Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:21

DES ARTICLES  DE PRESSE DUNE EPOQUE ANCIENNE ,  ont replongé beaucoup de lecteurs du Moulin-Vert et Quimpérois dans des souvenirs plus ou moins douloureux et parfois épiques qu'ils gardent des contacts avec les sangsues  que l'on rencontrait tout au long des rives du Steir. PHOTOS-LELONG-DU-STEIR--6MAI-012.jpg

De nombreux endroits étaient des lieux de baignades, il y a de celà plus de quelques cinquantes ans.

 

En plus du maillot de bains, il ne fallait surtout ne pas oublier la boite d'allumettes Seita dont la flammePHOTOS-LELONG-DU-STEIR--6MAI-123.jpg nous permettait, lorsque nous étions sur l'herbe, de décrocher ces suceusses de nos jambes. Un pochon était certes aussi le bienvenu.

 

Et lorsquela récolte était bonne, on montait ( ou on descendait)  j'en  étais en ville à la pharmacie Clouard non loin de la Cathédrale qui nous les achetait pour quelques sous percés.

Nous avions de 8 à 12 ans et c'était une vraie expédition  et nos galoches tintaient joyeusement sur les pavés de la rue Kéréon

 

Mais après quelques petits larcins ou bétises, comme tous les gosses sont capables de le faire, il nous est jamais arrivé de chercher une cache dans le lit de cette rivière, en attendant que les parents se calment. PHOTOS-LELONG-DU-STEIR--6MAI-008.jpg

 Il y avait alors assez de coins, d'arbres, et de talus.

 

 

Il fallu atttendre 1995 pour que quelqu'un aie eu cette idée et rester près d'une heure, allongé dans l'eau malgré les morsures des sangsues

 

"Arrêté par des sangsues ont titré les journaux" et Les policiers n'ont pu l'entendre sur le champ

 

Raconter cette expérience à des petits enfants. C'est une autre histoire.!

 Cette rivière était quand même le bon temps car les plages de sables étaient éloignées et les bus n'existaient pas ou si'ils existait, les quelques sous du pharmacien ne suffisaient pas.

 

echo de la butte

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan
commenter cet article
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 17:12

Img 9865 halage 03 11 05-copie-1L'inventaire de 1684 révèle à lhistorien quimpérois Julien Trévedy qu'il ne restait plus à Quimper, à cette époque que trois canons de trois livres de boulets.

Cet ancien président du tribunal civil de Quimper et vice président de la Société Archéologique du Finistère 5130-1908 ne trouve pas dans les autres délibérations que la commune ait fait folie d'e,n acheter d'autres;

" Trois canons! continue-t-il, "c'est assez pour faire du bruit un jour de réjouissances publiques. Mais la communauté semble un peu hontesse de sa pénurie: "on dirait qu'elle veut la déguiser; souvent elle écrit dans ses délibérations que tout le canon sera tiré"

 

TOUT LE CANON! Ce mot  fait illusion; La postérité va croire qu'il s'agit de npùbreuses pièces en batterie sur le Parc; châteaux ou Place aux canons, jusqu'à ce que vienne un désoeuvré , on curieux malavisé qui mette au jour l'inventaire de 1684" Img 9865 halage 03 11 05-copie-1

 

Plud de cente ans parès, en 1791, on retrouva ces trois vieux canons fidèles au poste.

 Le 16 janvier de cette année, on les essaie, et ils partent avec un plein succés".

 

Depuis ils ont tonné joyeusement pour Marengo et pour Austerlitz, comme ils avaient tonné pour Rocroy,  Lens et Fontenoy.. Puis leur voi s'st tue pour toujours"

 

Reconnues impropres même au service d'honneur qu'ils avaient autrefois rendu, les vieux canons furent remplacés par de plus jeunes

 

qui furent déposés sur le quai du bout du  Bout duPont, en face de Locmaria.

 

Monsieur Trévédy après s'être informé voie deux d'entre eux bien plantés ainsi qu'à demi enfonés dans le sol, et celà pour serveir de bittes d'amarage. Le troisième se repose sur le chemin du halage.

 

Sur le même chemin sont plantés de distance en distances une vingtaine de canons de fer qui ont la même destination.Ils paraissent contemporains des premiers, mais ne semblent pas leurs compatriotes.

 

Suivant une tradition ils seraient sdes ennemis apportés par des "Corsaires Quimpérois...

 

Mémoire de Penhars et Echo de la Butte n° 209

 

  Img 9865 halage 03 11 05-copie-1

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans SOUVENIRS
commenter cet article
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 17:41

 

 

LE GRAND QUIMPER

 

Mairie de Penhars

 

Séance du 12 septembre 1959.

Le douze septembre mil neuf cent cinquante neuf, à vingt heures trente minutes le Conseil Municipal de Penhars, convoqué le huit septembre, s’est réuni à la Mairie sous le présidence de Léon Coraguer, Maire.

 

Etaient présents : Mme Laurent, M.M. Rolland, Signour, Kerloch, Gourhaël, Leyldé, Riou, Claquin, Letty, Chapalain, Marchadour, Signor, Gouritin, Le Berre, Celton.

 

Absents et excusés : M.M. Le Corre, Iliou, Stéphan, Blanchard, Cariou, Le Loupp, Béréhouc.

 

Monsieur Signor est nommé secrétaire de séance.

 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et approuvé.

 

 

Réalisation d'uN « Grand Quimper » - Fusionnement des Conseils municipaux =

 

Monsieur le Maire rappelle au Conseil Municipal sa délibération en date du 13 septembre 1958 relative au projet de création du « Grand Quimper » et, après lecture de la lettre de Monsieur Le Préfet, en date du 25 juin 1959, propose à l’Assemblée d’en délibérer à nouveau.

 

Le Conseil Municipal

Son Président entendu

après avoir délibéré

DECIDE

1°) de confirmer sa délibération du 13 septembre 1958, à savoir la création du « Grand Quimper » par réunion des communes de Quimper, Penhars, Ergué-Armel et Kerfeunteun, avec effet du 1er Janvier 1960.

 

2°) de proposer que les actuels conseils municipaux fusionnent conformément aux dispositions de l’ordonnance du5 janvier 1959 en vue de former l’assemblée municipale chargé d’administrer la nouvelle commune jusqu’au prochain renouvellement général des Conseils Municipaux.

 

3°) d’accepter, néanmoins, qu’il soit procédé à de nouvelles élections dans l’éventualité d’une divergence de vues de l’un ou de plusieurs des actuels conseils municipaux au sujet du processus de fonctionnement des assemblées sur les bases déterminées par l’ordonnance susvisée.

 

 

 Notes : Après l’accord de toutes le communes qui ne se passa pas sans mal, Penhars comme Ergué-Armel réclamant, non de nouvelles élections, mais que le nouveau conseil municipal du Grand Quimper soit constitué par des délégués des conseils municipaux désignée suivant une représentation proportionnelle, ce qui aurait  donné une majorité à la gauche.

 

Le 11 décembre 1959, le Préfet prit l’arrêté qui institua  en réunissant les  quatre communes sous le nom de  Quimper. L’affaire ne s’arrêta pas là ; la délégation spéciale, mise en place avec des représentants des quatre  anciennes municipalités, se devait, non seulement gérer les affaires courantes, mais préparer des élections qui auront avoir lieu le 28 février 1960. Des élections pleines d’affrontements entre les deux leaders de droite qu’étaient Monteil et Nader, leurs affrontements, restés dans la mémoire collective, tenaient du clochemerle.  C’est Thépot, socialiste, radicale et d’union républicaine qui fit élu, sans l’appui des communistes. 9770 voix contre celle de droite : 9243 voix.

 

En 1967, c’est Léon Goraguer qui lui succède. A l’époque où il était maire de Penhars, il  militait activement pour le grand Quimper et certains le considéraient comme le « père historique » de ce grand Quimper. Déjà en 1958 ,  il réclamait le rattachement de sa commune à Quimper. Car Penhars était à l’époque la commune la plus défavorisée de l’agglomération ; les impôts indirectes y étaient de 2357 F par habitants  contre 901 F à Quimper, l’eau coûtait  138 F à Penhars contre 20F à Quimper, et  de plus connaissait un fort endettement.

 

 Penhars avait 7187 habitants  et sa superficie étaient de 1502 hectares ; contre 5655 habitants et 3216 hectares à Kerfeunteun, 10773 habitants  et 3356 hectares à Ergué-Armel. Quimper faisait alors 19.352 habitants et 192 hectares.

 

 

 

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans SOUVENIRS
commenter cet article
18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 17:20

Depuis le XV°siècle, et cela parcequ'un seigneur de Prat ar raz en Penhars avait Donné du bois pour la charpettte de la Cathèdrale de Quimper , quatre paysans choisis par le seigneur de Prat ar raz avaient le droit de "sonner dans la Cathèdrale et dans les rues de Quimper.

 

Cela se déroulait pendant la semaine sainte à l'office des ténèbres des Jeudi Saints, Vendredis Saints et samedis de Pâques

 

Ceci n'était pas  une sonnerie pour palier àl'absence des cloches de la chapelle  qui devaient être à ROME;

Cesquatre paysans entraient dans le choeur de cette Cathédrale, armés de KORnbout en terre  cuite;

iLs sasseyaient dans les stalles parmi les chanoines puis à un moment donné, se levant, ils jouaient de leurs unstruments de faience. Bien sur,  cela donnait une fanfare discornante.

 

Après avoir fait le tour de la Cathédrale en cornaillant comme des diables. ils parcouraient les rues de Quimper avec la même "musique sauvage" sauf du  côté de la Terre au Duc, qui appartenait au Roi., entrainant derrière eux une foule joyeuse.

 

Cette tradition pris fin à la Révolution.

 

Ces quatres mêmes paysans réaparaissaient le Mardi de Pâques, qui était un jour férié, avec de grands paniers en osier, des pinces et des tenailles.

 

il devaient rahasser 2 oeufs par ménage ou alor 2 liards d'argent, en faisant du porte à porte. .

 

ceux qui refusaient,voyaient leurs portes enfoncées; Cela amena de nombreux procés, surtout avec les gens de passage qui n'étaient pas au courant de cette tradition, ou ne connaissant pas la langue bretonne.

 

A la fin de la journée il était faits deux parts, les oeufs plusfrais étaient vendus aux enchères; les autres étaient rapportés à Pratarraz, où le dimanche de quasimodo, lors du pardon de "Capellic ar Viou" ( la chapelle aux oeufs qui se trouvait non loin di château de l'autre côré de la route de Douarnenez;

 

Les gars de Penhars ainsi que ceux de Plonéis se bombardaient avec des oeufs.

Plus proche de nous, vers 1840, se tenait près de la chapelle une sorte de foire aux oeufs.

 

De cette chapelle, très petite il ne reste rien. En 1883 le talus bordant la route était fait de pièrres.

 

Echo de la Butte, Mémoire de Penhars, février 1992. jean-pierre le bihan 1 cf :BSAF 1883

 

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans SOUVENIRS
commenter cet article
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 16:49

²²

 

 

 

 

1900 – SOUVENIR DU TEMPS QUI PASSE –2000

                                   la charrette et les autos

 

 

 

Notre vingtième siècle , celui de nos parents, de nos enfants, de la vie de la mort, que de

bouleversements et de changements, il a apportés avec son trop plein de guerres,

d'accidents et de maladies. C'est le siècle de la vitesse (Concorde, TGV...) et du gigantisme

(gratte-ciel, pétroliers, ponts, stades), celui des inventions et des progrès dans tous les

domaines, en médecine la tuberculose guérie, une meilleure hygiène, la vie prolongée, la

télévision, les satellites, les machines robotisées et ménagères, la conquête de la Lune, les

exploits sportifs, la traversée de l'atlantique à la rame, le tour du monde en montgolfière.

Tous ces progrès ont amené un certain bien-être, le travail moins pénible, moins d'heures

de travail, plus de vacances, de loisirs, de distractions, des transports beaucoup plus

rapides, des voyages pour découvrir le monde, etc.

Mais la modernisation trop rapide a vite montré ses inconvénients en amenant beaucoup de

chômage, donc d'inactivité et de désarroi dans les familles, cause de nombreux divorces.

Ce siècle a malheureusement connu l'arrivée d'un terrible fléau : le SIDA, qui,

curieusement, est occasionné par l'homme tout comme une autre calamité de cette fin de

siècle que sont les accidents de la route, provoqués par la voiture automobile que l'on

pouvait encore voir au Pontigou dans les années 1947-1948 livrer le beurre, les légumes,

les oeufs, le lait dans les épiceries, le cheval attaché à un anneau encore visible

aujourd'hui.

Il y avait aussi les charrettes à bras, poussées par un homme ou une femme cheminant

vers les halles de Quimper, les menuisiers chargeant leurs planches de bois sur une

carriole au Moulin-Vert et au Cosquer, les boulangers aussi poussaient leur charrette pleine

de sacs de copeaux de bois, utiles pour couver le feu de bois en fin de travail.

Dans le milieu du siècle, les fermiers, les petits commerçants et les artisans se

modernisèrent les uns après les autres et la voiture automobile commença doucement mais

inexorablement son intrusion dans toutes les familles. On peut dire cinquante ans plus tard,

qu'elle a réussi une véritable invasion, elle est un événement pour le transport de la

population.

Très utile pour les automobilistes, très gênant pour les piétons, ce nouveau mode de

locomotion n'a semble-t-il pas troublé une femme qui continue de passer au Pontigou en

poussant une charrette à bras, pleine de légumes pour aller les vendre aux halles.

Les décennies se succèdent, les voitures se multiplient mais tous les samedis notre brave

femme pousse sa charrette malgré la circulation difficile et un âge qui autorise un repas

bien mérité.

Hé ! Ce qu'elle a dû entendre comme quolibets avec les automobilistes pressés.

Les années passant encore, arrêté au stop au volant de ma voiture, ce samedi dernier, je l'ai vue. Je restais étonné devant la charrette qui paraissait avancer toute seule. Car cette femme, de plus en plus voûtée dans l'effort, je ne pouvais l'apercevoir derrière ses légumes.

Quel exemple de la voir encore pousser sa charrette, à 80 ans passés en ce début d'année 1999 pour revenir des halles de Quimper distants de plus d'un kilomètre à sa ferme et sans doute pour une presque dernière fois dans une circulation intense avec un moyen de livraison éteint depuis presque un demi-siècle.

Elle finissait son travail, jusqu'au bout accompli, se rappelant peut-être du jour si lointain de sa première tournée en ville, loin du bruit des moteurs et des gaz d'échappements qui l'accompagnent aujourd'hui. Le but atteint, se rendait-elle compte qu'elle avait traversé une grande partie de sa vie comme si le temps s'était un beau jour arrêté au milieu du siècle, lui faisant vivre en harmonie la deuxième moitié de celui-ci, continuité logique de la première partie, permettant au passé de côtoyer le présent.

 

 

 

 

 

Mais la modernisation trop rapide a vite montré ses inconvénients en amenant beaucoup de

chômage, donc d'inactivité et de désarroi dans les familles, cause de nombreux divorces.

Ce siècle a malheureusement connu l'arrivée d'un terrible fléau : le SIDA, qui,

curieusement, est occasionné par l'homme tout comme une autre calamité de cette fin de

siècle que sont les accidents de la route, provoqués par la voiture automobile que l'on

pouvait encore voir au Pontigou dans les années 1947-1948 livrer le beurre, les légumes,

les oeufs, le lait dans les épiceries, le cheval attaché à un anneau encore visible

aujourd'hui.

Il y avait aussi les charrettes à bras, poussées par un homme ou une femme cheminant

vers les halles de Quimper, les menuisiers chargeant leurs planches de bois sur une

carriole au Moulin-Vert et au Cosquer, les boulangers aussi poussaient leur charrette pleine

de sacs de copeaux de bois, utiles pour couver le feu de bois en fin de travail.

Dans le milieu du siècle, les fermiers, les petits commerçants et les artisans se

modernisèrent les uns après les autres et la voiture automobile commença doucement mais

inexorablement son intrusion dans toutes les familles. On peut dire cinquante ans plus tard,

qu'elle a réussi une véritable invasion, elle est un événement pour le transport de la

population.

Très utile pour les automobilistes, très gênant pour les piétons, ce nouveau mode de

locomotion n'a semble-t-il pas troublé une femme qui continue de passer au Pontigou en

poussant une charrette à bras, pleine de légumes pour aller les vendre aux halles.

Les décennies se succèdent, les voitures se multiplient mais tous les samedis notre brave

femme pousse sa charrette malgré la circulation difficile et un âge qui autorise un repas

bien mérité.

Hé ! Ce qu'elle a dû entendre comme quolibets avec les automobilistes pressés.

Les années passant encore, arrêté au stop au volant de ma voiture, ce samedi dernier, je l'ai vue. Je restais étonné devant la charrette qui paraissait avancer toute seule. Car cette femme, de plus en plus voûtée dans l'effort, je ne pouvais l'apercevoir derrière ses légumes.

 

 

 

Je la regardais s'approcher de moi en revivant des images du passé disparu. "Autour d'elle les petits commerces s'activaient, le boucher déchargeait sa marchandise, un quartier de viande sur l'épaule, la pompiste pompait en surveillant l'essence qui s'écoulait dans les deux grosses bulles de verre. Près d'un mur, attaché à un anneau le cheval d'un fermier attendait bien calmement le retour de son maître venu livrer du beurre à l'épicerie. Une cliente sortait de la charcuterie (aux pâtés, saucissons et tripes si renommés) et sur la route, entre ces boutiques la petite charrette tranquillement revenait du marché".

Mais un coup d'avertisseur me laissa à peine le temps de lui dire bonjour de la tête quand elle passa près de moi, me rappelant ainsi aux obligations actuelles. Je partis en contournant le rond point et en regardant les commerces, tous fermés aujourd'hui. Quant à la femme, elle continua lentement de faire ses derniers pas poussant sa charrette devant elle.

Il lui a fallu une force de caractère rare, devant laquelle je reste admiratif pour avoir conservé cette façon de vivre, à son rythme pendant plus de deux générations dans notre environnement de modernisation et de réglementation amenant généralement le stress... Ténacité et courage remarqués déjà par mon père chez ses frères à l'exemple de leur père (le patriarche). Ils piochaient dans la roche pour faire la rue montant au coteau juste au- dessus de l'ancien manoir seigneurial du XVI ème siècle (le lieu du fils d'Yves) où ils habitaient, travail de force d'un autre temps pourtant réalisé dans les années trente de notre vingtième siècle.

Merci à cette femme et à ces hommes de l'ombre si courageux qui m'ont conduit à vous conter ce souvenir du temps qui passe.

 

                                                                                            Roger Lalaison, octobre 1999.

 

Mémoire de <Penhars et l'écho de la butte octobre 1999

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans SOUVENIRS
commenter cet article
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 17:28

 

 

Réquisitions durant l'occupation

 

Suite à un ordre du 11 octobre 1941, modifié le 12 juillet de la même année et de nouveau modifié le 7 octobre de l'année suivante. La mairie  de Penhars se trouve dans l'obligation de dresser une liste complète des logements dans les maisons particulières, logements  qui sont aptes à recevoir les occupants.

 

La rue de Pont-l'Abbé est la première inquiétée.  Les Allemands y occupent l'école de Pennanguer et l'école Sainte Bernadette

 

La mairie se doit de loger le corps professoral et les classes de Penanguer

 

Pour la première école, la Mairie doit se débrouiller pour trouver des solutions pour la continuation des cours et pour  le logement du corps professoral. Aussi pour  le logement des instituteurs expulsés de l'école de Penanguer, elle réquisition les salles de banquet de M. Vigouroux, 57 route de Pont-l'Abbé.

 

 Parmi eux  M.  Yves Le Manchec, futur maire de Penhars, alors jeune instituteur à Pennanguer est logé chez M.  Yves Le Hénaff, usinier   au Paludec, où quatre pièces lui sont réquisitionnées.

 

En septembre 1941 la salle de banquet  ainsi que la cour seront réquisitionnés pour le service des écoles publiques.  M. Joncour, entrepreneur, devra aménager un local de 4 pièces dans la salle de l'ensemble Vigouroux pour une institutrice.

 

            L'école Saint-Bernadette est, elle, aussi réquisitionnée

 

Quand cette école Sainte-Bernadette  est réquisitionnée par les Allemands, les classes se font dans la salle de danse de Ludugris, chez Maurice; les classes étant séparées par des rideaux. Durant une certaine  période,  la salle de danse était occupée, par demie  journée. tantôt  par l'école Sainte-Bernadette, tantôt par  l'école Penanguer,

Ensuite,  pour palier à cet état de fait, des baraques furent  construites à côté de l’église Sainte-Bernadette.

 

Dans le même quartier, sur le Halage, actuellement rue Michel Marion, pour leurs chevaux, les Allemands avaient réquisitionnés un atelier et  un hangar de l'entrepreneur Guével. Le constat après leur départ montre qu'ils l'ont un peu modifié en y  faisant des écuries et y installant des  stalles.

L'école du bourg

 

 L'école du bourg n'est pas oubliée et  fut aussi réquisitionnée par les Allemands. On y monte 8 logements pour 4 hommes  ainsi que  8 pièces dans une classe.  On  y aménagera aussi deux  garages.

 

A la libération, retour des choses, des allemands prisonniers et employés par certaines fermes y seront logés. Un jour, mal surveillés, ils s'en échapperont.

 

 

 

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans SOUVENIRS
commenter cet article
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 17:41

Par une lettre datée du 28 Septembre 1844, adressée au Préfet du Finistère de l'époque, le Baron BOULLE, un certain AVROUIN Parfait, habitant au château de Kemisy, demandait à celui-ci : "l'autorisation d'établir un petit quai ou embarcadère sur le chenal pratiqué à travers la vasière de la rivière par les eaux du Moulin du Melgven qui s'y déversent, afin de rendre praticable ce lieu où j'ai fait construire des fours à chaux, afin de faciliter l'embarquement et le débarquement des matériaux".

Ce Monsieur AVROUIN Parfait figure comme "fabriquant de chaux" sur la liste des électeurs censitaires et adjoints de 1845 et aurait 45 ans. Sur la même liste de 1846, il aurait 48 ans., par contre sur le recensement des habitants de PENHARS de 1846, il est "gratifié" de 55 ans. Sur cette dernière liste on trouve également LE LOUARN Nicolas, 66 ans. appareilleur de chaux et son épouse COBRUIERE Marte, 57 ans, demeurant tous deux au Four-à-chaux.

Les fours à chaux de PENHARS sont actuellement dans une propriété privée. Ils se présentent sous la forme d'une construction imposante de 10 mètres de hauteur, adossée à la butte de Kerlagathu, le long de la rivière de l'Odet. La façade en pierres de taille est percée de 5 tunnels voûtés, en pierres de taille également, de 2 mètres de large, 2,50 mètres de haut et de 6 mètres de long. Trois tunnels possèdent des ouvertures dans leur partie basse au fond et servaient à dégager des fours, la chaux cuite et les scories de charbon. Le 4ème tunnel fait partie de la propriété contiguë. Il devait servir de magasin, d'entrepôt et le 5ème possède un four circulaire en briques réfractaires servant à la cuisson des aliments, voire du pain.

Cet ensemble de constructions de 25 mètres de long environ est prolongé par un pan incliné permettant aux attelages chargés de pierres à chaux et de charbon, de venir au-dessus des fours pour y décharger pierres et combustible en couches alternées.

Les fours de cuisson se présentent sous la forme de deux cylindres de 3 mètres de diamètre environ et de 10 mètres de haut. Ils sont recouverts intérieurement de briques réfractaires.

Une fois allumés, ces fours devaient brûler nuit et jour et déposer aux alentours une poussière blanchâtre, origine probable de "Ludugris".

L'orifice supérieur de ces deux fours n'est plus visible. Ils sont recouverts de terre et le dessus de cette construction imposante a servi de jardin. La plate-forme supérieure adossée à la butte fait une quinzaine de mètres de profondeur, permettant les manoeuvres des attelages. Combien de temps ces fours ont-ils fonctionné ?

Le 23 Octobre 1863, Monsieur DRILUEN, Carrossier, Place Saint-Corentin, écrivait au Préfet pour lui demander d'adjoindre à son établissement d'engrais situé au four à chaux de PENHARS, un atelier d'équarrissage. Serait-ce à cette époque que les os ont été brûlés dans les fours pour en faire du noir animal, engrais très recherché à l'époque d’où le nom de "Lududu" ?

A moins que ce soit dû, à un certain LE BERT de QUIMPER qui demanda le 18 Octobre 1874 l'autorisation d'installer un dépôt d'os en gros aux fours à Chaux ?

Henri Le Maître.

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans SOUVENIRS
commenter cet article
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 18:02

Max Jacob et Penhars.

 

Dans ?Cinematoma ou Tableau de la bourgoisie , Max Jacob donne :

 

Maître Passer emmène donc Virginie, à onze heures du soir, près d’un mur qui est entre le cimetière Saint-Marc et les Filles Repenties. « C’est là qu’elle a fait ses yeux blancs. Dame ! elle els a fait plusieurs fois, car moi... n’est-ce pas.. »

 

Il s’agit, semble-t-il , du quartier  de Kernizy.en Penhars  ou liru d'asile

 

Je revois de l’été les persiennes bien closes

Les persiennes que regrettent les roses

Ah ! les grands poissons blancs sur la nappe de verre

La bonne Catherine ! et le gars Nicolas !

Le soleil sur l’étang derrière l’usine à gaz

C’est la maladie de l’amour

Qui me retient ici avec des désirs différents

Parmi les démons et les filles de carrefour

Ah ! buvons à la régalade

Encore une de montée dans le panier à salade !          

                                                              Max Jacob

« Plainte du mauvais garçon « 

Poésie/Gallimard, 1960.. Le Laboratoire Central ,  1921 p. 44

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan
commenter cet article
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 17:45

 

L’ancienne église.

L’église paroissiale ne saurait avoir la moindre importance, surtout comme surface, car son l'ensemble ne saurait se classer dans le rang des églises paroissiales du pays breton.

 

Un point peut attirer l’attention de l’archéologue. C’est la présence de deux petites arcades romanes en plein cintre, à double archivolte en porte à faux sur des chapiteaux méplats, de ses fines colonnettes régnant vers les côtés nord et sud du choeur.

 

Quoique leur échelle soit moindre que dans l’église de Pont-Croix, le type en est le même. C’est celui du 12 eime siècle reproduit partiellement dans quelques autres églises vers cette région de Cornouaille.

 

On n’oserait faire remonter la date de cette construction primitive, qui semble n’être qu’empruntée, mais la solidité des restants de l’époque romane paraît tellement faible que certains plaisantins disent qu’elle ne tient que par l’habitude. Par ailleurs, cette petite chapelle ne se compose que de sections décousues de diverses époques vers l’Orient. Quant  à la nef, elle ressemble beaucoup à un magasin peu élevé n’ayant aucun caractère et dont la construction paraît être vers le commencement du 19eime siècle.

 

En définitive, cette chapelle ne laisse rien à désirer, pas plus que sa campanile menaçant ruine. Img 7408 église vue côté est

 

Enfin, en 1890, on décida l’urgence d’une reconstruction et l’autorité municipale chargea Mr Bigot fils, architecte du département, d’en dresser le projet dans une dépense restreinte d’environ 50.000 à 60.000 F.

 

Après son examen à Paris, le projet fut approuvé et l’Etat a promis pour la réalisation une subvention de 15.000 F. Tout est donc disposé pour mettre en œuvre le projet en 1891 avec une grande activité.

 

La nouvelle église.

Les plans dénués d’ornements superflus portent le cachet du 13eime siècle. La nef de 6m de largeur se termine vers l’est par un choeur à pignon droit ouvert par une large fenêtre à meneaux. Chacun des côtés de la nef est percé par cinq arcades ogivales. A tiers-points et est accompagné d’un bas côté de 3m,00 de largeur dans œuvre, éclairé dans l’axe des arcades. La hauteur sous voûte  de la nef est de 9 m, 20

 et celle du clocher jusqu’au sol est de 29 m, 30. La couverture s’étage à deux rampants vers le Sud et le Nord.

 

 

                                                                                  arcrhives évèché Quimper Signé Bigot, 1893

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans SOUVENIRS
commenter cet article
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 17:15

 

 

Un autel gallo-romain à l’église Sainte-Claire de Penhars.

 

 

 

On peut  voir cette stèle de 1,16 métresl

elle

 - l'un des objets les plus anciens sauvés de la démolition de l'ancienne église en 1893.

 

 

La première fois qu'on en parle,

c'est en 1854 lors d'une séance de la Société Archéologique du Finistère où un membre "signale un bénitier de l'église de Penhars qui a la forme

 d'une stèle antique, sur laquelle on remarque une amphore sculptée en relief ”.

 

A la même séance, et en réponse, un autre membre,

 Aymar De Blois dit "qu'il a déjà remarqué ce bénitier dont l'origine romaine ne peut faire de doute". Il pense que "cette stèle fait partie de quelques tombeaux élevés sur la voie romaine qui traversait Penhars pour se rendre de Quimper à Penhars" continue-t-il.

 

Puis c'est le silence complet.

L'église est démolie et l'architecte, Monsieur BIGOT, dans son rapport de travaux, mais n'en fait pas cas. Il signale certes les arcades du Xllème siècle dans une église

 qui est "plus proche d'un hangar" et "d'une chapelle qui ne laisse rien à désirer".

 

Aucun inventaire du mobilier ne semble avoir été fait alors.

 

En 1904, dans un livre intitulé "L'Architecture bretonne, les monuments du diocèse de Quimper", le Chanoine Abgrall, qui était aussi architecte, fait part de notre bénitier :

 

"les deux plus anciens bénitiers du diocèse se trouvent en l'Eglise de Penhars et au Cimetière de Gouesnac’h" écrit-il. Il en relève les dimensions et continue : "ces deux stèles ne sont autre chose que deux autels gallo-romains, et, la cuvette creusée au sommet est un foculus ou foyer dans lequel on allumait un feu ou bien l'on y déposait des charbons ardents pour brûler l'encens et offrir des sacrifices païens".

 

A la même époque,

 un autre personne, ami du recteur de Penhars, l’historien Le Guennec, malgré de nombreuses visites à Penhars, dont il fait des croquis, n'en fait pas cas dans ses nombreux ouvrages sur le Finistère.

 

Il faudra attendre plus de cinquante ans pour qu'on reparle de notre stèle gallo-romaine et nombreux sont ceux qui entrant à l'église, ont durant ce temps trempé leur main dans l'eau bénite sans y faire attention ou du moins y apporter une attention particulière.

 

Aux alentours de 1968,

 on en reparle lors de la découverte au Village de Laurice en Pouldergat et adossé à un vieux penty, d'un autel gallo-romain dont les dimensions correspondent à celles de Penhars On pense que cette cette stèle faisait partie des quelques tombeaux élevés sur la voie romaine qui travarsant Penharq, allait au Cap Sizun.Le quartier de Prat ar Rouz n'est pas en reste.

 Des urnes funéraires furent Mises au jour ainsi qu"un établissement gaulois occupé au cours du 1er siècle avaNT Jésus-Crist et ensuite habité jusqu'à la fin du deuxième siècle après jéSUS cHRIST. On y signale aussu des morceaux de murs anciens enfouis sius la terre, ainis qu'une tête pro-romaine;

 

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans SOUVENIRS
commenter cet article