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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 18:08

                       Eglise Saint-Herbot ©

De l'édifice : aucun document ne précise sa date de fondation. Cependant il existerait des lettres patentes de la duchesse Anne de Bretagne en date du 15 février 1509 portant sur la continuation d’une rente de dix louis sur les domaines de la chapelle en contrepartie de deux messes par semaines.Seule indication, la date que l'on relève sur le porche du côté midi, soit premier juillet 1498.
.

            Maîtresse vitre. Baie 0. (Chevet)

Passion de 1556, attribué à Thomas Quémeneur. Signature T.Q.
.

Thomas Quéméner,  peintre verrier de Morlaix. C’est sans doute lui qui épouse Anne Colin, dont il a trois enfants, entre 1544 et 1547. Il est aussi cité comme parrain dans les registres paroissiaux de Saint-Mathieu de 1538à 1549. En 1543, il répare: les verr
ières de l’abbaye du Relec, à Plonéour-Menez, celles de Saint-Mathieu de Morlaix en 1544-1545, celles de Notre-Dame-du-Mur en 1546..

D
escriptif de cette verrière.


Ele se présente en deux parties, les lancettes au nombre de 6 qui prèsente 6 scènes de la Passion en 12 panneaux  et une rosace

Dans la partie inférieure on peut lire
leJardin des oliviers ( 2 panneaux),
Judas et son baiser, et saint -Pierre coupant l'oreille du serviteur
 le Couronnement d’épines,
leLavement des mains,
Jésus porte sa Croix (deux panneaux)
saint Pierre coupe l’oreille du serviteur du Grand-Prêtre
Les soldats au pied de la Croix

La rosace

 
Elle est composé du centre d’une rosace à sept lobes avec Le Christ ressuscité,
puis un premier cercle  de 12 mouchettes avec symboles de la Passion sur fond bleu,

puis second cercle de 12 cœur avec les apôtres,

un troisième avec dans la partie haute les sept sacrements et dans la partie basse les quatre  évangélistes entourant, l’agneau au sept sceaux.

Dernière rangée de 12 écoinçons de grisailles.

Nombreux textes gothiques,  nombreuses gravures, sur rouges avec points, filets, crevés sur bleu : crevés puis Jaune d'argent.Emploi de sanguine, de faux marbres, de damas.

 Paysage  sur verre bleu ,entre-autre vue de Jérusalem lors du jardin des Oliviers

Cette verrièren’a rien à voir avec les autres vitraux cornouaillais, et pourrait être rapprochée avec certaines pièces du manoir de Kernault ou de Saint-Avé.

 En 1987, Etat : les meneaux sont en quinconces et cela depuis pas mal de temps, probablement 1886, mais fer à T. Les plombs laissent apparaître le jour, nombreuses casses. Sans dépose il est très difficile de donner un avis  fiable sur l’ancienneté, mais on peut dire déjà qu’il n’y a pas 25% d’anciens.


Abgrall, dossier, bibliothèque municipal de la ville de Quimper
Lettre de Louis le Guennec 1923.
Relevé couleurs des blasons 1916.


L'autre date est celle de1653: Aveu du sieur du Rusquec en la paroisse de Loqueffret. A cette date cette paroisse était une trève de la paroisse de Plounevez; Ce seigneur avoue qu’il a plusieurs écussons dans la maîtresse vitre et dans la nef ».Ces armoiries devaient dater de l'époque du vitrail car il lui était reconnu reférences et montres depuis 1426




1716, Claude Le Roux répare les vitraux : » 12 panneaux de la grande vitre, 2 panneaux en la vitre de saint Laurent, 5 panneaux en la vitre de saint2Yves et les vitres du Crucifix et de sainte Barbe. »

 Claude Le Roux est un peintre vitrier , probablement habitant de Telgruc où il habite le manoir de Kérédan.  On trouve parmi les peintres vitriers de nombreux Le Roux, mais il est le seul portant ce prénom.

1730, il est relevé dans un vitrail un  saint Corentin et saint Yves.


Verrière de Saint-Yves. Baie 2

1886, restauration de Hucher  et fils,  directeur de l'atelier duCarmel du Mans, il reste  à peine le quart des pièces d’origine.de la verrière de Saint-Yves.

Description de ce vitrail
de saint Yves,.entre riche et pauvre vers 1550. 

Baie à 3 lancettes cintrées de 3,panneaux. et réseau  de 5 soufflets dont trois soufflets avec anges portant phylactère (deux) et lisant parchemin (un) deux écoinçons blancs sont à droite et à gauche de la tête de lancette centrale. Chaque personnage est dans une niche avec socle colonnes et dais.  Saint Yves est au centre assis dans une stalle dont le fronton a une coquille verte. Il est sensiblement tourné vers la droite,  action qui est encore augmentée par  la position de son visage, de trois quart droite et penchée.  Ce visage, travaillé à la sanguine est celui d’un homme mûr aux yeux noirs et à l’oreille à l’écoute. Il est coiffé  d’une barrette noire à trois cornes, inscrit dans un nimbe rayonnant  Son attention à l’écoute est encore appuyé par le geste de la paume ouvert de la main droite, parabole transmettant la parole à l’oreille. La gauche tient serré entre ses doits un livre de loi  de couleur jaune et fermé. Il porte sur les épaules un camail noir. Dessous il revêt une robe rouge aux manges serrées et un surplis blanc aux manches larges roulées aux coudes. Ses pieds reposent sur la marche de la stalle. Le sol à demis losanges  vert anglais et noir est le même pour les deux autres niches. Le pauvre est celui vers lequel  saint Yves se tourne. Il arrive d’un pas timide, courbé, de trois quart gauche. Son chapeau ramené contre sa poitrine par la main gauche . Il a franchi le porche cintré du lieu, porche  qui s’ouvre sur un fond vert anglais. Il porte des chausses et des collants bleus clairs et  est habillé d’une  robe de couleur ocre ou manteau, tout simple et propre. Le visage incliné porte des cheveux longs.  Tout autre est le riche, chapeauté de rouge Il est debout de profil droit, vêtu d’un lourd et long manteau bleu doublé d’hermine sur une robe elle aussi bleu aux manches rouges. Il parle. Il est entrée par une simple porte rectangulaire. Restauration HSM, 1973,.
Etat 1987, très bon état, Il n’y a pas 25% d’origine. Il s’agit d’une reconstitution.


Verrière de Saint-Laurent. Baie 1
.
1886, restaurée par le même atelier, en même temps que la baie 2, et complétée. On peut se demander si elle est à sa place d’origine ?
Ou alors certains éléments de morceaux, de verre verdâtre, enchâssé dans du plomb, proche du XVIIIe, avec des plombs de 11, sont les éléments d’un panneau de remplissage qui ont été retrouvés derrière l’autel.

Baie 2. saint Yves,.entre riche et pauvre vers 1550.  Baie à 3 lancettes cintrées de 3,panneaux. et réseau  de 5 soufflets dont trois soufflets avec anges portant phylactère (deux) et lisant parchemin (un) deux écoinçons blancs sont à droite et à gauche de la tête de lancette centrale. Chaque personnage est dans une niche avec socle colonnes et dais.  Saint Yves est au centre assis dans une stalle dont le fronton a une coquille verte. Il est sensiblement tourné vers la droite,  action qui est encore augmentée par  la position de son visage, de trois quart droite et penchée.  Ce visage, travaillé à la sanguine est celui d’un homme mûr aux yeux noirs et à l’oreille à l’écoute. Il est coiffé  d’une barrette noire à trois cornes, inscrit dans un nimbe rayonnant  Son attention à l’écoute est encore appuyé par le geste de la paume ouvert de la main droite, parabole transmettant la parole à l’oreille. La gauche tient serré entre ses doits un livre de loi  de couleur jaune et fermé. Il porte sur les épaules un camail noir. Dessous il revêt une robe rouge aux manges serrées et un surplis blanc aux manches larges roulées aux coudes. Ses pieds reposent sur la marche de la stalle. Le sol à demis losanges  vert anglais et noir est le même pour les deux autres niches. Le pauvre est celui vers lequel  saint Yves se tourne. Il arrive d’un pas timide, courbé, de trois quart gauche. Son chapeau ramené contre sa poitrine par la main gauche . Il a franchi le porche cintré du lieu, porche  qui s’ouvre sur un fond vert anglais. Il porte des chausses et des collants bleus clairs et  est habillé d’une  robe de couleur ocre ou manteau, tout simple et propre. Le visage incliné porte des cheveux longs.  Tout autre est le riche, chapeauté de rouge Il est debout de profil droit, vêtu d’un lourd et long manteau bleu doublé d’hermine sur une robe elle aussi bleu aux manches rouges. Il parle. Il est entrée par une simple porte rectangulaire. Restauration HSM, 1973,.
Etat 1987, TBE, Il n’y a pas 25% d’origine. Il s’agit d’une reconstitution.


  Description du martyre de saint Laurent, XVIe ;

Cette scène de saint Laurent sur son grill remplit trois niches dans trois lancettes de 3 panneaux. Elle est datée de 1556 sur le socle central. Au centre saint Laurent est assis  de travers sur le grill aux éléments de couleur bleus. Autant ses jambes vont sur la droite autant son corps se tourne vers la gauche, les mains jointes. Il est simplement vêtu d’un linge sur les reins. Sa coupe de cheveux est celle des moines. A gauche deux hommes s’affairent à attiser le feu, derrière un troisième arrive, un fagot de bois sur le dos. A droite,  assis dans un fauteuil il s’agit probablement Valérien. Son voisin doit être Décius.
 Il s’agit de l’instant où après avoir dit à Valérien que » ces charbons m’apportent la fraîcheur, et à toi le feu éternel. » et avoir demandé à Décius de le rôtir de l’autre côté, il leva les yeux au cieux et rendit grâce au Seigneur.

1716, restauration Claude le Roux
886, Hucher et Fils, Carmel du Mans
.1985, trous dû au vandalisme.
Restauration atelierJean-PierreLeBihan
 

Verre assez fin pour les verres incolores légèrement verdâtres.  Pour les visages , emploie de deux sortes de verre incolore, le plus blanc est très attaqué. Verre dans l’ensemble avec bulle dans le même sens mais non concentrique. Les rouges sont assez épais. La coupe doit être au fer rouge, propre sur le dessus, écaillée face intérieure. Emploi de sanguine, en lavis sur visage, aux traits, hachuré pour aubes et cheveux, enlevés au bois et à la pointe. Grisaille noir pour les traits de visage. Yeux avec cils, 2 ou 3, qui veulent indiquer la direction du regard. Jaune d’argent léger. Grisaille fragile et difficulté pour enlever les saletés aux emplacements des lèvres du plomb, elles se sont incrustées à la grisaille, d’où collage moins facile et moins propre. Restauration précédente avec projection de grisaille,  ex ; main. Le sol est fait de courbes grisaillées et en enlevés. La restauration d’Hucher est visible dans ces courbes , les siennes trop régulières et trop à plat. Sur les pieds ongles petits par  rapport aux autres XVIe ;

Autres baies.
Baie 3, bouchée



Baie 4 ; 2 lancettes trilobées de 2 panneaux et réseau, en 1987, lancette de gauche : deux panneaux de « borne en pièces carrées » de dimensions de pièces différentes : lancette de droite : un seul panneau d’un montage de trois rangés de bornes debout séparées par deux rangés de bornes couchées. Dans trèfle cives ou du moins 2 pièces de verre avec boudine.

Baie à 2 lancettes de 2 panneaux  et fleur de lis. Lancette montage rectangle verre blanc.  2 pétales de la fleur de lis  montage d’octogones XVIIIe.le pétale central, losange.  Relevé 1987-1990

Baie de 3 lancettes en arc brisé de 5 panneaux chacune. et réseau de 6 soufflets avec montage à bas de courbes. Lancettes  5 panneaux de montage losange,  1 de carré et 9  de montages de «  bâton rompu » mais de bâtons rectangulaires

Baie de 3 lancettes en arc brisé de 5 panneaux chacune et réseau composé de 5 soufflets.,  montage «  bornes en pièces carrées » cliché, 1987

Baie de 3 lancettes en arc brisé de 5 panneaux et réseau de 5 soufflets. Montage «  bornes en pièces carrées » en verre antique teinté.

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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