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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 21:45

 
LANGAST  CôtesD'Armor  TEXTE

 

cette église présente deux verrières qui ont des éléments anciens

l'une qui éclaire la sacristie possède un vitrail  qui est fait de fragments

La maîtresse vitre offre dans  le panneau du bas une inscription incomplète indiquant que ce vitrail fut exécuté en L'AN MILL VC manque la suite.

 

 





Baie du chevet,   première partie du XVI° siècle présente entre-autre:

 

 

 

 

Un Saint-jean-Batiste à la brebis et au lapin.

 

 

 

 

 

 

Un petit lapin est  dans de l'herbe au pied de Saint-Jean-Baptiste .

 

Cet animal se retrouvre  sur des verrières de l'école de Beauvais dès le début du XVI° siècle

 

 



Verrière  composée de quatre lancettes  avec
 Chacune cinq panneaux de vitraux.
Ces photos on été prises en 1993, par moi-même.Sur celle-ci  les planchers d'un échafaudage, lors des travaux.gênent la lecture



 Le réseau, propose un jugement dernier avec un Christ aux bras ouverts,
 Accompagné

 
de ressuscités


.

Saint Michel, ange du Jugement dernier,

 portant l’armure. il tient de la main gauche le manche

de la balance où dans les plateaux sont présentés deux petits personnages, à moitié nus. Celui de droite est attendu par le diable, ici en vert  comme en est la coutume de cette époque.

 Sur quasiment tous les vitraux on trouve nombreux plombs de casse  qui sont là suite à de nombreuses restaurations anciennes et probablement des dégats dû au vandalisme.Cela ne facilite pas la lecture.

  Au dessous du réseau avec au  sommet  une Crucifixion  suivie de panneaux de vitraux figuratifs  en accord, ou en provenance de cette Crucifixion,

 la Vierge   Marie debout, les mains jointes, est habillée d'une robe violette
 sous un manteau bleu, devant un fond rouge.

Suivent divers sujets dont:

 la Messe de Saint Grégoire ,    Ce dernier agenouillé devant l'autel, assisté de deux cardinaux, veut confondre une femme incrédule, le Christ apparaît sur un fond rose violet. Sujet que l'on trouve partout  et cela à cause des indulgences que les fidèles peuvent récupérer
on peut découvrir sur cet autel les ustenciles: ciboire, patène, une probable hostie , un missel, des chandeliers, de de tipe d'époque XVI°,, ainsi que la façon dont s'habillaient  très richement les cardinaux de cette époque.




 Saint Antoine de Vienne. Ermite,un bâton de la main droite et un livre  d'oraison de l’autre main. Celle-ci crève le livre tout en maintenant une cloche.
 Il est présenté dans une  niche qui est ici  dominée par une voûte d’église où l’on peut lit "Saint Antoine Viennois"….Deux porcs bien roses apparaissent venant de derrière sa robe manteau, Faisant  opposition: Un nouveau diable vert,représente ici l' image de la tentation.


 Saint Jean Baptiste, une peau de chameau jaune autour du cou, un manteau

 

rouge sur le dos

  Il est présenté assis, les pieds se croisant, un mouton sur ses genoux,
Tenant de la main gauche une croix de procession, symbole de la pénitence qu'il prêcha.
La main droite semble tenir un phylactère où l’on lit : Ecce Agnus Dei tollis peccata mundi, miserere nobis, rappelle du baptême du Christ
Sur l’herbe verte un lapin est présenté de profil
Deux piliers encadrent  le personnage

Sainte opportune . Ici elle est présentée de trois quart droite, portant un nimbe rouge aux rayons blancs, gravures d’un verre plaquée rouge. De la main droite, elle porte sa crosse d’abbesse. De la gauche elle soutient un livre de prières de couleur blanche à la fermeture et tranche or

Le martyre de saint Sébastien, sur cette photo on ne découvre que notre saint dépouillé de ses vêtements probablement appuyé et attaché à un poteau  et ce sur un fond rose.  face  à un archer. Un second est absent de cette photo , Celui que l'on voit est prêt à lancer sa flèche. Il est habillé richement avec un pourpoint vert dont les manches de verre rouge plaqué  sur blanc dont la gravure  fait apparaître  des larmes.blanche Sa coiffure, rouge, à bord relevé  offre de nouvelles gravures dont des croisillons au jaune d’argent posé après gravure sur la partie incolore du verre rouge.

La Piéta 
La croix se détache du fond rouge qui passe derrière la vierge Marie  portant un voile de deuil, et  une robe ou manteau bleu fort. Un nimbe d’or plane au dessus de sa tête. Le Christ, le dos appuyé contre un personnage qui  peut, être saint Jean étale ses jambes jusqu’ à Marie-Madeleine qui avec un pot de ligaman  le  parfume. Derrière deux visages qui doit être celui de saintes femmes

Sainte Appoline et son  martyre.
  Elle  est  présentée sur un fond de damas bleu, entre ses deux bourreaux, portant une robe brune légèrement rosée. où  reposent ses mains ligaturées  Cette sainte est invoquée pour les maux de dents.
Le bourreau  à sa gauche porte un casque chapeauté de laine de mouton,Il est vêtu d’un pourpoint rouge et des bas blancs.
Quand au second bourreau, à sa droite,il ne porte rien sur la tête, il est habillé d’ un pourpoint  légérement vert. Tout les deux sont présentés de profil la menaçant de  pinces, cherchant à lui enlever les dents ;



Les armoiries sont nombreuses
dans cette baie, Ici   au dessous,on se trouve devant celle de la famille du Guengo,avec couronne de Marquis que deux angelots, blancs,  ailes vertes et cheveux or, présentent sur une draperie rouge etleu verte sur un ciel bleu








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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 16:49
MOULINS, EGLISE SAINT-MARTIN   LA PASSION.

,  La photo de cette Passion se trouve à l'étage au-dessous, après le relevé graphique des travaux de restauration de 1992.Travaux qui après dépose des vitraux puis repose  et étude,ont constitués: aux collages des pièces brisées,(traits rouges) supprimant ainsi les plombs de casse; de leur doublage extérieur, (rayures rouges) d'un verre incolore pour consolidation; et quelques pièces neuves.Le graphisme noir est celui des plombs.



Cette baie ouest en plein cintre est composée de 10 panneaux de vitraux

figuratifs  sur la Passion du Christ, œuvre datée en deux fois de 1560

Certains éléments de cette Passion  manquent.
Sa place devait être auparavant l’ancienne maîtresse vitre de cet édifice
Elle est attribuée au peintre verrier Michel Bayonne, par l'historien Couffon.

On y lit le lavement des mains,


suivi de sa mise à la porte par un soldat


la flagellation, la chute du Christ et la pose des clous sur la main de droite alors qu’il est attaché sur la croix posée à terre.
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 17:10

pOUR PLUS D'INFORMATIONS ET PHOTOS SUR CE SUJET VOIR A LANGUIDIC SUR

jeanpierrelebihan2.over-blog.com




LE CLASSEMENT DE LA VERRIERE EN 1929 ;

Le 4 juillet 1929, l’archiviste ordinaire de Lorient faisait une proposition pour l’inscription en tant que mobilier des vitraux du XVIème siècle qui se trouvait dan la fenêtre sud de la chapelle Saint Adibon, du village  de Tréauray en Languidic.  

A la rubrique, sur l’état de conservation, il indiquait que ce vitrail était délabré et lors de la description sommaire qu’il joignait au dossier, il relevait :

« Qu’il reste une surface d’environ 2m2. A la partie circulaire : le Christ en Croix avec Saint Jean, la Vierge et les deux larrons crucifiés. Cette partie est d’état passable et complet. En dessous, sont regroupés des têtes et partie de personnages pouvant représenter, soit les apôtres réunis, soir la Cène ou tout autre fait de la vie du Christ.
Cette deuxième partie est en mauvais état, des pièces disparates y ont été incorporées. Un quart, à peu près, de ce motif est replié et les plombs peuvent céder ».
Cet archiviste termine en réclamant une dépose urgente, ainsi qu’une remise en plomb.

LA PREMIERE RESTAURATION DE 1932.


Deux ans plus tard, suite à sa visite sur place, l’architecte en chef des Monuments Historiques, Gabriel Brun, de retour à Paris, transmet, le 9 novembre 1931, au Directeur Général des Beaux-Arts , un devis pour la restauration de ce vitrail, classé entre temps .

Lui aussi réclame : une réparation tout à fait urgente et, sans attendre craignant que le vitrail disparaisse ».

La surface est alors  de 1.50 m2 et le coût total de l’opération de 1.534 francs et 29 centimes.

l'évacuation du vitrail pour protection par mesure de sauvegarde


Une fiche de recollement, non datée, nous apprend que le vitrail est évacué en un dépôt en Maine et Loire dans les caves du Château de la Loire.(probablement  pour protection durant les événements futures 39-45, Lorient étant proche).

Le 24 novembre 1946, une fiche de Monsieur Cormon architecte des bâtiments de France nous apprend le retour des vitraux en provenance de Fougéres


AUTRE ASPECT


la mémoire locale affirme qu’ils avaient été conservés à l’ile Berder.

Dans le bas de la fenêtre sont apparus, du moins sur une photo de 1947, deux panneaux de losanges. Qui avait-il avant ? Probablement rien. Aucun des rapports n’en fait état.

LA CRUCIFIXION


Le vitrail se trouve inclus dans une baie qui a l’origine présentait deux lancettes et un tympan ouvragé, probablement du XVIème siècle.

Les deux panneaux constituant la Crucifixion et faisant1.21 mètre de large ne présentent aucune trace de coupe verticale. Ils ne proviennent donc pas de cette fenêtre. On ne peut non plus affirmer qu’ils ne peuvent avoir été dans une autre baie de la chapelle.
DES VITRAUX DE NOTRE DAME DES FLEURS IMIGRANT A ST ADIBON

Dans la première partie du XIXème siècle, la chapelle Notre Dame des Fleurs avait de belles fenêtres avec quelques fragments de vitraux comme le confirme  Rosenweig. Ont-ils émigré vers St Adibon ?

Le sujet de la Crucifixion ne correspond, ni par l 'échelle, ni par l’iconographie, aux deux panneaux inférieurs de 0.65 mètre sur 0.50 dont le sujet fut une Dormition de la Vierge. La date de 1588, que l’on découvre au bas de cette Dormition, ne peut concerner que celle-ci.

Pour la Crucifixion, tout au plus, on peut affirmer qu’elle est bien du XVIème, mais plutot de la deuxième partie de ce siècle.


L’ETAT DE CETTE CRUCIFIXION EN 1994


Les deux sujets, Crucifixion et Dormition, s’opposent par l’échelle de leurs personnages et par leur nombre : 5 pour le premier et 13 de l’autre ; On ne peut parler de profusion pour le dernière scène mais ce nombre est propre à cette représentation ;

La composition symétrique de cette Crucifixion, très dépouillée, Vierge, saint Jean, Christ, bon et mauvais larron, est dans la ligne du Moyen Age .

LA DORMITION DE LA VIERGE.



C ‘est un sujet de vitrail très répandu en Bretagne au XVIème siècle et qui suit la tradition du siècle précédent où prédomine l’idée de l’Absoute. Une dizaine de représentation existe encore dans notre région.

Ici, malheureusement, des restaurations successives ont rendu la scène difficilement compréhensible .Mais la Vierge allongée et le grand nombre d’Apôtres dont certains tiennent en main un livre, celui de l’absoute nous font penser à ce sujet.

Certes, il manque des personnages significatifs de cette scène, comme St Pierre aspergeant le corps  de Marie d’eau bénite, ou autres apôtres tenant encensoirs ou portant la croix des funérailles

Seules  les têtes, plus ou moins effacées, sont d’origine. Parmi celles-ci,  à l’extrême droite,on découvre la tête d’un grotesque, provenant d’un autre panneau, probablement d’une architecture renaissance. La façon de traiter l’œil nous l’indiquant. Elle est mise en bouche-trous comme nous l’avons trouvé à Tréflévénez, à la place d’un bouclier, ou à Douarnenez, chapelle Sainte Hélène, comme pièce de manteau.

Des pièces anciennes, bleues et rouges, sans figuration, ont été ajoutées dans le haut. La coupe des têtes au niveau du front ne fait que conforter cette hypothèse.

Cette fenêtre avec ses deux sujets ne peut laisser indifférent. C’est un jalon de l’histoire du vitrail en Bretagne il y a 400 ans.
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 16:37
TREGUENNEC  commune du fnistère






Eglise Notre-Dame (Inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques) , anciennement chapelle Notre-Dame de Pitié. 
 
                    1786.Madame de Baude de Saint-Père agissant au nom de son fils mineur décida d’employer la manière forte en envoyant d’office un maître verrier pour placer ses armoiries dans la maîtresse vitre de la chapelle neuve à la place de celle de cet usurpateur. Voyant cela un témoin, sonneur de cloches, prévint la seigneur du lieu, Hervé Le Bastard, celui-ci se saisit de l’échelle et fit culbuter à terre l’imprudent exécuteur et les armoiries toutes fraîches du Baron. Procès qui dura 48 ans. Jakez Cornou. p.24


A cette époque proche de la Révolution, les Le Baud possèdent les deux seuls manoirs: Kerguiffinec et Saint-Viaud. Il étaient aussi seigneur  de Mesmeur en Tréméoc. Ses armoiries étaient d'Argent à trois fasces de gueules, lpremière fasce étant surmontée de trois hermines de sable, blason que l'on retrouve dans le réseau du vitrail sur la Passion.



Des Passions


Il est difficile à l’heure actuelle, après tous les transferts et restaurations qu’ont subis  à travers les siècles certaines Passions, de savoir si elles appartenaient au cycle des Grandes ou Petites Passions.
Photos de Pol Lucas 1992

Sur les grandes, on voit la scène du Crucifiement (La Roche-Maurice) entourée sur les côtés et dans le bas de la Passion du Christ, allant de l’entrée de Jérusalem et se terminant par la Résurrection. Dans ce vitrail on dénombre 14 de ces épisodes.

Dans les petites Passions, et celle de Tréguennec en fait partie. Il s’agit du moment où le Christ se trouve sur la croix, le bon et le mauvais larron l’accompagnent. La Vierge en pâmoison est soutenue par saint Jean et Marie Salomé, Marie-Madeleine se trouve au pied de la croix. Joseph d’Arimathie caracole. L’éponge est présentée au Christ tandis que son flanc droit est percé d’un coup de lance.
Des soldats romains apparaissent dans le fond. Au premier plan d’autres soldats se partagent avec hargne le manteau du Christ. Cet épisode n’existe pas à Tréguennec ou a dis-paru lors du bouchage du bas de la fenêtre qui a amené à remonter le sol.


La verrière de Trèguennec



C’est une verrière quasiment inconnue. Le chanoine Abgrall, grand chercheur des XIXe et XXe siècles ne la signale pas. Ottin, un maître-verrier français, chargé entre autres des vitraux de la cathédrale de Quimper et auteur d’un livre sur le vitrail en 1904 ne la cite pas dans les verrières finistériennes. Couffon, plus près de nous, auteur de nombreuses études sur le vitrail en Bretagne, en parle très peux si ce n'est dans la bulletin de la société archéologique du Finistère en 1910, dans son répertoire des églises et chapelles. et au dictionnaire des églises de France avec Le Bars en 1968

 Cette Passion fut classée en 1958. Peut-être l’avenir nous amènera plus de renseignements.Dernièrement, Françoise Gatouillat dans le Corpus Vitrearum "Les vitraux de Bretagne" la présente.


Aucune étude ni iconographique ni stylistique ne semble avoir été faite

.
Nous ne pouvons qu’avancer avec prudence une datation possible des années 1570-1575. L’auteur est semble-t-il un des membres de la famille des verriers Le Sodec de Quimper. Atelier qui travaille: à Nantes en 1480, à la cathédrale de Quimper en 1514, et en 1520 à Kerfeunteun en Quimper, vers 1539 à Plogonnec, à Brasparts en 1543, en 1566 à Quéménéven.

Seule une étude pièce par pièce, lors d’une restauration peut permet-tre une comparaison avec d’autres verrières.

D’après des témoignages de personnes vivantes, la verrière présentait il y a une trentaine d’années de nombreux manques. Elle aurait été restaurée en avril 1964.

Concernant le tympan, la partie supérieure avec les mouchettes, est en grande partie d’origine. Seules les deux blasons sont récents.ils sont ceux des Le bastard etDe Baude. La petite pièce centrale, ronde avec bordure, est ancienne mais d’une autre provenance. On y voit une petite crucifixion avec la Vierge et saint Jean. Il s’agit d’une rondelle, oeuvre faite en série, plus ou moins grande, sans idée du lieu définitif. Elle est du XVIe siècle et remplace ici un blason disparu qui pouvait être celui mi-France, mi-Bretagne.

Les armoiries modernes au nombre de deux ont fait l’objet au XVIIIe siècle de procès qui ont duré près d’un demi-siècle entre les sei-gneurs de la baronnie du Pont et les tenants de Kerguiffinec (voir texte ci-joint).

Les vitraux d’origine du tympan présentent des anges avec les instru-ments de la Passion; on peut les comparer à ceux de Guengat dont ils sont très proches.

Un petit panneau ancien! illisible, tout en haut, pourrait être le coq de la Passion,  Ce dernier avec les poissons seraient de 1964.


Une restauration Partielle


Les trois cinquièmes de la verrière sont d’origine, mais on peut déplorer la perte de la lancette centrale (actuellement avec le Christ et Marie-Madeleine très loin de l’original), du panneau B3 au dessous du bon larron et la robe de la Vierge dans le panneau B2. Sur les côtés, le panneau E2 avec la descente de croix du Christ a aussi disparu. Dans la lancette A plusieurs ensembles de pièces manquent dans le lavement des mains et le baiser de Judas.

Le Christ sur la croix devait, dans la partie supérieure, se découper sur le ciel que déchiraient des lances ainsi que l’éponge au bout d’un bambou. Le sol actuel incurvé, devait remonter comme à Gouézec et présenter une colline verte, image de Golgotha.

L’image de Jérusalem céleste devait être représentée dans le fond par des architectures de châteaux gothiques comme à Ploudiry.

Marie-Madeleine, au pied de la croix, l’enlaçait de ses bras, les mains jointes dans la même attitude qu’à Gouézec et Guengat. Elle ne portait pas de bijoux. Par contre on peut découvrir sa tête et ses mains dans les pièces anciennes insérées dans la fenêtre 1.

Au-dessus d’elle se voyait Longin (l’homme à la lance) dont la place dans les Passions en Bretagne est très importante. Sa conversion foudro-yante et son témoignage du Christ furent des éléments qui frappèrent le peuple breton au XVe et XVIe siècles

 A Guengat et à Gouézec, le personnage est dédoublé, ce qui à peut-être été le cas ici, pour une facilité de composition et d’expression. Une première fois, il est représenté per-çant le flanc droit du Christ, ce qui va à l’encontre des arguments d’ordre anatomique qui l’eussent plutôt placé à gauche pour frapper le coeur. La deuxième fois on le trouve de l’autre côté de la croix, levant le bras, proté-geant ses yeux. Une goutte de sang, tombant sur son oeil malade, lui a rendu la vue; image des yeux de l’âme ouverts au message du Christ.

L’omniprésence de Madeleine dans les Passions où elle a des gestes différents : bras ouverts, mains ouver-tes, bras fermés, mains priantes, s’ex-plique par le rayonnement de son culte venu à partir de Vézelay par la voie de la Loire comme en témoigne la création de sanctuaires qui lui sont dédiés à Nantes et à Vannes et par la suite en d’autres lieux de Bretagne. Soeur par l’usage de Lazare, elle était la sainte patronne des lépreux. Le culte de Marie-Madeleine contribua à imposer l’image du repentir de la femme.

Joseph d’Arimathie, à cheval sur la droite, très richement vêtu, ouvre la main vers le Christ dans un geste de dialogue. Il ne porte plus le sabre que l’on voit à La Roche-Maurice (1539). Il se rapproche de ceux de Guengat et de Gouézec, son manteau jaune et rouge sur une jupe verte, a les mêmes couleurs qu’à Guimiliau. L’image et le message de cet homme caché jusqu’à la Passion du Christ, mais qui ne craignit point de rencontrer. Pilate qui se fit reconnaître publiquement pour disciple et protecteur d’un condamné entouré d’ennemis, doit exhorter les chrétiens à l’imiter dans leur hardiesse et leur foi.

Le petit chien, entre les sabots du cheval, est une figure que l’on relève dans toutes les Passions.

Ici, on le voit tourné dans la direction du pied de la croix, hargneux, prêt à attaquer. A Gouézec où la verrière est complète, on comprend son irritation face aux soldats se partageant les vêtements du Christ. Dans grand nombre de verrières, il est calme, indifférent. Parfois même il détourne la tête. Il est peut-être ici le symbole des Juifs, mais aussi celui des hérétiques ou celui des gentils, il est aussi le symbole de la fidélité. C’est lui qui accompagne ses maîtres sur les gisants.



Une mise en scène étudiée


Venons-en aux larrons; la pièce ronde qui les surplombe devait représenter auparavant l’ange qui recevait l’âme du bon larron et le diable extirpant l’âme du mauvais larron.., sui-vant une vieille tradition grecque. Cela se retrouve dans toutes les Passions.photo Antoine Le Bihan, juillet 2009.

Les corps des larrons, encordés, ont été triturés pour les mettre dans l’espace de la lancette mais aussi pour affirmer la différence entre la mort humaine et la mort divine.

Le bon larron, ici, dans une com-position dynamique, présente une longue mèche tortillée par le vent, rappel des événements surnaturels qui eurent lieu lors de la mort du Christ.

Il est à signaler qu’on est en plein dans l’époque du théâtre populaire et toutes les Passions présentent ce caractère théâtral plus ou moins gran-diloquent.

Dans la lancette E, la résurrection du Christ le présente enjambant le tombeau, son corps se déhanche d’une façon plus dynamique qu’à Guengat, cependant proche. Il semble plus élancé qu’à La Roche-Maunce.

Les dais que l’on voit sous ses pieds et sous la scène du lavement des mains ne sont pas sans rappeler la configuration de ceux de La Roche--Maurice. La pièce centrale, proche d’un masque, se retrouve entre autres à Pleyben.

Une symbolique très dense

On peut relever dans la scène du baiser de Judas la présence d’un type de soldats tels qu’on les représentait au Moyen Age, ainsi que la lanterne rustique composée d’une branche fourchue tenant un lumignon. Le lavement des mains est dans l’esprit de toutes les verrières mais ici à l’envers. A noter que le chien de Pilate a disparu.

Le sol pierreux rappelle la Passion de Braspart.

La position à moitié avachie de la Vierge, dans sa pâmoison, est proche de la fin du XVIe siècle. Dans les Pas-sions plus anciennes comme à La Roche-Maurice la Vierge est encore debout. A Lababan elle est assise (1573), à la Véronique en Bannalec (verrière de 1622 disparue en 1947) la Vierge est allongée. La pâmoison de la Vierge révèle le sentimentalisme qui se cristallise sur la Vierge et dont le prolongement s’exprimera dans les Mater Dolorosa.


Depuis les origines, le cycle des saisons a imprégné toutes les reli-gions. Le christianisme l’a conservé et socialisé. Dans les panneaux du bas, les herbes et les fleurs le rappellent. Nous sommes au printemps, image de la résurrection et de la montée de la sève.

Dans la fenêtre 1, en plus de la tête des mains de Marie-Madeleine on découvre des pièces du XVe ou du tout début du XVIe siècle, motifs d’ar-chitecture pouvant provenir de cette église.

Cette verrière a-t-elle succédé à une autre Passion plus ancienne, que l’on a supprimée comme à Guengat pour satisfaire au goût du jour

gra
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 04:03

Chapelle de la Trinité.





La baie du chevet dite aussi maitresse vitre possède encore des
restes, de vitraux  dans deux lancettes et des armoiries, d’une verrière de 1535. photos janvier1990.
 
On pouvait voir aussi dans une autre baie, qui a disparu, le portrait en pied de Geoffroy des Portes, recteur de Melgven vers 1520,



  En1624, La dame de Kerguichen déclare posséder  deux écussons armoyés des armes du manoir de Coetforn en la maîtresse vitre et deux autres sur une autre vitre du côté gauche dudit autel.La maitresse vitre contenait plusieurs armoiries dont celles des Perrier de Coetcanton. De gueules à trois rencontres de boeuf d'or, Sceau de 1390) et des Kerloagwen,seigneur aussi de Coetcanton en Melgven .D'argent à l'aigle déployé de sable, membrée et becquée de gueules, avait comme devise:Sans Effroy.

En1666, le seigneur de Kergoat avait trois écussons dans la grande vitre maitresse vitre) et trois autres dans le vitrail côté évangile et quatre écussons dans la vitre qui éclairait l’autel Saint-Yves.

1856, le 5 avril, La foudre détruit neuf fenêtres  Pierre yves Le Maître 14.11.1994

1904, Le chanoine Abgrall note «  on trouve l’effigie de la Sainte-Trinité, saint Pierre, les têtes et bustes de saint Christophe et sainte Barbe, un écu de sable à l’aigle impériale et le même en alliance avec un autre d’azur au lion rampant d’argent (Pont-Croix).

1931-1932, bulletin de la socièté archéologique:.La maîtresse vitre contient plusieurs écussons:
 ceux de France et de Bretagne,

celui des Harscouët de Saint  -Georges, D'azur à trois coquilles d'argent, dont la devise est:henor ha franquiz.
Des Brossard 
ou plutot Brossaud de Juigné, paroisse de St Herblon  Pour le premier:De sable à trois fusées d'argent en fasce,  surmontées d'une étoile de même, ou D'azur au chevron d'argent.Pour le second, D'azur au lion d'argent, chargé d'une face d'hermines Famille allié semble-t-il à la bretagne.

Des Kermorial,
 Des Mahault, sir de Minuello
, paroisse de Melgven,références et montres de 1426 à 1562 paroisse de Melgven.

 Dans la vitre à droite ceux des Le Scaff, ou Scanf, sieur du Fresque, de Kerancaudren et de Kerleau, paroisse de Melgven, références et montres à Melgven de 1426à 1536, De Tréouret,            




Description des baies;
la numérotation des baies démarre de la baie du chevet (ou maîtresse vitre)  qui prend le numéro zero. Les baies côté nord prennent un numéro impaire en partant du 1, les baies sud prennent les numéros paires partant du 2

Baie 0,  baie à 3 lancettes trilobées de 4 panneaux  de vitraux par lancette, et un réseau  composé de 5 soufflets et d'1 écoinçon.

Baies 1 et 2,elles ont 2 lancettes à plein cintre et 4 panneaux et 3 soufflets.

Baie 3, 2 lancettes trilobées de 2 panneaux et 3 soufflets, montage tranchoir en losanges, verre blanc
Baies 5 et 6 baie à 2 lancettes de 4 panneaux et réseau en fleur de lys,  montage borne en pièces couchées en verre antique,
Baies 7 et 8, 2 lancettes à plein cintre de 4 panneaux et 3 soufflets, montage borne en pièces couchées en verre antique, Pour la 8, verre cathédrale, idem en neuf

1939,Travaux du maitre verrier Jean-Jacques Gruber qui  modifie le regroupement  des pièces anciennes dans les deux lancettes figuratives de la maitresse vitre; ce regroupement daterait, suivant l'avis de Françoise  Gatouillat,  du milieu XIX°siècle."Les Vitraux de Bretagne" p.149.Il aurait été l'auteur des vitreries qui accompagnaient  les deux lancettes centrales.Celles-ci étaient bien endommagées en 199O, vandalismes et tempête de 1997.

1990.Travaux, de l'atelier jean-Pierre-Le Bihan sur un OS de 1990,qui comprend les baies 1,2,5,6,7,8 qont les vitraux autre que la maitresse vitre étaient en mauvaise état.  


 
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 18:40
TREFLEVENEZ. Petite commune du canton de Ploudiry faisant partie du pays de landerneau.Elle fut une trève de Ploudiry

Comme ses voisines: Ploudiry, La Martyre, la Roche Maurice, elle possède, dans son église, un vitrail sur la Passion.


Eglise Saint-Pierre.




Baie du chevet,La Passion, datée1560-1570, une proposition de Roger Barrié, Classée MH en 1974.
3 lancettes de 192 sur 45  et 6 panneaux, réseau de 5 soufflets aux étoiles filantes.

C'est une oeuvre qui a son intérêt, n'étant pas une oeuvre des ateliers de Quimper. On trouve ici une oeuvre d'un atelier du Léon.


On y voit  de gauche à droite au bas, la scène, une tête d'apôtre, le Jardin des Oliviers, le baiser de Judas,puis au-dessus, en trois lancettes une Crucifixion


Au XVIIe ( 1676),
le chevet,qui était à l’époque plat, est  devenu polygonal à trois pans avec contreforts.
Le vitrail avant cette date s ‘incorporait dans un mur de 4,50 mètres de long et maintenant de 2,60 mètres

En1842. restauration du vitrail du XVIe siècle et confection des verrières latérales Evêché, dossier alphabétique, lettre du 06 06 1851.

En1851, lettre à l’évêque annonçant que l' « on procéderait aux réparations des vitraux du sanctuaire »

En1925,L'atelier  Anna Saluden de Brest, restaure la  Passion avec ajout d’un panneau  qui manquait ainsi q'une  tête de Christ. Ce panneau a bien le Style de ceux de la chapelle de Saint-Eloi en Ploudaniel et de l’église de Saint Eloi.

Cet atelier est aussi l'auteur des vitraux des soufflets du réseau.

  Le panneau de la Cène fait         0,76cm sur 0,42
.Celui du jardin des Oliviers    0, 70x 0,42
  Celui de.L’arrestation de Jésus    0, 76 x 0, 42
  Au-dessus des 3 lancettes, deux (celles des côtés) de 0,42 sur 1m10 et de1m21, pour la centrale,
En 1986,Le réseau de soufflets est conservé lors de la  restauration qu'effectuera l'atelier de vitraux Quimpèrois Jean-Pierre Le Bihan On peut relever que les panneaux des trois têtes de lancettes sont,  d’une grandeur démesurée.

Dans la presse quand est-il dit de cette Passion

Le dernier répertoire des Eglises et chapelles de l’Evêché, 1988 signale«une  Crucifixion d’assez mauvaise facture » alors que Roger Barrié, dans le bulletin de la Socièté Archéologique de 1975   note que: «  la composition des scènes est plus servante et révèle une plus grande maîtrise que celle de beaucoup de verrières bretonnes. »
 
L'historien Couffon dans le même bulletin, en 199O y voit : Suivant la Martyre, mais dénaturé, vers 1590, œuvre libre et naïf, intéressante."

Notes :

« vieux grand autel » déplacé en 179I, travaux de réfection d’après un dessin de Claude Leroux « peintre »1835, travaux sur le sol de l’églis. En1850, réfection de la toiture Arch. Depart. IV 557.  vers les mêmes dates,peinture et dorure de l’autel de l’Ange Gardien. avec un tableau de l’Ange gardien signé MF Barret, artiste Brestois.


Une  paroisse dont le recteur se lance  vers une restauration du vitrail de son église.


Dès octobre 1972, ce recteur, ecrit de toutes parts,  attends la venue  d'un inspecteur général des MH, d'un responsable de la préfecture, de l'architecte des Bâtiments de France. Il voudrait qu'on classe sa Passion pour la sauver, espérant qu"il seront sensibles à la détresse où il se trouve, la commune étant écrasée par les routes,

 la paroisse pourrait aider, et regrette que ces ouailles soient ignares et ne comprennent pas la nécessité de de vouloir sauver ce qui a le plus de valeur dans leur église.

 Il a beau cogné à toutes les portes et attends.

 Les propositions du peintre verrier qu'il a choisi lui plaisent.La préfecture lui conseille de faire une demande de subvention au Conseil Gènèral par le biais du maire de la commune.

En avril 1974,
il voit que le beau temps revient et pense toujours aux vitraux et pense que c'est le moment de s'en occuper.
Il a
de quoi régler la dépose du vitrail, ayant reçu un don de 1000f et étant assuré de recevoir un autre

La préfecture de Quimper lui conseille de constituer un dossier auprès de la préfecture de Brest.…La réponse est qu'il faut s'adresser au Département, mais cela après l'élection du nouveau maire.

Un agent de la Préfecture,chargé du patrimoine, à qui il avait écrit en novembre,lui  conseillE de demander àu Département.Il doit aussi en parler au Conseil Général.à Quimper.
 Le nouveau maire appelé par le recteur  constatE qu'une restauration est urgente. Il demande au peintre verrier de constater l'état, ainsi il pourra avec lui en parler au Conseiller Général.

LeSecrétariat d’Etat à la Culture lui répond  le 3.Fevrier 1977 qu'il.a bien reçu sa demande de Crédit d’Urgence pour Tréflévenez et est prêt à l’ap
uyer  mais il faut lui donner la somme d'une dépose et d'uneclôture provisoire.

;

Le 17 février1883       Monsieur     Pierre.Marie Auzas. Inspecteur principal des Monuments Historiques.demande au peinte verrier de bien vouloir luiétablir un devis pour les travaux Ce devis devant inclure les frais de photographies avant, pendant et après travaux.

La présente lettre vous servira d’introduction auprès des autorités responsables de l’édifice  dont est concerné.par François.Macé de Lépinay Inspecteur des Monuments Historiques.

Cette fois_ci, le brave recteur est sorti de sa peine,les travaux de restauration de cette Passion vont démarrer. Ces messieurs y sont passés.

Mais il lui reste à lancer la restauration des baies de la nef.





Toutes les baie sauf 3, la troisième du côté Nord et la 4,la quatrième du côté Sud, offrent des vitraux à base de croix de Maltede couleur bleu à filet jaune et centre rond de couleur orange, les 4 pétales accrochées par filet courbe vert. de  superposition d’hexagones bleus aux croisements violets, sur grands losanges verts et fond dépoli et anneaux jaunes et probablement  dans les réseaux, plantes avec fleur.  Saluden. restauration JPLB.


Côté nord, agrandies par le bas, à comparer avec celles du sud qui serait plus anciennes que la date portée sur le début du bas-côté sud –tour. 1616, date proche de l’ossuaire, 1611.
Côté sud, au dessus petite porte, armes avec date de 1589
Du côté extérieur, les fenêtres indiquent 3 époques d’agrandissement de l’édifice. En 1er les 2 vers le choeur avant 1589, puis 1589, puis 1691
A noter que les dates sur pierre ainsi que les écussons peuvent provenir d’un château ou d’un manoir et ont été placés au plus juste et ce au XIXe siècle.
 
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 15:43



  Le Jugement Dernier, baie côté Nord,
Vitrail du XVIe siècle.


 Evangile selon saint Mathieu, XXV, 32-33.


Quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire, escorté de tous les anges, alors il prendra place sur son trône de gloire.

Devant lui seront rassemblés toutes les nations et il séparera les gens, les uns des autres, tout comme le berger sépare les brebis des boucs.

Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche.




Baie à deux lancettes en ogives, dominées par un écoinçon avec un Christ assis sur un arc en ciel et les bras ouverts, pose qu’il a pris lors de la crucifixion.  C’est  une œuvre XIXe comme beaucoup de pièces de ce vitrail.

Dans la plus grande partie des deux lancettes, séparée du bas par un bandeau avec texte,  réalisme d’un enchevêtrement de corps à demi nus que les trompettes du jugement dernier réveillent et qui luttent pour être élus  ou implorent la miséricorde de Dieu. Corps plus ou moins jeunes,  dans toutes les positions, de dos, de biais,  de face, de profil, allongés, se levant, retournés, ’hommes ou de femmes,  aux bras tendus, vêtus de linceuls de toutes les couleurs, rouge, vert, violet,  bleu, blanc à rehauts de jaune d’argent. Visages calmes,  hurlant, priant, se protégeant de la lumière de cet événement.

Au haut deux anges aux grandes trompettes se font face sur ub ciel bleu à nuages blancs.

 Panneaux A1 et B1 Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche

Dans le premier panneaux, un berger, debout, les jambes couvertes de chausse, bien solides, sa canne de la main droite, habillé d’une robe courte blanche balayé de jaune d ‘argent, serré à la taille par une ceinture, un havresac du côté gauche  un manteau sur les épaules montre le panneau de gauche où sont parqués les boucs.
A ses pieds, un chien, assis sur ses pattes de derrière semble attendre les ordres de son maître, le museau en l’air. derrières, un troupeau de moutons. 

Cette scène se passe dans un paysage bucolique, herbe , collines, arbres dans le coin droit protégeant une cabane de bois.

De l’autre côté du meneau, un troupeau de boucs bêlant, cabane XIXe, comme beaucoup d’autres pièces, arbre jaune, petit bois, sol jaune sous les boucs, verdure ailleurs, collines et ciel bleu sans aucun nuage, talus rouge et vert au premier plan..


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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 10:37


PLOUGASNOU. Les vitraux  encore en place aux XVII° et XVIII°siècle. Disparus depuis


Eglise Saint-Pierre.


En1615, le 18 mars.
 
le sieurYves de Goesbriand échange son manoir de Launay contre la chapelle dite de Plougasnou,
Cette chapelle, placée du côté de l’épître du choeur de la même église,  contenant outre des vitraux, des arcades et bancs.

1619,
Le maître peintre  Pierre Barazer  de Morlaix dresse une carte figurative où sont blasonnés les armes de tous les vitraux de l’église.
Cette carte ou plan colorié, sur parchemin est conservé aux archives de Lesquiffiou.
Ce maître peintre est dit " dessinateur habile et coloriste entendu" A Plougasnou,  en 1598 il peint l 'image de Notre-Dame, en 1608,il teint la toile pour couvrir le crucifix au temps du carême.   "Artistes en Bretagne société archéologique du Finistère 1987, p.30.


1679, le 28 septembre.


En la maîtresse vitre,
le réseau a, au premier et quatrième écusson, les armes de Bretagne,

 au cinquième et plus bas un écusson de Dinan  branche de Montafilant, sieur de Guiscaznou, paroisse de Plougasnou.

et plus bas encore six écussons en droite ligne.

Dans la dernière vitre du côté évangile sont  de L’Isle appartenant au sieur d’Ossac ;
le deuxième , côté évangile, de Lisle,
 le quatrième, Bourdour le Bihan,  ce dernier probablement sieur de Kersaint, paroisse de Plougasnou.
l’autre, Kersauzon du Trevou
 Au cinquième; mi parti la Forest Guicaznou de Gouvillon.est signalé aussi comme seigneur de Keromnès, paroisse de Plougasnou
 Le sixième, Rosnevez du Parc.
Le septième et dans le premier panneau , écusson avec cordon de l’ordre, de Keraldanet fondu en Acigné. "En 1371, un ancêtre,Hervé, est  entendu dans l'enquête pour la canonisation de Charles de Blois.

 Au deuxième panneau, autre écusson non attribué. Au neuvième et troisième panneau, de Trogoff. Au cinquième et penultième panneau il y a deux écussons.

Chapelle  des du Parc Rosnevez, du côté évangile, vitre à deux soufflets armoriée dans sa première rose de Bretagne et dans les deuxième et troisième de Bretagne Montafilant. Au-dessous un écusson mi parti Bartaige. Dans l’autre soufflet, écusson de Montafilant, presque effacé, plus bas écusson Penmarc’h entouré du cordon de l’ordre.
Plus bas, côté évangile, une petite vitre en rose est chargée d’un écusson mi parti Le Ségaller de Coëtrouzault. Au-dessus, il y a une autre vitre avec un écusson portant six roses.
Plus bas une petite vitre avec écusson de Kersauzon du Trévou.
Dans la chapelle Notre-Dame,
la vitre de l’aile gauche de a deux roses chargée de deux écussons, Penhoat et Marc’hec.
 Du côté de l’évangile de cette chapelle il y a deux vitres, petites, il y a des écussons pour lesquel il ya des difficultés entre les siens du Groesquer et Coroller de Kervescontour, lesquelles ont éstéz cassées par le sieur de Bossan du Groesquer


La vitre des fonds baptismaux portant d’or à la canne de sable empiéttée et baquettée de gueule ;

La chapelle Sainte-Anne.
possède une vitre avec six écussons, dont les deux premiers, au chef de la rose, sont aux armes de Bretagne, le troisième est aux armes de Bodister. Au-dessous deux écussons aux armes de de Trogoff. Dans un des soufflets est le sixième écusson.
En 1619, il existait un écusson écartelé au 1er et 4 e Dinan Montafilant, au 2e et 3e Châteaubriand qui a été ôté.


Dans la chapelle appartenant aux du Val Pastour,
la vitre possède un écusson aux armes de ces derniers. La vitre à deux soufflets qui se trouve à côté de l’autel Saint-Yves a un écusson aux mêmes armes.
La petite fenêtre, plus bas dans l’église, est armoyée des armes de Plancoët.
Au-dessus d’une arcade est une vitre à deux soufflets chargée de 5 écussons aux armes de Trogoff, de Coëtrouzault, de la Forest, Guicaznou, et de Kerret.
Plus bas, il y a une vitre à deux soufflets avec un écusson écartelé. Un écusson appartenant au de Kervella des Anges est à présent brisé.
Au-dessus de la dernière arcade, la vitre avec au haut un écusson aux armes des Le Pappe.


.1672-1673,
réparation de la grande vitre et d’autres vitres pour 13 livres 10 sols par Jean Le Guernicou, verrier à Morlaix.

1700, réparation de la grande vitre par un maître vitrier de Tréguier du nom de Pierre de Monfort.
1712-1726, 1749,
travaux de Guillaume Augès, maître vitrier à Morlaix.

1777,
travaux de Hamon Augès.

Epoque Révolutionnaire.


1792,
Jean Balbot reçoit 46 livres et 14 sols pour enlever les armoiries des vitraux et mettre d’autres vitres. Il s’agit d’une vitrerie blanche dont des morceaux ont été retrouvés en 1989 sous l’autel.par l'atelier Jean-Pierre Le Bihan. Il s’agirait des armoiries des de la Villeneuve, de Kernoter, de Kerjan, de Rosangavet, du Roslan et de Keristin

Chapelle du côté du midi du cimetière.


Actuellement dans le nouveau cimetière où elle a été transférée en 1895.
La vitre à trois panneaux (lancettes) et une rose chargée de 4 écussons,  aux armes des seigneurs la Forest, Callouetz, Morizur, Trogoff, probablement deKerbabu et de Tréhenvel, paroisse de Plougasnou. Kerprigent. Dessous la rose il y a trois soufflets avec trois écussons, la Forest, Trogoff, Penhoët,



travaux de fouilles, ancienne Sacristie
Juin 1989
Il a été trouvé en plus d’ossements, des pièces de l’an 1 et Louis XVIe, des morceaux  d’une carafe en verre, des tissus de mariées, de la grosse toile colorée, du bois des morceaux de fer. Reste d’un cercueil ? mis à la poubelle.


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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 17:45


Les donateurs sont souvent représentés de la même façon. A genoux, les mains jointes, devant un prie dieu recouvert de tissu, un livre de prière y est posé.

Le donateur porte une chemise, un justaucorps ou un manteau qui laisse découvrir son armure. L’épée est aussi de service.
Le blason se voit soit sur      le manteau, sur le poitrail, soit sur le prie dieu ;

La donatrice est présentée dans le même geste  de prière. Le blason est porté sur ses vêtements et elle revêt ses plus beaux habits  Elle se trouve rarement seule dans une baie,  soit à la droite de son mari soit en couple, soit avec enfants

Les visages. Il est rare que les visages soient des portraits des donateurs ou donatrices, Il leur arrive qu’ils soient tous stéréotypés. C’est bien le cas à la cathédrale de Quimper.

Complément le blog : jeanpierrelebihan2.over-blog.com


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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 10:44
IFFENDIC  Ille -et-vilaine

Eglise Saint-Eloi, inscrite sur IS en 1926




                    Baie de chevet, XVIe siècle
                        Passionclassée  MH en 1907


        Description de la Crucifixion de cette église
donnée par Auguste André, pages 87-88 dans sa brochure
"De la Verrerie et des Vitraux Peints dansl'ancienne province de                                         Bretagne," sortie en 1878



Pour  le faire, il s’est aidé des cours d’architecture de l’abbé Brune et des archives de la chambre des comptes de Nantes se trouvant alors aux archives du département de Loire Inférieure, .. Atlantique actuellement


"Au chevet de l’église, une grande et belle fenêtre contient la représentation du Sauveur en Croix ; les deux larrons sont à ses côtés et les saintes femmes sont debout ou agenouillées à ses pieds. C’est encore une magnifique verrière du XVI) siècle, bien endommagée à la vérité, mais malgré cela très précieuse."



Cet Auguste André   se demande d’où peuvent venir les verres qui ont été ici utilisé.

         A l’époque actuelle  nous nous posons pas cette question.

Il donne cependant une source possible car, dans son travail de recherche sur la verrerie et les vitraux, il a mené une enquête très poussée.

                    Pour cette verrière, il donne cette information :
"Il existe des lettres de naturalisation, d’octobre 1654 , pour le verrier italien Damiano Racheto, maître de la verrerie de Saint-Maugam, petite
Paroisse située dans le doyenné de Monfort. C’était le frère de Césare Rachetot, dit Raguet, natif de l’Altare, maître verrier à Riaillé, évêché de Nantes."


Auguste André ajoute qu"’il est probable que ces verreries fonctionnaient depuis longtemps, car on fait remonter au XVI° siècle les établissements  des verriers et faïenciers italiens."

Sur les vitraux en place actuellement, compulser le Corpus Vitrearum – Les Vitraux de Bretagne, auteurs Françoise Gatouillat et Michel Hérold, page 242.
Brochure de 367 pages, des Presses Universitaires de Rennes
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