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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 16:33
LA-CASQUETTE-001.jpg Brignogan, commune du Nord- Finistère où nous avons passé en famille deux jours de fête, de joie et de soleil, au bord de la  mer, LES 22 et 23  septembre.  Les rochers, la mer, les phares et sémaphores ont animé mon paysage.N'ayant  pas de carte marine et n'étant pas du coin, j'ai LE-CHAPELET-copie-1.jpgLE-GROSCAILLOU.jpgLE-PHARE-DE-LA-POINTE.jpgLES-rochers-roses.jpgLES-ILOTS.jpg  donné des noms à chaque objet, la casquette, la chapelet, le gros caillou, le phare de la pointe, le sémaphore, les rochers roses et les ilots. j'aurais bien aimé trouvé un rocher à qui je donnerai , les noms des mariès. j'ai bien pensé de l' écrire sur les rochers, mais je risquai de polluer un paysage magnifique , magnifique comme étaient les deux jours du mariage. EtLE-SEMAPHORE.jpgpour le cadre, merci
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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 05:43





BREST. --glise-st-LouisXX.jpgrue-de-SiamXX.jpg


LES VITRAUX DISPARUS DES DIVERSES EGLISES

CERTAINS lors du siège de 1944




Eglise Saint-Louis

Edifice détruit, dont les premiers travaux ont commencé en 1692.

En 1700-1703, Mathieu Brélivet, peintre vitriers y fait des travaux

Cette édifice, lors de l’époque révolutionnaire ,comme quasiment tous les édifices religieux, fut profané.
En 1794, Etienne François Marchand  exécute des réparations pour la remise en état, la somme se montre à 700 livres, 12 sols.

A la même époque,la chapelle de Saint-Sauveur et l’église des Sept Saints, toujours à Brest furent vendues comme bien nationaux Il y a de grande chance qu’il y avait des vitraux.

Toujours à Saint-Louis, ont disparues lors du siège en 1944, les quatre verrières de 1843 sur les quatre évangélistes, Disparurent aussi les quatre verrières de Lobin de 1853 sur la vie de saint Louis.

Subirent le même sort les vitraux  de la grande nef, de 1899 et des bas côtés, le bon pasteur, l'Enfant prodigue, la Samaritaine, Marie-Magdeleine aux pied de Jésus, la Multiplication des pains, l'Aveugle de Jéricho, la veuve de Naîm, la tempête apaisée.

Dans les bas côtés les principaux saints de Bretagne, Corentin, Judicaêl, Guénolé, Méloir, Mélard, Pol, Yves, Trémeur et Françoise d’Amboise, d'auteur inconnu

.La sacristie
était éclairée par un vitrail de plafond qui représente l'Assomption de la sainte Vierge, vitrail qui porte les armes de Léon XIII et de mgr Lamarche évêque de Quimper  Petit manuel paroissial 1919, presse libérale.

La Ll

car non relevéuu
aussi. du côté de l'évangile le vitrail sur l'apparition du Sacré-Coeu
Disparurent r, celui sur saint-Joseph guidant l'enfant Jésus, celui sur saint Vincent de Paul, celui représentant la Vierge au pied de la Croix, de même celui de Joachim, époux de sainte Anne. Histoire de l'église de Lorme,ingénieur des arts et manufactures.

.Chapelle de la Marine
du milieu du XVIII fut détruite au début du Xxième. A disparu un vitrail ayant comme sujet l’ Assomption d’un dénommé Boucher.L’auteur serait-il l’architecte de Saint-Martin ? difficile à dire.
;
-rue-trverse-45xx.jpgChapelle du Collège Saint-Louis.Elle a disparue lors du siège en 1944 Elle possédait au moins une verrière sur sainte Thérèse de 1929.

Eglise Saint-Martin
Des vitraux figuratifs de l’Atelier du Carmel du Mans, de 1881, ont disparus à la Libération

Eglise Saint-Michel.
Des vitraux figuratifs datant de 1918 ont disparus lors du siège à la Libération en 1944.

Chapelle Notre-Dame du Bon-Port, elle aussi endommagée en 1944 reçoit des vitraux de l’atelier Bony de 1957 détruits en 1975-1976 par vandalisme.
i

Eglise Saint-Laurent de Lambézellec,
qui fut remplacée au XIX°siècle par l’édifice actuelle, oeuvre de Bigot . En1749, il existait dans la maîtresse vitre, au plus haut de la baie un écusson aux armes de Bretagne et quatre armoiries dont une de Cornouaille.

Ont disparus lors du siège à la Libération en 1944, neufs vitraux du choeur et du déambulatoire, de 1865, de l’atelier Lobin de Tours : les sujets en étaient les saints Laurent, Herbot, Florent, ainsi qu’un vitrail sur Notre-Dame du Rosaire surmonté de la Nativité au bras sud du transept, et six scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament, au bras nord.

Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul de Quilbignon.Ont disparues lors du siège en 1944 trois fenêtres de vitraux figuratifs datant de 1856.

Eglise Saint-Sauveur.
IL est relevé des travaux de vitrerie en 1750, probablement des montages sous plomb,  l'auteur en était Mathieu Brélivet.La libération les a sûrement détruits.
s
Eglise Saint-Laurent, Seul indice :« filets métalliques pour protéger les vitraux » construite par Bigot dans le dernier quart XIXième, elle a dû recevoir alors des vitraux.

Chapelle de la Congrégation des Artisans, construite au début XVIIIième siècle, elle possédait deux vitraux offerts par un serrurier entretenu par le Roi, monsieur Jean Rolland. Il s’agit des deux principaux vitraux de la chapelle. Fond Abgrall, bibliothèque municipale de Quimper.

Chapelle des Cordonniers, en 1754, La Roche, vitrier y fait des travaux d'entretien.

Chapelle du Lycée de Brest.
Le 20 juin 1839, le collège était créé, le prince de Joinville, qui ne pouvait assister à l’inauguration en tant que parrain, offrit en plus du cabinet de physique, le maître autel, les vitraux et les ornements de la chapelle.


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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 06:01
CROQUIS LORS DE PROMENADE A COMBRIT LE LONG DE LA MER ET VERS LA POINTE EN PROVENANCE DE L'ILE TUDY.


un jour de beau temps  de mois de septembre,où la marée était basse  en fin de mois de septembre alors qu'une plateforme forrait les fonds  en vue d'un  rejet d'une station d'épuration  à la pointe de Combrit.
COMBRIT-nuage-5-001-copie-1.JPGCOMBRIT-nuage-2-001.jpgCOMBRIT-nuage-3.jpgCOMBRIT-nuage-4.jpgIle-Tudy-mar--e-basse.jpg
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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 05:20
,
                 BODILIS.L’ EGLISE NOTRE-DAME
                    SES VITRAUX DISPARUS.

                les travaux de vitraux au XVII° et XVIII°


De l’époque de sa construction, 1564-1574, nous n’avons aucun signe de la présence de vitraux de cette fin XVI°, si ce n’est des travaux d’entretien qui commence dès 167O. On peut noter  que ce relevé indique que l’édifice possède au moins un blason,  d’un seigneur se prévalant entre autre de Plougar dont Bodilis était la trève.

.        Les sources sont, en dehors de livres m’appartenant, la bibliothèque de l’évêché, la bibliothèque de la Société Archéologique du Finistère, le fond Abgrall de la bibliothèque municipale de Quimper, des articles de Pierre-Louis le Maître dans Le Progrès,

 
Actuellement restes de vitrerie XVIIe dans fenêtres bouchées lors de la pose du retable, 1695-1701.
1670, La Fleur de Landerneau répare les vitraux pour 39 livres 10 sous, ainsi qu’en 1672, pour 36 livres.

1672, Kerandel , maître architecte, maçon picoteur et peintre vitrier, accommode le châssis de pierre de la grande vitre qui donne sur le jubé.en1677, Kerandel aplanit le réceptacle et le soutien de la vitre neuve au bas de l’église.

1687, Robert Gellin, sieur de Traoulen,     écuyer, maître vitrier, expert blasonneur,  vitre les fenêtres de la sacristie et répare les autres vitres de l’église, 73 livres 45 sols.

La même année, Claude Grall peint les plombs des vitraux de la sacristie.

1690, le sieur de le Dourguy,  est autorisé à placer ses armes dans un vitrail. En 167O, il se prévalait de huit générations, références et montres de 1443à14481, paroisses de Plounévez-Lochrist, le Minihy et Plougar.

1693, Etienne Barazer    écuyer, sieur de Traoulen, maître vitrier, expert blasonneur, travaille pour l’église, 44 livres et 9 sols.  

1697, le même Robert Gellin répare des vitres pour 15 livres 9 sols. En 1702, il touche 124 livres 7 sols pour de nouvelles réparations aux vitres , et en1704, signe un marché «  pour entretenir les vitres de l’église et de la sacristie pendant le cours de six années à conditions d’être payé chaque année 10 livres. »


De 1708 à 1735, Jacques de Kergrach fait pour au moins 460 livres 10 sols de travaux.

1753, François Michelot entreprend des travaux, 55 livres, suivis d’autres en 1756,  1757, 25 livres 8 sols. Michelot. Maître vitrier (vers 1715-1788) dit Michelot l'aîné, est installé à Lesneven, , au moins de 1744 à 1752, puis à Landerneau, 29, paroisse de Saint-Houardon de 1753- 1758 et enfin à Brest, 29, 1777-1788, rue de N.D de Recouvrance, 7 livres de capitation.


En 1777, ( Jean)Baptiste Le Cann,  de Morlaix, avec des travaux importants, 330 livres, en 1781, 82 livres 16 sols, en 1782, 264 livres.


1786, 1789, Yves Poser de Lesneven, 105 livres et 75 livres.

1789 et 1790, Maurice Cam, travaux de vitrage pour 75 et 37 livres. De ces travaux, seuls les éléments signalés au début subsistent.

   

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 08:30
CROQUIS KERMOISAN TEXTE

Croquis d’un ensemble d’immeubles Hlm, datant d’il y a une quarantaine d’années, dénommé PICARDIE, dont les bâtiments vont être détruits  dans les 9 prochains mois. 

Ces bâtiments que j'ai vu grandir chaque matin en me rendant au travail.

Ouvriers de toutes nations mélés au français, dont les enfants ont été en classe avec les miens. Ouvriers qui arrivaient ne sachant pas où se trouvait Quimper, qui ont fait tous les métiers, et dont la majorité est restée, devenant des Français.

Passant dans ce quartier qui m’a semblé sinistre avec ces façades aux fenêtres fermés et portes murées , où il ne reste qu’une poignée d’habitants attendant leur relogement, je me suis arrêté et ai pris quelques croquis. Dehors, le silence, rompus par les rares passants qui sont des élèves, par groupes de deux ou trois, sortant de leur collège Diwan dans un sens, Collège Max Jacob, dans l'autre et coupant entre ce paquet de façades pour rejoindre leur chez eux, dans d’autres tours. C’est l’heure du repas du midi.

Qu' aurons-nous à la place? les arbres continueront-ils à ombrer des pelouses de jardins où les enfants, pas les chiens, auront le droit de se promener et de jouer. C'est un peu ce qu'ont demandé les premiers habitants de Kermoisan.Le " va jouer où" des mômes posant la question aux parents ne va, espéront le, pa se reproduire. leur lieu de jeux étaient alors les tas de terres, les bulldozers en sommeil, les escaliers. "Pelouse interdite!"

Quelles seront les souvenirs qu'emporteront ces habitants, avec eux, sous d'autre cieux.
?
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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 18:48




BENODET , BERRIEN et BEUZEC CAP SIZUN

                    VITRAUX DISPARUS

   
Mon travail n’a été que de collecter, dans quatre vingt dix pour cent des cas, des informations livresques  qui me sont passées entre les mains,  et que je conservais Profitant de la retraite, j’ai essayé de mettre de l’ordre, sachant bien qu’un tel travail ne peut jamais se terminer.Les sources sont en dehors de livres m’appartenant, la bibliothèque de l’évêché, la bibliothèque de la Société Archéologique, le fond Abgrall de la bibliothèque municipale de Quimper, des articles de Pierre-Louis le Maître dans Le Progrès, Commencé en 1954, je n’ai pas relevé que les grandes figurations, j’ai pensé que tout ce qui avait trait à la présence et à la vie des vitraux, comme les relevés d’armoiries, qui ne sont qu’une particularité, pouvaient  aider à nous donner une bonne idée de la richesse du vitrail dans nos édifices.





BENODET, Chapelle du Perguet.

En 1904, en la Maîtresse vitre, Crucifiement avec une Sainte Face et les armoiries des Fouesnant et d’azur au  griffon d’argent.
Maîtresse vitre comprenant Notre Seigneur en croix entre Vierge et saint Jean, puis dans le Tympan,la Sainte Face et deux blasons : de sable à l’aigle impériale d’argent becquée et membrée de gueules qu’est Bodigneau et les armes du Juch, d’azur au lieu d’argent et lampassé de gueules que l’on trouve aussi à Clohars-Fouesnant, soit isolées soit en alliances avec Bodigneau.
Abgrall, fond manuscrit, bibliothéque municipale ,Quimper.
En 1930, certains éléments traînaient dans l’herbe
Eglise Saint-Thomas
.Nef, vitrerie blanche en mauvaise état en 1981.

BERRIEN.
    Eglise Saint-Pierre.
Août 1765, vitre du côté épître, un écusson aux armes des Provost, d’argent à une bande fuselée de gueule, en alliance avec les armes du seigneur de Lesquelen, d’argent au lion coupé de sable et de gueulles.

BEUZEC-CAP-SIZUN.
    Eglise Saint-Budoc
.Incendie du 13 décembre 1936.

    Chapelle Saint-Conogan.

En 1988, dans  écoinçon de la baie du chevet, pièce XVIe verte avec dessin d’herbes. Dans baies 1 et 2, restes de kaléidoscope, proche de 1840.

    Chapelle de Lochrist.

1634, un écusson portant lévrier et lambeau dans les deux prochains panneaux de la sacristie, dans la vitre qui est au pignon du midy de la chapelle faisant l’aile droite de la dite église.
1656, armoiries des Treffien aux « endroits les plus éminents de la maîtresse vitre et aux vitres à l’aile droite dans le choeur »
1680, le 5.Juillet. Prééminences et droits honorifiques de la maison de Kerbeuzec. « Maîtresse vitre, au plus haut soufflet du côté du coeur, un écusson remply d’or face d’azur à trois fleurs de lys de gueule. »
1681, le 8 février, armoiries et écussons de Rospiec sieur de Trévien dans la grande et petites vitres.
1701, le 9 octobre, la grande vitre au maistre autel a trois jambages et des soufflets au-dessus de pierre de taille dans le supérieur desquel soufflets est l’écusson de France party de Bretagne et les deux soufflets qui sont partye au-dessous et a costé ont des écussons aux armoiries de Mollac. . . de la maison de Saint-Alouarn, et le soufflet du costé gauche a esté réparé depuis peu par de nouvelles vitres et plombs, et le Sieur de Trévien a dit que son écusson estoit en ce soufflet avant ladite réparation. Et le soufflet du milieu au plus bas a aussi un griffon des armes de Saint-Alouarn, les autres vitrages estans de verres peints et en assez bon estat a l’exception de deux petits trous qu’il faut réparer.
Vitre de la croizade du levant. La plupart de laquelle vitre sont rompu et brisé…il y a des verres blancs et des verres peints en mauvais ordre y ayant des trous en plusieurs endroits. Les soufflets au dessus sont ( les armoiries des) Mollac, Trévien, Treffrest.
Vitrage de la même croizade regardant le levant. Il y a pareillement trois jambages de pierre avecq cinq soufflets. Dans quatre il y a des anges et à celluy du milieu il y a un écusson de France et de Bretagne.. Le reste des vitres est peint à l’exception d’un panneau de verre blanc et au bas il y a deux endroits où il y a des ardoises pour bouscher les trous.
Vitrage de la croizade senestre. Vitrage à deux jambages de pierre de taille ayant des vitres  partye peintes partye de verre blanc, dans lesquels il y a deux petits trous. Le soufflet supérieur est un verre blanc, les deux à côté armoiries dont une de Trévien, au dessous, Guengat et Treffrest.
Dans le neuff, prez la balustrade, une vitre à un jambage de pierre au milieu, percée en plusieurs endroits de grands trous et audessus d’un soufflet aux armes de France et de Bretagne.
« Vitrage prez le jubé, a deux jambages et trois soufflets dont les vitres sont presque toutes tombées à la réserve des partyes desdites vitres peintes qui ont de grands troues y ayant des pannaux entiers tombés. »
« La vitre au midy de la chapelle de Saint Laurent est à refaire en entier et construite à neuff le restant y estant brizé et ruinés aussy bien que les deux vitres estantes au dehors du.. »
1758, aveu du 20 avril 1758, fourni par Dame Marie-Joseph Dondel, Manoir de Treffest.
« Droits décussons et armoiries dans les deux soufflets d’une vitre située au pignon de l’aisle gauche du choeur, autre écusson dans l’un des soufflets d’autre vitre vis à vis de la précédente ».
1793, janvier. Prélèvement de vitres à Lochrist pour remplacer en l’église de Pont-Croix les vitraux  armoriés saccagés.
Edifice démolie.  BSAF 1968
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 11:19
LE HALAGE COURT SUR LA RIVE DROITE DE L'ODET, DANS LE TEMPS NOMME LA PLUS BELlE RIVIERE DE FRANCE.  CE HALAGE, SANS DIFFICULTE, IL VIENT D'ETRE RESTAURE, NOUS CONDUIT A L'ABRI DES VENTS D'OUEST DU CAP-HORN  AU  PORT DU CORNIGUEL. DONT UN CROQUIS EST JOINT.


port-du-CorniguelX.jpg L'AUTRE CROQUIS PRESENTE LA COLLINE DE KERMOISAN,  AVANT 196O EN PENHARS. UNE  ZUP AVEC SES TOURS S'Y EST INSTALLE  IL Y A  PRES DE CINQUANTE ANNEES. LEUR DEMOLITION A COMMENCEKermoisanX.jpg
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 10:27





             ARGOL ARZANO AUDIERNE

INVENTAIRE DES VITRAUX DISPARUS DANS LE FINISTERE                                                   
   

Mon travail n’a été que de collecter, dans quatre vingt dix pour cent des cas, des informations livresques 
qui me sont passées entre les mains, depuis quarante ans, et que je conservais dans des enveloppes dans
un but utilitaire Profitant de la retraite, j’ai essayé de mettre de l’ordre, sachant bien qu’un tel travail ne peut jamais se terminer.
Les sources sont en dehors de livres m’appartenant, la bibliothèque de l’évêché, la bibliothèque de la Société
 Archéologique, le fond Abgrall de la bibliothèque municipale de Quimper, des articles de Pierre-Louis le Maître
dans Le Progrès,Commencé en 1954, peu féru  en la matière, je n’ai pas relevé de références au moins durant 20 années,
’espère que le lecteur m’excusera.Roger Barrié a été le premier à livrer un panorama des Vitraux Disparus en Bretagne. Je n’ai eu
 qu’à continuer.Je n’ai pas relevé que les grandes figurations, j’ai pensé que tout ce qui avait trait à la présence et à la vie
des vitraux, comme les relevés d’armoiries, qui ne sont qu’une particularité, pouvaient  aider à nous donner
une bonne idée de la richesse du vitrail dans nos édifices.

ARGOL.
Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul.

       
« Le devis formulaire des ouvrages à faire à la maison abbatiale de Landévennec, publié en 1782, mentionne la présence d’anciens vitraux et donne les dimensions des nouveaux. »
1692, maître Jacques Le Rober fait une vitre neuve vis à vis du grand autel et raccommode les autres vitres 134 livres 6 sous.
Kersalé, Vieux papiers, R. Barrié, Arts de l’Ouest 1971.

ARZANO.
Eglise Saint-Pierre-aux-Liens.


En 1891, lors de la pose de vitraux neufs, les vitraux « anciens » furent enfouis dans la terre. Interview de Monsieur Pigueller, maire en 1965.

AUDIERNE.

Eglise Saint-Raymond,


En 1607, Jean de Rospiec, seigneur de Kermabon consent la démolition de l’édifice en mauvaise état à condition que les armoiries soient remises en place. Dans le haut soufflet de la grande vitre : armoiries de Tymeur. Aux deux autres soufflets : Tymeur en alliance au côté de l’Evangile et côté Epitre avec Kermabon. Au-dessous, armes de Tymeur, au nombre de trois en alliance de Kermabon. Dans la vitre à côté de l’autel, côté de l’Evangile, étaient partout les armes de Kermabon.
En 1624, Hélène de Clisson, héritière de la maison de Tymeur, ayant épousée Alain de Rospiec, sieur de Kermabon, porta ses armes en la maîtresse vitre aux endroist les plus éminents.
1665, travaux de vitrage de Jacques Madec.
En 1782, il est reconnu que la seigneurie de Kermabon a eu de tout temps ses armes dans la maîtresse vitre. Il en est de même du Seigneur de Tymeur : ses armoiries étaient dans la maîtresse vitre et sont en supériorité de celles de Kermabon. On les trouve ensuite en alliance.
Actuellement vitrerie de l’atelier H.S.M. sous l’égide de Monsieur Cailleau , architecte des Bâtiments de France.

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 05:20
ILE-TUDY,DROMENADE DANS LES RUES DEVENUES PLUS CALMES BIEN QUE...mais il reste encore des voitures qui encombre la plus celle promenade de cette pointe.la marche à pied de leur propriétaire est à conseiller. le seul parking serait sur la mer!
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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 09:31




        PONT-CROIX, NOTRE DAME DE ROSCUDON,

        LA BAIE 3 ET LES RESTES D'UNE PASSION.

ci-dessus, saint Jean lors de la cène.
ci-dessous, la baie 3 telle qu'elle se voyait avant restauration.Elle était devenue au cours des ans un puzzle lors de multiples restaurations où les plombs de casse reliaient les pièces.



    Dans la seule baie, la 3, du côté nord mais s'ouvrant à l'est, il existait, depuis les alentours de 1898, époque de la restauration de l'édifice par Just Lisch, architecte en chef des monuments historiques, quatre panneaux de vitraux de la deuxième moitié du XVI ième siècle.

    Leur lecture était très difficile, mais il était possible avec beaucoup d'attention de découvrir quelques éléments plus narratifs pouvant indiquer la présence d'une Cène, d'une Mise au Tombeau, d'un probable Christ devant un grand-prêtre et un possible Jésus, roi des Juifs.

l'historique

    Ces panneaux avoisinaient les 70 sur 68 centimètres, et ils furent déposés en 1982 de leur emplacement,par l'atelier de vitrail,de jean pierre le bihan, lors de la restauration de la grande baie XVI ièmè du transept sud, cela par mesure de sauvegarde, les ferrures rouillées brisant et déchaussant les pièces. Ne pouvant être, par manque de place, être incorporés dans la baie XVI ième, ils attendaient une éventuelle restauration dont l'occasion se présenta avec le Concours du Pélerin Magazine de 1997.

    Les éléments d'origine

 Ils étaient noyés parmi plus de cinquante pour cent d'éléments étrangers, de provenances diverses, éléments indiquant les restaurations antérieures, pièces de couleur en verre plat du XIX ième, pièces peintes XIX ième utilisées comme bouche-trous, pièces de verre antique de couleur du XX ième, parfois traitées à la grisaille. Celles-ci proviennent de la dernière restauration qui eut lieue après la dépose lors de la guerre 39-45.
Certaines pièces, il en était de même pour la baie du transept sud, avaient été recouvertes d'une couche de peinture verte à l'huile, pour atténuer leurs couleurs trop criardes.
   
    La provenance des quatre panneaux,

    Comme nous l'avons vu plus haut, il existe dans la baie sud du transept des vitraux globalement du XVI ième, dont 24 figuratifs. Parmi ceux ci nous trouvons trois éléments d'une Passion très proche de la nôtre et que, probablement leur meilleur état, a du faire admettre dans cette fenêtre.

    Ils sont incorporés dans une Vie de la Vierge, majoritaire au point de vue des sujets tels qu'une Annonciation, une Nativitè, une Adoration des Mages ainsi qu'une Fuite en Egypte. Cette Vie de la Vierge se révèle être la soeur cadette d'une Nativité existant à Notre Dame du Cra
ne en Spézet datant de 1546.

    Cela ne nous indique pas où pouvaient se trouver ces 3 plus 4 panneaux de cette Passion. Serait-ce la baie du chevet, comme il en est souvent l'habitude au XVI ième en Bretagne?  Le relevé de leurs dimensions pourrait nous laisser envisager cette hypothèse, bien que l'édifice soit consacré à la Vierge.
   
    Il reste cependant un petit mystère a propos de la Cène. Elle nous interroge, car si au premier abord elle semble de la même veine, elle varie cependant par son écriture et par l'apport d'une recherche de jaunes d'argent et d'émaux plus poussée. Elle ne semble pas de la même main, ou alors, est-elle du même artiste mais quelque temps plus tard, et, faisait-elle vraiment partie de cette Passion?.Ici Judas lors de cette cène.

    On ne peut aller plus loin, n'ayant que trop peu d'éléments





    Datation,

    Au premier abord, et la datation de Spézet nous aide, il est possible d'admettre que cette Passion est de la deuxième moitié du XVI ième siècle.

    La sanguine, qui apparaît dès la fin du XV ième en France, et très timidement en Cornouaille dès le début du XVI ième, éclate de ses tons tirant au rouge, dans la deuxième moitié de ce siècle. Et c'est le cas ici, elle inonde les visages.

    L'autre apport pour une datation est l'emploi d'un émail bleu et, ici et là, d'un émail violet. Pour cet émail bleu, il est donné une date d'apparition postérieure à 1543.  Pour la Cornouaille, où son emploi est peu fréquent, nous n'avons pas de date,

    On peut donc estimer que cette Passion ne peut être antérieur à 1543-1546.

    D'après une Passion de Durer?

    Ce qui nous a amené à faire cette proposition c'est la façon par laquelle sont traités les visages et les barbes, spécifique à ce graveur, Plus la recherche avance, plus cela parait évident sans que l'on puisse dire que l'artiste verrier ait eu entre les mains des épreuves très proches des originaux. Des copies très libres, dans l'esprit, devaient semble-t-il circuler en Bretagne dans  les ateliers, car entre 1505, date d'une des Passions et 1546, plus de quarante années se sont écoulées.  Se servir des gravures de Durer n?est pas un cas unique ici. Nous le découvrons dans beaucoup de vitraux Cornouaillais .

    Le rapprochement ne peut se faire qu'en retournant la gravure.

Le rapprochement pour les quatre panneaux n'existe que dans la mise en place des personnages; et encore faut-il retourner les gravures de Durer. Cela nous est déjà arrivé en  maintes occasions dont une Vie à Nazareth de Notre Dame de Confort- Meilars. Cette dernière étant cependant plus proche de l'original de Durer

Utilisation de Passions de Durer autres que celle de 15O5.

    Non seulement la Passion de Durer de 1505 a été utilisée, mais l'exemple du St Jean de la Cène, voir plus haut, dont la position endormie n'est pas celle de cette Passion, mais celle d'une Cène de 1523, tandis que les bancs coffres sont proches de celle de 1511. Ce ne peut être une affirmation, car cette position endormie de St Jean est un schéma commun, d'avant et d'après Durer, qui possède une place importante dans l'iconographie chrétienne.

LA BAIE 3 AVEC  LES QUATRE  SUJETS  PLUS EXPLICITES DANS  LA PARTIE INFERIEURE.LES DEUX PANNEAUX DU HAUT SONT LA POUR  COMPLETER  CETTE BAIE.

    Une translation de personnages, seul ou par groupe, dans un sens ou un autre, a ici été utilisée, spécialement pour le groupe avec la Vierge dans la Mise au Tombeau. C'est un usage fréquent en vitrail, spécialement lors de l'utilisation en plusieurs fois d'un même carton comme Guengat-Gouezec ou Saint Fiacre, le Faouët- Saint Nic.

     La Cène,

    C'est le panneau de vitrail le plus compréhensible bien qu'il lui manque entre autre la partie haute avec .la tête du Christ, et c'est le Saint Jean qui affirme l'identité de cette scène. Au dessus de son épaule droite, une main, celle du Christ, présente probablement un morceau de pain, tandis que l'autre main repose par devant Saint Jean. Le visage de ce dernier, comme tous les autres visages, ainsi que les mains et vêtements sur verre incolore, est travaillé à la grisaille et à la sanguine, cette dernière par hachures parallèles plus ou moins longues pour apporter l'ombre et le modelé. En rouge très vif, elle accentue les lèvres, déborde par trait sur la commissure et cerne le menton. Elle court sur les cheveux roux de Judas, identifiable au haut de sa bourse qui apparaît coincée dans la ceinture de sa robe verte. Elle est aussi utilisée, avec un émail bleu pas très pur dans le faux marbre d'un banc- coffre et pour le pichet et la bassine lave-pied du Jeudi Saint. L'échange animé entre les participants, que l'on retrouve dans des Cènes de Durer, est décrite par les positions des mains et des visages autour d'une table de laquelle il ne nous reste qu'un élément de la nappe, un morceau du plat probablement en étain, avec, peut être, un reste d'agneau pascal et un couteau.( à gauche,calque de la Cène de Durer)
    Jésus devant le Grand-Prêtre,

    De Jésus,qui fait face au Grand-Prêtre, il ne reste que le visage de profil et son nimbe. Il est peint sur la même pièce de verre qu'un soldat à la longue barbe, un second apparaitssant entre eux deux. Le Sanhédrin est représentè par trois personnages coiffés de turban. Un rideau vert et un pilier ferment la scène. Barbu et aux longs cheveux coulant sur le dos, le Grand-Prêtre, dont on ne connaitra pas la coiffure, est habillé d'une robe rouge d'où sortent des manches bleues. Le langage de ses mains est incompréhensible. Il en est de même des éléments divers de la partie droite appartenant à des soldats.

    La mise au Tombeau,




    Au départ, c'est la courbe du corps du Christ dans le linceul qui nous a mis sur la voie. Ici aussi, travail de sanguine pour les éléments encore existants du Christ et du linceul. Deux personnages, Joseph d'Arimathie et Nicodème, portent  le cadavre, l'un en robe verte , le second dont il ne reste que la tête et un mince morceau de robe violette. Saint Jean, robe verte, manteau rouge soutient la Vierge dont seulement une partie du voile blanc, les mains jointes et une robe d'un violet-pourpre sont visibles.

  



 Jésus, roi des juifs


    Une tête à la couronne d'épines, une corde liant deux mains, une tige de roseau, ont été les éléments qui ont permis d'identifier ce panneaux. Robe ou manteau rouge à damas, robe blanche; botte jaune sur bas vert, armure bleu, têtes de divers provenances, chair du Christ flagellè, voilà les pièces plus ou moins grandes qui ont été rassemblées ici.

    La restauration.

    Nous étions devant un puzzle dont quelques éléments émergeaient. Nous nous devions de ne conserver que les piéces anciennes et de recomposer l'ensemble, après identification, déssertissage et collages des pièces.

    Nous aurions bien aimé complèter les manques mais justement ces manques nous faisaient défaut. Cette Passion ne présentait pas l'avantage des autres Passions cornouaillaises où le même carton avait été utilisé , ce qui nous aidait dans la reconstitution par calque de la verrière existante.

     Nous ne pouvions inventer sans trahir l'oeuvre. Aussi nous avons, après réflexion, et proposition à messieurs Philippe Bonnet, inspecteur en chef des monuments historiques, et Pierre Alexandre, architecte des Bâtiments de France, décidé d'offrir un fond uniforme légèrement teinté neutre et rehaussé de grisaille en complément des éléments reconstitués.

    La place de ces    "quatre plus trois" panneaux d'une Passion dans le vitrail     cornouaillais.

    Il semble que leur place est unique actuellement. Depuis quatre siècles bien des oeuvres de cet atelier ont pu disparaître. Cet atelier n'a rien à voir avec ceux des Passions cornouaillaises du XVI ième. Il y a peut être, une certaine affinité avec la Passion de Saint Herbot en Plonevez du Faou où il est aussi employé  des sanguines fortes et des émaux bleus  Le dessin marque une certaine vigueur comparable à ici. Mais il est difficile d'avancer plus sans avoir un panneau dans les mains.

     Cet atelier est peut être l'auteur d'une Dormition de la Vierge  dont quelques éléments disparates apparaissent dans un panneau de la baie ouest.  


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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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