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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 17:30




Briec, Chapelle Sainte-Cécile.


 Suivant l'historienCouffon, l?ancien patron de la chapelle aurait été saint Suriau.
 On parle aussi d e saint Sulya, d?origine galloise. Les anciens du village( en 1980) parlent de Saint Celya.
Au XVIIe siècle, le village s ?appelait Kergloaguen. Sainte-Cécile est venu après. Lafond parle de Sainte-Catherine » erreur de sa part.
« J?ai pu constater qu?à Ste Catherine de Briec, sur trois vitraux signalés en 1904 par l?abbé  Abgrall et photographiés en 1922 par Fernand Grey, deux ont déjà péri de misère et que le dernier est dans un état pitoyable. » Le Vitrail. 1979,p.181.


 


La Baie du Chevet.ci contre après restauration


C?est une fenêtre composée de quatre lancettes trilobées. Chaque lancette est partagée en quatre panneaux. La hauteur est de 2, 70 ml et la largeur de 0,54. Un tympan  offre trois soufflets et deux écoinçons.

Dans la Revue Art Sacré, mai 1906, dans un « Essai des vitraux anciens » cette verrière est décrite : «  Sans les trois premières, Notre Seigneur en Croix avec la Sainte Vierge et St-Jean, dans la quatrième Ste-Cécile portant la palme de son martyre avec un petit orgue à son côté. »

Des restaurations, la plus importante, qui a sauvé le vitrail, a eu lieu  aux alentours de 1840, par un verrier Quimpérois Cassaigne qui n?avait pas de four et ne fournissait que des verres blancs dépolis ou de couleurs. Une autre a semble-t-il eut lieu au XXe avec apport de têtes. Les vitraux n'ont pas été déposés en 1942-1945,

Auparavant des pièces d?autres provenances ont été posées en bouche trous.

Les disparitions consistaient tout d'abord en les trois panneaux de bas des lancettes B,C et D. Quant au deux panneaux bas de la A, des verres de couleurs et blancs, en majorité, étaient mélangés à des pièces anciennes. Ailleurs, ici et là des pièces blanches ou de couleurs remplaçaient les manques.

De légères fouilles derrière l'autel en pierre, nous donnèrent diverses pièces dont une gravée d?un 0 barré verticalement. Nous avons trouvé ce même graphisme à la chapelle de Trescoat en.Caudan Cette pièce provient probablement du réseau où il n'y avait plus que du losange en verre cathédrale. Deux pièces provenant du Christ ont été également trouvées
.

L'Etat du vitrail en 198O.



Les lancettes recoivent les quatres premières llettres de l'alphabet

A1. Dans le bas assemblage de pièces anciennes dont deux pièces avec chiffres romains gothiques. ?. I  puis  B ccp, plus une autre pièce représentant une main avec au dessous de la manche sYeu
A2.  De la Vierge Marie, il reste la moitié haute. Les pièces, mains, tête sont très attaquées.
A3. Dais dont l?architecture gothique est complétée de pièces diverses et anciennes.
A4. Architecture d?origine, fleuron remplacé par pièce IMS (avec A sur M) accompagnant c?ur transpercé.
B2. Chefs d'oeuvre avec os de tibia se croissant. Le bois de la croix n?est pas le même entre la partie haute et la partie basse, pourtant d?origine.. Village représentant Jérusalem
B3. Tête du Christ XIXe ?
B4. IHS XIXe ; Le INRI pas de la même écriture que la pièce en A1.
C2. Saint Jean ? Donateur ? Tête moins ancienne, et trop grosse. Une signature est relevée dans le coin gauche . Colonne en verre cathédrale
C3 architecture et pièces blanches.
C4 sommet du dais.
D2. Sainte Cécile porte une tête d?homme âgé posée à l?envers.


 ce n?est pas celle de saint Jean. Costume de la même époque que celui du fond damassé de saint Jean.
D3.
Pièces diverses au jaune d?argent dans architecture.

Travaux à prévoir, propositions


A4 B4.-         IMS à enlever et mètre dans écoinçons.
A4, B4,C4, D4.-
    Bleu XIXe à enlever ? à remplacer par bleu plus proche. ?
B4.    INRI à reconstituer avec casses ou copie ?
A3,C3,D3    Pièces non d?origine à enlever.
D3    Conserver fond damassé.
C3,D3        Mains du Christ anciennes pas à la hauteur du Christ B3. Essayer de rééquilibrer.
A2    Vierge. Pour son voile, colles ou plombs pour conserver la dextérité de la coupe de la pièce.
B2    Jérusalem à reconstituer avec pièces ailleurs. Jambes du Christ, plombs ou mieux colles. Le tibia , chef d??uvre à coller.
C2    reconstituer main ; Garder Tête ? fond bleu comme sur A2 et B2.
D2    Tête ? Conserver ? pièce d'architecture du cou à enlever ?
Colonnes sur A1, A2,B2, C2, D2 à conserver avec toutes les casses. Garder pièces de restauration plus claires ? ou tout refaire ?
B1,C1,D1 
   faire dans esprit de A1 et y mettre pièce XVIe et XVIIe de récupération dont bordures ? ou composition abstraite ?
A1    Texte  en plusieurs     pièces, remettre dans l?ordre ou laisser tel que ?
Réseau ;        Blasons à trouver ou abstraction très foncée avec
enlevés ?

DESCRIPTION

 Lancette A, la Vierge Marie.photo après restauration

Elle est présentée debout dans une niche avec dais et socle dont le fond est de couleur rouge, et passe derrière un sol arrondi et vert  parsemé de plants d?herbes qui est celui du Golgotha, que l?on retrouve derrière le Christ en Croix.
 D?origine, il nous reste dans le haut, le buste et quelques pièces de colonnes. La partie basse a conservée ses petits pieds chaussés et une partie de la robe.

Marie, le visage de trois quart, tourné vers le Christ, a les mains jointes et relevées sur sa poitrine. Son est protégée par le voile que fait sa robe bleu aux bords agrémentés d?une suite ininterrompue de bâtonnets encadrée de traits unique sur le côtés et double du côté intérieur . cette robe est relevée et le pan est serré sous le coude gauche.  Le visage, après un  léger nettoyage à l?eau qui a supprimé les mousses emplissant les cratères très nombreux, apparaît comme celui d?une personne âgée, au regard vif. Un voile blanc enserre et maintien le cou. Une robe violette  se pointe sous le manteau et sur les pieds. Le nimbe qu?elle porte est posée verticalement Le bord est légèrement uni, des stries  qui proviennent du Moyen Age imitent des rayons lumineux animent un champ où la grisaille et le jaune d?argent font la lumière. Cette teinture a protégée le verre où sont absent les cratères.


Le socle
a conservé  quatre pièces d'origine très attaquées. Il y a été incorporé des pièces trouvées en des endroits insolites du vitrail,  pièces diverses que l'on trouvera aussi dans les autres éléments d'architecture comme les dais et les socles. Ici, on voit la pièce XVe avec une partie d'une main et un texte signalé plus haut.

 Le dais avait conservé à peu près la moitié des pièces d'origine, plus une pièce représentant une voûte d'autre provenance.
Il est composé de trois étages et la lumière qui éclaire les aspérités semble venir de la gauche. Les couronnements des deux premiers étages partent en oblique, de chaque côté d?un pinacle central avec cul en pendentif Il se terminera par le dernier fleuron de la tête de lancette. Le parti pris en oblique nous offre une perspective dont le centre ne peut être que le milieu de la lancette, soit pour certaines la taille des personnages.

Le premier couronnement, qui est plus proche d'une balustrade, est orné de boudins et fleurs à trois pétales. Il donne au milieu la naissance à un pinacle ornementé de feuilles de choux, décor que l'on retrouve sur les deux gables inférieurs aux lignes concaves. Trois baies cintrées, dont une cachée derrière le pinacle, percent de chaque côtés cette façade. Le deuxième fronton, encadrées de deux  pinacles est percé de deux baies à trois lancettes  et réseau. Ces baies sont  incorporées dans un gable se terminant par un fleuron.  Par devant ce dais passe l le bout droit du bars horizontal de la crois sur lequel est cloué la main aux doigts recroquevillé du Christ en Croix. Il en sera de même pour le dais de la  lancette C avec la main gauche du Christ. Ce dais repose sur les côtés sur des colonnes. Ces dais seront les mêmes pour toutes les lancettes sauf  celle où l?on a le Christ en Croix.  Ce genre de dais se retrouve au Faouët à Saint-Fiacre et à la Cathédrale Saint-Corentin de Quimper, spécialement dans la baie 125.

Lancette B, le Christ en Croix.


Le Christ est cloué les bras à l'horizontal, et les deux pieds posés, le droit sur le gauche et transpercés par un très gros et long clous  qui semble montrer la tête d?Adam.

Elle repose sur un tapis d?herbes, les cavités des yeux  ainsi que la tête tournés vers le Christ. La fracture du nez est représentée sous la forme d?un V renversé. Quatre dents indiquent la mâchoire supérieure. Dessous deux os de tibia se croisent dessinant un X. La pièce, un chef d??uvre, montre la dextérité de cet atelier, dextérité que l?on trouve aussi dans le voile bleu de Marie. De l?autre côté, toujours dans l?herbe verte, une omoplate.

 Revenons au Christ. La Croix est exécuté dans un bois à la face bien raboté. Sur les côtés les veines du bois sont dessinées. Nous ne pouvons savoir comment elle était plantée, le panneau inférieure ayant disparu. La plaie du côté droit laisse couler trois traînés  de gouttes  de sang qui disparaissent sous le linge blanc qui est serré à la taille par un n?ud sur le côté gauche.

La tête est penchée sur sa droite, entraînant avec elle une moitié des cheveux traités à la sanguine tandis que l?autre reste sur le dos. La couronne d?épines repose sur eux et sur la peau du front où elle a laissé son empreinte. Le visage, avec sa barbe pointue et rousse, à deux pointes prend une forme triangulaire. Les yeux sont clos, la bouche fermée, il est mort, Des gouttes de sangs coulent et sèchent sur le haut de son buste.

. Penchons nous sur cette tête et ce buste du Christ. Tout  indique  pour ces pièces une intervention d?une autre époque.  Pour témoin, le verre n?est pas attaqué ou si peu La sanguine forte qui est employé pour ses cheveux et sa barbe sont d?une autre époque que la verrière d?origine, c?est  à dire, les dais, la Vierge, le Golgotha et Jérusalem, ainsi que les restes de la sainte Cécile., et où elle n?est pas présente. Objet ou résultat d?une restauration du milieu XVIe ?

 Au dessus d?un nimbe crucifère au jaune d?argent, le titulus en noir sur fond blanc. Au haut des colonnes des côtés, debout sur un chapiteau qui reprend  les boudins et les fleurs à trois pétales des dais, deux anges se font face les mains jointes. Ils se découpent sur le fond de ciel rouge qui descend jusqu'à la Jérusalem. Qui se cache derrière un rempart à créneaux encadré de chaque côté par une tourelle à toiture pointue. Derrière,  pignons triangulaires de maisons de chapelles. Une église domine tes toits. Le mont Golgotha trace sa courbe jusqu'à ces murs.

Lancette C, saint Jean.

Il est difficile de voir saint Jean en ce personnage hybride sur fond rouge. Il s?agit plus sûrement d?un donateur mis à cette place à une certaine époque. Atout de ce personnage les mains jointes comme ont les orants. Il est vêtu richement manteau vert  à riche damas doublé d'hermines, robe jaune,  aussi à damas, s'ouvrant pour laisser passer la tête, indiqué par la présence de deux boutons sur l?échancrure. Il porte aussi une ceinture à glands de couleur rouge. Un petit sac ou aumônière en hermine pend au côté droit.  Il semble porter des gants et une bague à  l?annulaire; Chanoine ? Seigneurs ? La présence d?hermine pourra-t-elle nous aider ? Les éléments de fourrure d'hermine ont une apogée d'utilisation au tournant des années 15OO. De fourrure intérieure, elle déborde  sur les cols, les manches, et prend la forme entre autres d'écharpes. Symbole de pouvoir, elle est aussi celui de la pureté.

 La tête est une pièce rapportée.  Tout d'abord ,  on peut remarquer qu'elle n'est aucunement attaquée. Elle fait la différence avec le visage de la Vierge et même avec ses propres mains Au bas du cou  apparaît un morceau de col de chemise qui ne colle pas du tout avec le vêtement que le personnage porte. C'est bien  le visage  d'un saint


 Lancette D, Sainte Cécile.
t, le nimbe ne permet pas de se tromper. C?est de plus un très beau visage. Bien peint, probablement de la fin XVe. Certes  ces cheveux bouclés peuvent faire penser à saint Jean, dont il occupe la place. Mais il porte une fine barbe et saint Jean, suivant la tradition était imberbe. D?ou vient cette tête ? à qu'elle époque est-elle arrivée ici ? C'est tout ces mystères qui souvent font l?originalité d'une oeuvre.

Le tableau des pièces accumulées dans ce personnage était irréel.

 En haut, à gauche, l'orgue portatif en 14 morceaux plus un trou. La main qui le porte se devine. Au milieu sur un panneau, crevé de pièces de verre dépoli, on découvrait une amas de morceaux de vêtement divers, parmi lesquels on pouvait trouver tour d?abord, un manteau ample de couleur rouge, dont las pans seraient fermés à la hauteur d?une poitrine par un énorme bouton, puis, une robe à damas jaune, une main gauche sortant d'une manche ample au revers blanc tenant une palme verte, un élément d'architecture gothique posé horizontalement au ras d?un cou d?une tête d?homme au verre très attaqué,  tête portant une coiffe faite de morceaux de verres de divers paroisses. Il y avait à la bonne place  un nimbe fait lui aussi avec des éléments de trois nimbes différents. Le fond, c?était  deux pièces de verre bleu avec un damas présentant un semis de fleurs. Le plus gênant, était que tout concourait pour donner un personnage au ventre proéminent. Sur les côtés, les pièces des colonnes encore en place étaient nombreuses.


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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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