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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 16:53

La technique de restauration  des vitraux des XV° au XX° siècle est pour nous un savoir faire et une méthode  qui est le résultat de l’approche personnel du vitrail depuis un certain nombre d’années sur des verrières de tous les âges, de tous les styles  et de notre région, qui  sont passé entre nos mains. 

Notre but n'était pas de faire de la copie de copie

 

 

 

Cette technique ou savoir faire, que nous avons, nous la pensons bonne, elle évolue tous les jours de travail et évoluera rapidement.

Tout celà dépendra des recherches faites et réussies par nos confrères ou le laboratoire des Monuments historiques de Champs sur Marnes

 

La première chose lorsque le vitrail doit être déposé est de définir la datation et la technique de l'atelier ancien, ce qui nous est primordial et ce qui peut être comparé avec une oeuvre du même atelier.

 

 

 

 

La consultation de descriptions anciennes comme le manuscrit de l'abbé de Boisbilly des années 1770, ainsi que l'Inventaire d'Aymar de Blois, aîné  En 1904, l'abbé Alexandre Thomas fournit un complément à la monographie de M.Le Men datant  de1877, peuvent être d'un grand secours pour une approche des vitraux que nous devons restaurer.

 

Autres éléments pour avancer, ce sont  ces pièces de verre dispersées sur d'autres fenêtres et peuvent être aussi d'un grand secours, Il s'agit de morceaux de visages, de pieds, d'armures, d'épées, de dâgues etc.  qui retrouveront parla suite leur place. Un dernier élément est aussi ces gravures et griffes ou gravures spécifiques  que les pièces anciennes portent au dos.

 

Notre attention s'est portée  sur les faces externes et internes des verres, sur ces dernières des cratères s'étaient formés. Nous y relevons, par habitude de forte teneur en chaux ainsi que de magnésie de sable probablement utilisée au XV° siècle dans la fabricationde verre.

Sur les faces internes,; certains verres avaient un important dépôt grisatre probablement dû à la condensation, à la poussière et surtout à la fumée des bougies.

 

 Pour certains leur état était dramatique, les solins fait àla chaux n'avaient pas résisté aux intempéries et les tempêtes avaient bousculé certains panneaux de vitraux, les verres avaient été déchaussaient, les plombs lâchaient les attaches se rompaient . Pour d'autre, les barlotières  étaient rouillé cette rouille avait faite elle aussi  son travail sur les panneaux.

 

Il en fut de même de la présence des plombs de casse  de 8 provenant des restaurations,  mais aussi parfois très fin, d'origine XV°mais très rares. L'effet  des premiers plombs donnait un poids supplémentaire aux panneaux de vitraux. qui  du coup prenaient du ventre. Certaines pièces présentaient ainsi au fur et à mesure des restaurations une dizaine de pièces .parfois  les impacts  en forme d'étoiles

 

Les verres XIX°avaient perdu leur grisaille, Dans sa plaquette l'abbé Thomas signalait  dès 1904 le désastre. En accord avec l'Inspection Générale il est décidé de supprimer ces pièces qui n'avait pas de grande  qualité si ce n'est une invention qui n'avait rien à voir  avec le XV°  Ces pièces furent collectionner dans la tour sud de la Cathédrale.

 

 

 

POUR CERTAINES verrières bases de la nef,  nous utilisons Les collages ou assemblage des pièces de verre  brisées avec une colle adéquatte  qui supprime l'utilisation des plombs de casse qui redonne une meilleure lisibilité

 

Les éléments d'architecture des dais que l'on trouve dans les haut des lancettes et qui surmontent  les niches ne nous ont donné que très peu dedifficultés car  nous restant assez de pîèces d'origine;

 

 1985, Etude complète avec Bernadette Le bihan de toutes les baies des XV°? XVI° et XIX°et XX°  de toute la cathédrale pour larchitecte,  étude accompagnée  de photos prises sur les toitures 

 

1986,, le laboratoire de Champs de Champs sur Marne, auquel nous avions confiès avec 'un voyage aler et retour 3 panneaux du XIX° siècle, nous rendait son étude sur l'état physique et mécanique de ces vitraux.

 

 

 

Le stokage des vitraux lors de leur dépose

 1960, les premières rencontres avec les vitraux de la cathédrale: ce fut sur la fenêtre basse , côté sud"La goute de sang" autre bais sud, suite à tempête dépose de la baie dite de la Vierge à l'enfant suivi d'interventions pour panser et considolation

La tempête d'octobre 1987 .  4 heures du matin suite à appel nous apportons du personnel sur place. durant deux jours   pour la récupérations des pièces, avec de gros dégats sur les baies ouest pour une Passion et de la vitrerie sud . Une cloture fut posée

 

1989, mars, Suite à rendez-vous avec achitecte, nous acceptons de terminer les photos des fenêtres hautes, côté nord, qui avaient été déposés  et dont un relévé de photos noirs et blancs n'avait pas été fait

 

1989, mars, autre tempête 

 

1991, Cette tempête nous fit accélérer la dèpose  après un relevé  de toutes les verrières hautes du choeur Pour ce stokage nous recevons  une salle haute de la tour sud de la cathédrale. Les vitraux après les avoir bien emballé  pour les transporter  par palan , dans cette salle, sont  alors posés par panneau numéroté, à plat  par trois avec des couches séparatives dans des caisses de bois  faites à cet effet et numérotée 

 

A la même date RDV ministère et Drac sur place avec accord des travaux sur la baie 100

 

Une autre tempête arriva, un dimanche, Aucun personnel sous la main./Avec  Alexandre,  architecte des Bâtiments de Frances nous montons sur les toitures  du côté sud pour réinstaller les clotures.

 

Ces verrières hautes du choeur étaient en très mauvais état, pour les parties du XV°, et ce essentiellement dû à leur âge.

Un relevé de photos des travaux ,de 1941, nous indiquait  que les bris et pertes de pièces de verre sont de cette époque où ces vitraux furent déposé par mesure  de conservation durant toute la guerre dans la chapelle Saint-Guénolé d'Ergué-gabéric, proche  de Quimper, vitraux  malheuresement stoqués verticalement dans des caisses de bois bourrées de ripes quipompent l'humidité.

 

 

 

 

 

En 1991, c'est le tour des verrières hautes du choeurdes chapelles du choeur d'être déposées

  en 1992-  dépose des verrières hautes du choeur du XV°

 

Nous les entreposons dans le même style de caisses dans la chapelle de la  Victoire, désaffectée et sécurisée. Suite à l' avancement des travaux sur les voûtes, ces vitraux  durent déménager dans la Chapelle Neuve ou nous montons un nouveau lieu de stockage. 

Un peu plus tard, au fur et à mesure  de l'avancement du chantier les verrières hautes de la nef  ainsi que celles du transept, sauf l'une d'elle déja déposée par précaution  à cause de son mauvais état, rejoignirent notre atelier  ou ils furent stokées dans des armoires blindées ce qui nous permit de commencer aussitôt leur restauration dont la pose de tous les vitraux devait être terminé avant la Saint-Corentin 1999 

 

 

 

La savoir faire et les rendez-vous de chantier

ils avaient lieux  tous les quinze jours, le matin  à la cathédrale  sous la coupe de monsieur l''architecte Benjamin  Mouton, suivi  par la suite de l'atelier,  de Quimper suivi du restauraunt  tous les corps de métier L'après-midi cétait l' atelier de Quintin où l'architecte prenait son temps, étudiat les propositions de restaurations, nous revenions à l'atelier de Quimper

l'architecte aimait le vitrail jusqu'a en faire avec nous. Particulièrement les samedis, à l'échafaudage,   sur carton ou sur le choix des verres, apprenait la grisaille.

 

Avec collègue  qui avait les baies sud, nous travaillâmes en collaboration et les rendez de chantier se passaient chaque fois, après celui de la Cathédrale, chez l"un, puis  l'autre, confrotant nos trouvailles , nos recherches, nos idées, sous la coupe  amicale et souvent utile de l'architecte.

 

Avec tous les corps de métiers, on se connaissait déjà pour la,plupart, travaillant pour la plupart du temps sur le même chantier

Les rendez-vous avec la DRAC, les représentants étaient quasiment présent, c'était le moment pour poser nos questions sur l"avenir de nos paiements

 

L'inspection générale, avec Drac et Vérificateur était un controle du travail,  l'écoute des propositions, des avis, celà se terminait par un grand repas en commun avec les personnalité.

 

  

 

 

Un relevé des photos au 10° des vitraux du XV°siécle' avant et après restauration et mise en plomb   a été éxécuté à l'atelier qui possède une trappe sur le plancher du premier étage. Cette trappe nous permet de prendre en  photos  un à un les panneaux  de vitrauxdes verrièrres possés à plat à l'étage inférieur sur des tables lumineuses. Ce premier travail de photos a été exécué par un photographe professionnel  Avec ses photos en couleur nous avons dressé  des

 ces photos  couleurs seront transmises  après montage sur dossier  au vérificateur    Le relevé des panneaux de photos au 1/10° après les travauxcouleurs au 1/10° fut  de 13m2, 155    Pour les photos couleurs

 

D'u notre côté nous ne sommes pas  pas lassé  sur les échafaudages de prendre des  photos  des verrières lors de nos travaux. ce qui nous était utile.

 

verrières de doublage:d'une surface de 27 m2.

Les compagnons:Chaque compagnon avait un poste de travail

 

antoine le bihan, dont la  qualification  était de IV,  se chargeait de la peinture, des collages des pièces, du doublage des verrières xv) ainsi que de la copie de la baie 100, une première sur claques, la seconde définitive. 

Jean-pierre le bihan, qualification: VIIIN:  recherche de documents, coordination des travaux, verrière de doublage.

Gilles qualification iv, chargé de la coupe, de la mise en plomb,  ainsi que des collages et doublages

Patrick Qualification ii

 

  Masticage des vitraux et des verrières de doublages

 

La pose furt faites par 6 compagnons, Gilles, Philippe, Emmanuel  Patrick, Michel, Jean-Pol;

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces verres il nous  fallu les nettoyer 

 

Les panneaux de vitraux entiers furent trempés dans des bains d'eau successifs, puis lavés àla douchette. Suivra un nouveau trempage dans du chlorure de potassium et du bicarbonate d'amonium, cela éxécuté selon des méthodes

douces. Chaque cas étant divertisable

 

 

 

 

 

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans cathedrale quimper -
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