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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 16:43

De retour d'une permission pour Noêl, Arrivé àPont Réan,  un centre de formation maritime,

Sur place,, au pied d'undrapeau français devant un château du XIX°. Nous sommes groupés comme peuvent l'être des civils, dont plus de la moitié sont des étudiants, certains ayant 24 ans et plus. Un gradé( nous devrons apprendre par la suite ces divers grades),avec un mot d'accueil nous fait l'éloge de notre mission et nous invite à la belle vie! que nous allons tout d'abord passer "à bord"de ce bâtiment qu'est Pont Réan.

 

les souvenirs de ces quelques jours y sont vite bousculés. ^

J  En Juin1956 j'avais annulé mon sursis de 3 ans, croyant que Ce service militaire va durer d'abord, 12 mois,!Puis arrive ce qui ne nous 'est pas prévu;  18 mois,

Puis vu arriver le 24 eime, ainsi que le 26ième.

 Et la Quille,c'est pour quand?......

 

 Il nous est annoncé que nous déménagions vers d'autres horizons.. Il fallait s'y attendre...

 

Nous refaisons la queue, pour recevoir notre paquetage individuel. Un énorme sac de toile, auquel est joint notre nourriture pour plusieurs jours, ainsi qu'un litre de rouge. Il sera plus utile que vous ne le pensez.Ce sac est lourd. Une carabine sans munitions nous est attribuée. Les cartouches sont entre les mains des sacos qui vont nous accompagner jusqu'à notre destination. Destination que nous aimerions connaître et qui, malgré les demandes répétées, ne nous sera délivrée qu'à la fin du voyage.

 

Nous reprenons la route dans ces éternels P'45, cette fois-ci en sens inverse, pour la gare de Rennes où nous embarquons dans un train spécialement réservé...

 

Combien sommes nous? Nombreux en tout cas, peuplant plusieurs wagons avec compartimernts; Nos gardiens prenant place deux par deux dans les compartiments des extrèmitès, près des portes qu'ils nous condamnent et ce, pour toute la durée d'un voyage vers le Sud.

 

Voyage qui fut une apothéose.

 

Souvent, laissant le passage à d'autres convois, ou pour toute autres raisons; comme les manifestations  précédentes des rappelés.

.Le train stationnera sur des voies de garage, la plupart du temps en pleine nature.

 

Très vite, nous essayons de prendre l'air. Mais cela nous est, les premières fois, mpêché assez rudement par nos gardes.

Et c'est là que les litres de vins que nous trimbalions et que nous touchions trè peu, vont faire le Miracle.

Les sacos  (Quartier-maître fusilier marin),ont semble-til vite épuisés leurs sources.

 Ils sont de plus en plus souvent dans nos compartiments et lorgnent nos provisions.

Très vite, nous comprenons que c'est nos litrons qui les interessent. Nous y allons lentement mais sûrement.

Rapidement, ils tombent dans un sommeil qui nous laisse toute liberté.

 

Nous sortons donc vers une autre liberté: marcher le long des voies, jouer aux toréadors avec les vaches dans les champs. ou se diriger vers les premières maisons à l'horizon; certains certes à la recherche d'un bistrot.

 

Et chaque fois il faut repartir, la loco a beau siffler, nos gardes révéillés ont un mal fou à récupérer leurs matelots.qui attendent le dernier instant pour grimper dans le train, parfois en marche.

 


Dans ce convoi, il n' y a pas que des appelés à faire ce voyage; des engagés, ainsi que des inscrits maritimes. Tout ce beau monde chante et reprend des "Méditerrenée, rivages ensoleillées"

 

Cela fait passer le temps et l'appréhension de l'avenir.

 

Combien de jours dura ce voyage vers Marseille? je crois qu'il fut très long pour tous. Avec cette rumeur de l'Algérie en vue; trois, quatre jours?

On ne vit de près aucune grande ville ou très vite. Ont entendit des bruits d'aiguillages, les tecs à tacs des rails qui s'ccèlèrent et les panaches de fumée, oui de fumée,  qui nous accompagnent à babord et tribord

 

On voit s"approcher desmontagnes, puis entrevoir des ressemblances de mer au loin.  et  des "Re Méditerranée" jaillissent

 

 

 

 

 

 

On voit s’approcher des montagnes, puis entrevoir des  ressemblances de  mer au loin.

 

Et, un  certain jour, nos destinations, des feuillesde routes,  nous sont livrées dans un langage hermétique qui ne nous dit pas grand chose au premier abord. 

 Nous sommes encore ignares sur les sigles annoncés.;.

 

 Quant à moi,, matelot sans spécialité,  je suis affecté à  l’Etat-Major  de la Troisième Région Maritime ». Ce que celà signifie? je le saurais  que plus tard, à Toulon.

 

Avec une trentaine d’autres ou plus, nous changeons de train.et conduits par un officier marinier,  nous allons rejoindre Toulon.

 

  De ces jeunes hommes, combien revinrent en France?  La Méditerranée, vont-ils la revoir au retour en France?

 

Ce jour"Vers le Sud" ne c'est pas bien terminé pour tous.

 

 

 

 

 

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans SOUVENIRS
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