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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 11:41

La chapelle saint-Yves




1554, Noble homme Guillaume Campir, seigneur de Kerezal tient les armes de ses prédécesseurs en la grosse fenêtre de la chapelle Saint-Yves en Saint-Renan
et pendant les temps que ses dites armoiries ont été tolérées et soufferts en ladite, et comme le pignon de l’église a été à nouveau réédifié et qu’il n’y a pas été inclus d’armoiries, ni dans le pignon, ni dans la fenêtre, il ne continue pas à payer la dite rente.
Jean Kerhervé



Les seigneurs de Campir,
seigneurs dudit lieu,
en la paroisse de Tréouergat, de Kerozal et de Kerjean en la paroisse de Plouguin, de Kerlaziou  en Plabennec
,

 étaient présents aux montres de 1427 à,1534, cela pourrait indiquer une certaine ancienneté de cette chapelle Saint-Yves, pouvant ainsi la remonter à un siècle plus tôt.


L'Hospice des Vieillards de St Renan


  Une lettre du11 novembre 1945, ci-Jointe,  indique que cette chapelle existait au début du XX° siècle et qu'elle avait subit des dégats lors du siège de Brest.

Cette lettre est envoyée par la supérieure à une Madame Saluden, tenant à Brest  une entreprise de peinture, une galerie d'art et un atelier de vitrail.



Madame Saluden,

Les vitraux de notre chapelle que vos ouvriers y avaient posés, il y a une douzaine d’années ont été partiellement brisés par les bombardements. Chaque tempête en fait tomber quelques morceaux de sorte que bientôt il n’en restera plus dans deux fenêtres. Voici venir l’hiver et nous ne pourrons rester dans cette chapelle où il y a un courant d’air  perpétuel.

Je vous prie, Madame,  de faire tout votre possible pour nous faire mettre des vitres ordinaires à défaut de vitraux, avant les grands froids.

Dans l’espoir d’une réponse favorable, veuillez, Madame, agréer mes sentiments respectueux ;
La Supérieure de l’hospice.


Les vitraux qui avaient  été  fournis aux alentours de 1930, étaient à base de grisailles, c'est ce que l'on peut voir actuellement après deux restaurations.photos ci-jointes.



La réponse ne se fit pas attendre. L'atelier de Brest, suite aux événements avait imigré  à Quimper avec une partie de son personnel. c'est le gendre, Yves Le Bihan, qui  alors succède à Madame Saluden.


  Celui-ci demande, à la supérieure de l'Hospice, et ce pour lui faire gagner du temps, et ne pouvant aller à St Renan dans la semaine, de lui fournir les dimensions des 2 fenêtres ainsi qu'un  petit croquis. Il pourrait ainsi faire un montage simple qui pourrait être en place à la fin du mois.

Il lui demande aussi de faire signer à la mairie des attestations  qu’il lui envoie, afin d’être approvisionné en plomb  (  alors contingenté). Il en faut pour faire le travail, ainsi  que des bons à vitres pour la surface des fenêtres « en comptant largement »

 il continue en lui indiquant qu’en tant que sinistrés on peut obtenir ces bons aussitôt.

Le 22 novembre 1945, la supérieure  de l'Hospice des Vieillards répond.



Votre bonne lettre du 14 m’a causé une grande joie, car elle  me donnait l’espoir d’avoir nos fenêtres réparées avant le 28, jour de l’overture de le retraite des enfants de Marie.

La lenteur de Monsieur M.. (probablement un artisan de la commune) à nous procurer les dimensions et par conséquent, un bon de vitres ne le permettra pas sans doute. Voilà que je le presse sans cesse.
Nos fenêtres de chapelle ont environ 5 mètres de hauteur sur 1 mètre de largeur. Deux sont bien endommagées, mais n’auront pas besoin d’être refaite entièrement ; les côtés étant à peu près intacts.

Dès que j’aurai les renseignements demandées, je vous les expédierai. Ci joint les quatre feuilles signées.


Les travaux de restauration furent exécutés en 1946;











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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans vitraux disparus et comment
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