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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 05:15
 Commune de KERLAZ

Eglise Saint-Germain ©   Elle  fut une trève de Plonevez-Porzay, et paroisse depuis 1874. Elle est datée des XVI°et XVII° siècle.

Au chevet,existait une Passion datée 1541 qu'on attribuait au peintre vitrier Alain Cap. Ce serait plutôt Charles Cap(1)


1627, procès-verbal de prééminences de l’église, archives de Nantes. B.627.



1788, aveu de prééminence, dans la maîtresse vitre, du seigneur Jacques Halna du Fretay, baron du Vieux Chatel et Coatanezre ces armoiries étaient: D'argent au chevron de sable, accompagné en chef de deux haches d'armes, adossés de même. d

1880, il ne reste que quatre panneaux.

.Description de l’abbé Pouchous, recteur,1839-1880: "restes de vitraux peints, Couronnement d’épines, Notre Seigneur en croix entre les deux larrons, Descente de croix, donateurs dont chanoine en orant avec saint Jean-Baptiste et écusson à trois poissons d’argent. Datation, L’AN MDce XLI FUST FAICT  CE PANNEAU."

1897, on y admire quelques restes de vitraux anciens.

L'abbé Abgrall, relève au début  du XX° siècle, un Couronnement d’épines,  un Crucifiement,une Descente de croix, et un saint Jean-Baptiste présentant un chanoine donateur ayant pour armes d’azur à trois poissons d’argent.

1913,  cette Passion est classée, puis brisée par des enfants durant la guerre 1914-1918



Les nouveaux vitraux de la Maison Léglise. 1918.


 Cette Baie du chevet est de 4 lancettes en ogive à 3 panneaux chacune.

Le réseau est composé de 6 soufflets.

Dans ceux-ci on trouve, six scènes sur l’histoire de la Bretagne, en peinture sur verre.

En supériorité : un menhir,

Dessous, à gauche : une sœur avec cornette, sur un champ de bataille assistant un soldat mourant ;

à droite, un missionnaire  évangélisant des noirs.

Dessous,  un roi, probablement saint Louis se rendant en procession avec la Couronne d’épines à la Sainte-Chapelle ;

au centre,  une femme, Jeanne La Flamme, un glaive à la main devant un calvaire avec au pied un écu de Bretagne couronné et dans le fond une falaise percée avec une église au sommet. A droite, troupe de cavaliers portant haut pavillon de Bretagne.

Actuellement quatre épisodes de la  Passion  sur architecture néo gothique

En A, le couronnement d’épines,
en B Jésus rencontre sa mère,
en C, la Crucifixion,
en D, Piéta. Avec armoiries et devises ;

Maison Léglise, Paris 1917-1918, carton de Evalche, prix de Rome d’après croquis de Melle Hersart de la Villemarqué et Melle Krebs.

Baie 2 la seconde baie du côté sud 4 lancettes en ogive de 4 panneaux. vitraux de la maison Léglise

Grande mission de 1658 à Kerlaz devant l’église, avec le père Julien Maunoir, costume local de la fin XIXe. Réseau une scène allégorique : la Foi et deux autres d’histoire locale.
Le père Maunoir est à droite sur les marches d’un calvaire, en soutane et surplis .Il s’adresse de trois quart gauche, la main droite levé, à la foule des habitants en costumes bretons














Baie 3, La troisième baie du côté nord.Saint Even.  Baie à 2 lancettes cintrées de  3 panneaux et réseau composé de 3 soufflets, celui du haut étant figuré avec une procession se rendant à une fontaine. Dans les lancettes, Six médaillons sur fond de fleurs et feuillages à dominante rouge présentant six épisode de sa vie.
A1,  chassé de la maison  paternelle sans le sou il devient pâtre et garde  des moutons.
 A2. après avoir  erré plusieurs jours, il se présente au manoir de Kerascoët.
A3, Chassé de la maison paternelle à cause de ses sentiments religieux.
B1, un saint  évêque lui apparaît ;
B2  Even précipité dans la mer par son oncle et gagne le monastère de l’île Tristan.
B3, frappé par ses qualités, le seigneur de Kerascoët le marie avec sa fille

Nef :
 Baie à 2 lancettes cintrées de 2 panneaux et réseau composé d’un soufflet  avec la chapelle de Sainte-Anne La Palud et un pardon. Dans les lancettes, « l’éducation de la très sainte Vierge »  Sous deux dais néo renaissance jaune,  la scène se passe dans une pièce à deux fenêtres vitrées de rectangles sous plomb, dont une est ouverte. Une table est posée au milieu. Sainte Anne  est du côté gauche de cette table. De profil droite,  elle parle, accompagnée des gestes  des deux mains. Un long voile blanc tombe sur son dos. Ses habits sont une robe vert émeraude,  et un manteau au revers rose  qui est retenu par le bras droit.  En face, de profil gauche, la tête relevée, Marie écoute les conseils.

 Pierre de Nevet, +13 04 1676 avec armoiries de Nevet-Quelen, Kos Kastel, Garrec

 La Ville d’Ys avec le roi Gradlon, sa fille et saint Guénolé

Saint Hervé avec son compagnon et son loup
Dans l'Ossuaire.

baie 1, l’abbé Garrec, recteur de Kerlaz célèbre la messe en 1793,
baie 2,
Trois prêtres réfractaires devant le tribunal révolutionnaire en 1793. «  Le tribunal Révolutionnaire  de Quimper condamne  ces confesseurs de la foi à la détention suivie de l’exil et de la déportation.(1783-1785) » Pièce  avec fenêtre donnant sur des toits et des maisons. Sur une table recouverte d’un drap bleu  deux greffiers travaille, l’un écrit tandis que le second pose des questions à  deux prêtres, en soutane, surplis et étoles, et à un moine , qu’un gendarme garde.. Un troisième homme vêtu de rouge , un rouleau de papier à la main leur montre la table  du doigt.
baie 3, condamnation

 Restauration complète des vitraux par l'atelier Quimpérois de Jean-Pierre Le Bihan,  mais  ces vitraux avaient déjà été restaurés avant 1960, puis vandalisés, et en mauvais état en 1972.

A l’origine de ces vitraux se trouvait le .Révérend Père. Le Floch, originaire de Kerlaz et ,à l’époque, supérieur du séminaire français de Rome


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1A propos du peintre vitrier Cap qui est signalé ici, comme il l'était au Folgoet

.Pour Couffon,  Le vitrail  de la basilique du Folgoet aurait été exécuté  en 1623, non par  le renommé peintre breton Alain Cap mais par son père Charles qui trévaillait à Morlaix un siècle auparavant.

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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