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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 17:11


            CHATEAULIN,  commune du Finistère,
.                SES VITRAUX DISPARUS:

         ,UNE PASSION ET DES ARMOIRIES


                    Eglise Saint-Idunet. 186861869.


                    Relevé des vitraux de l’église en 1678.

Le 28 août 1678,
en vue de l’agrandissement de l’église, il est constaté que la maîtresse vitre qui a trois lancettes, présente le Mystère de la Passion de Notre Seigneur
( probablement du XV ièmesiècle). Au-dessous, côté évangile, il y a un donateur qui est un prêtre, présenté par son saint patron, saint Jean. Il est à genoux devant un prie Dieu portant un écusson d’argent avec une contrebande de sable chargée de trois étoiles d’argent.

 Dans le tympan, de cette fenêtre, il y a six soufflets dont les deux les plus hauts sont les armes de France et de Bretagne en bannière, puis plus bas, deux écussons : le premier, hermines à trois fasces de gueules porté par un ange, armoiries qui est attribué au Vieux Chastel
le second porte d’azur à la croix pattée d’argent. Les deux autres écussons sont : le premier, d’or au sautoir floré d’azur, l’autre, d’argent à la bande de sable chargée de trois étoiles d’argent.
 Le donateur pourrait être Jean du Vieux Chastel, abbé de Landévennec, 1496-1522.

Cette Passion est encore en place en1768.


Réclamation d’un seigneur


En 1680, toujours lors de l’agrandissement de cette église, le sieur Urbain de Tréouret, par l’office de son procureur, messire Thomas, demande « que ses armes (d’argent au sanglier de sable en furie ayant la lumière et les défenses d’argent) et les anciennes de la
MON BLOG maison de Kerstrat soient unies et apposées dans la nouvelle vitre que l’on prétend faire, (s’agit-il de la première dont on détruit l’architecture de pierre, et par-là le vitrail, ou d’une autre baie), ainsi qu’il a droit et demande aussi qu’à mesure que l’on haussera la dite église, que ses armes se lèveront pareillement. » On apprend ici semble-t-il que l’ancienne église était basse et qu’il était prévu de l’agrandir en hauteur. 

Autre réclamation, ici d’une dame ;



Madame Marie Trégain de Saint-Eloi 
  dit qu’elle a droit et est fondée d’avoir immédiatement après le Roy « un écusson à trois pommes de pin  la pointe en haut de gueules sur champ d’or, d’après son aveu de 1620 »
 Archives paroissiales. Leclerc.



23 mai 1749,
la dame de Kerstrat veut faire poser ses armoiries par le peintre vitrier quimpérois  Jean-Gabriel Rogeron et cela malgré la présence d’huissiers.

Rapport de l’Huissier sur l’entêtement de madame de Kerstrat ,
    les montées et descente du peintre vitrier quimpérois.



                                       
Le 23 mai 1749,
nous Léon, huissier, ayant eu avis qu’un vitrier inconnu avait posé une échelle à la grande vitre dans le pignon de l’aile, côté de l’Epitre, pour placer des armoieries, nous nous sommes transporté à Saint-Nectaire pour faire opposition, et avons fait sommation au vitrier de cesser son travail, lequel a obtempéré et est descendu de l’échelle ; mais un instant après, s’est présentée la dame de Kerstrat, qui nous a demandé par quel ordre nous faisions cette opposition ; par ordre du sénéchal, avons-nous répondu devant une grande foule de peuple ; à quoi la dite dame a dit impérieusement et avec menace, qu’elle placerait néanmoins ses armes.

Le peintre vitrier


 Le sénéchal étant survenu, la dite dame lui a dit qu’il devait savoir qu’elle avait droit de mettre ses armes à la dite vitre; le sénéchal a répondu qu’il l’ignorait, mais que sans rien préjuger, en attendant le retour du procureur fiscal, on devait s’abstenir de toute novation, à moins qu’elle ne présentât des titres constatant ses droits. Lors, la dite dame a dit qu’elle allait faire remonter son vitrier ; mais le sénéchal ordonna à nous, Léon, huissier, et à Cozic, général d’armes, de constituer le vitrier prisonnier s’il s’obstinait à travailler, » car il était remonté à l’échelle; mais sur sommation des dits, il est descendu. Sur les entrefaits, un service d’octave fut chanté pour le sieur de Kerdreff, chevalier de Saint-Louis ; mais aussitôt après, la dame de Kerstrat fit remonter une troisième fois le vitrier à l’échelle pour continuer son travail ; de son côté, l’huissier fit une troisième sommation de cesser, et sur refus d’obtemperer, monte à l’échelle et, saisissant par l’habit le vitrier Jean-Gabriel Rojerou, de Quimper, lui déclara qu’on allait le faire prisonnier s’il s’obstinait ; il descendit alors ; mais Madame de Kerstrat, hors d’elle-même, repoussa vivement les huissiers et donna même un soufflet à l’un deux, le sieur Huel. De tout quoi procès-verbal fut dressé

Rougeron,ou Rogeron, Jean-Gabriel maîstre vitrier, était né à Saint-Aubin, évêché de Rennes, Vers  1695. il s’installe à Quimper où il meurt, paroisse de Saint-Sauveur le 4 mai 1776.


AB,ADF, CO , inventaire Carhaix- Gourin.

1767-1768, cette Passion est citée lors de la construction d’une abside.  « La maîtresse vitre comme elle est précédemment coupée et distondé en deux jambages et percée de trois jours représentant  le Mystère de la Passion de Notre Seigneur. Dans le premier jour du côté de l’évangile se voit le portrait d’un prêtre à genoux, devant un prie Dieu portant un écu d’argent à une contrebande de sable chargé de trois étoiles d’argent. Au haut de la dit-vitre il y a six soufflets

Archives paroissiales. Guy Leclerc qui ajoute que les armoiries étaient celles du prieuré de Châteaulin qui allait être supprimé douze ans plus tard.

1784. François Roziers est nomme expert blazonneur lors du procès verbal de la visite du sénéchal de Châteaulin sur les deux vitres du chœur

.
Après 1874,
. La fabrique fait l‘acquisition  dans des conditions avantageuses du vitrail de la Crucifixion,du verrier Lobin, provenant de la baie 100 de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper,  vitrail qu’elle fit poser dans le bras nord du transept de l’église.
 

Description de cette Crucifixion                                                  Cette baie est bien plus élancée que la 100 de la cathédrale de Quimper et l’agrandissement en hauteur de cette crucifixion en provenance de la cathédrale est bien visible dans les deux lancettes de côté. Le fond néogothique , constitué de losanges bleus, au centre blanc et filets rouges, devient brusquement plus clair au-dessus du dernier fer (barlotière) et les filets rouges, plus minces. En largeur, un filet a été rajouté de chaque côté des trois lan-cettes, filet orange puis bleu et enfin blanc lorsqu’il traverse les bras du Christ.

Le réseau peut pro-venir de Quimper où nous ne relevons que trois trèfles et quatre quadrilobes,  ces derniers avec armoiries. Des filets très irréguliers sur les côtés peuvent nous le faire admettre. On y trouve dans quatre armoiries.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Chapelle Notre-Dame. En partie du XIIIième siècle

En 1718
, on fait intervenir un vitrier de Quimper pour changer les armoiries

«  Yves-Corentin Daniel, procureur fiscal de la juridiction et baronnie de Trésiguidy par exploit du 23 décembre 1718, soutient par celui-ci que le seigneur de Trégain et Kerlobret Meslou se proposait d’interposer quelques armes au lieu et place dudit seigneur de Trésiguidy, en l’église Notre-Dame de Châteaulin, et qu’à cette effet le sieur de Trégain aurait fait venir un vitrier de Quimper, nommé Charpentier, auquel il aurait fait oster celles du seigneur de Trésiguidy pour y placer les siennes.
»


Ces quelques lignes indiquent bien que ces deux édifices de Châteaulin possédaient des vitraux, certes des armoiries, mais celles-ci étaient souvent accompagnée de figuration fruits de la largesse des seigneurs.comme il est indiqué pour l'église avec sa Passion.



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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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