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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 09:07
Félix, l’escalier, spouvenirs

un large escalier, large pour nous enfants,  qui menait du rez de chaussée au premier étage, puis au second.

Là,une échelle permettait d'accéder au grenier plein de malles.C'est une autre histoire, de découvertes.

 Lorsqu’on le montait, au demi palier, l’escalier en tournant passait devant une fenêtre dont seule une moitié apparaissait,

sa partie basse portait des plants  qui étaient inaccessible à nos petites mains.

 Les carreaux de cette fenêtre étaient plutôt  troubles, leur nettoyage en étaient difficile. Sur la gauche de cette fenêtre, dans l ‘angle de l’escalier qui tournait à angle droit, était la place de la pendule.Elle tintait toutes les heures, les quarts , les demis.de nuit comme de jour ; 
Elle avait la forme une boite carrée recouverte d’ un toit d’une maison vue de face.

 Sur cette maison de bois, une seule fenêtre, grande et carrée qui protégeait le cadran de la pendule et ses aiguilles d’or, plutôt de cuivre.
Deux trous de serrure encadraient le centre de ce cadran.  Une grosse clé au bout carré et à la poignée immense y rentrait.

  Deux poids, en forme de noyau de datte, pendaient  au dessous  de cette boite musicale, au bout de leur corde,et descendaient  parfois jusqu'aux marches,  remontaient jusqu'à la boite,  mais toujours à des hauteurs diverses jusqu’au moment où le mécanisme les immobilisait. 

C’était le travail du grand-père de les relancer,  Cela se produisait environ tous les deux ou trois  jours. Après avoir ouvert   cette fenêtre, il récupérait sa clé, posée dans le boîtier et, la clé bien ancré dans la paume de sa main droite Il remontait,  avec un bruit de ferraille, les poids.  De l’autre main, il sortait sa montre de son gousset, la vérifiait et donnait une petite caresse à la grande aiguille.

La pendule alors tintait  longuement de sa voix grave.

 Nous ne voulions jamais raté ce moment, assis sur les marches.
 Seuls les poids étaient à notre hauteur.A longueur de journée, ils  nous étaient bien tentant. Surtout lorsqu’ils étaient descendus à notre portée, de les faire se balancer. Cette envie se faisait lorsqu’aucun bruit n’arrivait des étages.

Cette escalier avait une rampe en bois  qui se prêtait à nos exploits malgré la boule de bois qui nous arrêtaient au  bas. Glisser  à cheval sur la rampe, du premier au rez de chaussez, en négociant la courbe du demi étage, était notre joie, nous rétablissant  en fin de course par dessus la boule finale. Le bruit de notre arrivée faisait souvent ouvrir ou entrebâiller la porte de la cuisine qui se trouvait sur la droite. Nos jambes agiles nous sauvaient des remontrances. La porte, près de celle de la cave, qui donnait sur la cour nous sauvait, encore fallait-il que la clé y soit dessus. On fuyait plutôt par jeu, car jamais, à ma souvenance, la punition ou le reproche fut vraiment sévère, pas plus que les bobos.

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans SOUVENIRS
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