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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 14:34


LESNEVEN.

Eglise Saint-Michel.1762

1944, bombardement.

Ancienne église.

En 1348 le duc Jean IV fit rebâtir à neuf l'église Notre-Dame qui fut  érigée en collègiale.

1494. En la chapelle collégiale,

Dans la vitre au-dessus de l’autel, un écusson aux armes des Gouzillon, au-dessous de la rose, dans un panneau, avec des personnages au-dessous desquels était écrit : « Hervé Gouzillon et sa femme ».

Dans l’autre panneau, trois écussons écartelés aux armes de Penfentenio et Kerazret ; tous ces écussons étant au-dessous de la rose.

Au haut de la fenêtre, armes du Duc et des écussons aux armes pleines du seigneur du Châtel et du seigneur du Lescoet, cadet de la maison du Châtel.

1684, déclaration destinée aux commissaires de la réformation du domaine. Au-dessus de l’autel, une grande vitre garnie d’une belle rose en pierres de taille, dans laquelle est l’écusson de France, en alliance avec celui de Bretagne, en supériorité ; ceux des seigneurs du Châtel, de Rais et de Brissac ; et alliances de la dite maison du Châtel. Au nord, ouvrant sur le pupitre au bas dudit choeur une belle vitre.

(Description de la vieille chapelle de Sainte-Anne par le chanoine Jean Prigent, procureur-syndic de la collégiale.)

En 1752, Claude Le Roy maître vitrier à Landerneau pose une vitre en forme de rose au-dessus de la porte principale.

1754, Maîtresse vitre : armes du Roi en supériorité,
côté Evangile: armes de la ville en alliance avec France et Bretagne,
côté Epître :  écusson de Bretagne,
au-dessous, armes des du Châtel et Barbier-Lescoet. (Il s'agite ici probablement de François-Claude Barbier, sieur de Lescoat qui fut pourvu du gouvernement de Lesneven en 1764.)
Au-dessous quatre écussons de divers alliances des Lescoet. Puis au-dessous armes du Châtel pleines  et en alliances.
Côté sud, cinq baies vitrées, la première, la plus proche du choeur, armes de Morizur ou Coatanfao., la seconde, de Lescoet, la troisième, Penmarch en alliance, puis la quatrième aux armes de Mendy et la cinquième aux armes de Hellez-Touronce.
A côté de la grande porte, sous la tour, un vitrage de 10 pieds de haut et 7 de large avec trois soufflets. Au plus haut Penmarch,  et au-dessous Penmarch et alliances.
Au pignon occidental, est un vitrail, éclairant l’orgue, aux armes des du Châtel.
En 1762, Toussaint Kergrach, maître vitrier à Saint-Pol-de-Léon vitre l’église pour 700 livres.
"Le verre doit être beau et uni"
puis on raccommode les vitres cassées par le bruit du canon du régiment.

Un Le Menteur y travaille en 1764 ainsi que Vincent Gardeshant maître vitrier à Landerneau.
En 1767, François Michelot maître vitrier répare les vitraux.

Nouvelle église.1762

En 1913, dans une des fenêtres du bas côté sud de l’église, écusson parti de Miorsec de Kerdanet et Merey de Karnel.

1946-47, pose de vitraux figuratifs de l'atelier Maumejean,  Paris, ateliers implantés à Hendaye,


Prieuré Notre-Dame.

Le 14 novembre 1479,

le duc François II ordonne de faire rétablir les armes des Le Moyne à la place des siennes dans la maîtresse vitre. Roger.Barrie.
(Un Olivier Le Moine (Moyne) fut chambellan du duc et  grand écuyer de Bretagne, capitaine de Brest, Quilbignon et Lesneven  de 1378 à 1420)

Cela suite à ce « que depuis deux ans un prêtre nommé Jehan Kergoanec et un peintre nommé Guillaume de Lisle, ont clandestinement et au descu ( à l’insu) des dits exposants, rompu et dilacéré l’écusson (des dits Lemoyne) et au lieu où il était, ont mis et assis un écusson de nos armes. »’

Le 14 Janvier 1480,
les armoiries des Le Moyne furent remise en place.( Celles-ci étaient  D'argent à trois coquilles de gueules)

5 juillet 1637, adjudication des travaux au prieuré, de la grande vitre du pignon occidental et y mettre de bonnes vitres de France.

En 1646, Alain Barbier possédait deux écussons aux soufflets supérieurs  dans le maîtresse vitre, et deux autres plus bas,
un écusson de Lescoet dans l’ovale du pignon oriental,
dans la vitre du Midi, deux écussons, un de Lescoet, l’autre de Kerno et Lescoet, plus écusson de Lescoet dans une autre fenêtre en ovale dans le mur séparant deux chapelles.

Février 1666, l’abbesse demande qu’on mette ses armes dans les principales vitres.

1649, juillet, Alain Barbier (sir de Kerno) remplaçe, dans la maîtresse vitre de Notre-Dame, l’écusson où Lescoet était en alliance avec La Fontaine-Blanche Forget, par un autre écusson parti de Lescoet et Kerno.

1671. Procès verbal du 6 août, en vue semble-t-il de la démolition du pignon, le mur s’écroulant.

Les habitants voulaient placer dans la nouvelle fenêtre une formerie en fer ayant au plus 3 pouces de large.

La maîtresse vitre faisait 8 pieds, 8 pouces de large et le double en hauteur ( soit 2, 64 m sur 5,28).

Elle était faite de 4 jours ( lancettes) contenant chacun trois mystères de Notre-Seigneur et de la Vierge, au-dessus, une formerie de pierres, composée de 10 soufflets sur 4 rangs : 1, 2, 3,4.

En haut et en pointe, armes de France et de Bretagne. Les deux jours suivant étaient en forme de rose composée de 4 demi-cercles.

Du côté Evangile, armes de Lescoet, côté Epitre Kerno et Lescoet.
Au centre de la rose, au soufflet en triangle qui fait le cœur  ou l’abîme, écusson de Kergadiou et de Lanorgat.
Au troisième rang, côté de l’Evangile un écusson mi parti de Lescoet.

Le soufflet suivant porte de Chateaufur puis vers l’Epître, un écusson chargé seulement d’un Evangéliste ( saint Mathieu). Au quatrième rang, en commençant par le côté de l’Evangile, un écusson mi parti de Lescoet et Chateaufur. Les trois autres soufflets chargés seulement des Evangélistes, saint Jean, saint Marc, saint Luc, « et il y a des angelots ou chérubins autour de tous les dits écussons fors celui des Kergadiou » 

Robert Gestin, maître vitrier, est dit avoir fait de cette maîtresse  vitre un plan et figure certifiés exact.

1677, septembre, enquête pour le même problême, où le peintre et vitrier Antoine Bourriquen de Saint-Houardon de Landerneau déclare :

que les écussons du Roi, de Kergo, de Kerno et de Chateaufur sont les plus anciens, vu qu’il y a du verre de fonte et recuit ;
ceux de Lanorgat, de Bretagne et les quatres Evangélistes sont plus récents, étant en verre d’apprêt.

L’expert n’ayant pas reconnu que l’écusson de Lanorgat « est infiniment de plus ancienne fabrique », , unle procureur de Kergadiou veut faire enlever toutes les vitres et les envoyer à Vannes.( pour les faire examiner)

1681, il est décidé de faire au choeur du côté de l’Epître, une grande fenêtre en pierre de taille, de boucher l’ovale de la chapelle de Lescoat qui sera remplacé par un ovale plus grand..

1687, le 22 juillet, le tonnerre casse les vitres de plusieurs fenêtres.


Chapelle Notre-Dame, les religieuses rattachées au monastère Notre-Dame lors d’un procès fin XVIIIe déclarèrent que, 460 ans avant, les religieuses mirent au haut de la principale vitre la représentation de saint Benoît.   
Dans un P.V de réparations urgentes, on voyait les armes de Keranguer ainsi que celles des barons de Penmarch et des de Lescoet.

Eglise de Languengar. Démolie en 1832. bdha, 1918 - 192O

1635. En la maîtresse vitre  on voyait les armes des du Chastel, écussons mitrés et coiffés. Au soufflet du haut, l’image de la Sainte-Trinité et le dictum des du Chastel « s’il plait à Dieu ».
 En la chapelle plus haute, du côté gauche, chapelle des Lescoet, au dessous des armes des du Chatel on voyait les armes des de Keranguen, mise depuis peu à la place de celles des du Chastel.

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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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