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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 16:53

Dès le 4 août, une rumeur courre annonçant que lesaméricains arrivent.; Un tel les a vus..On nous parle d'un accrochage des FFI avec les allemands dans la nuit précédente. Les drapeaux commencent à se voir aux fenêtres. Notre père sort aux nouvelles.

Au retour, il nous dit que les allemands quittent Quimper, que les habitants sortent; Que le drapeau bleu blanc et rouge flotte sur la <cathédrale; que le préfet a été remplacé et qu'ue le drapeau bleu blanc rouge y flotte aussi

 

 

Suivant notre père, portant son appareil photos, nous nous mettons à la fenêtre de notre chambre, au deuxième étage, fenêtre qui balaye, par dessus lesjardins,Quimpérois, une grande partie de l'Est de Quimper, Cathédrale comprise.

C'est de cette fenêtre et de celle du troisième sur rue que nous allons participé aux faits et bruits de premiers jours de la Libération.d'Août 1944.

 

Nous somes aussi témoins, en plein après-midi de la pose au haut de la flêche nord du drapeau ferançais. Nous suivons, pour moi, fébrilement la  silhouette plus sombre que les pièrres, qui avance lentement vers le sommet. Le suspens existe Des rumeurs viennent de la place Saint Corentin de temps en temps. Je crois entendre un coup de feu. D'autre coups de feu doivent en faite être plus tard dans la jourrnée lorsqu'un détachement FFI rencontre sur les quais un blindé allemand. 

Sur la flêche l'homme avance, il s'appelle Guillou et brusquement lorsqu'il atteint le sommet, le drapeau se détache et vole au vent au dessous du coq. On devine plus que nous entendions , dans une rumeur la Marseillaise.

 C'est peut-être la première fois que je l'entends. Près de nous, notre père prend des photos  depuis lesfenêtres, tandisque notre mère, affolée nous recommande de ne pas tomber. du, mur du jardin qui est une petite espace de 25 m2  clos de quatre murs de hauteurs diverses dôassant 2 mètres Sur lagauche cette courette est dominée à une centaine de mètres par l'Ecole Jules Ferry. Sur la droite, en montant sur un escabeau,on retrouvait la vue sur Quimper que nous avions quitté plus haut; Il n'y avait pas longtemps queJe yeutais la Cathédrale; la place, le mont Frugy,la t^te dépassant le mur à peine. Lorsque le mur sur la gauche est percuté avec fracas et des poussières de ciment et de pierres m'arrosant

 

De se lieu nous découvrions une second drapeau posé qur la sculpture du <roi <Gradlon. De nouveau le vent nous apporte des aplaudissement

 

A gauche de la Cathédrale le Mont Frugy est complètement pelé; les arbres ne demarrant qu"à la hauteur de l'édifice.

 

des enfants contre un mur

 

Durant la journée, nous sommes resté quasiment fidèle à notre poste, ne le lachant que pour nous joindre, au carrefour des rues de Kergariou et etValentin,  aux enfants des  voisins. Pour nous tout semblait calme; les hommes du quartier y tenaient colloque   Un bruit les chassa brusquement. Ce ne fut pas notre cas  nous étions     près de cinq garçons.

 

un peu plus tard Un un sidecar  allemant déboucha.  Déscendus, Ils nous poussèrent contre le mur des deux maisons voisines, mitraillettes au poing.

 

La mère des  plus prôches voisins sortie de chez elle.

 

 Elle se défendie: " ce ne sont pas des téroristes  regardait ce sont des enfants, il sont encore en culottes courtes;"

 

Nous rentrionsrapidement à la maison.

 Cette image je l'ai traînée en moi, enfant, puis adulte et ce, jusqu''à réssament; où lorsd'un jour de réunion, j' y  dècouvre une soeur des copains du mur. 

 

Pour laver cette histoire qui ne me laisait pas tranquille  je lui  ai posé après m'être présenté, Elle m'avait reconnue d'avance, ce qui ne fut pas long. la question  était: " si cette affaire n'était pas un songe de ma pârt. Non dit-elle,  Yout est vrai "Notre mère  arrivée  en larmes  dans la maison nous a raconté à nous tous, cette histoire ce jour là "

 

 Jen  suis sortie alllégé mais possède toujours cette  'image. 

 

A cette image se sont joint d'autre fais: Un  départ:  ladéportattion de nos voisins d'en face, ainsi que,  l'arrivée  en classe primaire d'un èlève et de sa soeur  nous annoncant à travers ses larmes que toute la famille sauf eux deux avait été enlevée dans la nuit.

 

Le 4 août nous faisons un petit tour en ville avec notre  père, soit la rue de Kergariou puis la rue du Guéodet; les trois égayées de drapeaux jusqu'à la place Saint-Corentin. Je dis nous et je pense que seule ma soeur et moi nous bénéficions de ce droit, mes deux frères étant trop petits sont restès à la maison.Ils pouvaient voir derrière les carreaux, en plus des hommes du quartier et des gens qui remontaient vers le champ de foire, ou descendaient, une femme, épouse d'un couvreur ,qui avait sur sa fenêtre une cage où un corbeau qui parlait!

Nous aurons du mal à dormir ces soirs là: l Notre père, de son côté, à mis la radio. Il essaye de tenir à jour sa carte aux petits drapeaux;du  front allié. L'Afrique du Nord, l'Italie.

Il terlminera aussi   sur le mur de l'escalier du grenier ses derniers drapeaux de toutes les couleurs.qu'il offrit en ville. Ce mur de plâtre en gardera longuement les traces..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans jeanpierrelebihan
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