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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 05:12
DOUARNENEZ PLAGE PECHEURS TROMPETTISTE  




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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 04:54
DOUARNENEZ PLAGE 16 HEURES LE 31 JUILLET



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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 05:54
                    CATHEDRALE SAINT-CORENTIN
                                       DE QUIMPER

ci-dessous baie avant restauration







            Baie129, <<Deuxième fenêtre (nord)>>


    Tel est le titre que donne à cette baie, autant Le Men que l'abbé Thomas, deux auteurs, du XIX° siècle, de livrets sur la cathédrale.
 
Ci  contre, baie après restauration


.  Il s?agit d'une baie de quatre lancettes trilobées dont Il ne reste pas grand chose du  XVe siècle ; Quelques pièces dont certaines d'une grande qualité plastique, comme celle de la Vierge Marie allaitant au  second panneau de la troisième lancette. Les autres  pièces d'origine nous les trouvons dans la première lancette au second panneau  avec le donateur et son intercesseur et chez un second donateur qu?on  trouve au second panneau de la seconde lancette. en d2(3)

. L'inventaire établi par Aymar de Blois, sur cette baie, nous permet d'évaluer  les disparitions intervenues depuis 1820 (4)

Ces vitraux, tels que nous les avons trouvé en 1993, n'avait plus l'état de leur restauration du siècle dernier . Une dépose durant la dernière guerre pour les mettre à l'abri n'a rien arrangé, pas plus que les transports sur Paris pour une restauration d'après guerre.  Les grisailles ont par endroits disparues, Les plombs de casses, posés pour assembler les éléments des pièces brisées, ont alourdi la vision.

Notre travail a été de redonner une jeunesse à ces personnages et leur décor ;




     Le panneau a2,de la première lancette.

    C'est de l'intercesseur, qu'il nous reste le plus de pièces d'origine. Il s'agit d'un évêque, probablement un saint, bien que rien ne le confirme, si ce n'est sa place d'intercesseur. Un élément de bois de crosse est visible au-dessus de la main gauche, non gantée et ancienne, exécutée en verre rose plaqué. Une seconde main, la droite, elle aussi d'origine, sort d'une première manche blanche, d'une possible robe ou surplis, dont un second élément de verre se voit un peu plus bas. Au dessus, une manche d'une robe bleue, recouverte d'un manteau rouge.  Celui-ci est damassé sur la face extérieure, et s'avérera de la même main que la robe de la Vierge du c2. Du manteau rouge de l'évêque, seules deux pièces ont subsisté. Il est bordé d'une frise de losanges, rectangles et d'amandes, séparés de perles, et dont les centres ont été appuyés d'une tache de grisaille noire, le tout sur un verre incolore rehaussé de jaune d'argent. Une résille d'enlevés à la pointe, prenant le graphisme d'une grille losangée, trame la grisaille.


Cet élément graphique se retrouve dans les autres  panneaux.


    Un morceau de tissu jaune XIIIe parait au-dessus de la manche droite. Sa provenance est incertaine. Probable pièce bouche-trou des XVIe et XVIIe siècles.

    Parmi les pièces anciennes, il reste encore quelques éléments sur le côté droit du panneau, dont le tissu recouvrant le dessus d'un prie-Dieu, verre jaune XIIIe, avec galon de perles qui court dans la partie inférieure. Sur ce tissu repose le livre dont seule une partie existe. Sur la page de gauche, cinq lignes en gros trait de grisaille noire suivent un alpha qui annonce l'oméga dont une partie est visible sur la page de droite. Les ficelles ou, nerfs, probablement en chanvre, de la reliure cousent les feuillets dont trois sont dessinés sur la partie gauche du livre.

    Derniers éléments anciens, deux pièces du rideau de couleur verte dont le damas est peint du côté intérieur. L'état  de conservation de ces éléments est assez bon. Comme partout, la face intérieure est piquetée de trous d'aiguille qui, sur les rouges et le rose, ont fait sauter le placage. Seuls les verres verts ont très foncé.


    Panneau c2, lancette troisième, la Vierge allaitant,

    C'est le panneau le plus complet, nous pouvons  en estimer la part ancienne à 95 pour cent, et qui, de plus, nous offre la seule pièce d'encadrement, la colonne de la niche.

La Vierge tient l'enfant Jésus dans ses bras. Ses mains ne le touchent pas, car il repose sur un linge ou, lange, recouvrant seulement son épaule gauche, et s'étalant sur le bras droit de Marie. L'enfant essaye de téter le sein bien rond. Le baron de Guilhermy, signale dans son mémoire une Vierge portant son fils, il la peut être vu dans la chapelle de la Victoire.

    Comme fond, la tenture, est ici d'un violet très sombre, avec damas au pochoir sur la face intérieure. La Vierge porte, sur une robe jaune, décorée d'un grand damas exécuté à la main du côté intérieur, un manteau bleu doublé d'hermine. L'enfant Jésus, entièrement nu, est exécuté  en verre incolore, comme le sont, le linge, les  mains de la Vierge et son sein sortant du haut de la robe. Sur ce verre, le lavis de grisaille a été enlevé à l'aide d'une brosse légère et d'une brosse plus dure. Les enlevés au bois affirment les plis du lange, où repose l'enfant Pour ombrer le sein ,quelques traits parallèles de grisaille ont été apportés. Le jaune d'argent est posé sur le galon de la robe qui est décoré de perles et d'amandes. Un verre incolore en est le support. Cette teinture anime aussi les cheveux, assez courts et bien peignés de l'enfant Jésus.

    Comme le panneau précédant, l'état de conservation du verre est plus qu' acceptable, vu l'âge. La condensation intérieure a, bien sûr, fait sauter les traits de grisaille noire des verres incolores composant l'enfant Jésus, mais cela sans nuire à la lecture.


    Le panneau d2,quatrième lancette.

    Ce panneau, lorsque nous l?avons déposé en vue d'une restauration, était posé à l'envers, la face intérieure à l'extérieure, et semble-t-il depuis pas mal de temps, vu l'état de la grisaille de cette face intérieure. Lors de la restauration de 1998, nous lui avons restitué sa place qui est semble-t-il  celle d'origine. Maintenant le chanoine donateur regarde la Vierge, et cela grâce aux quelques éléments encore existants.

    L'intercesseur ou saint patron ne peut être qu'un abbé ou évêque. Il porte une robe blanche, dont restent trois éléments : l'un au bas de la robe et, le reste, comme manche autour des deux mains. Par-dessus, une bure d'un brun couleur laque de garance, et enfin par dessus le tout, un manteau rouge à damas, travaillé au pochoir du côté extérieur. Les deux mains ont hérité d'un verre rose plus clair que celui qu'on trouve en a2.

    Du chanoine, existe l'orfroi en verre incolore, rehaussé de jaune d'argent et  décoré des figurations ,  exécutées aux traits de grisaille, des apôtres  Pierre et Paul présentés dans une niche(5). Le trait a pratiquement disparu, dû à l'exposition de la grisaille du côté extérieur. Sur cet orfroi,  on découvre un graphisme de grille losangée  exécuté à la pointe fine. La chape, en verre jaune XIIIe, est animée d'un damas au trait sur la face intérieure Le livre de prière est ici entier, ouvert, sans indication de feuillet ni de reliure, avec simplement le même graphisme de grille losangée  mais sur jaune d'argent. Chaque page porte six lignes traitées par un gros trait de grisaille avec, au début de la troisième, un A  sur la page de gauche et un possible D sur l?autre page . Ce livre est posé sur une nappe verte très foncée, difficilement identifiable car trois éléments de teintes différentes l'accompagnent,  dont un très concave. Il doit s'agir ici  de pièces bouche-trou d'une restauration postérieure au XVe siècle. Derrière,  se voie l'inévitable tenture, ici  en verre bleu  animé d'un damas intérieur, exécuté au pochoir.


notes,

1, Le Men, o. p., cit. p. 142.
2, Abbé A.Thomas, la cathédrale de Quimper.p.45, et, Visite de cathédrale de Quimper, p. 106.
3. Dans les deux premières lancettes, nos historiens de la cathédrale ne voyaient pas là même chose. En a, << un religieux, la tête presque entièrement rasée, à genoux devant un prie-dieu, présenté par un saint évêque>>, description de Le Men. Pour l'abbé Thomas : << un moine présenté par un saint évêque>> Il s'agissait en fait d'un personnage en orant, offrant une tête de moine, à la défroque noire en verre incolore et grisaille noire, sale et mal conservée. Ils ne parlent pas du tout de l'existence de pièces anciennes. Pour la lancette b, chez Le Men nous lisons : <
< saint Maurice, abbé, XIIe siècle, (panneau neuf)>>
. Pour Thomas, il s'agit de saint Jacques le majeur. Nous acceptons bien qu'il s'agisse de saint Maurice, abbé de Langonnet et de Carnoët, mais pourquoi l'avoir habillé entièrement de noir avec de plus une coquille, ce qui trompa l?abbé Thomas. Cette bure ou, robe noire et la coquille ne sont pas dans l'iconographie de saint Maurice, abbé. Les vêtements noirs ne sont apparus dans l'histoire du vitrail qu'au milieu du XVIe siècle, et seulement pour les donateurs, suivant en cela un engouement pour le sombre, que les mondains mirent à la mode et, qui fut suivi par le clergé  et ce jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle et encore utilisé par certains, de nos jours.

    Pour ces deux vitraux, lors de la restauration, nous avons supprimé cette teinte noire et avons rendu à ce saint Maurice une tunique ou bure ou robe de couleur blanche tel que le relate Alexandre Thomas lors de la translation des reliques en 1880, page 113.Un autre élément nous a confortés dans la reconnaissance de ce saint, c'est la présence d'un phylactère du réseau du XIXe siècle qui parle de saint Maurice.

    Pour établir, au XIXe siècle, cette fenêtre avec saint Maurice, il a bien fallu posséder quelques données... Cette baie aurait pu porter avec bonheur le titre de <<Vitrail de Notre Dame>>, celle-ci ayant un rapport avec l'ordre de Citeaux et saint Maurice. Mais ce saint abbé breton est l'objet d'un culte durant ce XIXe siècle, culte qui n'ira qu'en s'amplifiant avec la translation de ses reliques, de Carnoët à Langonnet.

4, Si nous prenons Aymar de Blois, op. cit. ,p. 22 c'est tout autre chose que nous découvrons. <
<Ce vitrail est très endommagé. On reconnaît dans ce qui en reste, un chanoine présenté par un saint évêque dont on ne distingue pas les attributs, l'image de Notre Dame et un personnage présenté par un saint, mais on n'y voit plus ni écusson, ni cotte d'armes qui puisse le faire reconnaître>>

5 Il est fréquent de découvrir des orfrois décorés de saints, de Vierge et même de Christ. Ici, suite à la disparition du trait de grisaille, il nous a semblé bon de doubler la pièce de verre ancienne, d'une seconde, portant une reprise du dessin. Objectif : assurer une meilleure lecture.


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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 06:12
                CROQUIS AUTOUR DE LA POINTE DE LA JUMENT,
                     BAIE DE DOUARNENEZ
                      25 JUILLET


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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 05:56
                                                    CROQUIS
                                DE TREZ MALAOUEN
                        A SAINTE-ANNE DE LA PALUD

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 04:27
        CATHEDRALE SAINT-CORENTIN
                    DE QUIMPER

               
Baie 130, nef, côté sud.
                        Vitrail dit du Pont l'Abbé.



 



actuellement, en place, vitrail, de quatre lancettes trilobées, exécuté en 1998.


Le vitrail du grand chantier du XIX°siècle,ici lancettes 1 et 2 à gauche, et 3 et 4 à droite, avait piètre figure,  lorsque  nous dûmes le déposer, en vue d’une restauration.

Les grisailles, qui devaient lui donner vie, avaient en majorité disparues.

Aussi, nous proposâmes à l’architecte en chef des Monuments historiques, de redonner couleurs et vie à ce vitrail, tout en gardant la silhouette des personnages que nous laissait le dessin du plombage.

 Le bas du corps du chanoine, première lancette, qui avait été signalé par de Blois comme existant vers 1820, avait disparu et remplacé par diverses pièces sans rapports avec le sujet

 < ll ne reste presque rien de ce vitrail ; On n'aperçoit que le bas du corps d'un chanoine en chape à genoux ; ses armes qu'on voit sur le prie-dieu sont d'or au lion rouge qui sont celles des Ducs, Barons de Pt 'Abbé> de Blois



Sur la tenue de la grisaille, déja signalée en 19O4.

Il y a tout ou rien à dire. Cela dépend comment on le voit, car il ne restait quasiment rien,  Le dessin en trait de grisaille a disparu et apparaît en négatif, incrusté sur la face du verre. Les lavis, qui donnaient vie aux visages, et vêtements, ont fondu. Seuls subsistaient les jaunes d’argent dont ceux de la chape du chanoine de la première lancette. Ce désastre, qui est le cas de tous les vitraux de cette restauration du XIX°siècle,  est signalé dès 1904, entre autre  par l’abbé Alexandre Thomas.

Qu’est-ce une grisaille ?

C’est une couleur vitrifiable préparée par un mélange de fondant, verre pilé, et d’oxyde métallique dilué dans un liquide,   qui,  posée au pinceau sur le verre, s’incorpore à ce dernier lors d’une cuisson. Elle peut être  posée au trait, en lavis. Avant cuisson,  elle accepte toutes les sortes d’enlevés. Elle peut être de teinte noire, brune, verte, etc. Elle n’est pas un émail. Ce mot de grisaille a été inventé au XIXe siècle. Avant on parlait de couleur.

Il semblerait qu’elle disparaît sur ces vitraux du XIX°  par la faute d’un verre trop sodique qui la rejetterait avec l’appuie de la condensation. L'apport de soude dans la fabrication du verre permet une plus grande rapidité dans le refroidissement.


                            Description

             Photos ci-dessous après restauration.1er et seconde lancette. à gauche. A droite, troisième et quatrième.


1er lancette.
 
Saint Paul, l’épée de la main gauche, présente un chanoine à genoux sur un coussin de couleur rouge, les mains jointes devant son pupitre. Ce personnage serait  un de Pont l’Abbé, comme le montre l’écusson qui avait quasiment disparu sur le vitrail avant travaux.

Seconde lancette.


Suivant le même principe, le donateur, un chevalier, à genoux, les mains jointes et portant sur les côtés deux épées,  est présenté par saint Jean l’évangéliste qui porte de sa main gauche le calice aux serpents, Ayant survécu à l’ingestion du poison que lui avait  imposé Aristodème, on lui met un calice chargé d’un ou des aspic ou d’un crapaud. Le Lion de Pont l’Abbé s’étale sur sa cotte jaune.

Troisième lancette.


 Faisant face à ce dernier, une dame de Pont l’Abbé, probablement demoiselle Ploeuc, comme l’indique le blason porté sur sa robe, est présentée par sainte Marguerite portant sa palme de martyre.

Quatrième lancette.

Suivant la précédente, un évêque, crosse en main et portant mitre, présente les écritures. Il s’agirait de saint Ronan,du moins, le disent les historiens du XIX°comme Le Men, ce dernier, archiviste, a suivi ce chantier et aidé les verriers de cette époque de ses conseils qui, souvent n'ont pas été suivi.
 
Le travail de restauration


Pour accomplir ce travail, après la conservation de certaines pièces, nous avons été, pour la peinture des pièces qui étaient à remplacer, grandement aidé par les vitraux du XV°. Ainsi chez saint Ronan, la mitre ainsi que la crosse proviennent de la baie 131, il en est de même de la tête du chanoine. Par contre, les décors des vêtements de ce même chanoine ont été copiés sur la baie 125. Les sols de cette baie ont été repris  ici chez cette baie 130..le peintre étant Antoine Le Bihan, le reste, avec la recherche, étant un travail d'équipe, architecte compris.


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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 05:37
CROQUIS DU 16 AU 2O JUILLET

du côté de la rade de Brest en Plougastel,

 








des vasières de Cap-coz,












 et de l'Ile Tudy.
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 05:16
LES  QUATRES VITRAUX  DE LA BAIE 100.


 
Cette baie, aux multiples péripéties de ses vitraux successifs qui ont eu le même sujet : une Crucifixion, se trouve, plein est, parmi les fenêtres hautes du choeur de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper.

Elle est celle que l'on aperçoit tout en haut et au fond. en entrant dans cet édifice,

Le sujet en est une, copie récente, 1992, d'une Crucifixion des premières années du Xavier siècle, 1417, disparue de la cathédrale,  aux alentours de 1856 pour être remplacée par une nouvelle Crucifixion du verrier Lobin.

Cette dernière, lors de la grande restauration de la fin du XIXième fut transférée à l'église de Châteaulin en cours de construction. Le pourquoi, comme le pense Yves-Pascal Castel, c?est que cette oeuvre était trop personnelle et était de plus, en complet désaccord avec les fenêtres voisines du verrier Lusson, nouvellement posées.1869


Revenons à la Crucifixion de 1417.

De 1856, date où elle fut notée comme présente, jusqu'en 1962, sa trace fut perdue. A cette date un
article de Jean Lafond dans la revue de la Société des Antiquaires de France, signale alors sa présence dans le Lot au château de Castelnau-de- Bretenoux. Le même auteur rappelle cette découverte en 1978.

Cette Crucifixion, sans spécificité d?origine  réapparaît après 1896 et avant 1932, au château de Castelnau -de- Bretennoux, que vient de racheter, Jean Mouliérat,  enfant du pays, célèbre chanteur d'opéra comique, qui est en plus collectionneur de pièces rares et hétéroclites.

En avril 1932, suite à la donation du château et  du mobilier à l'Etat,  un inventaire  est dressé et le vitrail de la Crucifixion est de nouveau classé. Personne ne semble en connaître la provenance.  Le conservateur ne la connaîtra qu'en 1992 suites à notre passage dans le but de le photographier et de le comparer avec des documents que nous possédions, entre autre des relevés du verrier Ottin.

 Maître verrier Quimpérois, m?intéressant aux vitraux de la cathédrale, j'avais relevé tous les documents concernant ces vitraux. Lorsque mon atelier fut appelé  pour y travailler et lorsqu'on arriva à la restauration du choeur, je proposais de monter une étude sur cette Crucifixion de Castelnau-de-Bretenoux.

 Pour moi, son retour à Quimper devait  et pouvait être assuré, les deux édifices appartenant à l?Etat. Je proposais à l'inspection générale des Monuments Historiques de me Castelnau et d'y faire des relevés et  photos de ce vitrail, apportant avec moi de
s documents concernant ce vitrail, entre autre des relevés du verrier Ottin qui  travailla chez le verrier Lusson possible auteur de la dépose de cette Crucifixion. 

Premier voyage à Castelnau-de- Bretenoux.

L'accord reçu, mon épouse et moi  sommes rendus dans ce château du Moyen-Age, Nous trouvâmes ce vitrail dans une pièce transformée en chapelle où nous fîmes nos relevés sous la surveillance dun gardien qui ne nous lâcha pas d'un pouce La comparaison avec l'original fit tilt. Nous étions bien avec ce que nous cherchions, Cependant trois têtes de lancettes manquaient et il semble qu'un restaurateur inconnu de la fin XIXième y a ajouté, pour le mettre aux dimensions de la baie ogivale de cette chapelle, cinq panneaux de facture de cette époque. Autre surprise, la personne qui avait mis en place ces éléments du vitrail, avait permuté la Vierge et saint Jean, ce dernier tournant le dos au Christ.

Dans le rapport suivant notre aller-retour, nous proposons de laisser ce vitrail en place, bien qu'il était possible administrativement de le ramener à Quimper, les deux édifices étant classés.

  Nous  proposons cette première solution pour plusieurs raisons.

Tout d'abord sa conservation est très bonne,  et n'a rien à voir avec l'état des vitraux des autres baies hautes du choeur qui sont de la même époque.
Ce vitrail a probablement subi un phénomène de substitution et d'échange assez fréquent à cette époque, comme le dit Lafond, qui ajoute que les pièces anciennes restaient entre les mains des peintres verriers, et leur propriété semble-t-il.
 Ce fut probablement le cas pour certaines têtes et pièces d'architectures, provenant des baies hautes de la cathédrale, vendues sur le marché récemment. Cette « substitution » qui a duré, avant sa découverte, près d'un siècle, Jean Mouliérat l'acheta en 1896, a mis cette Crucifixion à  l'abri des intempéries qu'ont subi ses verrières voisines exposées au Sud et à la pollution d'une ville.

La seconde raison  est qu'il se trouvedans un climat bien sec, exposé au Nord,  bien protégé des intempéries par un verre de doublage, et qu'il est à la portée des yeux, ce qu'il ne serait pas à Quimper.  Le bas, côté lecture, étant à 1,20 mètre du sol, facilite les observations des chercheurs et peut- être une base de comparaison.

 Second voyage à Castelnau,pour en faire une copie

Après échanges de points de vue, il fut accepté, et budgétisé, que nous faisions une copie. Antoine Le Bihan a donc été chargé de ce travail. Le même gardien le reçu, mais il y avait les visites organisées du château qui obligeaient Antoine de stopper son travail. Celui ci consista à un relevé minutieux, sur calques, du vitrail,
 en vue de la réalisation en atelier de la Crucifixion qui est actuellement dans le choeur de la cathédrale.

Conclusion

Le vitrail de 1417 se trouve à Castelnau Bretennou, le vitrail de Lobin de 1856 a été transféré à l 'église de Châteaulin, et


le vitrail de Lusson, très effacé, repose en caisses dans une salle de la tour Nord de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper, où il a rejoint toutes les pièces XIXième qui n'avaient aucun intérêt, si ce n'est la conservation..




 

pour compléter
les vitraux de la cathédrale saint-corentin de quimper, société archéologique du finistère,www.lefinistère.org
La verrière 1OO, tome CXXVI, 1997,de la même société archéologique.
castelnau-de-bretennous par henri ramet et henri lavedan, imprimerie régionale
toulouse.




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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 17:35
                   

 

CROQUIS EN NOIR ET BLANC,


.

                 LORS DES PROMENADES DU DEBUT
                    
                    DU MOIS DE jUILLET

l'école de voile, le sablier en attente de la marée, les blockauss au b as des dûnes, un fond de baie et ses maisons, une ria de l'Odet, une pose et une rencontre d'un plus petit.une ferme abandonnée dans la nature qui l'envahit.



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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 20:01
CATHEDRALE SAINT CORENTIN QUIMPER
Baie 120.


Verrière de Jehan de Lespervez +1472.




Cette baie qui se trouve dans le bas sud du transept, côté ouest, comporte quatre lancettes, dont seule la seconde présente deux panneaux du XVe siècle, un buste de Christ bénissant et son dais. Les autres lancettes sont l'oeuvre d'une restauration du XIXième dû à l'atelier parisien  de Lusson

Les historiens du XIXième siècle, témoins

Pour Le Men1 et  l'abbé Thomas2 c'est le même titre : <<Quatrième fenêtre (côté ouest) ,>> mais la description varie un peu, .les personnages ne se trouvant pas à la même place. Cela semble du, comme l?indique le second, à Lusson et à ses <<ouvriers maladroits chargés de la mise en place.>>

Le Men propose,  au restaurateur du XIXième,comme sujet, l'évêque Jehan de Lespervez

Le Men, lors de sa proposition pour la restauration des vitraux avait proposé ce Christ bénissant en la première lancette, suivi d'un évêque en orant, Jehan de Lespervez +1472. Le 9 avril 1467, cet évêque avait légué par testament mille livres pour les réparations de la cathédrale. Cette somme n'étant pas payée en 1489, un commandement à exécution est ordonné. Ceci semble indiquer que le chapitre devait avoir besoin de cet argent pour les travaux de la cathédrale.

Il a probablement proposé les sujets des deux autres baies, soit saint Jean et saint François.

      Ce Christ bénissant,
                d'où vient-il ?


En tout cas, ces deux panneaux du Christ ne peuvent par le style et le dessin du dais être incorporé à d'autres baies en place actuellement.

 Aymar de Blois3, pour cette baie 120, est assez brève :<<Ce vitrail a été renouvelé en entier en vitres blanches>>.

 Divers auteurs4ont vu  ce Christ, de 1837 à 1873, dans la chapelle de la Victoire. Mais d'où venait-il ? Parmi la vingtaine de personnages relevée par de Blois, en 1820, soit bien avant son déplacement vers la chapelle de la Victoire, il existait deux << Notre Seigneur Jésus Christ>>. L'un en la baie 132, actuellement entièrement neuve ; le second faisait partie de la baie 117, grande baie figurée du pignon Nord du transept.

Ces deux panneaux présentent un état déplorable de la grisaille. Elle a quasiment disparu, et cela, semble-t-il récemment.

Pour le Christ bénissant, et pour confirmer ces deux lignes, je me base sur le panneau inférieur de 1873, où l'auteur du XIXe siècle offre, en continuation du manteau du XVe siècle, une suite avec une grisaille très marquée et bien conservée. A mon avis, il avait du travailler  et copier au plus prêt le panneau qu'il avait entre les mains, qui devait être très sale à l'époque.

De plus, à l'intérieur du panneau du Christ, trois pièces du manteau, du début vingtième au plus tôt, nous donnent aussi cette même différence, dont la perception est gênante.

Ce ne sont pas là les seules comparaisons. Pour le dais du XVe siècle, aux architectures et  petits personnages très illisibles, même par réfraction, le restaurateur du  XIXe siècle nous donne un dessin qui ne pouvait être dressé sans avoir un modèle en bon état.

Le pourquoi du mauvais état des deux panneaux du Christ bénissant.

     Comment, pourquoi et quand cette disparition de la grisaille a-t-elle pu se produire ? Il est possible d'avancer, premièrement, la condensation, face intérieure, sur un verre trop sodique qui rejetterait la grisaille,  secondement l'humidité quasi permanente due à des entrées d'eau passant à travers un réseau de plomb au masticage défectueux.

Au-dessous du coude droit du Christ, et du côté intérieur, l'eau, ramassé et drainé par les plombs supérieurs, a enlevé une pellicule de la face du verre sur plus de 2 millimètres de profondeur et 2 centimètres de largeur et cela jusqu'à la barlotière (ferrure horizontale) inférieure. Certes ce travail n'a pu se faire en cent trente ans et indique une forte condensation.

 Cette gravure faite par ruissellement de l'eau n'est pas un cas unique, nous en retrouvons dans la nef. Dans ce panneau,  elle peut  se retrouver dans les rouges du nimbe voisin de la barlotière supérieure

Ce même verre, mais sur la face extérieure, il s'agit d'un verre rouge, a perdu de la même façon son placage.

Cette disparition brutale de la grisaille est peut-être aussi due à l'emplacement de la baie, dernière fenêtre côté Ouest du bras sud du transept, balayée par les pluies.

Le Christ bénissant.

Ce Christ ne peut être rapproché, comme nous l'avons signalé plus haut, des autres verrières.

 D'une facture différente, il offre, malgré sa grisaille défectueuse, et la partie inférieure manquante, une certaine intensité de présence.

Le visage

Sur un rideau, au damas posé au pochoir sur la face intérieure d'un verre d'un rouge très dense, dont il n'en reste que très peu d'origine, et dominé par un nimbe crucifère aux branches rouges pattées, très XVième siècle, qui se terminent en courbe gracieuse balayée de rayons, le visage irradie sa jeunesse. Paire d'yeux vifs regardant vers le bas, verre rose, légèrement concave, pour le visage aux traits fins, aux cheveux longs d'où s'échappent ici et là de belles boucles, barbe séparée en deux, petit balai de moustache prenant racine à droite et à gauche de la lèvre supérieure qu'il laisse  dégagé.

Au-dessus, large galon du rideau offrant quelques restes de lettres donnant UNUM DOMINUM, texte repris par le restaurateur sur les autres lancettes.















Le vêtement


Collet d'une chemise blanche qui apparaît au-dessus d'une robe violette, à l'échancrure fermée au col par un bouton. Manteau, dont la blancheur est due à la pose d'un dépoli assez épais sur la face extérieure, et qui posé sur l'épaule gauche, descendant vers la droite et dont le mouvement, à défaut de trait de grisaille, est indiqué par un filet de jaune d'argent, puis relevé sur le bras gauche, laissant apparaître la main au poignet serré. Comme pour le visage, c'est le verre rose qui est utilisé. Il en sera de même de la main droite, bénissant de deux doigts. Ce verre rose nous confirme une datation  du XVe siècle

On ne peut que regretter de ne posséder que ce buste,  mais il reste quand même le bonheur qu'il nous soit parvenu quasiment entier.

    Le panneau du bas

Le reste de la baie, de création du  XIXe siècle, offre un parti pris que nous retrouvons parfois.

 Pour leurs vitraux neufs, qui ne sont que des copies de vitraux du  XVe siècle et qui possèdent un graphisme de plomb trop éloigné des anciens truffés de plombs au cours des siècles, le verrier auteur y ajoute soit des plombs  de casses supplémentaires, ou tout simplement,  pousse l'hérésie jusqu'à peindre ces plombs de casse sur le verre.

Le dais

Il repose sur deux colonnes, où s'accrochent deux culées qui donnent naissance à un premier étage en courbe. De ces culées part un gâble en accolade ajourée, terminé et accompagné de fleurons gothiques. Ce premier étage ajouré de créneaux triangulaires se termine par un parapet  surmonté de fleurons. Deux colonnes, une à droite, une à gauche, portent chacune un saint en manteau et sans attribut.

L'étage suivant, la moitié moins large, monte jusqu'au fleuron terminal, se découpant sur un ciel rouge assez important. Deux contreforts avec pinacles ajourés y sont accrochés. Une chapelle triangulaire aux deux façades percées chacune d'une baie à trois lancettes  vient en avant d'un fronton supportant deux niches.




Notes,
1, Le Men. op. cit.,p. 137.
2, abbé Thomas. Op. cit. p. 123. P 62.
3, de Blois, op. cit. p.28.
4, Auguste André, op.cit ., p.191, reprenant  de Blois, Philippe-Lavallée et Pol de Courcy. De Guilhermy, op. cit., p.cii : <<Le Christ bénissant.>




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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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