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24 août 2006 4 24 /08 /août /2006 09:02

Les verriers bretons et la Renaissance.

L?apport de la renaissance dans le vitrail breton est très complexe. Cet apport est arrivé très lentement avec peut-être en priorité l?influence flamande. Le néerlandais Arnoul de Nimègue arrive en 1502 à Rouen. Il y a aussi les échanges maritimes.

 Mais le verrier breton ne tourne pas vite chemise. Il garde son caractère propre et cependant l?importance des vitraux XVIe Bretons est grande. Cette importance s?articule autour de trois grands pôles : Quimper, Rennes et Tréguier. Rennes et Laval ont aussi leur importance.

 Ces écoles, peut être dû à l?éloignement et à la pérennité d?une foi propre à la Région, on ne perd pas ses vieux saints, saint Yves, sainte Barbe, saint Mathurin, n?évolueront que lentement et franchiront l?aube du XVIIe siècle avec toutes leurs spontanéités, sans beaucoup d?altérations, alors que les influences de la Réforme annihilera les autres régions. Plus on avance dans l?analyse des vitraux du XVIe siècle en Bretagne et peut-être plus particulièrement en Cornouaille, plus le rapport de ceux-ci avec l??uvre de Durer est indéniable.

Le rapport des oeuvres de Durer.

Certes, on connaît ces Petites et Grandes Passions, répétées maintes fois, avec certes d?autres apports; datant de 1507, 1509 pour les premières, de 1511 pour les secondes, mais il y a les autres bois qui sortent de ces premiers sujets : Nativité, rois Mages, Annonciation, Vie de la Vierge, Vie de Nazareth, la Trinité, etc.

Le succès de ces gravures n?est pas spécifiquement breton. Il est sans précédent dans l?histoire de l?art, et l?Europe en fut inondée. Durer n?a rien inventé sur le fond. Il a transcrit sur bois et sur cuivre, à une époque riche en impressions, une iconographie déjà fixée dans ses grandes lignes, mais là avec bonheur et richesse.

Influence de Durer

Cette influence de Durer dans l?Ouest s?est installée plus ou moins rapidement dans l?Ouest. Le plus tôt, c?est une vie de la Vierge de Paule, 17 ans après l?impression, 1511-1528. Ce n?est pas le cas pour Les Passions, comme celle de Louvigné de Bais qui est arrivée cinquante ans plus tard. La bonne moyenne serait d?une vingtaine d?année, du moins pour les ?uvres qui ont été transcrites identiquement sans oublier le moindre détail. Si le verrier breton n?a pas négligé le moindre détail de l??uvre originale, il a cependant apporté son style, l?influence de l?époque en y ajoutant son propre bagage d?éléments décoratifs de la Renaissance qu?il a digéré et modifié. Plus on avance dans le temps, il semble que la gravure la plus proche de l?original ne soit plus le modèle duquel on s?inspire.

copie de copie

C?est une copie de copie qui est utilisée. Cela offre une originalité propre, copie à laquelle d?autres éléments décoratifs sont insérés. L?utilisation du même carton ne veut pas dire dans tous les cas, copie servile. Il est l?objet de modifications dans l?espace. Pour les fonds, l?apport des paysages reste assez simple pour les Passions. Par contre, pour les autres sujets tels que Vie de La Vierge, Vie à Nazareth, Nativité, l?influence de la Renaissance se fait plus sentir. Elle apporte des lointains et des architectures violemment colorés avec des jaunes, des lilas et des rose ; Quant aux intérieurs, ils sont violets, pourpres et bleus marine et de plus très architecturés, parfois ils atteignent une monumentalité. Verriers bretons ou flamands ?

Les verriers ont beaucoup circulés.

 Dès le XIIe siècle les verriers ont toujours beaucoup circulés au grès des chantiers. On peut relever certains de nos compatriotes à Chartres ou à Notre-Dame de Paris comme Jean Jouan. Des verriers de Quimper jouissent de quelques considérations et certains se voient affilier à la corporation de ceux de Paris, certes à titre honoraire. Un certain nombre de ces peintres verriers du XVIe est connu, mais il est possible de relever parmi eux certains dont la consonnance est plutôt étrangère à notre région, comme Michel Bayonne, pour la région de rennes, ou Jehan le Flamand à Stival. A Rennes encore, Guyon Lallemand ou Jehan d?Abeville travaillant de concert avec Thebaut de Charenton à Fougères. On trouve encore Jehan Adrian, Gaspar Vante à Rennes et Pierre de Hemsce, ainsi qu?Albert de Horst à Vitré, cité aussi dans les comptes de Tréguier. A Carhaix, Veller Thielmans naturalisé Tilleman. Cet apport de verriers étrangers est-il spécifique à notre région ? Cela peut me sembler réaliste. Il est vrai que les échanges maritimes sont nombreux. Mais n?ayant pas toutes les donnés sur les autres régions de France, je ne peux que signaler la présence dans l?actuelle région des Pays de Loire en 1472 d?un verrier du nom de Goldeff d?Utrecht, installé à Orléans et dont la veuve prit la suite. C?est le seul, si l?on croit le Corpus Vitrearum de cette région. Il n?y a pas que les verriers flamands qui entrent en Bretagne, les ?uvres aussi. L?exemple précoce est de 1473, avec la Confrérie des marchands de Vitré qui rapporte trois panneaux de vitraux pour leur chapelle. Un autre fait, en 1494, Anne de Bretagne se commande, cela montre qu?il n?y a pas que le goût pour l?art flamand, donc Anne se commande treize vitraux à un verrier parisien du nom d?Anne Pierre

. Parfois, certains vitraux, pas du tout dans l?esprit cornouaillais peuvent poser des problèmes sur leur origine. Il faut peut être voir en eux des provenances étrangères à la région. Nos seigneurs étaient de grands coursiers, tel le seigneur de Guengat en Italie. La Bretagne a toujours été une terre d?accueil et particulièrement à cette époque dans le domaine des arts. C?est le cas entre autres, où, pour l?entrée d?Anne de Bretagne en 1505 à Rennes, il est fait appel à deux peintres de Hollande dont Jehan Adrian, pour décorer les échafauds. Le travail fini, ils se retrouvent à Vitré en 1517, 23 livres, avec un peintre vitrier de cette ville, pour de nouveaux décors lors de l?entrée de la comtesse de Laval. La décoration des entrées de personnalités est-elle une spécialité des « étrangers »semble-til! En tout cas, l?ouverture de notre pays et un certain esprit plastique plus nordique n?ont pas tué l?inspiration de nos ancêtres ? C?est bien le contraire. Pendant deux à trois générations, ils ont continué à utiliser cet apport et cette influence avec doigté et sensibilité, tout en sachant conserver leur âme propre. Mais tout cela prit fin au cours du XVIIe siècle. Le vitrail n?est plus à la mode et l?on retombe dans la vitrerie blanche. Les éléments de la Renaissance dans le vitrail en Bretagne. Dans les vêtements avec les damas et l?apport de la grenade se répétant à droite et à gauche., Modelage des draperies par le choix de verre d?épaisseurs et de teintes changeantes. Décors architecturaux « antiquisants » avec coquilles, palmettes. Origine, première renaissance italienne : Arcades, arcs de triomphe, pilastres, colonnes, chapiteaux, consoles, pendeloques faites de feuillages et de cabochons, ornement de perles. Joueurs de tambourins et de flûtes échappés de scènes de genre flamande(R. Barriè) Arrivée du symbolisme avec les Triomphes et les Pressoirs. Disparition des médaillons symétriques et bordures. On juxtapose les sujets sans plus de séparation que les meneaux et les barlotières Les Passions sont un lieu de choix surtout en fin du XVIe siècle, pour tout le vocabulaire figurés dont les grotesques. Grelots de pendant d?oreilles, Ergué-Gabéric et Penmarc?h, Pont-Croix, ?uvres picturales germaniques,. (Roger Barrie.) Décoration des harnais incrustés de métal jaune, proche des harnachements d?apparats. Casques ronds à limaces, visière avec plumet ou oblong imitant les casques de parades à l?antique. Tréflévénez. Le Croisty. Sainte-Barbe de Ploeuven. 1529, Candélabre, t, collégiale de Champeaux ; Quimper, 30 janvier 2000

 

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24 août 2006 4 24 /08 /août /2006 05:18

Le VITRAIL CAPISTE

étude sur le vitrail des temps anciens, dans le Cap, région de la pointe du Finistère Battue par tous les vents, cette région a encore conservé des traces colorées et écrites assez éloquentes du vitrail à travers les siècles.

 Les édifices des XVe et XVIe siècles ont certes perdu une très grande partie de leurs verrières. Les causes en sont multiples : le vandalisme, le non entretien et du coup les tempêtes qui arrachent les panneaux, les seigneurs et leur animosité pour leurs prééminences, le XVIIIe siècle, où comme à Pont-Croix, le chapitre, désirant voir plus clair à l?intérieur de l?édifice, enlève certains panneaux de vitraux, l?agitation lors de la Révolution contre les armoiries de l?ancien régime, les XVIIIe et XIXe siècles, avec leur reconstruction d?églises ou agrandissement, et aussi, chez certains, une méconnaissance du patrimoine. Suivant les données actuelles, ces vitraux étaient pour beaucoup des donations de seigneurs comme Alain de Rosmadec et Jeanne du Chastel dont les portraits existent encore à Notre-Dame de Roscudon à Pont-Croix et Notre-Dame de Confort en Meilars. Les constats des XVIIe et XVIIIe siècles nous font découvrir une richesse insoupçonnée de l?implantation, à travers les siècles, du vitrail dans ce Cap. Le XVe siècle. On voyait en 1403, à Notre-Dame de Roscudon en Pont-Croix, dans la maîtresse vitre, on « voyait le portrait de Sinquin de Pont-Croix, offrant à la Vierge l?édifice, qu?il avait fait agrandir vers 1280, il était représenté à genoux et présentant dans ses mains une forme de chapelle, en semblance qu?il était fondateur d?icelle église. » Ce cette verrière, il pourrait encore subsister un panneau dans la verrière du bras sud du Transept du mène édifice. Il s?agit d?un saint Jean qui provient d?une Transfiguration dont les pièces de verre sont gravées, au dos, de signes de repères. Le XVIe siècle. Notre-Dame de Roscudon, dans la même fenêtre, nous offre un panorama presque complet et très riche de la créativité de cette époque. Ici, ont été rassemblés les restes des diverses verrières de l?édifice. On peut découvrir : une Nativité des années 1546 et antérieure à celle de Notre-Dame du Crann en Spézet, qui n?en est qu?une copie, une Fuite en Egypte, d?après une gravure de Durer, et deux Passions de styles différents dont une aux émaux bleus, que l?on se doit de dater : après 1560. Dans le puzzle des pièces, il existe aussi des éléments d?une Dormition de la Vierge du milieu du XVIe siècle. Quant aux portraits des deux donateurs, cités plus haut, Alain de Rosmadec et Jean du Chastel, ils ne peuvent dater qu?avant 1544, fin des travaux d?agrandissement de cette église. La chapelle de Notre-Dame de Confort en Meilars n?est pas en reste d??uvres du XVIe siècle. Au chevet, offert probablement par les même de Rosmadec, dont on relève les portraits, un magnifique Arbre de Jessé est conservé presqu?intégralement. Dans deux baies sud, on peut voir une Vie de l?enfant Jésus à Nazareth, l?épisode de Jésus parmi les docteurs de la Loi et des éléments anciens. La chapelle Saint-Pierre de Mahalon nous a conservé une Annonciation XVIe , un saint Roch avec son Chien ainsi qu?un cavalier provenant semble-t-il d?une Passion. Un blason des Coetdrieux donne une date plus tardive, 1616. Un Jugement Dernier aurait disparu depuis 1919. Quant à l?église Saint Magloire, elle possédait encore au XVIIe des vitraux peints accompagnés des blasons des diverses familles.. Ces vitraux avaient disparu en 1786 A Guilers sur Goyen, l?ancienne église Saint-Justin était garnie d?une verrière datant de 1614, . Actuellement, dans baie du chevet, dans grisailles du peintre verrier, J.L. Nicolas, de 1885, présence de six médaillons composés de huit têtes ou bustes anciens, auxquelles pièces, on peut ajouter quelques têtes, mains et morceaux de vêtements. Trois époques marquent ces pièces, les plus anciennes semblent être la bure et la peau de bête et les pièces du bas du médaillon de la baie 1, et peuvent être datées du XVe. Présence possible avec ses éléments d?un saint Guénolé et d?un saint Jean-Baptiste provenant d?un Jugement Dernier ? Avec les autres pièces plus récentes, 1614 ? Dans l?un des personnages l?on pourrait voir un saint Jean, lancette b de la baie 1, à cause de ses cheveux et du manque de pilosité. En baie 2, lancette B, du même atelier, deux saints non identifiables. La troisième époque serait le milieu XVIe et concerne exclusivement la baie 0 avec 3 personnages sur 4. XVIIe et XVIIIe siècles Audierne. A l?église Saint-Raymond, lors de la démolition de l?ancienne église en 1607, la maîtresse vitre est encore couronnée d?armoiries. En 1665, on semble les rétablir, car lors de travaux de vitrages ces armoiries avaient rejoint leurs places. Certaines y seront encore lorsqu?arrivera la Révolution. A Beuzec-cap-Sizun, la chapelle Saint-Conogan a possédé des vitraux anciennement . En 1988, dans un écoinçon de la baie du chevet, il est noté la présence d?une pièce du XVIe siècle de couleur verte avec dessin d?herbes. A la chapelle de Lochrist, en 1701, la vitre du chevet, a des vitraux peints en assez bon état à l?exception de deux petits trous. La fenêtre de la croisée du levant présente aussi des vitraux peints, mais mélangés à des verres blancs. Il en est de même dans la baie de la croisée sud. Cléden Cap Sizun. Eglise Saint-Clet. En 1642, un de la Marche, vitrier de Pont-Croix, fait pour 62 livres de vitrage. Auparavant, deux seigneurs se heurtent suite à « la descente de certains vitrages de divers couleurs, rouge, noir et jaune, sous prétexte de donner de la clarté au maître-autel de ladite église ! » A la chapelle Saint-They., quelques années plus tôt, en1639, des travaux de vitres sont entrepris par Mathieu Le Marchand, entre autre à la baie du chevet, dans la baie de l?autel devant sainte Barbe, pour 16 livres 7 sols. En1673, d?autres vitraux neufs sont posés. Le plus intéressant actuellement est le panneau existant dans le réseau de la dernière baie du côté sud., où cohabitent un monogramme au jaune d?argent de la Vierge Marie, XVIIe, un morceau de tissu fin XVIe et divers autres pièces anciennes. A Goulien, à l?église Saint-Goulven, ainsi qu?à la chapelle Notre-Dame de Lannourec, en 1623, des procès-verbal de prééminences, nous annoncent des vitres avec armoiries dans toutes les baies. A Plogoff en l?église Saint-Collodan. en1628, dans la maîtresse vitre, certains des nombreux écussons sont portés par des anges. Les autres baies sont toutes armoriées.

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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 13:58

 

 

UNE FAMILLE DE PEINTRES VITRIERS CORNOUAILLAIS du XVIe siècle

 

 

 En 1978, Roger Barrié, dans sa thèse sur le Vitrail en Cornouaille,1 signale l’existence au XVIe siècle d’une famille ou  " dynastie de peintres verriers Quimpérois "

 

Dans le vitrail sur l’Arbre de Jessé (vers 1520-25) de l’église de la Sainte-Trinité de Kerfeunteun, en Quimper, il découvre dans les inscriptions, enrichissant les vêtements, les prénoms et le nom de trois Le Sodec :Olivier 2, Laurent3 et Robin4. De même, à l’église Saint-Théleau de Plogonnec, il lit ces deux derniers prénoms dans le vitrail de la Transfiguration et celui d’Olivier dans la Passion de la baie du chevet.

 

Il signale à la même page qu’un Laurent Le Sodec est, en 1514, l’auteur des inscriptions qui ornaient les murs de l’ossuaire de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper.5 Il rappelle de plus qu’un Gilles Le Sodec 6 signe à Braspart un marché en 1543 pour la fabrication d’un vitrail dont le sujet est le Credo des Apôtres. Vitrail malheureusement disparu probablement lors de l’agrandissement du choeur au XVIIIe siècle.

 

Dans cette même thèse, il note la présence d’un Le Sodec à Nantes " réparant en 1480 la vitre de Saint-Nicolas " et pense que cela " pourrait indiquer la provenance de cet atelier familial "

 

Il avance et peut-être avec raison qu’ " on accorderait volontiers les vitraux de Saint-Théleau ou le Jugement Dernier de Trégourez à Gilles vers 1550. "

 

.Mais tout d’abord, revenons à cette ancêtre que fut ce Le Sodec de Nantes, si l’on penche dans le sens de Roger Barrié. Dans son fichier, Bourde de la Rogerie donne un " Le Soudet ou Soudec Bertrand, verrier, 1479, 1483, Nantes, 44 église Saint-Nicolas, réparations vitraux . 1486, prend le titre de vitrier du duc en vertu de lettres patentes de François II. " Il semble bien qu’il s’agisse chez ces deux historiens de la même personne.. Ce Bertrand est aussi signalé comme terminant en 1486 un vitrail pour l’église Saint-Similien toujours à Nantes.7

 

Quant à ce Laurent Le Sodec, de l’ossuaire de la Cathédrale, il est peut-être celui qui dans le premier quart du XVIe siècle, 1514-1525 ; signe l’Arbre de Jessé de Kerfeunteun. Est-ce encore lui, ou alors un fils du même prénom, dont le prénom apparaît avant 1539 dans la Transfiguration de Plogonnec. ? Quant aux initiales L.S8 de la Roche-Maurice, 1539, elles sont peut-être les siennes ou alors celles d’un membre de cette famille de peintres vitriers.

 

A Plogonnec, dans la Passion et à Kerfeunteun, dans l’Arbre de Jessé, on trouve deux autres prénoms qui peuvent porter à suspicion. Tout d’abord, il s’agit d’un Ramon ou R’hamon, relevé dans deux des quatre verrières XVIe de ces deux édifices. Il y a des chances qu’à Kerfeunteun, ce prénom ou nom correspond à celui du roi Amon de l’Arbre de Jessé. Mais pour Plogonnec le Ramon pose question.

 

Nous avons aussi trouvé le prénom Eve9, présent dans le panneau de la Vierge à l’Enfant de la Passion de Plogonnec, et aussi à Kerfeunteun sur le saint Jean de l’Arbre de Jessé.

 

 

 

Quant à la filiation de tous ces prénoms, il est difficile de la définir. Nous n’avons que deux dates attestées et certaines : 1514, pour Laurent et 1543 pour Gilles. Les autres productions ne sont pas datées et ne nous permettent pas, malgré les estimations, de savoir s’ils sont tous des frères, ou l’un deux, Laurent : le père.

 

On peut encore citer en 1580, une Marie le Sodec que Le Men 10 donne comme ayant été enterrée dans la cathédrale et que d’autres disent épouse de peintre vitrier.

 

Inventaire de leurs possibles autres oeuvres

 

Les études pour restaurations suivies ou pas d’interventions que nous avons été amenés à faire sur diverses verrières XVIe cornouaillaises et les comparaisons, qui en ont d’écoulées, aidées par des cartons semblables, nous ont permis, tout d’abord, de découvrir dans certaines œuvres la paternité possible d’un atelier Le Sodec.

 

Le relevé des inscriptions11 peut nous conforter dans la voie d’un inventaire plus complet de leurs œuvres. Une autre spécificité de cet atelier est une façon particulière d’appréhender à partir d’une certaine époque certains muscles comme celui au-dessus des sourcils ou les veines et muscles des dessus des pieds et des mains 12

 

Tout d’abord, nous pensons que les œuvres les plus certaines, pour le moment, en dehors de celles signalées plus haut par Roger Barrié, sont :

 :

Les Passions des chapelles Sainte-Barbe et Saint-Fiacre du Faouët, 1516 dont certains cartons sont identiques à la Passion de l’église Saint-Nicaise de Saint-Nic. De plus cette dernière possède une Résurrection semblable à celle de l’église de Saint-Thuriau dans le Morbihan.

 

Toujours à Sainte Barbe du Faouët, nous pensons à la Transfiguration, très proche de carton de Plogonnec, ce que signale Roger Barrié, tout en indiquant pour cette première une date plus avancée. La restauration de cette dernière nous a conforté dans ce choix.

 

La Passion incomplète de l’église Saint-Ouen de Quéménéven, est une sœur jumelle, pour la partie Crucifixion, à beaucoup d’autres. C’est le même carton qui sert à Gouézec 13, Tréguennec et Guengat, avec des translations de quelques centimètres, voir parfois quelques millimètres, et cela pour certains personnages telles la Marie-Madeleine ou la Vierge en Pâmoison, ou même le chien. Pour les scènes de la Passion qui emplissent la partie inférieure, on peut relever le doublé de la même scène, celle où saint Pierre coupe l’oreille du Grand Prêtre. Elle est le témoin d’une seconde verrière du même atelier ayant peut être existé dans une des deux chapelles, qui ont été utilisées pour reconstruire l’église du bourg.

 

Les restes de la Passion de l’église Saint-Salomon de La Martyre, 1535, où Couffon voit sur le galon de la manche de Joseph d’Arimathie le monogramme L.S.

 

La Piéta de la chapelle Notre-Dame de Lanneleg en Pleyben, identique à Clohars-Fouesnant et sortant du même carton. Pour Lanneleg, si l’on retient les armoiries du recteur de Pleyben, Rolland de Berrien, on peut proposer une date plus proche de la fin XVe, Ce même recteur commandant un vitrail pour l’église de Brennilis juste après 1485. Ce qui ramènerait la présence de l’atelier des Le Sodec plus prêt du tout début XVIe.

 

Le martyr de Saint-Sébastien de l’église Saint-Idunet de Trégourez, proche de 1550,

 

le Jugement Dernier de Notre-Dame de Kergoat en Quéménéven, dont le même sujet, avec des cartons proches se retrouve dans différents édifices comme Guengat, baie 4, avec malheureusement plus que quelques éléments, Plogonnec, baie 2 , et à la chapelle Saint-Sébastien de Garnilis en Briec (1561).. Pour la datation de ce Jugement Dernier de Kergoat, on peut proposer la datation de 1566 si l'on admet que le donateur est bien Henri de Quoëtsquiriou, recteur de cette paroisse à cette date. Il ne faut pas négliger que l’apport de ce chanoine dans ce vitrail peut être postérieur, comme le blason du prie-Dieu.

 

 

 

On peut continuer d’attribuer  à cet atelier

 

La Passion de l’église de Lanvénégen où Roger Barrié 14 note des correspondances de cartons avec Ergué-Gabéric et Plogonnec

 

La Passion de l’église Saint-Guinal d’Ergué Gabéric, qui est inspirée ou vice versa pour certains panneaux de Guengat Vers 1539,

 

A l’église de Braspart, où nous avons vu que Gilles Le Sodec, est l’auteur d’un Credo des Apôtres, qui a disparu, il reste quelques panneaux d’une Passion déplacée au XVIIe ou XVIIIe siècle. Passion qui est bien de cet atelier et que l’on peut dater d’avant 1543 ou de 1566 15

 

En Briec, la Dormition de la chapelle du Kreisker et la Passion disparue de la chapelle Saint-Sébastien de Garnilis.

 

Les quelques panneaux de Saint-Nonna en Penmarch identiques à la baie 1 de Saint-Fiacre de Guengat, que signale Roger Barrie.

 

Les Passion des églises Saint-Pierre de Gouézec et de Saint-Fiacre de Guengat qui ont des cartons semblables .

 

Le Couronnement de la Vierge de l’église Saint-Divy en Saint-Divy,.

 

Les Passions des église Saint-Mathieu de Quimper et Saint-Cornély de Tourch,. aux cartons identiques.. Celle de Pleyben, plus tardives vers 1570

 

On peut y ajouter, malgré l’hypothèse de Couffon voyant dans les lettres P et S la signature du verrier Quimpérois pierre Sortez, la Passion de l’église Saint-Paban de Lababan en Pouldreuzic,.1573.

 

Et dans l’ancienne Cornouaille : le Credo des Apôtres de Mael-Pestivien, 22,

 

 

 Les inscriptions, témoins de la paternité des le Sodec.

 

 

 

 

Au XVIe siècle, les peintres vitriers bretons ornent d’inscriptions les galons des vêtements des personnages et les phylactères de leurs vitraux.

 

Il s’agit, dans certaines verrières, d’une abondance de suites de consonnes et de voyelles, qui est venue probablement des Flandres avec la Renaissance et même antérieurement. Ces inscriptions sont dans la grande majorité des cas, d’une impossible compréhension et dont les auteurs gardent le secret.

Cependant, il est possible, ici et là, de relever des brides de psaumes, parfois très concis, amputés de lettres et même orthographiés phonétiquement. Très rapidement, par manque de place, ces inscriptions sont abrégées. Ainsi le N et le M se voient dédoublés et enlevés. Un tilde placé au-dessus, avertit cette suppression, qui peu à peu, dans le temps, disparaît.

 

La lecture peut être encore plus malaisée car elle est souvent un mélange de latin, de français et même de breton.

 

Parmi les inscriptions que nous ont laissés ces le Sodec, on peut être intrigué par certains assemblages de lettres qui reviennent comme un leitmotiv. Il y a entre autre un assemblage de trois lettres, deux consonnes et une voyelle, souvent incluses dans d’autres lettres qui, à Plogonnec, se répètent trois fois dans la Transfiguration et deux fois dans la Passion . Il s’agit de l’ensemble SVO.

 

Ce SVO 16 on le retrouve une fois à l’église Saint-Pierre de Gouézec dans la Passion et quatre fois à Guengat, aussi dans une Passion, celle du Chevet. Ces deux verrières sont très proches, leurs cartons identiques pour ne pas dire unique, elles sont de la même époque. Ce sigle SVO n’est qu’une preuve de plus sur la paternité de l’atelier Le Sodec sur ces deux Passions.

 

De plus, si l’on étudie les assemblages de lettres de la Passion de Guengat, un second sigle apparaît, formé des deux premières consonnes SV et où le O est devenu E. Ce SVE y est répété cinq fois. A Gouézec, où les inscriptions sont moins nombreuses, on le retrouve une fois.

 

Ce SVE décore le cheval de Nicodème dans la Passion de l’église Saint-Mathieu de Quimper. Il y est précédé de NO.

 

Ces SVO et SVE, après avoir examinées 24 verrières du XVIe siècle, nous ne les retrouvons nulle part ailleurs. Certes ces trois lettres ont pu nous échapper, ou ont disparu lors de possibles restaurations. Mais cela ne peut que nous pousser vers une confirmation de la paternité des Le Sodec pour les Passions des églises de Guengat, Gouézec et Saint Mathieu de Quimper.

 

 Avec d’autres sigles, tels que VOE, peut-on leur attribuer les Passions des églises d’Ergué-Gabéric et de la Martyre, ce groupe de trois lettres se trouvant aussi à Plogonnec ? Ergué-Gabéric offre de plus une double combinaison dans SVOE: SVO ET VOE .

 

Pour terminer, il reste une question qui se pose : pourquoi ont-ils été si bavards sur leur paternité à Plogonnec et Kerfeunteun, et pourquoi pas ailleurs ? Pourquoi cette exubérance de suite de lettres et de consommes ici et là, et pourquoi pas ailleurs ? Je ne trouve pas de réponse Ce décor donnait-il droit à une plus value ?

 

 NOTE

 

     

  1. Etude sur le vitrail en Cornouaille au XVIe siècle. Thèse de troisième cycle. UHB. UER des Arts. Rennes 1978, 2 tomes.

     

René Couffon, MSHAB, tome XXV – 1945, p. 31, signale que M. Guey, en raison des multiples S qui figurent dans les rayons entourant la sainte Trinité, attribue avec vraisemblance l’Arbre de Jessé de Kerfeunteun à Gilles le Sodec.. Cet historien, page 43, attribue probablement les initiales L..S. de la Martyre à Laurent Le Sodec.

 

2. - Olivier. Kerfeunteun, Arbre de Jessé

OLIERAN

Plogonnec, église Saint-Thurien, Passion,

OL. SODEG

Transfiguration, néant

3. - Laurent Kerfeunteun 1514-1525

LORE..... SODE

R..A.... SUDEC

AL LORE...MEAD MEAPERIESET

OS MOMANN

LORAS AN SODEC

LOR SODECOD

Plogonnec, église Saint-Thurien, Transfiguration

LON REANS

LORAS AN SODEC rien trouvé dans la Passion

4. - Robin Kerfeunteun, Arbre de Jessé.

ROBIIMMO

Plogonnec , église Saint-Thurien.

OVO ROBIN SOVO

5. - Laurent peint les lettres gravées sur la façade de l’ossuaire pour les faire ressortir. Item solvit laurencio Sodec pro .. et pictura impressa in scripturis parietis domus reliquiarum. Monographie de la cathédrale de Quimper, R.F. Le Men, p. 225 et 226

Ces lettres gravées donnaient au dessus de la porte une première inscription ;

Vous qui par illecques passez

Priez tous pour les trépassés.

.

Une seconde inscription sur deux pierres à droite du fronton donnait, traduit en français :

Dites, mortels qui recherchez les grandeurs,

Qui d’entre nous se distingue des autres par un extérieur plus noble ?

Qui d’entre nous fut beau, riche ou pauvre ?

Ce spectre hideux ne peut épargner personne,

Les seuls monuments qui restent de la vie,

Sont donc les actes ; il n’en demeure pas autre chose.

Mais puisque la main du tout puissant nous a touchés, amis,

Si notre sort vous inspire de la pitiè, priez souvent pour nous ?

6. - Gilles, 1539-1550, Braspart 1543, ne signe nulle part

Marché de Brasparts, 29, 60 l et 2 écus d'or.Acte notarié du 15 novembre, ref Peyron 1897, Abgrall 1945, p 35 et 36 BSAF. RBT.p.154, ref Terrage 1895

Le vingt cinquième jour de novembre l'an mil cinq cents quarante et troys, nobles hommmes Charles de la Marche,Sr su dit lieu et de Bodriec,d'une aprt, ei GilesLe Sodec, peintre et vitrier, de Quimper Corentin, d'aultre part, lesquels et chacun d'eulx ont fait marché et accord ensemble et par forme que le dit Le Sodec a promis et doibt faire et construire une vitre en l'église parrochiale de Braspers, devers le midy, en laquelle y aura mis et peint les douze appostles tennant chacun un rollet contenant les articles du Credo et aussy y sera le nom de chacun appostle avecques en haut d'icelle vitre les armes du dit Sr de Bodriec. Est le dit marché fait pour le prix et la somme de soixante livres monnaie et deux escuts d'or a le souleill; en outre d'être payé par le dit Sr de Bodriec au dit Le Sodec acceptant, scavoir : la moitié à la foare de Saint-Corentin prochain venant et l'aultre moitié au prochain sabmedi de la Chandeleur prochaine, d'illesques en suivant et oultre ce que sera le bon plaisir dudit Sr bailleur. Ordonner audit Le Sodec,après l'accomplissement de ladite vitre, laquelle vitre ledit Le Sodec trouvera preste dedans la feste de Nre dame en my mars prochain venant, gréé et jure par la court du Fou o toute renonciation, liaison, serment, soubmission et prorogation de juridiction, comdamnation, etc. En maire forme de contrat et sauff forme en la maison de Alain Heart, l' un des notaires et taballions, cy souscrits les jours, an que dessus. Heart

AS la Somme de 60 livres monnaie et 2 écus d'or au soleil; ces deux écus d'or valent 90 sous, ou 4 livres 10 sous, soit un prix pour le vitrail de 64 livres 10 sous. Une seconde convention partage la dépense de moitié avec un Louys Ansquer, en échange pour ce dernier d'y apposer ses armoiries au dessous de celles de la Marche.

 

 

7. - Couffon René, MSHAB, Tome XXV – 1945, p. 43.

 

René Couffon et Alfred le Bars Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper et de Léon, Saint-Brieuc 1959

 

 

8. - La Roche-Maurice, Eglise Saint-Yves, le défenseur du pauvre, non paginé, imprimerie Lescuyer Lyon. " " EN LAN MIL VCCXXXIX / FUT FET CETTE VITRE. ET / ESTOET DE FABRICQUE POR / LORS ALLEN. L.S. " René Couffon dans le MSHAB de 1945 pense que ces initiales sont celles de Laurent Sodec. En 1959 dans le Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper et de Léon, il donne la paternité de la Passion de La Martyre à Jost de Negkaer.. Cela est de nouveau repris en 1988 dans le Nouveau Répertoire des Eglises et Chapelles. En réalité cette inscription cette inscription est introuvable ainsi que l’a constaté l’abbé jean Feuntreun ( le Télégramme de Brest, Février 1972) Roger Barrie a confirmé cette absence par un examen sur échafaudage ; il avance l’hypothèse soit d’une mauvaise lecture par Couffon qui, fasciné à juste titre par le rapprochement avec les gravures, aurait interprété des salissures, soit d’une restauration insouciante qui aurait fait disparaître l’inscription lors de la repose e après guerre, ce qui paraît plus qu’étonnant.

 

 

Inclure des initiales est une chose assez fréquente chez les verriers. A Rouen les frères Le Prince signant I L P¨ pour Jean, E L P pour Engrand, ou encore, plus près de chez nous, en plus des Le Sodec, VI. DI pour Vincent Desportes. Mais personne n'est à l'abri de l'erreur. Pour Notre Dame de Confort, en Meilars, monsieur René Couffon donnait De Loubes, comme auteur de l'Arbre de Jessé. Une restauration postérieure révéla Raimondi Lombes. Il nous livre aussi l’hypothèse de voir dans la Passion de Lababan les initiales du verrier Pierre Sortès ou Sortex dans NOPS MRZ PS. Tout cela est bien tentant

9. - EVE Kerfeunteun, Arbre de Jessé,EVE GRADORAP

Plogonnec, église Saint-Thurien, Passion, VRA EVE MSOENR Le EVE ici est suivi après un M de SOE, possible abréviation de Le Sodec.

Le Moyen Age a souvent comparé Marie à Eve. Il suffit de rappeler que le nom Eva retourné par l’ange lors de l’Annonciation s’est changé en Ave.

10. – Le Men, déjà cité, p. 119

11. - Dans sa thèse, Roger Barrié, se penchant sur les verrières de Plogonnec, relève que Joos Van Clève, dans ses Adorations des Mages, cela vers 1515, fait porter des inscriptions sur les galons des vêtements.

Pour ma part, j’ai relevé, au Musée de Cluny, des inscriptions sur les galons des vêtements des personnages d’une Crucifixion d’un retable du début XIVe. Ce retable était donné comme provenant de Sauvagnat, Puy-de-Dôme et son code CP3413.Un autre retable, dans le même musée, dont le sujet est la Messe de saint Grégoire, daté de 1513, porte des textes lui aussi sur les galons de ses vêtements. Il est donné comme provenant d’Anvers.

12. - Dans les œuvres de cet atelier le Sodec, certains visages d’hommes, très proches d’une réalité plutôt sévère, que ce soit les soldats casqués, ou le Christ, portent souvent le muscle au-dessus des sourcils d’une façon très protubérante et très marquée que nous avions appelé dans le temps "à la banane". Cette façon d’exprimer ce caractère, nous ne l’avons trouvée qu’une seule fois en dehors de la Bretagne. Il s’agit d’une Fuite en Egypte de 1545 de l’Ecole Troyenne où saint Joseph porte les mêmes sourcils protubérants. Ce procédé graphique était-il par la suite une mode attribuable à plusieurs ateliers finistériens? C’est très possible. Surtout à l’approche de la fin du siècle En plus des verrières déjà cité plus haut comme la Roche-Maurice 1939, on retrouve cette spécificité entre autres à : Braspart dans la Passion, à Notre-Dame de Confort en Meilars, dans l’Atelier de Nazareth, au Croisty, dans la vie de saint Jean-Baptiste, dans les Passions de : Gouézec, à la chapelle Notre-Dame de Tréguron , de Guimiliau, de Lannédern, de Melgven, de Ploudiry, de Pont Croix, de Notre Dame de Cuburien en Saint-Martin des Champsde Tourch. .

Quant à la façon particulière d’appréhender les veines et muscles des dessus des pieds et des mains, l’un des exemples peut-être l’église paroissiale de Gouézec pour les muscles du cou et des pieds. le graphisme losangé des veines des mains et des pieds. Ce procédé se retrouve à Peumerit et jusqu'à Maël Pestivien.

 

13. – JP. Le Bihan, BSAF 1989, tome CXVII, la Verrière de l’église Saint-Pierre de Gouézec. Et BSAF1991, tome CXX, la maîtresse-vitre de l’église Saint-Pierre de Ploudiry.

14. – R.Barrié, déjà cité p. 41 et suivantes.

 

15.- Pour donner à cette Passion une date qui tienne la route, nous pouvons nous pencher sur les Passions finistériennes. Leurs dates offrent 1510 pour Plogonnec, 1539,La Roche Maurice, idem Penmarc’h et plus tardivement, 1556 pour Saint Herbot , vers 1570 pour Pleyben, et 1573 pour celle de Notre-Dame du Crann en Spézet. Que choisir ? Avant 1543, date du marché d’une verrière dont le sujet, Credo des Apôtres, ne pouvait qu’être placé du côté sud, côté du Nouveau Testament, une Passion étant naturellement au chevet, ou 1566 , date gravée sur la pierre d’appui de la baie présentant actuellement cette Passion. Possible pierre de la baie du chevet réutilisée. Nous pensons qu’il vaut mieux s’en tenir à la seconde date.

 

16. - Guengat: Passion SVORMOSCO, SVORN, SVOE,

Gouezec: Passion SVOE IOSVECM

Plogonnec, église Saint-Thurien, Transfiguration: ASOSVO, SVOTRAVEL, SERMOSVO

Plogonnec, église Saint-Thurien, Passion: SVO, SVORN, SVE.

Guengat, Passion: SVEMCV, SVE, SVE, SVEMCUS, SVEIOSEI, IOSVEC, SOVO,

Quimper, Saint-Mathieu, Passion. NOSVE

Ergué-Gabéric, église, Passion, SVOEANRE

 

Jean pierre le bihan

 

 

 Braspart - Briec, Garnilis, Kreisker – Clohars-Fouesnant - Ergué-Gabéric - Le Faouët – Gouezec - Guengat - Pleyben, Lanneleg - Lanvenegen –La Martyre - Penmarch - Plogonnec – Queménéven - Quimper, Kerfeunteun, Saint-Mathieu – La Roche Maurice – Saint-Nic – Saint-Thuriau - Trégourez - Tréguennec -

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