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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 08:18
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Eglise Saint-Alor d’Ergué-Armel. ses vitraux disparus



Petit inventaire des prééminences des seigneurs, où sont relevés en premier leurs armoiries dans les vitraux. Nous sommes au XVII et XVIII° siècle. A cette époque on crée peu de vitraux figuratifs; s'ils existent, ils sont des XV et XVI° ce qui ne semble pas être le cas ici. Ces seigneurs  y seraient présent en donateurs et fier de le transmettre. Il s'agit donc d'armoiries incluses dans une vitrerie, souvent incolore.

1679
, les seigneurs de Ploëuc, seigneurs du Plessis paroisse d'Ergé-Armel ont leurs armoiries, D'hermines à trois chevrons de gueules, dans la maîtresse vitre et en la vitre de la chapelle du côté nord.
(à cette époque cette paroisse compte 900 communiants(habitants)

Les  de Ploëuc avaient des droits honorifiques dans les chapelles de  Notre-Dame de la Forêt et de Saint-Laurent, bâties à l'époque sur les terres des du Plessis, à la condition d'avoir des droits honorifiques, armoiries dans l'église paroissiale. (Ogée)

1761,  le 5 juillet, monsieur Gazon prit solennellement possession du banc seigneurial armoiré et des écussons des du Plessis, Ploëuc, Kergorlay et Tyman semées sur les vitres de l’église paroissiale. BSAF 1899.

En 1783, le fils de Mr gazon réclame le droit de porter une bannière de Saint Alor à la procession du Sacre. Il n'y eu pas de Sacre d'évêque à cette date. Conen de St Luc fut sacré en 1773 et mourut en 1790.
Ce Mr Gazon avait, en tant que seigneur, le droit de pas et trépas ainsi que le droit de coutume; droits que nous appelerions aujourd'hui d'entée d'étalage.
Il avait aussi le droit de haute justice qu'il exerçait le samedi dans la salle basse des Cordeliers. Il avait des fourches patibulaires à 4 poteaux au lieu de Kervao

Les du Plessis  avaient comme armoiries De gueules au croissant montan d'argent. Cette branche fut fondue au XIII° siècle dans de Ploeuc dont les armes étaient d'hermines à 3 chevrons de gueules écartelé des armes de Kergorlay vaire d'or et de gueules.
Le Le Gazon n'ont pas leur place dans la nobiliaire de Potier de Courcy.

Une reconstruction de l'église eut lieu de 1853 à 1858 avec la reconstruction des deux bas-côtés. Une adjudication des vitraux eut lieu en 1856. C'est le sieur Delaville qui l'emporta avec une vitrerie à double borne en verre blanc. La surface était de 10,90m2, le prix proposé était de 94,90 le m2. N'étaient pas inclus les vergettes et les barlotières pour 96,OO.
Ce personnage devait être l'entrepreneur de maçonnerie qui soutraita.Il n'existait aucun peintre verrier ou vitrier, de ce nom à Quimper et à cette époque.

1879 ; le choeur était trop sombre et l’unique fenêtre du choeur étant reconnue par tous pour un éclairage mauvais et insuffisant, il fut  donc ouvert 2 fenêtres supplèmentaires.
A la même date, le 28 mai, le conseil municipal signale  que les boiseries ornées peuvent disparaître d'un jour à l'autre.
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L'église n'est pas encore assez lumineuse, aussi le 31 mai 1891, la fabrique et le recteur font une pétition en vue de percer une nouvelle fenêtre du côté nord.
Un an au paravant,1890, payé par la fabrique, il est posé un vitrail dont le sujet est la Passion. Les auteurs en sont Kuchelbecker et Jacquier. Le premier, Friedrich ou Carl, on ne sait lequel puis qu'ils étaient deux frères, était peintre à la manufacture de Munick; il fut avec son frère élèves d'Overbeck, un des chefs de l'école des Nazaréens.Ils travaillèrent beaucoup en Finistère.

Cette Passion d'Erguè-Armel a étrangement son double la Photo du double de Saint-Ivy vous le trouverez à SAINT-IVY comme signalé plus haut,

dans la fenêtre du chevet  de l'église paroissiale de saint-Ivy,
sur le nouveau blog:
http://jeanpierrelebihan2.over-blog.com


mais semble-t-il d'une date plus ancienne, car les Kechelbacker et Jacquier y travaillent en 1885, soit 5 ans plus tôt.

La fabrique et le recteur de ce lieu avaient-ils apprécié cette dernière et voulait-il la même chose?  Ce recteur était-il précédemment à Saint-Yvi! dans la cas contraire c'est une immense tromperie.

Au XV° et XVI° siècle, la circulation de cartons de vitraux étaient chose commune, spécialement les gravures de Durer.


CETTE PASSION. description

C'est une baie à  3 lancettes trilobées  de 4 panneaux et réseau composé d’une quadrilobe avec les Pèlerins d’Emmaus. dans les lancettes,  Passion de  Kuchelbecker et Jacquier 1890,  Marie Madeleine,  de trois quart gauche le visage de profil, à genoux sur les talons, à droite de la croix, l’enserrant des deux mains à la hauteur des pieds restauration JPLB.
Les autres fenêtres

Baies 1 et 2, 2 lancettes trilobées de 3 panneaux et quadrilobe. Montage « double borne en pièces carrées »  en verre blanc et filet accordéon de 2 jaunes.Probablement de 1856.

 Baie 3, le Rosaire, la Vierge couronné,  assise, le visage de profil à droite, robe rouge, manteau bleu, l’enfant  debout sur ses genoux, Elle remet  de la main droite le rosaire  à saint Dominique en face d’elle dans la lancette de droite. Il est agenouillé de trois quart gauche.  auteur le peintre verrier parisien jean-Baptiste Anglade1896

baie 4, saint Corentin et Jean Discalceat en habit de moine avec corde à trois nœuds, pour les trois vœux   Anglade.

Baies nef,  baies à 2 lancettes trilobées de 3 panneaux et réseau d’1 quadrilobe et 2 écoinçons, vitraux non figuratif, 1979, Atelier jean-pierre Le Bihan

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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