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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 09:37

baie 110 La Paix revenue, Il n’était malheureusement pas envisagé à cette époque d’après guerre des restauration  véritable de vitraux. Cette repose fut faite,  sur des ferrures, en majorité bien rouillées

 

Leur état en place était dramatique, les solins à la chaux n’avaient pas résisté aux intempéries, les tempêtes en avaient bousculé certains, les verres se déchaussaient, les plombs lâchaient, les attaches se rompaient. Depuis plusieurs années,  avant 1999, nous avions dû intervenir pour panser et consolider cet état de fait, au coup par coup et avec le peu de moyens dont disposaient les Bâtiments de France.

 

Sous l’effet du poids supplémentaire des plombs de casse, les panneaux de vitraux prenaient du ventre. Depuis les origines jusqu’aux années 1970, le seul moyen de réparer une pièce brisée était d’incorporer un plomb dans la fente. Certaines pièces offraient, ainsi au fur et à mesure des restaurations et ce depuis leur origine, une dizaine de morceaux maintenus par des plombs de casse, qui, de plus enlaidissent et détruisent la lecture du vitrail.

 

Pour exemple, avant notre restauration, la moyenne du poids des vitraux au mètre carré était de 21 kilos. Après la restauration, et la suppression des plombs de casse, et malgré les doublages sur certaines pièces, cette moyenne était tombée à 13 kilos au mètre carré. Pour donner un chiffre, rien que pour les 5 fenêtres du côté Nord, nous avons supprimé 3551 plombs de casse, et cela uniquement sur des pièces  du XVe siècle.

 

Les verres des restauration  du  XIXesiècle  fournies dans les baies du XV° siècle avaient perdu leur grisaille, l’abbé Thomas dans sa plaquette "La Cathédrale Saint-Corentin", le signalait dès 1904. En accord avec l’Inspection Générale, il avait été décidé de supprimer ces pièces. Il faut noter que celles-ci n’avaient pas une grande qualité et que la plupart était plus, du domaine de l’invention, qu’une copie sérieuse des pièces XVe. Je ne parle pas ici de la copie de Lusson de la Crucifixion. de la baie 100

 

Le travail de restauration. baie 110

  Le Travail de restauration

Notre travail,  baie 110 ci-dessus, était donc de reconstituer ce qui avait disparu au cours des siècles sans tenir compte à priori  du XIXe siècle. Notre but n’était pas de faire de la copie de copie. Ce travail  qui était proche de la reconstitution, rne fut pas toujours facile.

 

Pour les éléments d’architecture, il n’y eut que peu de problèmes, car il nous restait assez de pièces d’origine dans chaque baie. Pour les pièces de visages, qui, dans la plupart des cas, avaient disparu, cela fut plus périlleux et amena une recherche constante. Heureusement, nous avions les verrières depuis longtemps,  entre les mains, et nous étions imprégnés de leur style et  de la façon dont le peintre verrier du XVe siècle travaillait. 

 

L’exemple de la reconstitution des donateurs est des plus significatifs. Ils suivaient un même carton. Aucun de ces personnages, homme ou femme, enfants n’était au complet. Nous avions des pièces d’origine encore conservées ici et là,, c'est- à dire  bouches-troux,dans un autre panneau, qui une main, un pied, un morceau d’armures, d’heaume, de visage, qui une épée, une dague etc

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 18:26

LES  TROIS EPOQUES DE LA BAIE 100.

Les péripéties

 

 

Cette baie, aux multiples péripéties, se trouve parmi les fenêtres hautes du chœur de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper.

 

Elle est celle que l’on aperçoit tout en haut et au fond. en entrant dans cet édifice,

Le sujet en est une Crucifixion, copie récente, en1992, de l’original des premières années du Xvième siècle, 1417,  disparu  aux alentours de 1856 pour être remplacé par une nouvelle Crucifixion du verrier Lobin.

 

Cette dernière, lors de la grande restauration de la fin du XIXième fut transférée à l’église de Châteaulin en cours de construction. Le pourquoi, comme le pense Yves-Pascal Castel, c’est que cette oeuvre était trop personnelle et était de plus, en complet

 

désaccord avec les fenêtres voisines du verrier Lusson , nouvellement posées.

 

 

Revenons à la Crucifixion de 1417.

 

De 1856, date où elle fut notée comme présente, suivant l'avis dz l'abbé Thomas/ "le vitrail central subsistait encore presque intégralement, seul le panneau de Jean manquait." Sur l'ordre de Bigot l'architecte ce vitrail fuT déposé, ce n'est pas l"avis de d'Aymar de Blois

 

  jusqu’en 1962, sa trace fut perdue. A cette date, un article de Jean Lafond dans la revue de la Société des Antiquaires de France, signale alors sa présence dans le Lot, au château de Castelnau Bretenoux. Le mëme auteur rappelle cette découverte en 1978.

 

Cette Crucifixion, sans spécificité d’origine,  réapparaît après 1896 et avant 1932, au château de Castelnau Bretennou, que vient de racheter, Jean Mouliérat,  enfant du pays, célèbre chanteur d’opéra comique, qui est en plus collectionneur de pièces rares et hétéroclites.

 

En avril 1932, suite à la donation du mobilier à l’Etat,  un inventaire  est dressé et le vitrail de la Crucifixion est de nouveau classé. Personne ne semble en connaître la provenance.

 

Quimpérois, Maître verrier, m’intéressant aux vitraux de la cathédrale, j’avais relevé tous les documents concernant ces vitraux. Lorsque mon atelier fut appelé  pour y travailler, et lorsqu’on arriva à la restauration du chœur, je proposais de monter une étude sur cette Crucifixion de Castelnau Bretenou. Pour moi, son retour à Quimper devait  et pouvait être assuré, les deux édifices appartenant à l’Etat.

 

 

 

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 18:01

BAIE-100.jpg A la cathédrale, la fenêtre 100, cidessus, se présente en trois lancettes trilobées de , 0, 55 m de large, sur 220m de haut, séparées pardeux meneaux. dans le tympan, trois quadrilobes? dominent trois trilobes.

 

La Pose de ce vitrail  est faite à l'extérieure par les toits. Les panneaux de vitraux sont encastrés  dans une rainure pratiquée dans la pierre. Chaque lanncette est partagée en qutre panneaux  pra des ferrures dites barlotières.

 

 

LES  TROIS EPOQUES DE LA BAIE 100.

Les péripéties

 

 

Cette baie, aux multiples péripéties, se trouve parmi les fenêtres hautes du chœur de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper.

 

Elle est celle que l’on aperçoit tout en haut et au fond. en entrant dans cet édifice,

Le sujet en est une Crucifixion, copie récente, en1992, de l’original des premières années du Xvième siècle, 1417,  disparu  aux alentours de 1856 pour être remplacé par une nouvelle Crucifixion du verrier Lobin.

 

Cette dernière, lors de la grande restauration de la fin du XIXième fut transférée à l’église de Châteaulin en cours de construction. Le pourquoi, comme le pense Yves-Pascal Castel, c’est que cette oeuvre était trop personnelle et était de plus, en complet désaccord avec les fenêtres voisines du verrier Lusson , nouvellement posées.

 

 

Revenons à la Crucifixion de 1417.

 

De 1856, date où elle fut notée comme présente, jusqu’en 1962, sa trace fut perdue. A cette date un article de Jean Lafond dans la revue de la Société des Antiquaires de France, signale alors sa présence dans le Lot au château de Castelnau Bretenoux. Le mëme auteur rappelle cette découverte en 1978.

 

Cette Crucifixion, sans spécificité d’origine  réapparaît après 1896 et avant 1932, au château de Castelnau Bretennou, que vient de racheter, Jean Mouliérat,  enfant du pays, célèbre chanteur d’opéra comique, qui est en plus collectionneur de pièces rares et hétéroclites.

 

En avril 1932, suite à la donation du mobilier à l’Etat,  un inventaire  est dressé et le vitrail de la Crucifixion est de nouveau classé. Personne ne semble en connaître la provenance.

 

Quimpérois, Maître verrier, m’intéressant aux vitraux de la cathédrale, j’avais relevé tous les documents concernant ces vitraux. Lorsque mon atelier fut appelé  pour y travailler et lorsqu’on arriva à la restauration du chœur, je proposais de monter une étude sur cette Crucifixion de Castelnau Bretenou. Pour moi, son retour à Quimper devait  et pouvait être assuré, les deux édifices appartenant à l’Etat.

 

 

 

 

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 18:23

 Quand quelque pièce se démanche,
Onpeut l'étayer:

On peut s'opposer à ce que l'altèration et corruption
Naturelle à toutes choses

ne nous éloigne trop
de nos commencements et principes.

Mais d'entreprendre à refondre une si grande masse

et à changer les fondements

d'un si grand bâtiment,
C'est à faire à ceux qui pour décrasser effacent.

qui veulent amender les défauts particuliers

par une confusion universelle

Et guérir les malades par la mort;

 

bulletin n° 1 de l'association pour la défense des vitraux de France 1976

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 16:17

 Les vitraux des XV° eT XVI°cD3 - 634 siècles, qui sont les plus anciens, sont présentés, dans les baies hautes 

 

 Les voutes du choeur  remontent  au début du XVI°,  etces vitraux du temps  del'évêque Bertrand de Rosmadec que l'on retrouve en pied dans une des baies côté sud

l La Paix revenue, Il n’était malheureusement pas envisagé à cette époque d’après guerre des restauration  véritable de vitraux. Cette repose fut faite,  sur des ferrures, en majorité bien rouillées

 

Leur état en place était dramatique, les solins à la chaux n’avaient pas résisté aux intempéries, les tempêtes en avaient bousculé certains, les verres se déchaussaient, les plombs lâchaient, les attaches se rompaient. Depuis plusieurs années, nous avions dû intervenir pour panser et consolider cet état de fait, au coup par coup et avec le peu de moyens dont disposaient les Bâtiments de France.

 

Sous l’effet du poids supplémentaire des plombs de casse, les panneaux de vitraux prenaient du ventre. Depuis les origines jusqu’aux années 1970, le seul moyen de réparer une pièce brisée était d’incorporer un plomb dans la fente. Certaines pièces offraient, ainsi au fur et à mesure des restaurations et ce depuis leur origine, une dizaine de morceaux maintenus par des plombs de casse, qui, de plus enlaidissent et détruisent la lecture du vitrail.

 

Pour exemple, avant notre restauration, la moyenne du poids des vitraux au mètre carré était de 21 kilos. Après la restauration, et la suppression des plombs de casse, et malgré les doublages sur certaines pièces, cette moyenne était tombée à 13 kilos au mètre carré. Pour donner un chiffre, rien que pour les 5 fenêtres du côté Nord, nous avons supprimé 3551 plombs de casse, et cela uniquement sur des pièces  du XVe siècle.

 

Les verres XIXe avaient perdu leur grisaille, l’abbé Thomas dans sa plaquette La Cathédrale Saint-Corentin, le signalait dès 1904. En accord avec l’Inspection Générale, il avait été décidé de supprimer ces pièces. Il faut noter que celles-ci n’avaient pas une grande qualité et que la plupart était plus du domaine de l’invention qu’une copie sérieuse des pièces XVe. Je ne parle pas ici de la copie de Lusson de la Crucifixion.

 

Le travail de restauration.

 

Notre travail était donc de reconstituer ce qui avait disparu au cours des siècles sans tenir compte à priori  du XIXe siècle. Notre but n’était pas de faire de la copie de copie. Ce travail ne fut pas toujours facile.

 

Pour les éléments d’architecture, il n’y eut que peu de problèmes, car il nous restait assez de pièces d’origine dans chaque baie. Pour les pièces de visages, qui, dans la plupart des cas, avaient disparu, cela fut plus périlleux et amena une recherche constante. Heureusement, nous avions les verrières depuis longtemps entre les mains, et nous étions imprégnés de leur style et dont le verrier du XVe siècle travaillait. 

 

L’exemple de la reconstitution des donateurs est des plus significatifs. Ils suivaient un même carton. Aucun de ces personnages, homme ou femme, n’était au complet. Nous avions des pièces d’origine encore conservées ici et là, qui une main, un pied, un morceau d’armures, d’heaume, de visage, qui une épée, une dague etc

 

 La baie 125 qui est cI-dessus se trouve du côté sud,  dans la quatrième travée de la nef

 

lES VITRAUX du choeur de la Cathédrale Saint- Corentin sont au nombre de treize et du  début XV°siècle.

 

Tandis que les vitraux des XIX° et XX°siècles  se trouvent dans les  parties basses, , de la nef et du  choeur.En mi-hauteur pour les façades nord et sud des transepts.

 

Un vieux catéchisme breton demande que  chaque fidèle ou personne entrant dans une église  , doit prendre de sa main de l'eau benite,et se faire le signe de la Croix. Il doit aussi prier, tout en faisant  le tour de l'église et de ses vitraux ,  qui  devrait être... par là, un élément de l'enseignement. religieux

 

Les travaux qui ont eu lieu au   XIX° siècle n'empêchent  pas la disparition de pièces anciennes,  et leur remplacement par des oeuvres des peintres verriers sur le chantier de ce XIX°   celà va même  de la disparition vers d'autre lieu, d'un vitrail du début  XV°siècle ,Le cas  le plus marquant en est La Baie 100,"  partie dans Le Lot  aux alentours de1869  ainsi que deux verrières l latérales, celles-ci déposées et trans portées  à Châteaulin, probablement sous les ordres de l'architecte de cet édifice.

 

  

 

 

 Une copie très exact  du moins des places des pièces par le peintre verrier  Lorin  de Tours, avait été exécutée  et posée dans la baie pour la remplacer, et le tour fut joué.

 

La lecture de Jean Lafond dans son livre "Le Vitrail" de 1978 , édition Paris Fayard, nous avait permis de découvrir qu'il existait uneCrucifixion qui avait disparue depuis 1856 de la cathédrale,  qui  réapparaissaient après 1896 et avant 1932 au château deCastelneau de Bretenoux dans leLot

 

Nous avons signalé cet état de chose à l'architecte en chef des monuments historiques. Benjamin Mouton dont les travaux de restauration dans cette cathèdrale étaient sous sa direction.

 

noului avons proposé  de nous rendre  à ce château,  Un  premier voyage aller et retour nous a  bien revéllé que cette Crucifixion provenait de la cathédrale.

Nous proposâmes alors,  d'en faire une copie, Cette Crucifixion était dans une pièce de ce château dénommée oratoire. dernière étape des visites guidées

 l'état et la conservation  etait indentique aux autres verrières hautes du choeur. Les cratères des deux faces sont propres et peu profonds. Un verre de doublage le protège. Denombreuses pièces de plombs de casse nuissent la lecture, ces plombs et leur remises en plomb nous donne l'impression de remonter au années trente. Par contre un carreau de vitre remplace une pièce brisée dans la bas du panneau du Christ en croix.

 La place de la vierge marie et de Saint jean, inversée nous indiquait l'oeuvre de restauratioon ou de pose d'un confrère qui ne connaissait pas l'inconographie d"une Crucufixion.

 

 

 

 Nous eumes l'accord , et Antoine le Bihan, après un calque complet et des heures passées sur place, après avoir relevé une quantité de calques, de retour à l'atelier se mit au travail de la r&surrection de cette Passion  avec les compagnons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 10:11

cD3---633.jpgVitraux  du XV°siècle en mauvais état :

 

Baie 101, vitrail du duc de Bretagne, Jean V

 Ce vitrail est presqu’entièrement détruit Pour cette dernière et le voisine, la 102 il a falu créer des pânneaux de grisaille.

 La  Baie 100 du XV° avait disparu  et remplacée par du XIX°siècle

 

 

Baie 103 Du Saint Paul, il n’a été trouvé, en 1992,  comme pièces d’origine,du XV° que la poignée de son épée, la pointe du manteau bleu, entourée de  trois pièces de sa robe jaune, une pièce de colonnette et sept pièces d’architectures du dais, dont l’angelot formant fleuron..  Du Saint Jean-Baptiste,  ce fut un élément de son genoux entouré de sa peau de bête jaune. qui avait disparu. 

Chez saint Pierre, de la clé ascendante,  il manquait un  petit élément,  idem de la clé descendante.

Manquaient aussi deux éléments de la tenture à damas rouge, la partie haute de sa robe jaune, ainsi que la partie basse. Manquait aussi un petit élément  haut de son manteau vert,  Manquait aussi un petit élément du sol carrelé noir et blanc, trois   

 Quant à laBaie 104, il  ne restait que l’effigie d’un seigneur à genoux dont le corps etait brisé.

 

Pour restaurer  les pertes de ces vitraux  et les compléter nous usions  des notes récentes  de l'historien Le Men, Il en fut de même pour la première lancette  dont les pièces n’ont rien d’ancien

 

  Dans certaines baies, des pièces de colonnettes. Il n’a rien été trouvé. Même cas pour des  des socles du XVe siècle Les dais des baies ne sont souvent que des puzzles de toutes provenances.Très souvent nous avions à fournir des armoiries disparues.et en compléter d'autres.

 

Baie 107   Lusson, peintre verrier du XIX° ,croyant bien faire, y avait fourni un INRI.  Nous avons fait l’échange et avons installé à la place, la queue de la colombe, image du Saint Esprit. Le reste du corps  de ce Saint Esprit trouvait alors sa place dans une tête démesurée que ce peintre verrier avait fourni pour remplir l’espace au-dessus de la barlotière. 106 pièces XIX°

 

Baie 108, Constat dramatique des pertes subies des parties supérieures XIX° d’une lancette  en l’espace de cinquante ans.

 

Baie 109 disparution de la tête de la Sainte Marguerite

 qualité de la peinture, mais  difficulté de la mise en plomb  de pièces non seulement épaisses mais tordues,

Baie 128Troisième fenêtre (sud)(1)

 

Baie 125        Le constat est amer. Il ne nous reste du XVe  siècle que quelques pièces de dais disséminées dans deux panneaux.

 

 

 

 

  En février 1998, suite à la restauration des neufs autres baies, aucune œuvre du XIXe siècle de cette baie n'a été remise en place. Il en sera de même de la 129. Quant à la 130, tout effacée, une neuve la remplacera. La raison en est que, pour ces baies ou éléments,  ce qui en restait ne collait plus avec l'ensemble des vitraux restaurés; grisaille trop sale, ou piéces trop effacées. Ces panneaux présentaient les défauts des baies du choeur

 

La raison en est que, pour ces baies ou éléments,  ce qui en restait ne collait plus avec l'ensemble des vitraux restaurés; grisaille trop sale, ou trop effacée. Ces panneaux présentaient les défauts des baies du choeur. Pour la lancette centr

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 10:16

L’AUTEUR ET LES COMMANDITAIRES. cD3 - 636

Pour l’auteur, nous ne pouvons souscrire à la proposition de Monsieur Le Men  offrant « Un peintre verrier de Quimper, nommé  Jean Soyer ou Souhier, dit Jamin y travaillait, pendant ces trois années. 11

A la page 302 de son opuscule, il ajoute que « le premier peintre de cette famille est mentionné en 1418 », cela au sujet d’un marché pour la restauration des vitraux de la cathédrale et de la chapelle neuve, que Le LeMen reconnaît comme étant la chapelle  absidiale.( pro reparacione vitrorum cappelle nove).

Depuis lors, tous les articles ayant trait au Vitrail et à la cathédrale de Quimper, donnent la paternité à ce « Jamino » de 1418 et au « Johannes, seu Jaminus Sohier, vitrarius, civis Corisopitensis »,  de 1474, car il faut bien donner un auteur à une œuvre connue.

Je ne souscris pas plus à l’assertion de l’abbé Alexandre Thomas 

« je dois ajouter que les vitraux eux-mêmes furent faits en 1417, 1418 et 1419, par Jamin Sohier,, père de l’artiste du même nom qui peignit les verrières de la nef et du transept » Nous verrons par la suite  que ce transept et cette nef ont nécessité  la présence de plusieurs ateliers, comme il en estt le cas pour ce choeur.

 

Les donateurs  se présente à genoux en avant de so,n saint patron. Les fenêtres di côté nord, évangile, leurs armoiries ont été détruite lors de la Révolution. de 1769, Ces vitraux seront restaurés par l'Etat

 

Ces vitraux du choeur,  ce sera aussi le cas pour les autres, ont été payés, pour ainsi dire de la main à la , par des commanditaires donateurs, ici des membres du clergé , des évêques , entre autre Bertrand de  deRosmadecet des seigneurs,  à un ou des  peintres verriers, cela en dehors des comptes de la fabrique. Peut-être était-ce un don en échange d’une fondation perpétuelle ou tout autre chose  que nous verrons avec la baie 113.  C’est pour cela que jusqu'à maintenant, aucun marché les concernant, en dehors de la baie 100, ne nous soit parvenu, en espérant qu’un jour ou l’autre, ils sortiront de  leur silence.

En tout cas, dans le choeur, nous nous trouvons devant un programme cohérent de vitraux,

 

Au sujet de la baie 123, de la nef, côté nord ci-dessus, dite Vitrail de Saint Maurice de Carnoêt,  il est constaté pa de Blois en 1820 que ce vitrail est bien endommagé Notre restauration de 1998 nous a poussé à remplacer sa défroque du moine à genoux de couleur noire par une blanche correspondant plus à l'iconographie des habis des  moines.

mis à part quelques apports étrangers et postérieurs, d’une grande qualité et qui est, sans doute, un témoignage intéressant de l’art du vitrail au tout début du XVe siècle.

La durée d’exécution assez courte,  la composition et opposition Nord Sud, le choix prédominant de la lumière, bien dans l’esprit de l’époque pour un choeur ne peut qu’y contribuer.Le chef d’orchestre de ce programme de vitraux ne peut être qu’un personnage hors du commun, car le seul fait  de réussir à réunir sur un même plan, sans tenir compte des prééminences et de la hiérarchie, des seigneurs, un évêque, des chanoines, devait être un pari fou et peut révéler un véritable talent de médiateur. Ce pourrait être l’évêque de l’époque, Bertrand de Rosmadec, s’il s’agit bien  de lui, qui s’est glissé humblement comme donateur  dans la baie 105.

 

 

 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 09:22

Lundi tout est gris

                                   Dans la vieille cathédrale

                                   Dans la musique angélique

                                   Où cent ouvriers casqués

                                   Bâtissent un échafaudage

                                   Plus beau que ceux des fusées

 

 

                                   Puis chez le maître verrier

                                   Le raccommodeur

                                   De lueurs anciennes

                                   Au fond du faubourg

                                   Choisissez bien votre verre

                                   Bleu de cobalt rouge manganèse

                                   Recouvrez-le de grisaille

                                   Laissez sécher

                                   Placez dans le soleil

                                   Et Maintenant lentement

                                   Avec un morceau de bois

                                   Des aiguilles des plumes d'oie

                                   Ou bien vos doigts

                                   Faites fuser des lumières

 

 

                                   Avec un pinceau de martre

                                   Modelez cette paupière

                                   Et la forme du sourcil

                                   Et cette ombre de sourire

 

 

            Passe un compagnon en blouse bleue, une rosace sous le bras,

            qui  perd en chemin  des bouts d'anges,  de vierges,  de rois,

            de draperies, d'auréoles. Tout  est gris sauf  leur  tintement.

 

 

                                   Rien n'est plus triste, père

                                   Qu'un vieux vitrail hors de sa place

                                   Car sa lumière et lui

                                   Etaient inséparables

 

 

                                   Sable et cendres font le verre, dit-il

                                   Et le désert surgit

                                   Oùrien ne se gaspille

                                   Sinon le temps

 

 

                              

                                   Pour faire jouer la lumière

                                   Telle est la leçon du verre

 

 

                                 

 

Un visage de larron sourit

                                   Qui ira au four cette nuit

 

 

                         Compère qu'as-tu vu

                                                                                  Jean Pierre Abraham

                                                                                  Véronique Caroff

                                                                                                          mai 1993

                                                                                  aux éditions Le temps qu'il fait

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 09:01

RESTAURATION DES VITRAUX DES BAIES HAUTES DE LA NEF.

 

 

 

            Sur les 127m2 de surface des baies hautes de la nef, les vitraux du XV° siècle ne font que 29 m2. Ils se répartissent dans huit des dix baies, avec des surfaces allant de 0,50 m2 à 5;22 m2, et cela essentiellement dans les lancettes. Seule la baie 131 conserve dans son réseau deux soufflets d'origine.

 

            La grande majorité de ces vitraux anciens, soit 21,39 m2, se trouve dans les cinq baies du côté nord, le côté sud ayant du probablement subir un grand nombre de tempêtes dont nous avons pour certaines des traces dans les archives de la cathédrale. 

 

 La restauration complête de ces vitraux nous demanda près de cinq mille heures de travaux à l'atelier et sur place. sous la direction de l'architecte en chef des Monuments Historiques Benjamin Mouton.

 

Les verrières hautes du choeur de cette cathédrale, datant dudébut XV° siècle sont au nombre de treize.

  

Pour ce côté sud, plus nous allons du transept vers le porche ouest, moins nous relevons la présence d'éléments anciens, 5,22 m2 pour la baie 124, 1,65 m2 pour la 126, 0;50 m2 pour la 128, puis plus rien du tout pour les 130 et 132. L'environnement de l’Hôtel de Rohan-évêché, semble avoir été pour quelque chose dans la conservation des premières baies, en tant que coupe-vent.

 

Travaux réalisés  en collages 4586, alors qu"à l'appel d'offres ils montaient  à 370

Pour les doublages simples nous passions de 50 à 59,

Pour les doublages evec peinture de 365 à 393

Quant aux pièces neuves ils passèrent de 275 à 3642.

 

 

Pour les baies hautes du choeur  nous avons  relevé

pour les seules  baies 113 et 115;  En  pieces neuves: le nombre de 857,En pièces de  doublages: 374; en  collages de pièces le nombre de 3230.

 

 

 

 

  

 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:54

Le 12 décembre 1793, le jour de la Saint Corentin des vitraux des fenêtres basses furent brisés, il en fut de même des tombeaux et des statues qui sservirent à un feu de joie.  Certains de ces  vitraux seront remplacés au  milieu duXIX°siècle. 

Très  vite, le lendemain de cette journée de Révolution, des panneaux de bois viendront couvrir ces baies 

 

Du 10 au13 décembre,1993, Deux Siècles plus tard,  les portes de cet édifice furent ouvertes,  après quatres années de travaux, avec  ébénistes, charpentiers,  doreurs,  échafaudeurs, maçons,  maîtres verriers, peintres restaurateurs, des chauleurs, des  polychromistes, tailleurs de pierres, Cette équipe,d'amis,  sous la maitrise de Benjamin Mouton. qui laissa échapper...le dernier jour," Dans une Cathédrale je ne suis jamais tranquille!"

 

 

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans cathedrale quimper -
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