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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 09:06

 Vu l'importance de la corrosion affectant les verres, une protection des vitraux s'avèrait indispensable du côté extérieur.

 

 De plus, sur les panneaux anciens  autant que sur ceux du xix°siécle, des pêrtubations sur la face intérieure dues  aux vergettes droites passant devant les pièces de verre, il a été  décidé qu'une verrière de doublage était nécessaire.

 

 

destesesin suivait au plus prêt le réseau des plombs;. Ces vergettes en forme eétaient faites en rond de 8mm en inox. elles étaient scellées de 5mm dans le mor; leurs attaches étaient au nombre moyen d'une par  cm.

Vu l'importance de la corrosion affectan les verres, une protection des vitraux s'avérait indispensable du côté extérieur.

Une application d'un film de rési,ne ne pouvait être envisagée.

c'est pour quoi une double verrière en vitrail fut exécutée, dont le plombage devait suivre exactement le plombage de la verrière ancienne. que nous venionsde restaurer et qu'il fallait protéger

 

La double verrière doit assurer l'étancheité extérieure et permettre une ventilation forcée de bas en haut, ce qui ne peut être q'un bien pour les faces  externes des vitraux anciens

 

 La mise en place de ces doubles verrières, vitrailancien et verrière de doublage, pour des raisons  d'équilibre et de résistances au flambement, nousoptons pour une option à balancier à doubles pannetons traversant le fer central et les feuillards; Ces barlotières furent

  exécutées en fer galvanisé peint de trois couches de peinture glycéro;un fer à T futfourni haque lancette maintenant le premier panneau et assurant l'ouverture de la ventalisation basse

Pour la ventilation du haut, en plus des aérations ouvertes à chaque barlotière, une ou deux des pièces du sommet de la lancette étaient posé de  biais, cachant ainsi d'en bas l'ouverture.

 

du côté intérieure, unejupe en tole formée est posée sur c haquebarlotière

 pour supprimer de

la moindre apparition du jour.pouvantpasser par les regards des tenons

 

Pour cette double   verrière il est utilisé nous avons utilisé un verre normal de 4mm incolore sur lequel un dépoli cuit est posé

 

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 17:08

 Le nettoyage des verres des vitraux du XV° du choeur.au trempage.

 

Tout d'abord, panneau par panneau, ces vitraux furent trempés dans des bains d'eau successifs puis lavés à la douchette, espérant ainsi dégager les cratères.

 

Un trempage danq du chlorure de potassium d'une durée surveillée ( de 3 jours à 15 jours) facilitait le démontage ou déplombage de ces panneaux, qui la plupart avaient subi un masticage à l'huile de lin et blanc de meudon additionné malheureusement de chaux et autres produits. De plus, ce masticage liquide qui  devait assurer l'étanchéité, avait éié fait à la grosse brosse imprégnant ainsi  la majorité des cratères.

 

L'emploi de compresses pour le nettoyage.

 

Les verres de couleur brunâtre, ce qui est due à une zone pertubée, sont nettoyés grâce à lapplication de compresses. Celles-ci étant imprégnées d'un mélange liquide d'acide oxalique et bicarbonate dammonium.  Toutes ces mesures de nettoyage sont des methétodes douces,   Nous n'avons pas utilisé d'abrasion mécanique comme le micro sablage, ni chimique tel qu'acide oxalique et bicar bonate d'ammonium , qui furent utilisé au siècle précédant.

 

La suppression des plombs de casse, lors de la restauration EST remplacés par une colle  et des doublages

 

Les pièces non grugées ont été recollées avec une colle à base de silicone,  transparente ou opaque.Mais si la pièce était trop brisée un doublage de verre estposé du côté extérieur, maintenu par on cordon de colle Pour les pièces grigées nous incorporions des greffes de verre  collées, le verre de doublage toujours du côté extérieur

Ces verres de doublages on très souvent servi pour réaffirmer des pièces anciennes dont les traits avaient disparu.

 

  Dans le cas de pièces trop brisées, à partir de 3 morceaux et par là fragilisé, un doublage en verre de 3mm est posé du côté extérieur

Certains verres anciens que nous devions doubler étant bombés ou possèdant des épaisseurs variant de 2 à 5mm un thermoformage du verre de doublage était nécessaire.

Aucune retouche à froid des pièces anciennes n'a été exécutée, pas plus qu"une recuisson.

 

La remise en plomb

 

Elle fut exécutée en plombs de 8mm, du 12mm servent pour les côtés. Une bande sz plomb fut installée et matée sur la pierre, à la pose cela pour éviter tout passage de lumiçtr par les côtés.

 

Pour supprimer la brillance de l'étain, chaque soudure fut peinte sur la face intérieure

 

Le masticage Il fut exécuté à l'huile de lin et blanc de Meudon sur les deux faces, au doigt, plomb par plomb, pour éviter la dépose de c e produit dans les cratères. au paravant, une couverte d'eau était posée par mesure de précaution.

N

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 15:37

  Les collages des pièces devitraux

Au cours des siècles, ici  cinq en cette cathédrale, les pièces de vitraux, lorsqu'elles étaient brisées, et lorsque cela était possible, des plombs réunissaient les divers élèments de la même pièce. Cette façon de procéder gênait la lisibilité de l'oeuvre. Pour y remedier le LRMH( laboratoire des monuments  historiques) conseille d'utilliser une colle silicone qui eépond à tous les paramêtres demandés: pas de réaction au U. V. - Souplesse, - réversibilité, - aucune réaction aux <U.V.

La décision  d'éxécuter le maximum de collages fut prise  en accord avec messieurs les architectes. Et veillant à la qualité de l'oeuvre, devait répondre un travail très sérieux. Leur nombre est ainis passé de 370 à 4586

 

LES Pièces neuves, Plusieur cas de cette fourniture se présentent à nous lors de ce chantier de restauration Pour les vitraux de la nef, les pièces neuves sont passées de 275 à 3642.

 

Cette augmentation importante des quantités de certains articles, tels les collages et pièces neuves a donné un dépassement du marché.  Ces collages et pièces neuves nous n'avons pu les constater qu'après une dépose complète des vitraux suivis d'une étude en atlier. Dans l'édifice, les vitraux se trouvaient à plus de 16 mêtres

 

Les zones lacunaires ou incrustations

 

Parmi les pièces cassées que nous devons recoller, apparaissent des manques dites " zones lacunaires" Elles sont dues au grugeage des pièces lors des précédantes restaurations et aussi à la disparition d'éléments de pièces. Pour y remedier, nous y inscrustons des pièces de verre peintes et cuites. Ce travail est essentiellement  exécuté pour les vitraux du XV° siècle.

 

La fourniture des pièces  de verremanquantes Dans ces cas, autant du XIX° qu'au XV° ces pièces seront rétablies

 

La fourniture de pièces neuves dans des panneaux neufs.

Il s'agit de panneaux entiers du XIX°qui sont remplacés par du neuf  la raison: dessin de mauvaise qualité ou grisaille se décollant. chaque pièce est comptée à l'unité. Le coût d'une copie est moins onéreux que sa conservation 4 collages + 1 doublage = 220f contre 110 pour une neuve

 Cette option n'est exécutée qu'après une réflexion de l'architecte

 

 

Le remplacement des pièces XIX°  La qualité picturale et l'état de ces pièces ne sont pas extraordinaire. Elles présentent de nombreuses casses qui écessitent un doublage.

Le coup d'une copie est moins onéreux que sa conservation. 4 collages +1 doublage monte à 220f contre 110f pour une neuve prix fin Xix°

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 18:17

L'an mille sept cent soixante quatre le vingt cinquième jour de janvier, avant l"après midi,

 

 devant  nous notaires de la cour et juridication  de Pontivy, siège principal du duché de Rohan, pairie de France et de la réformation avec soumission à la dite cour, a comparu

l'honorable(1) homme Jean le Bihan, fils juveigneur de Guillaume Le Bihan, demeurant au village de Querio paroisse de Noyal Pontivy, évêché de Vannes  Lequel aux fins de la bannie publique tendant à faire fournir aveu des domaines et héritages mouvants du duché de Rohan en la paroisse de Noyal Pontivy

 

Jean Le Bihan reconnaisait et déclarait d'être le sujet et vassal du très haut Rohan Chabot duc de Rohan

 

Par la suite apparait un inventaire de la tenue située au village et dépendances de Querio; la maison principale,  une galerie, des écuries  une autre maison, une grange, une aire à battre, un puits, un four de pierres de taille, un jardin, quatre vergers,six pièces de terre, une quantité   de terre labourable,de terre en pré, de terre froide.

 

 LeJean Le Bihan de Kerrio, Juveigneur, est l'un de nos lointains ancêtres, portant le nom de Le Bihan, se déclarant laboureur , est né vers 1723 et mort en 1802 en Noyal Pontivy 

 il est le père d'un Jean Le Bihan  aussi laboureur, né en 1757, mort en 1815 1757 à Noyal Pontivy, épousera une Elisabeth Allanic et donneront le jour à un troisième Jean Le Bihan, cultivateur, époux de Mathurine Le Dain

 

Marie Jeanne Le Bihan né en 1824, épouse de Jean Rivalan,   c'est elle qui épousera par la suite Félix Le Bihan, docteur dePontivy père d'Yves Le Bihan,  père de moi-même l

 

La tenue de Kérion  est resté depuis le XVI° siècle aux Le Bihan dont le dernier que nous avons rencontré  en 1998 nous annonça qu'il  venait de prendre sa retraite.

 

Le propriétaire ici est le seigneur de Rohan  qui donne la jouissance au domanier,Jean Le Bihan,  moyennant une rente annuelle. le fond restant une proprièté du seigneur à ce fonds sont assimilé les arbres  d'une certaine taille. 

 

En qualité de gens notables de Noyal, ils avaient, de père en fils, le titre  de trèsoriers d'une antique chapelle du voisinage;  Jean le bihan juveigneur,  décida  vu l'époque, Révolutionnaire de cacher les trésors de la paroisse;

La suiterst écrite par   François Cadic qans l'opuscule: "Chants des Chouans" edition Slatkine 1981

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 14:05

S PREEMINENCES

Procès verbal de la châtellenie de Morlaix-Lanmeur. Archives départementale Finistère

 

Procès verbal de la seigneurie du Juch. 14. 7. 1639.

 

Procès verbal des prééminences L’Honoré, registre de parchemin de 47 feuillets, en couleurs, coté 24 J 72. Archives départementales d’Ille-et-Vilaine.

Procès verbal de la châtellenie de Morlaix-Lanmeur. Archives départementale Finistère

 

Procès verbal de la seigneurie du Juch. 14. 7. 1639.

 

Procès verbal des prééminences L’Honoré, registre de parchemin de 47 feuillets, en couleurs, coté 24 J 72. Archives départementales d’Ille-et-Vilaine.

 

Prééminences de Carman.

 

Le fils de François, Charles de Maillé, marquis de Carman fit dresser un «  Bref estat des Prééminences du marquisat de Carman et Comté de Sizploe de mesme qu’elles sont les églises, couventz et chapelles, tant en pierre, boys, vistres et aux listières en Léon. »Manuscrit qui contient les dessins au lavis de 72 verrières du pays du Léon exécutés par Jean Bourricquen en 1614.

 Le document était conservé au château de la Ryais en Moreac, Morbihan, chez les  du Plessis du Grenedan.

Le Guennec  a calqué ce manuscrit.

 

 A l’inventaire,  il existe des photocopies faites par  Yves Pascal  Castel sur un document prêté par le docteur Laurent qui a connu Le Guennec Ce document n’est pas l’original. Sur toutes les feuilles, le texte est tapée à la machine  sauf les pages 2, 6 bis, 8, 9 bis, 11, 19, 19 bis, 21, et 26, où le texte en vieux français cohabite  avec la frappe. Couffon signale que le document était entre les mains de la Société Archéologique dont les ressources n’étaient pas suffisantes pour permettre l’illustration de cette notice. Si l’on regarde les Le Guennec reproduites dans son livre, le texte est en vieux français, cela signifie deux exemplaires.

 Si l’on étudie plus loin, vers l’original, il semblerait que le dessin de l’architecture des baies est approximatif. Pour celles de Saint-Jean-Balanant en Plouvien,  l’architecture des fenêtres ne correspond pas du tout à celles en place actuellement, et qui remonte bien au-delà de cette époque de 1614.. Pour les personnages cela dénote des restaurations et des abus de blason comme il en était la coutume jusqu’au XVIIIe siècle.

En 1941, le document a été entre les mains du vicomte Frotier de la Messelière qui en a copié un certain nombre avec une grande liberté. Ils ont paru dans certains livrets du chanoine Pérennes.

De Carman.

 

Alain de Villemavan +1253 ou 1263

-         - - - - - - - - - - - - - - -

Béatrice de Kermavan, mariée à François de Lesquellen   « Doue Araog »

 

Alain de Kermavan 1241 1294.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _                                        Tanguy de Carman épouse Eliette du Vieux Chastel.1407

Tanguy de Lesneven, marié à N.. de Rohan 1381

                                   I

Alain de Kermavan, + 1407, marié à Jeanne de Rosmadec

                                 I                                                                       

__Tanguy de Kermavan 1418 1453, marié à Marguerite de Pennaneach.

____________i________________________i___________

Tanguy 1488                                    Jean de Kermarvan

 Marié à Marguerite du Chatel                 évêque de Léon de 1507 à 1514.

                        I

            Tanguy, marié en 1510 à Louise de la Forest.

Les plus anciennes encore existantes sont les armes ducales de  Saint-Méen, de la première moitié du XIIe.

 

Signes de reconnaissance, lors des dernières croisades, les armoiries passèrent très vite dans les vitraux, les illuminant de leurs couleurs vives.

 

Les nobles tiennent à leurs armoiries et à leur représentation car dans le système féodal, la figuration ayant une signification sociale qui essaye d’une certaine façon de compenser le malaise généralisé du féodalisme, fortement ébranlé par les crises des XIVe  et XVe siècles. Ils veulent ainsi affirmer leur place au sein d’une hiérarchie dont ils sentent confusément une structure en voie de modification. Le don à l’église accroît les mérites individuels et constitue un poids à jeter dans la balance du Jugement Dernier.(3)

 

Du simple blason, on passa très vite à la représentation en images du seigneur présenté par son saint patron., souvent accompagné de son épouse et de ses enfants. Leurs visages sont souvent stéréotypés, de même que la pose et des armures, ces dernières varient suivant les époques et les progrès des armuriers.

 

Le saint protecteur et intercesseur efface leur interrogation face à la mort et à la crainte du néant.(.4) La recherche du souci de gloire éternelle n’est pas à négliger, et, du coup, le vitrail semble plus préoccupé d’instruire les foules du nom de riches personnages que de scènes tirées des évangiles.

 

Tout cela semble se passer très bien du côté des curé, ou chapitre  des églises et des cathédrales Il y a là source de profits. Leurs édifices se closent.

 

 

 

 

                        I                                                                      I

Charles marié

 

Tanguy marié à Catherine de Rohan,

sans enfant.                                                  Françoise mariée en 1541 ( 1530) 

                                                                                   Jean  de Plusquellec.

««  autre ne veuille «   qui obtient et reprend le nom de Kermavan.    

____________________________________________________I___________________

 

sans enfant.                                                  Françoise mariée en 1541 ( 1530) 

                                                                                   Jean  de Plusquellec.

««  autre ne veuille «   qui obtient et reprend le nom de Kermavan.    

____________________________________________________I___________________    I                                              I                       +           I

Claude +1614, héritière de ses frères Mariée à François Maillé

de Carman,

                                                                                  tué en duel en 1600 à Landéda

Par le seigneur Guillaume Simon

de Troménec.

Jean de Guermand noyé en

1565, à Malte, en prenant                                                                                 I

un bain avec de Guise ;                                                                                        I

                                               Maurice épouse Claude Goulaine        I

 

Charles de Maillé de Carman, marquis en 1612 mort le 24 6 1628.

Donatien, tué en duel le Vendredi-Saint1652, à Berrien, épouse en 1e noce le 19 1 1644 Mauricette de Ploeuc

Qui épouse en 2e noce Marquis de Montgaillard  . Celui-ci tua Sébastein le Palp, chef de la révolte du Papier Timbré, à Poullalouen, en 1675. Lui-même tué en 1676 par un de ses lieutenants.

 

                        I                       I                                              I

Fils tué en duel               Sébastien, mort en1674               Henry, marquis de Carman 1650- . 12             à la bataille de Senel.                              Mort le 4. 12. 1728.

.marié en 1674 à Marie Anne du Puy de Murinais + 1707, amie de Mme de Sévigné, en 2e noce Louise de Kersaint-Gilly

 



____________________________I______________________________________

 

Donatien, tué en duel le Vendredi-Saint1652, à Berrien, épouse en 1e noce le 19 1 1644 Mauricette de Ploeuc

Qui épouse en 2e noce Marquis de Montgaillard  . Celui-ci tua Sébastein le Palp, chef de la révolte du Papier Timbré, à Poullalouen, en 1675. Lui-même tué en 1676 par un de ses lieutenants.

 

 les prééminences.dans Les diocèses de  Cornouaille et le Léon

 

 

Jusqu’à l’époque révolutionnaire, la Bretagne peut se prévaloir d’être la région la plus riche en blasons et armoiries dans les vitraux et chapelles.

 

 

 

                                                                                                                   

 

 

 

Dans la grande majorité des cas, ces  marques honorifiques emplissent les réseaux des fenêtres. Leurs enlèvements en 1790 à 1792 (1), parfois avec des dégâts aux pièces environnantes,(2) est une perte irréparable pour notre patrimoine. Mais cela peut parfois tourner au drame, comme nous le raconte Roger Gardennec : le 22 mai 1793, un nommé Cabestan, monté sur une échelle, se met en devoir de briser les blasons des vitraux. Non seulement, il faillit se rompre le cou, mai évita difficilement de se faire lyncher par la foule des femmes en colère.



Cette époque met fin, du moins en partie, à cette mode, devenu  un droit, d’étaler ses prééminences.

 

 Depuis la fin du XIIe siècle, la noblesse veut ainsi afficher sa supériorité de rang, de dignité et de droits. Les plus anciennes

supériorité de rang, de dignité et de droits. Les plus anciennes encore existantes sont les armes ducales de  Saint-Méen, de la première moitié du XIIe.

 

Signes de reconnaissance, lors des dernières croisades, les armoiries passèrent très vite dans les vitraux, les illuminant de

supériorité de rang, de dignité et de droits. Les plus anciennes encore existantes sont les armes ducales de  Saint-Méen, de la première moitié du XIIe.

 

Signes de reconnaissance, lors des dernières croisades, les armoiries passèrent très vite dans les vitraux, les illuminant de couleurs





Dans le système féodal, la figuration ayant une signification sociale qui essaye d’une certaine façon de compenser le malaise généralisé du féodalisme, fortement ébranlé par les crises des XIVe  et XVe siècles. Ils veulent ainsi affirmer leur place au sein d’une hiérarchie dont ils sentent confusément une structure en voie de modification. Le don à l’église accroît les mérites individuels et constitue un poids à jeter dans la balance du Jugement Dernier.(3)

 

Du simple blason, on passa très vite à la représentation en images du seigneur présenté par son saint patron., souvent accompagné de son épouse et de ses enfants. Leurs visages sont souvent stéréotypés, de même que la pose et des armures, ces dernières varient suivant les époques et les progrès des armuriers.

 

Le Saint protecteur et intercesseur efface leur interrogation face à la mort et à la crainte du néant.(.4) La recherche du souci de gloire éternelle n’est pas à négliger, et, du coup, le vitrail semble plus préoccupé d’instruire les foules du nom de riches personnages que de scènes tirées des évangiles.

 

Tout cela semble se passer très bien du côté des curé, Du chapitre  des églises et des cathédrales Il y a là  une source de profits. Leurs édifices se closent.

 

L’EGLISE PREND POSITION

 

 

Aussi à partir du XVe siècle, l’église veut y mettre le holà, et tente de définir les règles et les droits de la figuration. En 1407, l’évêque Henri Le Barbu(5) défend de laisser mettre au rang des usages dans les églises, le portrait de qui que ce soit, à moins que la représentation ne soit celle d’un homme ou d’une femme à genoux et qui prie.

Dans les mêmes années, l’évêque de Nantes réglemente la coutume féodale par laquelle le seigneur du fief ou le seigneur fondateur, s’autorisait à placer son effigie et ses armes sur les vitraux des églises. (6)

Dans les statuts de Tréguier de 1445, on note que «  des nobles et des marchands de nos cités et de notre diocèse font poser dans les vitres de nos églises des armoiries et insignes, soit par dévotion, soit par ambition et vanité. Ils prétendent de ce fait que la vitre leur appartient, à eux et à leur héritier. Par les présents statuts, nous déclarons que cela ne leur donne aucun droit de propriété sur ces fenêtres, pas plus sur les tombes ou autres endroits des églises et chapelles .(7)

Les nobles, par leurs armoiries et leurs représentations continue d’envahir les édifices. Les peintres vitriers ne demandent  pas mieux, le clergé aussi. L’église se doit une énième fois  de menacer d’excommunication et d’amendes. En 1481, Pierre du Chaffaut, évêque de Nantes, tape plus fort en défendant à qui que ce soit, sous peine d’excommunication et de 1000 livres de monnaie courante, de faire peindre ses armoiries sans en avoir préalable ment reçu son autorisation » (8)

1499, Raoul LeMoël sort des ordonnances synodales devant l’invasion dans les chapelles des armoiries. Il faudra donc une autorisation de l’évêque, le consentement du recteur et des paroissiens et consentir un don.

 

Coup d’épée dans l’eau, Cela continue de plus belle, parfois dans le sang et devant ces fureurs homicides des seigneurs pour la possession d’une prééminence, une ordonnance de François Ier intervient en Bretagne à partir de 1539.  « Avons ordonné, qu’aucun, de quelque condition qu’il soit, ne pourra prétendre droit, possession, autorité prérogative, ou prééminence, sinon à la condition qu’il soit patrons ou fondateurs d’icelles et qu’il en puisse promptement informer par lettre de noblesse ou titre de fondation. 

 ne pourra prétendre droit, possession, autorité prérogative, ou prééminence, sinon à la condition qu’il soit patrons ou fondateurs d’icelles et qu’il en puisse promptement informer par lettre de noblesse ou titre de fondation. »

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 10:55

LES DONATEURS XIV°, XV°, XVI° siècle  cD3 - 636

 

                       

            Il semblerait que le premier donateur sur un vitrail fut l’abbé Suger à la basilique de Saint-Denis au XIIe siècle.

 

 

Ils sont très souvent en orant, représentés de la même façon, de profil, à genoux, sur un coussin à pompons, devant un prie Dieu gothique recouvert d’une étoffe et où est posé le livre des Ecritures.

 

Le donateur laïque peut porter une chemise, un justaucorps ou un manteau et laisse découvrir son armure, l’épée et le heaume sont ses attributs. Le blason se voit soit sur le manteau, soit sur le poitrail, soit sur le prie Dieu.

La donatrice, l’épouse du donateur, est elle aussi en orant. Elle porte ses armoiries sur ses vêtements. Elle  revêt ses plus beaux atours.

La famille entière père, épouse, filles et fils sont aussi représentés.

 

                       

          

 

.

 

 Il est rare que les visages soient des portraits. Le portrait stéréotypé est souvent utilisé. Il peut arriver que les générations suivantes à qui incombaient la charge de l’entretien y place leur propre portrait.

 Il arrive lors de la perte du visage d’origine par bris, que celui soit remplacé par un autre d’autre provenance.

On ne se gêne pas s’il s’agit de celui d’un Saint, que l’on retaille à la dimension voulue, on va même jusqu’à poser des visages à l’envers.  Il en est des blasons qui évoluaient, et changaient de famille, Cela donnaient souvent nourriture à des procès et des bagarres épiques.

 

 Quant au saint protecteur on n’y touchait pas. Il n’avait pas toute l’intention des héritiers.

 

Celui-ci, dans la majorité des cas était le saint patron du donateur. Il facilite la recherche de l’identité du donateur, le blason ne suffisant pas parfois pour affiner cette approche. 

 

Ce saint patron est la garanti du salut, il accompagne le donateur dont il a la charge. Son geste des mains l’indique bien, une main sur l’épaule  de son pupille, l’autre vers le ciel dans un signe d’accompagnement. Parfois la main posée sur le dos semble vraiment pousser le donateur, c’est le cas du saint Jean-Baptiste de Guengat, à Saint-Nic, la main ne touche pas le donateur.

Les donateurs sont parfois nombreux dans la même verrière, c’est le cas de la baie 4 du XVe de Guengat où i ils se retrouvent à plusieurs couples.

 

En Cornouaille, on ne trouve pas de donateur offrant une maquette d’église, seule exception, à Pont-Croix, où un donateur porte un calice.

  

L’armure suivait le même stéréotype et été faite sur le même verre gris bleu proche de la réalité. L’hermine est à profusion dans l’habillement.

Le donateur du clergé subit les mêmes contraintes de pose. Lui aussi est revêtu de ses plus beaux vêtements liturgiques et particulièrement de Chappe brodée. Il s’agit très souvent de chanoines, trèe souvent  de famille noble, dont il porte l’écu. On trouve aussi des évêques, des moines. leur saint protecteur est souvent un membre du clergé, tel un saint évêque, ou plus simplement un apôtre.

Il est un lieu où on les trouve rarement, sauf dans les blasons du réseau, il s’agit des Passions du XVIe de Cornouaille.

Ils peuvent remplir à eux seules une baie, c’est le cas à Ergué-gabéric , en l’église ,où dans la baie 1, avec le mari et l’épouse.

 

Briec, Garnilis, Briec,5 Sainte-Cécile, Ergé-Gabéric, église baie 1,  Guengat, Kergloff, La Martyre, Morlaix, Cuburien,  Moncontour, Ploermel , Plouvorn, Keruzoret, Pont-Croix, Pouldavid, Quéménéven, Notre-Dame de Kergoat, Quimper, Cathédrale, Saint-Divy, Saint-Nicolas du Pélem, dossier photos vitraux 2 Tonquédec. Trégunc, Notre-Dame de Kervern

 

Le donateur peut avoir plusieurs saints patrons.

 

Les donateurs, recherchent aussi  à se faire connaître  et ce  semble-t-ilpar leurs armoiries. Celles-ci  risquant de ne pas être toujours  compréhensibles, ils fond ajouter leur nom parfois sur un phylactère. cD3 - 635

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 14:35

Réflexion  sur  les donateurs. et les fidèles

 deLa cathédrale de Quimper, les donateurs et les fidèles.des XIV au XVIe siècle

Les donateurs et leurs armures.

 Pour Michel Mazèas.

 

«  C’est aussi une indication sur les façons de penser de cette fin du XVIe siècle en Bretagne.

Cette  coutume d’inscrire les noms relève du principe catholique du « Salut par les œuvres » auquel Luther oppose «  le salut par la foi ». C’est un aspect de mentalité optimiste qui récuse le pessimisme de la prédétermination, la hantise du doute, l’inquiétude luthérienne et sa perpétuelle interrogation. Elle est une forme « d’indulgence » dont les abus ont été l’un des révélateurs des autres formes du détournement des enseignements de la bible.



 Pour René Jean, "Les arts de la terre". 1911

 

« Le vitrail semble plus préoccupé d’instruire les foules du nom

d’un riche personnage que des légendes saintes. »

 

Pour Roger Barrié  thèse paqe 113

,p.113.

 

 La présence du donateur et son droit à la figuration sont justifiés par sa position dans la système féodal, de même que le droit d’afficher les armoiries dans les verrières.

La signification sociale de ces figurations peut être considérée comme une réaction compensatoire au malaise généralisé du féodalisme. Au moment où la centralisation du pouvoir monarchique donne à nouveau les moyens d’existence à la classe nobiliaire fortement ébranlée par les crises du XIVe et XVe siècle, il ne reste plus au seigneur qu la puissance théorique de l’image pour affirmer par analogie sa place au sein de la hiérarchie sociale dont il sent confusément la structure en voie de modification.

On peut aussi y voir que le don à une église accroît les mérites individuels et constitue un poids à jeter dans la balance du jugement dernier.

Les mérites que le saint protecteur présente effacent l’interrogation personnelle devant la mort, la crainte du néant. Il ne faut pas négliger le souci de  gloire éternelle.

 

 

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 14:29

VITRAILPOLITIQUE

 

 Le premier vitrail prenant une intention politique se trouvait semble-t-il à Saint-Denis. Il en reste des dessins et des textes du début du XVIIIe  siècle de l’historien Bernard de Montfaucon.

 

Cette verrière servit de propagande à la seconde  Croisade qui débuta en 1147. Cette verrière fut commandée par l ‘abbé Suger, elle illustre la bataille devant Antioche le 20 juin 1098. Bibliothèque. Nationale  m fr 15634.

 

 DuXV° siècle, les auteurs des premières pages du volume sur  la <<cathédraleSaint Corentin de Quimper, ont proposé

 

une "Introduction Art Politique et Socièté,

 

lesvitraux anciens de la cathédrale

 la Cathédrale

, support monumental d'une propagande de politique.

 "Le contexte. Art religieux et propagande politique dans la Bretagne des ducs

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 13:54

 

 

 

Glossaire

 

 

 

Abside, terminaison arrondie de l’édifice ou chevet arrondie

 

Acide oxalique, sert à nettoyer des pièces complètement opaques sous compresses de écoiçon

, est une ouverture.  triangulairequi donne le jour dans le réseau 

 

Amict., écharpe destinée à couvrir le cou et les épaules, symbole de la retenue que le prêtre doit avoir dans ses paroles et dans ses yeux

 

Anse de panier, arc en anse de panier ou surbaissé constitué par des cercles de rayons différents

 

 Architecture:

Arcade, ouverture pratiquée dans un mur, parfois aveugle.

 

Arc boutant avec claire voie, arc boutant avec une ouverture

 Doublage,pose d'un élément de verre sur un autre qui serait brisé, peut-être aussi un verre peint qui  grisaillé doublerait  lun verre ayant perdu sa grisaille.

 Habillements des Seigneurs; Armure :       plastron, pièce de devant la cuirasse.

 épauliere, arrêt de cuirasse sur les épaules,

cubitière,  élément d’armure couvrant le coude

canon d'avant bras , élément d’armure couvrant le bras

gantelet, gant d’armure remontant très haut

gorgerin, au XVe siècle, cet élément d’armure est nettement séparé du cou..

heaume de tournoi, Au XVe siècle,  très effilé pour que glissent les lances, il  est remplacé par le heaume à barreaux.

tabard, ou manteau posé par dessus l’armure,  et portant leurs armes, sont de couleur différentes,

torque, feston de couleurs créé au XIVe siècle, fait de deux bandes de soie torsadées pour maintenir le lambrequin attaché au heaume et pour tenir le cimier. En héraldique, fonction  devenu très décoratif.

 

 

 Habillement  du clergé:  Aube. Longue robe blanche, symbole de pureté, qui descend en formant des plis droits. Elle peut porter au XVe et XVI e siècle des garnitures de parements avec une ou des vies de saints. Elle est faite  de lin mais dans de grandes occasions de soie ou autres tissus précieux. Elle est retenue à la ceinture par un cordon,  chasteté, «  Que vos reins soient ceints » et par dessus se met l’étole

 

Aumusse, pèlerine courte  que les chanoines portaient sur le bras gauche.

 

 

Baie, ouverture ménagée dans une partie construite.

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 11:20

DES DECORS Dans LAV IE

 

 

 

Vous prenez une chambre dans un hôtel x dans la ville de Y. Vous trouverez la même chambre et le même décor  dans un hôtel de la même chaîne X dans une ville B. ou C ou A. Continuons encore. Une autre chaîne, la Z, aura partout le même décor. Ne parlons pas des chaînes de fassfood ou de restaurant et de restaurant.

 

Nous devons accepter cela., Bien obligé.

 

 Mais devons nous l’accepter dans toutes les églises ? Même décor d’Avent,  de Noël, même décor pour l’année liturgique, pris dans une revue Que nous parcourions la région, un dimanche, chaque communauté est différente, mais toujours  devant les yeux, le même décor,  bêtement assimilé et accepté.

Il y a autre chose à faire.

 

 On peut de là se poser la question : qu’elle est la place, même dans la liturgie, de la liberté et  de la création. Un moule est offert, plutôt donné, dont la coque ne doit pas être brisée. L’intelligence n’est plus aiguisée. Absence d’un travail de réflexion d’équipe.  Un tel fait ceci, un autre fait cela. On fait du copié collé. On ajoute ceci à cela, sans que les portes soient ouvertes. Et le tout ne peut donner que ceci-cela.

Et que devient le laïc ? une bonne volonté ! une vache à traire.

 

Il va être répondu qu’il faut être artiste. SVP, pas ce mot. Tout humain est créature et Dieu lui a donné le pouvoir de créer. Et créer n’a jamais dit qu’il faut faire un chef d’œuvre. Créer c’est une chose à un ou à deux ou à plein. De bonnes volontés, ! non des laïcs adultes, qui ont leur mot à dire. Pas de prêchis-prêchas, et leur responsabilité entière. auteur et date inconnus

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