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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 08:49



PIERRE LE CALVEZ


Pierre le Calvez, né en 1886, époux de Paulle lazennec.
 
Capitaine au Long Cours, lieutenant à bord du Belle-Ile, cargo de la compagnie Transatlantique,

S'engage comme volontaire au 21ième régiment Colonial comme lieutenant,

Est tué, à l’ennemi ,comme capitaine,  en Champagne, le 27 septembre 1915 âgé de 29ans.


 Leur mère, Madame Angèle Le Calvez, tiendra toute sa vie un magasin d’épicerie et de boissons rue du Commerce.à Landerneau, Finistère.


Ses lettres.

lettre du 1er juin 1915





Sur carte postale avec « église de Presl » (Aisne) collection guerre 1914-1918 ;
Cher tante, un mot pour vous dire que je suis toujours en  bonne santé et que je désire que vous soyer de même, ainsi que Anna et Auguste et les enfants. J’ai su par Le Dreff que Hippolyte été en permission, tant mieux pour lui . quant à mois j'aurais du aller aussi aujourd’hui même, mais comme vous le savez d’après les journaux de la manière qui sa marche, je ne suis pas prêt d’y aller. Le bonjour à toute la saint famille , embrasser les enfants pour moi. Votre neveu qui vous la serre cordialemment la main. Pierre.
Cette lettre est adressée à Madame  Saluden.
L’orthographe est d’origine.

13 août 1915 ; carte-lettre- correspondance militaire


ma chère maman.
Je viens donc de passer quatre jours avec Paule et cela compense notre déception d’Amiens. comme il n’était pas facile de la faire venir jusqu’à Chalons, nous avons passé notre congé à Epernay. Maintenant  j’attendrai ma permission  avec un peu plus de patience. J’ai reçu ton colis contenant des cigares. Je te remercie beaucoup ma chère maman. Paule m’adit que j’étais un enfant gâté et elle a raison. Ce sont les cigares que l’on apprécie le plus ici car l’on s’ennuie tellement que l’on fume constamment. Nous faisons des boyaux et des boyaux toutes les nuits et l’on se repose dans la journée. Cela n’a rien d’amusant et je préfèrerai aller aux tranchées. En fin  à la guerre, il faut savoir tous les métiers.
Embrasse bien Anna  et les enfants.. à Auguste. Bonjour à toute la famille et connaissance.
Ton fils qui t’embrasse affectueusement.


Note : Paule est son épouse et il est lieutenant au 21ième colonial .Dans le civil, Il est lieutenant aux longs cours. Anna est sa sœur, Sa mère s'appelle aussi Anna et est l'épouse d’Auguste. Les enfants sont : Louise-Anne et Pierre, nés en 2909 ET 1910. Ce dernier mourra en Indochine comme Capitaine.

Le 24 Février 1915.

Carte-lettre au logo France d’abord, enserrant deux drapeaux tricolores.

Ma chère maman.

Je suis au repos depuis deux jours et je ne repars aux tranchées qu’après demain. Mon dernier séjour en premières lignes n’ a duré que cinq jours dont deux en contacts avec des boches. Il ne se passe rien d’intéressant pour le moment dans la région où je me trouve. Il n’en est pas de même à quelques  kilomètres, sur notre droite où ils s’envoient des pruneaux continuellement. Je me porte très bien et vois bientôt le printemps qui va arriver. Les tranchées sont très boueuses et quand on revient au cantonnement, l’on est sale, dégoûtant. Après un bon bain, l’on ne se reconnaît plus.

Bons baisers de ton fils qui t’aime. Pierre
Embrasse bien Anna et les enfant pour moi.


Le 20 Aoùt 1915.
Lettre-carte. Correspondance militaire.

.

Ma chère maman, 
J’ai reçu ton colis de gâteau, aujourd’hui et je t’en remercie. Le mors est superflu, car je n’ai plus de cheval. Je ne commande plus la compagnie depuis quelques jours car il est venu des capitaines du dépôt et  j’ai donc naturellement repris mes fonctions de lieutenant   j’aime  mieux cela, car dans les opérations futures, je préfère avoir la responsabilité de 50 hommes que 2OO. Il fait plutôt froid ici, surtout la nuit et nous sommes dehors presque toutes les nuits. Nous allons aux tranchées le 24 pendant 12 jours. Le secteur est tranquille pour le moment et l’on sera aussi feureux là qu’ici.
Embrasse bien toute la famille pour moi. Bien le bonjour aux amis, voisins et connaissances.
Ton fils qui t’embrasse de tout cœur.
Pierre .


 Il meurt le 25 septembre 1915 à Massiges

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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