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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 17:43


                Cathédrale Saint Corentin Quimper

             Baie 116, Troisième lancette
                Vitrail daté de 1496,il a été offert par Geoffroy et Rioc de Tréanna, tous les deux chanoines de la cathédrale, l'un étant aussi recteur de Crozon et le second, semble-t-il archidiacre de Tours. C'est ce que l'on peut lire, avec la date sur les socles de la base. Cette famille bretonne est aussi donatrice des baies 1I2 et 1O8.

       
            Le Christ bénissant,
             à la croix de Résurrection


 

Au milieu de la baie,  sur un fond bleu, entouré de Sainte Geneviève et de Saint Martin se trouve ce Christ bénissant.

, Son visage, derrière un nimbe cruciforme rouge et or, se présente quasiment de face, en opposition aux autres personnages, et légèrement penché sur le côté gauche, son regard semblant suivre le geste de bénédiction de sa main droite.


 Ses cheveux, couleur or, bien partagés, tombent sur ses épaules. Sa barbe à deux pointes et courte encadre  le bas du visage,

Il porte une robe rouge, fermée au cou par une agrafe ronde  couronnée de perles,  qui découvre, par le biais du geste de la main droite qui bénit, sa poitrine nue et la blessure de la lance.

 L?un des  pans de la robe est accroché au bras gauche dont la main tient la croix de résurrection.  Cette robe découvre sa jambe gauche et ses deux pieds nus, dont l?un présente plus fortement la plaie d?un des clous de la mise en croix. Ces pieds et le second pan de la robe reposent sur un sol pourpre.

Pour le corps, sauf pour la tête XIXe, deux sortes de verre rose ont été utilisées, l?un plaqué sur bleu pour les bras, les mains, et les jambes, tandis que le buste utilise une teinte différente. Spécialement sur le bras droit, le dessin des veines commence à prendre le graphisme de losanges que l?on retrouvera en Cornouaille cinquante ans plus tard.

L'iconographie de la croix de Résurrection.

Elle semble apparaître dès la fin du XII° siècle avec la représentation de la Résurrection où l'on voit le Christ, bénissant, enjambant le tombeau, tenant cette croix processionnelle de la main gauche, c'est-à dire l'instrument de son supplice. Avec cette croix, il descendra aux limbes, figurées comme enfer par la gueule d'un monstre, comme  l'indique la Passion du tympan de Rouen datant de 13OO.

L?état de conservation du verre.

Le verre rouge de la robe est très légèrement parsemé, du côté intérieur, de petits cratères qui ont fait sauter le plaquage, laissant un semis d?étoiles non voulues. La face extérieure de ce verre est vierge de toute attaque, il en est de même pour le corps du Christ. Par contre le rideau bleu, à damas exécuté au pochoir sur la face intérieure, est très abîmé sur la face extérieure, spécialement du côté gauche, à l?emplacement de la pose d?une grisaille devant assombrir cette partie du rideau.

Les pièces XIX°

Un nimbe crucifère, ancien, rouge et Jaune, entoure la tête dix-neuvième. La même restauration a fourni la croix posée sur un manche d?origine.


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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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