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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 10:05

PLEYBEN  (Pleiben)


Eglise Saint-Germain.,  XVI° WVII° XIX°

Baie du chevet, Passion 1585. 1879, restauration

 C'est une baie à 4 lancettes de chacune de 4 panneaux. Les scènes de la Passion sont au nombre de 13 dont 3 pour sa seule Crucifixion.

Le réseau est composée de 10 soufflets et de 5 petits écoinçons. Le Père Eternel domine les instruments de la Passion présentés par des anges sur un fond bleu.

Les oriflammes, présent dans presque toutes les Passions, ici àPleyben, avec une croix central de couleur jaune entourée de quatre autres petites croix.

 Le Christ  est présenté, lors de la flagelation, dénudé, les mains dans le dos, contre la colonne

.Le tombeau est vu de biais en perspective, le couvercle est posé de travers.  Il est vide.

Un garde, posté devant,  dort. appuyé contre la pierre.

Dans une nuée jaune le Christ  plane et s’élève, la croix de Résurrection, orné d’un minuscule fanion, tenu de la main droite. De la main gauche, il montre le ciel où il se rend et le Père Eternel placé tout en haut de la baie, lui aussi dans une nuée.

Scène très proche de la Passion de Locarn, 22.

Il arrive au Christ de planer dans les airs, ce qui est contraire à la formule italienne ,
et ordinairement plus tardif et irréalisable techniquement dans le théâtre, bien que
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En 1963 cf devis Monuments Historiques,

On relève dans la Baie du chevet. que les morceaux de vitraux anciens couvrent environ 2 m2  et 4 vieux écus
Dans la baie 1,  il est relevé quelques pièces anciennes et dans la baie 3 le voile de sainte Véronique.


L'archiste départemental Mr Charpy  pense que cette Passion  est dérivée de La Martyre, extrême fin XVIe.

Baie 0, Passion 1585. 1879, restauration
 Baie à 4 lancettes, chacune de 4 panneaux. Les scènes de la Passion sont au nombre de 13 dont 3 pour sa seule Crucifixion.
Le réseau est composée de 10 soufflets et de 5 petits écoinçons. Le Père Eternel domine les instruments de la Passion présentés par des anges sur un fond bleu.


Les oriflammes sont présentes dans presque toutes les Passions, A Pleyben  l'oriflamme est avec une croix central de couleur jaune entourée de quatre autres petites croix.
  Lors de la flagellation, le Christ  est dénudé, les mains dans le dos, contre la colonne

.Le tombeau est vu de biais en perspective, le couvercle est posé de travers.  Il est vide. Un garde, posté devant,  dort. appuyé contre la pierre. Dans une nuée jaune le Christ  plane et s’élève, la croix de Résurrection, orné d’un minuscule fanion, tenu de la main droite. De la main gauche, il montre le ciel où il se rend et le Père Eternel placé tout en haut de la baie, lui aussi dans une nuée.
Scène très proche de la Passion de Locarn, 22.

Il arrive au Christ de planer dans les airs, ce qui est contraire à la formule italienne , et ordinairement plus tardif et irréalisable techniquement dans le théâtre, bien que...




"j’ai découvert dans l’angle droit du panneau bas du baiser de Judas, un écu  de forme ovale « d’azur à trois fleurs de lys d’argent ». Il est entouré du collier de Saint-Michel agrémenté de quatre coquilles. Il  est de plus surmonté d’une couronne de marquis.


Après diverses recherches, je ne retrouve cet écu que chez les Marion de Pennanguer. Je ne vois pas ce qu’ils pourraient faire à Pleyben.

Aucun des seigneurs de Pleyben signalés par Ogée ne portent d’armoiries  semblables. Ce vitrail n’est pas datée, on lui donne une date postérieure à 1585,  datation qui serait à revoir."jeanpierrelebihan à un historien"



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1995.Transept Nord, derrière rétable et dans réseau,soufflets à base de motifs fleuraux XV° ou XVI°pièces difficilement visible, photo prise lors de travaux.

1635, Claude Floch de Landerneau répare les vitres pour 11 livres 8 sols.

1690, René Laizet accommode deux panneaux de vitre à couleurs de la vitre du jubé et du grand autel.

1745, Villeneuve, maître vitrier, fait offre de service pour changer la vitre au nord du maître autel et la replomber fe neuf pour 190 livres. La fabrique ne propose que 60

.1879, maîtresse vitre, restauration de Plonquet avec apport de panneaux neufs  A la meme date,
Hucher du Carmel du Mans signale dans sa publicité y avoir fourni des vitraux. Restauration chevet ?

1995. Baie 3, derrière retable, soufflets XVIe avec motifs fleuraux
 

Chapelle de la Trinité. XVII° XVIII° siècle

            1880, vitrerie à bâtons rompus attribuée à Faucon Dumont.

           
Chapelle Notre-Dame de Lannélec., XIV° XV°



Baie du chevet (maitresse vitre)

 Avant restauration. 4 lancettes en ogives de 5 panneaux et réseau de 5 soufflets et 2 écoinçons avec armoiries anciennes sur fond losangé.
 Pièces XVe, surface : 4,49 m2.

    Les armoiries que l’on trouve dans le réseau sont celles de Bretagne pleines, celles  mi parti  France Bretagne, celles des Berrien.

Sur ces dernières Paul Yves Castel nous a donné une note où il indique :

« Les Beryen sont aussi blasonnés à Plonévez-du-Faou dans l’église, sablières nord nef, entre 6e et 7e poutre et aussi dans la vitrail de Saint-Herbot qui est daté de 1556. Je pense que RE O DE est la devise en breton : ils en ont trop eu ( donnez leur).


Il faudrait la répéter, comme elle est, sur l’autre banderole tenue par l’ange de gauche. L’armorial de Courcy signale les Berien seulement à Plestin et Garlan et nous les trouvons en Cornouaille.
Dans le blason mi parti Kergoët-Dresnay, ces derniers portent d’argent à la croix ancrée de sable accompagnée de 3 coquilles de gueules. Ce pourrait expliquer mieux l’état actuel du blason. »




    Dans la lancette A,
dans une niche gothique,  et sur fond rouge,

la Vierge Marie, au grand nimbe jaune, vertical,  aux rayons de lumière,  est présente à la droite de son fils. Elle est en pied,  de trois quart droite, le visage  baissé etIMG_7491sainte-barbe-W-copie-1.jpg concentré dans la prière, et  serre ses deux mains remontés  à la hauteur de ses épaules  Sur sa robe bleue, elle revêt un manteau blanc bordé d’un galon doré semé de perles. Les deux pans du manteau sont retenus à l hauteur de ses mains. Elle porte des chausses rouges dont les pointe apparaissent sous la robe. Le sol jaune est semé de cailloux blancs

les-deux-pietaw-w.jpgDans la lancette B, au bas, dans niche gothique, et au-dessous de la Crucifixion
une Piéta dont le carton est le même que celui de Clohars Fouesnant photos ci-contre
une Piéta, identique à Clohars-Fouesnant et sortant du même carton. Mais le dais gothique peut faire penser qu’elle est plus ancienne que celle de Clohars-Fouesnant,

cette dernière présentant un dais renaissance. Roger Barrié lui  avait proposé la datation de 1525., d’après les armoiries. Pour Lannéleg, si l’on  retient les armoiries du recteur de Pleyben, Rolland de Berrien, on peut proposer une daté plus proche de la fin XVe .

Le même recteur commanda un vitrail à Brennilis après 1485, date de démarrage de la construction de cette église. Marie est  présentée de face, assise les jambes écartées, la tête légèrement penchée sur sa gauche, regardant de ses yeux mi-clos le Christ qu’elle montre de la main gauche aux doigts serrés.

 La Vierge est vêtue d’une manteau bleu qui lui encadre un visage ovale au nez droit et au petit menton. Entre les pans du manteau apparaît  une robe  rouge portée sur une chemise blanche qui lui sert le haut du buste. 

La tête de son fils repose sur son avant bras droit,  protégée, comme toute le corps, par un linge blanc, pas large, qui  en fin de course, évite aux pieds, dont les jambes tombent en angle droit à partir de genoux protubérants, de toucher le sol. 
Visage de face, aux yeux  fermés, aux traits tirés, à la bouche aux plies concaves. Ses cheveux roux ont été peignés avec raie au milieu et tombent sur les épaules, la mèche de gauche semble être restée collée au cou. Sa barbe aux deux pointes dessine un W, comme les cheveux elle a été travaillée à la sanguine.

 Ce corps  du Christ est représenté souple, concave, de trois-quarts au niveau du buste.  Mais, comme dans presque toutes les représentations, le bras droit  au poignée fermé, comme celui de gauche, effleure le sol où pousse des fleurs signe de printemps et de résurrection.  Comme nous l’avons vu plus haut.  les jambes. La plaie du côté droit se cicatrise.  Quatre traînés de sang asséchés descendent et disparaissent sous la linge qui lui borde les hanches.

Marie porte un immense nimbe jaune et peuplé de rayons jusqu’à la bordure.

Derrière elle,  le haut d’une croix de bois jaune porte le titulus blanc avec un INRi aux lettres jaunes pattées et échancrées

Dans le socle de la niche sur une des trois pièces de verre on peut encore lire en gothique LAN MILL et au dessous GUERGELE. Pour ce dernier ensemble de lettres faut-il penser au nom d’un donateur, non, car nous avons dans le réseau les armoiries de Berrien dont le phylactère offre R.O, très probable Rolland de Berrien  S’agit-il  alors d’un fabricien ? . L’abbé Abgrall avait lu en 1897 : L’AN MILLE..FUT CETTE VITRE. Mais il n’ avait pas relevé  ce mot pourtant lisible. Je ne pense qu’il l’ai traduit , car les trois premières lettres peuvent donner en breton verre (Gwer et Gwerenn, vitres, vitrerie)







Au-dessus  sur deux panneaux et demi, un  Christ en croixcrucifi--www.jpg

Un fond rouge se pointe au-dessous d’un dais gothique au jaune d’argent et grisaille sur verre incolore. Il peuplera le fond jusqu'au bas où apparaît,   le Golgotha,

ici globe terrestre tronqué et découpé pour laisser  se construirent, sur la gauche une ville moyenâgeuse avec églises et maisons, Jérusalem terrestre et céleste,  et sur la droite une chapelle au clocher gothique perdue dans la campagne. Est-ce un rappel de cette chapelle de Lannéleg ou la personnification de l’Eglise?

lanneleg-CRUCIFIXION-W-copie-1.jpgIl faut ici se rappeler que le commanditaire  ou conseiller est un possible recteur.

Sur  le sol de ce Golgotha de couleur jaune,

reposent, parmi des cailloux ronds et blancs et des touffes d’herbes, des ossements en X dont une mâchoire et le crâne  que la tradition donne  étant comme celui d’Adam, premier homme qui apparaît  dans l'iconographie aux XII et XIIIe siècles sortant de son tombeau au pied de la croix.

 La  croix

ou est suspendue le Christ est immense, de couleur jaune, au bois veiné dont la traverse verticale, sans chevilles d’assemblage, est  faite d’un seul morceau dont l’extrémité, haute est plus grande qu’il est de coutume, porte un phylactère blanc incliné vers la droite, avec un  INRI dont les lettres noires et maigres sont séparées par un point losangé qui rappelle la forme de la tête du clou des pieds. On peut relever ici  dans la découpe de la pièce supérieure de la croix, la dextérité du verrier qui a réussi à découper en un seul morceau cet élément en une forme de T(renversé)  de plus cette croix Dans le sol la croix est tenue par des cales de bois, détail réaliste de ce XVe siècle.

Le Christ est suspendu, les bras en V dont les mains repliées, image de sa bénédiction, cachent les clous et laissent couler un filet de sang que recueillent  dans  deux calices de couleur blanche deux anges psychopompes, nimbés et en vol .  Celui de gauche, en robe verte foncée, tient ce calice de la main droite alors que celui de droite, en robe bleue foncée, tient des deux mains. De son autre main et à bout de bras, ce dernier, tient un petit calice jaune qui recueille le sang de la plaie du côté. Dans le bas, un troisième,  en robe violette, aux ailes en V, de trois quart gauche, s’accroche de la main droite au bois da la croix et remplit sa coupe blanche du sang coulant des pieds du Christ.  Au départ ces anges avaient  la fonction de recueillir l’âme des morts, puis  au XIV e siècle apparaît cette  fonction de recueillir en vol le sang du Christ. Le corps du Christ devient du coup un corps immaculée de taches de sang. C’est le cas ici, si ce n’est  aux pieds ou le clou, qui maintient les deux pieds ensemble, le droit sur le gauche, en enflant le pouce, laisse échapper sur les doigts des gouttes de sang. Ce clou doit être enfoncé de travers pour  unir les deux pieds. Cette image du  calice est permanente en iconographie que cela soit dans l’Ancien Testament avec Melchisédech ou la Synagogue  soit  dans la Passion du Christ :  à la Cène,  au Jardin des Oliviers, avec Joseph d’Arimathie. On peut aussi, à partir de ce dernier, y voir la Quête du Graal

Revenons au Christ, Au-dessus de sa tête plane un nimbe ovale, tête dont le crâne et le front sont recouvert d’une couronne d’épines,  aux grosses branches et petites épines, de couleur jaune. Elle set penchée de son côté droit, les yeux fermés, signe de sa mort, le nez est droit, la barbe à deux pointes et une mèche de cheveux tombant devant son épaule droite. Le linge blanc,  dont les deux extrémités volent et s’enroulent au  d’un vent  qui semble venir de terre, est posé entrecroisé entre les jambes.

Dans la lancette D, dans la même niche gothique que la Vierge Marie, sainte Barbe est présentée de trois quart gauche, le visage penché dans la lecture vers un grand livre ouvert, aux fermoirs et à la tranche dorés qu’elle tient dans la main droite. Une feuille est prête à passer de l’autre côté. Derrière elle, la tour, avec  corbeaux, mâchicoulis, créneau  et  coiffé d’un toit en poivrière. Sa tour, percée de ses trois fenêtres, est là pour  rappeler à travers elle le culte pour la sainte Trinité.
Elle est habillée d’une robe rouge serrée à la  taille par une large ceinture  Un manteau blanc,  bordé d’un galon doré, lui aussi semé de perles, est semble-t-il accroché aux raz du cou par une cordelette. Le pan de droite de ce manteau est relevé sous l’avant bras gauche dont la main serre une longue palme verte qui repose sur son épaule gauche. Un nimbe jaune à rayons de lumière encadre son visage dont les cheveux  sont maintenus sur le crâne par un serre cheveux de perles.

Sa  place ici auprès d’une Crucifixion, en dehors de la recherche de sa protection pour la foudre, l’image de la mort brutale. est  peut-être dû à ce qu’elle est, venu rejoindre les patrons de la bonne mort, comme saint Christophe..

Le sol, où elle pose ses pieds , est fait non de terre et de cailloux mais de céramique aux dessins de losanges. Dans le socle, au-dessous, où il a été conservé deux pièces « bouche trous » d’autres origines, on peut lire encore en gothique Sanctus barbara ora, nous y avons ajouté nobis


Dans les autres panneaux, il a été fourni un saint Jean, une Vierge à l’Enfant, un saint Christophe et des panneaux abstraits.





LA RESURRECTION D’UN VITRAIL






Le vitrail de la chapelle de Notre-Dame de Lannélec étant déposé depuis 1973, Jean-Pierre Le Bihan, maître-verrier à Quimper s’est trouvé, vingt ans après, en présence d’un puzzle de quelque 800 pièces pour une surface de 4,50 m2. En plus d’une longue fréquentation des vitraux du XVI0 siècle, il a été aidé dans ce travail par les gravures de repères qu’ il a relevées sur la face extérieure de certaines pièces,  chaque panneau présentant un signe distinct. Ces signes de repérages ne figurent que sur les encadrements architecturaux des divers tableaux Ces encadrements n ‘existent pas pour la crucifixion, peut-être faute de place. Les pièces figuratives étant plus facilement reconnaissables par, leur couleur et leurs coupes ne comportaient pas de signes de repérages.
    16 juin 1993,  frère Leclerc
   









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1892. « Au sommet de la maîtresse-vitre,où est présente une CrucifixionIMG_7491sainte-barbe-W.jpg avoisinant une Piéta,réseau qui est

considérablement endommagée, on voit un écusson contenant cinq fusées de gueules, rappelant celles de Jean de Bouteville qu’on trouve à sainte Barbe et à saint Fiacre du Faouët.
Au bas  de ce panneau est une inscription malheureusement frustre :L’an mil. . . . fut cette vitre » BSAF 1892.p. 71.

1901, «  Au sommet de la maîtresse vitre, il y a un écusson représentant cinq fusées de gueules, qui pourrait être les armes de Montafilant ».BSAF.( qui n’a pas relevé les panneaux anciens.

Chapelle de la Madeleine.XVI°  XIX°siècle;

 1891 restaurations des trois principales vitres par les soins de M.René de Kerret de Quillien dont les armes de la maison de  figurent dans la vitre du bras sud du transept avec la devise Teval hag ober, se taire et agir.

Chapelle de la Congrégation. ou Chapelle neuve. XIX°

1754, Jean Dubois signe un marché de 180 livres pour travaux .

Chapelle de Guenilly XVI°XVII° siècle  rebati en 1689
il restait au début XIX° les armoiries des familles de Trézéguidy

Chapelle de la Trinité.XVII XVIII° XIX°
 Au XX° siècle il est signalé dans la maitresse vitre des armoiries; au nombre de deux;

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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