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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 14:37

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 16:47

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 18:14

PETIT INVENTAIRE DES ARBRES DE JESSE, EN BRETAGNE

 Tout d'abord, l'arbre de Jessé est un thème qui n'est apparut dans les vitraux, qu'au XII° siècle

Cette généalogie, symbolique du Christ, a connu au Moyen âge et à la Renaissance un grand succès dans toute la france et aussi en Bretagne. Pour cette région dans une cinquantaine de communes,

Morbihan,



Beignon, église, Saint Pierre, vitrail du milieu xvi°.

Les armoiries de Monseigneur Bohier con firment cette date.Cet personne occupa le siège de Saint Malo de 1535 à 1567.

Il s’agit d’une composition étagée ne tenant pas compte des panneaux les personnages étant liés par les ramifica-tions du tronc principal qui, de Jessé, aboutit à la Vierge au  sommet du réseau.

 Jessé est représenté endormi, assis sous un dais ou tente de forme ronde dont Elie et Jérémie, debout, tiennent les pans servant de porte. ~

Jessé, “souche de l’arbre généalogique du Christ” est représenté par un vieillard à longue barbe. Il était très âgé lorsque ‘il eut David, son huitième fils. Souvent allongé, il semble que la position assise ait été adoptée par les ver-riers rouennais.

Il faut cependant noter que la position allongée est difficile à composer dans une verrière à trois lancettes.

Elie et Jérémie ne sont pas différenciés par un phylactère portant leur nom et l’on peut supposer que le premier se trouve à droite; le phylactère qui le survole reprenant la prophétie (Isaïe XI.1-3) ‘Il sortira un rejeton d’Isaïe et une fleur naîtra de ses racines” Isaïe étant la forme hébraïque et Jessé la transcription grecque.

 

 

.

 

 



Au-dessus de Jérémie, nous relevons “de Jacob monte une étoile et d ‘Israël surgit un sceptre” oracle de Balaam dans le livre des nombres 24.17.

L ‘arbre ne plonge pas ses racines dans le coeur ou les entrailles de Jessé. Il apparaît derrière et sert de mât à la tente. Est-ce dans un esprit de recherche où la sensibilité de la première façon a voulu être expurgée?

L’arbre est ici plus proche de la sculpture en bois dont les feuilles ont été remplacées par des entrelacs décoratifs. Cela rappelle les “arbres à oiseaux” que les navigateurs aux longs cours du XIXe rapportaient chez eux.

Les rois circulent sur les branches dans une pose que l’on pourrait qualifier de photographique et que l’on peut rap-procher facilement du théâtre de mime. Le dialogue semble s’amorcer entre certains et peu portent leur regard vers la Vierge, fleur de cet arbre à qui il a été réservé les seules feuilles comme support et dont la forme peut rap-peler un nid.

Cela nous a mené à comparer cette verrière avec l’arbre de Jessé de Moulins chez qui, au premier abord, il y a plus qu’un cousinage. Le choix de l’emplacement des ferrures de Moulins nous explique le pourquoi des petits de Beignon

Dans les deux verrières, la séparation, panneaux par panneaux a lieu aux mêmes endroits, aux mêmes emplacements du carton. Mais ici, à Beignon, les rois sont plus étirés. Il s’agit bien du même carton dont les besoins de la mise en place ont fait agrandir ou diminuer les personnages et les branches de l’arbre. Ce procédé est fréquent. Nous l’avons relevé sur les verrières XVe et XVIe de Guengat, Gouézec et Kergoat en Quéménéven.

Plusieurs différences existent cependant. On le remarque dans l’attribution des noms de rois. Seuls, Salomon, Joatham ont le même emplacement dans les deux cas.

Les personnages ont les mêmes attitudes, du moins chez les rois. Seules les couleurs ont changé et parfois les détails tels que sautoirs, épées, bourses. La coiffure que porte Joaram-Manasses a subi les contraintes de l’architecture à Moulins.

Ici, les branches de l’arbre ont été allongées, grossies, sup-primées. La tente est la même qu’à Moulins, le décor change. Jessé a la même pose. Les prophètes sont assis. Les phylactères blancs avec lisière jaune à Moulins sont devenus ici entièrement jaunes. Quant au jaune d’argent, il est moins bavard Les gravures en rouge se retrouvent mais un peu moins nombreuses.

Autre différence, la Vierge de Beignon présente l’enfant sur le bras gauche et semble reposer sur un siège posé sur des nuages. Quant aux prophètes, ils ont fait place à des anges.

La datation de la verrière de Beignon, grâce aux armoi-ries d’or au lion d’argent au chef de gueules, de Monseigneur Bohier, situent en principe cette oeuvre entre 1535 et 1576. Cette datation peut-être confirmée par le mélange des caractères gothiques et romains. On donne l’année 1562 comme étant la date charnière, du moins en Bretagne, du passage irréversible du gothique au romain.

Nous voyons aussi à la même époque, le passage du chiffre romain. Cela a-t-il quelque chose à voir avec la clôture du Concile de Trente?

Une étude approfondie de cette verrière de Beignon, accompagnée de celle  de Moulins et de l’Arbre de Jessé de la Ferrière pourrait nous offrir une autre approche de l’Atelier rennais de Michel Bayonne dont la verrière de Moulins nous livre un peu de ses secrets qui sont dans la tradition des verrières XVIe.


Au nombre de douze, comme il est de convenance a cette époque, alors que Matthieu en relève près de trente générations, les rois s ‘étagent le plus près possible de l’ordre généalogique que donne l’évangéliste dans la deuxième partie de son texte et qui se rapporte à la généalogie au temps de la déportation à Babylone.

Ils portent tous la couronne, posée parfois sur des tur-bans, des chapeaux ou des bonnets pointus, insigne des Juifs, même David qui lui n’a pas le droit au sceptre comme veut l’iconographie. Les sceptres, par leur raideur, amènent un plus à la composition tout en courbes. L ‘épée de Goliath, l’un de ses attributs anciens, est partie chez Ezechias, motif répété chez Achez. Salomon, à qui la tradition faisait porter le turban le porte bien ici mais il se trouve en sandwich entre la couronne et un genre de bonnet.



La Vierge et l’enfant Jésus sont insérés dans une auréole ovale dont le champ jaune est couvert de rayons droits et flamboyants.



A Moulins, comme à Beignon le verre incolore est utilisé partout pour les têtes, les mains et certains vêtements. Il permet de jouer avec le jaune d ‘argent qui ici est très riche, allant de l’orange au jaune citron sur la même pièce, posé par-fois par touche. Il se retrouve sur le verre jaune auquel il donne une autre profondeur, il colore les gravures sur rouge. Le fond est d’un bleu solide. Les damas courent sur les vêtements.

La grisaille noire donne le trait mais est parfois rem-placée par une couleur brune qui, lorsqu’elle est légère, prend la place de la sanguine. La pose est exécutée à petits traits. Les enlevés sont faits avec une petite brosse dure. La grisaille se présente en bon état, mais est parfois déficiente aux alentours des plombs. Le fondant utilisé ne doit pas être mélangé dans une bonne proportion ce qui n’a pas permis un bon enrobage des grains d’oxydes métalliques et une bonne liaison entre la peinture et le verre support. La grisaille est pourtant posée sans empat-tement. Au dos, il a été posé des jus, des sanguines en plus du jaune d’argent.

L ‘ensemble des verres présente des bulles et ils sont assez bien conservés malgré une légère altération en particulier sur le jaune ; La palette de couleur est simple: bleu, rouge, jaune, vert, pourpre.

La mise en plomb présente une coupe très habile avec des incrustations en chef-d’oeuvre.


En 1878, Auguste André rélève pour la baie du chevet avec la vie de Saint Pierre la date de 1540 quel'on voit toujours. Il signale que ce vitrail est moins complet et moins parfait que l'Arbre de Jessé, cependant  fort remarquable.

Il relève dans le tympan le Père éternel, plus bas à gauche, Jésus portant sa croix,actuellement ange de la Passion, à droite, Saint Etienne, maintenant devenu ange de la Passion. Il ne relève pas le Christ réssuscité. Les cartouches supérieures  des lancettes présentant alors beucoup de lacunes, panneaux A5 A6, b6, C5,C6, " ce ne sont que des débris."

 

Toujours dans cet édifice Auguste André signale dans une autre croisée un Saint-Michel terrassant le dragon et la sainte Vierge, vitraux qui sont actuellement absents

 


Férel.
Guern,  Notre-Dame de Quelven., objets de contestations


Le Faouët, chapelle Saint-Fiacre, 1480,.
Baie 4, Arbre de Jessé, vers 1480,  3 lancettes ; 4 panneaux chacune,
Réseau, 4 mouchettes, écoinçons. instruments de la Passion, colonnes, lance, fouet. 2 IHS dans soleil.

 restauration Delon 1910-1917,

L’Arbre de Jessé ne prend que la lancette centrale soit trois panneaux ? De Jessé endormi monte un arbre, avec phylactères, ou seuls 6 rois sont présents, arbre qui se terminent par un Christ en croix, entouré de Marie et Jean. Deux anges psychopompes volent sous les bras du Christ

 Dans les lancettes de côté, les apôtres sont présentés par groupe de deux,  Pierre et Paul,  Simon et Mathieu, Philippe et Barthélemy,, André et Jacques le Majeur, Thomas et Jacques le Mineur, Jean l’Evangéliste et Jude.
 ,
 Lignol,
Malestroit, église ;
Melrand, chapelle de Locmaria,
Ploërmel, église
.Langonnet, VD
Stival, 1552,  Jehan le Flamand.
 
Côtes d’Armor : 

Gausson, 1545-1560.
La Ferrière, église NotreDame1551 - 1528. auteur;Michel Bayonne Au centre Jessé est sous un pavillon avec à a droite,Issaîe  Au dessus apparaissent les rois de Juda dont Juda avec sa harpe

 

 Lansalaun, église

 

 Moncontour, 1530-1540,
Paule, Michel Bayonne. 1528.
Plouguesnat, église église Saint-Pierre,vitrail mutilé fin xv°

Arbre de Jessé,  vers 1530-1540.

3 lancettes  avec chacune 4 panneaux et 5 dans la lancette centrale. Réseau de 2 écoinçons.

 

 

 

 .

 



MORBIHAN FEREL 56 <église

 

église,  bras sud transept, Arbre de Jessé. Restauration JPLB

autres baies, vitraux commémoratifs guerre 14-18 avec photos des morts pour la France


Ii
Ille-et-Vilaine :

 Fougères, église Saint-Sulpice.VD.vers 1420
Gausson, chapelle.Saint-Nicolas
Les Iffs, église
La Guerche de Bretagne, église, proviendrait de l’ancienne nef, il conserve incomplet sept panneaux.

 
.Moulins, église, bras nord du transept.vitrail nord de l'égliseMoncontour, église
Vitré, cathédrale
 Finistère,
Locronan,  chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle, tête
La Martyre, 1562,  fragments
Meilars, église Notre-Dame de Confort, baie du chevet
Pont-Aven, chapelle deTrémalo, fragments.
Quimper, église de Kerfeunteun. 1520-1535.auteur Le Sodec
Quéméneven, chapelle Notre-Dame de Kergoat, fragments en plusieurs baies.
Quimper,  église Saint-Mathieu. VD. Ergué-Armel, 29,chapelle de Kerdévot, restes en baie 0.

 

 

ARBRE de JESSE

La fenêtre du transept Sud de l’église de MOULINS nous offre un arbre de Jessé du XVIe dont 75 % des pièces sont d ‘origine. Seules les 5/6e de la partie basse des trois lancettes, au-dessus du second fer sont du XIXe. On y voyait auparavant, d’après un cliché Monuments Historiques, un montage borne en verre teinté clair à demi masqué par un voilage. Le mystère demeure sur la disparition de ces cinq panneaux.

 

La reconstitution de cette partie basse est d’une très bonne tenue et de très grande qualité. Elle est très difficile à déceler pour un oeil non averti; les verres anciens étant très peu attaqués et la différence de valeur est très minime.

 


Loire-Atlantique,
Missillac


Autres départements.


Mantaudin, Mayenne. Eglise -Notre-Dame, Arbre de Jesse, restauration Alleaume 1911
Rouen, vers 1500, Dossier photos Vitraux XV et XVIe2
Fragments :
Ergué-Armel, 29,chapelle de Kerdévot, restes en baie 0.
 Gaussons, 22,chapelle Saint-Nicolas.
La Guerche de Bretagne
Locquenvel, 22, église
Melrand, 56, chapelle de Locmaria.


Quéménéven, 29, église.
Quéménéven, 29,lchapelle Notre-Dame de Kergoat,  baie 5 Ezechias et Jechonias.  Baie 11, avec comme éléments de texte : REV  puis IANNE DRO.



vitraux disparus.

Quimper, 29, église Saint-Mathieu
 Langonnet, 56,la Trinité,
Fougères,35, église Saint-Sulpice.
Vitré, 35, Saint-Nicolas, verrière signalée en 1924 par Bourde de la Rogerie.

VITRAUX DES XIXe et XXe.

Gouesnou, 29,église, 1968-1972, bras sud du transept, 1968  Jacques. Le Chevalier.
Lanmeur, 29, chapelle Notre-Dame de Kernitron,  XXeHSM.
Pleyben, 29, église Saint-Germain,  XIXe, baie 2.
Sainte-Anne d’Auray, 56, basilique, 1972, Rocher.  un Arbre de Jessé avec Marie et l’enfant au sommet.


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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 18:02

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Sur Edern...

 

Confert leDictionnaire de Bretagne de Ogée, Ingénieur géographe de Bretagne duXVIII°siècle, avec nouvelle édition de 1845;

" Edern,est une commune  sous l'invocation du Saint -Edern

dont le tombeau se voit à Lannnédern en n'église paroissiale placée aussi sous le nom de Saint-Edern;

 

Ce tombeau de pierre,   est donné comme étant du XIV° siècle


la Paroisse d'Edern relève du Roi et comptait 2OO comuniants, nombre d'habitants à l'époque.,compris ceux de Goulven qui était une trêve et faisait partie de la paroisse.

 

Il est rapporté que cette paroisse est très ancienne.Un vicaire y est nommé en l'an 9OO. On y relève des maisons nobles et des seigneuries en: 1290,1410.

 

L'agriculture est présente certes en petites quantités, maix exellentes.foin, lin et beaucoup de fruits.

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le clocher est identique à celui du Bourg, XVIII°  siècle,il reste une cloche ( 1483),travaux de toiture .

En cette chapelle de Notre-Dame avant restauration,il existait, en mauvais état, une vitrerie en losanges blancs et plombs,, proche d u début du XXe siècle,



LeTransept Sud Contenait une belle verrière, aujourd’hui disparue » référence:  document  daté de1909, duChanoine Abgrall, Bibliothèque Municipale de Quimper.

 




En la baie du chevet et la quatrième baie du côtésud,( à partir du Choeur, grandes baies avec lancettes de 2,m50 sur0,70,m

Ailleursn trouve soit quatre autres baies? petites fenêtres  au maximum de travée de 1,80m.


1983, pose de vitraux non figuratifs parl'atelier  deJean-Pierre Le Bihan.

 

Le Comité,dont le président était à l'époque monsieur Caugant, proposa un thème sur la Vierge.

  A ce comité nous avons proposé un projet avec : au chevet, la Vierge de Pitié, au bras sud du transept, la Vierge du Bon Secours, en 2(la seconde fenêtre Sud) la Nativité, en 6, côtésud, la Pentecôte et en 8 la Vierge Marie.


 

Sauvetage,En 1986, les propriétaires du terrain sur lequel la chapelle etait construite voulaient la vendre : 150.00 Nf avec la masure qui s’y trouvait. ! !

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 16:32

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IA une époque très lointaine,....après la Libèration, on lui donna le nom de "La Plus belle Rivière de France"

'Se jettant dans la mer, elle est plutot un fleuve.

 

.C'était peut-être un peu ou beaucoup publicitaire? mais sa descente vallait et vaut encore le coup, même en la suivant, lorsqu'on  peut marcher;

 

On y croise, lelong de certaines rives les beaux jours les vedettes descendant les clients vers Benodet, ou remontant. Il en est de même pour des kayachs,  des canoés, des bateaux de plaisance, voilure, ou pas,rangée ,  et autres engins flottant, plus bruyant.

 

Pour ces croquis, nous  démarrons à la hauteur du Lycée agricole de Kerbernez en Plomelin. De petits chemins nous conduissent sur les rives d'un étang,animé de canards,qui nous mène dans les bois et   vers le sentier du littoral,où nous avons, à travers les arbres, de belles vues sur cefleuve, son animation, et la rive en face.

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 16:43

De retour d'une permission pour Noêl, Arrivé àPont Réan,  un centre de formation maritime,

Sur place,, au pied d'undrapeau français devant un château du XIX°. Nous sommes groupés comme peuvent l'être des civils, dont plus de la moitié sont des étudiants, certains ayant 24 ans et plus. Un gradé( nous devrons apprendre par la suite ces divers grades),avec un mot d'accueil nous fait l'éloge de notre mission et nous invite à la belle vie! que nous allons tout d'abord passer "à bord"de ce bâtiment qu'est Pont Réan.

 

les souvenirs de ces quelques jours y sont vite bousculés. ^

J  En Juin1956 j'avais annulé mon sursis de 3 ans, croyant que Ce service militaire va durer d'abord, 12 mois,!Puis arrive ce qui ne nous 'est pas prévu;  18 mois,

Puis vu arriver le 24 eime, ainsi que le 26ième.

 Et la Quille,c'est pour quand?......

 

 Il nous est annoncé que nous déménagions vers d'autres horizons.. Il fallait s'y attendre...

 

Nous refaisons la queue, pour recevoir notre paquetage individuel. Un énorme sac de toile, auquel est joint notre nourriture pour plusieurs jours, ainsi qu'un litre de rouge. Il sera plus utile que vous ne le pensez.Ce sac est lourd. Une carabine sans munitions nous est attribuée. Les cartouches sont entre les mains des sacos qui vont nous accompagner jusqu'à notre destination. Destination que nous aimerions connaître et qui, malgré les demandes répétées, ne nous sera délivrée qu'à la fin du voyage.

 

Nous reprenons la route dans ces éternels P'45, cette fois-ci en sens inverse, pour la gare de Rennes où nous embarquons dans un train spécialement réservé...

 

Combien sommes nous? Nombreux en tout cas, peuplant plusieurs wagons avec compartimernts; Nos gardiens prenant place deux par deux dans les compartiments des extrèmitès, près des portes qu'ils nous condamnent et ce, pour toute la durée d'un voyage vers le Sud.

 

Voyage qui fut une apothéose.

 

Souvent, laissant le passage à d'autres convois, ou pour toute autres raisons; comme les manifestations  précédentes des rappelés.

.Le train stationnera sur des voies de garage, la plupart du temps en pleine nature.

 

Très vite, nous essayons de prendre l'air. Mais cela nous est, les premières fois, mpêché assez rudement par nos gardes.

Et c'est là que les litres de vins que nous trimbalions et que nous touchions trè peu, vont faire le Miracle.

Les sacos  (Quartier-maître fusilier marin),ont semble-til vite épuisés leurs sources.

 Ils sont de plus en plus souvent dans nos compartiments et lorgnent nos provisions.

Très vite, nous comprenons que c'est nos litrons qui les interessent. Nous y allons lentement mais sûrement.

Rapidement, ils tombent dans un sommeil qui nous laisse toute liberté.

 

Nous sortons donc vers une autre liberté: marcher le long des voies, jouer aux toréadors avec les vaches dans les champs. ou se diriger vers les premières maisons à l'horizon; certains certes à la recherche d'un bistrot.

 

Et chaque fois il faut repartir, la loco a beau siffler, nos gardes révéillés ont un mal fou à récupérer leurs matelots.qui attendent le dernier instant pour grimper dans le train, parfois en marche.

 


Dans ce convoi, il n' y a pas que des appelés à faire ce voyage; des engagés, ainsi que des inscrits maritimes. Tout ce beau monde chante et reprend des "Méditerrenée, rivages ensoleillées"

 

Cela fait passer le temps et l'appréhension de l'avenir.

 

Combien de jours dura ce voyage vers Marseille? je crois qu'il fut très long pour tous. Avec cette rumeur de l'Algérie en vue; trois, quatre jours?

On ne vit de près aucune grande ville ou très vite. Ont entendit des bruits d'aiguillages, les tecs à tacs des rails qui s'ccèlèrent et les panaches de fumée, oui de fumée,  qui nous accompagnent à babord et tribord

 

On voit s"approcher desmontagnes, puis entrevoir des ressemblances de mer au loin.  et  des "Re Méditerranée" jaillissent

 

 

 

 

 

 

On voit s’approcher des montagnes, puis entrevoir des  ressemblances de  mer au loin.

 

Et, un  certain jour, nos destinations, des feuillesde routes,  nous sont livrées dans un langage hermétique qui ne nous dit pas grand chose au premier abord. 

 Nous sommes encore ignares sur les sigles annoncés.;.

 

 Quant à moi,, matelot sans spécialité,  je suis affecté à  l’Etat-Major  de la Troisième Région Maritime ». Ce que celà signifie? je le saurais  que plus tard, à Toulon.

 

Avec une trentaine d’autres ou plus, nous changeons de train.et conduits par un officier marinier,  nous allons rejoindre Toulon.

 

  De ces jeunes hommes, combien revinrent en France?  La Méditerranée, vont-ils la revoir au retour en France?

 

Ce jour"Vers le Sud" ne c'est pas bien terminé pour tous.

 

 

 

 

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 16:46

 

LE PONT

 

 

 

 

 

 

Il traverse d’une seule enjambée le canal et son chemin de halage.

 

Le Blavet canalisé coule paisible.

 

De temps en temps, un chaland automoteur ou une péniche, tirée par deux chevaux et un homme, descend vers Lorient, ou monte vers le centre de Pontivy.

 

 

Un jour,

une voiture que je connais, passe ce pont vers la ville. Je reconnaît l’ancienne voiture de mon père. Elle venait d’être vendue. C’était facile, il n’y en a pas beaucoup à l’époque. Ce pont sert plus aux piétons et aux charrettes qu’aux automobiles.  Certes il y a quelques rares camions bruyants à roues pleines qui y passe et aussi un car faisant la ligne Quimperlé-Pontivy, la galerie encombrée de cageots d’où sortent de temps une tête de poulets.

 

On est en 39.40

Mon père n’avait plus besoin de sa voiture, ma mère ne conduisant pas. Il partait à la guerre. Il m’avait laissé en 1938 chez mon grand-père et ma grand-mère qui l'ont vendue.

 

Un de ces jours très long, lorsqu’on a a peine six ans, et qu’on n’a pas de copain, je remarque que sur ce pont, une dizaine d’hommes s’affairaient. Des bancs et des tables enlevés du restaurant Robic, tout proche, sont entassés en travers.  Les allers et retours se succèdent. A  cette époque, les tables de restaurant sont grandes.

On dit des rumeurs: "Et ces civils sont-ils armés" ?  l me le semble, mais je ne mettrais pas ma main au feu.  Cela Je ne le voie pas de la fenêtre de la maison du grand-père, pourtant toute proche.

 

Cette fenêtre, c’est mon poste d’observation habituel, orsque je ne suis pas dans le jardin.

Elle se trouve au milieu de la maison. C’est là que je dors, entre la chambre des grands-parents et une seconde chambre au grand lit pour les invités.

 

Le canal, où les maisons se reflètent, s’écoule, au pied de la maison, sur plus d’un kilomètre et cela des deux côtés. En face, au-dessus de grands arbres, se pointent le clocher de Notre-Dame de la Joie et la tour de Saint-Joseph.

 

 Donc ce jour là, je vois mon grand-père sortir de chez lui, et se diriger vers le pont. Il a cinquante mètres à parcourir.  Je le devine discuter avec eux. Beaucoup de bras s’agitent. Il doit sûrement  leur dire que c’est une connerie. Il a fait 14-18. Il a vu les armées allemandes.

 

 Ce n’est pas cet enchevêtrement de banc et de table, et leurs fusils de chasse qui arrêteront les Fritz. Je devine cela car c’est ce qu’il grommelait tout seul, tout à l’heure, quand je lui ai dit de venir voir à la fenêtre ce qui se passait sur le pont

.

Et ils  démontent leur barrage, reprennent ces bancs, auxquelles ils refont traverser la moitié du pont, les rendent à leur propriétaire.  Ils ont du s’asseoir sur ces bancs, dépités, et boire un dernier verre ou finir celui qu’ils avaient commencé. Une bouteille de rouge devait les attendre, et les aidera à vivre cette défaite de nos troupes. Ils doivent y être là bas, derrière les rideaux du café, à attendre, toujours attendre et discuter de ce qu’ils auraient du faire ou pas faire. De quoi se mêlait ce docteur ?(Oui et je ne l’avais pas dit, mon grand-père est docteur.) Au moins nous, nous aurions fait quelque chose. Ils en auraient bavé ces Allemands.

 

Le pont est redevenu  désespérément vide.

 

Le Blavet coule paisiblement. Il fait beau. Peu de vent et de rides sur l’eau qui reflètent les rayons du soleil.



Puis brusquement la rumeur coure le long du Blavet.

 

 Le lourd silence se déchire.

 

" Les Allemands arrivent, ils sont au Gohazé. On les a vus. "

 

C’est Joséphine qui revient, en courant de la ferme où elle est allée prendre le litre de lait journalier.  Ses sabots claquent sur la route, et ce bruit rythme son appel de détresse.





Au premier étage. Il a été tiré les volets métalliques de toute la façade de la maison. Cela a fait le moins de bruit possible. Nous regardons au travers les fentes.

 

Car je l’avais quitté cette fenêtre, pour écouter dans la cuisine la Joséphine, que la grand-mère avait assise d’autorité sur une chaise, le pot de lait, au complet, auprès d’elle sur la table. La pauvre Joséphine, affalée sur la table, la tête dans les bras, elle sanglotait et parlait à la fois.

 

Le canal, avec son chemin de halage, et le pont, est devant nous.

 

Tout est calme.

 

La route qui arrive de la direction de  Gohazé, ce lieu-dit est en  Saint-Thuriau, sur la route de Josselin, passe au loin, sur notre droite, à un kilomètre, sous le pont de chemin de fer de la ligne Guingamp-Auray qui traverse le canal.

 

 Tout est calme. Personne. Nous attendons sans parler. 





récitent tous les deux des ave, le chapelet à la main. Elles prient Notre-Dame de la Joie, Notre-Dame de la Houssaye, Notre-Dame de Gohazé, Notre-Dame de Remungol, Sainte Anna d’Auray. Protégez-nous des Allemands. Ce sont des endroits où la grand-mère aime bien prier, certains très près. Elle nous y amène à pied les après-midi. Nous y brûlons un cierge puis jouons à l’extérieur pendant qu’elle récite son chapelet..

 

Le grand-père  hausse des épaules.

 

C’est pas ça qui va repousser les allemands, grogne-t-il, en les entendant.

 

 

Première FIN

 

 

 

 Nous sommes là derrière les volets, le grand-père et le petit-fils. Tous deux oppressés. Lui, je ne sais pas. Mais moi si.

 

Dans la chambre d’à côté il y a,  dans de gros livres,

des images de guerre avec soldats tués, de chevaux les quatre fers en l’air, ensanglantés, des arbres moignons, des canons renversés. C’était quelque part en Crimée.

 

 

Nous attendons, les yeux rivés vers cette arche du pont

de chemin de fer par où ils apparaîtront.

 

Aucun bruit ne les a précédés.

Ils sont là,

ils nous ont échappés.

 

Ils apparaissent sous le pont, Pas celui du chemin de fer.

 

Sous le nôtre, sous nos yeux.

 

 J’attendais un déluge d’hommes habillés de vert, de casques,

 

C’est calme, paisible. C’est tout autre chose que ce que nous attendions. Une image de rêve au lieu d’un cauchemar. Il y a de quoi se frotter les yeux.

 

 Trois hommes à cheval, je les vois habillés de blanc ou de rouge, j’avais six ans, comme en promenade le long du chemin du halage et qui remontent paisiblement vers le centre ville, la cravache à la main. Les chevaux dodelinent de la tête, s’ébrouent.  Leur hennissement traverse le canal. Ils n’ont rien à voir avec les chevaux de trait qui halaient les péniches.

 

de baïonnettes brillantes au soleil, de chars, d’engin de toutes sortes, de bruits.

 

Nous décompressons. Nos regards les suivent puis les quittent, trente secondes, peut-être moins, pour voir du côté du pont de chemin de fer. Rien n’y apparaît. Le trou sombre de l’arche y est désespérément vide. Est-ce un songe ?

Le premier coude du canal avale ces cavaliers..

 

Ce fut tout. C’était ça l’invasion ?

 

Plus personne à l’horizon. Tout le monde c’est calfeutré.

 

Le pont est toujours là, et nous aussi.

 

 Dans la cuisine, Joséphine et la grand-mère ont repris leur chapelet. Ils remercient le ciel de nous avoir sauvés. Elles ont complètement oubliées que c’était l’heure du goûter, pour moi, et du café pour elles.

 

Le grand-père, hoche de la tête en traversant la cuisine  pour se rendre au jardin. Je le suis, après avoir récupéré mes sabots.

 

 







 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 18:11

Web0001DZW.jpgWeb0001DOUARNENEZW.jpgLa commune de Douarnenez a rénouée le dernier week-end avec les fêtes maritimes.

 

 Depuis de nombreuses années, elle présente à de très nombreux habitants des régions de Bretagne,  et d'Europe, une "célébration des fêtes maritimes. Pour celà, le public afflue pour voir une centaine de voiliers 

 

 

 

 

et les fêtes fFêtes qui y sont DOUARNENZ-CEOQUIS.jpg

associée

 

DSCN0116.jpg

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