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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 03:35

 

PENCRAN.

Eglise Notre-Dame, (c), ex  chapelle et trève de PLOUDIRY



  


1833, les
16 et 17 septembre.orage.  le clocher est frappé par la foudre« tous les vitrages des croisées ont été emportés » lettre du recteur Calvez à l’évêque

Bulletin de laSociété Archéologique du Finistère 1915, repris par Bazin dans note sur Pencran.


    1865-1866, Pierre Saluden, peintre vitrier à Landerneau,  rue de Daoulas, fait et pose une croisée pour les fonds baptismaux et une pour la croisée près du confessionnal.



    Le Choeur


Baie du chevet,  1932,   Couffon donne cette verrière comme ayant été exécuté par  l’atelier Saluden alors à Brest, rue Traverse ,


 Cette baie est composée de 5 lancettes trilobées de 2 panneaux chacune et réseau composé au centre d’un oculus entouré  en étoile de 9 mouchettes de dominante verte puis dans les quatre angles d’un quadrilobe,  de la même dominante, séparé l’un de l’autre par une mouchette et 2 écoinçons. Pour terminer la rosace 4 fois deux quadrilobes en tête à tête. Le reste étant rempli d’écoinçons. 5 trilobes sont posés au-dessus des lancettes  La dominantes bleue couvre les quadrilobes, les écoinçons et les trilobes. Dans les lancettes  succession de trois ronds accrochés par des ramages verts et jaunes. Les  cinq ronds supérieurs sont ornés des armoiries des de Rosmorduc.

Baie , à gauche du chevet,
vitrail non figuratif. datant de 1963,de l’atelier Jean-Pierre Le Bihan de Quimper.  Baie à trois lancettes trilobées de 3 panneaux par lancettes et réseau composé de 7 mouchettes et 4 écoinçons. 


Composition en harmonie un siècle plus tard avec la baie voisine du chevet. 

Baie à droite du chevet,
idem1932,  toujours attribuée à Saluden dans .Couffon.  Le vitrail est composé de 2 lancettes trilobées de 2 panneaux et réseau composé de 3 mouchettes et 3 écoinçons. Même principe de vitrail que la baie du chevet,  avec deux armoiries des de Rosmorduc. La grisaille est en mauvaise état en1999


 La Nef,


6 Baies en anse de panier de 3 panneaux dont 1 grand au milieu.  Les vitraux présentent sur un fond de pièces rectangulaires de teintes claires 
L’atelier Jean-pierre Le Bihan présente  1 sujet par baie : la sainte Famille, la sainte thérèse de l’enfant Jésus,  une sainte Anne, un saint Isidore, le curé D’ars, et pour terminer La Vierge de l’Apocalypse

Description de ces 6 baies..

  La Sainte Famille. Dans le panneau central, Marie et Joseph sont vis à vis.  Ils se parlent, elle de profil droite, lui de trois quart gauche. Un établi les sépare. Marie, à gauche, tient l’enfant Jésus dans ses bras. Il porte juste un linge autour de la taille. Il la regarde.  Marie est habillée d’un long manteau bleu, du même bleu  mais plus clair que la robe de Joseph . Celui-ci s’appuie de la main gauche sur une scie.

 Dans le panneau au-dessus,  les noces de Cana. Longue table parée de verres.  A gauche, le Christ discute avec le majordome devant 2 amphores posées à terre, une rouge et  une rose , vin rouge et  vin rosé. A l’autre bout de la table, une amphore grise qui attend d’être remplie. Des convives, dont la Vierge Marie, sont assis à la table. Dans le panneau inférieur, c’est une Nativité avec les bergers et les trois rois mages.  Vitrail daté1964

  Sainte Thérèse de l’enfant Jésus. Dans le panneau du milieu, la sainte se présente debout  et de face portant des deux mains, incliné  et reposant sur l’épaule gauche le crucifix  dont le pied est au milieu de roses. Derrière elle une maison représentant à la fois sa maison familiale  qu’elle a quitté et le couvent où elle est entrée.
Dans le panneau supérieur, se reposant dans sa cellule, le Christ lui apparaît.
Dans le panneau inférieur, elle meurt entourée de ses sœurs. 1964


Sainte Anne


Dans le panneau supérieur, sainte Anne et Marie sont assises cote à cote dans une immense stalle de bois. Sainte Anne se penche  du haut du corps sur sa gauche. Son manteau bleu outremer laisse entrevoir un pan de robe plus clair à la hauteur de sa jambe droite. Elle tient de la main gauche un bébé Jésus juste vêtu d’un linge à la taille et qui prend la pose de sa Crucifixion : pieds, l’un sur l’autre ; bras en croix. Elle cale bien l’enfant entre ses jambes écartées. A droite, Marie porte robe et manteau  avec voile. C’est le même bleu, un peu plus clair, qui l’habille. Elle ne  regarde pas
le nourrisson mais en face d’elle songeuse, rêverie appuyé de ses deux mains ouvertes en geste d’acceptation. Derrière elles le même plan  bleu. Dans le panneau inférieur,  sainte Anne présente son petit fils à ses trois filles et à ses trois  maris, La seconde épousa Alphée dont elle eut saint Joseph le Juste, saint Jude, saint Jacques le Mineur  et saint Simon. Salomé engendra la troisième Marie, unie à Zébédée et mère de Saint Jacques majeur et de Saint Jean évangéliste JPLB 1964

 Saint Isidore. Dans le panneau du haut, une faucille et une gerbe de blé. Au-dessous,  le saint, de face, en pied,  en habit de moine violet, le bâton tenu de la main droite et un livre ouvert de l’autre main. Il laisse sur sa gauche  une fontaine abritée par un arbre. JPLB 1965
 





le Curé d’Ars.  En haut, une vue de l’église d’Ars et de sa place. Dessous, le saint, en pied,  portant soutane bleue,  bavette noir sur surplis blanc et étole jaune, invite d’un geste des deux mains des fidèles absents à le suivre vers un confessionnal  aux rideaux jaunes devant lequel il se tient.. Son visage, au nez fort, et aux longs cheveux blanc est légèrement tourné vers le bas droit. JPLB 196(

 Les Fonds Baptismaux


1947,  le baptême du Christ,  atelier Quimpérois Le Bihan Saluden,  le carton est de Yves Dehais.

Le Christ est debout, de face, les pieds dans l’eau jusqu'aux genoux. Il joint ses deux mains à la hauteur de la ceinture et porte un linge blanc tenu par un nœud dont  un pan passe entre les jambes. L’eau coule de droite à gauche.  A droite du Christ, Jean Baptiste est debout, les jambes nues, sur la rive  verte au raz de l’eau. Il est de trois quart gauche et son  visage, de profil, est  penché sur le Christ. De la main droite, il verse le contenu de la coquille qu’il tient. L’autre main est arrivée proche du Christ. Elle coince sous son bras  le manche de la croix à étendard. Il porte une robe courte de couleur verte et un manteau rouge. Le corps du Christ rayonne.  Deux anges en tête à tête volent au dessus de la scène tandis que la puissance du Père se présente en des rayons lumineux.

Baie ouest,
baie à 3 lancettes trilobées  de 5 panneaux par lancette et réseau de 7 mouchettes. Dans la lancette centrale, «  Un signe grandiose apparut au ciel : c’est une femme. Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête » Apocalypse 12. la Vierge de l’Apocalypse, toute vêtue  d’une robe d’un bleu cendre aux nombreux plis. Elle monte les pieds posés sur un croissant aux pointes effilées et de couleur jaune d’or. Elle tourne la tête sur sa gauche,  tête coiffée d’un ample voile revenant au tour du cou, les yeux  perdus et fixant un lointain. Elle relève ses deux mains ouvertes. à la hauteur des épaules Au dessus d’elle une tache couronne jaune est ornée d’étoiles. Dans les lancettes, droite et gauche, des anges bleues au nombre de quatre vêtus de robes et ailes jaunes  l’accompagnent. Ils portent   des éléments des Litanies de la Vierge ; tour de David, tour d’Ivoire, maison d’or, arche d’alliance  Dans le réseau, on trouve : Miroir de justice, siège de la sagesse, porte du ciel, étoile du matin. JPLB 1964.

Note. Ces vitraux ont été commandé par la paroisse, sauf la baie 1 payée par monsieur de Rosmorduc. Les projets remis aux Monuments Historiques . ont traînês plusieurs années, au moins trois, au Ministère.  N’ayant pas de réponse, je suis monté trois fois. La seconde fois, ,Monsieur  Auzas  inspecteur des MH m’a demandé de la retrouver parmi les dizaines de projets entassés dans un coin.  Une seule pièce pour plusieurs inspecteurs. Il a fallu attendre, une dernière fois,  debout dans un couloir,  les résultats de la commission supérieure.

Chapelle du manoir du Chef-du-Bois.

Vitrerie XIXe et XXe, travaux de l’atelier Jean-Pierre le Bihan.

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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