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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 11:20
                        Après 399 articles
                     et de  trop nombreuses photos  
            qui m'ont pris toute la place, j'ai ouvert  la suite de ce Blog
                à: http://jeanpierrelebihan2.over-blog . com

En vous souhaitant que cette suite vous satisfera, si vous désirez me joindre n'hésitez pas.

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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 17:44
 PONT-L'ABBE  église Notre-Dame des Carmes

La baie du chevet.

    
Comme il a été rapporté dans l'article précédent sur cette édifice, la baie du  chevet offrait, en plus des armoiries des seigneurs, leurs portraits en orant.Certes ils étaient les principaux donateurs de cette édifice et du couvent, mais ils étaient là aussi pour montrer aux habitants leur présence et par là leur puissance.
Ils pensaient aussi, qu'ainsi ,cette présence leur apporterait, dans l'autre monde, une place spécifique.

Cela a disparu,  avec les vitraux dès le XVII°siècle, par manque d'entretien, et peut-être aussi dû à la Ligue.  C'est dans ces années que les Carmes restaurèrent  l'édifice, et cette baie du chevet reçut une vitrerie de verre incolore.

 Au XIX°siècle,  vers 1867,  Le peintre verrier Hucher de l'atelier  de vitraux du Carmel du Mans fournit les vitraux

Le sujet  choisi en est l'histoire du Carmel,  autour des armes du Pont, d'or au lion de gueules,avec leur patronne, la Vierge Marie, les prophètes, Elie et Elisée,
Elie premier ermite du Mont Carmel.Elisée, son disciple, Saint Albert, créateur de l’ordreSaint Brocard,  qui fut un CarmeSaint Simon Stock, son frère, qui reçoit en 1245, le scapulaire des mains de  Marie.Sainte Thérèse d’Avila,Saint Jean de la Croix. 
On y trouve aussi des figures symboliques de Marie, provenant des litanies de la Lorette. Le tout parsemé d'anges.

Ces vitraux, en mauvais état furent restaurès en 1973,  par l'atelier de vitrail Jean-Pierre Le Bihan,avec la participation, des affaires culturelles, de la mairie, de la paroisse et et de
donateurs


Les autres baies.

Les vitraux figuratifs de ces baies sont ldes années de l'exxtrême fin XIX° et tout début XX°;L'auteur en est l'atelier Florence Jean Prosper?Atelier actif de 1883-1917 à Tours

Baie 1, (lapremière à gauche)

Baie à trois lancettes. Ce vitrail se trouvait derrière  une statue  de Notre-Dame des Carmes dont les deux pots  de fleurs faisaient l’encadrement.  Cette statue se trouvait encore dans les années 1970. Dans la lancette de gauche, A,  dans niche, sur fond de tenture damassée, saint Jean Soreth,  nimbé, supérieur général de l’ordre des Carmes, en pied et de face, portant la barbe , les yeux fixés sur le ciel, tient une feuille de la main droite, la main gauche se posant au milieu de la poitrine et  ouvrant l’ample manteau blanc à capuchon et aux larges manches sur une robe brune.  Au milieu et sur deux lancettes deux plants d’arbustes en fleurs dans deux  potiches. A droite, sainte Françoise d’Amboise, duchesse de Bretagne, tympan, de face et en pied, nimbé, le visage levé vers le ciel, voile bleu, manteau blanc doublé de bleu, robe brune, elle tient un lys et un phylactère de la main droite et un livre de l’autre main. Elle a posé sa couronne  sur un petit meuble sur sa gauche.

 baie 3 et 5, (troisième et cinquième à gauche)

Visitation, Présentation de Jésus au temple,  vieillard Siméon,

 deux scènes de la Fuite en Egypte, tympan, Couronnement de la Vierge,

Visitation,
baie à 4 lancettes trilobées de 3 panneaux. Les quatre personnages sont présentés  dans une niche sous un dais cintré. Dans la lancette de gauche,  saint Joseph, nimbée, de trois quarts droite,  son manteau gris vert dont un pan repose sur le bras droit reste en arrière de son épouse. Dans la lancette suivante, la B, Marie, de trois quart droite, le visage de profil au nimbe orange, arrive et tend la main vers sa cousine, l’autre tient une canne. Elle porte un voile blanc, un manteau  bleu  sur une robe bleu foncé. En C,  Elisabeth, nimbée de jaune d’or, va vers Marie, de trois quart droite , le visage de profil. Elle lui tend les mains. Elle porte le voile blanc flottant sur le dos un manteau rouge à galon or et une robe bleue.  En D, descendant l’escalier de la demeure, Zacharie, de trois quarts droite, nimbé d’orange, de profil droite  et barbu, ouvre ses mains vers la visiteuse. Sur une robe blanche il porte un manteau bleu. Dans le réseau, dans oculus,  fuite en Egypte et Nativité

Présentation de Jésus au temple, baie à 4 lancettes trilobées de 3 panneaux. Les  personnages sont présentés  dans une niche sous un dais cintré.  Sur la droite, un autel, sur lequel reposent un chandelier aux sept branches  et une amphore à bec. Placé sur le côté gauche de l’autel et un peu en avant le vieillard Siméon, de trois quart gauche, nimbé d’orange, robe cendre bleue et manteau bleu violet à galon or, porte l’enfant Jésus  de la main gauche L’autre est levée grande ouverte sur sa droite découvrant la manche bleue claire de sa robe. Il est accompagné sur sa gauche de trois personnes  dont deux se prosternent, la troisième étant la prêtresse Anne  tournée de profil vers l’enfant. Derrière elle deux personnages dont l’un. Marie est à genoux, de profil droite, les mains jointes. Elle porte un voile blanc et un manteau bleu et une robe jaune orangé. Derrière elle, saint Joseph debout,  de profil lui aussi, la main droite tenant un bâton, précède sainte Anne et Joachim.  Sous un dais, trois fillettes dont une porte un flambeau allumée.   (A rapprocher iconographiquement du même sujet à l’église Saint-Malo de Dinan.)


baie 11,

saint Bernard remettant la bure de Citeaux à Ermengarde d’Anjou,
duchesse de Bretagne.
Conan II, son fils et sa femme, Mathilde d’Angleterre, assistent à la vêture, au monastère de Larré en Bourgogne. sujet non conforme à la réalité ( avec Bigot et Heinrich). Dans la tympan, des anges portent des banderoles où  se lisent le premier mot de la prière de saint Bernard, Memore, Souvenez-vous , et la triple exclamation qu’il ajouta au Salve Regina et que l’Eglise a depuis adoptée dans sa liturgie : O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria.

Saint Augustin, avec son ami saint Alphius et son fils Adéodat, au moments où ils viennent de recevoir le baptême. Pendant que sainte Monique savoure sa joie, saint Augustin et saint Dominique improvisent le Te Deum, dont les premiers versets se lisent entre les mains des anges.

Baie 13,
  baie de 3 lancettes trilobées et réseau de 3 mouchettes et 2 écoinçons. Martyre de saint Laurent, sous les yeux du préfet de Rome. Vitrail en souvenir  de la chapelle qui s’élevait jadis près de l’église, dans le bois qui porte son nom  date1888,  atelier Florence de Tours.

Baie 2, et 4, 3 lancettes en ogive de 2 panneaux et réseau composé de 3 soufflets. Montage « bâtons rompus » atelier jean-Pierre Le Bihan Quimper

Baie 6, 3 lancettes en ogive de 2 panneaux et réseau composé d’1 oculus, 6 soufflets et 9 écoinçons., montage « bornes couchées » en verre teinté avec filet blanc, même atelier.

Baie 8, 3 lancettes en ogive de 2 panneaux et réseau composé d’1 oculus, 6 soufflets et 9 écoinçons., montage « bornes couchées » en verre teinté, avec armoiries  XVe de Pont-L’Abbé dans oculus, blason trouvé écrasé sur la plinthe de la baie, même atelier.

Façade ouest.
Grande baie de 6 lancettes trilobées de 3 panneaux et rosace composé d’oculus à 6 lobes, 12 mouchettes, 12 trilobes, 14 quadrilobes et 10 écoinçons. vitrerie en mauvais état en  2005,  a été remplacé par une composition colorée d'Antoine Le Bihan du même atelier.

 Baie  ouest côté nord. 3 lancettes trilobées de 2 panneaux, réseau composé de 4 quadrilobes, 4 rosace à 6 lobes et 9 écoinçons. Montage « bâtons rompus ».
même atelier
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 10:11


                            PONT-L’ABBE

                    Eglise Notre-Dame des Carmes.                    

         1420 vers.        «La grande et principale vitre

Elle ne fut faite que du temps de Mr Hervé Sr du Pont labbé, petit fils du fondateur et dame Marie de Rosmadec sa femme,

lesquels sont peintz en cel (cette vitre) et priant au dernier soufflet d’icelle
 

et, aux 5 autres (soufflets) 5 seigneurs et dames du Pont labbé,
 leurs prédécesseurs  comme aussy

aux écussons à l’entour de la rose  de la dite vitre au dessous de trois escussons
dont le 1er est des armes pleines de Bretagne : l’hermine,

les 2 autres qui sont des mêmes armes et armes de France d’azur à 3 fleur de lys d’or, ce qui enseigne qu’ils ont esté mis du temps de Jan V duc de Bretagne et de Jeanne de France sa femme, mariés depuis l’an 1395 jusqu’à l’an 1432 qu’elle mourut aussi ;

Le mariage des dist Hervé et Marie de Rosmadec se trouve en ceste espace car il fut fait au mois de février 1420.

Après donc ces 3 plus haults écussons, le 1er est des armes pleines du Pont qui sont d’or au lyon de gueules, les autres sont parties des alliances de Léon qui est d’or au lyon morné de sable

De Raix qui est d’or à la croix de sable et la Roche Bernard qui est d’or à l’aigle esployée de sable, de Rochefort qui est voiré d’azur et d’or,

De Malestroit qui est de gueules à bezants d’or,

De Rosmadec qui est palé d’argent et d’azur de 6 pièces,

Ces 6 seigneurs et dames sont aussi représentés au bas de vitre fors que au lieu où le Sr du Pont et sa femme de la maison de Raix estoient anciennement y ont depuis esté mis les représentations de Jean Sr du Quel vicomte du Fou, baron du Pont et de Rostrenen et de Jeanna de Maure sa femme au hault de la dite vitre

Et a aussy quatre escussons le 1er d’argent au de gueules, le 2° de mêsme party du pont, la 3° d’argent à 3 bandes de gueulles, le 4° de mesme party du Pont qui sont sans doubtes des alliances des sœurs ou filles du fondateur dont l’une avoit épousée un Sr du pays de Cornouaille ou de Garlot qui porte pour armes le dit vaisseau, l’autre un Sr de Trévallot et de Olleny, j’en ay la preuve par un acte de l’an 1413…….


    Dans la même vitre, leurs successeurs seigneurs de la dite dame du Pont ont esté curieux d’y faire mettre les escussons de leurs alliances comme ceux de Rostrenen, (tué en 1347),Rohan, ( mariage 1441) Rohan ( mariage1454), de Bretaigne ( mariage 1500), Penthièvre, de Foix et Cancale, du Chastel, du Quelennec, du Faou, de Maure. Il y aussi un escusson et une banderole qui porte de gueulles à 5 poissons d’or soit longetz dardz ou autres en pal 2. 1.

Et autour ces mots bretons hep change qu’y est à dire sans changer la mesme devise ou cry est allentour de plusieurs escussons Il y an a un des armes du Pont secu a droit le heaume d’argent grillé d’or rt pour due ces mots hep change sont estymés le cry des Sr du Pont plusieurs ont estymés que ces poissons estoient leurs anciennes armes,  néantmoins par les dites alliances, il faut qu’il y a aity à présent près de 400 qu’ils portant le lyon. »


Les autres fenêtres de l’édifice au nombre de 10 sont blasonnées, toutes sauf une ont l’écu des du Pont en supériorité.

1870, avant.

La maîtresse vitre était vitrée en blanc et les 8 lancettes bouchées par une affreuses boiserie mise par les Carmes.

1969,        lors de travaux sur les vitraux des baies hautes, un blason de Pont-L’Abbé est retrouvé par jeanpierre le bihan sur le rebord d’une baie haute côté sud. Il sera incorporé,  après restauration, dans une vitrerie neuve.

Chapelle Saint-Laurent.  XV°siècle  Edifice détruit.


La maîtresse vitre avait une rose contenant 8 écussons XVe

et dans les lancettes 2 hommes armoyés de fleur de lys et 2 femmes ,
l’une de Tournemine, l’autre de Plusquellec., en orants.
Une autre fenêtre avait 6 écussonsdes du Pont.

Chapelle de la Madeleine. XVII° siècle  ,sEdifice détruit en 1970
           
1786,
la maîtresse vitre avait au plus haut les armes de la baronnie du Pont ; Il en était de même de la fenêtre du côté nord et du midi.
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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 17:31

  • ppp
  • PONT-CROIX.

PONT-Croix
  TRAVAUX SUR LES VITRAUX DE 1403 à L'EPOQUE ACTUEL, DES PEINTRES VITRIERS ET DES SEIGNEURS, DES ACTES DE VANDALISME REVOLUTIONNAIRE.

  • Eg lise Notre-Dame de Roscudon.


  • 1403, Procès verbal  des préminences du 8 décembre.

  •  Dans la maîtresse vitre,

    • on voyait le portrait de Sinquin de Pont-Croix offrant à la Vierge l’édifice qu’il avait fait agrandir vers 1280, représenté à genoux et présentant dans ses mains une forme de chapelle, en semblance qu’il était fondateur d’icelle église.
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                        • Gargadennec.

  • 1528-1546, Alain de Rosmadec et Jeanne du Chastel agrandissent le chevet. Les fenestrages des chapelles furent refaits.ateuesLes portraits de ces deux donateurs  sont encore visibles de nos jours en la baie sud.

  • 1652, le 17 novembre, aveu de Jean de Rospiec et Marie du Disquay sur la présence de l’écusson de leur maison dans la chapelle Sainte-Marguerite proche du choeur. Les écussons des Quenechbeuzec sont dans les vitres au côté de la maîtresse vitre. BSAF
  • .
  • 1654-1655, Charles Le Marchand, maître peintre et vitrier,  en 1656-1657, fournit trois panneaux de vitre en la chapelle de la Madeleine et un à la lucarne sur le grenier, pour 17 livres 30sols.

  •  L’année suivante plombe et accommode 19 panneaux de la vitre de Saint-Jean.

  • En 1658-1659,accommode un panneau de vitre pour 2 livres.

  • 1660-1661, Guillaume Le Marchand accommode les vitres qui étaient  toutes rompues et brisées au su de l’un et chacun des habitants, moyennant 33 livres.

  • 1666-1667.Le même Guillaume reçoit 33 livres pour avoir accommodé les vitres et panneaux de l’église.

  • 1706, Pierre Vincent accommode trois panneaux.

  • 1735, François Viel sieur de Villereux, maître vitrier à Quimper et Rogeron font quelques travaux.

  • 1748, Jean Dubois, peintre vitrier,.

  • 1749, François Viel sieur de Villereux, avec Jean Dubois, plombe de neuf la vitre du Rosaire pour 180 livres

  • 1750, Les mêmes accommodent le vitre de Sainte-Marguerite et fournissent une vitre neuve à la chapelle de Sainte-Barbe.

  • 1751, Jean Dubois, peintre vitrier, plombe la maîtresse vitre.

  • 1764, travaux de vitrage de René Le Roux pour 51 livres.
  • Sébastien René Le Roux, maître vitrier, plombe et raccommode des vitraux 51 livres, puis est payé 9 livres 16 sols en 1766.

  • 1790, Clet Stéphan , travaux à l’église


  • 1792, la direction de la ville échut à un ancien huissier ivrogne et incapable du nom de Louis Le Corre qui laissa perpétré maintes exactions dont le bris de vitraux.


  • 1793, prélèvement de vitraux à Lochrist en Beuzec-Cap-Sizun pour remplacer en l’église de Pont-Croix  les vitraux armoriés sacagés le 29 mai de la même année par un nomme Cabestran, l’un des volontaires de la ville, qui monté sur une échelle se mit à devoir briser les vitraux. Il faillit se rompre le cou et se faire écharper par les femmes. Gargadennec.

  • 1848, Trois carreaux de la chapelle ?( S'agit-il de la chapelle du collège ?) ont été brisés et remplacés le premier jour par un matelas. Le dommage est assez grand, car se sont des carreaux peints.
    •  
      •  
        •  Léopold Gouzil au collège de Pont-Croix. Correspondance d’un jeune breton de Douarnenez. BSAF.1965
  • Vers 1850, les têtes de lancettes et les soufflets du tympan de la baie du bras sud du transept, portant des armoiries, auraient été déposé pour donner plus de lumière et remplacé par des vitraux kaléidoscope, puis par du losange en 1839 et 1898 sous la direction de Just Lisch.
  • Des vitraux auraient été enterrés et enfouis derrière le choeur.  Avant le dix-neuvième. En 1973, lors de travaux derrière le choeur, le recteur a surveillé les fouilles mais en vain.
  • Dans la fenêtre du bras sud nous pouvons relever des panneaux  provenant de diverses fenêtres de l’église et de diverses époques , entre autres deux Passions, une Dormition de la Vierge, une Transfiguration, un Jugement dernier, une Vie de la Vierge avec Annonciation, adoration des mages et des bergers, une fuite en Egypte.
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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 17:03
PONT AVEN
 Eglise Saint-Joseph XIX° siècle.


Chapelle Notre-Dame de Trémalo. édifice du XVI° siècle.

Fragments d’un Arbre de Jessé dans la verrière d’axe.
 Les soufflets possèdent avec des armoiries diverses  deux scènes figurées : la messe de Saint-Grégoire,  les Saintes-Femmes  qui proviennent d'une Passion, le tout du XVIe siècle.

Eglise Saint-Amet de Nizon.XVI°XVIII°

1699, le 27 novembre, la dame de Meslien ; à qui appartenait la terre de Penanroz avait ses armoiries dans la fenêtre de la chapelle Notre-Dame de Pitié.
1873, le 21 janvier, le clocher foudroyé s’écroule. La commotion du coup de foudre brisa plusieurs vitraux.
1889, la maîtresse vitre est décorée d’une verrière.



Notre-Dame de Kergornet en Bossulan.XV°siècle

            1938. Le vitrail du chevet possède trois écussons.
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 04:43

PLUGUFFAN


Eglise Saint-Cuffan.XIII°XV° XVI° XIX° siècle


La Maîtresse vitre, et les travaux avant 1980

IIs'agit des restes d’une Passion,
qui a été restaurée en 1641,
puis en 1841, après  la chute du clocher,
puis par le peintre vitrier Quimpérois Cassaigne,auteur du  tympan.
En 1935,  apport de vitrerie sur les lancettes
Les deux autres panneaux avec des Sibylles peuvent provenir d’une autre baie.

Après la chute du clocher, la vitre aux armes de Coatfao est trouvée dans les décombres. Le recteur Michel Riollay l’avait toujours vu  à la fenêtre du chevet. Ces armoiries n'ont pas reparues!

Autres travaux sur les vitraux de l'église, certains sans spècification du lieu;

1618, restauration d’Ambroise Le Garo, peintre vitrier à Quimper.
1630, Claude Conan répare les vitraux.
1632, remise en plomb des vitres de monsieur saint Blaise ( bras sud du transept)
et aveu  d'avoir fait de neuf la grande vitre; Coût 27 livres 4 sols, plus en collation au vitrier et à son garçon, 1 livre et 11 sols.


                   
DESCRIPTION DE LA MAITRESSE VITRE



  Baie à 4 lancettes trilobées de 3 panneaux de 58x180 et  un réseau composé de 2 trèfles, 4 écoinçons et 6 quadrilobes entourant un oculus à 6 lobes.

Restauration par le peintre vitrier Quimpèrois Cassaigne, en 1841, des éléments du vitrail XVIe ainsi que la fourniture  de la vitrerie blanche  des lancettes  et  le montage kaléidoscope du réseau
  Cette vitrerie blanche est remplacée un peu plus tard par une vitrerie géométrique de couleurs.
Dans ce réseau, triangle blanc de la Sainte Trinité, d’où partent six rayons blancs sur fond violet. Dans les quadrilobes, croix de Malte sur fond violet, marguerite  blanche à centre rouge sur rond violet et quatre points rouges sur fond blanc  à rayons,  étoile blanche à 4 pointes cintrées terminée par perles blanches sur fond bleu clair, étoile rouge à cinq branches sur fond blanc et rayons rouges dans lobes sur fond violet.

 Les éléments XVIe
Ils se résument à une Crucifixion composée du Christ en croix entouré de 6 personnages et à 2 sibylles. Le Christ a des bras très réduit lors des diverses restaurations, dont une au XIXe par Cassaigne,  cité plus haut,

Une dépose est signalée en 1938, et ces éléments resteront plusieurs années sur Paris avant d’être reposés après restauration  en 1955.

Quant au buste intacte jusqu’en 1958, la  pièce  détruite par vandalisme fut refaite par  l'atelier parisien de Jean-Jacques.Gruber en 1980.

La tête  du Christ
Elle est présentée de face , un peu penchée sur sa droite et est bien plus ancienne que celles des personnages qui l’accompagnent.
Les yeux sont demis clos, les sourcils relevés, la bouche fine est entrouverte,
le menton disparaît sous une barbe banche à une seule pointe,
les cheveux tombent sur les épaules, une couronne d’épines le coiffe, sa croix est fait d’un bois arrondi. Le titulus est ici un court phylactère. 

Au dessous, il   a été posé des pieds aux Christ; Il s'agit des siens, mais non percés, provenant  probablement d’une descente de croix, d'époque plus tardive, scène reconnaissable aux barreaux de l'échelle éléments d’une échelle.

Les personnages de la Passion.



Sur la gauche, un personnage  de trois quart droite moustache en pointe, chapeauté, lève son visage vers le Christ. De sa main gauche, il pose une question tandis que la droite est ouverte comme s’il avait reçu quelque chose. Il s’agit probablement de Longin.

Près de lui, un personnage a le visage de face, un peu écrasé, un troisième se montre derrière lui. Sur la droite des pieds, du Christ,  on voit ,de profil gauche, un visage d’homme au turban, aux nez crochu de juif, à la bouche ouverte surmontée d’une moustache. Lui aussi regarde le Christ.

Derrière  deux autres hommes semblent se parler.  Une lance à la quelle est accroché un pavillon avec SPQR se pointe sous le bras droit du Christ, de l’autre côté, un bambou porte bien droit une éponge.

Ces témoins de la Crucifixion  fin XVIe aux sourcils « à la banane » peuvent être rapprochés des soldats de la Passion de Gouèzec, mais sans barbe. Ils peuvent nous rappeler les  joueurs de flûte dans  « la Danse » de Breughel.

Les sibylles.


Les deux personnages féminins sont agenouillés , le visage de profil, richement vêtus . Prophétesses païennes, en vogue aux XV et XVIe siècle, elles sont  inspirées de Dieu lorsqu’elles rendent  leurs oracles relatives à la venue de Jésus et à sa Passion.




 


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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 15:38
B R E S T

Eglise Saint-Louis






Chapelle de semaine, vitraux de Léon Zacq, plusieurs interventions suite à vandalisme atelier jean-pierre Le Bihan (jplb)

Nef côté droit, 1956-57, Rocher, onze baies. Intervention suite à dégâts vandalisme. JPLB
Nef côté gauche, 1958, Vitrail sur Saint-Louis de Paul Bony. Protection avec clôture extérieure suite aux entrées d’eau. JPLB
Nef, côté gauche, Jacques Bony. Interventions suite à dégâts vandalisme, JPLB.
Fonds baptismaux, vitraux de Léon Zacq, protégés par grillage, peu de repiques. JPLB
1957-58, Tour et tribune, vitraux de  Jacques Bony, gros dégâts suite à incendie. JPLB

Chapelle de semaine (chapelle Ouest, sauf Chevet) vitraux JP Le Bihan, 3 interventions vandalisme, pas d’entrée d’eau. JPLB, Chevet Carton Jean-Michel Vallaud, atelier JPLB.

CV auteurs vitraux;

Rocher  Maurice, 
   1918-1995, peintre, éléve de Maurice Denis et de Georges Desvallières. Avec Jacques Le Chevalier, relance le Centre d’Art Sacré, place Furstemberg, Paris.
1956, Brest, 29, Notre-Dame de l’Assomption, maison de retraite,  Keraudren , figuration, Vierge, saint Corentin, saint Paul-Aurélien, exécution Degusseau.
1956-1957, Brest, 29, église Saint-Louis, FIG,11 baies, nef, côtè est, saints, exécution atelier Degusseau.
Châteaulin, 29, chapelle Notre-Dame de Peunfeunteun, NF, exécution atelier Degusseau.
1964, Sainte-Anne d’Auray, 56, séminaire, exécution Degusseau.
1965, Landévennec, 29, abbaye,,NF, Exécution Degusseau.
1964/1967,  Locminé, 56,Kermaria, NF, répétitif, très sombre,avec Degusseau
1969, L’Ile Tudy, 29, église Saint-Tudy, FIG, baie 0, Passion, exécution atelier Degusseau.
1970, Plouharnel, 56, abbaye de Kergonan, NF. Exécution atelier Degusseau.
1970, Vitré, 35, chapelle de la maison mère des sœurs de Guilmarais, NF, exécution atelier Degusseau. KER.
1972, Sainte-Anne d’Auray, Morbihan, 56, FIG, 16 baies, chœur, vie de la Vierge avec Arbre de Jessé, transept, Nicolazic et Basilique. Bon à première vue, même intéressant, mais lassant à la fin, le vitrail est bouché, la dominante est triste.
Nantes, 44, église Saint-Nicolas, verrières hautes, FIG,  et autel du Saint-Sacrement.


Zack , Léon, 
      peintre illustrateur et sculpteur, né à Nijni-Nougorod, en 1892.
Amené dans la diocèse par les abbés Castel et Dilasser. Travaux en Alsace, Provence, Valreas, Chateaubriant, château, Notre-Dame d’Argentan , Strasbourg, Saint-Vincent-de-Paul.
1955, Issy-les-Moulineaux, Notre-Dame-des-Pauvres.
            Eut un projet pour Cast. 29.
1964, Brest, 29, chapelle Saint-Paul de Keraudren.NF.
1966, Brest, 29, église Saint-Jacques, porche, DDV
1967,Brest, 29, Saint-Louis.chapelle du Saint-Sacrement et Fonds-Baptismaux..
1970, Bohars, 29, église saint-Pierre-aux-Liens, 13 baies, NF.
Plouénan. 29, Chœur et transept bras nord et sud, Auteur d’un carton, exécution Scaviner en 1966, le reste en 1986, d’Hubert de Sainte-Marie, suivant un carton  qui trainait depuis une dizaine d’années.
Chateaubriant, chäteau, vitraux. Date 1982 ?

Bony,Paul,   
né en 1911 au Mans, mort en 1982. Arts Appliqués, licence de l’institut d’art et d’archéologie, en 1934, apprend le vitrail chez Hebert Stevens et en 1943, se marie avec Adeline Hebert Stevens. Exécute les premiers vitraux de Rouault  à Assy, autre travaux avec Matisse, Braque, Chagall, Kimie Bando, Graham Sutherland, Bazaine, Brianchon et les premiers vitraux de Rocher, Couturier, Carréga.
    1951, Brest, 29, église Saint-Marc, composition colorée et 1 FIG : saint Marc
    1949-1956, Brest, 29, église Saint-Pierre et Saint-Paul de Saint-Pierre Quilbignon, 18 baies : saint Pol Aurélien,vocation de saint Pierre, saint Corentin, prédication de saint Paul, saint Joseph charpentier et l’Enfant Jésus
    1958, Le Releck-Kerhuon, 29, église Notre-Dame, 14 baies.
    1958, Brest, 29, église Saint-Louis, ,Vie de saint Louis, côté nord.
    1959, Nantes, 44, église Sainte-Thérése.
    1963, Le Relecq-Kerhuon, 29, chapelle Saint-Pierre de Lossulien. FIG.  baie 1, Notre-Dame du Vent,  « Intron Varia en Avel, Pedit evit domp » sur fond d’oiseaux des iles de Kerguelen, ancien domicile du propriétaire.

Le Bihan, Jean Pierre,    né le 26 ;07, 1934 à Brest. Centre d’art Sacré et d’Art Monumental, Paris, 75, installé à Quimper en 1963.










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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 08:56

PLOZEVET.


Eglise Saint-Demet  IS XIV° XV° XVI° XVII° Edifice reconstruit  en 1791

1678, aveu de prééminences des seigneurs de Lavanan..

Dans la maîtresse vitre, un écusson parti au 1 d’azur à l’éléphant d’argent portant une tour d’or ; d’azur au chevron d’argent accompagné de trois cignards de même, 2,1. BSAF. 1915.

Eglise actuelle
Dans la maitresse vitre, une Passion de l'atelier Hubert de Sainte-Marie de Quintin 1957;



Baie 1, fenêtre  du transept nord baie à 4 lancettes trilobées  de 4 panneaux et réseau de 5 soufflets et 8 écoinçons.  vitrerie verre cathédrale blanc.les vitraux qui occupaient ont disparu vers 1935;

Baie 2, fenêtre sud du transept, baie à  5 lancettes trilobées de 6 panneaux et réseau de 10 soufflets et 2 écoinçons.  Sur fond de graphisme de grands losanges en verre dépoli blanc? fourniture de plus petits losanges en verre bleu avec au centre une rondelle blanche et de carrés en verre rouge avec au centre une rondelle blanche. La distribution donne une rangée de losanges bleus puis une rangée de losanges bleus et carrés rouges et ainsi de suite.. On y relève l'utilisation de nombreuses pièces  anciennes des XV et XVI° siècles, provenant probablement de l'édifice;ou de chapelles Ce travail date du milieu XIXe,  et l'auteur possible est le peintre vitrier de Quimper Cassaigne. . Dans le réseau  montage dit « tranchoir en losanges », ceux-ci de couleurs orangées.



.

Chapelle de la TrinitéC
 XIV° XV° siècle,  reconstruite en 1566
1678, aveu de prééminences des seigneurs de Lavanan.

Dans la maîtresse vitre le blason des Lavanan se voyait au-dessous des armoiries des Rohan(seigneur du Stang en Pluguffan et de Trégalet en Plonéour)seigneur du Quilliou en Plogastel Saint-Germain)  BSAF.1915.

.
1



1741, payé au vitrier pour grosses réparations 219 livres
.
1970, dépose par mesure de sauvegarde par l'atelier Jean-Pierre Le Bihan de Quimper de blasons fin XVIe sans écu dans les baies 1 et 2.
Reconstitués et reposés en 1997 en baie 6.par le même atelier, auteur de toutes les verrières en grisailles.
Les vitraux ou ce qui en restaient avant cette restauration de la chapelle étaient de la vitrerie en verre incolore à base de montage rectangulaire


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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 05:54


PLOUZEVEDE.


Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul. XVII° XVIII° XXIX° siècle


Travaux de vitraux de 1658 à 1728
 ceux-ci indiquent la préssence antérieure de vitraux.

1658, Hamon Bourriquen accommode deux vitres pour la somme de
25 sols, puis pour 32 livres.

1715, travaux de Guillaume le Roy maître vitrier à Lesneven pour 50 livres

1727-1728, Kerhervé-Bourriquen, sieur de,(lieu non défini) perçoit 111 livres, puis 98 livres pour divers travaux  de vitraux

XIX° siècle. vers 1870. Laurans, Hervé,    peintre verrier  né à Lanhouarneau, où il exerce, fournit la baie du chevet qui est une  grande baie cintrée  dont le sujet est le Jardin des Oliviers. .Le Christ à droite est appuyé ou affalé sur un rocher et porte robe rouge et manteau bleu.  Un ange descend dans une nuée qui arrive jusqu'à lui. Une lune au croissant décroissant et des étoiles apparaissent dans un ciel bleu qui apparaît entre les branches d’un immense et gros arbres. Ilfournira aussi les baies 1 2 et 4 qui sont des grisailles
 Baie 2 vitrail trompe l’œIL

baie à plein cintre, 1 verticale et 4 panneaux.

 1er moitié XX°
Travaux de vitraux de l'atelier Rault de Rennes

baie cintré à armatures à une verticale, 5 horizontales et un réseau. Apparitions de Lourdes, dans niches à deux cintres  La Vierge apparaît du côté gauche sur son rocher, le ruisseau  la sépare de Bernadette, à genoux, un cierge tenu des deux mains. ARault

Transept, baie à plein cintre avec armature recomposant une verrière à deux lancettes cintrées et 3 oculus, apparition du Sacré-Cœur, dans niche à deux cintres Rault.

Nef , vitrerie coloré Rault,  restauration partielle JPLB

2ième partie XX°
baie 3, non figuratif atelier Quimpérois de Jean-Pierre Le Bihan


Chapelle Notre-Dame de Berven. XVI° siècle


Travaux de vitraux XVIII° siècle

1715, travaux de Guillaume le Roy maître vitrier à Lesneven pour 31 livres

1723, Jean de Kergrach raccommode la maîtresse vitre pour 6 livres.


Travaux de vitraux seconde partie XX°

Baie du chevet,4 lancettes cintrées de 5 panneaux et réseau de 14 soufflets et 2 écoinçons., montage de teintes claires au graphisme vertical jouant avec des cœurs, les vides engendrés étant donné en verre bleu atelierHSM  de Quintin
Grand oculus sud  atelier .ean-Pierre Le Bihan de Quimper;


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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 07:32

Un musée du vitrail auchâteau de Kerjean Finistère, une Utopie?

Lettre du chanoine Abgrall, dont
ia date est inconnue, mais proche de 1904.
Fonds Abgrall, bibliothèque municipale de Quimper.
ate inconnue., vers 1904, Fonds Abgrall, bibliothèque municipale de Quimper.
 

 

Maîtresse vitre en la chapelle de Saint-François de Cuburien, Morlaix, Finistère.

 

" Le vitrail, comprenant 5 baies et un remplage flamboyant, devait primitivement contenir une série de panneaux de l’enfance et de la passion du Christ ; mais par suite des dégâts causés par les tempêtes et autres causes naturelles, et même par la main des hommes ; il a dû subir différentes restaurations et remaniements qui ont bouleversé ces scènes et dénaturé toute la composition.

 

" Des panneaux ont été écourtés, d’autres supprimés et remplacés par des scènes étrangères au sujet principal, et empruntés à d’autres fenêtres du même édifice.

 

" C’est maintenant une page très disparate, mais qui a toujours son intérêt comme élément de l’histoire de la peinture sur verres en notre pays.

 

" Certains détails des dais de couronnement peuvent le faire attribuer au même atelier que le vitrail de la Roche-Maurice, lequel est daté de l’an 1539.

 

" Toute cette vitrerie en mauvais état de conservation; beaucoup de fragments brisés sont remplacés par du verre blanc ou de couleur, de nombreux vides laissent passer le vent, panneaux disloqués, mise en plomb fatiguée ou usée.

 

" Une restauration comportant une reconstitution de la composition primitive est chose impossible et ne pourra jamais réaliser une œuvre complète d’après le premier carton ; on ne pourra que faire une remise en plomb et une consolidation des panneaux tels qu’ils existent maintenant.

 

" Dès lors, ils n’ont plus le même intérêt historique pour l’église de Cuburien où, du teste, le public ne peut pas l’étudier ni en jouir, le choeur des religieuses étant fermé par un grillage et un rideau qui en cachent la plus grande partie, et la distance empêchant de voir les détails et de discerner les sujets.

 

" D’autre part le budget des religieuses hospitalières ne peut pas subvenir à une restauration et remise en état convenable de cette œuvre artistique ; elle est donc condamnée à la destruction si on ne trouve pas un moyen de la sauver. La meilleure solution serait de déposer cette verrière, de la remplacer par une vitrerie simple, solide et de bon style comme mise en plomb, conforme aux rares spécimens qui nous reste de cette époque, mais que l’on peut encore trouvé dans quelques vieilles églises et chapelles de nos campagnes.

 

" Ces panneaux de vitrail de Cuburien seraient alors révisés, remis en plomb, et huit d’entre eux seraient placés dans les huit baies des quatre fenêtres de la chapelle du château historique de Kerjean ; les autres seraient logés dans un bâtis de menuiserie qui trouverait place, en guise d’écran devant une ou deux des grandes fenêtres de l’une des salles, comme documents de musée. Les sujets, et blasons du remplage iraient bien dans les tympans de ces fenêtres et dans l’œil de bœuf du pignon donnant sur la terrasse.

 

" C’est semble-t-il le seul moyen de sauver cette page intéressante de vitrerie du XVIe siècle.

 

Cette chapelle fait partie du couvent occupée depuis 1834 par les religieuses Augustines Hospitalières.

Il ne faut pas s’étonner, même en ce début du vingtième siècle ; de cette façon de pallier à un manque de crédit, ou à un manque de raisonnement. Mais cette démarche pour ces vitraux de la part du chanoine Abgrall n’est pas unique.

De plus, elle est tout à fait dans le courant d’une époque

Quelques exemples de vitraux XV et XVIe parmi tant d’autres :

En 1862, les vitraux de la chapelle de Saint-Théleau en Plogonnec, Finistère, rejoignent l’ église paroissiale. En 1896, la société Archéologique du Finistère rachète le vitrail de la chapelle de Saint-Exupère à Dineault, Finistère, la famille Romieux installe dans une chapelle privative à Saint-Ave, Morbihan, (père Eternel, entre autre)des verrières XVIe. Les propriétaires de Kernault en Mellac, Finistère, reprennent leurs écussons de l’église paroissiale, et fournissent des copies en échange, un peu plus tard, ils récupèrent une adoration des mages, certes en mauvais état que le hasard fait découvrir dans une soupente.

La position d’Abgrall semble aller à l’encontre de Bigot père qui est d’avis de conserver in situ le plus de témoins anciens ( BSAF 1893.p.,XXII et BSAF ; Scaër 1999. Mais par le plus de témoins anciens ne veut pas dire pour lui, tous.

Mellac, c’est bien lui qui laisse partir les écussons.

De la cathédrale Saint-Corentin, on laisse disparaître la baie du chevet du XVe(bsaf tome cxxvi. 1997. la verrière n° 100 de la cathèdrale Saint-Corentin de Quimper, par jean-pierre le bihan)

 

 

 

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