Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 05:47

LAZ

Eglise Saint-Germain et Saint-Louis.


Trève de Saint-Goazec

« L’église a de beaux vitraux colorés et surmontés d’armoiries, malheureusement la maîtresse vitre a été enduite de chaux pour faire ressortir de mauvaises statues que son reflet déparait. » Nouvelle édition du Dictionnaire de Bretagne, Marteville et Varin 1843, p.469.
Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 05:03

LANNEANNOU., une église aux vitraux remarquables


Eglise Saint-Jean-Baptiste.reconstruite au premier tiers XIX° Anciennement trève de Plouigneau.

1630.En la grande vitre, écusson au plus haut et en supériorité au premier soufflet armoyé des armes de la seigneurie de Goesbriand, dudit lieu et de Glahéra, paroisse de Plouigneau, en alliance avec celles du Ponthou armoyés à d’autres armes appartenant à divers particuliers. BSAF.1931-1932, p. 71.

  1679, le 9 octobre, procès-verbal de prééminences

Dans la grande vitre, la rose offrait un écu mi-parti de Goesbriand et du Ponthou.

Au-dessous, les armes des Gaspern,
des Kervenniou,
des de La Tour,
des de Guerdavid, seigneur du Bourouguel, paroisse de Plouigneau. D'argent à trois châteaux de gueules ( sceau de 1419)

A l’autel de Saint-Mélar,
la fenêtre
contenait des écussons aux armes des Toupin et des Jourdrain,
des Calloët. D'or à la face d'azur, surmontée d'une merlette, références et montres de 1427 à1543 paroisse de Plouigneau.

Dans la nef, une petite fenêtre avait un «écusson appartenant au De Quistillic.et un quart à Jean Salaun. Ce dernier, références et montres de 1427 à 1543, paroisse de Plouigneau et de Plougonven.D'argent à la hure de sanglier arrachée de sable défendue d'argent et couronnée d'or.

Deux Jean sont notés dans la nobiliaire de Potier de Courcy.. L'un était écuyer de du Guesclin en Espagne. Ce blason rappellerait un fait d'armes où un Salaun sauva,  lors d'une chasse, le roi  Henri II menacé par un sanglier.

Ogée, XVIII°, église remarquable par ses beaux vitraux coloriés, mais dégradée et mutilée par la Révolution.

1833, l 'édifice s'écroule.
Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 17:48
LANNEDERN.

Eglise Saint-Edern.lannedern-divers-photos-w.jpg

La baie du chevet en plus des restes d’une Passion nous indique la présence antérieure d’un Jugement Dernier.
Il semble aussi que un saint Théleau et un saint Yves proviennent d'autres verrières.
Une restauration ou complément eut lieu en 1671 comme on peut le lire.

Ce qui est confirmé par Roger Barrié qui relève la fréquence de la formule « à un vitrier pour avoir raccommodé la vitre »

1759, Jean Gabriel Rogeron « maître verrier « de Quimper accompagné de Mathurin-Thomas Bourre « répare et rétabli les vitres. » Leur travail n’étant pas dans le goût du conseil paroissial, ils doivent rendre les anciennes vitres, ( Couffon) ce qui entraîne le marguillier dans un procès contre ces vitriers qui employèrent ou enlevèrent l’ancien vitrage. (Roger Barrié)

La fenêtre ne présente plus que quelques pièces XVIIIe d’entre 1752-1753. La résille de pièces hexagonales, rectangulaires et parallélogramme avec monogrammes semblables à la fenêtre  a disparu.

Le réseau de la baie du chevet  propose lannedern-divers-pi--cesW.jpg
des pièces anciennes provenant de sujets
et de baies non connues;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              En 7, Pièce  XVIIe avec visage allongé et profilé terminé par une petite barbe, nez écrasé,  traitée à la sanguine forte, yeux bridés, regard perçant, cheveux tirés en arrière en nombreuses petites nattes Vêtements brun rouge


 En 8 ,  Sur fond jaune d’argent fort, éléments d’un ange en robe blanche tourné vers la droite, le genoux gauche en avant, les mains jointes, ailes dans le dos verticales,

 En 9,  à gauche, demi pièce ronde en verre incolore, au dessus, éléments de vêtements avec jaune d’argent  et morceaux d’une tête d’homme bien dessinée première moitié XVIe à la sanguine légère.

, En  10, , Petite tête ovale aux cheveux fous traités avec une sanguine légère, yeux , oreille et nez aux traits, bouche ronde au jaune d’argent. Cette tête est encadrée aux épaules par deux pièces de tissus de couleur verte, fond rouge.

En 11 quatre  pièces bleues
En 12.  Ecoinçon  jaune d’argent
En 13,  élément allongée composé de trois  pièces dont la centrale est une tête aux cheveux jetés de tous côtés en grisaille et jaune d’argent, nez court, yeux noirs, bouche semble-t-il ouverte. Possible tête d’ange chantant.

En 14, écoinçon  jaune d’argent

 En 15. Corne jaune à quatre étages.

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 16:53

           
LANMEUR, édifice du XI ième au XX ième siècle.

Eglise Saint-Melar.




1672, mars, intervention d'Yves Charles, peintre blasonneur de Morlaix, né en 1644. avec Bouyn.
On le retrouve à Morlaix en 1679 dressant des aveux de Prééminences.
AB . BSAF.1894.p.133.pour blasonner les armoiries des vitraux dans les églises du ressort de Morlaix.


1689, en septembre,il est à Lanmeur, sur  l'église Saint-Mélar et  la chapelle de Notre-Dame de Kernitron. BSAF, p.15.


1679, le 19 mars.  Procès verbal de prééminences

 Dans la maîtresse vitre (vitrail post 1532),
A la plus haute rose, armes de France et de Bretagne mye partye, aux deuxième, troisième et quatrième, armes de Boiséon.(comte du dit lieu, dont le château est très ancien.Les seigneurs de ce nom descendent de Pierre de Lanmeur 1300.)"D'azur au chevron d'argent accompagné de trois têtes de léopard d'or"

Les vitres sont rompues dans les troisièmes et quatrièmes roses

. Dans la même grande vitre, il y a huit écussons décrits mais sans attribution, sauf pour de Lescorre, Boiséon, de Carion,(originaire d'Espagne,sier de Glivery en Lanmeur) de Lesguiffiou, Le Borgne, sier de Kermouster et de la Villeneuve en Lanmeur, Cazin, de Kermabon.
Du côté de l’épître du grand autel, une vitre à quatre soufflets (lancettes) dans lesquels il est relevé 31 écussons, dont certains font l’objet d’une plainte du sir vicaire pour leur mauvais état.

Vis à vis du premier banc, une petite vitre portant deux écussons, le premier de Kerriec, le second Lescorre,sier deKerbouran et de Gliviry,D'argent à deux fasces de sable, frettées d'or, fondu dans Carion; et Kermabon.

A l’autel de Saint-André, une petite vitre à un soufflet, armes de Kerropartz.
A l’autel Saint-Jean, une vitre sans armes.
La chapelle Saint-Antoine est éclairée par d’une vitre armoiriée d’un écu des Kerridec sier  de Rigolé.sir de Kerridec, de
Autel saint-Eloi, deux vitres non armoiriées.
Du côté de l’évangile du grand autel, vitre armoiriée et écartellée.
Puis une vitre chargée de cinq écussons.
Dans la chapelle des de Goesbriant, sont les armes de ce dernier.au plus éminent de la vitre de plus il y a trois écussons à mye partye avec le sieur de Boiséon, l’un, et l’autre avec les Coatalem.
Chapelle Saint-Jean est une vitre où il paraît y avoir des armes, mais qui sont en ruine. BSAF.1886 ; voir BSAF 1903,et monographie de la paroisse de Lanmeur.
A Lanmeur, du temps de messires Jan Salaun curé et Ollivier Geffroy, « l’indigence des dites vittres et aultres restantes en la dicte église, et que les particuliers y  prétendantz droitz d’y mettre leurs écussons et armes ne font aucunes réparations des dittes vittres » BSAF 1187. P. 293.

1689, sept, Lanmeur, 29, église Saint-Mélar et chapelle de Notre-Dame de Kernitron. BSAF, p.15.

Prieuré Notre-Dame de Kernitron.



Procès verbal des prééminences du 26 septembre 1679.
Etabli après  celui de l'église paroissiale

1902, photo du studio Coadou de Lanmeur  de la maîtresse vitre où l’on voit une grande Passion  du milieu XVIe.

Grande et maîtresse vitre,  chargéede 10 escussons, le premier est des armes en plain de France, au plus haut et éminent lieu de ladite vitre.Les armes sont du Comte de Boiséon puis plus bas Rohan,  Trémédern, en Guïmaec, de Kerprigent en Saint-Jean-du-Doigt,

La vitre à côté de l’Ecce Homo, baie 2, écusson  à la plus haute rose celui de Kerprigent Kermabon
A côté de la vitre au dessus de l’Ecce Homo, est une vitre formée en rose, baie 4,un seul écusson mye partye Kermabon Trogoff.
 Au dessus de l’arcade suivante, une vitre, baie 6, chargée de deux écussons, le premier Quenquizou, le second inconnu.
La troisième et dernière vitre du choeur, baie 8, est chargée de trois écussons, le premier Kremabon, Boyséon, Doubièrer, Kerouzy, Lescorre, Lesquiffiou, et les deux derniers sont effacés.
En la chapelle Sainte-Anne, il y a une petite vitre du côté évangile, chargée d’une seul écusson du sieur d’Ancremel ;
 A côté de l’autel de Saint-Joseph, est une petite vitre avec armoiries deGoesbriant.
Dans la dernière vitre, il y a cinq écussons aux armes de Boiséon  et de Kermabon.

Dans la nef des deux côtés il y a quatre vitres non armoyez.

Au dessus de la porte il y a trois petites vitres, baies 10, 12, 14, en forme de turquoise, avec les armes de Boiséon. La troisième est sans arme
n’arrêtant . BSAF 1903 ; LE Guennec 1914.
Dans  différentes chapelles dédiées soit à sainte Anne soit à saint Joseph on trouve une petite vitre aux armes de Goesbriant, d'Ancremel. Dans d'autres vitres au nombre d'une dizaine s'épanouissent des armes des Boiséon et kermabon.


1768, les vitres sont à l’abandon, criblées de brèches plus l’air froid ni la pluie. Les autres sont toutes rompues et vermoulues et rendent l’église presque inhabitable. Don Calvarin invita les propriétaires des prééminences à l’amiable de remettre celle ci en état décent, d’où sommation publique. En cas de défaillance des prééminenciers, Don Calvarin remplacera par du verre blanc les vitres.
Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 05:25


LANHOUARNEAU.


Eglise Saint-Hervé.édifice de la fin XVI°

Cette église a du voir disparaître ses vitraux du fin XVIième peu avant  Révolution. les vitraux en place actuellement sont, si ce n'est deux baies, de la fin XIX°


        1552-1553, Geffroy Salomon répare les vitralanhouarneau-vitre-chapelle.jpgux.

1614. Bref état des prééminences des Carman, relevé  de Jean Bourricquen.

Il s'agit probablement du Jean Bourriquen dit le Jeune, né le 12 Aout 1580 à Saint-Pol-de-Léon, est painctre et vistrier;



1578, Saint-Pol-de-Léon, 29, enquête sur les Prééminences des seigneurs de Kermavan.
                                     lanhouarneau-vitre-cote-epi.jpg
Maîtresse vitre
ci contre.



Baie à trois lancettes à plein cintre de trois panneaux chacune et tympan de quatre .écoinçons et sept soufflets  Ces derniers sont aux armes de Carman et Maillé de Goullaine, la Forest, CcChastel et Léon.
 Dessous c’est une Passion en  neuf panneaux dont l’histoire se lie a partir du bas et à gauche : chez le Grand Prêtre, la
Flagellation, le Couronnement d’épines, Tu es le Roi des Juifs le Lavement des mains, Jésus tombe sur le chemin du calvaire. Les trois panneaux des têtes offrent à gauche, devant le bon larron et son âme qui s’envole, la Pâmoison de la Vierge entourée des saintes femmes et de Jean. Longin traverse la scène suivante avec sa lance. Au centre le Christ en croix, Marie-Madeleine étreignant la Croix. A droite trois cavaliers devant le mauvais larron.

1614. La baie de la chapelle de Saint-Laurent


Au-dessus à droite

A trois lancettes trilobées et tympan de quatre écoinçons et six soufflets. L’écoinçon central porte un Agneau Pascal inséré dans un rond. Le  blason de Carman du soufflet au-dessus et à gauche est présenté par deux anges. Le lion du Léon est couronné par une mitre. Il s’agit donc des armoiries de Jean de Carman évêque de Léon de 1507 à 1514. Celui de droite, toujours de Carman, mais sans mitre, passe devant un animal qui pourrait être un lion. Dans les quatre autres soufflets, les blasons de Carman alliés avec Pennaneach, Chastel, la Forest et Rosmadec sont portés chacun par un ange debout.
Sous un dais terminé par un fleuron, la lancette centrale offre une Piéta se découpant devant la Croix. A gauche, le dais s’orne des armoiries des de Carman couronné de la mitre et de la crosse de Jean de Carman. Le blason est soutenu par deux anges. Le donateur portant la tour des du Chastel est agenouillé, les mains jointes devant un prie Dieu. Son intercesseur est un  saint évêque en robe et Chappe portant une crosse ouverte vers l’extérieur. De la lancette de droite, il ne reste que le dais. Une corniche court au bas des trois lancettes.

 1614. La seconde baie de la chapelle Saint-Laurent, mais du côté de l’épître, comprend quatre lancette à plein cintre, cinq écoinçons et neuf soufflets. Aux deux supérieures  apparaissent les lettres M et J , qui d’après le relevé de Jean Bourricquen signifie Maurice de Carman et  Jane de Goulaine..  Ces deux lettres, chacune dans un soufflet se découpe sur une branche de chênes, ce que nous retrouvons dans chaque soufflets derrière les blasons de Carman alliés aux Coulaines, Montoian, Le Chastel, Rostrenen, Léon et Dinan.
Une Passion anime les trois  lancettes de gauche. Longin perce le flan du Christ, le porte éponge est en retrait,  au-dessus des larrons apparaissent l’ange ou le diable emportant leur âme. Marie-Madeleine enserre le pied de la Croix, son vase posé à même le sol derrière la tête d’Adam. La Vierge Marie est seule au pied de la Croix, sur la gauche, entourée de saint Jean et d’une sainte femme, sans nimbe est en pâmoison. A droite deux cavaliers dont l’un montre le Christ et l’autre se retourne.. La quatrième lancette est partagée en deux . Dans la partie haute, sous le texte St HERBAULT, un saint Hervé, debout, un livre ouvert dans la main gauche, une canne dans l’autre, est aidé par son fidèle compagnon, ici de la taille d’un enfant, accroché à ses basques.. Dessous, deux hommes s’entretuent devant un troisième. Par terre, repose la tunique du Christ sur laquelle sont posés trois dais.

Cette verrière, si l’on croit les M. et J, daterait  au moins une quinzaine d’années après 1541, date du mariage de Françoise de Carman avec Jean de Plosquellec, qui obtient et reprend le non de Carman. De leur union naquit deux fils dont le cadet est Maurice.
        1691.1701, travaux de Guillaume Le Roy

1705, Jacques de Kergrach signe un contrat d’entretien pour six ans à 15 livres par an. Il perçoit 45 livres en 1705, 15 livres en 1709, 31 livres en 1714, 100 livres en 1716, 28 livres en 1729 et 5 livres en 1734.

1738, Louis de Coateval, maître vitrier, fait pour 15 livres de travaux, précédent Jean Bourraigne qui répare les vitres de fonds baptismaux pour 69 livres en 1737.On lit dans Artistes en Bretagne:Bourriquen Jean    Peintre vitrier,1737, Lanhouarneau, 29, après avoir peints les fonds baptismaux répare les vitres pour 69 livres AB

1783, 1784, 1789, travaux de Maurice Cam,    vitrier à Saint-Pol-de-Léon,

1793, Payé à Godec vitrier pour vitrages suivant quittances du 29 avril et 24 juin, 218 livres. Payé pour chaux autour des vitres le l’église suivant reçu du 15 mai. Ces travaux après la casse des vitraux armoiriés en 1790.

1856, Réparation générale des vitraux, 720 francs . Kérouanton

1863. dépense de 3.300 francs pour les vitraux des trois baies du choeur, œuvres d’Hervé Laurans. non disparus

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 05:47

            DINEAULT        .
DINEAULTMUSEEVIERFEV-copie-1.jpg
Eglise Sainte-Madeleine. Siècle.

1784, procès verbal de la visite du sénéchal de Châteaulin accompagné de François Roziers, peintre et doreur à Quimper, à cet effet nommé pour expert blasonneur des deux vitres du choeur. Roger Barrié.

Chapelle Saint-Exupère.XVI°siècle, reconstruite fin XIX° siècle.





Verrière vendue à la Société Archéologique du Finistère en 1896, actuellement au
Musée Départemental Breton de Quimper

Les sociétaires apprennent avec plaisir que ce beau spécimen de la peinture sur verre sera sans retard dressé sur chassis mobile, permettant de le présenter, dans des conditions excellentes de lumière, à la légitimr admiration des visiteurs de notre musée.BSAF1897

Verrière de Dinéault.  Roger Barrié. Arts de l’Ouest, 1977.I U.H.B, p.17-27


Ce vitrail a été excessivement restauré de sorte. que seules les lancettes latérales datent du XVIe siècle, sainte Marie Madeleine et saint Exupère présentant le donateur agenouillé. On .a émis de nombreux jugements, qui paraissent érronés, à propos de la madone comme du donateur. Le programme iconographique est caractérisé par la recherche d’une certaine somptuosité tant pour la représentation des personnages que dans le décor peint. Les influences lombardes que l’on y décèle sont héritées de l’art des romanistes anversois ; en aucune façon ce vitrail, ne peut être considéré comme une manifestation directe de l’art italien ; il représente une sorte de synthèse locale de l’esthétique de la premiere Renaissance dans sa dimension européenne.

C’est l’oeuvre d’un atelier quimperois, possédant un solide métier pictural. L’analyse stylistique et surtout la présence de Raoul de Kersauzon, avec des armoiries difficiles à interpréter, suggèrent une date immédiatement antérieure à 1536.



PROVENANCE; Fenêtre axiale de l’ancien chevet de la chapelle Saint-Exupère en Dinéault, arrondissement de Chateaulin. Vendu en 1893 par la fabrique de Dineault à la Société archéologique du Finistère, il fut confié, après restauration, au musée archéologique créé en 1846 par cette société et installé à partir de 1911 dans l’ancien évêché.

:
Le pourquoi et le comment de la vente.


Le 2 juin 1893, Yves Berthou, recteur de Dinéault, écrit à l’évêque de Quimper pour expliquer quelle nécessité financière conduit la fabrique à vendre cette oeuvre d’art ; on y perçoit une certaine gêne et comme une mauvaise conscience,
le recteur se désolidarise de ses paroissiens et paraît trouver de la fierté, sorte de réconfort moral, à considérer non pas tant la surenchère que la sensibilité artistique des éventuels acheteurs, tous gens considérables et cultivés (26).

la chapelle de saint Exupère menaçant de tomber en ruines, le conseil de la fabrique.., a décidé de la reconstruire entièrement sauf le clocher... Si Monseigneur veut bien autoriser l’aliénation du vitrail saint Exupère qui du reste ne saurait être placé désormais dans la nouvelle chapelle, n’étant pas du même style, je crois pouvoir assurer à sa Grandeur que tous les travaux seront payés à la fin de l’année courante... Pour mon conseil de fabrique et tous mes paroissiens, le vitrail de saint Exupère n’a aucune va leur je pense même qu’ils me blament de ne l’avoir pas cédé plus tôt.

Monsieur Kuchetbecker estime 500 fr la valeur commerciale du vitrail. Monsieur Chappée du Mans m’a offert 500 fr. Monsieur Deyrolles de Concarneau envoyé par Monsieur le Préfet du  Finistère
m ‘a offert 550 Fr...

Monsieur le Préfet du Finistère a dit également à l’adjoint au maire de Dinéault qu’il ferait tout son Possible pour venir voir notre vitrail à l’occasion du conseil de révision. Je n’ai pas eu la visite de Monsieur le Préfet. Monsieur Foucault, de Fiers, me pro pose 600 Fr. Enfin Monsieur le prévost de Paris me demande de vendre le vitrail au Ministère des Beaux-Arts pour le Musée des Vitraux exposé aux Arts décoratifs en me priant d’envoyer à Paris, aux frais de l’état, un ou deux panneaux, si cela est possible, ces Messieurs des Monuments Historiques ne pouvant quitter facilement la capitale à cause de leur occupation. Monsieur Leprévost croit fermement que l’état ferait l’acquisition de notre vitrail ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ;  Roger Barrié


DOC. Il reste encore à découvrir quelques documents à propos de la remise en état, notamment le carton et le devis de restauration ;
pour la vente et expertise, pour la description, on consultera
- Archives Départementales du Finistère            serie V dépôt, Dinéault.
    15, fos 37 y, 38 y, 39    r, 40r.
-    Archives Episcopales dossier Dinéault, 17 juin 1892 et 2 juin 1893.
-    Bibliothèque de la Direction de l’Architecture, à Paris Rayon. 1932, pl. 4, 6, 21, 32, 161 (4 Doc. 6).

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 05:30
passion--LANGOLEN-W.jpg
LANGOLEN.

Eglise Saint-Gunthiern.XV°XVI° et XIX°

La Passion du XVIe siècle de la maîtresse vitre est au Musée Départementale Breton. de Quimper.
Elle fut achetée au prix de 100 francs par le Société Archéologique du Finistère « et des remerciements sont votés à nos deux collègues pour avoir sauvé de la destruction ces restes précieux »
Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 05:14


LANDUDAL.


Eglise Saint-Tugdual, trève de Briec


« Dans la maîtresse-vitre, il reste quelques misérables fragments de vitrail représentant le Crucifiement de Notre Seigneur. » chanoine Abgrall 1903.
actuellement vide de tout vitraux
Un orage  détuisit le clocher et le pignon ouest  et probablement les vitraux. On peut envisager que les seigneurs de Quistinic, Quélen, du Vieux Chastel,Kergoêt, Kerguélen, y avaient aussi leurs armoiries.


e
Eglise Notre-Dame du Populo. XVI° siècle.

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 04:47
LANDREVARZEC.

Une paroisse du Finistère, riche, dans le temps, de vitraux, dont les procès verbaux nous relèvent une trentaine d'armoiries. Dans ce décompte ne sont pas incluses celles que portent   les quelques 8 à 1O seigneurs donateurs, hommes et damoiselles qui sont présents essentiellement à Quilinen.



Eglise Saint-Guénolé.anciennement Saint-Evarzec.


       
1644, au plus haut soufflet de la grande vitre, armes du Roi,et au-dessous celles de la terre de Penanjeun-Launay, maintenant aux sieurs de Kerguélen de Keranroch, dont un ancêtre, Guillaume, épousa  une demoiselle Blanche de Launay.

Au sujet des du Launay,il s'agit probablement des du Launay deKerpérénez de la paroisse de Landrevarzec, avec montre de 1481.



Dans la vitre de cette chapelle Notre-Dame est un écusson d’argent à 3 fasces (de gueules surmontées de 4 hermines de sable, avec diverses alliances ; d’azur à 3 .quintefeuilles d’argent, armes de Quistinic, appartenant au Sieur du Vieux-Chastel des Aubrays ; d’azur à 3 mains d’argent accompagnées d’un fer d’épieux en abyme, de la Maison de Kervier; d’azur nu croissant d’or, qui est Penanjeun-Launay.

En la mérne vitre, deux écussons au premier, côté de l’Evangile, est un écartelé aux I et 4 d’argent à 3 fusces sur-montées de 4 hermines de sable ,Kerguélen, amis 2 et 3 trois quintefeuilles d’argent (Quistinic).

Au sujet des Quistinic, une Isabeau du Quistinic épousa un Guillaume Kerguélen aux environs de 1413. Un Georges est fourrier et maréchal des logis de la reine Anne en 15O7.
Au second écusson écartelé au premier armes des Kerguélen; au second d’argent partie et coupé d’un filet de sable et cantonné de quatre loups passants.de sable; au troisième d’azur à une fasce d’argent chargé de trois molettes de sable, la dite fasce accompagnée de 3 pommes de pin d’or; au q uatrième d’azur au dragon ailé d’or, qui est de Coetninou et Pontiez.
Toutes ces armoiries sont dépendantes de la maison de Keranroc’h.
De plus, au corbeau qui supporte l’image de Notre-Dame au-dessus de l’autel, écusson des Kerguélen. relevé de l'abbé Favé;bsaf 1898



1648, le 16 novembre, procès-verbal des droits honorifiques et prééminences de la famille de Kerguellen.

Dans la Grande Vitre, au pignon oriental et au plus haut soufflet, écusson aux armes du roy, du côté de l’évangile, armoiries des Kerguellen.

Dans la chapelle qui fait l’aile de l’église du côté évangile, il y a une vitre composée « de deux jours au passant d’un soufflet qui est au haut d’y celle ». Ce dernier présentant en alliance les armoiries des Quistinic, Kervier, Pennenjeun Laulnay.  Au haut des deux jours, au-dessous de ce dernier, deux écussons appartenant aux Kerguellen..

Les Kerguellen de Kerroc'h de Landrevarzec, références et montres de 1426 à 1562. D'où vitrail du XV ou XVI° siècle;


Dans la même chapelle, il y a une vitre sans écusson.

Au droit de la nef du côté sud, il y a une vitre qui donne le jour à l’autel des saints Côme et Damien, présentant un écusson plein aux armes de Kerguellen.

Manoir de Keranroch.

« Lesdits Kerguelen audit manoir nous ont fait voir quelques écussons en bosse et aussy en vitre armoyez. »

Chapelle Notre-Dame-de-Quilinen ancienne église trèviale

En la Grande Vitre au devant du grand autel au pignon oriental il y a un écusson aux armes de Bretagne, plus bas trois écussons  du seigneur marquis de Laroche, au dessous, dans le même soufflet, trois écussons : Keranroc’h et de Penanjean en alliance de Kervier ; Penanjeun-Launay avec alliance de Rocerf- du Liscoët ; Penanjeun en alliance avec Guermeur Coroar.
Vitrail d'avant 1532.

« En la chapelle qui compose une aisle du cœur du costé de Septentrion et de Levangile », la vitre la plus proche du choeur ; il y a trois soufflets avec au premier les armes de Laroche, au second, côté évangile, décrit mais non attribué, le troisième armes pleines de Kerguellen.

Dans la lancette du côté de l ‘épître, il y a « un Cavallier armez à genoux en forme de priant portant une cotte sur son habit de gents darmes, Laquelle cotte darmes est armoyées d’une Escartelle desdittes armes de Kerguellen et de Quistinit cydessus blazonnés, ayant ledit Cavallier une Damoiselle aussy priente portraite auprèsde Luy. Laquelle porte en sa robe Les armes desdits Kerguellen avec Lalliance d’azur au Croissant Dor, Laditte Damoiselle ayante une Coeffure d’une figure très ancienne Et anticque »

Dans la seconde lancette, « se Voit le portrait et figure d’un autre Cavalier armé et priant à genoux, ayant en Sa Cotte d’armes les armes plain de Kerguellen cydessus blasonnes en un Lambrecain d’azur de quatre pieds, lesquels deux priants lesdits Kerguellen soustiennent avoir été leurs prédécesseurs seigneurs de Keranroc’h et De Penanjeun, comme en la seconde vitre De Laditte Chapelle. »

Dans la seconde vitre, il y a trois soufflets, au plus haut armoiries de de La Roche, au second, côte évangile, Penanjeun Lalunay, au troisième, armes de Penanjeun Laulnat partie de Bodriec Lamarche

Dans la lancette côté est, « la figure dun Cavallier armé et priant à genoux, ayant en sa Cotte Darmes les armoiryes dudit Penanjeun Laulnay ; ; et auprès de Luy est le portrait dune damoiselle aussy priante ayant en sa robe Lesdits armes de Penanjeun Laulnay avec l’alliance dazur au Grellier dargeant. »

Dans la seconde lancette, « la figure d’un autre Cavalier armé et priant à genoux portant en Sa Cotte darmes Les armes de Penanjeun Laulnay et auprès de Luy est le portrait Dune demoiselle portant En Sa robe Les mêmes armes de Penanjeun et en alliance de Bodriec Lamarche. »

Au pignon occidental, il y a une vitre au haut de laquelle se voient en haut, deux soufflets, dans la première armes pleines de Bretagne, au dessous, celles de France et de Bretagne en alliance. Au dessous une autre soufflet avec les armes de Laroche, Penanjeun Laulnay, Pascarmon. Vitrail d'après 1532.

Dans la même pignon, côté nord, une autre vitre avec un écusson aux armes de Penanjean Laulnay. BSAF. 1898.
Dans le même bulletin
L'Abbé Favé; accompagné de l'abbé Abgrall,lors d'une visite, relève que les armoiries qui restent sont encrassées de badigeon et que les vitres armoriées aux images des cavaliers et demoiselles ont disparu.Il y a sept environ, un brocanteur en emportait les  derniers débris."



Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article
15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 06:44
LANDIVISIAU.

Eglise Saint-Thuriau,

édifice actuel de 18636 -1864. De l'ancienne église restent le porche et le clocher.

1657, elle a l’honneur de porter dans ses vitres  les marques de noblesse et de vertu de saint Thuriau. Vie des saints. A. Le Grand, p.399 Ce qui semble indiquer que cet édifice possèdait des vitraux narrant la vie de son saint patron.

1710,1711,1712 et 1722, travaux de Guillaume le Roy, maître vitrier de Lesneven. On le retrouve travaillant à Lanhouarneau, Plounéour-Trez, Berven, Saint-Pol de Léon

1716, 1717, travaux de , Guillaume,  Augès,   maître vitrier de Morlaix, qui travaille aussi  en à Plougasnou,en1725  pour  réparation de vitre, l'année suivante à Carantec, en ile Callot, où il met des vitres. En 1743,  il est dénommé comme expert en blason à la vieille église de Plouguer-Carhaix,


 1719, Vincent Bachelot, peintre verrier, reçoit 111 livres pour les vitres par lui faites et posées aux fenêtres de la dite sacristie et donné une teinture verte au boisage des dites fenêtres comme aussi à la barrière étant sur le cimetière.


En 1921,dans les sept baies de la nef, il existait des vitraux de Jean-Louis Nicolas de Morlaix,1864-1865. Plus les 7 baies de la nef, baies à deux lancettes et  un soufflet, dont il ne reste que les soufflets, baie 7 saint Pol-de-Léon, baie 8, saint Corentin, baie 9 saint Guénolé, baie 10, Baie 11, saint Herbot, baie 13 saint Yves.


La partie basse, soit deux lancettes par baie, a été remplacée par des vitraux de Deschamp, avait atelier à Saint-Servan sur Mer.Dans les sept soufflets, bustes de saints.

Chapelle Sainte-Anne XVI°siècle

Le même maître vitrier Guillaume Le Roy en 1709, vitre les fenêtres.

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article