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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 05:42

                    VITRAUX DISPARUS EN FINISTERE 
     COMMUNES DE    BRELES, CAMARET, CARANTEC



Grâce à de nombreux documents qui vont en grande partie des Procès verbaux de Prééminences, aux comptes des  fabriques des paroisses et au, autres documents, nous pensons pouvoir  faire un inventaire de certains vitraux qui ont eu une existence plus ou moins longue dans le temps et qui ont disparus. En sont responsables divers causes: le manque d’entretien, la guerre entre les seigneurs jaloux de  leurs droits honorifiques  la disparition de l’édifice, et aussi  en partie l’époque de la Révolution, celle-ci  vis à vis des armoiries. Il ne faut pas non plus négliger le vandalisme qui a existé de tous les temps, l'effraction, le vitrail lui même dont les plombs se déchaussent, les ferrures qui les maintiennent et que la rouille détruit, l'encadrement de pierres des meneaux qui  se délite. N'oublions pas les guerres.

CAMARET.

L'ancienne église.

En 1741, le 26 juillet, a lieu un procès-verbal des prééminences des armoiries qui sont dans les vitres. Un an plus tard il est relevé que cette église  possède deux fenêtres dans l’abside, ainsi que deux dans le transept et quatre dans la nef.

Chapelle Notre-Dame de Rocamadour

Edifice  du XVIIième, ses vitraux, probablement de la vitrerie furent perdus en 1694 à la bataille de Camaret.

CARANTEC.

Eglise Saint-Carantec.

L’édifice actuel est de la fin XIXième. De la fin du XIVième à la fin XVIIIième, nous n’avons relevé de l'ancienne église, en dehors de certains travaux d’entretien de vitraux, que des armoiries de nobles.  Au  XVII et XVIII° il faut plutôt s'attendre à une dominante de vitraux, en verre incolore à base de montages géométriques, avec certaines fois une figuration naÏves

 
1385-1410,   relevé en la maîtresse vitre, des armes de Guy Le Barbu,  évêque de Léon. ( Lazennec)
1621, toujours dans la maîtresse vitre, armes de Roland de Neuville, évêque de Léon de 1562 à 1613. (Lazennec)
1657, dans une des  chapelles dite de Sainte-Marguerite, sur une vitre (vitrail) est signalé un écusson chargé de palmes tout alentour avec cordon
1678, les  seigneurs de Kerveatoux Kerrot avaient des armoiries en une  vitre du côté sud  de la chapelle, « à l’endroit du choeur du côté du chœur ».

1681,  un Bourchis ou Bourhis Jean font des travaux se montant à  22 livres 29 sols  pour la grande fenêtre proche des fonds baptismaux

1683, les de Poulpiquet de Kermen, ont leurs armoiries, environ une dizaine, tout d’abord aux deux premiers panneaux de la maîtresse vitre du côté Evangile,  puis au troisième panneau en la chapelle Sainte-Anne et Saint-Yves, du côté de l’Epitre, deux aux vitres armoriées au levant et au midi. Une autre vitre séparée par un mur de la précédente comporte deux vitres armoriées.


1698, les armes de la marquise Renée de Tournemine figurent avec celles de son époux Alexandre du Vieupont sur la maîtresse vitre,on relève aussi les armes des de Kergroades et Gillette de Penzé, ainsi que les armes des Bouteiller

1704, vitrage et écussons aux armoiries du Roy aux côtés du grand autel, ces travaux ont semble-t-il étaient payés 21 livres à François Le Roy, maître vitrier à Saint-Pol-de-Léon.


Gros travaux du temps de Jean de Kergrach, vitrier à Saint-Pol-de-Léon, qui travaille en 1720, 1727, 1734, 1741, pour des sommes allant de 15 livres à 36 livres.


François le Cam, de Morlaix,  lui succède de 1742 à 1766. Et Jean-Baptiste le Cann lui aussi de Morlaix, probablement le fils, travaille en 1768, 1775, 1781.Entre temps, en 1769, Claude Charnic, vitrier de Morlaix, met des vitres et en répare d’autres.

En 1785, il y a lieu de faire des réparations au vitrail dudit pignon oriental ainsi qu’aux vitraux du midi et nord qui éclairent le maître autel.

Dans les notes de monsieur Kergrist, 1858-1896, on voit que le vitrail d’origine avait été conservé mais masqué par un retable.

IA la même époque il est signalé des vitraux de Jean-Louis Nicolas, maître verrier de Morlaix, probablement remplacés au XXI ième par ceux de Rault de Rennes.

Chapelle Notre-Dame de Callot.

Les dates des travaux de vitraux sont tous des XXVII et XXVIII ième siècle, époque qui semble bien indiquer sa première origine.
1644, Hamon Bourricquen répare des vitres.
1647-1649, Jean Tabarer, autre peintre vitrier, reçoit 3 livres pour réparation de la vitre qui est du côté de l’évangile et 4 livres pour d’autres vitres.
1646-1670, contrat d’entretien de Jean Baradec, qui n’est certainement rempli car en 1658,  Guy sieur de Méogan, maître peintre et vitrier répare les vitraux pour 24 livres.
1671, travaux sur trois ans et les vitraux sont raccommodés.
Les années 1687, 1688 et 1690 voient des travaux d’Olivier Ferré, que l’on revoit en 1702, précédant Guillaume le Cann en 1708.
1726, Guillaume Anges met des vitres, et le dernier, avant la reconstruction au tout début XIXe, est Vincent Bordelo en 1780 et 1782.


Notes de Kergrist, maire de 1858 à 1896.
Ginette Luce.
Lazennec.

Chapelle Notre-Dame et Saint-Sébastien au château de Keromnés.

Le Guennec signale qu’il «  existe encore un vitrail découpé en fleur de lys qui a conservé un écusson peint aux armes de François de Boiseon et de Françoise Boutouiller, sieur et dame de Keromnes en 1500 »

En 1984, il n’existe plus dans cette fenêtre qu’une vitrerie XVIIe ou XVIIIe en mauvaise état du même atelier qu’à Lannedern mais sans peinture. Le vitrail aurait disparu pendant l’occupation, c’est-à dire la coupe  sur un montage losange qu’ont dessiné Le Guennec. Omnes et le Bouteiller.Elle a été restaurée à cette date.





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Published by Jean Pierre Le Bihan - dans famille de peintres vitriers
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