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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 09:01

RESTAURATION DES VITRAUX DES BAIES HAUTES DE LA NEF.

 

 

 

            Sur les 127m2 de surface des baies hautes de la nef, les vitraux du XV° siècle ne font que 29 m2. Ils se répartissent dans huit des dix baies, avec des surfaces allant de 0,50 m2 à 5;22 m2, et cela essentiellement dans les lancettes. Seule la baie 131 conserve dans son réseau deux soufflets d'origine.

 

            La grande majorité de ces vitraux anciens, soit 21,39 m2, se trouve dans les cinq baies du côté nord, le côté sud ayant du probablement subir un grand nombre de tempêtes dont nous avons pour certaines des traces dans les archives de la cathédrale. 

 

 La restauration complête de ces vitraux nous demanda près de cinq mille heures de travaux à l'atelier et sur place. sous la direction de l'architecte en chef des Monuments Historiques Benjamin Mouton.

 

Les verrières hautes du choeur de cette cathédrale, datant dudébut XV° siècle sont au nombre de treize.

  

Pour ce côté sud, plus nous allons du transept vers le porche ouest, moins nous relevons la présence d'éléments anciens, 5,22 m2 pour la baie 124, 1,65 m2 pour la 126, 0;50 m2 pour la 128, puis plus rien du tout pour les 130 et 132. L'environnement de l’Hôtel de Rohan-évêché, semble avoir été pour quelque chose dans la conservation des premières baies, en tant que coupe-vent.

 

Travaux réalisés  en collages 4586, alors qu"à l'appel d'offres ils montaient  à 370

Pour les doublages simples nous passions de 50 à 59,

Pour les doublages evec peinture de 365 à 393

Quant aux pièces neuves ils passèrent de 275 à 3642.

 

 

Pour les baies hautes du choeur  nous avons  relevé

pour les seules  baies 113 et 115;  En  pieces neuves: le nombre de 857,En pièces de  doublages: 374; en  collages de pièces le nombre de 3230.

 

 

 

 

  

 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:54

Le 12 décembre 1793, le jour de la Saint Corentin des vitraux des fenêtres basses furent brisés, il en fut de même des tombeaux et des statues qui sservirent à un feu de joie.  Certains de ces  vitraux seront remplacés au  milieu duXIX°siècle. 

Très  vite, le lendemain de cette journée de Révolution, des panneaux de bois viendront couvrir ces baies 

 

Du 10 au13 décembre,1993, Deux Siècles plus tard,  les portes de cet édifice furent ouvertes,  après quatres années de travaux, avec  ébénistes, charpentiers,  doreurs,  échafaudeurs, maçons,  maîtres verriers, peintres restaurateurs, des chauleurs, des  polychromistes, tailleurs de pierres, Cette équipe,d'amis,  sous la maitrise de Benjamin Mouton. qui laissa échapper...le dernier jour," Dans une Cathédrale je ne suis jamais tranquille!"

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 17:32

APPROCHE D’UN DESCRIPTIF,

 

 Il a été souvent dit que les vitraux du côté nord des édifices étaient «  réservées pour les donateurs ecclésiastiques » et ceux du sud « des donateurs laïques ».10 Pour le Nord, cela n’est pas tout à fait vrai car, sur les six fenêtres,de la Cathédrale trois  seulement offrent un membre du clergé ; un évêque donateur en la baie 105  et deux chanoines donateurs en les  baies 107 et 111. N

 

Cette disposition, seigneur d’un côté, clergé de l’autre n’a pas été reprise  dans le reste de la cathédrale.

 

Les saints avec ou sans leur (s) donateur(s) sont tous  présentés dans des arcades ou niches. Celles-ci sont  au nombre de trois, pour les baies 100,101 et 102 et103 ou quatre  pour les suivantes.

 

Ces niches comportent un socle, des colonnettes, accessoires obligatoires des montants de l’ouverture où apparaît le personnage, et un dais architectural.

 

Cette façon de procéder n’est pas exclusive au vitrail, elle existe aussi en ensculpture pour présenter des statues. Cela fut, peut-être au départ, un style de présentation et une décoration en plus. Mais il est dit aussi que cette façon de présenter fait suite aux déclarations de Saint Augustin, ou à une transposition, lorsqu’il dit que ce sont les Saints et les Apôtres qui nous "OUVRENT LES PORTES DU CIEL".

 

C'était peut être cela au départ, mais c'est devenu très vite un style de présentation et une décoration spécifique d'époque, le rideau remplaçant la porte.. La scène se passe devant une tenture de couleurs souvent à damas dont le dessin en grisaille est posé du côté intérieur, sauf exception. Ce rideau n'est pas sans rappeler le rideau qui ferme le Saints des Saints, mais peut être aussi celui que l'on dressait devant le choeur lors des représentations de mystère. Ce rideau se retrouve dans tous les vitraux des XVe et XVIe siècles.

 

Au XVe siècle, cette présentation est quasiment omniprésente et les peintres verriers rivalisent d’invention, de recherches et de styles dans la construction de leur architecture, qui, cependant, n’est pas sans rappeler nos édifices, ils vont même jusqu’à créer des édifices imaginaires, un peu comme Victor Hugo, et ornent chaque baie de modèles différents. Ainsi, dans les fenêtres hautes de cette Cathédrale de Quimper, on dénombre dans les vitraux près de trente architectures ou dais différents.

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 17:18

cD3 - 687Notre approche de ces vitraux de la Cathédrale de Quimper commença en 1985 avec la commande d'une étude globale de toutes les verrières des XV°XIW° et XX° côtés intérieur et extérieur de toute  la Cathédrale

 

L'année suivante,Le laboratoire des Monuments historiques de Champs sur Marne, auquel avait été confié 3 panneaux du XV°siécle provenant des verrières hautes  du Choeur , rendait son étude sur l'état physique et mécanique de ces vitraux.

 

Suite à la tempête d'octobre 1987,nous déposons toutes les verrières hautes du Choeur,

Pour lesquelles, une salle fut aménagée dans la tour sud, où les panneaux étaient plassés à plat, par trois, accompagnés de couches séparatives,à l'intérieur de caisses de bois, faites à cet effet.

 

L'état général de ces vitraux

 

Ces vitraux des fenêtres hautes étaient en très mauvais état, ce qui était probablement dû à leur âge,

 

du moins pour les parties du XV°qui ont subi , une dépose en 1941, avec stokage,  par mesure de sécurité, durant toutel'occupation, en la chapelle Saint Guénolé d'Ergué-Gabéric, commune proche.

 

 Malheureusement  ils restèrent dans une certaine humidité et  dans des caisses de bois, bourrées de ripes.

Pn peut dire que leur état était dramatique; les solins de  chauxn'avaient pas résistés q'aux intempéris, et les tempêtes avaient bousculés certains panneaux

 

 

Certaines années,avant  que soit prise la décision d'une grande restauration, dont les vitraux de l'édifice en avait vraiment besoin, nous avions dû intervenir pour panser et consolider cet état de fait, au coup par coup, et avec le peu de moyens dont disposaient les Bâtiments de France.

 

Sous l’effet du poids supplémentaire des plombs de casse, les panneaux prenaient du ventre.

 

 

Les plombs de casse:

Depuis les origines jusqu’aux années 1970, le seul moyen de réparer une pièce brisée était d’incorporer un plomb dans la fente.

 

Le remplacement de ces plombs et la remise en état  de la visibilité des pièces de verre est tout un travail manuel de collage des éléments des pièces  avec parfois suivant l'état une pose d'un verre de doublage du côté extérieur.

 

Certaines pièces offraient ainsi au fur et à mesure des restaurations, une dizaine de morceaux de vitrail maintenus par ces plombs de casse, qui, de plus enlaidissent et détruisent la lecture du vitrail

 Du coup les verres se déchaussaient, les plombs lachant, les attaches se rompant 

De leur côtés les plombs de casse, très nombreux, alourdissaient ces panneaux de vitraux qui, du coup, se bombaient.

 

 avant notre restauration, nous avions relevé que la moyenne du poids des vitraux au mètre carré était de 21 kilos.

 Après la restauration, et la suppression des plombs de casse, et malgré les doublages sur certaines pièces, cette moyenne était tombée à 13 kilos au mètre carré. Pour donner un chiffre, rien que pour les 5 fenêtres hautesdu côté nord,du choeur nous avons supprimé 3551 plombs de casse, et cela uniquement sur des pièces du XVe siècle.

 

 

Quant aux ferrures,barlotières et vergettes, profondément rouillées, elles n'avaient pas été entretenues pour un grand nombre depuis   la fin XIX°Leur état a plus que blessé lesmorceaux de verres, en les brisant  Il en fut de même pour Les pierres des lancettes, qui durent être reprises.

 

 

Le travail de restauration.

 

 

Notre travail était donc de reconstituer ce qui avait disparu au cours des siècles sans tenir compte à priori des pièces du XIXe.siécle Notre but n’était pas de faire de la copie de copie. Ce travail ne fut pas toujours facile.

 

Pour les éléments d’architecture, il n’y eut que peu de problèmes, car il nous restait assez de pièces d’origine dans chaque baie. Pour les pièces de visages, qui, dans la plupart des cas, avaient disparu, cela fut plus périlleux et amena une recherche constante.

Heureusement, nous avions les verrières depuis longtemps entre les mains, et nous étions imprégnés de leur style et dont le verrier du XVe travaillait. 

 

L’exemple de la reconstitution des donateurs est des plus significatifs. Ils suivaient un même carton. Aucun de ces personnages, homme ou femme, n’était au complet. Nous avions des pièces d’origine encore conservées ici et là, qui une main, un pied, un morceau d’armures, d’heaume, de visage, qui une épée, une dague etc.. Tout cela nous permettait d’établir un donateur type, et de copier la pièce ou les pièces dont  nous avions besoin pour compléter chaque panneau.

  

Une autre aide à la reconstitution fut le fait que les pièces anciennes portaient au dos une griffe ou gravure spécifique de leur emplacement dans le panneau, la lancette, la verrière. Nous avons pu ainsi remettre à leur place d’origine des pièces égarées lors de restaurations précédentes

 

 

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 14:15

En 1992-1993, la Cathédrale de Quimper voit les vitraux  hauts de son choeur  déposés en vue de restauration.


 Une baie, la 100, n'est q'une copie de 1856, en  très mauvais état.
Ci contre





  Des archives nous apprennent que l'original  de 1417

se trouve dans le département du Lot au château de Castel Bretennoux. où il est visible dans l'oratoire. Ci-Dessous


Un premier aller retour, Quimper, Castelnau a lieu pour un relevé photos.  Personne du lieu n'en connaissait la provenance.

 Suite à un accord avec les MH, et la DRAC, après notre proposition,un second voyage est lancé pour une copie sur calques de cette verrière, en vue d'une reconstitution.

Cette copie  est  celle qu'on voit  actuellement dans la baie 100. Photo ci-dessous.

De ces calques,  (54/36), au nombre de 14, exécutés  sur place, par Antoine Le Bihan, nous sortons quelques photos.

Des visages,  Le Christ, saint-Jean aux cheveux d'or. La Vierge Marie.





des damas.



La Vierge de Castelnau en état



La Vierge de 1992 à la Cathédrale exécutée d'aprés les calques.







ou motifs damassés. qui peuvent représenter au traits noirs, des oiseaux, des feuillages, des couronnes proches de celles des marquis, des fleurs, sur les rideau du fond, rouge pour le Christ, et bleu pour La Vierge Marie et saint Jean.







Vous trouverez plus de détails en compulsant:
"La verrière n°100 de la cathédrale de Quimper," extrait du tome CXXVI, année 1997 de la Société Archéologique du Finistère

Et la brochure (286 pages) "Les Vitraux de la Cathédrale Saint-Corentin de  Quimper"  a la même adresse.BP1156 29101Quimper Cedex ou tel 02980801
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 10:07
Les damas ou motifs damassés.

Les damas sont des dessins à ramages qui sont posés sur les vêtements des personnages, notamment des saints. Il en est de même sur les tentures qui ferment le fond des niches.Le motif qui semble le plus utilisé serait la grenade, motif qui se répête à droite et à gauche.

Ces motifs,  aux XVI° siècle, suivant  l'historien Roger Barrié, seraient fait sur un léger Lavis et enlevés à l’aide d’un pinceau dur ou plutôt avec le bout du doigt


 . Je pense, après avoir eu entre les mains, pour restauration, plus d' une centaine de baies,  de la  Cathédrale de Quimper, qu’ils étaient  exécutés avec un pochoir posé sur le lavis ou grisaille de la pièce de verre, du côté intérieur, et enlevé au pinceau,à la brosse. c'est le cas de la baie 121sur une tenture verte. Ils se trouvent autant sur les fonds, qui sont souvent des tentures, que sur les vêtements des personnages.

 Dans  les quelques 130 baies,on relève une grande ’utilisation du pochoir. Le même est utilisé, plusieurs fois  et successivement, comme fond dans une lancette de la baie et   utilisé   dans des baies autres.
Dans cette édifice, et dans la baie123, le damas, ou motif damassé, a pu être exécuté  avec un pochoir,en cuivre ou en parchemin. puis  renforcés ou accompagnés d'un   trait, plus fort.

Les verres utilisés sont  de couleur, rouge, vert, violassée,  bleue, parfois doublée, rouge sur blanc, et quelquefois incolore pour des vêtements.
Ce motif d'ornementation est aussi exécuté en gravures sur verres plaqués comme les rouges, les bleus,

Dans la baie124,sur la face intérieure de la chape, un damas a été exécuté directement au pinceau et non au pochoir.Dans cette même baie et dans une lancette, on relève un pochoir qui  est unique dans le sens  qu'il n'a pas été réutilisé dans les aures lancettes de cette baie

Les motifs autres que la grenade servant aux décors sont nombreux Les auteurs vont parfois jusqu’à  des formes de couronnes, proches de celles de marquis(baie 124), des décors d’oiseaux, Ce qui est le cas de la baie 100, qui présente une Crucifixion,   mais possèdant en plus des motifs floraux sur fond rouge.

La réutilisation de pièces anciennes, comme bouches-trous, existe même pour le motif damassé 
C'est le cas dans la baie126
 où une étoffe verte et damassée recouvre le prie Dieu. Une restauration assez ancienne a supprimé divers éléments,
 en particulier la genouillère de droite, une partie du coussin vert et la moitié du pompon, et y  a incorporé une pièce
 piè
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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 11:19
 Lors de la restauration des vitraux des XV et XVI° siècle de la cathédrale, nous avons, pour mieux se mettre dans l'esprit de l'oeuvre, relevé le plus possible de croquis des pièces que nous avions entre les mains.
 Cela nous a permis de relever des oeuvres de le même main dans diverses baies de Quimper. Nous avons aussi pu découvrir q'une vierge de Locronan, ou du moins son portrait, se retrouvait à la cathédrale.

Ci-contre, portrait du donateur Maurice de Kerloaguen,de la baie 127 dans la dernière lancette.Il est présenté par Marie L'égyptienne, aux longs cheveux, (portrait ci-dessous) reconnaissable à ses trois pains. Ce donateur est acompagné de son épouse.

Le visage suivant est celui d'un chanoine, Pierre de Kerloaguen 1469-1497. Il se trouve dans la seconde lancette de la même baie que le précédent.Il est présenté par un  évêque en chasuble rouge.




Ici éléments d'architecture -rProvenant  de la baie haute  127,



Pour l'architecture de gauche il a été utilisé un verre de couleur mauve foncée.


Pour celui de droite on y relevait un verre plaqué viollet sur bleu.

Orovenant de la même baie qui est celle de Kerloaguen ce portrait d'homme,,dont les cheveux  ont  été travaillés sur la face externe avec une grisaille  rouge brune.Il s'agit du donateur Maurice de Kerloaguen
De la baie 126, au troisième panneau de la troisième lancette,le lion d'argent, est un élément del'armoirie du seigneur Kerleguennen, chanoine de la cathédrale

Ce portrait est celui du Saint Laurent du second panneau de la première lancettede la baie 131 Saint Laurent est le saint patron du donateur Laurent de Groësquer, chanoine de Quimper de 1489 à 1496.(les notes posées au-dessous concerne le donateur.)









L'enfant tétant est de la lancette 3 de la baie 129, qui est le vitrail de Saint Maurice de Carnoêt qui se trouve dans les fenêtres hautes du côté nord de la nef. La vierge Marie tient dans ses bras l'enfant qui essaie de téter le sein de sa mer.


Sur ce croquis apparaît le téton de Marie.


Craphisme à fleurs de la baie 129  et éléments d'architectures des quatre têtes des lancettes de la baie 127 pour le second





Visage de la Vierge de Pitié de la baie 129,que l'on voit dans la troisième lancette, celle du milieu. Les personnages des autres lancettes, au nombre de sept, sont tournés vers elle. Elle porte un voile decouleur bleue dont se détache un nimbe raypnnant couleur or sur verre incolore.



Visage d'un Saint-Corentin de la baie
131 où il est représenté en évêque sa mitre et dans la seconde lancette sur  un fond rouge.
Le poisson qui se trouve à ses pieds est un ajout du  XIX° siècle comme le sont sa mitre, sa crosse. et le socle.




















Les  deux croquis suivants ont été pris sur une verrière de La Martyre, lors de sa restauration.


Un visage du Christ lors du baiser de Judas au Jardin des Oliviers

Le visage ci-dessous est celui d'Isabeau d'Albret, épouse du vicomte René1er de Rohan ( 1516-1552)





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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 05:51



QUIMPER.

Cathédrale Saint-Corentin.


Essai d'un relevé sur la disparition de vitraux au cours des ans

pour plus d'informations,  et de détails, des blogs sur la cathédrale et ses vitraux
sont présents  depuis 2OO2 aux pages 13 à 17.



Lors d’une réutilisation en 1837dans la chapelle de la Victoire : un saint tenant ses entrailles, peut-être saint Barthélemy. (Guilhermy)

Baie 0, réparation d’une vitre en 1632.

Chapelle Notre-Dame de la Victoire.
    1671, le chapitre  accorde à Sébastien de Rosmadec le droit de mettre ses armes  « au plus haut soufflet des vitres estantes au costé de l’autel »

Baie 8, Les Coetanezre avaient  leurs  armes au bas du quatrième jour ( lancette) de la vitre. Le Men,p. 87.

Baie 11, Armes de Claude de Rohan, évêque  1501-1540



Baie 17,

par contrat passé avec le chapitre, le 4 octobre 1596, Messire Jean de Marc’hallac’h, sieur de Trelen, chanoine de Cornouaille et recteur des paroisses de Ploneis et de Plozevet, y fit mettre ses armes dans la vitre. Le Men, p.43 ;
   
    En 1643, le 25 mai, messire Nicolas de Gouandour et dame Catherine de Marhallarc’h  ont le droit de mettre leurs écussons et armoiries aux vitres de la chapelle.

Baie 18,

« Le 4 octobre 1631, j’ai baillé à M° P. Le Camus, maistre vitrier, pou avoir faict la moitié d’un panneau de vitre neuffe, et le reste remis en plomb neuff en la chapelle S.Sébastien, 40 sous tournois. » Le Men, p.307 ;

 Baie 19,

Dans la plus haute rose du tympan était l’écusson de Bretagne ; dans les quatre suivantes et dans le huitième et la neuvième rose se trouvait des écussons portant : pallé d’argent et d’azur ; dans la sixième, parti d’or à une molette de gueules et de pallé d’argent et d’azur ; à la septième, d’or à la molette de gueules. On lisait dans quelques-uns des compartiments du tympan, la devise bien connué de la famille de Rosmadec : En bon espoir. Dans le premier panneau (lancette) était représenté sainte Catherine, et près d’elle une dame à genoux, vêtue d’une robe partie de Lanros et de Rosmadec. Un écusson triangulaire de Lanros plein, était placé au-dessous de ces personnages, dans lesquels il est facile de reconnaître Guillaume de Lanros et Catherine de Rosmadec, sa femme. ( Elle était la sœur de l’évêque Bertrand de Rosmadec.) On voyait dans le second panneau saint Maurice ou saint Julien, et près de lui un chevalier à genoux portant sur sa cotte d’armes, les armoiries de Lanros. Au-dessous était un écusson en losange, parti comme celui du précédent panneau. Le troisième et la quatrième panneau renfermaient des écussons pallés d’argent et d’azur. Le Men,p. 41

Baie 20.

 Un compte de la fabrique de la cathédrale pour  l’année 1634 ; le 24,mentionne la «  mise en plomb neuf de l’imaige de saint Pierre ; plus pour avoir faict un panneau  à la vittre plus basse du mesme côté. » Le Men, p.102. et 308.

Baie 21, 1280. 1323.

Baie 33,

« Le 19 août 1632, j’ay baillé à L° Pierre Le Camus, maistre vitrier, la somme de 32 livres tournois, et ce pour avoir raccommodé et mis en plomb neuf la vitre du costé de l’Epitre, en la chapelle de la Trinité, au haut de l’église ; plus pour avoir faict un panneau de neuff à la vitre plus basse du mesme costé. » Le Men,p. 308.

            Baie 100
   
            Actuellement à Castelnau Bretennou.

« Des vitraux dont les débris laissent encore apercevoir des formes gracieuses, des costumes intéressants, d’ingénieuses productions de la naïveté de l’imagination de nos pères. » Cambry, 1794.

Baie 101.Vitrail du duc de Bretagne, Jean V

Baie 102.Vitrail d’Anne de France

Baie 103.Cinq panneaux ont disparu

Baie 104, deux lancettes ont disparu , entre autre l’image de saint Hervé ou de saint Henry,  et la troisième lancette.Le Men, p. 27

Baie 105, deux lancettes ont disparus

Baie 106, 4 panneaux disparus sur un total de 12. On voyait dans la première lancette saint Guénolé. Un fragment du buste de sainte Catherine existait en la quatrième lancette.

Baie 109, 5 panneaux disparus sur 12

Baie 111, 6 panneaux disparus sur 12.


Baie 134, ou baie des orgues, avec armes et effigie de l’évêque Alain Le Maout, vers 1493.
.
Baie 117, bras nord du transept.

De Blois décrit ce qui suit : «  On voit dans les divers panneaux de ce vitrail, les images de saint Jean l’Evangéliste, de Notre-Dame, de Notre Seigneur Jésus-Christ, de saint Jean-Baptiste, de saint Pierre, de saint André, de saint Jacques le majeur et de saint Jacques le Mineur. L’un des Panneaux est détruit . Les figures sont reconnaissables par leurs attributs. »

Le Men : » Les vitraux de couleur de cette fenêtre, qui existaient encore en partie en 1820, avaient été tous remplacés par des verres blancs »  p.132.

Baie 119.

Selon Le Men, elle reproduit actuellement ce qui se voyait dans la baie 117 avant 1790, et les écussons suivant un extrait d’aveu fourni par de Blois. p.132.

Baie 118, un évêque debout probablement saint Corentin, un autre à genoux dans le deuxième panneau, le sujet du panneau ( lancette) du milieu est inconnu, enfin un évêque à genoux présenté par saint Michel.

 Baie 117, saint Jean l’Evangéliste, Notre –Dame, Notre Seigneur, saint Jean Baptiste, saint Pierre, saint André , saint Jacques le Majeur et Jacques le Mineur.En 1524, Jean Le Bescond répare un vitrail dans lequel étaient les armes du chanoine Charles du Lescoët. Le Men, p. 305

Baie 119, entièrement neuve, mais les figures et armoiries se trouvaient avant 1790 dans la fenêtre du pignon nord du transept.

Baie 118, en 1820, évêque debout ( saint Corentin ?) présentant une évêque à genoux dans la deuxième lancette. La troisième lancette était en verre blanc, en la quatrième un évêque àà genoux présenté par saint Michel, probablement Raoul Le Moël. ( 1493-1501.)

Baie 121.De Blois signale « un autre chanoine »’

Baie 123.«  Ce vitrail avait été donné par les sires de Ploeuc de la branche aîné, maintenant éteinte, baron de Kergorlay, seigneur de Tymeur près de Carhaix et du Plessis Ergué, Psse d’Ergué Armel, et indiquait l’enfeu de la terre du Plessis. Il est for endommagée par le bas : on n’y voit plus l’effigie de ces seigneurs, remplacée par des vitres blanches, mais on remarque dans ce qu’il reste, le haut des images de Notre-Dame, de Saint-Michel. »

Baie 125.

Deux seigneurs sont signalé par Aymar de Blois en 1820. L’un d’eux avait disparu, le seigneur du Dresnay et son saint patron entre cette date et celle de la restauration de 1869.

Baie 126.

Aymar de Blois qui  intitule cette baie « seconde vitre de la nef du côte de l’épître, vitrail du Juch » nous apprend que ce vitrail  possédait plus d’éléments du XVe. Dans la première lancette, il relève un chanoine présenté par saint Julien, la deuxième lancette n’est pas citée, la troisième est le saint Christophe existant actuellement, puis « la femme du Seigneur cy devant présentée par Ste Barbe, sa robe est moitié aux armes de son mary, moitié aux siennes qui sont bleues au léopard d’or »

Baie 127.

Le saint Pierre de la quatrième lancette, signalé par Aymar de Blois a disparu.

Baie 128.

Si nous prenons le registre de Boisbilly-Aymar de Blois, nous trouvons, sous l’écriture de ce dernier, à la page 32, la description début XIXe de cette baie, qu’il intitule : «  2° vitre de la nef, côte évangile.
 1°, l’image de saint Jean-Baptiste.
2°, St Christophe,
3°, un chanoine présenté par 1 St qu »on n’a pas pu distinguer.
4°, un seigneur dont la cotte d’armes est blanche chargée de 3 oiseaux d’or ou d’argent. Il paraît que ce sont les armes de Clécunan ou Kernerchulan.
5), sa femme habillée moitié des armes de son mari et moitié des siennes qui sont d’azur au cornet ou petit cor de cxhasse entre 3 besants le tout d’argent. »

Actuellement, il ne reste rien de tout cela.

Baie 129.

ll ne reste pas grand chose du XVe, quelques pièces comme la Vierge allaitant en c2 ? Ces pièces nous permettent de découvrir aussi un donateur et son intercesseur en a2 et un second donateur en d2.
Avec Aymar de Blois c’est tout autre chose que nous découvrons. » Ce vitrail est très endommagé. On reconnaît dans ce qui reste, un chanoine présenté par un saint évêque dont on ne distingue pas les attributs, l’image de Notre-Dame et un personnage présenté par un saint, mais on n’y voit plus ni écussons, ni cotte d’armes qui puisse le faire reconnaître. »

Baie 130.

Aymar de Blois y signalait « le bas du corps d’un chanoine en Chappe à genoux, ses armes qu’on voit sur le prie-dieu sont d’or au lion rouge qui sont celles des Ducs, Barons de Pont-l’Abbé. »

Baie 132.

Toujours Aymar de Blois, p. 34 : «  il n’existe de ce vitrail que les images de saint André et de Notre Seigneur Jésus Christ qu’on voit dans les 2 panneaux ( lancettes) du milieu. »

Baie 134.

«  il représente, au milieu un crucifix, à sa droite Notre-Dame, et à sa gauche saint Jean l’Evangéliste ; à droite de Notre-Dame, saint Pierre ; à gauche de saint Jean, saint Paul ; sous le crucifix, saint Corentin et son poisson à ses pieds ; à sa droite saint Cosme et à sa gauche saint Christophe. Deux effigies d’évêques à genoux, mitrés, tenant leurs crosses d’argent, revêtus de chapes bleues, et beaucoup plus grandes que celles des saints, se font face l’une à l’autre, à droite et à gauche, et, remplacent, avec leur prie-Dieu l’espace depuis la hauteur du milieu des saints du deuxième rang, jusqu’aux ornements peints qui forment la base du vitrail. L’écusson que l’on voit sur les prie-Dieu, est le même pour les deux figures qui se ressemblent. Il est d’argent au chevron d’azur liseré d’or ; ce sont les armes d’Alain Le Mout ou le Maout, évêque de l’an 1484 à 1493. » Aymar de Blois.
           
.             En 1890, l'architecte Bigot (3) note que << les fenêtres des bas côtés de la nef étaient aveuglées par une maçonnerie en torchis>>. L'abbé Thomas,(4) relève qu'en 1680, dans un Procès verbal pour la réformation du domaine, << de petites maisons et échoppes>>. La nef était donc sombre.
Autre piste que révèle  Bigot, encore dans le même article: << la couverture des bas-côtés le plus près du grand corps était relevée au détriment de la partie inférieure des fenêtres qu'elle masquait, et une maçonnerie bouchait ça et là quelques autres baies, notamment la grande fenêtre entre les deux tours.>>

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 20:45

édition d'un ouvrage collectif sur le vitrail

 

 

 

 


 

 

 

 

"Les vitraux de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper


Tanguy Daniel (direction.), en collaboration avec Anne Brignaudy, Yves-Pascal Castel, Jean Kerhervé et Jean-Pierre Le Bihan, édition. Presses universitaires de Rennes, 288 p.

 

 


 

 

 

La dernière décennie du xxe siècle a vu se rouvrir un nouveau « grand chantier » de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper. Ses vitraux, dont les plus anciens remontent au xve siècle, ont subi une restauration complète. Chaque verrière, reproduite ici en quadrichromie et en pleine page, est accompagnée d'une notice qui l'analyse dans le détail.

 

 

Ce volume peut se trouver à la Société Aarchéologique du Finistère, bp 1156, 2901Quimper Cedex, tel: 029895O821.



Synthèse sur un programme vitré de grande ampleur, mais aussi guide détaillé pour le visiteur curieux de s'imprégner de l'histoire de la cathédrale, ce livre peut être lu à plusieurs niveaux.

 

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