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Dimanche 6 avril 2008
Quimper
Chapelle du Pénity.

Edifice du XVIe siècle, détruit en 1810, pour agrandir la route de Bénodet...

Cette chapelle située au pied du Mont Frugy, "était d'un style gothique de très bon goût"
De grande dimension, elle prenait la forme de la croix et était orientée Est Ouest.

Jacques Cambry, chargé par l'administration  du département du Finistère d'inventorier son patrimoine artistique, sort  son catalogue d'objets échappés au vandalisme dans ce département  fin du XVIII°
Dans cet ouvrage il signale  que les vitraux  de cette chapelle n’avaient pas la qualité du Guéodet, mais cependant, c’est une Vie de la Vierge qu’il demande que l’on sauve.


1655, le 24 mai, procès verbal de prise de possession des droits honorifiques de la terre de Poulguinan

 Armes des Vestle, seigneurs de Poulguinan au XVIe siècle, « « dans la troisième vitre vers le midy, au devant du choeur de ladicte chapelle, un écusson de sable,
au  second soufflet du costé de l’Oriant, ledict écusson chargé d'un grelier d'argent à trois mollettes aussi d'argent,
deux en cheff et une en pointe,
ledict écusson soutenu par quatre anges, lesquels portent quelques devises. »
par Jean Pierre Le Bihan publié dans : famille de peintres vitriers
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Mardi 1 avril 2008


Hôpital Sainte-Catherine.



Ce n'est qu'en 1239, que nous savons avec certitude que Quimper était en possession d'un Hôpital qui devait exister bien antérieurement.Les hôpitaux de Quimper docteur Jean h.Libéral, 1941

153O,reconstruction de la chapelle et de l'hôpital


 1594. La Chapelle est détruite,
le jour de Noël.  par un incendie, au cours de l’attaque de la ville par les armées du Roi,

  Elle est reconstruite en 1626.


Vitraux de 5 fenêtres de cet hôpital avec description du sujet en 1626. Le Men. Monographie de la cathédrale.p.308.

« En 1626, Marché entre Yves Le Stang, gouverneur de l’hôpital de Sainte-Catherine, à Quimper,devant notaires, avec Hervé le Deliou et Ambroise le Garro, peintres vitriers dans cette ville, pour le vitrage des cinq fourmeries  (fenêtres) de la chapelle de cette hôpital, à raison de 3 sous 6 deniers le pied.

 Par cet acte, les ouvriers s’obligeaient à parer et orner lesdictes fenêtres, savoir les soufflets de la maîtresse vitre des mystères de la Passion.

les jours d’icelle, d’une croix moyenne d’or avec les trois clous, du soleil, de la lune, des noms de Jésus, Maria, environnés de rayons et de feuillages, et de deux écussons, portantz l’un les armes du Roy, l’autre écusson, celles de la ville de Quimper ;
 et les autres quatre  vitres des mesmes mots de Jésus, Maria.

Pour les « images » autres que celles décrites plus haut, les peintres devaient être payés à dire d’experts. »

Pour le paiement

des protestations s’élèvent  au sujet du paiement de cette verrière qui n’était pas payée en 1631.

Bastien Verger et Pierre Le Camus, vitriers furent désignés comme experts.

 Ils estimèrent que les images de sainte Catherine et sainte Marguerite qui étaient dans deux panneaux devaient être payées 66 livres tournois.

On connaît les dimensions de cette verrière qui faisait 28 pieds et demi de haut sur 13 pieds et demi de large soir environ 20 mètres de haut sur 4,50 de large.

1767.projet de démolition pour bâtir hôtel de ville, prison etc, on se contente de ravaler et restera en place jusqu'à la Révolution


Lors de la Libération de Quimper, une partie de l'ancienne höpital Saint-Catherine fut incendiée.
par Jean Pierre Le Bihan publié dans : famille de peintres vitriers
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Mardi 1 avril 2008
                        Après 399 articles
                     et de  trop nombreuses photos  
            qui m'ont pris toute la place, j'ai ouvert  la suite de ce Blog
                à: http://jeanpierrelebihan2.over-blog . com

En vous souhaitant que cette suite vous satisfera, si vous désirez me joindre n'hésitez pas.

par Jean Pierre Le Bihan publié dans : famille de peintres vitriers
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Samedi 29 mars 2008
 PONT-L'ABBE  église Notre-Dame des Carmes

La baie du chevet.

    
Comme il a été rapporté dans l'article précédent sur cette édifice, la baie du  chevet offrait, en plus des armoiries des seigneurs, leurs portraits en orant.Certes ils étaient les principaux donateurs de cette édifice et du couvent, mais ils étaient là aussi pour montrer aux habitants leur présence et par là leur puissance.
Ils pensaient aussi, qu'ainsi ,cette présence leur apporterait, dans l'autre monde, une place spécifique.

Cela a disparu,  avec les vitraux dès le XVII°siècle, par manque d'entretien, et peut-être aussi dû à la Ligue.  C'est dans ces années que les Carmes restaurèrent  l'édifice, et cette baie du chevet reçut une vitrerie de verre incolore.

 Au XIX°siècle,  vers 1867,  Le peintre verrier Hucher de l'atelier  de vitraux du Carmel du Mans fournit les vitraux

Le sujet  choisi en est l'histoire du Carmel,  autour des armes du Pont, d'or au lion de gueules,avec leur patronne, la Vierge Marie, les prophètes, Elie et Elisée,
Elie premier ermite du Mont Carmel.Elisée, son disciple, Saint Albert, créateur de l’ordreSaint Brocard,  qui fut un CarmeSaint Simon Stock, son frère, qui reçoit en 1245, le scapulaire des mains de  Marie.Sainte Thérèse d’Avila,Saint Jean de la Croix. 
On y trouve aussi des figures symboliques de Marie, provenant des litanies de la Lorette. Le tout parsemé d'anges.

Ces vitraux, en mauvais état furent restaurès en 1973,  par l'atelier de vitrail Jean-Pierre Le Bihan,avec la participation, des affaires culturelles, de la mairie, de la paroisse et et de
donateurs


Les autres baies.

Les vitraux figuratifs de ces baies sont ldes années de l'exxtrême fin XIX° et tout début XX°;L'auteur en est l'atelier Florence Jean Prosper?Atelier actif de 1883-1917 à Tours

Baie 1, (lapremière à gauche)

Baie à trois lancettes. Ce vitrail se trouvait derrière  une statue  de Notre-Dame des Carmes dont les deux pots  de fleurs faisaient l’encadrement.  Cette statue se trouvait encore dans les années 1970. Dans la lancette de gauche, A,  dans niche, sur fond de tenture damassée, saint Jean Soreth,  nimbé, supérieur général de l’ordre des Carmes, en pied et de face, portant la barbe , les yeux fixés sur le ciel, tient une feuille de la main droite, la main gauche se posant au milieu de la poitrine et  ouvrant l’ample manteau blanc à capuchon et aux larges manches sur une robe brune.  Au milieu et sur deux lancettes deux plants d’arbustes en fleurs dans deux  potiches. A droite, sainte Françoise d’Amboise, duchesse de Bretagne, tympan, de face et en pied, nimbé, le visage levé vers le ciel, voile bleu, manteau blanc doublé de bleu, robe brune, elle tient un lys et un phylactère de la main droite et un livre de l’autre main. Elle a posé sa couronne  sur un petit meuble sur sa gauche.

 baie 3 et 5, (troisième et cinquième à gauche)

Visitation, Présentation de Jésus au temple,  vieillard Siméon, deux scènes de la Fuite en Egypte, tympan, Couronnement de la Vierge,

Visitation, baie à 4 lancettes trilobées de 3 panneaux. Les quatre personnages sont présentés  dans une niche sous un dais cintré. Dans la lancette de gauche,  saint Joseph, nimbée, de trois quarts droite,  son manteau gris vert dont un pan repose sur le bras droit reste en arrière de son épouse. Dans la lancette suivante, la B, Marie, de trois quart droite, le visage de profil au nimbe orange, arrive et tend la main vers sa cousine, l’autre tient une canne. Elle porte un voile blanc, un manteau  bleu  sur une robe bleu foncé. En C,  Elisabeth, nimbée de jaune d’or, va vers Marie, de trois quart droite , le visage de profil. Elle lui tend les mains. Elle porte le voile blanc flottant sur le dos un manteau rouge à galon or et une robe bleue.  En D, descendant l’escalier de la demeure, Zacharie, de trois quarts droite, nimbé d’orange, de profil droite  et barbu, ouvre ses mains vers la visiteuse. Sur une robe blanche il porte un manteau bleu. Dans le réseau, dans oculus,  fuite en Egypte et Nativité

Présentation de Jésus au temple, baie à 4 lancettes trilobées de 3 panneaux. Les  personnages sont présentés  dans une niche sous un dais cintré.  Sur la droite, un autel, sur lequel reposent un chandelier aux sept branches  et une amphore à bec. Placé sur le côté gauche de l’autel et un peu en avant le vieillard Siméon, de trois quart gauche, nimbé d’orange, robe cendre bleue et manteau bleu violet à galon or, porte l’enfant Jésus  de la main gauche L’autre est levée grande ouverte sur sa droite découvrant la manche bleue claire de sa robe. Il est accompagné sur sa gauche de trois personnes  dont deux se prosternent, la troisième étant la prêtresse Anne  tournée de profil vers l’enfant. Derrière elle deux personnages dont l’un. Marie est à genoux, de profil droite, les mains jointes. Elle porte un voile blanc et un manteau bleu et une robe jaune orangé. Derrière elle, saint Joseph debout,  de profil lui aussi, la main droite tenant un bâton, précède sainte Anne et Joachim.  Sous un dais, trois fillettes dont une porte un flambeau allumée.   (A rapprocher iconographiquement du même sujet à l’église Saint-Malo de Dinan.)


baie 11,

saint Bernard remettant la bure de Citeaux à Ermengarde d’Anjou, duchesse de Bretagne. Conan II, son fils et sa femme, Mathilde d’Angleterre, assistent à la vêture, au monastère de Larré en Bourgogne. sujet non conforme à la réalité ( avec Bigot et Heinrich). Dans la tympan, des anges portent des banderoles où  se lisent le premier mot de la prière de saint Bernard, Memore, Souvenez-vous , et la triple exclamation qu’il ajouta au Salve Regina et que l’Eglise a depuis adoptée dans sa liturgie : O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria.

Saint Augustin, avec son ami saint Alphius et son fils Adéodat, au moments où ils viennent de recevoir le baptême. Pendant que sainte Monique savoure sa joie, saint Augustin et saint Dominique improvisent le Te Deum, dont les premiers versets se lisent entre les mains des anges.

Baie 13,
  baie de 3 lancettes trilobées et réseau de 3 mouchettes et 2 écoinçons. Martyre de saint Laurent, sous les yeux du préfet de Rome. Vitrail en souvenir  de la chapelle qui s’élevait jadis près de l’église, dans le bois qui porte son nom  date1888,  atelier Florence de Tours.

Baie 2, et 4, 3 lancettes en ogive de 2 panneaux et réseau composé de 3 soufflets. Montage « bâtons rompus » atelier jean-Pierre Le Bihan Quimper

Baie 6, 3 lancettes en ogive de 2 panneaux et réseau composé d’1 oculus, 6 soufflets et 9 écoinçons., montage « bornes couchées » en verre teinté avec filet blanc, même atelier.

Baie 8, 3 lancettes en ogive de 2 panneaux et réseau composé d’1 oculus, 6 soufflets et 9 écoinçons., montage « bornes couchées » en verre teinté, avec armoiries  XVe de Pont-L’Abbé dans oculus, blason trouvé écrasé sur la plinthe de la baie, même atelier.

Façade ouest.
Grande baie de 6 lancettes trilobées de 3 panneaux et rosace composé d’oculus à 6 lobes, 12 mouchettes, 12 trilobes, 14 quadrilobes et 10 écoinçons. vitrerie en mauvais état en  2005,  a été remplacé par une composition colorée d'Antoine Le Bihan du même atelier.

 Baie  ouest côté nord. 3 lancettes trilobées de 2 panneaux, réseau composé de 4 quadrilobes, 4 rosace à 6 lobes et 9 écoinçons. Montage « bâtons rompus ».
même atelier
par Jean Pierre Le Bihan publié dans : famille de peintres vitriers
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Vendredi 28 mars 2008


                            PONT-L’ABBE

                    Eglise Notre-Dame des Carmes.                    

         1420 vers.        «La grande et principale vitre

Elle ne fut faite que du temps de Mr Hervé Sr du Pont labbé, petit fils du fondateur et dame Marie de Rosmadec sa femme,

lesquels sont peintz en cel (cette vitre) et priant au dernier soufflet d’icelle
 

et, aux 5 autres (soufflets) 5 seigneurs et dames du Pont labbé,
 leurs prédécesseurs  comme aussy

aux écussons à l’entour de la rose  de la dite vitre au dessous de trois escussons
dont le 1er est des armes pleines de Bretagne : l’hermine,

les 2 autres qui sont des mêmes armes et armes de France d’azur à 3 fleur de lys d’or, ce qui enseigne qu’ils ont esté mis du temps de Jan V duc de Bretagne et de Jeanne de France sa femme, mariés depuis l’an 1395 jusqu’à l’an 1432 qu’elle mourut aussi ;

Le mariage des dist Hervé et Marie de Rosmadec se trouve en ceste espace car il fut fait au mois de février 1420.

Après donc ces 3 plus haults écussons, le 1er est des armes pleines du Pont qui sont d’or au lyon de gueules, les autres sont parties des alliances de Léon qui est d’or au lyon morné de sable

De Raix qui est d’or à la croix de sable et la Roche Bernard qui est d’or à l’aigle esployée de sable, de Rochefort qui est voiré d’azur et d’or,

De Malestroit qui est de gueules à bezants d’or,

De Rosmadec qui est palé d’argent et d’azur de 6 pièces,

Ces 6 seigneurs et dames sont aussi représentés au bas de vitre fors que au lieu où le Sr du Pont et sa femme de la maison de Raix estoient anciennement y ont depuis esté mis les représentations de Jean Sr du Quel vicomte du Fou, baron du Pont et de Rostrenen et de Jeanna de Maure sa femme au hault de la dite vitre

Et a aussy quatre escussons le 1er d’argent au de gueules, le 2° de mêsme party du pont, la 3° d’argent à 3 bandes de gueulles, le 4° de mesme party du Pont qui sont sans doubtes des alliances des sœurs ou filles du fondateur dont l’une avoit épousée un Sr du pays de Cornouaille ou de Garlot qui porte pour armes le dit vaisseau, l’autre un Sr de Trévallot et de Olleny, j’en ay la preuve par un acte de l’an 1413…….


    Dans la même vitre, leurs successeurs seigneurs de la dite dame du Pont ont esté curieux d’y faire mettre les escussons de leurs alliances comme ceux de Rostrenen, (tué en 1347),Rohan, ( mariage 1441) Rohan ( mariage1454), de Bretaigne ( mariage 1500), Penthièvre, de Foix et Cancale, du Chastel, du Quelennec, du Faou, de Maure. Il y aussi un escusson et une banderole qui porte de gueulles à 5 poissons d’or soit longetz dardz ou autres en pal 2. 1.

Et autour ces mots bretons hep change qu’y est à dire sans changer la mesme devise ou cry est allentour de plusieurs escussons Il y an a un des armes du Pont secu a droit le heaume d’argent grillé d’or rt pour due ces mots hep change sont estymés le cry des Sr du Pont plusieurs ont estymés que ces poissons estoient leurs anciennes armes,  néantmoins par les dites alliances, il faut qu’il y a aity à présent près de 400 qu’ils portant le lyon. »


Les autres fenêtres de l’édifice au nombre de 10 sont blasonnées, toutes sauf une ont l’écu des du Pont en supériorité.

1870, avant.

La maîtresse vitre était vitrée en blanc et les 8 lancettes bouchées par une affreuses boiserie mise par les Carmes.

1969,        lors de travaux sur les vitraux des baies hautes, un blason de Pont-L’Abbé est retrouvé par jeanpierre le bihan sur le rebord d’une baie haute côté sud. Il sera incorporé,  après restauration, dans une vitrerie neuve.

Chapelle Saint-Laurent.  XV°siècle  Edifice détruit.


La maîtresse vitre avait une rose contenant 8 écussons XVe

et dans les lancettes 2 hommes armoyés de fleur de lys et 2 femmes ,
l’une de Tournemine, l’autre de Plusquellec., en orants.
Une autre fenêtre avait 6 écussonsdes du Pont.

Chapelle de la Madeleine. XVII° siècle  ,sEdifice détruit en 1970
           
1786,
la maîtresse vitre avait au plus haut les armes de la baronnie du Pont ; Il en était de même de la fenêtre du côté nord et du midi.
par Jean Pierre Le Bihan publié dans : famille de peintres vitriers
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