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4 août 2006 5 04 /08 /août /2006 17:35

LA Révolution et les armoiries

 

 

" Personne ne nie aujourd’hui que la Révolution Française ait été l’occasion d’actes innombrables de pure barbarie " L’Assemblée avait même édictée des peines sévères,.. mais leur efficacité a été trop souvent dérisoire ".. "Enfin dans bien des endroits, les décrets ordonnant la suppression des " signes de féodalité "ont été exécutes sans excès lorsqu’ils ne demeuraient pas lettre morte.

L’affirmation que toutes les verrières fleurdelisées furent fracassées est manifestement exagérée "

 

" Dans les églises bretonnes, où les blasons foisonnent au tympan des fenêtres, j’ai plusieurs fois remarqués que seul le compartiment du sommet avait été refait au dix-neuvième siècle : on s’était donc borné à enlever les armes royales " Jean Lafond, le vitrail, p.147-148.1978

 

Je présente ici quelques lignes, récoltés lors de mes lectures, certaines sans nom d’auteur, je m’en excuse. J’ ajoute au texte de Jean Lafond que d’autres blasons de seigneurs locaux ont subi le même sor t que ceux du Roi.

 

La Roche Maurice, Eglise Saint-Yves, façon des armoiries brisées à la Révolution

, Eglise Saint-Yves, façon des armoiries brisées à la Révolution

Loctudy, Chapelle Notre-Dame-du-Croaziou, ou le Croëchiou. La Révolution détruisit les vitraux où se trouvaient les armes des Kervéréguin. Valentine de Penfentenyo

 

Chapelle Notre-Dame-du-Croaziou, ou le Croëchiou. La Révolution détruisit les vitraux où se trouvaient les armes des Kervéréguin.

Morlaix, -Ploujean.1791, Le Guennec signale la disparition lors de la Révolution : " les vitraux où s’étaient fait peindre agenouillés aux pieds de leurs saints patrons, les donateurs de la verrière, preux chevaliers vêtus d’acier et châtelaines en surcot d’hermines "

 

Plougasnou, église Saint-Pierre,1792, le peintre-vitrier Jean Balbot reçoit 46 livres et 14 sols pour enlever les armoiries des vitraux et mettre d’autres vitres. Il s’agit d’une vitrerie blanche dont des morceaux ont été retrouvés en 1989 sous l’autel du choeur. Il s’agit sans aucun doute des armoiries des de la Villeneuve, de Kernoter, de Kerjan, de Rosangavet, du Roslan et de Keristin

église Saint-Pierre,1792, le peintre-vitrier Jean Balbot reçoit 46 livres et 14 sols pour enlever les armoiries des vitraux et mettre d’autres vitres. Il s’agit d’une vitrerie blanche dont des morceaux ont été retrouvés en 1989 sous l’autel du choeur. Il s’agit sans aucun doute des armoiries des de la Villeneuve, de Kernoter, de Kerjan, de Rosangavet, du Roslan et de Keristin

 

Pont-Croix.1792,la direction de la ville échut à un ancien huissier ivrogne et incapable du nom de Louis Le Corre qui laissa perpétré maintes exactions dont le bris de vitraux. En 1793, prélèvement de vitraux à Lochrist en Beuzec-Cap-Sizun pour remplacer en l’église de Pont-Croix les vitraux armoriés saccagés le 29 mai de la même année par un nommé Cabestran, l’un des volontaires de la ville, qui monté sur une échelle se mit à devoir briser les vitraux. Il faillit se rompre le cou et se faire écharper par les femmes. Gargadennec.

1792,la direction de la ville échut à un ancien huissier ivrogne et incapable du nom de Louis Le Corre qui laissa perpétré maintes exactions dont le bris de vitraux. En , prélèvement de vitraux à Lochrist en Beuzec-Cap-Sizun pour remplacer en l’église de Pont-Croix les vitraux armoriés saccagés le 29 mai de la même année par un nommé Cabestran, l’un des volontaires de la ville, qui monté sur une échelle se mit à devoir briser les vitraux. Il faillit se rompre le cou et se faire écharper par les femmes. .

 

Saint-Nic, Eglise Saint-Nicaise.

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1791, avril, Henry Join, procureur de la commune, conclut un marché avec Jean Louis Cavellier, vitrier à Quimper qui se charge pour la somme de 72 livres d’enlever les écussons des vitres peintes de l’église et de la chapelle Saint-Côme et des les remplacer par du verre blanc Il s’acquitta mal de son travail car de Courcy signale, dans la Bretagne Contemporaine, que l’on voyait encore ( vers 1860) dans l’une des vitres de Saint-Côme les armoiries des Tyvarlen, seigneurs de Brénalen. Jean Louis Cavelier, en voulant enlever les blasons, brisa les vitres qui les encerclaient.

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans jeanpierrelebihan
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