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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 04:00


CROQUIS DECEMBRE 2006, DU 16 AU 31.
            croquis faits de mémoire pour la majorité, quelques jours après


Le 16 décembre,  un jour venteux, une Promenade dans les bois, je ne sais plus lequel, il y en a tellement, tout proches, nous a fait tomber en arrêt au pied d’un arbre de houx. C’est toujours quelque chose d’étonnant pour Bernadette, cela lui rappelle de bons souvenirs de son enfance à Paris  où cela se vendait dans la rue et était quelque chose de rare.   A mains nues j’ai cueilli trois petites branches qui vinrent égayer la maison.




Le 17,  nous sommes dimanche, nous poussons vers Mousterlin, ses dunes et marais C’est un lieu que la mer baigne de trois côtés et qui permet une bonne promenade. Un aller tranquille, croisant deux à trois personnes, si ce n’est une averse qui nous pousse sous une sapinière. Le temps n’est  malheureusement pas pour se reposer à la pointe, comme nous avons l’habitude. Au mi-route du retour,  il doit être  près de trois heures, nous  commençons à croiser des personnes et vu l’afflue des chiens j’ai commencé, tout en marchant, le chemin n’est pas très large, à les compter. Lorsque j’ai arrêté mes comptes, désespéré, j’en étais à un chiffre démesuré de cet animal par rapport aux humains, et pire ; bien plus de chiens que d’enfants.

Le lendemain, le beau temps semble s’affirmer.  nous faisons notre  tour habituelle de l’Ile Tudy par le côté rivière, la pointe, et le quai côté mer. En face de la Mairie-Poste sur les lieux des anciens étendages des filets de pêche,  les vêtements fraîchement lavés ont fleuris. Tout en marchant, nous suivons des yeux la plate forme de forage qui rentre vers le port de Loctudy, prenant des bords, pour passer entre les balises. C’est là que nous croisons, les quasi seules personnes , un couple d’amis, anciens habitants de notre quartier, avec qui nous restons bavarder un bon moment sans etre dérangé par la circulation, inexistante à cette époque.





Le beau temps voulant tenir, nous repiquons sur L’Ile. Ce mardi 19, côté mer tout est calme. La plate forme de forage a trouvé asile dans le port de Loctudy. Sa masse fait  concurrence au clocher du bourg et mêlent ses couleurs aux couleurs des chalutiers à quai. Coté quai d’embarquement de l’Ile, vers les bateaux de plaisance en hivernage dans la rivière, les propriétaires poussent leurs annexes. Nous rentrons le long de la rivière. Autour de chez un mareyeur on commence à stocker des paniers d’huitres.

Le mercredi 20, pris par diverses choses, nous ne pouvons que faire un tour sur la Halage.  Arrivé au bout, nous n’y restons pas longtemps en ce lieu, malgré les bancs qui nous sont proposés car les vents portent les odeurs d’un relais de la station d’épuration. Nous avons le temps d’apercevoir un bateau de plaisance qui double le port du Corniguel. Il s’agit d’une petite unité, au mat sans voile, l’équipier étant à l’arrière à la barre d’un petit moteur, qui remonte  tranquillement la rivière vers un hypothétique Quimper. D’où vient-il ? mystère. ou a-t-il seulement  profité de la journée pour descendre l’Odet.
Nous reprenons le chemin du retour et nous arriverons au Cap-Horn bien avant lui.  A la fin de notre parcours nous voyons un couple penché, et bien intêressé, au dessus de l’Odet. Cela nous intrigue.  Sur l’eau, un ballon gonflable de couleur bleue est poussé par le vent le long du rivage, trajectoire contrecarré par les vaguelettes. Il navigue tout droit vers un cormoran qui semble au premier abord intéressé et qui va, tête en avant, vers lui, prêt semble-t-il à faire causette, le prenant peut-être pour une nouvelle espèce d’aigrette. Il va, recule, reva vers l’objet, puis apeuré plonge.




Le 22, fort vent d’est. Nous choisissons Tréboul. Nous laissons le port et montons par les ruelles vers l’église, qui domine l’excommune. de l’autre côté nous descendons vers l’anse et la plage Saint-Jean, rejoignant un jardin public qui nous mêne le long de la côte jusqu’à l’extrémité de la plage des sables blancs.

Le 23, petit vent d’ouest, et promenade possible du côté de l’Ile Tudy. Il n’est pas 2 heures lorsque nous arrivons  au Treustel.  Une femme en maillot rouge sort de l’eau, à contre jour. D’habitude elles sont deux  Nous poussons vers la pointe, sur le haut des dunes, à l’abris du vent arrêté par les  arbres. A nos pieds, un couple remplit des grands sacs d’algues, d’autres les rejoindront, leurs voitures garées sur le haut des dunes. Au large, un voilier à cabine navigue. C’est un habitué qui fait son petit tour de rade. Il n’a sortit que sa grande voile mais n’a pas son petit foc rouge. Au retour, nous croisons une  jeune personne qui avance légèrement sur un pas de danse cent fois répété. Etrange silence qui l’accompagne. Nous n’entendons pas la moindre musique si ce n’est celui des vagues et d’une famille de mouettes quelque part en arrière.

 

Le lendemain, nous devions être bien occupé car nous n’avons fait qu’un tour d’une petite heure dans le quartier, traversant le Bois d’Amour, descendant vers la source et l’ancien lavoir des Le Corre abandonné et abîmé par le squelette d’un scooter incendié. Retour par les champs des mêmes fermiers que nous avons connu avec des vaches et qui sont devenu un petit bois.




Le 25 décembre, une échappé sur le Halage. Les marcheurs, nombreux, ont revêtus des survêtements de toutes les couleurs zébrés dans tous les sens, porteurs parfois de pub. Les chiens en font semble-t-il  de même.

Le lendemain, la frontière entre l’Ile Tudy et Combrit. Les vagues ont apporté des montagnes de goemons. Les amateurs sont à pied d'oeuvre, les voitures, le cu vers la plage, le coffre grand ouvert vers le large, dégoulinant d’algues.  Tous les moyens sont bons pour remonter le trésor qui pèse son poids. Les épouses sont appelées à la rescousse. Elles ramassent le trésor à pleines mains gantées  qu’elles entassent dans des sacs, des carrioles. Parfois, elle pousse la remorque descendue sur la plage que le compagnon tire vers le haut.











Nous sommes le 27 décembre. Autre travail que nous croisons à 14 heures trente pil. Après avoir bien entamé notre tour de l’Ile Tudy. Tout semble calme du côté du mareyeur lorsque les tracteurs ou engins grondent. Les cinq ou six hommes ou peut-être plus, qui,  debout, discutaient à l’abri du vent sur le haut du quai,  se séparent. Certains entrent dans les locaux. D’autres, un casier à la main descendent bottés vers les parcs à huitre. ( et non coquille Saint-Jacques comme je l’ai écrit.)



Le 29, vent et pluies, l’alerte est passé. Nous nous échappons et risquons le coup. Le Bois d’Amour semble être le plus sûr par sa proximité, et y marcher n’est pas désagréable, pas de rencontre, lieu peuplé de tas de souvenirs du temps des enfants. J’y ramasse une petite provision de bois, allumes feux  intéressants. On rentre la maison juste à temps. Le train de nuages plein sud.

Le 30, encore la tempête et la pluie. Vers 16 heures une accalmie de pluie se montre. On prend la voiture que nous garons à l’entrée du manoir de Prat ar Raz et en route pour une bonne marche à travers bois et à l’abri du vent, vers  le nouveau viaduc. Goudronné au début jusqu’à l’ex moulin, le chemin devient forestier avec ses feuilles mortes, ses trous d’eau et de boue, ses branches  et troncs d’arbres en travers.  Le vent agite au-dessus de nos têtes les extrémités des arbres De l’autre côté de la vallée, ce vent glisse sur les arbres et en fait des vagues.




Le 31, vent, pluie. Nous nous sommes dirigés vers les cinémas. Il était tôt, la foule n’était pas encore là ce qui ne fut pas le cas lorsque nous en sommes sortis. Nous eûmes alors du mal à nous frayer un chemin dans la foule compacte qui avançait la tête baissée, à contre sens, les pieds dans l’eau et sous une pluie diluvienne. Cela ne nous a pas empêché de percevoir dans la bruit, mélange de pluie et de gens qu’on nous appelait. Un frère et une belle sœur nous rejoignaient. Ils étaient venu de Morgat s’enfermer dans une salle.







01 O1 O7. un léger réveillon à nous deux,bien avant l’heure top. 5 heures du matin, visite d’un fils de retour d’un concert.   Un café, avant de rentrer chez lui,  mais pique un roupillon dans une chambre. La pluie et le vent sont annoncés. Nous partons quand même dès les 9-10 heures, sans le prévenir. Le chemin de Halage. A l’aller, peu de monde,  les doigts de la main, une dame à qui nous souhaitons la bonne année, un pompier en colère avachi sur son radeau au milieu de l’eau, une petite averse arrive au lointain. Nous la rejoignons à la hauteur de la station d’épuration. Pour le premier jour de l’année, elle ne  parfume pas. Nous ouvrons nos parapluies. Un air de musique nous trottine la gorge. On y va, on le chante ou le murmure, on esquisse des pas de danse.  En avant, en arrière, on joue du parapluie, on monte sur un banc de pierre, on s’éclate, à 142 ans à nous deux et on n’a pas une larme d’alcool dans le corps. Chantons sous la pluie, un essai de claquette.  Pas réussi. Nous découvrons brusquement qu’il ne pleut plus. Et que nous avons eu un témoin qui nous sourit avant de nous tourner le dos et remonte le Halage. Ce témoin, une demoiselle,  peut-être, est maintenant au loin devant nous.  On la voit mouvant ses deux bras, en horizontal, en moulin, en V, en des tas de choses

. Nous marchons, croisons du monde,  bonne année madame, bonne année monsieur, nos meilleurs vœux, même les chiens en ont le droit, pour faire plaisir au maître.               

 Arrivons au Cap-Horn et à la voiture.
    Nous entrons dans une nouvelle année.

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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