pour les ailes de ces anges  l’auteur s’est servi d’un graphisme pouvant rappeler les épis de maïs.  Deux pièces de pontil, de  couleur violette très foncée et de couleur verte, ont été trouvée, et malheureusement, rien ne pouvait y indiquer s’il s’agissait de verre à plateau ou en manchon. Les pièces, elles aussi, ne nous ont été d’aucun secours. Pour La Passion XVIe, par contre il s’agissait bien  de verre à plateau. Il semble bien que ce soit la seule production que l’on trouve, tout au long des XVe et XVIe siècles, et même XVIIe, en Bretagne.
JPLB  Le jaune d’argent, très léger, varie ici aussi du citron à l’orange. Il est posé sur des verres légèrement verdâtres qui varient de 2 à 5 millimètres d’épaisseur dans la même pièce. La grisaille est au trait sur un lavis dont il reste encore quelque trace, indiquant qu’il fut posé plus que légèrement.

Parmi les pièces qui ne dépassent des surfaces de 20 sur 15 centimètres, 20 sur 13 ou 23 sur 7, on trouve deux pièces à motifs floraux, XVe, identiques à celles qui se trouvent dans des écoinçons du tympan du chevet de l’église de Pouldavid. La dernière mise en plomb datait du XVIIe siècle. Parmi les anges l’un joue d’une « harpe » à sept cordes, un autre du violon dont le bout présente une tête qui n’est malheureusement pas d’origine et a été grugée pour l’insérer. Pour les ailes de ces anges  l’auteur s’est servi d’un graphisme pouvant rappeler les épis de maïs.  Deux pièces de pontil, de  couleur violette très foncée et de couleur verte, ont été trouvées,



Baie 5 , réseau, deux anges XVe, restauration JPLB, lancettes vitrerie patinée JPLB (non de Gruber, 1000 escuses !)

Baies  6 et 8, vitraux de J.J.Gruber.  Auparavant restes de kaléidoscope dont un chef d’œuvre avec IHS

Baie à 3 meneaux verticaux montant jusqu'à oculus et le central le traversant, 1 meneau horizontal et  22 panneaux. dans le bas vitrerie losange, dans l’oculus, rayons kaléidoscope, dans panneau D4, chef-d’oeuvre
Baie porche ouest, Dossier Vitraux XV et XVIe et vitrerie, restauration J.J.Gruber.
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