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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:28

LA VILLE D’YS w

 

L’histoire de la ville d’Ys

 je l’ai entendue, maintes et maintes fois, et avec émerveillement, mais mélée de terreurs,parfois,

 lorsque j’étais petit,

C’était avant et pendant la guerre 39-45.J'avais de 5 à 10 ans.

 

Cette histoire, qui était narrée les soirs avant de dormir, ou les jours de pluie,

était donnée à diverses époques  par quatres personnes, toutes différentes de sensibilité, 3 femmes et 1 homme.

Et chaque conteur avait, chacun, malgré que la trame fut la même, une façon propre de la donner.

 

Et chaque fois c’était  une époque merveilleuse, c’était des couleurs et des bruits différents qui envahissaient mes rêveries ou mes cauchemars.

 

Pour ma grand-mère maternelle, d’origine landernéenne, c’était une époque merveilleuse, , d’un cheval portant son roi et sa fille, une princesse, et d’une ville engloutie  pas très loin de chez nous.

Brestoise  avant et après la guerre , cette légende courait dans cette ville pleine d’artistes  qu’elle rencontrait ;

Elle avait aussi des livres d’images et des feuilles coloriées  tapissant les murs des chambres du grenier.

 La maison où nous nous réfugions était de pierres  ,avec un’escalier de tour, une vaste cheminée qui nous aportait les bruits des bombardements et ceux d’avions, abattus qui siflaient leurs chutes

 

Quant à ma mère, elle aussi landernéenne,  mais réfugiée à Quimper  Avec elle,c’était une épopée où se mélangait la pureté, le Saint Grall, les souterrains qui menaient ou nous meneraient à cette  cité engloutie.

Ces souterrains, elle en voyait partout. C’était une romanesque et une livresque, se trouvant des origines, des ancêtres , elle finissait d’y croire. Sous nos yeux, il y avait souvent une photo d’un homme habillé de noir sortant d’un tas de ruines.c'’était son parrain

 

Elle y croyait, à cette Ville d’Ys et ce parrain, ècrivain et chercheur, l’avait bercé de ces histoires ;Entre autre Une descendante d’une famille du Cap, face à l’Ille, Les Saluden de Trémaria, famille qui s’est éteinte avec un prêtre .

 

Cette famille se transmettait de génération en génération un pouvoir merveilleux et grave.
C’était le descendant mâle, le plus pur, qui, avec une clef, Web0001CLEF-YSw.jpgferait réapparaître la ville d’Ys.

 

Cette recherche de la pureté, cela marquait un gosse losqu’il était mâle, « « Questce un mâle grand-mère ? Et ce gosse commençait à peine à apprendre les notions du male et du bien.   Il ne le sut que plus-tardivement  la diffèrence entre le male et le mal

 

 Mais cette mère était trop romanesque pour aller plus loin avec des interdits qui auraient dû conduire à cette pureté «  évangèlique »

 

c’est là qu’intervenait le discour de la seconde grandmère, elle paternelle, originaire de Noyal Pontivy, plutôt bigotte et d’âme catéchiste.

Pour elle, la cause du drâme, celui de la ville d’Ys, ce n’était pas le mot qu’elle employait, c’était le péché et, par là, le diable qui est toujours là, derrière vous, prêt à vous tenter ; Le Seigneur n’était pas du tout content de la vie des gens de cette ville. Il les a punit.Ils iront en enfer.

Et pour toi, le seigneur  qui est en haut et partout, il voit ce que tu fais, ce que tu pense. Il faut être pur, image des anges et de ton ange gardien. Et elle, cette Dahut, elle était trop lourde, c’était le poids du péché

et alors pour le gosse de 5, 6, 7 ans,              il a sûrement fait de gros péchés, car on lui apprenait que tout était péché ; Du coup il  se sentait très lourd . Le ventre lui tirait vers la terre et ses épaules étaient lourdes.

Que venait faire la légende de la Ville d’Ys dans tout cela. Cette façon de moraliser d’une certaine façon, cette histoire devait venir de la nuit des temps. La création, le premier  péché et les sommeils auraient dû être fait d’images de villes avec clochers, murailles au fond de l’eau, où nageaient des poissons de couleurs.

Web0001-poissons-W.jpg

 

Quand à son mari, mon grand-père paternel, c’était l’opposé. C’était un scientifique, très proche de la nature et très proche d de ses petits enfants et ces derniers préféraient d’être avec lui qu’avec la grand-mère,

 toujours prête à vous demander de faire un sacrifice et de réciter le rosaire tous les jours, lorsq’elle arrivait  à nous trouver.

 

Pour lui, la Ville d’Ys et son engloutissement était un fait naturel, le lieu, peut-être dans la baie de <Douarnenez ? peut-être ailleurs . un peu comme le lac de Guerlédan, mais pas par la main de l’homme ; Tout cela c’était des fadaises, ce que raconte la grand-mère . Le Bien et le Mal, il me l’apprenait autrement, dans la nature. Ne pas faire mal aux animaux, même lorsqu’on les tirait pour les manger. Ne pas casser un bourgeon. Voir les nichées s’installer mais ne pas les dénicher

Et plus tard, vers 1950, ou peut-être avant, nous allèrent ensemble au lac de Guerlédan. Il était vide. Ici la main de l’homme ; Il me montra les restes des maisons. Il avait connu tous les habitants, iil avait été leur docteur, c’était la Ville d’Ys moderne.

Tout le reste ce n’était que des histoires de Curé.

 

Il n’était pas le seul, ce grand-père

 il semblerait que la fille du roi Gradlon, démoniaque, pour certain écrivain, n’avait été introduite,  ou du moins cette lègende , au XVII°  siècle  comme le dit Ogès par des prédicateurs qui voulaient maintenir en Bretagne une certaine orthodoxie religieuse.

Un autre écrivain, Emile Souvestre a  par contre christianiser cette lègende en  mettant en avant un diable qui déguisé en cavalier mystèrieux  provoquait la fille Dahut de prendre à son père la clé des écluses,protectrices de la mer.

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 18:42

 

Pour observer les tirs dans les lignes ennemies, deux officiers artilleurs  du front de Lorient s' envolent del'aéroport de Meucon à 11heures et rentrent .à 12heures 20

 

De haut, ils relèvent qu'ils ont vu  les communes de Sainte Anne, Auray, et toute la cote.

 

Au dessus des positions des deux camps, ils ont

tournés, retournés, attendant le déclanchement des tirs autant français qu'allemand qui ne venaient pas.


En désespoir de cause, ils prennent de la hauteur, et

survolent ces lignes. Ils voient, Hennebont, Lorient qui brillaient sous un soleil radieux.

Tout était calme.

 

Quand ilspassent  sur Auray, ils reçoivent le fin mot de l'égnime:

 

Il était interdit de tirer depuis 10heures;

 

LE RETOUR  AU commandement et la fête

 

 

 

 

 

La soirée de ce 8mai fut fort bien réussie  pour eux deux, et ils furent content car ils l'avait misée et avait peur d'être vexé.

 

La fille des propriétaires des lieux fut invitée d'allumer un V et une croix, les deux  faits avec de la poudre.

 

Il avait été préparé un feu de camp sur une grande pelouse près du PC.

 

Les invitations avaient été lancées à toutes les fermes des environs de Landévant, 

Il  y eu environ 450 personnes.Entre-autres des américains vosins sont arrivés, attirés comme les moustiques, ayant vu les papillons du feu de camp

 

La Fête commença à 9heures 45. Le commandant fit un petit laîus

Il avait été demandé de ranger tout ce monde en cercle.  puis ia fille d'un des propriétaires des lieux fut invitée à allumer un V et une croix , les deux exécutés avec de la poudre.

A l'extrémité d'une des branches du V se trouvait le feu de camp,  fait de lande et fagots. Il s'est allumé automatiquement. La Marseillaise est chantée.

 

Des pourparlers sont  en cours.

 

Après le diner, il est proposé une scéance de Cinéma à laquelle  une partie des soldats doivent aller.

 

A 6 heures déja, le bruit court que Lorient se rendait, à 19h 15 toutes les cloches des environs sonnent. la joie est dans l'air.  Les soldats chantaient:" je suis  le roi d'Espagne, avec des paroles adaptées pour les artilleurs. et cela  digneLeur commandant n'était pas peu fière 

Dans le bourg,il y avait  déjà du vent dans les voiles chez les fantassins

 

Les hommes arrivaient très dignes pour la scéance en colonne par colonne en chantant" je suis le roi d'Espagne;"

 

Après le diner, il y eu une séance de cinèma à laquelle  les officiers  devaient aller avec une partie des hommes.

 

 

Pendant la scéance, vers 22 heures ils apprennent que la fin des hostilités sur Lorient aurait lieu  et qu' elle serait éffective à 24 heures.

Les soldats  s'y attendaient depuis longtemps déjà et pourtant ne réalisaient pa encore tout que cela pouvait signifier

 

Les artilleurs étaient heureux mais sans exulter Ils pensaient à tous ceux qui n'ont pas connu ce jour ou qui le passe loin des leurs.

 

Vers miniut le cinéma fut terminée les hommes d'une batterie rentraient en chantant en choeur le long de la route jusqu"au cantonnement.

 

 Là les hommes qui n'avaient été au cinéma avaient dèja organisés une petite fête de famille: un fermier qui jouait de l'accordéon faisait dancer les hommes et les jeunes filles des fermes, en bretonnes évidemment

 

il n'y eu pas de beuverie. Ensuite un  nouveau feu de camp est monté avec des chants et danses, ce qui dura jusqu'à 2heures du matin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 11:38



Il   QUIMPER:projet d’une « percée pour décongestionner la circulation en
ville

Elément, provenant d'un quotidien, trouvé dans les archives de mon père. Certains de  ces lieux, de ces habitations, de ces entreprises ont disparus

  "Cette percée
devait s’ouvrir dans le prolongement de la rue de Douarnenez, rue Saint-Mathieu à hauteur de la maison Férec, coiffeur,

Elle irait jusque derrière la maison du Docteur Renault rue Vis, où elle se séparerait en deux branches :

La première devant déboucher sur le quai de l’Odet, à  la hauteur des Etablissements Darnajou.A l’endroit où serait construit, un jour,! le second pont Biais sur l’Odet ;

 la seconde, rue René Madec, juste au confluent duSteir et de l'Odet."

 Ce Projet   fut voté à l’unanimité après des réserves au sujet de la cité administrative.

On y parle aussi d’une voie de rocade prévue autour de Quimper

  et d’un certain boulevard Dupleix qui est dans les cartons.

  Il est proposé de mettre en sens unique la rue Jean Jaurès

 qui devrait être d’une grande utilité lors de l'existence de la rocade.

  Une possibilité de la disparition des jardins de la rive gauche est envisagée.

  Le Bihan est d’avis de ne pas hésiter.
 Par contre le sens unique  de la rue Jean-Jaurès lui paraît inconcevable.
Que cette question se résume à un point de vue d’esthétique, mais que ce site peut être protégé.

Monteil partage l’avis de Le Bihan.

 A propos des expropriés de la percée, le Bihan pose la question sur le lieu possible d’implantation de la cité d’urgence qui devrait accueillir ces mals logés.
 Il lui est proposé les Joncs......
Les baraques provenant de Lorient qui sont  en stock à la caserne feront l’affaire.

 Sur ce, il est annoncé que 30 logements (cité d’urgence) seront construits par les HLM.



Il s’agit alors d'une municipalité dont Halléguen est  le maire. Sont membres entre autres,   messieurs   Bernard, Bodet, Branquec,  Burin,Campion, Clouard,  Courtay, Faou, Hallégen,  le Bihan, le Guyader,  Monteil, Paugam, Wolfarth.
 Nous somme en 1954 aux alentours du mois de Mars. et
  Un sujet existe ausssi: c'est le plan d’urbanisme de l’agglomération de Quimper. Comprenant les communes de Quimper, Ergué-Armel, Kerfeunteun, Ergué-Gabéric et Penhars quisortira dans les dix ans.

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 09:07
Félix, l’escalier, spouvenirs

un large escalier, large pour nous enfants,  qui menait du rez de chaussée au premier étage, puis au second.

Là,une échelle permettait d'accéder au grenier plein de malles.C'est une autre histoire, de découvertes.

 Lorsqu’on le montait, au demi palier, l’escalier en tournant passait devant une fenêtre dont seule une moitié apparaissait,

sa partie basse portait des plants  qui étaient inaccessible à nos petites mains.

 Les carreaux de cette fenêtre étaient plutôt  troubles, leur nettoyage en étaient difficile. Sur la gauche de cette fenêtre, dans l ‘angle de l’escalier qui tournait à angle droit, était la place de la pendule.Elle tintait toutes les heures, les quarts , les demis.de nuit comme de jour ; 
Elle avait la forme une boite carrée recouverte d’ un toit d’une maison vue de face.

 Sur cette maison de bois, une seule fenêtre, grande et carrée qui protégeait le cadran de la pendule et ses aiguilles d’or, plutôt de cuivre.
Deux trous de serrure encadraient le centre de ce cadran.  Une grosse clé au bout carré et à la poignée immense y rentrait.

  Deux poids, en forme de noyau de datte, pendaient  au dessous  de cette boite musicale, au bout de leur corde,et descendaient  parfois jusqu'aux marches,  remontaient jusqu'à la boite,  mais toujours à des hauteurs diverses jusqu’au moment où le mécanisme les immobilisait. 

C’était le travail du grand-père de les relancer,  Cela se produisait environ tous les deux ou trois  jours. Après avoir ouvert   cette fenêtre, il récupérait sa clé, posée dans le boîtier et, la clé bien ancré dans la paume de sa main droite Il remontait,  avec un bruit de ferraille, les poids.  De l’autre main, il sortait sa montre de son gousset, la vérifiait et donnait une petite caresse à la grande aiguille.

La pendule alors tintait  longuement de sa voix grave.

 Nous ne voulions jamais raté ce moment, assis sur les marches.
 Seuls les poids étaient à notre hauteur.A longueur de journée, ils  nous étaient bien tentant. Surtout lorsqu’ils étaient descendus à notre portée, de les faire se balancer. Cette envie se faisait lorsqu’aucun bruit n’arrivait des étages.

Cette escalier avait une rampe en bois  qui se prêtait à nos exploits malgré la boule de bois qui nous arrêtaient au  bas. Glisser  à cheval sur la rampe, du premier au rez de chaussez, en négociant la courbe du demi étage, était notre joie, nous rétablissant  en fin de course par dessus la boule finale. Le bruit de notre arrivée faisait souvent ouvrir ou entrebâiller la porte de la cuisine qui se trouvait sur la droite. Nos jambes agiles nous sauvaient des remontrances. La porte, près de celle de la cave, qui donnait sur la cour nous sauvait, encore fallait-il que la clé y soit dessus. On fuyait plutôt par jeu, car jamais, à ma souvenance, la punition ou le reproche fut vraiment sévère, pas plus que les bobos.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:19
 

 
Pendant la guerre 39-45,Notre grand-Père paternel, Félix,  médecin,  repris du service à l’hôpital de Pontivy, les médecins, mobilisables, étant partis. Il fait alors un peu de clientèle. Iet devient aussi médecin légiste qui le conduit dans le département, Le Faouët, Auray, etc. …Il bénéficie alors d’un Auxweiss

Moi,un de ses petit fils,  mon père, mobilisé, me laisse en 1938 chez eux. Une époque pour moi agréable.Je le suis partout, même dans les fermes, il semble vouloir avoir plus tard un pettit fils toubib,

Cela arrivera pour un de mes frères.

 A l'hôpital, aussiJe le suivais, il me montrait, en salle, ses interventions et me présentait à ses malades, à ses infirmières,
………………………………………………………………………………

Il semblerait qu’il ne cherchait pas tellement à travailler , du moins, tant qu’il eut des revenus de rentes. Il faisait attendre le  client dans la salle d’attente, faisant ainsi croire qu’il avait beaucoup de clients C'est ce que les gens disaient.

 Il aimait énormement son jardin, aussi, une cloche, devait le rappeler  à ses devoirs.


A la Libération, dont il passa  les derniers jours dans sa cave, face ausx derniers nids de mitraiileuses de l'occupant,proposé comme Sous-Préfet par le gouvernement, il refusa;

la même façon il refusa la légion d’honneur, parce qu’elle arrivait trop tard.

 Pour son enterrement,en 57 jarrivais avec le seul habit que j'avais sous la main, c'est_à dire en Matelot , il faisait frais,on était en septembre et je portais la tenue d'étè.

 dès que je mis le pied en sa maison,
Je me trouvais habillé, par une tante charitable..,du manteau le plus beau et ,à ma taille, du grand-Père;

 Je ne vis
qu'à la sortie de l'église, sur la route du cimetière, bien occupé à parelrer avec mes cousins et autres habitants de Pontivy qu' il y avait sur ce vêtement sa légion d’honneur,.Pour un matelot de troisième classe sans spe, quel avancement. Et je reparti , en uniforme sur Paris  et Toulon,laissant et le manteau et la décoration..


Sur sa participation à la résistance, on sait qu’il soignait de nombreux résistants ou parachutistes. 

Nous, ses petits enfants, furent habillés, pendant un certain temps, surtout les filles, de vêtements fait avec de la toile de parachutes de couleurs.

Un fait montra qu’il y, prit  ( la ésistance)une participation plus grande qu’on ne le pensait.

 Suite à un décès dans la  famille de Lamballe, il fallait prévenir le reste de la famille dispersée dans tout le Morbihan., le téléphone était quelque chose de quasiment inconnu, façon de parler. Il trouva un messager et donna au messager de cette  mauvaise nouvelle, un talisman qu’il devait porter dans sa chaussette de gauche. Il devait le montrer aux groupes FFI rencontrés pour passer, par contre il ne fallait pas qu’il rencontre des FTP et encore moins les Allemands.   

 Il  luidressa un parcours par lequel il devait prendre,  lui disant,:"allemand ici , là et là." ICe grand-père, ancien de la guerre 14-18,connaissait toutes les positions des forces en présence dans un rayon de cinquante kilomètres.
( témoignage des familles Mérian et Traverse)
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 11:20
LA VIE EN BARAQUE                                       

Nous avons vu Brest redémarrer.

De cette époque, je garde de bons souvenirs, pas seulement  parce que j’avais 11-12 ans, mais peut-être parce que c’était Brest  que je retrouvais, Brest où j’étais né « intra-muros » en 34.et que mes parents avaient fui, comme beaucoup d'habitants,pour Landerneau, puis Quimper.

Au coin de la place Sadi-Carnot et de laRue Traverse la maison familiale avait été détruite, plus de musée, rien que l’abri Sadi Carnot, D'elle des murs qui appelaient au secours, un gros chauffe eau pendu.

Par contre, en face de notre ancien nid, une boulangerie y existait encore, parmi les ruines, et son propriétaire faisait encore du pain et des pâtisseries qui avaient je ne sais pourquoi un goût spécial, mêlé d’avant-guerre et de liberté.

Des baraques : une odeur d’exotisme et de renouveau. C’ était une découverte. On était loin de la maison traditionnelle à étages. Dès qu’on y entrait une odeur  de liberté, de .bois et de papier goudronné se mêlait à celle indescriptible de cloisons de papier carton pelucheux.

C’était une façon de vivre, un lieu de vie totalement opposé à ceux que j’avais connus avant. Les proportions, le plein pied sur l’extérieur, en dehors de 1ou2marches, les petites fenêtres, et, cette couleur claire à l’intérieur, plus jaune de Naples que blanc  et plutôt foncée. J’allais dire noire à l’extérieur mais chaude.

Et ce bois partout présent – le sol, les charpentes – horizontales ou verticales, toujours visibles, dans des lieux où ne poussaient  pas encore d’arbres.
 

Salles de classes, salles d’études,  dortoirs, réfectoires, chapelles, tout était en bois.

Ces bois ou du moins certaines chutes nous servirent à monter un toboggan les jours de neiges.


Les nuits froides, les doubles chaussettes étaient nécessaire, le gant de toilette et la serviette posé ,auprès de la cuvette et du pichet , était devenu, surtout le premier une pierre.

Il y avait l’électricité qui disparaissait sans arrêt, relayée par nos boites à cirage personnelles où une mèche flottait sur une huile. C’était un lumignon jalousement gardé des attaques des voisins, et que l’on rangeait précieusement dans la casier de notre bureau, une fois le courant rétabli.

Ce n’était pas une prison, mais un monde nouveau empreint d’espoir dans un environnement que l’on voyait pousser tous les jeudis et dimanches, lors de nos promenades de pensionnaires.

Je pense que nous avons vu  Brest démarrer , du moins durant les 4 années que j’ai passées comme pensionnaire. Les sorties nous amenaient dans tous les coins de cette ville du port de commerce à l’arsenal, des égoûts immenses de la future rue de Siam, aux blockauss du Minou. Que de fois nous avons pris le pont Gueydon,tmonté et descendu  l’escalier du Cours d’Ajot tandis que des prisonniers Allemands restauraient. Nous avons eu le droit à de petites sorties en mer… plutôt  dans la rade. à bord d’un bateau de la direction du port. Les beaux jours   nous poussaient vers kerAnna et le bain.

Lors de ces sorties, dès qu’un des accompagnateurs me le permettait, je m’échappais dans la cité commerciale, mais cela un peu plus tard. Ma grand-mère y tenait boutique. C’ était un lieu étrange. Très festif mais durable semble-t-il.Ses ruelles grouillaient de gens, les magasins quant à eux, bien qu’ils soient de petites surfaces, regorgaient de marchandises.

Les  gens,  de Brest et des environs se  rencontraient, se parlaient de l’ancien Brest ,.se tenaient au courant des aléas de la reconstruction.

Dans ce lieu j’ y passais des heures à lécher les vitrines. Puis je rentrais, plein d’images rue Coat ar Guéven, à Bon-Secours alors installé en barraques.                                                                                           








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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 09:40
SOUVENIRS PERSONNELS


  Objet:   Des papiers hygiéniques.. et des petits coins.


Chez le grand-père de Pontivy, le wc de la salle d’eau, qui se trouvait au premier étage, cela se passait durant la guerre 39-45, était devenu une salle de lecture.  Des morceaux du Journal La Croix, déchirée ou coupée en morceaux de 15 sur 21 cm environ, étaient accrochés en paquet d’une trentaine de feuillets sur un fil de fer, à droite du siège.

 La première page, avec le logo de l’époque : un Christ en croix, en faisait partie, Pieuses lectures.

 Si je me souviens si bien de ces lectures, c’est parce que la grand’mère avait peur que nous nous constipations, et du coup le séjour journalier dans ce lieu était devenu obligatoire, comme le chapelet des 15 heures où la prière du soir commune avec tous ses <Priez pour nous » répétitives.

 Il est vrai que nous avions une sacrée peur de la poire de lavement.

 Et nous répondions souvent oui à la question : « t’a été au water ?»,

 nous avions plus peur de cet objet que du pêché mortel et de l’enfer que nous venions de gagner.

Car à Pontivy, il existait un autre « cabinet ». Dans la courette, appuyé contre le pignon ouest, construit en dur, toit en pente, porte ajourée dans le haut, percée de l’immortel losange.

On y retrouvait le même crochet, mais je ne suis pas sûr la même lecture. Ma grand-mère n’y allant jamais. C’était plutôt Le Chasseur Français, où le catalogue de la Manufacture de Saint-Etienne.
 Cet endroit était réservé aux « grosses commissions » de la journée,tout du moins quand nous collections libellule,ces dernières plus difficiles, escargots,  car tout autour, le jardin nous offrait d’autres lieux pour uriner, dont le tas de fumier,pour faire un bon engrais,J'apprend plus de cinquante ans après, que mon grand-père avait raison..

 Rien n’était perdu.

A droite de cette bâtisse coulait un caniveau en ciment longeant le pignon de la maison qui se jetait dans la fosse septique, et où souvent nageaient  de gros vers tout blanc C’était aussi un lieu pour uriner.
 Les vers étaient des bateaux de guerre que nous coulions, à coup de cailloux. . C’est là que mon grand père m’appris à décapuchonner  mon gland et le secouer jusqu’à la dernière goutte.

 C’est là, qu’avec les cousins, nous faisions des concours à celui qui pissera le plus haut.

Autre lieu, autres lectures.

Nous logions vers 1945, à l’annexe de l’hôtel Hervé, dont  certaines chambres étaient occupées par des cuistots. Là, l’unique waters offrait comme lecture des Paris-Hollywood ou quelque chose comme cela, et où défilaient de jeunes beautés à demi- dévêtues. Alimentation de mes rêves d’adolescent.

Ces deux waters, comme dans beaucoup de cas, n’avaient pas de chasse d’eau, mais un broc de métal galvanisé.


A Landerneau , demeure de mes ancêtres du côté maternel, où nous nous étions réfugiés en 1940, c’était un tout autre édifice, mais avec aussi un paquet de journaux découpés en feuilles et posés sur notre droite.
Ce lieu se trouvait dans un tunnel sous la maison, plus spécialement sous une serre abritant une vigne qui donnait un bon raisin noir.

 Ce dernier disparut avec la suppression de ce genre de commodité à deux places.
Il n’y avait pas d’électricité, il y faisait noir. Nous n’y allions rarement la nuit, car nous avions dans chaque chambre, le pot  et le seau hygiénique d’une époque disparue, objets des foires à la brocante.
La porte très large, comme si on devait y entrer à deux de front, avait,  et dont la largeur était prévue pour le passage du elle aussi, ces deux hublots, le mot est peut-être un peu fort, mais je ne sais plus s’ils étaient de forme carré, rectangle, ronde ou losange. En tout cas il y faisait sombre, et nous laissions la porte ouverte, surtout lorsque nous étions deux et que les parents voulaient nous surveiller. Peut-être qu’ils avaient peur que nous tombions dans le trou qui lui était rond et bien plus grand que nos petites fesses. Des deux mains nous nous cramponnions aux bords. L’opération terminée, après un dernier regard dans cette caisse, car tout cela était en bois, sur une grande fosse rectangulaire, nous glissions le couvercle rond en bois, qui nous aurait fait un bon et beau bouclier, si cela nous avait pas été interdit. J’ai oublié de dire que ces doubles trous n’étaient pas à la hauteur de nos petites jambes. C’étaient une expédition d’y monter après avoir baissé le pantalon heureusement court, à l'époque;.

J’ai connu aussi, à Pentrez, vers 1947, la cabane au fond d’un jardin. Nous prenions une allée entourée de poiriers en espaliers. Ici, nous avions notre morceau de journal dans la poche, celui ci était bien préparé et en vue près de la porte de derrière, mais durant le parcours une poire le rejoignait. Par le losange, la maison apparaissait au bout de cette allée. Nous pouvions, sans peur d’être pris sur le fait, déguster notre chapardage et faire disparaître le trognon, tout en ayant les fesses à l’air et occupées à tout autre chose. Cette caresse de l’air sur nos fesses nous ne le trouvons plus dans nos toilettes actuelles. Est-ce que notre peau a durci,  et cela est-il du aux fessés reçus « cu nu » il y a plus d’un demi-siècle.
Ces toilettes modernes n’ont plus les odeurs d’entant. Je ne peux m’empêcher, heureux veinard, d’ouvrir la fenêtre que j’y possède, de regarder dehors comme dans le temps, sentir l’air frais, écouter les bruits dans les arbres. Et puis si le vent est bien tourné vers le fenêtre, lorsque je relève pour….. et enfiler mon pantalon, je peux sentir l’air frais sur mes fesses, comme dans le temps.

Mais les odeurs d’antan sont ineffaçables. Acres dans la maison de Pontivy, imprégnant même  le journal La Croix. Vomissables dans les tinettes des pensionnats et de l’armée, bien sur à la turque, et où il fallait faire attention à ses pieds. Jouissables à Quimper, dans celles du pont Pissette, avec le bruit de notre urine tombant dans, on n’a jamais su  à cet endroit là, si c’était dans l’Odet ou dans le Steir.

 Je ne parle pas des wc des trains, où heureusement on avait deux mains, l’une pour s’accrocher, l’autre pour….

Que de belles et grandes ardoises d’Angers et d’ailleurs ont résisté à tous ces arrosages avant de disparaître pour des Decaud.

Sur le chemin du halage, un édicule, tout de blanc peint, intérieur et extérieur, est encore le dernier témoignage d’une aire disparue. Tout l’atelier d u 3 Cité de l'Odetn s’y rendait  dans les années 1950-  1965.

Peut-êtreMax Jacob s’y est rendu lorsqu’il .arpentait le halage
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