Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 05:25


LANHOUARNEAU.


Eglise Saint-Hervé.édifice de la fin XVI°

Cette église a du voir disparaître ses vitraux du fin XVIième peu avant  Révolution. les vitraux en place actuellement sont, si ce n'est deux baies, de la fin XIX°


        1552-1553, Geffroy Salomon répare les vitralanhouarneau-vitre-chapelle.jpgux.

1614. Bref état des prééminences des Carman, relevé  de Jean Bourricquen.

Il s'agit probablement du Jean Bourriquen dit le Jeune, né le 12 Aout 1580 à Saint-Pol-de-Léon, est painctre et vistrier;



1578, Saint-Pol-de-Léon, 29, enquête sur les Prééminences des seigneurs de Kermavan.
                                     lanhouarneau-vitre-cote-epi.jpg
Maîtresse vitre
ci contre.



Baie à trois lancettes à plein cintre de trois panneaux chacune et tympan de quatre .écoinçons et sept soufflets  Ces derniers sont aux armes de Carman et Maillé de Goullaine, la Forest, CcChastel et Léon.
 Dessous c’est une Passion en  neuf panneaux dont l’histoire se lie a partir du bas et à gauche : chez le Grand Prêtre, la
Flagellation, le Couronnement d’épines, Tu es le Roi des Juifs le Lavement des mains, Jésus tombe sur le chemin du calvaire. Les trois panneaux des têtes offrent à gauche, devant le bon larron et son âme qui s’envole, la Pâmoison de la Vierge entourée des saintes femmes et de Jean. Longin traverse la scène suivante avec sa lance. Au centre le Christ en croix, Marie-Madeleine étreignant la Croix. A droite trois cavaliers devant le mauvais larron.

1614. La baie de la chapelle de Saint-Laurent


Au-dessus à droite

A trois lancettes trilobées et tympan de quatre écoinçons et six soufflets. L’écoinçon central porte un Agneau Pascal inséré dans un rond. Le  blason de Carman du soufflet au-dessus et à gauche est présenté par deux anges. Le lion du Léon est couronné par une mitre. Il s’agit donc des armoiries de Jean de Carman évêque de Léon de 1507 à 1514. Celui de droite, toujours de Carman, mais sans mitre, passe devant un animal qui pourrait être un lion. Dans les quatre autres soufflets, les blasons de Carman alliés avec Pennaneach, Chastel, la Forest et Rosmadec sont portés chacun par un ange debout.
Sous un dais terminé par un fleuron, la lancette centrale offre une Piéta se découpant devant la Croix. A gauche, le dais s’orne des armoiries des de Carman couronné de la mitre et de la crosse de Jean de Carman. Le blason est soutenu par deux anges. Le donateur portant la tour des du Chastel est agenouillé, les mains jointes devant un prie Dieu. Son intercesseur est un  saint évêque en robe et Chappe portant une crosse ouverte vers l’extérieur. De la lancette de droite, il ne reste que le dais. Une corniche court au bas des trois lancettes.

 1614. La seconde baie de la chapelle Saint-Laurent, mais du côté de l’épître, comprend quatre lancette à plein cintre, cinq écoinçons et neuf soufflets. Aux deux supérieures  apparaissent les lettres M et J , qui d’après le relevé de Jean Bourricquen signifie Maurice de Carman et  Jane de Goulaine..  Ces deux lettres, chacune dans un soufflet se découpe sur une branche de chênes, ce que nous retrouvons dans chaque soufflets derrière les blasons de Carman alliés aux Coulaines, Montoian, Le Chastel, Rostrenen, Léon et Dinan.
Une Passion anime les trois  lancettes de gauche. Longin perce le flan du Christ, le porte éponge est en retrait,  au-dessus des larrons apparaissent l’ange ou le diable emportant leur âme. Marie-Madeleine enserre le pied de la Croix, son vase posé à même le sol derrière la tête d’Adam. La Vierge Marie est seule au pied de la Croix, sur la gauche, entourée de saint Jean et d’une sainte femme, sans nimbe est en pâmoison. A droite deux cavaliers dont l’un montre le Christ et l’autre se retourne.. La quatrième lancette est partagée en deux . Dans la partie haute, sous le texte St HERBAULT, un saint Hervé, debout, un livre ouvert dans la main gauche, une canne dans l’autre, est aidé par son fidèle compagnon, ici de la taille d’un enfant, accroché à ses basques.. Dessous, deux hommes s’entretuent devant un troisième. Par terre, repose la tunique du Christ sur laquelle sont posés trois dais.

Cette verrière, si l’on croit les M. et J, daterait  au moins une quinzaine d’années après 1541, date du mariage de Françoise de Carman avec Jean de Plosquellec, qui obtient et reprend le non de Carman. De leur union naquit deux fils dont le cadet est Maurice.
        1691.1701, travaux de Guillaume Le Roy

1705, Jacques de Kergrach signe un contrat d’entretien pour six ans à 15 livres par an. Il perçoit 45 livres en 1705, 15 livres en 1709, 31 livres en 1714, 100 livres en 1716, 28 livres en 1729 et 5 livres en 1734.

1738, Louis de Coateval, maître vitrier, fait pour 15 livres de travaux, précédent Jean Bourraigne qui répare les vitres de fonds baptismaux pour 69 livres en 1737.On lit dans Artistes en Bretagne:Bourriquen Jean    Peintre vitrier,1737, Lanhouarneau, 29, après avoir peints les fonds baptismaux répare les vitres pour 69 livres AB

1783, 1784, 1789, travaux de Maurice Cam,    vitrier à Saint-Pol-de-Léon,

1793, Payé à Godec vitrier pour vitrages suivant quittances du 29 avril et 24 juin, 218 livres. Payé pour chaux autour des vitres le l’église suivant reçu du 15 mai. Ces travaux après la casse des vitraux armoiriés en 1790.

1856, Réparation générale des vitraux, 720 francs . Kérouanton

1863. dépense de 3.300 francs pour les vitraux des trois baies du choeur, œuvres d’Hervé Laurans. non disparus

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
commenter cet article

commentaires